‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 334 sur 567 · DELL · texte numérisé non relu

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une 1 " fois en!761, une 2« en 1803, et Pont gardée depuis. Inoircée en 1857, mais réduite la même année.

DEL1LLE (Jacques), poète didact., né près de Clermonten 1738, était dis naturel d'un avocat au présidial de Clermoot. II fat successivement professeur d'humanités À Amiens, puis au collège de la Marche à Paris, et obtint enfin la chaire de poésie latine au collège de France. Il donna en 1768 une traduction des Géorgxquet qui fut reçue- arec une admiration universelle et qui le plaça dès lors au premier rang des traducteurs en vers. Il fol reçu à l'Académie Française en 1774. U publia en 1782 son poème des Jardins, qui eut aussi beaocoupde succès. En 1784, il accomtuqrna Choiseul-GouiTler dans son ambassade i Constantinople , et en visitant le beau aol de l'Asie et les ruines de la Grèce , il conçut le plan du poème de l'Imagination. Ruiné par la révolution , il s'éloigna de Paris, alla d'abord passer un an à Saint-Dié en Lorraine, puis parcourut la Suisse, l'Allemagne, l'Angleterre, marquant son séjour dans chaque pays parquetque œuvre nouvelle. Il revint en France en 1802, s'y maria, reprit sa chaire au collège de France, pubih plusieurs ouvrage», fruit de son exil, et mourut en 1813, travaillant au poème de la Vieillesse. H était depuis plusieurs innées affligé d'une cécité complète. On refuse généralement à Delil.e le génie et l'invention, mais on le met au premier rang pour Fart de la versification et pour le talent descriptif. Outre les Géorgi- Quct (1769), et le» Jardin (1782), on a de lui: » Homme dt* Champs, 1 800 ; un Dithyrambe sur tint" mortalité ae Vâme, 1802 ,• la PuU, 1803 ; une traduction en Ter» de l' Ênéide, 1 804 ,et-du Paradis Perdu, de Milton, 1805; l'Imagination, 1806; les Trois Règnes de la Nature, 1809; la Conversation, 1812; des Poésies fugitives ; une traduction de l'Essai sur l'Homme , de Pope , 1821 , posthume. Les œuvres de Delille ont été publiées par Michaud , 1824 16 vol. in-8, et par le libraire Lcfèvre , avec ne les, 1833, 1 vol. grand ln-8. On les a réunies en un seul vol. compacte dans le Panthéon littéraire. Delille porta quelque temps le titre d'abbé parce qu il possédait labbaye de St-Séverin . , pu-sul uituie certain qu'il était dans les ordres; mais il ne suivit pas '* î'a,rr*r? ^b1"- «*• même se mariai la Révolution DELISLK (Guillaume), géographe du roi , né i Paris en 1675, mort en 1726 , publia un grand nombre de cartes bien préférables à toutes celles qii on avait alors. Il entra en 1702 à l'Académie des Sciences, et fut chargé d'enseigner la géographie à Louis XV encore enfant. Outre ses cartes, on a de lui uu Traité du cours des fleuve*. Delisle est le premier qui ait réformé toute la géographie d'après les observations modernes des voyageurs et «les astronomes. — La famille de Delisle a produit plusieurs autres savants: Claude Delisle, père du précédent, qui a laissé plusieurs ouvrages d'histoire et de chronologie ; Joseph-Nicolas, frère cadet do Guillaume, astronome distingué , professeur au collège de France, qui eut pour élèves les astronomes Irlande et Messier.

delisle de sales (J.-B. isoARD , dit) , écrivain médiocre, né à Lyon en 1743, mort à Paris en 1816 se lia avec les philosophes et publia un grand nombre d écrits dont les plus connus sont : Philosophie de la nature, 1769, 4 vol. in-8 (porté à 10 vol. dans une 7« édition. 1804): cet ouvrage fut poursuivi et brûlé au Chaleiet ; Philosophie du bonheur, I79C ; Mémoire en faveur de Dieu, 1802; Histoire des Hommes (avec Merder), 1781 et années suivantes, 52 vol. On l'a surnommé le Singe de Diderot. Il a sependant combattu le matérialisme et l'athéisme.

DKL1UM. ville de RéoUe, vis-à-vis de l'Ile de 1 Eubée, au S. E. d'Aulls. U t'y livra une batailla entre les Thél*in» et les Athéniens, l'an 424 av. J.-C.

