DELA
kquel M prouve que les Chinois sont une colonie égyptienne, 1769: ce système, établi fort ingénieusement par l'auteur, a été fortement attaqué et paraît aujourd'hui abandonné.
DEHL1, ville de l'Inde. Voy. delhi.
DElDAMIE, fille de Lycomède, roi de Scyros, fut aimée d'Achille, caché à la cour de Scyros mus dos habit* de femme ; il la rendit mère de Néoplolème.
DEINSE, ville de Belgique (Flandre orient) , à 20 kll.N.E.deCourtray;3,000 fcib. Commerce de toiles, graim. bière et bestiaux. Le* Normands la ravagèrent en 880. Philippe IV, roi d'Espagne, I érigea en marquisat en faveur de Diego de (ïuiman, qui la vendit à Florent de Mérude en 1632.
DÉ1PH0BE, sibylle de Cumes. Aimée d'Apollon dans sa jeunesse , elle lui avait demandé de vivre autant d'années qu'elle tenait de grains de sable dans set mains , mais elle oublia de demander une jeunesse inaltérable. Quand Ênée vint en Italie elle avait 700 ans. C'est elle qui le guida aux Enfers.
DEiraoBE, Deiphobus, prince troyeu, fils de Priant et d'Iléeube. épousa Hélène après la mort de Paris. Il fut poignardé pendant son sommeil par Ménélas, qu'Hélène elle-même venait d'introduire dans sa maison.
1)1.1 II. ville de Nubie, sur le Nil. par 22» 24' Ut. N. UalU» très estimées. Grand commerce d'esclaves. Edifice taillé dans le roc et qu'on a pris pour un temple d 0*1 ris.
DEIR-CL-KARAR 00 DAI.IL-kamar, C-à-d. maison de la lune, ville de Syrie (Acre) 1 90 kil. N. E. d'Acre; 1,800 hab. Aux environs, chaleau-torl, résidence de l'émir des Druxes. — Voy. der.
DEIKIK. roy. Tonde par les Angles dans la Grande- Bretagne au vi* siècle, fut réuni & celui de Bemtcie en 547, et forma le roy . de Nurthumoerland, un des s*'i>t de rileptarciiie anglo-saxonne.
DEJANIRE, fille d'OEnée. roi d'Etoile, fut épousée par Hercule qui en eut Hyllus. Le centaure Neasus, qui la portait pour lui faire traverser le fleuve Evénus, ayant voulu l'enlever, HercJle tua le ravisleur en lui lançant une flèche empoisonnée. Avant de mourir, Neasusdonnaà Déjanire sa tunique teinte de ton sang empoisonné, comme un talisman propre à ramener son époux s il était infidèle. Quelque temps après , Hercule séUint attaché a lole, fille d'Euryte. roi d'OEctialie, Déjanire voulut faire l'essai de la tunique fatale , mais le poison qu'elle contenait fit mourir le héros dans des souffrances cruelles. Déjanire se tua de désespoir.
DEJAURE (J. redenc), poète dramatique, né en 1761, mort à Paris en 1799, a donné de 1789 à 1798 dix-huit pièces, comédies, opéras, OfM ras-comiques, qui, pour la plupart, ont eu du succès, entre autres : Lodolska, musique de Kreutzer , 1791: la Dot de Suiette, comAdie en un acte, mêlée d ariettes, musique de BoTeldieu , 1798.- Montana et Stéphanie, opéra en 3 actes, musique de Berton, 1799.
DEJEAN (J.-Franç., comte), générai du génie, né en 1749 à Castelnaudary dans Te Languedoc, mort à Paris en 1824 , fut chargé de différentes missions sous le consulat, et reçut en 1802 le portefeuille de la guerre, qu'il conserva jusqu en 1809. A 1* première restauration il ad lier* au gouvernement de Louis XVUI , et fut nommé pair de France: mais ayant accepté de Napoléon, peudant les Ont-Jours, de nouveaux emplois , il fut , au retour des Bourbons, éloigné de toutes fonctions publiques. Néanmoins Il entra en 1819 à la Chambre des pairs, où il siégea jusqu'à sa mort.
DÉJOCES. fut d'abord juge des Mèdes, puis se fit nommer roi et régna 43 ans (de 733 à 690 «Ion les uns, du 7 10 a 667 selon d'autres). Il fonda Eebatane.
