AGRI
pag nie anglaise des Iodes ; une sixième partie ap-
Eartient en propre aux Anglais et est englobée dans t présidence de Calcutta, à laquelle elle fournit 5 districts, Agrah, Alighar, Kalpi, Farrakliabad , Etaweh. — Le district d* Agrah fait partie de la
E résidence de Calcutta (Inde anglaise, possessions nmédiatosl. Ses Tilles principales sont Drindràbrand, Mathura, Fattihpour, etc.
AGRAIKES (lois), lois romaines proposées i diverses époques, et qui toutes avaient pour objet un partage de terres entre les citoyens pauvres. Il ne s'agissait que de distribuer les terres conquises et non de diviser également entre tous les citoyens le territoire entier, comme l'ont voulu quelques modernes. Néanmoins elles excitèrent les plus grands troubles, et furent presque toutes repoussées. Tib. Gracchus (134 av. J.-C.) et Jules César (59) sont les seuls qui aient réussi à faire adopter des lois agraires. Dans les temps modernes, Babeuf et ses adhérents proposèrent en France quelque chose de
Semblable. \oy. sp. CAShlUS. GRACCHU&, IIULLUS, etc.
AGHAM, ville des Etats autrichiens, ch.-l. du comital d'Agram (Croatie), près de la Save, à 55 kll. N. E. de Carlstadt, par 13» 28' long. E., 45» 50 lat. N.: 17,000 hab. (avec sa banlieue). On y dislingue 2 parties, la ville royale et libre, la ville épiscopale ou Bischofstndt. Résidence du ban de Croatie; archevêché; petite université ; haut trib. pour la Croatie et la Slavonic. Commerce avec Fiumc et la Dalmatie.
agrah, un des trou comitals de la Croatie (Etats autrichiens) , entre ceux de Warasdin au N. et de àxeuti k l'E. , est traversé j»ar la Save ; cap.,Agram. AGHAPHA, mont, ck Grèce, fait partie du Pinde. AGREDA, ville d Espagne (Soria), non loin de l'Eure, au pied du mont Cayo, célébré par Martial, à 42 kil. N. E. de Soria; patrie de Marie d'Agreda, visionnaire. Voy. marie.
AGRI, nom moderne de l'Aciris. Voy. aciris. AGKIA, nom latin do la villed Eger. »oj,.<scer. AGRIANES, auj. YErgbte, un des afll uents de l'Hèbre (Maritsa), se jette dans ce fl. à Didymolichos, iprès avoir reçu le Contadesdus.
AGRICOLA (Cn. Jul.j, général romain, beau-père Je l'historien Tacite, né vers l'an 40 de J.-C., fut envoyé par Vespasien dans la Grande-Hrctagne pour la soumettre et la gouverner (77). Il réduisit ce pays cn province romaine, et reconnut le premier que t'était une Ile. Il civilisa les peuples qu il avait conquis et s'en (il chérir par sa douceur et sa justice. A la mort de Titus, le nouvel empereur, Domiticn, jaloux de ses succès, le rappela de son gouvernement (85) ; Agricola passa le reste de ses jours dans la retraite et l'obscurité. Il mourut à 56 ans ; on crut qu'il avait étéem|«>isonné par Domiticn. Tacite a écrit sa vie.
agricola (George), le plus ancien minéralogiste, né en 1490 a Claudia en Misuie, mort en 150G. exerça d'abord la médecine, mais abandonna ensuite celte profession et vint se fixer à ChemniU pour s'y livrer tout entier à l'étude des minéraux. On a de lui De re metallica, Râle, 154C, ln-fol., souvent réimprimé; De mensurù et ponderibus Romanorum et Grœcorum, Râle, 1550. in-fol. Quoiqu'il Tùt fort savant, 11 n'était pas exempt des préjugés du temps : il •royait aux esprits, et il a écrit un traité De lapide phUotophico, Cologne, 1531.
agricola (Jean) , d'Eisleben dans le comté de Mansfeld, né en 1492, mort en I5G6, fut un de* principaux coopérateurs de Luther. Il soutenait que la loiévangéliq.est inutile pour Être sauvé, el par là il ilonna naissance à la secte des aminomiens, c.-à-d. adversaires de la loi. A la suite de démêlés qu'il eut avec Mélanchlhon au sujet de cette doctrine, il te retira à Itcrlin où il devint prédicateur de la cour. Il prit part a I Intérim d'Augsbourg. au colloque de ;«»ipsick (I5l9y. et signa la paix de Smalkald (1537). u a laissé, outre ses ouvrages de controverse un
Recueil de proverbes allemands, accompagné .l'un Commentaire estimé.
agricola (Rodolphe), professeur de philosophie à Heidelberg, né à Bafflen près de Groningue, en 1443, mort en 1485, fut un des restaurateurs des sciences et des lettres en Europe, el combattit la scola*tiquc. Il s'était formé en France et en Italie. Parmi ses éci ils, qui ont été réunis sous le litre Lucubrationei, Cologne, 1539, les plus Importants sont le discours In laudem philosophiœ et le trailé De inventione dialectica libri 111, d abord publié à part, Cologne, 1527, ln-4.
