‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 485 sur 567 · GOLO · texte numérisé non relu

GOLO

banquiers d'Haîderabab peuvent s'y retirer en eas d'aiarme. Nul Européen n'y entre uns un permit du prince.— Golconde donne son nom à une province de l'Hindoustan qui est U même que celle d'Haïderabad. Voy. haTdebarad.

GOLDAP, ville des Etats prussiens (Prusse) , sut le Goldap, à 31 kit. S. de Gumblnnen; S, 1 50 hab. Bel aqueduc. Hydromel , lainages, toiles, chapeaux, tanneries. Aux environs, mont Goldap qui renferme du fer et des pierres à chaux.

GOLDBERG, ville murée des États prussiens (Silésie), à lî kil. S. 0. de Llegnlti; 5,800 hab. Fontaine hydraulique. Draps, flanelles, bas de laine, gants ; teintureries, etc. Commerce asses actif. Il y avait jadis aux environs une mine d'or, auj. abandonnée. — Ville du duché de Mecklembourg-Schwérin, à 19 kil. S. E. de Schwérin ; 1 ,500 hab.

G0LDON1 (Charles) , le premier auteur comique de l'Italie. 11 naquit à Venise en 1707, étudia successivement la médecine, le droit, U théologie, et se sentit toujours ramené au théâtre par un goût naturel. Dès 1753 sa gloire comme poète comique était assurée , et ses pièces étaient jouées sur tous les théâtres d'Italie. En 1761 U fut appelé enFrancepour être attaché au Théâtre Italien ; il était en outre maître de langue italienne de Mesdames , filles de Louis XV, ce qui lui valut plus tard une pension de 3,600 livres ; la suppression de cette pension en 1792 le laissa dans un état voisin de la misère, et il mourut de chagrin l'année suivante. Goldonl a mérité le titre de Molière italien; comme notre grand comique, en effet, U est peintre de moeurs très fidèle, et en même temps poursuit impitoyablement les vices et les travers, dans un langage naturel et souvent mordant. Son Tliédtre a eu nombre d'éditions ; la meilleure est celle de Lucques, 1809, 26 vol. in-18. Quelques-unes de ses'pièces ont été traduites en français : le Pire de famille et le Véritable ami, par Delcyre ; Pamila et la

Veuve rusée, par D. B. D". V. ( dé Bonnet du Valguier) ; la Suivante généreuse , les Mécontents , par Sablier; Paméla mat Ut, pex Desriaux; le Menteur, Molière, Térence et f Auberge de ta peste, par Aignan (dans les Théâtres étrangers de Ladvocat). On a en outre de lui quelq.trag.,une corn, en fr., le Bourru bienfaisant (1771 V, ratée au théâtre, et de» Mém. (1787).

G0LDSM1TH (Olivier), célèbre écrivain, néen 1728 ou 1730, en Irlande, fut d'abord destiné à l'Eglise, préféra la médecine et se rendit â Edimbourg pour l'y étudier. Forcé de quitter cette ville pourdettes.il interrompit «es études et se sauva sur le continent ; parcourut la HolWle, la France, l'Allemagne, la Suisse, voyageant â pied , et n'ayant souvent d'autre ressource que son talent sur la flûte. De retour en Angleterre en 1758, U commença par écrire dans les journaux littéraires, puis il publia sous son propre nom divers ouvrages qui lui firent bientôt une grande réputation. Néanmoins, ses habitudes de prodigalité et son caractère morose l'empêchèrent de vivre heureux; il mourut en 1774 dans un âge peu avancé. U a écrit des romans, dont le plus estimé est le Vicaire de Wakefield; des Contes moraux ; des ouvrages historiques élémentaires, entre autres, un Abrégé d'histoire romaine, une Histoire de la Grèce, une Histoire d'Angleterre, des heures sur f Histoire d Angleterre, longtemps attribuées à Lillleton; des poèmes, dont le meilleur est le Village abandonné : des comédies qai eurent beaucoup de succès, surtout She sloops to conquer (1772). Presque tous ses ouvr. ont été trad. en français, quelques-uns, notammeut le Vicaire de Wakefield, par différents auteurs.

GOLGONDAH, riv.de l'Inde anglaUe, qui naît dont l ancienne province d'Orissa, et tombe, après un cours de 270 kil., dans le golfe de Bengale.— Ville de l'Inde anglaise, dans la présidence de Madras par W^jEfc E.,17.351at. N.

