‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 482 sur 567 · GOBE · texte numérisé non relu

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, St-Pétersbourg, 1 770-84 (la publication en fut terminée par Pal las). — J. -Frédéric Gmelin, •seveu de Jean-George, né & Tubingue en 1748, mort en 1804. fut professeur de médecine dana aa Mlle natale, puis à Goellingue, et flt un grand nombre de traitée élémentairea de botanique, de minéralogie, de métallurgie, etc. On estime surtout ton Histoire yénéraU des poissons, et son Dictionnaire d'histoire naturelle. — Un autre Gmelin, Guillaume-Frédéric, né à Badenweiler et mort en 1821, s'est distingué comme dessinateur et graveur. Il réussit sur-tout dans les dessins à la sépia. GMUND , ville d'IHvrie. Voy. gmhwd.

GNED1TSCH (Nicolas), poète russe, né à Pultewa en 1784. mort en 1833 à Saint-Pétersbourg, était conservateur de Ut Bibliothèque impériale, conseiller de cour, membre de l'Académie Russe. 11 a composé des poésies, et traduit l'Iliade en vers hexamètres ruwes, Saint-Pétersbourg, 1831, 2 vol. tn-4. On lui doit aussi des traductions de la tragédie d'Âbu/ar de Dueia , du Rot Lear de Shaksfoeare (1808). du Tancrlde de Voltaire (1816), et des chants populaires des Grecs.

GNKSNK Gniezno en polonais, Tille murée de l'ancienne Pologne, au), dans les États prussiens fPosnanie), à 49 kit. N. E. de Posen ; 4,800 hab. Archevêché. Draps, toiles, eau-de-vie de grains, bière ? tanneries. Jadis capitale de la Grande-Pologne. Le* Prusniens la prirent en 1793.

GNIPHON , M. Amonius Cnipho, grammairien latin, né dans la Gaule vers la lin du il» siècle av. J.-C., vint à Rome se perfectionner à l'école de Lucius Plolius, son compatriote; enseigna lui-même ensuite la grammnire, les belles-lettres et l'art oratoire ; compta parmi ses élèves César et Cicéron, et mourut à l'âge de cinquante ans. On lui a attribué un grand nombre d'ouvrages ; ils sont tous perdus.

GNOMES (du grec gnâmi, pensée, Intelligence), êtres fantastiques, imaginés par les philosophes gnostlques, et dont les poètes se sont emparés à leur profit. Les Gnomes sont, disent les Cabalislcs, des génie» bienfaisanU qui habitent dans l'intérieur de la terre, ex qui ont un empire souverain sur cet élément, comme les Sylphes sur l'air, les Salamandres sur le feu, les Ondins sur les eaut. Ils •ont d'une taille très minime, mais pleine de grâce dans ses proportions. Ils habitent les grottes cristallines et les mines d or et d'argent que recèlent les entrailles de la terre. Ces petits êtres invisibles et silencieux Mrvsnt et Défendent I homme à son iosu toutes les fois que Dieu le leur commande. Le GnÔme Rubezahl s une grande célébrité en Allemagne.

GNOM1QUES (du grec gnomi, pensée, maxime), nom donné à une classe de poètes grecs qui ont mis en vers des sentences morales: tels sont : Solon , Pythagore (pour ses Vers dorée), Tbéognh, Phocy- :ide. On y joint aussi Hésiode. Voy. ces noms. GNOSSLs ville de Crète. Voy. cnossus.

GNOSTIQUES (do pxec çnôsis , connaissance, intuition), nom sous lequel on réunit les partisans de certaines doctrines religieuses et philosophiques répandues surtout en Asie et en Egypte, et qui eurent une très grande vogue an premier siècle de Tère chrétienne et dans les siècles suivants. Les (inostiques regardaient comme insuffisante et inexacte la révélation contenue dans les livres sainte , et prétendaient avoir seuls la vraie science iynâeù) de ta divinité et de toutes les choses divines : lia la devaient, toit à une Intuition directe, soit à une tradition qui remontait sans interruption su berceau de l'humanité et qu'ils plaçaimi au-dessus de toute autre révélation. Ils admettaient pour expliquer le monde trois choses : la matière, le Démiurge (auteur du monde actuel), et te Sauveur ; ils plaçaient le Sa uveur su-dessus I du Démiurge et le chargeaient de réformer son l

