GELD
GEME
GEER (de). Voy. tan geer.
GÉES, nom ancien de l'Abyssinle, lert encore à d> signer un»- langue que l'on ne parle plui aujourd'hui, mai» dans laquelle sont écrits les livres sacrés de* Abyssins.
GEFLLBORG, Gevaliatn latin moderne, Tille de Suéde, dans la Suède propre, ch.-l. du lan ou gouvernement de GeûVhorg, à l'embouchure du Gefle, •I i 80 kil. E. de Falun ; 6,000 hab. Maisons en bols: ruée largos el bien pavées; pèche active et commerce maritime florissant. — Le gouvernement de Gefleborg, formé des anciennes provinces de Gestrikland el Helsingland , a pour ch.-l. Gefleborg, et pour autres villes principales Soderliamn, Jarssœ, lliiddiksvall.
GEHENNE (c.-a-d. en hébreu vallée qui a appartenu à Hinnom), vallée riante et fertile, située au S. de Jérusalem, près de la porte det Potiers, sur les frontières des tribus de Juda et de Benjamin. Cette vallée, étant devenue dan* la suite le théâtre des sacrifice» sanglants du dieu Moloch, et l'endroit où l'on jetait les cadavres des animaux et des malfaiteurs, prit le nom de Thophet (horreur) et ne fut plus pour les Juifs que le sy mbole de l enfer.
GE1ER, ville de Saxe, à 9 kil. N. E. de Grunhayn : 1,800 hab. Mines de cobalt, étain, arsenic, vitriol, etc.
GEILER (Jean). Voy. ceyler.
GE1SA ou GE1SS, ville du grand-duché de Saxe- Wcimar, sur l'Elstcr, à 35 kil. N. 0. de Meinîngen; 1,650 hab. Château.
GKISA, duc et rois de Hongrie. Voy. cetsa.
GEISLINGEN, ville du roy. de Wurtemberg (Danube), à 26 kil. N. 0. d'Ulm : 2,000 hab. Martinets à fer et à cuivre, coutellerie, papeteries, cle.
GEISMAR, Geismara, ville de le Hesse-Cassel, à 3 kil. N.O. deFrittlar; 600 hab. Source minérale.
GEISPOLTZHhïM, ch.-l. de cant. (Bas-Rhin) f i 1 1 kil. S. 0 de Strasbourg ; 2.100 hab. Commerce très actif.
GELA, d'ab. Lindes, aujj. Terranova ou Alicata? t. de Sicile, «ur lacôte méridionale, à Pemb. du ll.f.élas fut fondée par les Rhodiens et les Cretois vers l'an 890 av. J.-C., et fonda k son tour Agrigentc, puis Phintiade qui prit aussi le nom de Gela (prés de la côte et k TE. de la métropole), (iélon, tyran de Syracuse, avait été d abord tyran de Géla.
GEL*!, peuple d'Asie. Yoy. caocsii.
GELASE I (saint), pape, élu en 492, approuva ce
Îue son prédécesseur , hélix 1 , avait fait contre cace ; refusa d admettre k sa communion Euphéliius, patriarche de Constantinople, qui ne voulait pas condamner la mémoire de cet hérésiarque ; combattit les erreurs des Eutychéena, convoqua en 494 k Rome un concile dans lequel fut dressé le canon des saintes Ecritures, et mourut en 496.
gclase n, pape, né k Gaetc et connu d'abord sous le nom de Jean de Gaite. fut élu en 1 1 18, après mo'1 dt' 1>a-°al H. Aussitôt après son élection, Lincio rrangipani, consul de Rome, qui avait voulu faire élire un autre pape, le contraignit k sortir de Rome, et, de concert avec I empereur Henri V, il fit élire k sa place Maurice Bourdin, aous le nom de Grégoire VIII. Gélase se retira k Gaëte, d où il excommunia l 'anti-pape et ses protecteurs. Peu après, Il rentra un Instant dans Rome; mais II en fut bientôt chassé de nouveau par Fra.igipani. Il se réfugia alors en France, où II fut irjti avec honneur, «t termina ses jours dans l'aht«ye de Cluny en 11 19.
GELB, Gelduba, bourg des Etats prussiens (prov. Rhénane), k 17 kil. N. 0. de Dusseldorf, sur le Hhin. rive gauche, au lieu où fut construit le pont de Drusus : 100 hab.