GOLGOTHA ou CALVAIRE, colline à 10. et tout

pres de Jérusalem, est le lieu où l'on exécutait les criminels. C'est là aussi que fut crucifié J.-C.

GOLIATH, géant philistin, natif de Geth , et haut de plus de 6 coudées, vint défier les Israélites. David s'offrit pour le combattre, n'ayant # d'autre arme que sa fronde : U renversa le géant d'un coup de pierre et lui coupa la tête avec sa propre épée.

GOLIKOFF ou GOLIKOW (Iwan), écrivain russe, né â Koursk en 1735, mort â St-Pétersbourg en 1801, était d'abord négociant. 11 se livra à l'étude de l'histoire et de la littérature, recueillit une foule de documents sur la vie de Pierre-le-Crand , et fit paraître de 1788 à 1790, en russe: Les hauts faits de Pierre-le-Grand, le réformateur de la Russie..., 12 vol. In-12. Il publia successivement jusqu'en 1798 divers suppléments à cet ouvrage qui formèrent 18 nouveaux vol. Il publia aussi en 1798 : Anecdotes de Pierre-le-Grand. H fut récompensé par la titre de conseiller de cour, que lui donna en 1800 l'emp. Paul I".

GOLIUS (Jacques), orientaliste, né à U Haye en 1596, mort en 1667 , fut attaché à l'ambassade que les Provinces-Unies envoyèrent au roi de Maroc en 1622, et à son retour obtint une chaire d'arabe. On a de lui entre autres ouvrages: Lexicon arabico-latinum, Leyde, 1653, In-fol.: Alfragani elementa as~ tronomica, Amsterdam, 1669, in-4 ; Ahmedis arabsiadœ vitœ et rerum gestarum Timuri (TamerUn] historia, Leyde, 1636, !n-4, etc.

GOLNOYV, ville murée des Etats prussiens ( Poméranle), â24kll. N. E. de Stettln: 3,000 hab. Martinet â cuivre. Draps , ruban de fil.

GOLO , tir. de Corse, naît au S. du montPaglia- Orba, arrose le N. E. de l'arr. de Corte , traverse celui de Bastia, et tombe dans la Méditerranée prêt des ruines de Mariana. après un cours de 65 kil. — Cette rivière a donné son nom en 1793 à un dép. de la république française qui comprenait toute la

Krtie septentrionale de la Corse; il avait pour eh.-«l alla. Réuni â celui de Llamone en 1811, il a for mé le dép. actuel de la Corse.

GOLOVINE (Fédor-Alexlévltch) , comte du Saint- Empire d'Allemagne et de l'empire russe, né au milieu du xvir» siècle , d'une des plus illustres familles de Russie, rut avec Lefort le serviteur le plui dévoué de Pierre-le-Grand. Il conduisit en Chine une ambassade russe, et parvint à conclure un traité d'alliance aTec le céleste empire (1689). De retour en Russie , le exar Pierre lui donna le titre de bolar. En 1697, Golovine contribua à la prisa d'Aiof où il commandait l'Infanterie ; Il fut l'année suivante choisi avec Lerort pour accompagner le ciar pendant son voyage dans les divers états de l'Europe. Il conclut plusieurs traitée avantageux pour la Russie à Amsterdam, à Londres, â Vienne, et fut en recompense nommé successivement membre de l'ordre de Saint-André , grand-amiral, grand-chancelier - ministre des affaires étrangères et feld-maréchal . 11 venait de conclure de nouveaux traités avec le Danemark et la Pologne, lors-

Sil mourut, en 1706.— Il ne faut p*» confondre les lovine «vue te* Golnvkine, ni avec les Golovnine. GOLOVK1NE (Gabriel-Ivanovitch, comte), né en 1 560, d'une famille polonaise, mort en 1734, servit avec fidélité Pierre-le-Grand, Catherine I et Pierre II, fut fait grand chancelier en 1709, après avoir accompagné Pierre I dans ses campagnes. — U laissa trois enfants qui occupèrent les postes les plus élevés. Michel Gavriolovitch Golovkine, l'un d'eux.' jouit d'un grand crédit sous l'Impératrice Anne , fut vice-chancelier, ministre de l'intérieur; mais ayant après la mort de cette princesse agi contre les intérêt* d'Elisabeth, Il fut en 1741 renversé par une révolution subite et conduit en Sibérie ou 11 mourut, 1755. — Un autre membre de cette famille. Iouri-Alexandrowitch , fut en I80S envoyé en ambassade en Chine • mais des difficultés d'étiquette

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ampAchèrent celte mission de produire des résultats.