AGRIGAN ou GRIGAN, une des îles Mariannes, par 19» lat. N, 143» long. E., a 200 kil. de tour. Une colonie d' Anglo-Américains vient do s'y établir, cn reconnaissant la domination espagnole. Volcan qui fume encore.
AGRIGEN'TE, Acragas en grec, Agrigentum en latin, auj. Cirgenti Vecchio, grande el riche ville de Sicile, sur la côte mérid., près de la riv. u'A* ragas Lf. diOirqenti)\ colonie de Gela, f. vers 582 av. J.-C. On y élevait des chevaux qui dispulafcnt les prix aux jeux olympiques. Ses ruines attestent encore sa magniflcaiicc et sa grandeur. On y voit des temples de fa Concorde, de Castor cl Poilus, d'Hercule, d'A- |K)llon. de Diane, de Junon, de Cérès, de Proserpine et de Jupiter Olympien, le plus grand connu. Phalaris y fut tyran, 560 ans av. J.-C. Les Syracusains ensuite s'en rendirent maîtres. Les Carthaginois la rirent (406), et Agrigente passa depuis, comme la icile, aux Romains, aux Arabes, aux Normands, aux Français, aux Aragonais, etc. Pat. d'Empéducle.
AGRIPPA (M. V ipsanius), général romain, favori d'Auguste, né l'an 64 av. J.-C., s'éleva par ses vertus civiles el militaires aux plus hautes dignités. C'est k lui que fut dû le succès des batailles de Nauloque et d'Actium. Consulté par Auguste, il lui conseilla d'abdiquer l'empire et do rétablir la république; mais son avis ne fut pas suivi. Il épousa Julie, fille d'Auguste, et fut désigné pour succéder k l'empire ; mais il mourut avant l'empereur, l'an 12 av. J.-C., en revenant d'une expédition contra les Pannoniens. C'est lui qui fit construire à Rome le célèbre Panthéon, aujourd'hui Notre-Dame-de-la-Rotondc. Il laissa trois fils qui furent adoptés par l'empereur , mais tous périrent d'une mort tragique. 11 eut pour fille Agrippine, qui épousa Germanicus.
agrippa de nettesheim (Henri-Corneille), philosophe el médecin , né à Cologne, cn 1486, cultiva avec succès toutes les sciences connues de son temps. Il mena une vie fort agitée, fut sans cesse, à cause de son caractère difficile, forcé à changer de résidence. Après avoir enseigné à Dôle, à Londres, à Cologne, k Paris, à Turin, à Metz, à Frihourg, il vint, en 1524, se fixer à Lyon pour y exercer la médecine, et fut nommé peu après médecin de Louise de Savoie, mère de François 1. Chassé de France |»ar cette princesse qu'il avait Insultée, il fut accueilli par Marguerite , gouvernante des Pays-Ras. Etant ensuite rentré en France, il fut mis cn prison et mourut, peu de temps après av oir recouv ré la liberté, dans un hôpital de Grenoble, l'an 1534 ou 1535. Agrippa combattit la philosophie de son temps, mais ce fut pour y substituer des erreurs plus dangereuses : M donna dans le mysticisme et la magie, et s'attacha surtout aux doctrines de Reuchlin et de Raymond Lu Ile. Ses principaux écrits sont: De incertitudine et vanitate scientiarum, Anvers, 1530, in-4, traduit eu français par Louis Turque.t, 1682, et par Gueudevillc, 1726; De occulta philosophia, Anvers et Paris, 1531, traduit par A. Levasseur, La Haye, 1727 (cet ouvrage le fil accuser de magie et lui valut un long emprisonnement à Bruxelles); Declamatio de nobilUaie el prœcellentia Jeminei ses tu, Anvers, 1529, ouvrage écrit pour flatter Marguerite, traduit par Gueudeville avec le traité de l'Incertitude det trie**
AGUI
AIGL
ces. On a donné une édition complète de ses œuvres, Lcjde, 1560 et 1600.
agrippa (Hérode). Voy. hérode.
acrippa (Menenius). Voy. menenius.