GELBOE (mont), petite chaîne de montagnes de f î •[••«»«. 1* tribu de Zahulon, célèbre par U défaite et la mort de Seul en 1040- 1
GELDRIA, noiu laPn moderne de la cuf.ldre. Sfî'S (C,aude|« peintre. Yoy. lorrain (Claude GhLhNAU, ville du roy. de Saxe (LiiKebirse' à WJFàShS* v»c.«-ChemniU : 2,500 hab. * ' S5rSHÎf»V: d AUem ' ,a m*me qu'LNGELnEM.
GELIMhR. Voy. ciliher.
• GELLAH, ville de l'état d'Alger (Const antinc) . k 170 kil. E. de Constantinc, sur la M edierda. C'était un lieu de refuge pour les meurtriers. — Daui l'état de Tunis est une autre Gellah, l'ancienne Castra Corneliana- elle est située aussi sur la Medjerda, k 26 kil. N. de Tunis.
GELLERT (Christophe), littérateur allemand, n k Ilainichen, dans la Saxe, en 17 1S, enseigna ave un grand succès la philosophie morale à Leipsick. et mourut dans cette ville en 17C9. 11 a laissé des ouvrages de genres divers, des poésios religieuses, des comédies, des dissertations littéraires; mais ce qui le rend surtout célèbre, ee sont ses Fables et «es Contes, dont le premier recueil parut en 1746, et qui ont obtenu en Allemagne une vogue populaire. On lui doit aussi des Leçons dt Moral* furt estimées, qui ont été publiées après sa mort, 1770. Ses Fables ont été traduites en prose par Toussaint, Berlin, 1778, et en vers par M. Stévens, Breslau. 1777 ; sa Morale a été Lrad. par Pajon , l'trecht, 1776. Ses œuvres complètes en 10 vol. in-8 ont l«ru k Leipsick, 1784 , 1841 , ete. — Son frère Christlieb Gellert fut un des plus savants métallurgistes de l'Allemagne. 11 fit k Freyberg en Saxe des cours do minéralogie qui eurent un grand succès , fut nommé administrateur des forges de cette ville, 1764, et professeur de métallurgie, 1765. 11 mourut en 179k. On a de lui des Éléments dt métallurgie chimique, Leipsick. 1750, in-8 GELLIUS (aiilcs). Voy. adlc-celle.
GELNHAUSEN, ville de H -sse-Casse! (lîanau), sur une haute montagne, et près de la hin/.ig , à 20 kil. N. E. de Hanau ; 2,800 hab. Jadis ville impériale. Ruines d'un palais de l'empereur Frédérie L GËLON, fameux tyran de Sicile, s'empara d'abord du pouvoir k Géla, l'an 491 av. J.-C., puis s Syracuse en 484, el fit le meilleur usage de l aulorilé qu'il avail usurpée. 11 allait porter des secours k la Grèce envahie par Xerxès, quand les Carthaginois, k l'instigation de ce prince, attaquèrent U Sicile avec 300,000 hommes. Gélon les battit complètement près d H i mère, les réduisit k demander la paix, et stipula |K>ur première condition que Cartilage abolirait les sacrifices de victimes humaines. Il voulut ensuite abdiquer la puissance, mais le peuple le força de la garder. Il régna encore deux ans avec autant de justice que de sagesse , embellit Syracuse et réforma les mosurs. Il mourut l'an 478 av. J -C., et eut pour successeur Hiéron.
GELONS, peuple sarmate, d'origine grecque, entre le Hamster et le Danapris, auS.d. s Budini. Les villes é'Olbia eià'Odessus étaient dans le pays qu'ils occupaient, mais sans leur appartenir. Les Gélons étaient déjk connus dès te temps d'Hérodote, A la fin du il* siècle ils furent compris dans l'empire goth G EL V ES, ville d Espagne (Séville), k 1 1 kil. S. E. de San-Lucar-la-Mayor; 3,650 hab.
GhMBLOUX, Geminiaeum ou GemNacum, ville de Belgique (Namur), k IS kil. N. O. de Namur; 1,700 hab. Place Jadis forte. Ane. abbaye de Bénédlctins.Coutellerie.Ln 1578, don Juan d'Autriche y battit l'armée des Etats-Généraux, et en 1794, les Autrichiens, commandés par Beaulieu, y furent défaits par les Français.
GEMEAUX, Gemini, le troisième des douxe signes du zodiaque, représente les deux Tyndandes, Castor et Poil n i. Ils formaient une constellation favorable aux navigateurs.
