GENL
son de Savoie qui t'érigea en apanage avec le titre de duché, en 1564. Le Genévois fut de nouveau incorporé â la Savoie en 1659. De 1792 à 1815, il fut compris dans l'empire français et forma une partie du dép. du Mont-Blanc. Il fut rendu aux Etats sardes en 1815.
GENEVOIS (Charles- Félix, doc de), depnis roi de Sardaigne, mort en 1831. Voy. CHARLES-FELIX.
GENENRE (mont), Janus mon», montagne qui appartient à la chaîne des Alpes Cettiennes, sur la limite de la France et des Etats sardes, dans le dép. des H.-Alpes; hauteur, 3,686 mètres. La Durance et la Doire Ripaire ont leurs sources près de ce mont. Quelques auteurs croient que c'est sur ce point qu'Annlbal franchit les Alpes.
GENGA (della), pape. Voy. lëos xii.
GENGIS-KHAN (TÉ«cwif»,dil),c.àd.lePuiij. Khan, célèbre prince mongol, né l'an 1164 de J.-C., nioil en 1227, était d abord simple cher d'une boni? mongole, tributaire des Tartans Rhitans, qui étaient alors maîtres de !a Tarlarie orientale. En peu d'années, il agrandit prodigieusement son faible hér tage : il conquit le paya des Mongols Naimans, celui des Tartan* Olgours (1209) et la Chine septentrionale (1213); soumit la Corée (1219), la Transoxane (1221), le Khoraçan et lirak-Adjémy (1222), le Kharism et plusieurs provinces de la Perse orientale, enfin le Kandahar et le Moultan (1224). Il était alors maître d'un territoire de plus de 6,000 kil. en largeur, s 'étendant de la ville de Tauris, sur la mer Caspienne, à Pékin. En mourant, il partagea ces vastes états entre ses quatre fils, qui lui avaient servi de lieutenants dans toutes ses conquêtes; TchouehI-Khan (ou son fils Batu-Khan) eut le Kaptchak et la Russie mérid.; Tchagalal, le Turkestan et l'Asie centrale; Mangou, la Perse; et Oktal-Khan, la Chine, où il régna sous le nom de Taïtaoung et fonda la dynastie* des Yen ou Mongols. Gengis-Khan se montra souvent conquérant inhumain et barbare, far ses ordres, les villes de Boukara et de Samarcand furent détruites, et une fouie de monuments des arts et des lettres furent anéantis dans Pékin.
GENGISKHAN1DES, nom sous lequel on désigne les princes mongols descendants de Gengis-Khan, qu' régnèrent sur les principaux étals de l'Asie, du au xtv« siècle. Voy. gemcis-khax.
GENIE, Genius chei les Romains, Dcemon chei les Grecs, dieu subalterne, espèce d'ange gardien, qui, dans les croyances des Grecs et des Romains, présidait à la vie de l'homme. On lui offrait du vin, de l'encens, des fleurs, jamais de victimes sanglantes; ce qu'on pouvait faire de plus agréable pour lui était de se livrer soi-même au plaisir : aussi les Romains disaient-Ils genio indulgere (satisfaire son génie) pour s'abandonner au plaisir. — On nommait Junones les génies des femmes.
G EN IL, rivière d'Espagne. Voy. xe.ml. GENLIS ou JENLIS, Ih.-l. de cant. (Cote-d Or), à 15 kil. 5. E. de Dijon; 860 hab. — il y a un autre Genlis dans le dép. de l'Aisne, â 5 Kil. N. de Chauny ; il a 745 hab.
