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vii re de Blèvre, un établissement pour Ici teinture* en laine, qui est devenu célèbre et qui conserve encore auj. le oom des Gobclins. On lui doit, dit-on, le secret de la teinture en écarlate. La maison des Gobelins est devenue en 1667 manuf. royale ; on y exécute des tableaux en tapisserie et des meubles destinés aux palais roy.— Les frèr. G. étaient de Reims.
GOBERT (le baron Napoléon), Ois d un général distingué de l'Empire, qui était de la Guadebupe, eut pour parrain l'empereur Napoléon. Il prit part aux journées de juillet 1830, fut attaché peu après à l'ambassade française en Angleterre, alla en 1833 en Egypte et y mourut d'une Qèvre gagnée pour s'être baigné imprudemment dans le Nil. Possesseur d'une fortune considérable, il légua à l'Académie française une rente de 10,000 fr. , sur laquelle 9,000 devaient être donnés annuellement à l'auteur i lu meilleur ouvrage sur l'histoire de France, à la condition que l'auteur désigné cesserait d'en jouir dès qu'aurait paru un ouvrage supérieur. M. Augustin Thierry a joui jusqu'à sa mort de ce prix, qui après lui a été décerné à 11. Henri Martin.
GOCI1, ville des Etats prussiens (province Rhénane), à 13 kil. S. de Clèvet; 3,000 hab. ChAleau. Draps, bas, moulins à café, savon, aiguilles, et*.
GOCLEN1US (Rodolphe), professeur de logique à Marbourg, né à Gorbach (comté de Waldcck) en 1">17, in.ou 1024, a t llv." : Psycholngia, Marbourg, IWJ )\ Ph iloiou/i i'a praclica maurttiana, Cassel, 160 1 , ln-8 ; Idea philosophie platonictr, Marbourg, 1612, i n-S; Lexteon phiiosop/tteum, Fraocf. 1613, in-4; etc.
coclenius (Rodolphe), Dis du précédent, médecin, né i Wittemberg en 1672, mort en 1621, professeur de physique et de mathématiques à Marbourg, est un de* plus anciens partisans de la médecine magnétique qu'a depuis pratiquée Mesmer. On a de lui : Traciaiut de magnetica curatione vulnerum, Marbourg, 1608 ; Synarlhrotit magnetica, 1617; Mirabilium natures liber, lti25, etc. Il a aussi écrit sur Yuranoscopie, la chiroscopie, etc., 1603.
GODA LM IMG, ville d'Angleterre (Surrey), à 6 kil. S. 0. de Guildford ; 4,560 hab. Industrie : bonneterie, lainages, piqués, etc. Commerce actif en liois de construction, cerceaux, écorce d'arbre, etc.
GODARD (S.) , évoque de Rouen au vit g., assista au concile d'Orléans de 511, et fil de nombreuses conversions dans son diocèse. Il m. vers 525, tt rut enterré a Rouen dans une église qui porte encore auj. son nom. On a dil. mai* sans preuves, qu'ilélail frère de Si Méihrri. On l'hon. [• S juin.— V. cothard (s.)
GODAVERY, dit aussi ganga-godavehy, rivière Je 1 Hindoustan. naît dans les Ghatles oodd., par 71» 20' long. E., 20- laU N., dans l'Aurengabad: traverse 1«» Itider, le Berar, lesCircarsseptentr., passe a NandcrcclMangapel; reçoit la Mandjera, la Tourna, la Ouarda, et tombe dans le golfe de Bengale après m cours de 1,300 kil. Ses eaux sont sacrées pour Hindou* comme celles du Ganre.
GODEAU (A.), év. de Grosse et Vence, né à Dreux en 1605, mort à Vence en 1672, commença sa forlune par de petits vers qui lui firent beaucoup de réputation à l'hôtel de Rambouillet, rt qui lui valurent la protection de Richelieu. Le cardinal ayant reçu de lui , entre autres pièces, une paraphrase du lientdicite, lui dit, en jouant sur le mot, qu'il lui donnait Gratte (grâces) «a échange, et en effet il la fit évèque de cette ville. Godeau a composé, outre ses poésie», plusieurs ouvrages sérieux, entre autres autllitt.de r Eglise [Paris, 1653), justementeslimée.
