‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 281 sur 567 · COMM · texte numérisé non relu

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on délégué appelé prieur claustral. Ih riveraient les deux tiers des revenus de l'abhaye.

COMMENDON (Jean-François), cardinal, né à Venise en 1524, mort en 1S84. liés l'âge de 10 ans, il improrisail dos vers latins, et il dut à ce talent la protection de Jules III. Envoyé auprès de la rein? Marie à son avènement au trdne d'Angleterre (1563), il sut l'engager à se remettre sous l'obéissance de la eour de Rome: il défendit les droits de l'Eglise au sujet de l'élection de l'empereur Ferdinand qui s'était faite sans l'autorisation du pape, et parcourut l'Allemagne pour exhorter tous les princes de l'Empire à continuer le concile de Trente. Ses efforts avant été Tains, il se rendit en Pologne (1664) en qualité de nonce, et réunit à y faire accepter le* décret* du concile : il fut élu cardinal à celte occasion. Pic V l'envova comme l< I à la diète d'Augsbourg, où il défendit avec menaces à l'empereur Maxlmilien de ■'occuper des affaires de religion. Le reste de la vie de Commendon fut rempli par des ambassades et des négociations importantes auprès des cours de Vienne et de Varsovie. On a imprimé à Paris, 1573, ln-4, son Oratio ad Polonot. Sa Vie, écrite en latin par Graliani, a été traduite en français par Fléchier, Paris. 1671, in-12.

COMMF.NTRY, village du dép. de l'Ailler, à 13 fcil. S. K. de Montliiçon ; 600 hab. Riche et excellente mine de houille. Celte mine brûlait lentement depuis 1816, lorsque, en 1840, un incendie général éclata et la consuma en partie.

COMMKRCY, ch.-l. d'arr. (Meuse), sur la Meuse, à 32 kll. F. de Bar-le-Due : 3,716 hab. Reau château, qui sert auj. de quartier de cavalerie: hôteldc -ville; salle de spectacle. Collège. Tanneries, brasseries, toiles de coton ; mmm. de bétail, rie fer, etc.— Cette v. avait le titre de orincipauté dans les état* de Lorraine. Le cardinal de Reti , après en avoir été longtemps titulaire, la vendit à Charles IV, duc de Lorraine, qui l'acquit pour le prince de Vaudcmnnt, ■on OU naturel ; niai* celui-ci en revendit la propriété au duc l.éopold. Fllea suivi le sort de la Lorraine.— L'ai r. deCommcrcv a 7 cantons (Gond recourt, Saint-Mihicl , Pierrefltte, Vaucouleurs, VIgneul-les-llatton-Chatel , Void , plus Commcrcy), 181 communes et «fï.Ol 3 hab.

COMMFRSON(Philîb ). né à ChMill m (Ain en 1727, mort à nie de France en 1773, ût le tour du monde et recueillit dan* tel voyages l'herbier le plus riche qu'on eut vu fntqn'aUjr». Il n'a riec publié, mais «es M*s., se* dessins et son herbier ont été rapport** en France. On lui doit la belle Oeur ap- Pej*£ *£K"7i ; elle est originaire de la Chine.

COMMI.N LSou comités, v. du d. du Nord, a 13 k. N. de Mlle, sur la Lys qui la coupe en 2 parties: celle qui est sur la rive gauche appartient a la Belgique ; la rive droite appartient à la France depuis 1667 ; eette dernière a 5.418 hab. Rubans de fll , toile à matelas, mouchoirs: commerce de passementerie, chapellerie, etc. On y voyait jadis le château de la famille noble des Com mines, où naquit l'historien Philippe de Commines.

COMMINES (Philippe de) , politique et historien , né en 1445 au château de Commines près de Lille ta Flandres, mort en 1511 . servit d'abord le duc de Bourgogne , Charle*-le-Téméraire : il quitta ce seigneur en 1472 pour s'attacher à Louis XI ; ce prince le combla de richesses et d'honneurs, et 01 de lui le eonOdent et le ministre de ses desseins. Après la mort de Louis XI , ayant pris parti pour le duc d'Orléans contre la dame de Beaujeu. régente, 11 fut disgracié et resta même enfermé quelque temps à Loches dans une de ces cages de fer qu avait inventée* Louis XI : mais il rentra en grâce et accompagna en Italie Charles VIII qui le chargea de plusieurs négociations. R ne fut pas emplové sous •" » consacra le temps de sa retraite à ré-

diger ses Membres. Cet ouvrage est le monument le

plus précieux que nous ayons pour les règnes ds Louis XI et Charles VIII ; on regrette seulement que l'auteur, en racontant les actes les plus iniques, ne trouve pas un mot pour les flétrir; il ne juge des événements que par le résultat. Les Mémoire» d< Commines parurent pour la première fois en 1523 L'édition- h plus complète était relie «le l^nglet-Dufreymv. 1717, avant celle de Mlle Dupont, 1640-47.