Datunrud en allem., ch.-l. de eant.

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(Haut-RMn) , à 17 kIL S. E. de Béfort, au pied d un rocher qui portait on château détruit par les Français en 1074 ; 800 hab.

DELLYS, ville de l'état d'Alger (nrov. de Constat) Une), à 75 kJl. E. d'Alger, sur la Méditerranée, pr* du cap Bengut. Teinturerie. Beaucoup de pîratt> jadis. Occupée par les Franç. en 1844. Dellys a ét bâtie sur Usa ruine» de l'ancienne Husucurru.

DELME, ch.-l. de cant. (Meurthe), à 12 kil. N. 0. de Château-Salins ; 450 hab.

DELMENHORST, petite viUe du duché d Oldenbourg, à 31 kil. S. E. d'Oldenbourg, sur la Delme : 1.500 hab. Chef-lieu d'un cercle de même nom.

DELMINIUM, auj. Douvno ? capitale de la Dalmalie ancienne, au S. E. de SsJone et au N. O. de Narona. Prise en 155av.J.-C.parScip.Nas.Coreulum

DELOLME J.-l..;, pu ni .ci s te, né à Genève en 1740, mort en 1806, exerça d'abord la profession d'avocat dans sa patrie , puis voyagea pour étudier la constitution de divers états. U se fixa en Angleterre où il resta presque jusqu'à la fin de sa vie, composant des écrits politiques ou écrivant dans les journaux. Malgré son mérite il mens une vie misérable, es qu'il dut a sa passion pour le jeu et le plaisir ; il ne fréquentait que la société la moins relevée. Il est surtout connu par le traité de la Constitution d'Angleterre, 1771, en français, traduit en anglais, 1775, et souvent réimprimé. C'est l'ouvrage le plus propre à faire connaître le gouvernement de l'Angleterre et à montrer sa supériorité sur les autres gouvernements alors existants.

. DELORME ( Philibert ) . célèbre architecte français, né à Lyon vers le commencement du xvi« siècle, mort à Paris en 1577 , étudia en Italie, et fui attiré à Paris en 1537 par le cardinal du Bellay, qui le fit connaître à la cour de lienri D. Delorme donna pour ce prince les plans des châteaux d Ane! ot de Meudon , et plus tard, pour Catherine de Médicis, ceux de la cour des Valois à Saint -Denis, et du palais des Tuileries, dont il fut nommé gouverneur. ]| a laissé quelques écrits sur son art. entre autres un traité intitulé : Nouvelle* Inventions pour bien bdàr et à petit* frai* , Paris , 1561. U a donné son nom à une espèce de couverture en charpente qu'il avait inventée.

delorme i.Mariou) , oéleb, courtisane, uôc t:u 1015, i Châions en Cuiinpague suiv. Dreux duRadier,â Blois, d'après des rechureb. récent., d'uue faru. bourgeoise, eut pour premier amant le poète Desbarreaux , et après lui Cinq-Mars , le duc de Ruckingham , ainsi

Îue bien d'autres jeunes seigneurs de la cour, e roi Louis XIII lui-même fut un des premiers à lui offrir ses hommages. Elle se lia avec Ninon de Lenclos, et partagea avec elle les suffrages de tout ce que Paris avait de plus galant et de plus spirituel. Après l'arrestation des princes de Condé et de Conti pendant les troubles de la Fronde , elle fut sur le point d'être arrêtée elle-même: mais sa mort, qui survint Inopinément, empêcha l'exécution de 1 4I P?t( 1650). Selon une version romauesc ue.elle ne serait point morte à cette époque, mais elle aurait fait répandre le bruit de sa mort, afin de fuir plus aisément : le jour de son convoi , disent les partisans de cette opinion, elle partit pour l'Angle terre et y épousa un riche lord. Devenue veuve, elle retourna en France avec une somme de 100,000 francs ; mais elle lut attaquée sur la route de Paris par des voleurs, et resta la femme du chef de la bande. Elle redevint veuve au bout de quatre ans: épousa un procureur fiscal, nommé Lebrun, à Gy en Franche-Comté : perdit m nouvel époux après un mariage de 2? ans ; vint alors habiter au Marais à Paris, où elle fui volée par des domestiques infidèles, ce qui la réduisit à une profonde misère. Les uns la font mourir en 1706, les autres prolongent son existence jusqu en 1741, ce qui lui donnerait 126 ans. Tallcraant des

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Réaux, son contemporain, la fait mourir à 39 ans et donne sur sa mort des détails qui ne peuvent laisser aucun do::te. La vie singulière de cette femme a fourni à MM. Dumersan et Pain le sujet d'une pièce représenté* en 1804 au Vaudeville sous le titre de la Belle Marie, et à M. Victor Hugo l'idée du drame intéressant de hi^ion Delorme.

