‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 332 sur 567 · DECU · texte numérisé non relu

DECU

et en Dican méridional, où se trouvaient le Kanara, le Malabar, le Kotcbln, le Travancore, le Koïmbctour, le Karnauc. le Salem ou Barramahal, le Maïssour et le Balaghan. Cette Immense contrée forma longtemps un état particulier ; elle fut conquise au xvil» siècle par Aureng-Zeyb, et après la mort de ce prince, elle se partagea en un nombre infini de petites principauté». Aujourd'hui les Anglaisont réuni une partie du Décan à leurs possessions immédiates: le reste forme un roy. tributaire qui se divise en cinq grandes soubabhies ou vice-royautés, savoir : Halderabad, Bider, Bérar. Aurcngabadet Bedjapour , qui ont pour ch.-l. : HaTderabad, Bider, Ellichtpour, Aurengabad et Sakkar. On désignecollecUvement cescinq vice-royautés sous le nom des Cinq Dravirat. Les Gourjanas, les liahrattes et Telingaa sont les prin . IndigèMsdn DiVau.llcompteenv.50,000,000d b.il». — Le Uts< an mérid. est aujourd'hui le Karnatic.

DECAPOLE, c-à-d.dùc villes, nom que portaient deux districts de l'Asie antérieure soumis aux Romains, l'un en Palestine et en Célésyrie, l'autre en Cilirie et en Isaurie. Ces districts comprenaient sans doute dans l'origine dix villes seulement ; mais le nom et le nombre de ce* villes ont souvent varié. Les villes principales de la Décapole de Palestine/ étaient Philadelphie. Gadara, Géras», Canatha, Damas.— La pcnlapole de Ravenne devint une décapole an commencement du vin* siècle.

DÈCfc, Cneus Mextiut Decius Trajanus Optimus, empereur romain, né près de Sirmium en Pannoaie dans un rang obscur, était gouverneur de la Mésie pour Philippe-1' Arabe, lorsque ses soldats le proclamèrent empereur, l'an 249. Philippe vint lui livrer bataille près de Vérone; Dèce le tua de sa propre main. Après avoir remporté plusieurs avantage* sur les Goths qui avaient envahi l'empire , il périt, au bout de deux ans de règne , dans un combat contre ces barbares. Quelques historiens disent que ce fut par la trahison de Gallus, un de ses lieutenants, qui lui succéda. Dèce est surtout célèbre par nne terrible persécution qu'il ordonna contre les Chrétiens et qui commença dès U première année de son règne (c'est la 7« persécution ). Malgré Mt cruautés, lu Sénat romain ue rougit tas de lui décerner les surnoms d'Oplimus et de Trqjunus.

DÉCEBALE, roi des Daces, lit avec succès la guerre à Domitien, mais fut vaincu par Trajan. Désespéré de ses revers, il se donna la mort, l'an 106.

DÉCÊL1E, Decelium, auj. Biala-Castro , 6.-4-4. château blanc* ville d Attique, au M. 0. de Marathon. Déoélic acquit de l'importance dans la guerre du PéJoponi'» • - Spartiates la fortifièrent u t av. waL,!!1'1** ui. uaçaieni Athènes.

■a££m ESSi ^ Belgique, auj.

diecze (Meurthe).

DECEMVIRS, magistrats qui furent créés a Rome I an 451 av. J.-G., pour rédiger un code de lois, étaient au nomhrc de dix (d ou leur nom). On suspendit en les créant toutes les autres magistratures, et on leur donna un pouvoir absolu. Les décemvirs usèrent d'abord de leur autorité avec beaucoup de modération : il* rédigèrent leurs lois sous dix titres. • ci les tirent graver sur dix tables d'airain. Pour cornpieier a» li».. on c|„t encore Tannée suivante des

.xIL ^l?.dont "f,,r.nCn>oa,,Xî ™iu.«l ajoutèrent alors deux nouvelles tables aux précédentes, ce nui flt appeler leur code lois des Douxe Tables Mai* i«ndant cette s.-«-onde année ces magistrats* abusèrent, du pouvoir et exercèrent un odieux desno- UJme. App.us Claudius, qui était le plus paient F enlrf * ««ira surtout ta haine du peuple. Au rËL* 1 an„,-e, collègues, excités par ses avis, ardèrent le pouvoir de leur propre autorité; iU ne révoquèrent plu* ni le peupfe ni le sénat, rentott»

IZiTSZLF** nombrcu»«. et étouffèrent tonle* le* plaintes comme séditieuses U mort tragique

de Virginie, que son père immola pour ta soustraire

aux violences d'Appius Claudius, fit éclater les mécontentements. L'armée, pois Rome se révoltèrent; on abolit le décemvirat , on emprisonna les décemvirs, et l'on rétablit les consuls (449)* — On donnait aussi à Rome le nom de dicemvirt à des magistrats subalternes admis au conseil du préteur. Leur fonction principale était de présider aux ventes à l'enchère nommées subhasiaùoncs.