GULOVNINB (Vasili-Michaïlovitch), vice- amiral, né en 1716 dans le gouvernement de Kiazan , mort du choléra en 1831 , fut chargé de relever les tôles orientale* de la Russie d'Asie, et fit dans ce but deux voyages autour du monde (1800-1817); fut longtemps prisonnier des Japonais (181 1 - 1814} , et publia ses deux voyages dès qu'il fut de retour. L'un d'eux a été traduit en français par M. Eyriès, sous ce litre : Voyage de Gotovnin, contenant U récit de sa zaptiviti chez tes Japonais, etc., Paris, 1818.

GOLCNGO-ALTO, prov. de la Nigrilie portugaise 'Rcnguela et Angola) , remarquable par son élévation. On y trouve le mont Maria, le plus haut sommet mesuré de toute l'Afrique.

GOMAR (François), célèbre ministre protestant, né à Bruges en 1563, exerça d'abord le ministère ( vangélique à Francfort, puis enseigna la théologie à Lcyde. Là il eut de longues et vives querelles avec Jacques Arminius son collègue, au sujet du libre ubitre et de la doctrine de Calvin sur la prédestination, et voulut faire dominer dans toute leur ri-

5ueur les dogmes fatalistes de Calvin ; ces querelles avisèrent les villes et les églises de la Hollande pendant près de vingt années , tt forcèrent enfln Gomar à quitter Leyde. Il alla occuper une chaire de théologie à Groningue. 11 assista au «synode de Dordrecht (1618), et y Ut condamner la doctrine de son adversaire. Il mourut en 1641. Set Œuvres ont été imprimées à Amsterdam en 1645, In-fol. Ses partisans furent appelés Gomaristes; ses adversaires Arminiens, ou Remontrants. Voy. ARBINUS.

GOMBAUD ou GONDEBAUD, roi des Bourguignons. Voy. GONDEBACD.

gombaud (Jean ocier de), poète français, né en Saintonge vers 1576, mort à Paris en 1666, fut l'un des premiers membres de l'Académie Française à sa fondation. Ecrivain fade et médiocre, il composa des sonnets et des madrigaux qui étaient fort goûtés i l'hôtel Rambouillet. Boileau a dit de lui :

El Uomlwad uat Ion* ftrie «neor !• boutlqo*. On adeLomhaud : End y m ion, poeme en prose, Paris, l£24 ; Amaranihe, pastorale, 1631 , in-8 ; Poésies, 1646; les Danafdes, tragédie, 1658, ln-12; Hoimcls, 1649, ln-4 ; Êpigrammes, 1657, ln-12, etc.

GOMBER VILLE (Marin lerotde), poêle, membre de l'Académie Française à sa créalion. né à Paris en 1600, mort en 16*4 , Ut paraître dès 14 ans un Éloge de la Vieillesse, en 110 quatrains. Il s'essaya a. écrire l'histoire , mail son penchant le ramena à la poésie ; il écrivit aussi beaucoup de romans. On a de lui, outre le recueil de tes Poésies, des Discours des vertus et des vices de rhistoire , et de la manière delà bien écrire, avec un Tr. de l'origine des Français, 1620; la Doctrine des mœurs, tirée de la philosophie des Slot fucs^ec fignr., 1616; et des romans : la Caritie, 1622 ; Polerand- e, 1637, dont la Jeune Alcidianr (I6Ô1) est une suite; la Cythé>ée, 1642.

GOM BETTE (loi), loi des Bourguignons, ainsi appelée de Uuuibaud ou Gondcbaud, 3* roi des Bourguignons, qui la publia ■»«■« 500. Elle est remarquable •n ce qu'elle accorde aux Romains les même» droits et avantages qu'au peuple vainqueur. Elle renferme beaucoup de di*[>o&ilions du Code Théodosicn. Elle établit que les Bourguignons laisseront aux vaincus le tiers auinornsdes terres conquises. Elle f. abrogée en 840 par Louis-le-Débonnaire , qui y substitua les capitulai rea de Chariemagne. (Voy. condebaud.)