GEMELLI-CARERI (Jean - François) , voyageur né k Naples en 1651, il. de 1680 k 1698,
(jfcJtfE
GENE
iiD tong el difficile voyage dans presque toutes let parties du monde; visita l'Europe, l'Asie et l'Afrique: s'avança jusqu'à ta grande muraille qui sépare la Chine de la Tariarie; parcourut le Mexique, etc. En 1699, il publia la relation de ses voyages sous le titre de Giro del mondo (Tour du monde), Naples, 6 vol. in- 1 ? ; cet ouvrage a été traduit en français par Dubois de Sl-Gelais, Paris, 1719, 6 vol. ln-12.
GEM ENOS.b.de Fr. B.-du-Rhône).k 20 k.E.deMarseille; 1835 h. Verr.;chkt. et parechantés parDelille.
GEMERT, village de Hollande (Braliant beptent), k 19 kil. N. E. dTandhoven; 4,000 hab. Fabrique de belles toiles.
GËMISTE (George), surnommé Pléthon, philologue et philosophe platonicien, né k Constanlinople vers 1400, fut du nombre des Grecs qui vinrent chercher un asile en Italie après la chute du Ba*- Empire ; il se flxa à Florence et fut admis k la cour du premier des Média». Il se déclara le champion de Platon contre Aristote, eut k ce sujet divers démêlé? avec George de Trébiionde et publia contre lui plusieurs écrits. Ses principaux ouvrages sont : De platonicœ aique aristotelicœ philosophiœ différente , BA!e, 1574, in-4; Oracula magiea Zoroasuis, Paris, 1538. in-4. avec corn m., en grec, 11 avait aussi écrit •ur l'histoire cl la géographie.
GEMMA (Régnier), dit Frisius ou le Frison, mathématicien, né en 1508 à Dokkum dans la Frise, mort k Louvain en 1555, s'est rendu surtout célèbre par ses travaux sur 1'aslronomie. On a de lui : De Radio astronomico etgeometrico liber, Anvers, 1545, in-4: De Annuli as tronomiei usu, Anvers, 1548, ln-8; De Principiis astronomiœ et cosmographiœ , etc., Paris, 1547, in-8; traduit en français par Boissière, Paris, 1582, ln-8; De Astrolabio eaiholico et usu ejusdtm, Anvers, 1540, in-8; Caria sivt mappa mundi, Louvain, 1540. Il a donné plusieurs éditions corrigées et augmentées de la Cosmographie de P. Aplanus. — Son fils, Corneille Gemma, s'est aussi distingué comme astronome.
GEMMI, montagne de Suisse (Valais), sur les confins du canton de Berne: hauteur, 2,320 mètres. On y a taillé dans le roc une routa pour les ■ mul.'f*. nui part des bains de Louèebe.
GEMONA , ville du rov. Lombard-Vénitien , sur le Tagllamento, k24 UL N. 0. d'Udlne; 4,500 hab.
GEMONIES (probablement de gemo, gémir). On appelait ainsi k Rome un lieu où l'on exposait les eorps des criminels suppliciés. Ce lieu était voisin du Tibre et situé près du mont Aven Un ; il avait reçu sa destination de Camille, l'an 396 av. J.-C, •ipivs ].-. défaite des Véiens.
GEMOZAC, eh.-l.decanton (Charente-Inférieure), A 19 kil. S. de Saintes; 3.200 hab.
GEMSCH1B. Voy. pjeuschid.
GEMUND ou GMUND , ville des États autrichiens (Illjrle) , k 65 kil. N. 0. de Klagenfurth; î.iOO hab. Aux environs mines et fonderies de fer — Il y a en Allemagne d'autres villes du nom de GemUnd, mais peu Importantes.
GENABUM, ville de la Gaule Celtique, est auj. Orléans. On a dit k tort que c'est Gien.
GENAPPE, ville de Belgique (Brabant mérid.) , «ur la Dyle, k 23 kil. S. E. de Bruxelles; 1,200 hab. Papeterie, brasseries, moulin k huile, forges. 11 s'y livra avant et après la bataille de Waterloo plusieurs combats entre les Français d'un coté , et les Anglais et les Prussiens de l'autre.
GÊNAI M s Genauni, peuplade de la Vindélicie, fut vaincue par Drusus, frère de Tibère.
