‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 340 sur 567 · DEVO · texte numérisé non relu

DEVO

Ir^ée, banque, et*. Commerce actif aves l'Ohio, la Pensylvanie, l'état de New -York et les postes militaires du lae Supérieur. — Les Français fondèrent celte ville en 1683. Les Anglais la prirent en 1759 et la conservèrent jusqu'en 1796, époque où elle fut cédée aux États-Unis. Elle a été en partie détruite par le feu en 1805.

detroit-rivkr, rhf.de l' Amérique du Nord. Voy. saint-clair (détroit de).

DETTINGEN, petit village de Bavière (Bas-Mein),

14 kil. N. 0. d Aachaffeubourg, sur le Hein; 500 lab. Les Anglais et le* Autrichiens, commandés par Georges II, y remportèrent une victoire sur les Français, conduits par le marécnal de Noailles, 1743. — Il y a trois villes du nom de Dellingen dans le royaume de Wurtemberg ; l'une d'elles &>t située lur l'Erms, à 3 kil . S. de Nurungen ; 2,500 hab.

DEUCALION , ancien roi de Thesaalie, 01s de Prométhée et mari de Pyrrha. Sous son règne eut heu une grande inondation qui submergea toute la contrée. Deucalioo et Pyrrha, conservés seuls à cause de leur justice, se réfugièrent sur le Parnasse et reçurent de l'oracle de Thémis l'ordre de jeter derrière eux les os de leur grand'mèrc aQn de repeupler la terre. Comprenant qu'il s'agissait de la terrw, dont les pierres sont les os, ils ramassèrent des pierres et les jetèrent derrière eux. Celles que jutait Deucalion se changèrent en hommes; et celles que jetait Pyrrha, en femmes. Deucalion fut père

d'IIel-

len eld Ampalctyon. Les histor. placent le déluge de LU ue . les uns vers 1600, les autres vers 1600 av. J.-C.

DEULE (canal de), canal do France, qui commence dansledép. du Nord, à 2 kil. N. de Douai, et joint la Scarpe à la Lys dans le même dép. après avoir reçu par le rata! de Lene les eaux de la Dcule ; 73 k.

DEUTERONOME.Ie 5* livre du Pentateuque, contient ce qui s'est passé dans le désert pendant la 40* aanée. et récapitule les prescriptions de Moïse; d'où sou nom , qui veut dire en grec : loi donnée une 2« foi*.

DEUTZ ou DIJYTZ, ville des Etats prussiens (province Rhénane), sur le Rhin, rive droite , visa-vis de Cologne, k laquelle elle communique par un pont et dont elle peut être regardée comme le faubourg; 2,000 hab. en partie Juifs.

DEUX-PONTS, Zweybrûcken en allemand, Pipontum ou Bipontium en latin moderne, ville de la Bavière (cercle du Rhin) , ch.-l. d'un district de même nom. sur l'Erlbach, k 77 kil. 0. de Spire; 7,000 hab. Imprimerie renommée, de laquelle sont sorties des éditions estimées, notamment une célèbre collection des classiques latins, connue sous le nom de Coller non det Deux-Ponu , publiée k la fin du siècle dernier et au commencement de celul-d. Fabriques de mousseline et de lainages. Usines. Haras célèbre. Cette ville était jadis eh.-T.de la principauté de Deux-Ponts.

deux-ponts (principauté de). Cette principauté, dont les limites ont souvent varié, se composait de ia ville de Deux-Ponts, et de celles d'Anweiler et de Berg-Zabern avec leurs environs; plus tard elle s'accrut du comté de Sponheim et de la plus grande partie de celui de Vcldenx. — L'existence de la principauté de Deux-Ponts date du xiu* siècle: k te lté époque elle portait le titre de comté et appartenait a des seigneurs vassaux de l'éveque de Mets. En 1390, cette première maison s'étant éteinte, le comté passa, d'abord par moitié, au comte palatin du Rhin de la maison de Wiltelsbach, et au comte de Hanau , Philippe Y ; mais bientôt après, tout la comté fut réuni par Louis-le-Nolr , comte palatin, mort en 1489, et 2» fils d'Etienne, électeur palatin du Rhin; Louis prit le premier le litre de duc. Les descendants de ce prince se partagèrent en plusieurs branches dont les plus importantes sont celles de Deux-Ponts proprement dite, de Neubourg, et de Birkenfeld. La première «'éteignit au XT1U« siècle,