GENLIS (Félicité-Stéphanie dccrest de >u;<tapbi*. comtesse de), née au château de Chani;H éry près d'Autun en 1746, d'une famille noble, mais pauvre, morte en 1831, reçut une éducation brillante, qu'elle dut en partie à la géuérosité du riche financier La Popclinière, et fut mariée dès l'âge de quinie ans au comte Rruslart de Genlis (depuis marquis de Sillery). Nit ce de madame de Montcsson, qui avait épousé eu secret le duc d'Orléans, elle obtint par son crédit la place de darne d'honneur de la duchesse de Chartres et rut bientôt charL'ée de l'éducation de la fille de cette princesse (depuis madame Adélaïde) et des trois princes ses fils ^Lotiis- Philippe, duc d'Orléans, auj. roi de France, le duc de Montpensier et le comte de LowM ils1 . La Taveur
GESS
dont elle Jouissait et ses talents littéraire* lui at-|de), seigneur d'Acier, grand-maltre de l'artillerie
tirèrent beaucoup d'envieux; elle fut même accusée d'être la maître».-* du père de ses élèves. Elle parait avoir puissamment contribué à lui faire prendre parti contre la cour. Quoi qu'il en soit, madame de Genlis fut forcée d'émigrer en 1792; mais elle revint en France pendant le consulat et reçut une pension de Napoléon, avee lequel elle entretenait correspondance. A la Restauration, elle perdit tout crédit ; néanmoins elle reçut jusqu'à sa mort une pension de la maison d'Orléans. Madame de Genlis a laissé de son mari deux Ûlles; elle avait perdu un fils mort en bas âge. On regarde aussi comme sa Ûlle Lui y Paméla, qui épousa lord FiU-Gérald. Les ouvrages de madame de Genlis ne s'élèvent pas à moins de quatre-vingts; ils se rapportent presque tous à l'éducation et consistent en comédies, fables, romans , etc. Les principaux sont : Théâtre d'éducation à l'usage de* jeunet personnes, Paris, 1771-80, 4 vol. lu- s ; Annale* de la vertu, 1782, 2 vol. in-8 ; Adèle et Théodore, ou Lettre* sur ^éducation, 1782,3 vol. in-8 ; Les Veillée* du chAlrau, 1784, 4 vol. in-12 : les Petit* émigré*, 1798, 2 vol. in-8 ; Le* Vœux téméraire t ou V Enthousiasme, 1799, 3 vol. in-12; Conte* moraux, 1802 et 1803, 4 vol. in-8. Elle aaussi composéde nombreux romans historiques, parmi lesquels on remarque: Mademoiselle de Clermont, 1 802 : La Duchesse de la Valliire, 1 804 Madame de Maintenon, 1806 ; le Siège de La Rochelle, 1808. Elle publia en 1825 des Mémoires (10 vol. in-8), qui offrent des révélations curieuses, mais qui firent grand scandale. Madame de Genlis se montra dans ses premiers écrits fort hostile aux philosophes du xviii' siècle, Dana ses ouvrages d'éducation,! écrits avec eicgauee et remplis d Intel et , eue endigue I une morale pure, que malheureusement elle n'a pas toujours mise en pratique. Elle »e fit beaucoup d'eu- MJI^JM sa médisance et ses habitudes d'iutrÎKue.
t»hNNADE,prftre(etnon évêquc)de Marseille m vers 495. On a de lui De Dogmatibus, De Virii illusfribut, où il traltcdes écrivains eeclésiastlqueslimpr. * la suite d'un ouvr. analogue de Si Jérôme" el 1 part DarJ.Fuchte, HeJmst., 161 2). Ecrivain érndit. .nais de peu de jugement; on suspecte son orthodoxie.
CEnnade (Georuc scnoLARius, plus connu sous/ >e nom de), né à Gonstantinopk vers 1400, fut jugegénéral des Grecs et secrétaire de Jean VII, et suivit et empereur au eoncile général de Florence (1 439 ! . i l J appuya d'abord la réunion des deux églises; mais il changea ensuite de système et Tut un des plus irdcnts adversaires de l'union. A son retour en Grèce, il se fit moine. Après la prise de Constantinople par les Turcs , 11 fut nommé patriarche et reçut l'investiture de Mahomet II; Il abdiqua en I4S8 et mourut vers 1464. Dans les disputes philosophiques de son temps, Il prit parti pour Aristote et écrivit contre Gémiste Pléthon, défenseur du platonisme.
GENNARO (Joscph-Aurèle de), avocat et jurisconsulte de Naples, né en 1701, mort en 1761, unit le goût des lettres à celui de la jurisprudence. Il fut nommé en 1738 par le roi Charles VIII magistrat de la ville de Naples, fut chargé en 1741 par le ministre Tanucci de préparer un code uniforme pour tout le royaume, et remplit diverses fonctions élevées, soit dans renseignement, soit dans l'administration. On lui doit plusieurs ouvrages ingénieux : Respublica juritconsultorum, 1731, hi-4 ; Feriœ automnales, 1752, où l'on trouve une partie du Digeste mise en vers latins avee assez de bonheur.
GENNES, ch.-l. de cant. (Maine-et-Loire), sur la Loire, à 14 kil. N. 0. de Sauraur; 1,600 hab.
«EHPiEs-sDa-sEiCHE, bourg du dép. de lïlle-et- V| 10 kil. N. E. de La Guerche; 2,076 hab.