GENÇAY , ch.-!. de canton (Vienne), k 26 ktl. N. E. de Clvray ; 750 hab. Étoffes de laine.
GENDREY , eh.-l. de canton (Jura), k 18 kil. N. E. de Dole 1 600 hab.
GÉNÉRAL d'ordre. On donne ce nom au >h«f supérieur d? tous les eourents obéissant à une
même règle. tM ordres de Citeaux, de Saint-Maur, des Feuillants, des Chartreux, des Oratoriens , des Prémontrés, des Malhurins, avaient un général particulier. Il en est de même des Franciscains, des Dominicains, des Jésuites. Les généraux d'ordre sont exempts de la soumission k ï'évéque diocésain.
GENÉRALIF (le), en espagnol XeniroJi/e, magnifique palais de plaisance des rois maures à Grenade, près de l'Alhambra, sur le sommet d une colline.
ouIuusk:, âluut-
servait de résidence k la cour pendant l'été.
GENERALITE ou pavs des ÉTATS-GÉNÉRAUX, Gcncralitœislasnde en allemand. Ou désignait sous ce nom plusieurs pays sujets de la république des Sept-Provinces-Unies, et non dune seule des Sept- Provinces en particulier (comme Drenlhe qui l'était de Grœningue). Ces pays comprenaient: 1» une partie du Brabant (villes principales, Bois-le-Duc, Eindhoven, Bréda, Berg-op-Zoom) ; 2* le district de Maastricht ; 3« une partie du Limbourg ( Fauquemont, Dalem); 4» une partie du quartier supérieur de la Gucldre (Venloo, Stevena-Waard, Nieuttadt); 5* une partie de la Flandre (L'Ecluse, Kadsand, Biervliet, Axel).
GENERALITÉS.On appelait ainsi, dans l'ancienne France, la juridiction d'un intendant général des finances. Le nombre des généralités varia souvent. Au milieu du UT* siècle, on comptait quatre généralités : la Langue-d Oc, la Langue-d'Oil, la Normandie et le pays d'outre Seine. Sous François 1, 11 y en avait 16. En 1787 on en comptait 32, parmi lesquelles on distinguait : 20 généralités avec élections (les élections étaient les tribunaux chargés de juger en lr» instance les contestations relatives aux tailles, impôts, etc.), savoir : Amiens, Rouen, Caën, Alençon, Paris, Soiseons, Chklons-sur-Marne, Orléans, Tours, Bourges, Poitiers, La Rochelle, Moulins, Limoges, Riom, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Montauban, Auch; — 12 généralités sans élections : Flandre. Hainauf, Lorraine, Meta, gne, Bourgogne, Éraiicue-Cumic, ] pellier, Roussillon et Aix. — En dehors de ces 32 généralités étaient les pays détau qui votaient eux-mêmes leurs contributions et en réglaient la perception ; c'étaient : les châlellenies de Lille et de Douai (dites état de Flandre), la Provence, le Béarn, la Baase-Navan s, le Bigorre.le comté de Folx, et les nays de Soule.d'Armagnac, de Nébouian elde Marsan. — Toutes ces distinctions ont été abolies à la rév;»lution de 1789.
GÉNÉRAUX (Étal*-), Voy. ètaTS-CÉNÉRAUX.