DECENTIUS MAGNUS, frère de l'usurpateur Magnence, fut fait césar par son frère en 351 , et eut le commandement des troupes dans les Gaules; mais ayant appris la mort de Magnence .. que Constance venait de battre, il se pendit à Sens, en 353.

DEC! AT ES, peuple de ta Gaule Narbonnaise, occupait la partie S. 0. du dép. du Var.

DEC1DAVA, ville de Dacie, où fut enterré Déeébale, dernier roi des Darcs; c'est auj. Diva.

DECISION, cap de l'Amérique russe , forme l'extrémité méridionale d'une Ue située au N. do l'archipel du Prince-de-GaUes. par 56» 2" laL N. et i w>° 12' long. 0. Vancouver fe nomma ainsi parce qu'après l'avoir découvert, Il crut avoir décidé la question du passage par le N. 0.

DECIUS MUS (P.). consul romain, avait . l'an 343 av. J.-C . sauvé Cornélius Cossus, qui r était laissé enfermer par les Samnites dans les gorges de Satricule. Deux ans après, dans une bataille qu'il livra aux Latins avec le consul Manlius Torquatua, il se dévoua aux dieux infernaux afin d assurer la victoire aux Romains, et se jeta an milieu des rangs ennemis où il périt percé de coups. — U eut un Sis et un petlt-fllsqui, dit-on, imitèrent son dévouement, le premier dans une bataille livrée aux Gaulais et aux Samnites, 1 an 295 av. J -C,; le second dans la guerre contre Pyrrhus, 279 av. J.-C.

tDECius (Cn. Messius), empereur. Voy. d*ce.

DEC1ZE, Décria, ch.-l. de c. (Nièvre), dans uns fie <ie la Loire, à 28 kIL S. E. de Nevers : 3,195 h. Houille, fonçcs Pat. de Guv Coquille, de Saint-Just.

DECKENbORP ou DEGGENDORr . ville murée de Bavière (B.-Danube), à 49 Wl. N. 0. de Passau. sur le Danube : 2.600 hab. Commerce de toiles.

DECRÊS (Denis), amiral français, né à Château- Vilain (Haute-Marne) en 1T65, mort en 1320, s engagea dans la marine à 14 ans, et passa par tous les Brades Jusqu'à celui de vice-amiral. Après la défaite d Aboukir où il commaudail ''escadre légère, il revenait à Toulon avec U Guillaume Tell, lorsqu'il fut rencontré par une escadre anglaise : il ne se rendit qu'après une glorieuse défense. 11 fut ministre de la marine de J802 à 1815. Napoléon l'avait lait dur.

DÉCRÉTALES, recueU des lettres écrites par les papes en répouse aux questions qui leur étaient adressées par desévèques ou de simples particuliers. Au vin» et au X« „deBcompiUieui s èrent dans oe recueil des lettres qui exagéraient la puissanae des |>apes : on les counall sous le nom de Fausses Décrétâtes. Parmi les recueils des Décrétales, H faut ïiter celui de Gralien connu sous le nom de Décret, formé en 1151, et le code supplémentaire que Grégoire IX fit rédiger par le dominicain Raimond de Pennafort, et qu'on appelle Extra, c.-à-d. hors du Décret dcGratien. U se compose de cinq livres, que Honiface VIU augmenta d'un sixième, connu sous le nom de Sexte.

DECUMATES ACM, à peu près le Brisgau. actuel, territoire situé à l'angle S. 0. de la Germanie, limitrophe de ta Germanique P» en Gaule, entre le Ntcer (aujourd'hui le Neekcr) et le Rhin, était ainsi nommé par les Romains, parce qu'au III* siècle on y établit des vétérans comme propriétaires et colons, à ta seule charge de payer au trésor la dîme [decimam partent) du revenu.