DËLOS. auj. Sdilo ou Diti, une desCycladcs, au tf. de Nmo*, était consacrée à Apollon et à Diane. Suivant la fable, Neptune la fit sortir des «aux pour que Lato ne, poursuivie sur terre et sur mer par la jalousie de /unon, trouvât enfin un asile ou elle pût mettre au monde ses deux enfants. On n'enterrait point les morts à Déîos, on les transportait dans l'île de Rhénée qui en était voisine. Tous les 5 ans les Athéniens envoyaient à Déloa une théorie ou dé-

Blation sacrée. — Sur la côte 0. de I île de Délos St une ville du même nom. — Darius et Xerxès avaient respecté Délos pendant les guerres médiques, mais les généraux de Mithridate la ravagèrent entièrement; depuis ce temps elle est restée fort pauvre ; elle est auj. inhabitée.

DELPECH (Jacques-Matthieu), savant médecin, né à Toulouse en 1772 , mort assassiné en 1832, fut nommé en 1812 professeur de chirurgie clinique à Montpellier, et rivalisa pendant 20 ans avec les professeurs les plus célèbres. 11 a publié un grand nombre d'ouvrages importants, dont les principaux sont: Précis des maladies réputées chirurgicales , 3 vol. ln-8, 1815: Chirurgie clinique de Montpellier , 1823 ; Orthomorphie par rapport à l'espèce humaine , 1829; Mémorial des hôpitaux du Midi, 1831.

DELPHES, Delphi, auj. Castri, villedela Phocide, un peu à l'U. , construite sur la pointe S. 0. du mont Parnasse, fut d'abord nommé Pytho, du serpent Python, tué, dit la fable, par les flèches d'Apollon, sur le lieu même qu'occupa depuis la ville. Lee anciens regardaient Delphes comme une ville ■aérée et la plaçaient au centre de la terre. Son temple et son oracle d'Apollon la rendirent célèbre dans tous les pays habités par des Grecs. (Voy. rrran.) Lee villes grecques, et même les princes étrangers, envoyaient à Delphes de riches présents, ou y mettaient leurs trésors en dépôt , en les plaçant sons la protection du dieu. Aussi les richesses de cette ville tentèrent-elles souvent la cupidité. Pendant la guerre sacrée (de 355 à 346 av. J.-C.). Philomèle, Onomarque, Phaylle, Phalèque les enlevèrent presque toutes pour défrayer la guerre. L'an 278 av. J.-C., les Gaulois, conduits par Brennus, marchèrent sur Delphes, qui ne fui préservée que par la déroute qu'ils éprouvèrent au passage du mont Parnasse. DELPHI NATUS, nom laUn du dacphiké.

DELPH1N0, Delphinium , port de la Turquie d'Asie, sur la côte orientale de l'Ile de Chio. A 9 kll. de ce village s'élève le mont Epos, sur lequel Homère, au rapport des anciens , venait réciter ses vers. Cet endroit porte encore aujourd'hui le nom d* Êcole-d' Homère .

DELR1EU (E.-J.-Baptisle), aiteur dramatique, né en 1760, mort en 1836, fut d'abord professeur de rhétorique à Versailles. 11 a composé une foule de pièces : tragédies, comédies, drames, opéras, mélodrames, il a tout tenté. Ses meilleurs ouvrages : le Jaloux malgré lui, comédie en un acte, et 1808. tragédie en 5 actes, où il a imité les meilleures scènes de Métastase : Démétrius, 1815; Léonide, 1836. On a encore de lui des Couplets en l honrieur de ta Montagne, 1793, et une Ode sur la naissance du roi de Home, 1811.

