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GOiNS
GONATAS(A!mcoKS),ro! deMacéd. Voy. ascticoxe.
GONAVE, île d'Amérique, dans le golfe de Gonave ou de Léogane, sur la côte d'Haïti, par 75» 25' long. 0., 18» 48' lat. N.;60 kil. tur 13. Inhabitée.
gonave (golfe de), foy. uîocane .
GONAVKS(LS»)ouGO»AivE8, t. d'Haïti, ch.-l. du dép. de l'ArlibODite , sur la côte septentrionale du golfe de Gonave, par 76» 8" long. 0., 19» 27' Ut. N.; 1,500 hab. Bon port.
GONCELIN, ch.-l. de cantoa (Isère), à 25 kil. N. E. de Grenoble: 1,650 hab.
GONDAR, dite ta Ville aux \\ églises, ville d'Afrique, ch.-l. de la province de Dembca et capitale du roy. de Gondar, était précédemment la capitale de tout l'empire d'Abyssinie : elle est par 36° 10' lona. E., 12« 34' lat. N., à 60 kil. S. 0. d'Axoum, et à environ 50,000 hab. Nombreuses églises, surtout celle dite Koskom; palais du roi, asseï délabré; maisons couvertes en chaume.
gondar (royaume de), improprement dit rcy. d'Amhara, un des débris de 1 empire d'Abyssinie, comprend les provinees centrales de cette région (Denibea, Gojam, Bele*sem, Damot, Voggara, Tchelga, etc.), et a pour capit. Gondar. — Depuis plusieurs années ce roy. est en proie aux ravages des Gai las qui tiennent prisonnier le Négus, qui se prétend
r/v'.mc 8ucce9*eur des crnpcrexrs d'Abyssinie.
GONDEBAUD, roi des Bourguignons, était petitais de Gondicalre et flls de Gundioc. A la mort de «>n père (463), il eut le pays de Genève en partage ; niais ayant dépouillé et mis à mort ses trois Treres Gondemar, Godégisile et Chilpéric, il étendit «on royaume depuis le Haut-Rhin jusqu'à la Méditerranée et depuis la Haute-Loire jusqu'aux Allies. Glovis , qui avait épousé Clotilde , fille de Ubilpério, déclara la guerre à Gondebaud et le vainquit (iOi) : il lui .irmrda cependant la paix, à la condition qu'il abandonne; ait l'arianisme. Gondebaud donna à ses sujets un code connu sous le nom de loi Gambette (imprimé dans le Codex legum aniiquarum ùt Fréd. Lindebrog, Francfort, 1613, Inrol.). Gelte loi fut promulguée en 502 à Lugdunum %Pll caPi,ale dcs Bourguignons. G. m. en 51G.
GONDEMAR ou GODOMAÏt I, nia de Gundioc, et frère de Gondebaud, avait eu le pays de Vienne en partage A la mort de son père (463); mais il en fut déjoulllé par Gondebaud.qui le fit m. (476 ou 49 1 ) OONOEMAH u roi des Bourguignons, 2- flls de ^ndebaud succéda à SigismonS, son frère, en 524 ; (SJfr ™cs de son royaume vainquit et tua
dans S ^ ni» nirJ0,,vlanSUne»rande
«Jans la plaine de Vé*«ronce en 524; conserva la
paix avec l'Italie en cédant plusieurs villes à Théo
•lotie, et resta paisible possesseur de ses étala jus-
les fils de Ciovis, et mourut prisonnier en 541 £vn royaume fut réuni à la France ,,B"
Vit™?,.1 IimaiS°n^)' ,Uu8lre malson originaire de JZ £ S £22 ""Jft lmP°rla"t dans l'histoire de «ette république des le me siècle; elle y subsista encore. -Un rejeton de cette maison. Antoine de
ï?ÏLT,.a,.'4taAl,.ïr 60 Francc ««commencement du xvi. siècle. Albert de Gondi, fils d'Antoine
?i. nn.ïlr?,nnede.Rela' devinl '«chef d'une brandir dîe', qUi acquU en France une grande
Gond PtStïiSJV* ?°n flU' En>manuel de bondi, fut général des galères sous Louis XIII • il
!dË2 îyS™»\™&™\à° ReU. Cette maison éteïu« An ieUl Cairdln*<«. * * Paris deux
uondi permit pendant le blocus de Paris par
courir les habitants. — Le second est le fameux roadjuteur, plus connu sous le nom de cardinal de Retz. Voy. retz (cardinal de).