COMMINfiKS, ancienne contrée de la France méridionale, dans la Haute-Gascogne, est représentée auj. par une partiedes «iép. «le la Haute-Garonne, «le l'Ariege et du Gers. Elle se divisait : 1» en Oin minifte Gascon, au S., entre le Rigorre et le Couserans; ch.-l., Sainl-bcrtrand-dc-Coaiminges; au» très villes: Saint-Martory, Montespan, Muret, Lombez, Aurignac, l'Isle-Dodon : 2° en Commiwjes Languedocien ou Petii-Comminges , au N. E., entre le Comminges Gascon, le Conscrans, le comté de Pota et le Haut-Languedoc : villes, Saint-Béat et Valentine. — Ce pays était occupé jadis par les Convenx, peuple de l'Aquitaine orientale: il est quelquefois compris dans la Province romains. Il avait pour ch.-l. Lugdunum Convenarum (Saint- Bertrand ) , appelée aussi Communica (et par corruption Commi* mco, d'où Comminges), parce qu'elle servait de rendez-vous général pour les assemblées ou communes «les petits peuples voisins des Pyrénées. Les comtes de Comminges, qui étaient vassaux des ducs d Aquitaine, s'éteignirent en 1548 , et le Commingc* fut réuni à la couronne.

comiinces (sAiirr-BEivriUND de ), ville du dép. de la Haulc-Caronne. Voy. saint-bertrand.

COMMIRE J. , jésuite, né à Amboiae en 1625, mort à Paris en 1702, a cultivé avec succès la poésie latine, tout en professant la théologie et en remplissant les devoirs de son état. Ses |>oéales se composent d'odes, de fables, d'épigrammes, d'imitations des psaumes et des prophéties. Le recueil le nius complet a été publié en 1715, et reproduit par Barhou en 1753.

COMMODE, Marcut ou Luciut Commodus AZlius Aureliut Antoninus, empereur romain, fils de Maro- Aurèlo, lui succéda l'an 180, à l'âge de 20 ans. 11 prit pour ministres les hommes les plus corrompus , tels que Pérennls , Cléandrc . affranchi phrygien : commit toutes sortes de cruautés et «le folies, et se livra à la débauche la plus effrénée. Il se forma contre lui plusieurs conspirations qui lui fournirent l'occasion de se plonger dans le sang: il mit à mort entre autres victimes Lucilla, une de ses sœurs; Crispina, sa femme, et un grand nombrede sénateurs. Il périt l'an 192. empoisonné par Marcia, sa maîtresse, qui avait vu son nom sur une liste de proscrip'ion. Commode était d'une taille et d'une force extraordinaires : aussi se faisait-il appeler Hercule. Il se livrait en public à tous les exercices des gladiateurs et descendit plus de 700 fois dans l'arène.

COMMODORE, titre que l'on donne en Angleterre, en Hollande et en Amérique k un capitaine de vaisseau chargé du commandement de plusieurs bâtiments réunis.

COMMUNE de paris (la). On entend communément sous ce titre un comité révolutionnaire, né de l'insurrection du 14 juillet 1789, et qui se substitua au conseil de ville ojie présidaient le prévôt des marchands et les échcvSns. Elle fut d'abord dirigée par le maire Péthion, et prit l'Hotel-de-Ville pour lieu je ses séances. Elle ne fut définitivement constitués que le 21 mai 1791. A cette époqut, elle se divisa en 48 sections, nomma un maire et 16 administrateurs, créa un conseil municipal composé de 32 membres, et un eons«il général de 96 notables, que présidaient un procureur de la Commune et deux substituts. Longtemps conduite par les démagogues les plus fougueux, par le procureur Cbaumelte et son sub-

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