SODEBERT. roi des Lombards, fils d Ariberl , succéda à son père en 661, partagea le trône avec Pertharile , son frère , et s'établit à Pavie ; mais bientôt la guerre éclata entre les deux frères, et Godebert appela à son secours Grimoald , duc de Uénévent : celui-ci proflta de ces divisions pour s'emparer de la Lombardie , fit massacrer Gode-
bert, chassa Pertharile et se fit couronner roi , 662.
GODEFROY (saint) ou GEOFFROY, abbé d« Nogent en 1091, évèque d'Amiens en 1104, i en 11 15. On le fêle le 8 novembre.
godefroy de Strasbourg, vivait à la fin du III* siècle ou au du xiii*. On lui doit, outre plusieurs poésies, un grand poème de chevalerie intitulé Tritian et ltolde, tiré des traditions de la Table-Ronde. Ce poème a élé continué par Ulrich de Turheim, Henri de Freyberg et plusieurs autres. La meilleure édition est celle de Breslau, 1823, 2 vol. in-8.
godefroy (Denis), célèbre jurisconsulte français, né a Paris en 1549. Ayant embrasse la religion réformée; il se vit forcé par les troubles civils de quitter la France, et se retira d'abord à Genève, puis à Strasbourg, et à Heidelberg où il enseigna la droit romain ; il mourut en 1622 à Strasbourg. On a de lui une excellente édition avec notes du Corps du droit romain, Corpus juru civilit, qui a fait époque, et qui est devenue classique. Elle parut d'à* bord i Lyon, 1583. et a été réimprimée à Paris, 1628. On lui doit aussi des notes sur Cicéron, Sénèque, etc.— Il laissa deux fils qui abjurèrent le protestantisme et revinrent en France : l'un, Théodore, fut nommé historiographe en 1632, et composa quelques écrits historiques ; l'autre, Jacques, est estimé comme jurisconsulte et érudil. On lui doit une édition du Codex Theodotianut, Lyon, 1665.— Un autre Denis, fils de Théodore, fut aussi historiographe de France.
GODEFROY DE BOUILLON. Yoff. BOUILLON .
GODEG1SILE, 4* fils deGundioe, roi des Bourguignons, 'Mit le pays de Besançon en partage après la mort de son père (463) ; il ehercha une protection contre l'ambition de son frère Gondebaud dans l'ai» lianes de Clovis, roi des Francs; mais Gondebaud l'assiégea dans Vienne (500), le fit prisonnier et le mit à mort. — Roi des Vandales, régnait vers 406.
GODERV1LLE. ch.-l. de canl. (Seine-lufér.), à 12 kil. N. 0. de Bolbec; 850 hab.
GODESCARD (J.-Franç.), savant ecclésiastique, né en 1728 à Rocquemont. diocèse de Rouen, mort en 1800. fut successivement secrétaire de l'archevêché de Paris, prieur de Nolrc-Dame-de-Bou-Repos. près Versailles, et chanoine & Paris. On a de lui : Vie des Père*, des martyrt, etc., traduit de l'anglais d'Alban Butler, Paris, 1784-1788, 12 vol. in-8; suivi des FeVwmoAi/cfjtrad.parNagot, 1808,1 v.u-b; souv. réimpr., notamment i !i Besançon, 1843, 10 v. in-8.
GOD1N (Louis), astronome, membre de l'Académie des Sciences, né i Paris en 17 04, élève de J.-N. Delisle, fut envoyé au Pérou a*ee Roncuer et LaCondamine, pour déterminer la figure et la mesure de la terre, 1736, séjourna longtemps à Lima et fut témoin du tremblement de terre de 1746; Ut un voyage er Espagne et en Portugal, put aussi voir le tremble ment de terre de Lisbonne, en P«, et mourut à Paris en 1760. On a de l»K outre plusieurs Metnoiret, une Hittoire de C Académie dts Science/ depuis 1680 jusqu'à 1699, I i vol. in-4.
GODMANCHESTER, Duroli Pont, ville d'An-
Slderre (Hunlingdon), sur l'Ouse, qui la sépare de lunlingdon ; 2,000 hab.
GODOLPHIN (sidnet, comte de), mintsU-c an glais, administra les finances sous les règnes df Jacques II, de Guillaume 111 et de la reine Anne (de 1679 à 1710), et contribua par une sage administration aux succès qui illustrèrent ce dernier règne. Il appartenait au parti des whigs et fut enveloppé dans leur disgrâce en 1710. H mourut en 1 7 1?