GONDICAIRE, premier roi des Bourguignons, entra en Gaule en 406, et devint de 4M à 413 maître du pays qui s'étend depuis le Rhin jus- • qu'aux Alpes; après un asseï long règne, il fut vaincu par Aétius, patrice des Gaules, et périt en 436 dans une bataille contre Attila, roi des Huns. L' Gundioc, son flls. lui succéda.
GONDIOC.V.ccndioc.— corrDEVALD .F.Gon dovald GONDOK ,Condahates, E ranaûboas?v'i\.de l'Inde, prend sa source dans le Thibct, par 80» 45' long. E., 30° lat. N.; franchit l'Himalaya, traverse le Neypour, sépare t'Aoude du Béhar, et tombe dans le Gange à Hadjipour. après un cours de 800 kil.
GONDRECOURT, ch.-l. de canton (Meuse), sur l'Omain, à 27 kil. S. 0. de Commercy; 1,500 hab.
GONDRIN, village et château seigneurial, dans le dép. du Gers, à 13 kil. S. 0. de Condom ; 2,040 h.
GONDRIN (Ant.-L . de pardaillan DE),duc d'Antin, seul flls de M. et M»« de M< ntespan, né à Paris en 1665, mort en 1736, était lieutenant-général et gouverneur de l'Alsace. Il se fit remarquer à la cour de Louis XIV par son adresse à flatter et èprévenlr les désirs du roi. Un massir du bois de Fontainebleau ayant déplu à Louis XIV, il en fit scier tous les arbres pendant la nuit, et le lendemain, à un signal donné, tous les pieds d'arbres tombèrent comme par enchantement sous les yeux du roi.— Un autre Gondrin , Louis-Henri , archevêque de Sens, né en lti?0, était flls d'Antoine-Arnaold de Gondrin, marquis de Montespan et d'An tin. Il eut dans son diocèse de vifs démêlés avec les Capucins et les Jésuites, et lança contre eux un interdit qui subsista jusqu'à sa mort, en 1674. On a de lui une Traduction des lettres choisies de Grégoire-le-Crand, publiée par J. Boileau. f
GONESSE, ch.-l. de cant. (Selne-et-Oise), à 22 kil. E. de Pontolse, à 15 kil. N. E. de Paris : 2,123 hab. Franges de coton, blanchisseries de toiles, ejc. Boulangerie renommée.
GONFALON, dit aussi gonfanon , espèce de bannière en usage au moyen âge, et ainsi nommée parce qu'elle était ornée de plusieurs pendants appelés fanons. Dans plusieurs républiques italiennes les gonfaloniers , c est-à-dire porteurs du gonfalon, furent longtemps des officiers de justice, oa les commandants d'un corps de troupes destiné i protéger l'exécution des lois. Dans quelques-unes même on nommait ainsi le chef de l'Haï — En France , le gonfalon était plus spécialement une bannière d'église, qu'on arborait pour lever des troupes, et qui était portée par les avoués ou défenseurs temporels des abbayes et des églises.
GONFARON, Forum Voconii, village du dép. du Var, à 35 kil. N. E. de Toulon ; 1,200 hab.
GONGORA Y ARGOTE (Luis de), poète espa pnol, né à Cordoue en 1561, mort en 1627, embrassa à 45 ans l'état ecclésiastique, cl devint aumônier de Philippe III. Il mil à la mode un style ampoulé qui a été désigné sous le nom de gongorisme. Ses œuvres ont été publiées à Madrid en IG30 et réimpr. à Madrid et à Bruxelles, 1659, in-4. Don Ramon Fernandez en a donné un choix, Madrid, 1 787.