DEJOTARUS, télrarque, puis roi de Galatie. était allié des Romains et avait embrassé le parti de Pompée. César le dépouilla de ses états, mais il les lui i n i t bientôt. Dans la suite, ton petit-fils, Castor.
l'accusa d'avoir conspiré contre le dictateur : mai* Cieéron le défendit dans un discours éloquent, qui nous est parvenu, et le fit acquitter. Déjotarus mourut très âgé, vers l'an 42 av. J.-C.
DEKEN (Agathe), femme auteur, née en 1741 à Amsterdam, morte en 1804, a publié en société avec madame Wolff-Bekker, de 1780 à 1789. grand nombre d'ouvrages en vers et en prose, écrits en hollandais. Les plus estimés sont : Sara Burgerhan, La Haye, 1782, 2 vol. ln-8, trad. en franç. à Lausanne; //«toire de Wilhem Lecvcnd, (bld., 1 784-1 785, 8 vol. in-8: Recueil de fables, Ibid.. 1784, 1 vol. in-8. Agathe Deken et madame Wolff sont regardées comme ayant créé le roman hoUandais.
DEKKAN (roy. de). Voy. dêcàm.
DELABORDL, i>llachambrk, etc. F. ladorde, etc
DELA COUR * DELACROIX. V. lacour, lackoix.
DELAFORGE (L.), médecin de Saumur, naitisan de Descartes, publia en 1664 le Traité de (h ouvrage posthume de Descartes, en y ajoutant des notes instructives. Il adonné lui-même un Traité de l'âme et de ton union avec le corps, a" après les principes de Descaries, en latin , 1666 , ouvrage estimé.
DELAMALLE ( Gaspard-Gilbert ), avocat, né en 1752, mort en 1834, jouissait déjà avant la révolution d'une grande réputation, et plaida avec succès un grand nombre de causes importantes, surtout dans des affaires de librairie. Napoléon le nomma en 1808 conseiller de l'université et conseiller d état à la section de législation. On a de lui, entre autres ouvrages, un Essai d'institutions oratoires, 1816 et 1822, 2 vol. in-8 , ouvrage indispensable à ceux qui se destinent au barreau ; et quelques traités de jurisprudence.
DELAMALLE (DUREAC-). Voy. Dl'REAO.
DELAM ARCHE (Ch.-Fr.), géographe, né en 1740, mort en 1811, acquit en 1786 le fonds de Robert de Vaugondy, et fit aux traités classiques de géographie desamé orationsqui rendirent longtemps ses ouvrages populaires. On estime surtout son Traité de Ut sphère et de C'tsage des globes, 1790.
delah arche (Olivier). Voy. la marche.
DELAMBRE (J.-Bapt.-Joscph), astronome, membre de l'Académie des Science» et de I Institut, né en 17*9 à Amiens, ne commença à étudier l'astronomie qu'à l'âge de 36 ans, et eut Lalande pour maître. Il débuta par la construction des tables d lira nu s (planète récemment découverte par Herschelll, et publia plusieurs Mémoires qui firent faire de grands progrès à la science. Il fut nommé en 1792 membre de l'Académie des Sciences, et fut chargé la même année avec Méchain de la mesure de la méridienne de France ; il mesura l'intervalle entre Dunkerque et Rhodes, et fut occupé de cette opération jusqu'en 1798. il entra au Bureau des Longitudes 1795), fut nommé en 1802 Inspecteur-général des tudes, succéda en 1807 à Lalande dans la chaire d'astronomie au collège de France, devint trésorier de l'université en 1808 , et membre du conseil roval de l'Instruction publique en 1814. Il fut privé de* cette dernière place en '.815, et mourut le 18 août 1822. Il était depuis plusieurs années secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences pour les sciences mathématiques. Ses principaux ouvrages sont : Base du tystème métrique , 1 8 1 0 ; Abrégé d'astronomie, etc. , 1813, ln-8, flg. ; Traité complet d astronomie théorique et pratique, 1814, I vol. ln-4. flg. ; Histoire de t astronomie, en 3 parties {ancienne, moderne, et du moyen âge), 1817, 6 vol. ln-4, etc.
DELAND1NE 'Antoine— François), littérateur, né à Lyon en 1756, mort en 1820, était bibliothécaire de sa ville natale. H publia en 1788 une Halotre des Êuiu généraux, et Tut envoyé à l'Assemblée constituante en 1789 : il s'y montra opposé aux républicains. Arrêté dans les montagnes du Fores, U fut lucarcéré à Lvon . et ne sortit de prison qu'après
DELE
le 8 thermidor 1794. Il se Uf» dgnj «J« à ta littérature. On a de lui : Bibliothèque des historiens de Lyon, 1787: B^,4My^^fg 1797, et une 8» édition du Dictionnaire de Uiauuori. en 13 toi. in-8,Lyon, 1804 (eetteédit. est augm. de 4 hH.); il y a donné les art. relatifs a la Révolution. DELANNEAU. DELATOUR. F.l*nneau, latoir.