après avoit fourni 4 électeurs palatins. La deuxièms donna trois rois k la Suède : Charles X (Charles- Gustave;, élu après l'abdication de Christine, 1654 Charles XI et Charles XII. Celui-ci étant mort sans enfants, 1718, la principauté de Deux-Ponts passa k la branche des Birkenfeld : c'est k cette dernière qu'appartient Charles-Théodore, électeur palatin, et souverain de la Bavière () 777), tige de la maison palatine de Bavière auj. régnante. Les Français s'emparèrent en 1792 de la principauté de Deux-Ponts, et le traité de Luné ville la leur céda définitivement ; mais ils la perdirent en 1814 ; la plus grande partie fut alors donnée k la Bavière et comprise dans le ce rie bavarois du Rhin; le reste fut partagé entre les ducs de Saxo- Cobourg, de Hease-Hombourg et d'Oldenbourg. Ce dernier eut en partage la principauté de Birkenfeld.

DLUX-SÊYRES (dép. des). Voy. skvaxs.

DEUX-S1CILES (royaume des). Voy. HMiXi (royaume de) et sicils.

DEVA, fl.etv.de la Bretagne rom., aui.la i ir.de Dec et la v. de Chester.—H\r. d'Espagne (Gulpuscoa) Péïage, roi des Asluries, y battit les Arabes en 7Ï9.

DEVA, petite ville maritime d'Espagne (Gulpuscoa), k 27 kil. 0. de Saint-Sébastien, k l'embouchure d'une rit"., nommée aussi Deva, dans le golfe de Cas» cogne ; 3,000 hab. Elle était importante autrefois.

deva, Decidava, bourg de Transylvanie , dans le comitat de Hunvad, k 14 kil. N. de Hunyad, sur le Haros; 2,200 hab. Les Allemands la nomment Dymrich ou Schlotsberg.

DIVAN A, nom latin de la ville d' abfrdfen.

DEVAPRAYAGA ou DEOPRAG (c.-k-d. te divin confluent), vflle de l'Inde anglaise (Calcutta), dans le district de Sirinagor, au confluent des fleuves Ahv kananda et de Bamrathi qui en se réunissant forment le Gange. Temple où se font de nombreux pèlerinages. Presque toute la population permanente est composée de brahmes qui tirent des offrandes des dévots et du revenu de 25 villages affectés au temple. Dévaprayaga souffrit beaucoup d'un tremblement de terre en 1803.

DEY ENTER, ville de Hollande (province d'OTcr- Yssel), sur l'Yiael, k 30 kil. S. de Zwoll; 10.000 hab. Rues étroites. Hôtel-de-ville , beau pont: Athénée, académie de dessin , diverses écoles. Fonderie de fer ; pain d'épices renommé. Deventer est la patrie de Gronovius. Thomas A-Kempis y est mort.

DËVEREUX, famille noble de l'Angleterre, dont l'origine remonte k l'époque de la conquête normande et qui parait tirer son nom par corruption de la ville d'Evreux en Normandie. Elle a fourni plusieurs comtes d'Essex, dont le plut célèbre est Robert Dévereux [Voy. Essxx), et plusieurs vicomtes d'Hereford.

DEV1LLE (Antoine), Ingénieur, né k Toulouse en 1596, mort en 1657, fut d'abord au service de la Savoie, nuis revint en France, et fut chargé par Louis XIII de défendre les places fortes de la Picardie contre les Espagnols. On loi a faussement attribué la machine de Marly (Voy. RENNEgum). II laissa sur son art plusieurs ouvrages fort estimés.

DKV1LLE-LES-ROUEN, village du dép. de la Seine-Inf., k 3 kil. N. O. de Rouen, sur le Cailly ; 3,916 hab. Manufactures de toiles peintes et de plomb laminé ; filatures et teintureries.

DEV1ZES, ville d'Angleterre (WilU), k 42 kl». N. 0. de Salisbury ; 6,500 hab. Etoffes de laine.