GODUNOW ou GODOUNOF (BOais), «ar de Rus sic de 1598 & 1605, était Tarlare d origine. Sa sœur Irène ayant épousé le exar lëdor Iwanowitch , il obtint un graud crédit etdevintl" ministra.Ce traître empoisonna le exar et usurpa le trdoo (15W) : il
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avait dès 1592 fait périr Dmitri, frùrc de Fédor, et \ héritier de la couronne. Mais après quelques an- ' nées de troubles, pendant lesquelles il se montra quelquefois habile et toujours cruel, il fut luimême cmpoi.-ouué en loua. 5wn fils. Fédor 11 , ne se soutint qu'un mom >nt sur le trône: il en fut renversé la même année par le faux Dmitri (Olrepief).
GODWIN (le comte), seigneur anglais d'origine saxonne , fils d'Ulfnoth ou Wolfnoth , comte de Sussex, ou, selon d'autres, d'un simple patre, exerça pendant plusieurs années sur les rois d'Angleterre un pouvoir égal à celui qu'eurent en France les maires du palais, maria sa fille Edithe au roi Edouard-le-Confesscur, et prépara à l'aîné de ses fils (Harold II) les moyens d'usurper le trône. Il mourut subitement en 1054, tandis qu'il était à table avec le roi Edouard.
GODWIN (William) , célèbre écrivain anglais , né en 1756 à Wisbeach (Cambridge), mort en 1836, fut d'abord prédicateur et ministre d'une congrégation non conformiste ; abandonna bientôt l'église pour se faire écrivain, se fixa à Londres et y fit paraître plusieurs ouv rages qui excitèrent au plus haut point 1 attention publique, savoir : la Justice politique, 1793, où il attaqua la plupart des institutions sociales et même le mariage; Caleb Williams, 1794 , roman philosophique, écrit dans le même but, qu'il fit suivre de Flectwood, Mandeville, 1817, etc. On a aussi de lui une Histoire de Chaucer, 1803; une Histoire de la république d Angleterre , 1824-1828. A la fin de sa vie, il se fit libraire. Malgré ses déclamations contre le mariage, il se maria deux fols. Sa première femme fut miw Wollstoncrafl, femme romanesque, connue par quelques écrits, surtout par une Défense des droits des femmes, 1790, où elle veut prouver que la femme doit partager tous les droits de l'homme. Les écrits de Godwin sont surtout remarquables par l'éloquence et l'énergie ; U y exalte jusqu'à l'extrême les vertus morales, et attribue une grande part dans les actions humaines aux motifs ufeiritéreseés, s'opposant ainsi à Benlham qui ramenait tout a l'ailla. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, notamment Caleb Williams, par Germain Garnier, Paris, 1794, et par Samuel Constant de Rebecque, Genève, 1795.
GOELNITZ, ville de Hongrie (Zips), i 26 kil. N. 0. de Kaschau: 5,000 hab. Aux environs, fer, cuivre, usines diverses. Couteaux, fil de fer.
GOEMOER , comitat de Hongrie, dans le cercle en deçà de la Theiss, entre ceux de Zips et Lipto au N., de lW*,-h et de Neograd au S. : 99 kil. sur 70 (en y comprenant le comitat de Kls-Honth qui y a été réuni en 1802) : 148,200 hab. Ch.-L, Gros»- Stcûclsdorf, et auparavant Plelsnicz. Montagnes, forêts; climat froid. Bétail, lin, vin, tabac, peu de grains ; fer de qualité supérieure , aimant. Grande industrie. — Ce comitat est ainsi nommé d'une petite ville de Gœmœr, qui y est située ; elle est à 20 N. Û de Pulnok, et compte 2,000 hab.
GOLPPINGKN ,111e du roy. de Wurtemberg Danube), à 28 kil. S. E. d« Stutujard : 4.000 hab. lainages, faïence, papier. Aux environs, deux sources thermales.
GOERL1TZ, ville murée des États prussiens (Sllésie), sur la Neisse, à 80 kil. 0. de Liegniti; 10,000 hab. Plusieurs monuments. Société des sciences, collection de cartes géographiques. Cabinets de physique, de minéralogie, de médailles, de machines, etc. ; bibliothèques. Draps, toiles, rubans de lil, chapeaux, etc.
GOERTZ, ville des Etats autrichiens. Voy. co-
BITZ.