DELAU.NAi llle). Foy. BTAAfla baronn d«) DELAUNAY (jourdan) , gouverneur de la Bastille sous Louis XVI, défendit cette forteresse contre le peuple de Paris au 14 juillet 1789. Etant tombé entre les mains du peuple, il fut massacré.
DELA W ARE (lord), gouverneur de la Virginie sous Jacques 1, rendit à cette colonie les plus grands services. On a depuis donné par reconnaissance son nom ànne rivière et à un Etat du l'Union.
DELAWARE, riv. des Etats-Unis, naît dans l étal de New-York, coule au S., et se jette dans la baie de Delaware après un cours de 279 ail., dont 180 navigables. Elle sépare la Pensylvanie des états de New-York et de New-Jersey.
delaware , un des Etats-Unis de l'Amériqu •eptentr., par 77» 16 -78» long. O., 38»27'-39» 50' lat. N., dans une presqu'île, a pour bornes au N. la Pensylvanie, a i'O. et au S. le Maryland.à l'E. la riv. et la baie de Delà *are;niiv. 15:>k. sur 40; 78,085 h. en I KW.îW.fi 1K en 1*55; ch.-l., Dover. Trois comtés, Kern, .v wr.istic et Sussex. >oi piat, cnmat tempéré. Beaucoup «1^ marais; quelques districts très fertiles, superbes pâturages ; mines exploitées.— Ce pays fut occupé des 1«23 par les Hollandais ; les Suédois y formèrent en UY17 un établissement, la Nouv.-Suede; la guerre s'etant allumée entre les deux peuples en 1651, les Suédois forent expulsés. Les Anglais déposséilérent a leur tour les Hollandais en 1664 : leur roi Charles 11 donna la colonie à son frère (Jacques 11 , qui la vendit en 1682 \ W. Penn. Ce pays prit um part active à la guerre de l'indépeudanre : c'est sur son territ. qu'eut lieu la bat. de Brandvwinc (1777). Erigé en Etal libre dès 1776, il se donna "une coustltuL en 1792. -L'Etui tire son uomde lariv.de Delaware, ainsi nommée de lord Delaware ( V. ci -dessus), qui a aussi laissé son nom à plus. comtes des États-Unis.
delaware (baie de), bras de mer entre les états de Delaware et de New-Jersey : 17 kil. sur 44. (Voy. les deux articles qui précèdent.;
delaware-et-chesapeai (canal de), dans les Etats-Unis, traverse l'isthme qui unit l'état de Delaware au continent : 22 kil. de long.
delaware, nation indienne de U famille lennape, autrefois très nombreuse ; occupait une partie de la Pensylvanie, du New-Jersey et de New-York, sur les bords de la Delaware. Par le traité de Sainte-Marie en I8i S, on les a transportés au nombre de 1,000 sur les bords de l'Arkansas, à 10. du M isaissini.
DELDEN, ville de Hollande (Over-Yasel), à 10 kil. S. d'Almeloj 3,900 hab. Jadis commerçante. DELEWIE, médecin. Voy. stlvics.
DELEMONT, Delsberg en allemand, ville de Suisse (Berne), à 48 kil. N. de Berne, sur la Sorne: 1,320 hab. Château, jolis édifices. Horlogerie, toiles peintes, blanchisseries. Délémont est le ch.-l. d un bailliage qui dépendait jadis de lévôché de Bàle et qui a fait partie du dép. français du H.-Rhin jusqu'en 1815.
DELEUZE (J.-Ph.-Fr.), aide-naturaliste, puis bibliothécaire du Muséum d'histoire naturelle, né à Sisteron en 1753, mort en 1835, est surtout connu par son tèle pour la propagation du magnétisme animal. 11 avait de» connaissances également étendues dans les .lettres et dans les sciences, et y joignait des qualités morales qui le firent universellement aimer et respecter. On a de lui une Histoire criùque du magnétumcammal, 1813, 2 vol. in-8 (réimpriméeen 18IU), •t plusieurs autres écrits sur le même objet. Il a traduit les Amours tes plantes de Darwin, 1799,
DELH
les Saisons de Thompson, 1801, et a donné en I8JC Eudoxe, ou Entretiens sur V étude d* sciences, excellent guide pour l'étudiant.