GÊNES, surnommée Gênes-la-Superbe, Genua des anciens, Genot-a en Italien , grande ville des Etats sardes, ch.-l. de l'Intendance et de la province de ce nom, au fond du golfe de Gènes, avec un magnifique
Eort, par 44* 24 lat. N. , 6* 32' long. E., k 150 il. S. E. de Turin ; 95,000 hab. Celte ville, bâtie en amphithéâtre, offre un aspect majestueux du côté de la mer, mais elle est triste k l'intérieur. Elle a beaucoup de beaux palais en marbre blanc , ornés de sculptures et de peintures. Elle renferme plusieurs collections , dont quelques-unes magnifiques. On y remarque trois belles rues ( Balbi , Xuova, Nuovissima) , deux belles places, le pont Carignan, de superbes églises (Si -Laurent , qui est l'église métropolitaine, l'A nnonciude, St-Ambrotsc) ; la banque St-George (fondée vers 1407); des aqueducs, de vastes chantiers, dits de la Foce. Université, académie des beaux -arts, musée d'histoire naturelle, trois bibliothèques, jardins botaniques, écoles diverses, deux collèges dont un de Jésuites , cinq hôpitaux et hospices. Industrie active : velours , damas, éloffes de soie, bas, gants , dentelles, etc. Grand commerce. Aux environs, carrières riches en beaux marbres. — Gênes parait avoir été fondée vers 707 av. J.-C., par les Liguriens ; elle fut coules Romains el incorporée k la Gaule Cis-
GENE
GENE
alpine ren 222 ; Magon, frère d Aonlbal, la détruisit pendant la 2* guerre punique (205); les Romains la relevèrent trois ans après. Elle devint sous les empereurs une ville municipale. Après la chute de l'empire elle appartint successivement aux Hérulcs, au v Oslrogoths, aux exarques grecs, aux Lombards, à Cliarlemagne ; elle se rendit indépendante sous les successeurs de ce prince (an commencement du x* siècle), et se donna des consuls. Au xi* siècle elle était déjà importante par le commerce et la navigation ; elle s'enrichit pendant les croisades en transportant les Croisés en Asie, et bientôt marcha de pair avec Pise et Venise. Elle étendit son territoire i droite et à gauche sur le golfe qui prit ■on nom, et conquit autour d'elle les côtes S. E. et S. 0. du golfe, qui prirent le nom de Rive ou Rivière du Levant et Rivière du Ponenl. Elle eut aux xil* et Xlil* siècles à soutenir contre Pise une guerre acharnée dans laquelle elle unit par triompher ; elle enleva à sa rivale Sassari, l'île de Corse, et détruisit le port de Pise, 1290. Les Génois avant puissamment contribué à rétablir sur le trône de Constantinople les empereurs grecs, obtinrent des Paléologues, en récompense, d'immenses avantages. Ceux-ci leur cédèrent les faubourgs de Péra et de Galata (à Constantinople), la ville de Cafla en Crimée, où ils conduisirent une colonie, Smyrne, Scio, Mételin.Ténédos, etc., 1261- 1296. Depuis cette époque Gènes entra en lutte avec Venise pour la suprématie en Orient i elle mit cette république à deux doigts de sa perle dans les guerres dites de Cafla ( 1360-66) et de Chiozza (1376-81) : mais enfin elle se vit contrainte de céder le pas à sa rivale.Gênes était depuis longtemps déchirée par des dissensions intérieures, surtout par les querelles des Guelfes et des Gibelins, et affaiblie par de fréquentes révolutions. En efTet , les Génois , changeant sans eesse de gouvernement, obéirent successivement à des comtes (jusqu'en 1190), puis à des podestats étrangers , a des dictateurs sous le titre de capitani (1267), à des protecteurs (1270), qui gouvernaient concurremment avec des abbés du peuple , espèces de tribuns; enfin Ils se donnèrent des doge* ou ducs), en 1339; le premier doge fut Simon a ; les maisons ducales les plus connues sont les familles nobles des Doria, des Spinola, des Fieschi, des Grimaldi ; pub les familles plébéiennes des Adorai, des Fregosi. Deux fols (l3(Hetl468) les Génois , Incapables de se gouverner par euxmêmes, se mirent entre les mains de la France: puis ils se donnèrent aux marquis de Montfcrrat , aux ducs de Milan. Ils avalent déjà perdu au milieu de ces révolutions la plus grande partie de leurs possessions Italiennes; l'invasion des Turcs leur enleva également leurs établissements sur la mer Noire et dans l'Archipel (1476). André Doria avait de nouveau soumis Gênes à la France ; mais mécontent du roi , 11 s'allia avec Charles-Quint , délivra Gènes du joug des Français, et lui donna une nouvelle constitution (1628); les doges furent rétablis, mais ils ne furent plus à vie; ils étalent élus pour deux ans, et on leur adjoignait deux consuls et un censeur (ce fut André Doria qui fut le premier censeur). Ficsque conspira, mais sans succès, contre ce nouveau gouvernement (1647). Gènes resta depuis étroitement liée à l'Espagnc.el prit parti pour elle contre la France. En 1684, Louis XI V fit bombarder G. qui avait insulté son ambass.; le doge même dut venir lui Taire réparation En 1746, les Autrichieus occup. G.; ils en furent chassés 3 moisaprès. En l"ï>8, les Génois rédèr. I la France la Corsc,dont ils ne pouvaient plus comprimer les révoltes. En 1790 , Gènes fut occupée par les Français, et son territoire forma l'année suivante la République ivoirienne. En 1800, les Franças, commandés par Mas- •éna, soutinrent dans Gênes un siège célèbre contre IrsAng'alsetle* Autrichien»; Ils furent forcés de
rendre la ♦Rie, mais ils y rentrèrent peu après En 1806, l'état de Gênes fut incorporé à l'empire fran çais. et forma les département» de Gênes des Apennins et de Montcuolte. En 1814, Gênée fut donnée au roi de Sardaigne. Insurgée en 1849.