GOERTZ (G.-Henrl , baron de), misiistre de Charles XII, né dans la seigneurie de SchliU en r ranconie, avait d'abord servi le duc de Holstcin- Gotlorp. Charles Xll le choisit pour son ministre
après son rclour de Bcndcr : Il eut l'art de créer de nouvelles ressources pour continuer la guerre i mais il lui fallut, pour l'exécution de ses plans do finances, recourir à des mesures arbitraires qui soulevèrent contre lui une partie de la nation suédoise. Accusé après la mort du roi, Gcerlz se vil condamner i mort sans avoir été entendu, et fut exécuté a Stockholm en 1719. Son vrai crime était d'être étranger et d'avoir été préféré aux Suédois.
cukrtz (J.-Kustache, comte de), diplomate, né en 1737 k Schlitx en Franconie, de la même famille que le précédent, mort en 1821 à Ralisbonne, s'otlacha d'abord à la cour de Weimar, fut chargé de l'éducation des enfants de la duchesse douairière Amélie, et forma le prince Charles-Auguste, qui fit de Weimar l'Athènes de l'Allemagne : puis entra au service du roi de Prusse Frédéric 11; fut chargé par lui de diverses négociations en Russie, en Hollande, où U obtint peu de succès, et fut enfin ministre de Prusse à la diète de Rathdonne. Il a laissé quelques écrits, notamment des Mémoires sur les négocielions qui ont précédé le partage de la Pologne , Weimar, 1810, et sur les Négociations pour ta cession de la Bavière, 1778, Francfort, 1812.
GOES ou TER GOES, ville de Hollande (Zélande), à 19 kil. E. de Middelburg; 4,500 hab. Commerce de grains, sel, garance.
GOETA-ELF ou GOTHA, rivière de Suède, sor» du lac Wener, près de Wenersbourg, se partage en deux bras à Kongelf, et va se perdre dans te Caltégat près de l'Ile de Hisingen , après un couis de 130 kil. Célèbre cataracte de Trolltucttan.
GOETHALAND. Voy. cothie.
GODTHALS. Voy. benri de CAND.
GOETHE (Jean-Wolfgang). l'un des plus grands écrivainsde 1 Allemagne, né à Francfort-sur-le-Mein, le 28 août 1749, étudia le droit à Lelpslck, et reçut le bonnet de docteur à Strasbourg. Il commença i se faire connaître en 1774 par le roman de Werther,qul lui avait été suggéré par une aventure de jeunesse. Cet ouvrage , d'un genre tout nouveau , obtint un succès prodigieux, et valut à l'auteur la
Erolection et l'amitié du jeune duc de Weimar , harles-Auguste. Attaché i la personne de ce prince , d'abord en qualité de conseiller de légation, et ensuite comme membre du conseil privé , Goethe fit avec lui un voyage en Suisse (1779), et un second en Italie (1786). A l'époque où la révolution française éclata, il avait aéji publié , outre Werther , les tragédies de Coin de Derlichmyen (1773), Claviio (1774), Stella (1776), Ipkigénie en Tauride (1786), le Tasse, tTEamont (1788) , cl d'innombrable* mélanges. Dans les années qui suivirent, au milieu des préoccupations de la guerre , il continua d'étonner l'Allemagne par la multitude et la supériorité de ses productions poétiques, littéraires, scientifiques, parmi lesquelles on distingue; la comédie intitulée U CrandCophte, le poème d'Z/crmann et Dorothée, Us Années d'apprentissage d* Wilhem Meister, roman, un Essai sur la mutamorphos des plantes, une Théorie. d*s couleurs, les Affinités électives, et surtout la première partie du drame de Faust, après lequel Goethe n'eut plus de rival dans sa patrie. Napoléon, pendant son séjour i Erfurt, voulut voir I écrivain célèbre , dont le nom remplissait l'Allemagne ; il le décora de la grandcroix de la Légion -d'Honneur (1808). Soit reconnaissance, soit tout autre motif , Gœlhe prit peu da part à la grande lutte du patriotisme allemand contre la France, el pendant que tout s'armait autour de lui , il publia tranquillement ses mémoires sous le titre de Vérité et Poésie. Malgré celle conduite el les reproches auxquels elle donna lieu , U fut choisi pour minisire d'état par le duc de Weimar (1815) ; il conserva ces fonctions Jusqu'en 1828. Sans être ralonti par l'ije, il fit encore paraître plu-