GOMKR. fils de Japhet, dont les descendants sont appelés Gomérttes, fut, dit-on, la tige des peuples de Galatie. — C'est aussi de Gomer qu'on fait descendre les Cimbrea. On a donné par suite le nom de Gomer à la langue de cet ancien peuple, dont on retrouve encore aujourd'hui des traces dans le dialecte gaélique, parlé dans la Basse-Bretagne et dans U pays de Galles

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GOMER A, ri?, de l'état de Maroc (Fes), tombr dans la Méditerranée, près de Velei-Gom§ra, après un cours de 90 kil.

comera file), Capraria, une des Canaries, par 28* 13' lat. N. Elle est de forme presque ronde : 26 kil. sur 22: 7,900 hab. Ch.-L, Si-Sébastien. Montagnes, bois: quelques vallées délicieuses. Grains, vin, fruits, soie, cire, ignames, etc.

GOMEZ (Ferdinand), gentilhomme espagnol, né à Tolède vers 1138. mort en 1242, se distingua d'abord dans la carrière des armes contre les Maures et les Portugais, et obtint la faveur du roi Ferdinand 11; mais bientôt sa dissolution et ses désordres la lui firent perdre. Délivré comme par miracle d'un péril imminent, Gomex revint à la vertu , et fonda, sous les auspices de son souverain, un ordre de chevaliers, dits du Poirier, voués & la déf. de la chrétienté(l 176); ils prirent ensuite le nom d'Alcantarn.

gomf.z de Cludad-Réal (Ferdinand), médecin, né en 1388, mort en 1457. resta attaché à la personne de Jean U jusqu'à la mort de ce prince en 1453, acquit une grande réputation par des cures difficiles, et se distingua aussi dans les lettres. On a de lui un livre intitulé : Centon circulaire du bachelier Ferdinand Cornez (en espagnol), publié à Madrid, 1765, par Eugène de Plaguno et Mirola ; e'est un recueil de 105 lettres dans lesquelles on trouve l'histoire secrète du règne de Jean H. — Un autre Cornez de Ciudad-Réal (Alvarez), poète, né en 1488, d'une des premières familles de Guadalaxara, mort en 1538, s'était distingué dans les guerrasde 1506, de 1512 et de 1525. Il composa dw poésies latines, qui furent fort admirées dans le temps, et lui valurent le surnom de Virgile espagnol. La plus remarquable de ces compositions est un poeme latin sur la Toison d'Or, Tolède, 1540. in-8. On a encore de lui : Theologica descripeion de los mysterios sagrados, poeme en 12 chants, Tolède, 1541, ln-4; Saliras morales contra los siett vicios, Madrid, 1004.

gobez (Sébastien), peintre, né à Sévllle v»rs 1616, étail flls d'un nègre, esclave du célèbre MurIllo.Cc maître donna des leçons d. peinture au jeune Cornez, gui dès lors rut surnommé le Mulâtre de Mûri llo. On connaît de lui une Notre-Dame avec f enfant Jésus, une Sainte Anne, un Christ à la colonne , à Sévllle, etc. Sa manière est gracieuse et son coloris vif. — Cornez de Valencta (Philippe), peintre, disciple de peintre Jérôme de Cieza. né à Grenade en 1634, mort en 1694, a Imité avec succès le genre d'Alonzo Cano. On cite de ce maître un grand tableau, dit ta Présentation des clefs de Séville à Ferdinand III par les députés maures, et uo Christ dans le linceul.

comez (Madeleine-Angélique roisso*, dame de), femme de lettres, fille du comédien Poisson, née a. Paris en 1684, morte à St-Germaln-en-Laye en 1770, épousa an gentilhomme espagnol sans fortune, et fut obligée pour rivre de mettre à proDt les talents littéraires qu'elle possédait. Ses ouvrages les plus connus sont : les Journées mmusantes, 1723, 8 vol. ln-12; Anecdotes persanes, 1 vol. ln-12; tes Cent Nouvelle* nouvel Us, Paris, 1735. 18 vol. ln-12. On a aussi d'elle un volume d'CEnvrei mêlées.

GOMMÊGNIES, ville du dép. du Nord, à 6 kil. N. E. du Quesnoy: 2.200 hab.

GOMOL, riv. de l'Afghanistan , naît sur le revers oriental des monts de Gazna et tombe dans le Sjnd, au N. E. de Dera-lsmall-Khan, après un cours do 400 kil.

GOMORRHE, Gomorrha, ville de la Palestine primitive, aux environs du lac Asphaltile, fut pri.'e par Chodorlahomor , roi d'Elam , puis anéantie avec Sodome par le feu du ciel en punition des abominables débauches de ses habitants.

GOMPHI, auj. Stagi, ville de Thessalle, dans l'Histiéotide, vers la source du Pénée.

GO M HOU N, ville d'Iran. Voy. bbnder-abaki.

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