GÊnks (état de). L'ancienne république comprenait une étroite lrsièrede terrain (dite Rivière) entre les Apennins et la mer, et se divisait : le en Rivière du Levant (où se trouvaient les villes de Gênes Rapallo, Lavagna , Sestri di Levante , Spetio , Luni Sartane); 2« en Rivière du Portent (villes: Novl) Gavi, la Bocchctta , Savone, Albenga , Vintimille,' San-Remo) : 3° en marquisat de Final. On peut v ajouter la Corse, qu'elle perdit en 1768.
gênes (département de), un des départements de l'empire français, entre la mer, le Pô, le dép. do Taro et ceux de la Stura et de Montenotte , avait pourch.-l. Gênes.
gênes (intendance générale ou duché de), une des huit intendances-générales actuelles des Etats sardes, s'étend depuis Nice à l'O. jusqu'au duché de Parme au S. E. , et se subdivise en 7 intendances ou petites provinces: Gènea, Savone, Albenga, Novi, Chiavari, Bobbio, Spexia.
gênes (golfe de), Ligusticus thuu ou mare Ligusticum, golfe situé entre la France et l'Italie septentr. GENESARETH (lac de). Voy. tibêrude (mer de). GENESE, premier livre du Pentateuque de Moïse et de toute la Bible (du mot grec génisis , génération], comprend le récit de la création et l'histoire des premiers hommes jusqu'à la mort de Joseph et la naissance de Moïse.
GENES! I S (Joseph), historien du Bas - Empire . au x» siècle , est auteur d'une Histoire de rempin grec (de l'année 813 à 886 ) , Imprimée à Venise, 1733, in-fol. arec-latin.
GENESTELLE , bourg du dép. de l'Ardèche, à 10 kil. d'Aubenas; 2.100 hab.
GENÈVE, Geneva en latin, Gen/en allemand , ville de Suisse , chef-1. du canton de Genève , à l'extrémité du lac Léman ou de Genève, par 46° 12 lat. N., et 3« 48' long. E., à 492 kil. S. E. de Paris, près du confluent du Rhône et de l'Ane. Environ 32,000 hab. Belle cathédrale de Saint-Pierre, hôtet-de-ville, collège, observatoire, hôpital , quatre ponts. Sociétés savantes, académie ou université , bibliothèques , collections diverses , etc. Genève est une des villes les plus éclairées q>ii existent. Elle est aussi très-industrieuse : son horlogerie , sa bijduteriesont renommées ; elle fabrique des instr. de niai l>ém.ctdech!rarg..desélon*esde laine, desoie, etc. — D'abord aux Allohroges ; elle fut comprise dans la Province romaine, et devint au v* siècle une des villes principales des Burgunde*. Elle suivit le sort de la Bourgogne jusqu'en 1032, fut plus tard le théâtre de rixes fréquentes entre ses évêques et les comtes genévois. Ceux-ci, Bêlant éteints en 1410, furent remplacés par les ducs de Savoie. Genève secoua le joug de ces ducs en 1621 . fit alliance en 1626 avee Berne et Frihourg , embrassa la réforme en 1633, devint la résidence de Calvin, et fut dès lors considérée comme étant la Rome du calvinisme. Le duc de Savoie tenta en vain de la surprendre en 1602. Il fut forcé de signer l'année suivante un acte qui reconnaissait l'indépendance d« Genève, sous la garantie de la France, de Berne et de Zurich. Genève , avant 180l , était non pas un canton suisse, malsune république alliée des cantons. Cette république eut d'abord un srouvernement démocratique ; il devint aristocratique en 1782. Genève fat pris* par les Français en I79R, et devint le ch.-I. du dép. du Léman ; elle fut agrégée à la Suisse ei 1816. Ensanglantée par la (ru^rm r.\w. en 1816. — G a produit ane foule d'hommes III.: Lefort. Casaubon, Leelerc, J.-J. Rousseau, Bonnet, Huber, Deluc.Sauti, Pictel, Candollc. Sisroonli, Necker
6KMÈTE (canton de), le 22* de la confédération suisse ^ncorporé depuis 1815), entre le canton de Vaud au H., la France au N. O. , la Savoie au S. et à l'E., 2S kU. sur 9 ; 84,000 h. dont 38,000 Calvinistes. Ce canton a été formé de I ancienne république de Genève, plus quelques districts de la Savoie et du pays do Gex. Il possède, outre Genève, deui villes, Yensoy et Carouge ; il a deux enclaves dans le canton de Vaud. On y parle français.
