‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 436 sur 567 · FOUR · texte numérisé non relu

FOUR

de* finances depuU 1771, lorsqu'il fut nommé contrôleur-général des finances, le 12 juillet 1.89, après la retraite de Necker. Le choix de cet homme, <4ui depuis longtemps était fort impopulaire , excita une vive irritation. Étant tombé entre les mains du peuple peu de jours après la prise de la Bastille , il fut pendu à une lanterne dan* la rue de la Verrerie ( 22 juillet); sa tête fut portée en triomphe avec une poignée de foin dans la bouche. On accusait Foullon d'avoirconseillélabanquerouteetd'avoir dit jif nd. la famine: «Si cette canaille n'a pas de pain, qu'elle manpe du foin, » accusât, que rien ne justifiait.

FOULPOINTE , Voulu-Voulu en madécasse, bourgade do Madaeascar, sur la côte E., à 50 kit. N. de Tamatave ; &0 huttes. Ancien établissement français.

FOULQUES, archevêque de Kcims en 883, soutint le roi Charles-le-Simple contre Eudes. Il couronna d'abord Charles à Reims en 893 , et parvint ensuite à concilier les deux rivaux. Charles reconnaissant le nomma son chancelier.

foulques , curé de Ncuilly-sur-Marnc, se rendit célèbre au xii* siècle par sa piété et par son éloquence. Il fut autorisé à prêcher une croisade en 1198, et t'acquitta de eette mission avec succès.

foulques , nom de plusieurs comtes d'Anjou , dont les principaux sont : Foulques 111, dit Nerra ou le Noir, comte d'Anjou en 987, mort àMeti en 1040. II fit la guerre à Conan I, duc de Bretagne, le défit en 992 près de Conquéreux, et le tua de sa propre main. Ayantété vaincu par Eudes ll.comtede Mois, Foulques ne se maintint dans ses états qu'avec l'assistance du roi Robert. Pour expier tes fautes il fonda des abbayes et visita les lieux saints. C'est lui qui se fit traîner sur une claie à Jérusalem en criant : • Seigneur, ayez pitié du traître et parjure Foulques. »— Foulque» IV , dit le Richin, petit-flls du précédent, né à Chateau-Landon en 1043, mort en 1 109 ; il entra avee son frère aîné, Geoffrol-le-Barbu. en partage de la succession de Geoffrol-Marlel son oncle, et eut pour sa part l'Anjou et la Salntonge (1060). Il dépouilla son frère de la Touraine et devint un prince puissant et redouté de ses voisins. H eut avec l'archevêque de Tours une querelle qui faillit lui être funeste; mais ses libéralités lui méritèrent l indulgence des commissaires nommés par le pape pour examiner sa conduite. Il nous reste de lui un Trament de \ Histoire des comtes d'Anjou, inséré dans le Spicileçium de d'Achery, et traduit en français par l'abbé de Marolles dans ses Histoires des anciens comtes d'Anjou . Paris, 1C81 , in-4. — Foulques V , fils du précédent. Il fit d'abord la guerre a Loui*-lc-Gros. puis il passa en Palestine, épousa Mélisenle, fille de Baudouin 11, roi de Jérusalem : succéda à ce prince sur le trône de Jérusalem eu 1131, et repoussa les attaques desTurcs. 11 mourut eu U li, lai -s. sa couronne à Baudouin, son fils aine, et son comté d'Anjou à Geoffroy Plantagenet, puîné.

FOUNG-CHAN, ville considérable de la Chine, dans l'Ile Formose , sur la côte S. 0. Murailles en lerre , fossés ; beau temple.

focng-hoahg-tching, ville de Chine (Ching-klng), lur le Ttao-ho. par 40° 30" lat.N., 121» 53' long. L., près des frontières de la Corée, est le seul lieu par où les Coréens puissent communiquer avec les Chinois. Très populeuse et commerçante.

