‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 484 sur 567 · GO FF · texte numérisé non relu

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îeurs ou vraies : le Divan oriental ( i A 1 0 , , le s ioyage de Wilhem Meister (1821), faisant tuile aux Annie* d'Apprentissage , la seconde partie de Faust (1829) , et de nombreux mémoire» >ur les différentes branches des sciences physiques. 11 s'est éteint doucement en 1832, à l'âge de 83 ans. Ses cendres reposent à Weimar , entre celles de Schiller et de son protecteur , le prince Charles - Auguste. — Gœthe est un des génies les plus remarquables que l'Allemagne ait produits. Comme poêle, il égale, s'il ne surpasse, les plus grands poètes de son pays. Prosateur , sou style restera à jamais comme un modèle de pureté et d'élégance. Comme savant, il a ' 1 son nom à plusieurs découvertes Ingét; c'est lui, par exemple, qui a le premier nné le principe de l'unité de composition, développé depuis si heureusement par M. Geoffroy Saint-Iiilaire. Mais on chercherait en vain dans ses nombreux ouvrages l'enthousiasme et l'unité, fruit des profondes convictions ; génie vaste et élevé, mais cœur froid et égoïste , Gœthe n'a d'autre religion qu'un panthéisme indécis et uns indifférence générale, qui , voyant d'un œil égal la vérité et l'erreur , accepte toutes les idées et toutes tes croyances. U offre quelque ressemblance avec Voltaire, et il a contribué comme lui aux progrès du scepticisme religieux. Les œuvres de Gœthe ont élé réimprimées plusieurs fois; les éditions les plus récentes sont < -lie de Stuttgard , 1827-1831, 40 vol. ln-8 , à laquelle on a joint un supplément en 15 vol., 1832 et nnées suivantes, et celle de Paris, 1835-37, 4 vol. ■..-and ln-8. 11 existe dans notre langue plusieurs traductions de Werther, d'Hermann si Dorothée, de Faust (notamment celle de M. Henri Blaxe, 1840, ln-12), des Affinais électives, du Théâtre, du Divan oriental et des Mémoires. On a aussi traduit en 1329 \e* Années d apprentissage , et en 1831, les Années de voyage d* Wilhem M eu ter. En 1837, SI. Martin» a Irad. les Œuvres dtUist. nat. de Gœthe. <Jn doit à M. X. M&Tnùer des Etudes sur Gœthe. iUb. GOETHKBORG. Voy. cothembourg.

GOfcTTlNGUE , on allemand Gœltingen , ville du roy. de Hanovre ( Hildeshelm ) , ch.-l. de principauté , sur la Leine, à 97 lui. S. E. de Hanovre: 11,000 hab. Université célèbre, dite GeorgiaAugustu; oibllothèque (une des plus riches du monde), jardin botanique, musée, observatoire, collections scientifiques nombreuses : magnifiques établissements pour les sciences, les arts, etc. Société royale fondée en 1750. industrie active. Nombreuses imprimeries, instrument» de malhématiques et de physique, etc. — Jadis Tille hanséatique ; elle fut très active jusqu'à la guerre de Trente - Ans. L'université de Gœttingue fut fondée en 1735 par le roi George IL Parmi ses professeurs les plus célèbres on ijeut citer: Blumenbach. Heeren, Hugo, Glcseler, LUcke, Gœschen. Siebold, Gauss. Ottfried MuHer, Mttacherlich , les frères Grimm, Wendt, Herbardt, rte. Ella ««t suivie par 1,200 ou 1,500 étudiants.

GOrmifGCi (principauté de), principauté du roy. de Hanovre , dans le gouvernement d'Ilildevbclm, formait jadis un état particulier (compris dans le cercle de Basse-Saxe), qui appartenait a une branche de la maison de Brunswick, et qui , à l'extinction de cette branche, passa à la principauté de Kalenberg. Elle a pour bornes le Brunswick au N. et à TE., Is Saxe prussienne et la Hesse électoral» au S. » «5 kll. sur 50: 176,000 rab. Villes principales, Gœttingue. Nordheira. Uslar, Minden. etc. GOETZ DR BERLICH1NGEN. Voy. serlichinceî». OKFIN (Hubert), maître mineur de I» houillère d'Ans, près de Liège , f auva d une manière héroïque, et au péril de sa vie , 70 ouvriers qu'une inondation avait surpris dans la mine et menaçait

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(1812). Il fut, en récompense, décoré deUcroUdelaLégiondl

GOG et MAGOG, êtres mystérieux dont parle la Bible dans plusieurs endroits, et qu'elle représente comme rois de peuples géants , ennemis d'Israël. Dans l'Apocalypse, Gog et Magog jouent le rôle d Antéchrist. Mahomet, dans le Coran , en parle dans un sens analogue. — Qu tiques savants ont voulu reconnaître sous ces deux noms, soit les Scythes , soit les Persans. — On désigne aussi sous le nom de Gog et de Magog deux énormes statues de guerriers saxons placées à Ixmdre» devant la porte du Guildhall (bôtei-de-ville).