DECURIE, division civile ehet les Romain», formait le dixième de la centurie et se composait de

DEFE

DEGU

dix homme* dan* l'origine, de eent hommes. Mai» .e I

i la centurie était des citoyens qui formaient une centurie ayant augmenté dans la suite, la décurie s'accrut dans la même proportion. (Voy. ck*t«*ie.) — Le chef d'une décurie était nommé décurion.

DÉDALE, personnage fabuleux, natif d'Athénée, est célèbre comme mécanicien et comme statuaire. Il inrenta, dit-on, le vilebrequin, la scie, la hache, les mâts et les Toiles des vaisseaux. Ayant tué par

Slousie son neveu Talus ou Perdix, qui promettait de surpasser un jour, il fut exilé par l'aréopage et se relira dam !T1« de Crète. La II bâtit, par les ordreade Minoi, le fameux Labyrinthe ; mais ayant favorisé les amours criminelles de Pasiphaé, épouse de Mi nos, ce

DEFOE (Daniel), auteur du Robinson, né À .onrres vers 1663 , mort en 1731 , était fils d'un boucher et exerça lui-même l'état de bonnetier; nais entraîné par son goût pour la politique et la iltérature , il ne s'occupa guère que d écrire. Appartenant au parti des Whigs et dus Non-Confornistes, il combattit dans plusieurs pamphlets viru- «nts le gouvernement Impopulaire de Jacques H, et prépara de tout son pouvoir la révolution de 1688. 11 jouit de quelque faveur auprès de Guillaume d'Orange , et obtint alors des emplois lucratifs. Mais sous le règne moins libéral de la reine Anne, il fut condamné en 1704 au pilori et à la prison par le parlement pour avoir écrit contre l'intoléance de l'église anglicane. 11 publia de sa prison

prince l'enferma lui-mêmcdanseelédificeaversori fils . ia Revue, ouvrage périodique qui eut un grand débit.

Icare. 11 fabriqua, pour s'érhapp r, des ailes formées de dre et de plumes d'oheaux, et traversa ainsi les airs avec son flla ; Icare étant tombé dan* la mer, Dédale arriva seul àCumes en Italie, fjy bâtit un temple â Apollon: de là il passa en Sicile, où Gocalus, roi de la contrée, le reçut d'abord très bien : mais ensuite, craignant que M (nos neluldéclarât la guerre, Il le fit tuer. — Les Grecs ont donné depuis le nom de Dédale à plusieurs artistes habiles.

DEE, nom commun à plusieurariv.de la Grande- Bretagne, dont les deux principales vint situées, l'une dans le pays de Galles (Mérioneth) ; elle passe à Chester et se jette dans la mer d'Irlande (c'est l'ancienne Deva ou Seteia) ; l'autre en Eeo>se. elle sort du mont Cairntoul, coule au S. sous le nom de Burn de Garchary, et tombe dans la mer du Nord près d'Aberdeen (à laquelle elle donne son nom), après 150 ail. de cours. G' est la Devana des anciens.

DEE (J.), astrologue et illuminé. Sis d'un marchand de vin de Londres, né en 152?, mort en 1607, avait des connaissances étendues en mathématiques et en astronomie , mais donna dans les ré vérin de l'astrologie, de la cabale et de la magie, chercha la pierre philosophale, et prétendit avoir des entretiens avec les e*prit* malins. Il parcourut l'Europe avec un fourbe nommé Kelly, s introduisit auprès de plusieurs souverains, tel» que la reins Elisabeth, l'empereur Rodolphe, Etienne, roi de Pologne .• jouit d'un moment de faveur, puis se fit chas^r, et mourut dans la misère. Il a écrit de 1564 à 1591 un grand nombre d'écrits où sont consignées f

1704-1713. Rendu à la liberté, il fut employé par le gouvernement â travailler à l'union de l'Ecosse ït de l'Angleterre et réussit dans cette mission. Mais de nouveaux pamphlets lui ayant attiré de aouvelles disgrâces, il se dégoûta de la politique et ne s'occupa plus que de littérature ; il publia dans les quinte dernières années de sa vie plusieurs ourrages fort originaux qui obtinrent pour la plu|iart beaucoup de succès ; l'Instituteur de famille, 1715, qui eut une vingtaine d'éditions; la Vie et let aventare* de Robinson Crusoé, 1719. que tout le monde % lu ; la Vie du capitaine SinyUton t Histoire de Dunean Campbell, de Mollg Flanders, du colonel fack, de Roxane; Mémoires d'un cavalier, il '20-24; Histoire politique du Diable, 1726 : Système de Magie, 1729. Le Robinson Crusoé a été traduit lans toutes les langues ; la première traduction française, par St-Hyadnthe et Van EfTen, a para dès 1720 : la pins récente et la plus fidèle est celle qu'a publiée madame Tastu en 1835. 2 vol. in-6.