DÉVOLUTION (guerre de). On donne ce nom k la guerre que Louis XIV déclara k l'Espagne en 10G7 pour faire valoir les prétentions qu'il formait au nom de Marie-Thérèse, son épouse, sur une partie des Pays-Bas espagnols. Ces prétentions étaient fondée* sur le droit de dévolution en usage dans les w Pays-Bas et qui voulait que les immeubles apportas en mariage par l'un des époux devinssent la propr été des enfante du premier Ht lorsque le par»

DEVR

DflAH

ou la mère contracteraient an second mariage. Or, M-rie-Thérèse était Mie do premier Ut dePhilip-

£IV, tandis que Charles II, successeur de ce prince, it né dn second lit. Cette guerre fut terminée par le traité de paii d'Aix-la-Chapelle (2 mai 1668), par lequel l'Espagne cédait à la France Charleroi, Binch, Atb, Douay, Tournay, Oudenarde, Lille, Armentlères, Courtraj, Bergues et Fumes, arec leurs dépendances.

DEVON, Devonshire en anglais, comté méridional de l'Angleterre, est borné à 10. par le comté de Cornouailles, à l'E. par celui de Dorset, au S. par la Manche, au N. et au N. 0. par le canal de Bristol : 1 15 kll.sur 100; 491,000 hab. Chef-L, Exeter. Sol plat en général ; quelques vallées. Climat doux, moins humide que dans les comtés environnants. Les habitants sont sujets à une maladie endémique dite colique du Devon. Marbre, gypse, houille, plomb, étain, cuivre, fer, un peu dor et d'argent. Grands bancs d huîtres (à Starcross, etc.). Rivières poissonneuses. Moutons, licrufs eslimés.Qiant.deeooitruclion. — Ce comté fut anciennement habité par les Dumnonii; il fit ensuite partie du rov. de Wessex. II a donné son nom à deux familles nobles d'Angleterre dont l'une a pris le titre de comtes de Devon et l'autre de comtes de Devonshire.

béton septentrional, contrée de l'Amérique du Nord, fait partie des Terres Arctiques anglaises et n'est encore qu'imparfaitement connue. Elle consiste en un assemblage de terres couvertes de glaces et inhabitées qui sont comprises entre 75*-77» lat. N. tt BC«-95* long. 0. Le cap Clarenc» en est le point le r>l us élevé.

DEVON {oomtes de), illustre famille d'Angleterre qui lire son origine de la maison française des Courtenay. Hugh, 5» bar n de Courtenay, fut h premier membre de cette famille qui porta le titre de eomle de Devon (1335); ses descendants directs s'étant éteints en 1471, le Utre passa à une branche collatérale ayant pour chef sir Edouard de Courtenay de Boconnoc; mais cette branche cessa de le porter I partir de 1556. 11 a été repris de nos jours (1768, par William Courtenay, comte de Devon, baronnet d'Irlande et pair d'Angleterre. — Il ne faut pas oonfondre la maison de Devon avec celle de Devonshire.

DEVONPORT, ville maritime du comté de Devon, à 1'emtauchure du Tamar dans la Manche, au S. de PI i oulh, et contiguë à cette ville ; 45,000 hab. Avant 1824, Dcvouport n'était encore qu'un faubourg de Plymouth ; il a dû son accroissement rapide à la création toute récente de son port et de quatre immenses docks, ainsi qu'à celle de vastes chantiers de construction.

DEVONSHIRE, comté d'Angleterre. Voy. devon.

DEVONSHIRE (ducs de), titre que porte aujourd'hui l'illustre famille des Cavendish et qui a été emprunté au comté de Devon. Voy. cavendish.

devonshire (la duchesse de), dame anplaise, célèbre par sa beauté et son esprit, née a Londres vers 1746. morte en 1806, était OIIc du comte Speneer, et épousa en 1774 William Cavendish, duc de Devonshire. Elle est auteur de plusieurs pièces de vers, dont la principale est le Passage du mont Saint-Gothard, traduite en vert français par Delille, Paris, 1802, in-8.

DEVR1ENT (Danlcl-Louls), célèbre acteur allemand, né à Berlin, 1784, mort en 1833, quitta fort jeune l'état de passementier pour la carrière du théâtre, et devint un des acteurs les plus distingués de l'Allemagne. U entra au théâtre de Berlin en 1814, et y joua jusqu'à sa mort. 11 a créé plusieurs rôles, dont le plus important est celui de Franx dans le* Brigands de Schiller.

DEVRIGH1, Nicopolis, ville de la Turquie d'Asie C .ian.aluc) eh..K d un Uvah à u2 kll. S. de

Sivas, par 36« 10* long. E.. 30» 24' la<. N. Mine de fer et d'aimant. Pompée fonda cette ville en mémoire d'une victoire qu'il avait remportée sur M thridate: de là son nom ancien [vtlle de la victoire).