DELEYRE (Alex.), littérateur, né aux Portet* près de Bordeaux en 1726, mort à Paris en 1797, étudia chex les Jésuites et fut d'abord d une dé\otion outrée ; il fit ensuite profession d'incrédulité, et se lia avec les philosophes ; il publia une Analyse de la philosophie de Bacon, 1755, ouvrage élégamment écrit, mais dans lequel l'analyste mêle trop souvent ses idées à celles de l'auteur : le Génie de Montesquieu, 1758 ; X Esprit de Satnt-Evremond , 1761, et plusieurs articles dans Y Encyclopédie. Il eut pour protecteur le duc de Nivernais, et fut nommé par •no crédit bibliothécaire du duc de Parme. A la révolution, il fut envoyé à la Convention par le dép. de la Gironde, et s'occupa surtout dans cette assemblée d'instruction publique.
DELFT, ville do Hollande (Hollande méridj, à 13 kil. N. 0. de Rotterdam; 14,000 hab. Murs flanqués de vieilles tours ; canaux ; belle place du Marché ; église neuve dont la tour a 100 mètres de haut (cette tour renferme les mausoléesde Guillaume d'Orange, assassiné en 1584, ainsi que ceux de Grolius et de Lcuwenhœk); hôlel-de-ville, dit Prinsenhof; grand arsenal, école militaire, etc. Faïenceries, fabriques de draps et lainages jadis en renom. — Delft fut fondée, dit-on, en 1074, par Godcfroy-le-Bossu, duc de la Basse-Lotharingie. C'est la patrie de Gérard Van lx)on, de Leuwcnhcek, de Grotius, etc.
DELFTSHAVEN, ville maritime de Hollande, à 3 kiL S. 0. de Rotterdam et à 8 kil. S. de Delft, dont elle est regardée comme le port ; 2,600 hab. Cabotage, pèche du hareng; chantier de construction.
>>ELKZ1L, ville forte de Hollande (Grœningueî, «ui l'Ema,à 25 kil. N. E. deGrœningue;3,l(W hab. Bon port. FortiUee par Cohorn.
l>KI.<;\D0 (eau). Voy. gado.
DELHI ou DEI1LI, ancienne prov. de l'Hinoouitan, entre le Lahore au N., l'Agrah au S., l'Aoude au S. E., le Moultan an S. 0. Ce pays a 500 kil. sur 270, et compte environ cinq millions d habitants; il est arrosé par le Gange et la Djomnah ; le sol est très fertile. Le Delhi a été le centre de la monarchie des grands Mogols; aujourd'hui il appartient presque en entier aux Anglais et forme 6 districts de la présidence de Calcutta (Delhi, Bareily, Morabad, Saharanpour , Merout et Harriana) ; le reste est désigné bous le nom de Sirhind , et appartient a des princes ou à des seikhs, vassaux de 1 Angleterre. Pattialah, Ladiana, Thanesar en sont les villes principales.
Delhi, primitivement Ïndra-Piast'ha (c-à-d. demeure d Indra), ch.-l. du district de Delhi , dans la présidence actuelle de Calcutta, et jadis capitale du roy. du Delhi et de toute la monarchie des grandi Mogols, à 1,300 kil. N. 0. de Calcutta, sur la rive droite de ta Djomnah, par 28° 42' lat. N., 74* 46 long. E. Celte ville a eu, dit-on, près de 2,000.000 d habitants, elle en compte encore de 2 à 300,000 Quoique déchue, elle a de superbes édifiées, notamment la Djema-mesdjid ou grande mosquée. A Delhi résident Akbar II , l'héritier nominal des grandi Mogols. et un agent anglais chargé de surveiller ce prince. — L'origine de Delhi est inconnue ; des souverains hindous y régnèrent jusqu'en 1193; elle fut ensuite possédée par des princes afghans ou palans. Tamerlan prit et pilla Delhi en 1398. Elle ne se releva qu'en 1631, époque où Chah-Djihan en fit de nouveau le siège de l'empire. Très florissante sous le régne d Aureng-Zeyb, Delhi commença à déchoir à la mort de ce prince. Elle fut prise et inondée de sang en 1739 par Nadir à la téte des Persans, en 1760 par les M ah rat les: le
Sremler pillage valut, dit-on, aux vainqueurs plus e tOmilliardsde francs. Les A nglais se a emparèrent