AGRIPPINE, fille de Yipsanius Agrippa et de Julie, fille d'Auguste, épousa Germanicus qu'allé accompagna en Syrie. Son é|>oux avant été enipoisonné (parPisou?),ellerapportasesceiidresen Italie, et accusa son meurtrier qui se vil forcé de se donner la mort. Tibère, jaloux de sa popularité, l'exila dans une lie où elle mourut de faim, l'an 33 de J.-C. Elle donna le jour à Caligula et à une autre Agrippine, mère de Néron.
agrippine, fille de Germanicus et de la précédente, épousa en premières noces, Domitius jÊnoharhus, dont elle eut Néron ; et en secondes noces l'empereur Claude, son oncle, dont elle avança la mort pour assurer à son fils le trône qui appartenait de droit à Britannicus. Néron, parvenu a l'empire, voulut se défaire de sa mère, qui l'importunait par ses reproches, en la faisant monter sur un vaisseau que l'on devait submerger en pleine mer : elle échap|>a à ce danger; mais son (ils la lit aussitôt assassiner par un affranchi, l'an 59 de J.-C. Celle princesse joignait à une grande Iteauté l'esprit le plus artificieux, les moeurs h» plus dissolues et une froide cruauté.
AGUAQCENTE [eau chaude), ville du Brésil (Goyaz), à 86 kil. N. E. de Pilar, fondée en 1732. Il existe beaucoup d'or dans ses environs: on y troma un morceau de 22 kil. d'or natif, qui fut conservé au musée de Lislionne jusqu'à l'occupation de cette ville par les Français.
AGUARICO ou RIO DEL ORO, riv. do Colombie, tributaire du Napo. où elle se perd/par 1° 40' lal. S., après un cours d'environ 450 kil. Elle charrie beaucoup d'or.
ACUEDA, riv. d'Espagne (Salamanque). sort des monts de Gala, passe près de Ciudad-Rodrigo , cl forme, pendant plusieurs kil., la limite du côté du Portugal, puis va tomber dans le Ducroàsa gauche.
ACUESSEAU (Henri-François d'). célèbre magistrat et orateur, Uls de Henri d'Aguessoau, Intendant du Limousin, né à Limoges en 16U8. Dès l'âge de 22 ans, il fut nommé avocat-général au |>arlemtul de Paris: six ans après, il devint procureur-général, et il s acquit dansées fonctions une grande réputation, tant par les sages réformes qu'il fit adopter que par les plaidoyers et les discours éloquents qu'il prononça. Toutefois il encourut un moment la disgrâce de Louis XIV pour s'être opposé à la bulle Uniuenitus. Lin 17 17, il fut nommé chancelier par le Récent: mais, l'année suivante, il fui destitué et exilé de Paris pour s'être opposé au système de Law. Il se relira dans sa terre de Kresnea, qui devint célèbre par son séjour. On le rappela en 1720, quand on eut reconnu tout ce qu'avait de désastreux le système qu'il avait combattu. En 1722, le cardinal Dubois le fit destituer et exiler de nouveau, et les sceaux ne lui furent rendus qu'en 1737, sous le ministère du cardinal Fleury. lllesconservajusqu'en 1750 elles résigna de lui-même à l'âge de 82 ans. Il mourut l'année suivante. D'Aguesseau est principalement célèbre comme magistrat intègre et comme orateur éloquent; mais il n'était i as moins remarquable par ses qualités sociales, par • "^ntiments religieux cl son instruction immeuse. Il s'était beaucoup occupé de philosophie; d a laissé des Méditation» métaphysiques, où il suit les (tas de Descartes. Ses œuvres onl été imprimées en 13 vol in-4, 1759-1789, et en 16 vol. in-8, 1819. M. Rivesa publ. en 1824 ses. Lettre.» ined.,1 y. in-4 et 2 in-8. Thomas I a écrit son Eloye. M. Boulléeadonné V Histoire <Ie la 1 vie et des ouvr. de d'Aguesseau, Paris, 1835 et 1848. j AGUILAR DEL CÀMPO, Juliobriga, ville d'E*- •gne (Palencia). à 84 kil. N. E. de Palencia, sur la
■agn visu
AGYLÉE (Henri), Jurisconsulte, né i Bois-le-Duc vers 1535. a publié, entre autres ouvrages, Justiniani edicta, Jusiini, Txberii, Leonit Philosophi constiiutiones et Zenonisuna, Paris, 1560, in-8, et une traduction latine du Nomocanon de Pholius. l56l,in-fol.