genève ( lac de ) ou lac léran , Lemamu lacus, Genfcr-tctAt* Allemands, au S. 0. de la Suisse, entre le canton de Vaud et le Valais : 70 kil. de long sur 1 3 de large. Le Rhône le traverse. Ses eaux nourrissent des poissons exquis ; ses cotes offrent des sites délicieux (entre autres celui de Meillerie). Ce lac est exposé à des crues subites et quelquefois même a des tempêtes. Néanmoins la navigation y est fort active. Sa plus irranrle profondeur est do 308 mètres
GEN&VK Robert de). Voy. robert.
GENEVIEVE :salnte),Cenoi.f/a, patronnede Paris, née à Nanterre près de Paris vers l'an 423. n'était, selon l'opinion commune, qu'une simple bergère. D'après le conseil de saint Germain d'Auxerre , elle consacra sa virginité à Dieu. Après la mort de ses parents, elle vint demeurer à Paris chex sa marraine, et y mena une vie toute de piété et d'abstinence. Lors de l'invasion d'Attila dans les Gaules 451), les Parisiens effrayes voulurent abandonner leur ville : Geneviève les retint en leur prédisant que Paris serait épargné, et la prédiction s'accomplit. A une autre époque elle procura des vivres aux Parisiens affliges d'une disette. A sa prière , Clovis fit bâtir en l'honneur de saint Pierre et saint Paul 1 église qui depuis porta le nom de la sainte elle-
mfme i*« haul de la rconkgne de Sainte-Geneviève, à Paris). Elle mourut le 3 janvier 512. Ses reliques étaient eiposecs a la vénération des fidèles dans 1 église qui lui était consacrée; depuis la destruction de cette église , elles le sont dans celle de Saint-Etienne-du-Mont.Une neuvaine, commençant chaque année le 3 Janvier, jour de la mort et de la fête de la sainte , attire une foule considérable dans cette église.
©bwevieve de brabant, fille d'un duc de Brabant, épousa, vers l'an 710, Siffroy, châtelain de Hohenbimmeren, au pays de Trêves, et fnt accusée d'adultère auprès de son mari par l'intendant Golo, qui avait en vain essayé de la séduire. Siffroy, alors absent, ordonna de la Taire périr, ainsi qu'un enfant qu'elle venait de mettre au monde , et dont elle était enceinte au départ de son époux sans que celui-ci le sût. Les hommes chargés d'exécuter l'ordre barbare ne purent se résoudre 1 le faire, et abandonnèrent la mère avec l'enfant dans une forêt , où, •••Ion la légende, une biche les nourrit de son lait pendant six ans. Au bout de ce temps (737), Siffroy retrouva fortuitement son épouse dans une chasse où il poursuivait la biche nourricière ; 11 reconnut 1 Innocence de Geneviève, lui rendit tous ses honneurs, et fit mettre à mort le perfide Golo. Gene-
l i v 1 endroit m*me °ù fut trouvée, bâtit â la Vierge la chapelle do Frautnkirchen, dont les ruines existent encore et attireut beaucoup de pèlerins. Cette aventure a fourni le sujet d'un grand nombre de légendes, romans, complaintes, drames et tragédies; kstiaL-édicsdeTicck et de Nullcr sont ies seuls écrits remarquables qu'elle ait inspirés.
GENEVOIS comté, puis duché de), t,< hennemis ducatut, ancienne province Jcs Etats sardes, dans le duché de Savoie, entre la prov.de Carouge au N. 0., le Fauek'uy au N. È., la Savoie supérieure au S. E. la ïsivoio propre au S. 0. Ch.-I., Annecy. Ce payi appartint d'abord aux comtes de Getie\c (d'où le nom qu'il a rcteuu, quoique la ville de Genève n'en fasse nullement partie) ; il passa ensuite a Humbertet Olhon de Villars, puis a la raai-