EDI M
EDMO
le titre de sénateur* et le droit d'images. Us avaient l'Intendance des grands jeux romains qui se donnaient aux dépens de l'état , et ils devaient en outre en donner d'autres à leurs propres dépens. Les édiles plébéiens donnaient aussi des jeux à leurs frais, mais moins dispendieux ; leurs fonctions principales étaient d'entretenir les bains publics, de faire réparer et nettoyer les aqueducs, d'approvisionner la ville, de régler tout ce qui concernait les marchés, etc. Ils n'avaient aucune des prérogatives honorifiques des édiles curules. Les édiles subsistèrent jusqu'au règne de Constantin.
EDIMBOURG, EaïfiDuroAenangl., Arudaou Edenburgum en latin mod., capitale de l'Ecosse et cherlieu du comté d'Edimbourg ou Mid-Lothian, à 7 10 kil. N. de Londres , par &• 30' long. 0. , 55» 57' lat. N.; 162, 156 hab. en 1831. Edimbourg est bâtie I sur trois collines, et se partage en deux villes séparées par des vallées profondes , la Vieille-Ville et la Nouvelle-Ville. La Vieille-Ville, qui formeune large rue de plus d'un kilomètre de long, est située sur la colline centrale et la plus élevée. Elle est défendue par un château-fort qui la domine. Les maisons y sont pressées et irrégulièros, quelques-unes s'élèvent à 10 et II étages. Les rues sont étroites et sales. Au pied de la Vieille-Ville s'élève le palais (jadis abbaye) d'Holyrood, et cette partie de la ville porte encore le nom de Canonsburyh ou Canongate (bourg ou porte des chanoines). La Nouvelle-Ville, construite à la On du dernier siècle, renferme de larges rues et de belles places. Les monuments principaux sont: la nouvelle bourse , le Parliament - Home, l'université ( le plus beau bâtiment de l'Europe en ce genre), la cathédrale ou église St— Gilles , 3 ponts, les monum. de Nelson, de W. Scott, etc. Ed. possède une université célèbre qui compte plus de 2.000 étudiants, et un grand nombre de sociétés savantes, d'établissements scientifiques et littéraires : ce qui l'a fait assez justement surnommer F Athènes moderne. On y publie un grand nombre de journaux littéraires, dont le pluscélèbre est la Revue d'Edimbourg. On y suit très particulièrement le barreau. L'industrie est assez active, surtout pour la librairie cl l'imprimerie. Le commerce y est facilité par 1 Union Canal. Patr. de R. Barclay, Hume, G. Burnet, Law, Erskine, Keith, Dugald - Stewari , H. Blair, etc. Suivant d'Anville , Edimbourg occupe l'emplacement d'une station romaine nommée Alata Castra. Vers 626 , le château d'Edimbourg devint la résidence d'Edwin , roi de Northumbrie , qui lui donna son nom ; ce château porta d'abord les noms de Casielh-Minid-Agned (fort de la colline d'Agnès), ou de Castrum Puellarum, parce que, suivant les traditions, il était la résidence des jeunes princesses pietés ; mais 11 est probable que celle légende vient de la ressemblance qui existe entre l'ancien nom du fort, Mai-Din en breton, et Magle-Dun en gaélique (c.-à-d. bonne forteresse), et le mot anglais maiden, jeunes Qilcs. En 856, Edimbourg était déjà un village considérable dont les Anplo- Savons et les indigènes se disputèrent souvent la possession. Depuis 1020, celte ville devint la résidence des rois d'Ecosso ; cependant ce n'esl que depuis 1437, à partir du règne de Jacques 11, qu'Edimbourg prit le litre de capitale de l'Ecosse. La peste la ravagea trois fois (1497, 1513, 1645). Edimbourg (comté d'), ou mid-lotuian. Voy. lo-