DEVS, nom donné dans le Zend-Avesta aux eén'es malfaisants dont Ahriman est le chef. Ils accablent l'humanité d'une foule de maux, malgré les efforts des Ixeds ou génies bienfaisants qui obéissent à Ormuxd ou Oromase.

DEWA, prov. du Japon, dans la partie sentent, de 111e de Niphon (région de Tosando). Ch.-l., Yone-Sawa, à 220 kll. au N. E. de Yédo. Cette prov. renferme beaucoup de lieux sacrés, buts de fréquents pèlerinages. Ses principales productions sont le carthame , l'indigo, la cire, le vernis, les peaux de cerf et surtout les chevaux.

DEWALAGIRI, mont. d'Asie. Voy. daoclaghiri.

DE WITT. Voy. wirr.

DEWSBURY, bourg d'Angleterre (York), à 1 1 kll. S. 0. de Leeds ; 10,000 h. Filature de laine.

DEXIPPE, général et historien grec du ni» siècle, dont 11 reste quelques fragments dans les Excerf ta de legalionibus. Imprimés au Louvre, 1648. U repoussa les Goths qui aval nt envahi l'AehaTe.

DEY, nom que portait, avant la conquête française, le chef de l'état musulman d'Alger, et qui veut dire, à ce qu'on croit, oncle ou tuteur. Vers 1600, la milice turque qui résidait à Alger, et qui avait été jusque là sous ( autorité d'un pacha envoyé de Constantinople, obtint du sultan la permission de se donner un chef appelé dey, pour lui servir d'appui contre la tyrannie des pachas gouverneurs. Le pouvoir de ces deys s'accrut rapidement : enfin Baba-Alv, élu dey en 1710, déposa le pacha, et obtint du sultan Aehmet III l'investiture de la ré-

?ence d'Alger. Cependant, comme leur pouvoir Mit éleetif, les deys restèrent toujours à la merci de la soldatesque, qui les élevait au pouvoir ou les déposait à son gré. On en vit six installés et assassinés le même jour (1732). Baba-Mohammed eut seul le rare privilège de régner 25 ans (1766-91). Le dernier dey d'Alger, Hussein, régnait depuis 12 ans au moment de l'occupation par les Français en 1830. H s'est retiré avec sa famille à Llvourne, puis à Alexandrie où il est mort en 1838. Le dey jouissait du pouvoir le plus absolu.

DEYNSE, ville de Belgique. Voy. deinse.

DEYR, ville de la Nubie. Fou. deir.

DEZALLIER D'ARGENVILLE (Antoine-Joseph:, né à Paris en 1680, mort en 1765, fut maître des comptes, conseiller du roi, et se lia avec d'Agueascau. On a de lui : la Théorit et la pratique du jardinage, 1747, ln-4 ; la Conchyliologie, ou Traité sur la nature des coquillages, 1752. 2 vol. ln-4. Il a écrit en latin des Essais dut dénombrement de tous les fossiles de France; tOryctologie ou Traité des pierres, des minéraux et autres fossiles, Paris, 1755, ln-4. 11 s'occupait aussi des beaux-arts, et a composé un Abrégé de la vie de quelques peintres cérebres, 1762, 4 vol. In-4.

DEZÊDE, compositeur, né au milieu du xvill» siècle de parents inconnus, mort en 1792, a fait représenter sur la scène italienne à Paris un grand nombre d'opéras-comiques, dont plusieurs ont eu beaucoup de vogue ; les principaux sont : Alexis et Justine. Biaise et Babel, Us Trois Fermiers, et lulimo.

DHAHER, eheik de Palestine, né en 1689, se rendit indépendant et soutint avec succès pendant 30 ans des guerres continuelles ; il battit les armè>s du sultan de Constantinople , et sut se faire respecter de ce prince. Vers la fin de sa vie , ses état* furent envahis par Mohammed Aboudhahab, beglerbeg d'Egypte. Dhaher se jeta dans la place de Saint- Jcan-d'Acrc, s'y dérendit quelque temps et fut tué dans une sortie, 1775. On trouve de grand* détails Sir Dhaher dans le Voyage en Êgypte et en S/nc

DIaD

de Volney. - Plusieurs calires d'Egypte ont «nisl porté le nom de Dhnher. Voy. la liste des Califes.