FOCNG— THIAN , CHtWG-YANG OU MOUXDEN , Ville de

Chine (Ching-klng) , ch.-l. de la province, par 121° 18' long. E. , 4P 50' lat. N. Divisée en 2 villes, la ville intérieure, résidence des derniers souverains mandchoux ; la ville extérieure, qui a I 5 kil. de circuit.

foung-yang, ville de Chine (An-Hoeï), ch.-l. de dép., à 110 kil. >' 0. de IHan-king. Patrie de l'emp. Hone-vou.quiyélovauD mausolée à son père etàFu

POUQUET (Nicolas) ,surinteadant des finances, célèbre par sa disgrâce, né à Paris en 1615, était BU d'un riche amateur breton. Appelé en 1553 par la

protection de la reine-mère, Anne d'Autriche , A

I administratlon des finances , il réussit pendant quelque temps à faire face aux dépenses de l'état, qui déjà était obéré; mais un déficit considérable ayant été bientôt reconnu , on l'accusa de dilapidation : il avait, en effet, amassé une fortune immense et avait dépensé dans sa seule terre de Vaux 18 millions. Prévoyant sa disgrâce, il avait fait des dispositions pour résister : il n'en fut pas moins arrêté en 1661 . Jucré et condamné par une commission, qui était composée en grande partie de ses ennemis, il fut enfermé dans la citadelle de Pignerol, où il mourut en 1680, •pr ès 1 9 ans de captivité. Colbert, qui aspirait à lui succéder, avait été le premier artisan de sa ruine. F. conerra dans ses revers de nobles amis, entre autres Pcllisson,qui partagea sadisgrace,LaFontainc,quiihaii ta ses malheurs, et Mme de Sévigné. Son crime, qui fut longtemps un problème, n'est que tropavéré. Sa vie a été écrite par d'Auvirny. — Maréchal. V. bellk-isle.

FOUQUEVILLIERS . bourg du dép. du Pas-de- Calais . à 16 kil. N. 0. de Bapaume ; 1,900 hab. Huile de graines.

FOUQUIER-TA1NVTLLE (Antoine-Quentin), accusateur public, né en 1747 au village d'Héronel auprès de Saint-Quentin (Aisne), avait ét< procureur au Châtelet avant la révolution. Sciant fait remarquer dans les clubs dès 1789 par la violence de ses opinions, il se concilia la protection de Danton et de Robespierre, qui le firent nommer en 1793 accusateur public près le tribunal révolutionnaire.

II fit condamner des milliers d'accusés, le plus souvent sans les entendre et sans forme de procès Parmi ses victimes on remarque Marie-Antoinelte et les Girondins. Il n'épargna pas même Danton et Robespierre, ses anciens protecteurs. Toutefois, il fut lui -mémo décrété d'accusation peu après la jouruée du 9 thermidor, et monta sur l'échafaud le 17 floréal suivant (6 mai 1795}, accablé des malédictions de ce peuple dont il avait été le héros.

FOUR ou FOUIIS, ch.-l. de cant. (Niè vre) . * 19 kil. E. de Dcciic; 1,100 hab. Porcelaine, verre.

FOCKCÉS, bour* du dép. du Gers, à 12 kil. N. 0. de Condom : 1 .000 hab. Jolies turquoises.

FOL'HCHAMBAULT, commune du dép. de la Nièvre, à 0 kil. N. 0. de Nevers. Forges, hauts-fourneaux; Importantes usines créées par MM. Boigue-.

F0URCHES-CAUD1NES , auj. Forchie , lieu du Samnium entre Capoue et Caudium, célèbre par ls capitulation honteuse qu'y fit l'armée romaine, cernée par le général samnitc Pontius Hérennius et réduite à passer sous le joug, 321 av. J.-C. Voy.

CAI'DIUI.

FOURCROY (Antoine-François de) , chimiste, né à Paris en 1755. remplaça en 1784 Mscquer dans la chaire de chimie du Jsrdin-dcs-Plantes , et se fit bientôt une grande réputation par le talent avec lequel il professait. Il fut nommé en 1792 député de Paris à la Convention, et entra ensuite au Conseil des Cinq-Cents. Il Tut appelé en 1799 au Conseil d'état, devint en 1801 directeur- général de

I instruction publique, et déploya dans ces fonctions une grande activité. On lui doit l orpani«Uon des écoles de médecine de Paris, Montpellier, Strasbourg, ainsi que celle des écoles de droit, d'un grand nombre de lycées (auj. collèges royaux) et de collèges communaux. Toutefois, ses vues ne s accordant pas entièrement avec celles de l'empereur Napoléon ,

II se vit éloigné lors de l'établissement définitif de l'université; il fut très sensible à celte disgrâce et mourut peu après d'apoplexie, en 1809. On a de lui plusieurs ouvrages dont les plus importants sont : Système des connaissances chimiques et de leur application, 1801 , 6 vol. in-4 et 11 vol. in-8; Phi» losophU chimique, 1792 et 1806; Il a en outns laissé

de mémoires particuliers, rour-

roua

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