GEN01LHAC, ch.-l. de cant. (Gard), à 27 kil. H.O.d AIals: 1,700 hab.
CEKOIUUC on GENOUILLAC (Jacques caliot
c France, né vers 1466, fit ses premières armes en Italie, sous Charles VIII ; se trouva à la balai le de Fornoue et s y distingua, ainsi qu'à celle d'Agnadcl; fut placé en 1612 à la ttte de I artillerie*, assista à la bataille de Marignan, et à celle de IV vie. où ses sages conseils ne furent pas suivis par François 1; fut nommé gouverneur de Langued en 1545, et mourut l'année suivante, âgé de p. us de 80 «ns. — Son fils (François) Galiot d'Acier , né en 1516, mourut avant lui, en 1544. des blessure, qu'il avait reçues à la bataille de Cérlsoles.
I GENOLA. v. des Etats Sardes (Coni) ,àlU.E. de Saluées. Mêlas j battit Championiiet, 1799.
GENOVEFA1NS, chanoines de l abbave de Sanne- Gcncvlève, connus aussi sous le nom de Contjrtgalion de France, remontent aux premiers temps de la monarchie; on uense nu il* furent institues par Clovis vers 600 pour desservir une église que ce roi venait de fonder a Paris à la sollicitation de Ste Geneviève. Ils suivaient la règle de S. Augustin. Ils subirent plusieurs réformes, notamment en 1626, où on leur donna pour supérieur le P. Ch. Faure, homme d'une piété exemplaire. Les Génovéfains desservaient les paroisses, administraient les hôpitaux et les maisons de charité, dirigeaient les séminaires; plusieurs se sont illustrés dans les lettres. Us avaient pour chef -lieu l'édifice qui forum ch-pui la hiblioll èque ae Sainte-Geneviève et le collège Henri IV. A la fin du xviir siècle, ils comptaient 107 malsons et plus de 1,300 membres.
GENOVESE (le), peintre. Vog. stroki.
GENOVESI (Antoine), ihilosophe italien, n* en 1712 à Castiglione, près de Salcrne, reçut les wrdr««, mais préféra l'étude de la philosophie à ceRe de la t néologie. Il fut d'abord professeur extraordinaire de métaphysique a l'université de Naples, puis fut nommé professeur ordinaire de morale. En 1754 , Barlolomeo Intieri, homme riche, et ami des sciences, fonda pour !ui à Naples une chaire d'économie politique; il la remplit avec le plut grand succès et l'occupa jusqu à sa mort, 1769. G»nove*i fut éclectique en philosophie, et tacha dn concilier Bacon et Dc^eartes. Locke et Leibnitx ; il :réa en Italie l'économie politique, et exerça par 3e* éerita une graude influence; mais n mérita d être censuré pour ses opinionathéologiq. R écrivit d'abord en latin et donna dans celte langue des Élément* de Jleiaphijsitjue, 17 W, et uuc Logique, 1745- Depuis, . adopta la langue vulgaire, et publia, en 1758, Jfcd laztoni filosofiche; ou 1765, Lessioni di Commerci» e W Economia ; en 1766, Logicapergli giotanelti et Scieme nwtafitiehe; en 176? , / » i ceosina ( Morale ».
GENSERIC, roi des Vandales (4 28-477), éteit le 2* fils du roi Godégislle, et succéda à Gundéric, son frère.
II passa d'Espagne en Afrique, L'an 429, à la sollicitation du gouverneur romain de ce pays, le comte Boniface, qui s'était révolté contre l'empereur d'Occident, Valentlnien. Boniface, rappelé au devoir pa saint Augustin, voulut plus tard repousser l'ennemi qu'il avait appelé; mais il fut vaincu par le roi barbare. Genseric s'empara de Cartilage en 439, y établit lesiége de son royaume, et força l'empereur à lui accorder la paix. Quelque temps après, Valentlnien ayant été tué par Pétrone Maxime, Eudoxie, sa veuve, appela Genséric en Italie pour venger la mort de son mari. Genséric accourut aussitôt, prit Rome (46û), la pilla pendant 14 jours, en emporta des trésors immenses, et emmena Eudoxie elle-même en captivité. Après son retour en Afrique, il agrandit encore ses états. Il mourut redouté en 477.
GENSONNE (Armand), né à Bordeaux en 1758, était en 1789 avocat au parlement de cette ville. Il fut envoyé en 1791 à l'Assemblée législative, et s' fit remarquer en provoquant la déclaration de guerre contre l'Autriche. Député à la Convention par la