DHALAC, Orine, Ile d'Afrique. Voy. dahalac.

DHARA ou DHARANNAGARA, ville de 1 Inde Indépendante , au N. 0. , dans l'ancien Malwa , à 80 Ul. S. 0. dOudjeln. par 22« 38 lat. N., 73long E.. a été très importante avant Tamcrlan, ei est au j. "la capil. de la principauté de Dhara, vassale des Anglais.

DHAWALAC.IRl. Voy. daoolacbim.

DHEUMAPOUR, ville de l'Inde Transgangétique, dans le Kalchar, à 97 kil. N. de Khospour. Jadis importante, mais très déchue ; elle est encore le ch.-l. d'un petit pays tributaire de 1 empire birman et qui compte environ 30,000 familles.^

DHOLPOUR. ville de l'Inde (Agrah), ch.-l. d une principauté tributaire de la Compagnie des Indes, par 26» 42* lat. N., 75« 23' long. E., a «élite puts-

DIAN

santé autrefois, mais a beaucoup guerre contre les Afghans.

D'HOZIER (P.), célèbre généalogiste, né à Marseille en 1592. d'une famille noble, mort en 1660, jouit de la faveur de Louis XIII et de Louis XIV, fut juge d'armes, commis pour certifier la noblesse des pages et écuyers.ct enfin conseiller d'état. Il est le premier qui ait débrouillé l'histoire généalogique el qui en ait fait une science. Il a composé la Généalogie des principales familles de France, ouvrage immense, en 150 vol. In-foL, resté manuscrit et conservé à la Bibliothèque royale. Il a en oulre drc**é à part et tait Imprimer la généalogie de plusieurs ramilles , telles que celles de Bretagne , de La Rochefoucauld, etc.— Son fils, Ch.-René d lloiler, l'aida dans ses recherches , lui succéda dans la charge de juge d'armes et fut nommé généalogiste de la maison du rot. — L.-P. d Hoiler, neveu de Ch.-René, fut aussi juge d'armes et rédigea, avec son fils. Ant.-Marie dHoiler de Sérlgny, Y Armoriai de France, 1738-86, 10 vol. in-fol.

DIA (c.-à-d. divine), nom commun à diverses villes anciennes peu Importantes, fut aussi une des dénominations primitives de l'île de Naxos. — Ou donne encore auj. le même nom à une île de ta Méditerranée, an N. et près de la Crète, dite aussi Standia. Voy. stakdia.

DIABBIE, ville d'Afrique, eapit. de létal d Amina, dans la Guinée Supérieure (côte d'Or), à 200 kil. E. de Coumassie.

DIABLE (le mur du), Pfahlgraben en allemand, grande muraille qui traversait une partie de l'Allemagne, s'étendait entre le Danube et le Rhin, et avait plus de 500 kilomètres. Elle fut élevée par les Romains pour préserver leurs possessions dans le S. de ta Germanie contre les incursions des Teutons et des Germains, et fut commencée vers le temps d' Adrien. On en volt encore des restes entre Abeusberg en Bavière et Cologne et à Dinkelsbuhl.

diable (pont du), pont construit sur un précipice du mont St-Gothard, au fond duquel la Reusi roule ces eaux : ce pont a une seule arche qui a 25 mètres d'ouverture. Il est dans le canton d'IJri, à l'issue de la vallée d'Urseren.— On donne le même nom à un pont de l'Angleterre, dans le Cardigan (Galles) ; ce pont est aussi jeté sur un précipice, au fond duquel coule le Hvnach ou Monk's brook.

D1ABLERETS (monts), montagnes de Suisse, qui forment une petite chaîne secondaire des Alpes, à l'extrémité occid. des A Ipss bernoises, sur les limite;du Valais et des cantons de Berne et do Vaud. Leur plus haute cime a 3,200 mètres. Glaciers.

IMAM 1> TES (AULERQCES). Voy. AOI ERQCES diablintes ou noiodunum, auj. Jitbleins , ch.-l. des Aulerques Diablintes, n'est plus qo'un bourg

d'Arméniens, bâti par Hérarlius, prince de Géorgie DIADOCHUS (pRoctos). Voy. proclos.

DIADUMEN1ANUS (M. Opelius Mactinus Antonlnus}, fils de l'empereur Macrio, fut associé par son père à l'empire après la mort de Caracalla, I an de J.-C. 217, et périt un an après, assassiné par tes propres soldats.