DELRJX) (MarL-Ant.), savant jésuite, né a Anvers en 1551, mort en i*-<>x ]\ remplit d'abord de hautes fonctions publiques, fut sénateur au conseil de Brabant et vice-chancelier ; mais dégoûté des affaires par les guern s civiles, Il se fit jésuite et enseigna les saiutes lettres à Douay, à Liège, en Slyrie,

à Salamanque, à Louvain. II a donné des notes estimées sur C. Solin, 1472; Claudien, 1572; Sénèque le tragique, 1574, et 6 livres de DisquisiAones magicae, 1599, ouvrage où il montre une grande crédulité.

DELTA DO «il, grand territoire triangulaire, compris entre les deux bras du If il dits branches Canopique et Agathodémon, et la Méditerranée ; un autre bras, TAthribitlque, le divisait en Grand-De/màl'O., et Petit-Delta à ÏE. Ce nom avait été donné au pays à cause de sa ressemblance avec la lettre grecque A- — Par suite, on a donné le nom de Delta à plusieurs localités situées de même entre les 2 bouches extrêmes d'un grand fleuve, et quelquefois aussi à la Basse-Egypte tout entière.

DELUC (J.-André), savant, né à Genève en 1727 mort à Windsor en 1817, s'est surtout occupé de

Fhysique et de géologie, a parcouru presque toute Europe pour recueillir des observations, et s'est efforcé de faire cadrer ses découvertes avec le texte de la Genèse. Il passa une partie de sa vie en Angleterre, et fut nommé lecteur de la reine (1773). Ses principaux ouvrages sont : Tliéorie des baromètres et des thermomètres ; Nouvelles idées sur la météorologie, 1786; heures à la reine d'Angleterre sur les montagnes et t histoire de ta Terre, 1778-80; divers Voyages géologiques, 1810. lî donna en 1801 un Précis de la philosophie de Bacon, dans le but de combattre Lasalle, traducteur infidèle du philosophe anglais ; cet ouvrage est peu digne de lui. On doit à J.-A. Deluc des perfectionnements importants dans le baromètre, le thermomètre et l'hygromètre. — Son frère, Guillaume-Ant. Delue, né a Génère en 1729, mort dans cette ville en 1812, s'associa à ses voyages et à ses recherches géologiques.

de lcc (le comte), ambassadeur en Suisse et protecteur de J.-B. Rousseau. Voy. LUC (comte de).

DÉLUGE. Suivant la Genèse, le déluge universel qui submergea toute la terre eut Heu l'an du m. 1656. 3308 av. J.-C. (2348 selon Usserius). Leb annales de la Grèce ont conservé le souvenir de plusieurs déluges partiels, dont les deux principaux sont ceux qui arrivèrent w>us Ogvgès ( 1822 av. J.-C.) . et sous Deucallon (1620) : ce dernier inonda la Thessalie l'espace de trois mois.

DELVINO ou DELONIA, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie), dans l'ancienne Albanie, ch.-L d'un livah, à 64 kil. S. 0. de Janina; 8,000 hab.— Le sandjak de Delvioo répond à l'ancienne Chaonie ; Il est traversé par les monta Sernèles et de la Chimère (montes Acroceraunii).

DEM AD E, orateur d'Athènes, qui de simple matelot s'éleva par son éloquence aux premiers em-

Îlois de la république. II fut fait prisonnier par hllippe à la bataille de Chéronée (338 av. J.-C.), sut se concilier l'estime du vainqueur par sa franchise et obtint sa liberté. Il resta depuis toujours attaché à la Macédoine, et fit prévaloir à Athènes les propositions les plus favorables au pirti des Macédoniens; mats ayant plus tard trahi Antlpater pour Perdiccas, il fut mis à mort par Cassandre, file d'Antipater. vers l'an 319. Il ne reste de lui qu|i seul discours, qui se trouve dans les tome IV, et dont l'authenticité n'est DE MAISTRE. Voy. uaistre (de).

DEMARATE, Corinthien, chef de la famille des Tarquins, fut chassé de sa patrie lors de r usurpe- Con de Cypselus, et vint Tan 658 av. J.-C. s établir à Tarquinies en Italie, où il eut un fils qu'il nomma Tarquin, et qui régna à Rome sous le nom de Tar-

quin-t Ancien. .

dêmarate, roi de Sparte, régna de 520 à 492, et fut exilé par les Intrigues de son collègue

3ui le fit passer pour bâtard. Il se réfugia à la cour e Darius. Ayant eu connaissance des projeta du rot ds Perse contre la Grèce, fl en donna avis, J

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