ouvrage ; la plupart joignaient i ces dogmes celui de l'émsnation, et faisaient émaner toutes choses du sein d un Dieu suprême, êlre ineffable et irrévélé. Ces doctrines mystiques étaient issues de l'alliance des croyances orientales avec la religion juive ou ehréUeniie et avec la philosophie platonicienne. Elles donnèrent naissance à une foule de sectes : on en trouve le germe au l*' siècle de l'ère chrétienne dana Simon-le-Magiclent Ménandrc-le- Samaritein, Cérinthe, Dosithée, et Philon-le-Juif. Elles furent développées aux il* et m* siècles par Marcion. hérétique de Syrie: Ccrdon, sorti de l'Asie Mineure, Saturnin d A Mioche. Rardesane d'Edesse, Tatien, Basilide. Valentin, Carpocrate, tous trois a Alexandrie. Elles furent combattues à la fois par les Pères de l'Eglise (saint Clément, Orlgène, Irénée, Théodoret, Epiphane. Tertullien, saint Augustin), et

Kles philosophes, notamment par Plolin. On doit I. M .nier une Histotre critique du Gnosticùme, 1828, 3 vol. ln-8, ouvrage qui a été couronné par l'Académie des Inscriptions (2* éd., 1842).

GOA, Ile et ville de l'Inde, dans l'ancien Bedjapour, aur la côte occid. de la presqu'île Clsgangétique, dite côte de Malabar. — La ville actuelle de Goa , dite aussi Vitlanova-da-Goa , ou Pandjim, ch.-l. des possessions |>ortugaises dans l'Inde, est située par 71* 22' long. E., lS* 30' lat. N.. dans l'île de Goa: 20,000 hab. Elle a remplacé l'ancienne Goa, située à 9 Ul. de là, dans la même Ile. et qui n'a que 4,000 hab. Deux beaux ports, fortifications redoutables. Résidence du vice-roi portugais. Archevêché (mais l'archevêque habite une lie voisine, lUeSan-Pedro). Goa renferme un très grand nombre de commerçants juifs et banians. — L'ile de Goa est dans la mer d'Oman, à l'embouchure de la Mandova, qui la sépare de la terre ferme, et a 40 kil. de tour. Elle forme avec les districts de Diu et de Daman un gouvernement qui porte aussi le nom de Goa, et dont la population est de 417,000 hab. — L'ancienne Goa, habitée au xvi* siècle par une population arabe, fut prise par Albuquerque en 1&I0 et devint la capitale des Portugais dam l'Inde. Cette ville a joué le plus grand rôle dans tout le xvi* siècle. La décadence de Goa date de l'époque où les Anglais enlevèrent aux Portugais leurs possessions dans les ludes. Au îvill* siècle une épidémie ayant éclaté dans le vieux Goa, il fut abandonné et l'on commença à bâtir le nouveau. En 1807, les Anglais s en emparèrent, mais ils le rendirent aux Portugais en 1814. Nulle part l'inquisition ne fut plut rigoureuse qu'a Goa ; sa domination y subsista jusqu en 18 16.

GOAHIHOS ou GUAIRAS. peuple Indigène de la presqu île située entre le golfe de MaracaTbo et la mer des Antilles, est souvent en étal de guerre avec les Espagnols et les Anglais.

GOALPARAH. ville de l'Inde anglaise (Calcutta), sur les confins de l'ancien Bengale et de IV à 130 kil. N. E. de Rang|»ur: 3,000 hab. meree actif avec les habitants de l'Assam. GOA BEC, ville de France. Voy. couarec. GOABIS, Oeuve de l'Inde ancienne. aul. le TAFTI. GOAVE (uc grand-), ville de l'Ile d'Haïti, à 48 kil. S. 0. du Port-au-Prince, sur le golfe de Léogane, avec un port et un fort. — Le Pelil-Goave est à &3 kil. S. 0. du Port-au-Prince, sur une petite baie, et a aussi un fort. Ce dernier fut fondé en I6&& par les Flibustiers.

GOB/£UM nos., promontoire situé à l'extrémité N. O. de la Gaule, ches les Osismti, est suj. le cap St-Mahén» St- JfoflAieii.prè* du Conquet (Finisterré) .

GOBANIUM, ville de la Bretagne

ABKRCAVEJItY.

GOBF.L1N (Gilles), teinturier qui Wvalt » sons le règne de François 1, fonda avec son frère, a l'extrémité du fauboura St-Marcol. et près de la n-

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