DIAGORAS, philosophe grec de Mélos, disciple de Démocrite. Ayant été victime d'un parjure qui resta impuni, il passa de la superstition à l'athéisme ; ee qui le fait appeler vulgairement Dingo ras l'Athée. Il fut chassé d'Athènes vers l'an 415 av. J.-C. pour avoir tourné en ridicule les mystères d'Eleusis. Les Athéniens ayant mis sa tête à prix, il quitta la Grèce et périt dans un naufrage, vers ta fin du t» siècle a*. J.-C Suivant une autre veralon, il mourut à Corinlhe.

DiAKOVAR, ville des Etats autrichiens (Esclavenie), à 70 kil. E. de Poséga; 3,000 hab. Ch.-l. de l'évtché d'Esclavonle. Palais épiscupal et cathédrale.

ni Al. A, DeUu, rivière de la Turquie d'Asie, sort du Djebel-dagh {Zaaros), se divise en plusieurs bras, et tombe dans le Tigre, à 13 kil. S. E. de Bagdad, après un cours de 270 kil. environ.

D1ALE ' fl aminé). Voy. flamme.

M AI, IRA, fleuve d'Afrique. Voy. djoliba. DIAMANT (ix), paroisse et bourg sur la côte mérid. de la Martinique, à 13 kil. S. de Fort-Royal ; 1 ,550 hab., dont 1 ,300 esclaves. Commerce de sucre

DIAMANTE, bourg du roy. de Naples 'Calabre Cilérieure), à 7 kil. N. 0. de Belvédère : 1,500 hab.

M AMANTIN (dlstriet) ou des diamants, district du Rrésll, dans ta comarque du Cerro-Frlo. qui fait partie de ta prov. de Minas-GcraCs : 11 a 70 kil. du S. au N.,35 de TE. àl'0.:ch.-l., Santo-Antonio-de- Tijuco. Dans les 20 premières années de la découverte, on en exporta, ditnm, plus de 1,000 onces (34 kilogrammes, 594 grammes) de diamants. Le produit annuel, quoique très riche encore, est pourtant infiniment moindre: on l'évalue auj. à 25,000 lierais (5 kilogrammes). Oulre ces pierres précieuses, le district des Diamants renferme aussi des mines d'or et d'argent. . . , ,

DIAMOND-HARBOUR, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), à 63 kil. S. 0. de Calcutta, sur l'Hougly, brandie occident, du Gange , près de son embouchure, sert de port à Calcutta. Climat malsain.

DIANA (Antonin), théologien, né à Palerme en 1590, mort en 1C63, jouit d une grande réputation de son temps, et fut examinateur des éveques sous Urbain Vlll, Innocent X et Alexandre VI 11. H a laissé douxe livres de Résolutions morales, Palerme, 1629-56, souvent réimprimées, entre autres à Lyon 1667, sous le litre de Diana coordinatus. 11 en a *là fait de nombreux abrégés.

DlANvEPROMONTORiuM,capdu Péloponèse, sur le

golfe Laconique.

1)1 A.NAM (ad). auj.ZoiMflA. ville de Numidie.erru les Massyliens. entre Tamugad à 10. et Sélir à [E.

DIANE. Artémis des Grecs, déesse, fille de Jupiter et de Latone, avait à remplir trois rôles distincts, sur la terre, au ciel et dans les enfers, et recevait en conséquence trois noms différents : sur la terre, elle était connue sous le nom de Diane et était la déesse de la chasse el de la chasteté : elle était aussi Invoquée par les femmes enceintes. Dans le ciel, elle s appelait Phébé, et était la déesse de la lune, comme Apollon, 6on frère, était le dieu du soleil. Dans les enfers, en la nommait Hécate : là elle présidait aux enchantements et aux expiations. On attribue à Diane divers» aventures; elle changea en c*rf le chasseur Actéor qui avait eu l'imprudence de la regarder lorsqu eiu était au bain: mais quoiqu'elle fut si Oère de sa

1)1 US qu Ull uuuriç. t OUUl «U uam j m». <j»».<f —

bïkÙWDaudyana, ville de la Turquie d Asie \ chasteté, elle avait aimé Endym.on. Pan et Orior fEneroum). à 97 kil. N. de Van: 500 maisons. Son culte était répandu len ^beaucoup d Forte citadelle. On voit près de Dladiu un couvent ! elle était turteut adorée à Ephèse, où elle avait i-

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