AGYLLA ou CERE , auj. Cer veteri, ville de l'Elrurie ancienne. Voy. cjere.
A HANTA , prov. de l'Achanti, dans la Nigritic maril., entre les État* de Ouarsa au N., Fantyn à l'E.. Goura à 10. et l'océan au S. ; capit., Boussoua. C'est la plus riche en mines dor et la mieux cultivée de toute la côte.
AHAUS, ville de Prusse, prov. Rhénane, à 43 kil. 0. de Munster ; 1,100 hab. Appartient au prince de Salm-Kyrbourg.
AIIIR, oasis du Sahara, sur la roule de Mourzouk à Carhcna. Ch.-I., Assoudi.
AHMED, est le même nom qu'Achmet. Voy. ce nom. AHMED-ABAD, ville de l'Inde anglaise (Boml«v\ l>ar 70» 22' long. E., 23° V lal. N., sur le Sabcrmàth jadis très grande et commerçante, auj. bien dé» chue; cependant on lui donne encore 100,000 liai,. Elle appartenait aux Mahrattes en 1783 ; elle est auj. le ch.-l. d'un district anglais qui prend d elle le nom d'Ahmed-abad.
ahbed-nagar, ville de l'Inde anglahx ( Bombay), à 60 kil. N. E. de Pounah, au pied des monU Balaghat, remarquable par sa citadelle et par la mort d'Aureng-Zcb (1707). Elle est le ch.-lien d un district de même nom.
AHRIMAN. Voy. arimane.
AHRWElLER, ville de Prusse, prov. Rhénane, à 40 kil. N. E. de Coblcntx ; 2,080 hab. Elle est le ch.-l. d'un cercle de même nom, arrosé par l'Ai: r.
A H EN, Agedunum, ch.-l. de cant. (Creuse), k 17 kil. S. E. de Guérel; 1,900 hab. Célèbre abha\e bâ'ie au x* siècle par Boson, comte de la Marche.
Al ou AY, bourg de lanc. Champagne (Marne), ch.-I. de cant., à 20 kil. S. de Reims, est renommé pour ses excellents vins mousseux: 3,382 h. Al A SOLOUK. Ephtse, ville de Turquie asiatique. AIASou AIAZZO, hua, Ac fjiicium, Nicopolis, v. et port d'Anatolie, au coude N. E. de la Méditerranée: très commerçante au moyen âge. Voy. issus.
A ICI! AH, 2* femme de Mahomet, et fille d'Abou- Bekr, morte à la Mecque en 677, combattit aveeviolence le parti d'Ali. Les Musulmans lui donnent le titre de pmphétesse.
AICHST^DT. Voy. eichst<edt.
Al 1)1 N. district de Turquie asiatique (Anatolic\ a pour ch.-l. Ticeh, et est arrosé par le Méandre, li est régi sous la suzeraineté turque par les descendants de Kara-Osman-Oglou.
AIGLE (I'), en latin mod. Aquila ou Aquilina, jolie petite ville de l'ancienne Normandie, dép. de l'Orne, ch.-l. de cant., a 35 kil. N. E. de Mortagoe; 5,454 hab.; ville industrieuse et surtout célèbre par ses fabr. d'épingles et d'aiguilles.
AIGLE. Cet oiseau, emblème de la force et de la majesté, a figuré de tout temps comme symbole des peuples, des rois et des armées. Il se royait sur les étendards des Perses el des Ptolémécs d'Egypte. Sous larép.rom. (dep. Marias) et sous l'empire, l' ik'le surmontait les enseignes des légions. Charlcmagne adopta le même signe, et après lui les empanna d'Allemagne. Napoléon le reprit en 1804; il fut iétahli sur nos drapeaux en 1852. Il ligure encore l in« les armes d'Autriche , de Russie, de Prusse, de Pologne.de Sicile, d'Espagne, de Sardaigne, etc.— il y a en Prusse deux ordres de ce nom. l'on de l'Aigle- Moir, l'autre de t Aigle-Rouge. Le 1", fondé en 1701. est porté par les membres de la famille royale et les grands du royaume. On ne peut l'obtenir qu'après avoir été en possession du second. L origine <J • .celui-ci date de 1705. — L'ordre de r Aigle-Blanc, eo
erga.— acuilar de la frontera. ville d'Espagne
A— i à 32 kil. S. E. de Cordoue. I Adogue, fut institue en 1705 par Augusfc 11. H a i i