COGNA, riv. des Etats sardes. Voy. a cogna.

GOGO, ville d'Abysainie, dans le roy. d Amhara . à l'E. du lae Dembea,

coco, ville de l Hindouslao (Bombay), par 21" 41' lal. N. , 70° long. E. , sur la côte occidentale du golfe de Bombay. Construction de vaisseaux. Habitants d'origine abyssinienne: bons marins. Commerce actif, surtout avec Bombay.

GOGRAH, dit» aussi sarojou ou leva (c.-a-d. Divme , El'joramu d'Arrien? riv. de l'Hicdoustan, sort des monts Himalaya, dans l'ancienne prov. d'Aoude: baigne Bartapour, Fiiabad, Aoude; reçoit le Kali, le Rapty. et tomba dans le Gange à Mandjl. Les Hindous la regardent comme sacrée.

GOG CET (Antoine-Yves), conseiller au parlement de Paris, né dans celte ville en 11 16, mort d» la variole en 1751, est connu par un bon ouvrage, intitulé: De l'origine des lois, des art» et des science» , et de leurs progrès chex Us anciens peuple» , Paris , 1758, 3 vol. in -4, Og. ; l'édition la plu* récents de cet ouvrage est celle de 1820, 3 vol. in-8.

GOU1ER (L.-Jérôme) , ministre et directeur d» la république française . né en 1746 en Touraine. mort en 1830, exerça d'abord la profession d'avocat, se prononça avec force contre les parlement* improvisés du chancelier Maupeou, fui chargé par lesétatsde Bretagne de la défense des droits de la province et rédigea à cet effet un mémoire dans lequ«i il protestait contre les messres du minislr» lirienne. En 1791, il fut nommé membre de l'Assemblée législative , où il combattit la formule du serment civique imposé aux prêtres. Après le 10 août, il fut chargé de faire un rapport sur les papiers trouvés aux Tuileries, et s acquitta de ce devoir avec quelque modération. En 1799 il Ait appelé à remplacer Trcilhard au Directoire, et se montra, avec Moulin ot Roger-Ducos, l'adversaire de Sieyès. Au 19 brunnire, Gohier, qui était alors présidentdu Directoire, p otesta avec énergie, mai* inutilement, r-aire la violence qui lui était faite. U vécut depuis dans la retraite, fl a publié de* Mt'moncs, 1821,2 v. in-8.

G01S (Ét.-Pierrc-Adrteu), statuaire, ué eu 1,31 à Paris, m. en 182.1, remporta le grand prix de sculpture à 17 ans, fut admis a l'Académie en 1770, devint prof, en I77fi, et passa toute sa vie dans sou atelier. On ntede lui L'Hôpital, m grand escalier des Tuileries, Moté, h l'instit., St Vouent, a St-Cerm.-l'Auxerrols.

GOITO, bourg de Lombardic,sur lar. A. du Mincto, s. 12 k. N. 0. de Mantoue. Les IVnioutaisy obtiur. sur les Autrichieusle 30 mai 18 18 un avantage éphémère.

GOJAM ou Godjam, prov. d'Ahyssmie (Amhara), ni S. du lac Dembea, au N. ie la prov. de Damot. Hautes montagnes qui rcnfcsrmîiit la source du Bahri Î-Axrek f Nil bleu). Exploré îii 1816 p. M. d'Abbadie.

GOKORNA, ville de l'Inde (Madras), sur la mer, à 115 k. S. E de Goa. Célèbre temple de Siva. Salines.

GOLCONDE, ville célèbre de l'Inde . à*n» I e ror. de Décan ( Bedjapour ) , snr un rocher, à 2 kll. O. d'Haïderabad, par 76* 15' long. E.. IV 18 lat. PL, «st l'entrepôt des diamants recueillis dans la Krichna et le Pennar: c'est dans celte ville qu'on les Mille. Golcdnde était jadis capitale du roy. de Telin- . gana; auj. elle est très déchue, mais elle est encore I très forte (et même imprenable, selon les indiens); l elle sert de trésor su ntiam et de prison d état ; les

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