DEFORIS(J.-P.;, bénédictin de la congrégation de St-Maur, né à Montbrtson en 1732. décapité à Parii sn 1794, continua les Conciles des Gaules, et publia : Réfutation d'au nouvel ouvrage de J.-J. Rousseau (T Emile) , 1762, in-8 ; Réponse à la lettre de J.-J. Rousseau à M. de Beaumont, 1764, 2 vol. in— l ? ; Exposition de la doctrine de t Église sur les vertus chrétiennes, 1776, in-12. H a continué la belle édition de Bossuet commencée par Lequenx, 1772 et années suivantes.

DEGNIZL1 , ville de la Turquie d'Asie (Anatolie), folles. Méric Gasaubon a donné un recueil «îe ses / à 22 kil. S. 0. de KoutaTeh, sur une petite rivière Œuvres, Londres, 1659. On a publié à Londres la ( qui parait être le Lycus des anciens. Petit châtean ; même année une Relation fidèle du commerce de vignoble» aux environs. Avant 1705, elle était très

importante, mais à cette époque un de terre fit périr 12,000 de ses habitants.

DEGO, bourg des Etats sardes, â 21 kll. S. qui, sur la Bormida. Victoire de Roi Autrichiens, 15 avril 1796.

DEGUKRLE (J.-N. -Marie), littérateur, né en 17GG à Issoudun (Indre), mort à Paris en 1824, était censeur du collège I/>uis-le-Grand. 11 cultiva avec succès la poésie légère et publia plusieurs •ièeea estimées : Éloge des perruques, etc. (sous e nom supposé dn docteur Akerlio), Paris, an tu

(I799\ ln-12; ta Guerre civile, Imitation libre dt Pétr '

Dce\ivcc les esprits. — Son dis, écrit sur la philosophie hermétique.

DEFENDERS, association politique qui se forma en Irlande après la victoire de la Boyne fl6n0) remportée par Guillaume III d'Orange, et dont le but était de défendre les droits des Catholique» opprimés. Elle était opiwsée à la faction des Ch-an ■jute* Elle joua un grand râle dans les soulèvements de 1798 et de 1803. Le nom de Defenders es* iqj. tombe dans l 'oubli, mais l'association dite de hi Justice, dont 0 Connell est actuellement le chef, n'est autre chose que les Defenders d'autrefois.

DEFENESTRATION ne praguk, nom donné à Pétrone (en vera français), Imprimé avec texte latin sn un acte de violence exercé par lesétats de Bohême regard, an vit, in-8 ; et une traduction de VÉnéide, contre les gouverneurs impériaui Slavala et Mar- Paris, 1825, 2 vol. in-8, ouvrage posthume. Il a aussi Unix, et leur secrétaire Fabrictu» (16181. L'empe- composé un grand nombre de poésies fugitives, reur Mathias avait mal accueilli les réclamation?! DEGUIGNF.S (Joe.) savant orientaliste, né en des états au sujet de la liberté religieuse ; ceux-ci' 1720 à Pontoise , mort en 1800. étudia les langues •e présentèrent en armes au château du Hradchine orientales, spécialement le chinois, sous Formont; à Prague, résidence des gouverneurs impériaux: et fut nommé en 1744 secrétaire-interprète pour les comme ce» déridera, qui ne pouvaient sans un ordre langues orientales, en 1752 membre de l'Académie da l'empereur satisfaire â leurs demandes, Implo- des Inscriptions, en 1757 professeur de syriaque au raient un délai, iU les jetèrent par les fenêtree : collège de France et garde des antiques du Louvre mai* tous trois échappèrent â la mort, quoiqu'ils en 1769. Ses principaux ouvrages sont : Histoire «usent été précipités d'une grande hauteur. Cet des Huns, des Turcs, des ifogols et autres Tar~ événement fut le signal de la guerre le Trente-Ans. tares, etc., 1756-1758, 5 vol. in-4; Mémoire dans

DEJO

Page 1