GONGO-SOCCO, c'est-à-dire caverne de voleurs, nom d un grand établissement deminesd'ordu Brésil , dans la prov. de Minas-Geraes , à 400 kil. N. O.de Rio-de-Janeiro,qui appartient à une compagnie anglaise. Il se trouve sur les bords d'un torrent nommé Socorro. Cette mine n'est exploitée que depuis 1817.
GONSALVE DE CORDOUE. Gonialo Hemandn y Aguilar, duc de Terranova, prince de Venouse, surnommé le Grand Capitaine, général espagnol,
signala leur
GONZ
GOKD
enleva Grenade (1492). Appelé emuile par les Véniilcnt, U força les Turcs à lever le siège de Zante. En 1601 , Il fut placé par le roi Ferdinand i la léted'une expédition dans le royaumedeNaples, dont Louis XII, roi de France, venait de s'emparer. Il débarqua k Tropea, battit les Français à Barletta et à Seraioara (1503), et remporta une victoire complète à Cerignola, dans la Pou il le, sur le duc de Nemours, qui j périt (1503): enfin, après une foule d'autres avantages obtenus sur les Français et les Napolitains, il assura à l'Espagne la possession du royaume de Naples, dont U fut nommé connétable. Mais des envieux le calomnièrent auprès de Ferdinand; Il reçut l'ordre de quitter Naples, et il alla finir tes jours dans la disgrâce à Grenade (161 S). Contai vs était généreux autant que brave ; cependant on lui reproche plutieurt traite de cruauté. Sa vie tété écrite par le P.Du|<oncet. Florian en a fait le héros d'un roman historique.
CONTACT (maison ni), noble famille de France, originaire du bourg de Gontaut, dtnt l'ancien Agénoia (Lot-et-Garonne), remonte au x* siècle : la "luoart de ses membres te sont illustrés par leurs exploits militaires. Dès l'an 1180, les seigneurs de Gontaut prennent le titre de seigneurs de Biron, tout lequel plusieurs d'entre eux sont devenus célèbres. {Voy. BIRON.)
GONTHIER d'Andernach (Jean), médecin allemand, né en 1447, mort à Strasbourg en 1574, fut d'abord recteur des écoles publiques à Goslar, puis professeur de grec à Louviin : vint enmiite en 1525 étudier la médecine en France, et fut attaché a la personne de François I; mais le» mourcs dirigées contre les Protestants l'obligèrent à quitter la France pour se retirer en Allemagne. Il a laissé des ouvrages estimés, dont les principaux sont t Anaiomicarum Iiuiiiuttonum libri /F, Paris et Bile, 1536. i ii- S ; Padoue, 1558, in-8. revu par Vesale; De Mtdicina veieriei nova. Baie, 1 57 1 . 2 vol. in-fol.: De la Petit, Strasbourg, 1664, in-4. On lui doit sussi une traduction de divers traitée de Galien.
CONTRAN, 2' fils de Clutaire 1", roi de France, eut en partage les royaumes de Bourgogne et d'Orléans en 601 : t'occupa à calmer let dissensions fréquentes oui s'élevaient entre ses frères, battit les Lombards et fit oetser leurs incursions sur son territoire. La mort de ses trois frères le laissa seul possesseur des Gaules.- malt il se déclara le protecteur de ses neveux, et fit sacrer roi de Soistons, Clotaire II, fils de ton frère Chilpéric I. Il mourut en 603, et fut canonisé. On le fête le 28 mars.
GONZAGUE, en italien Gonutga, bourg du roy. Lombard-Vénitien, à 20 kil. S. de Mantoue , a donné ton nom à l'illustre famille des Goniague.
GONZAGUE, ancienne famille princière d'Italie, qui depuis le xi* siècle a donné det seigneurs à quelques souverainetés de l'Italie, det grands d unitaire* à l'Eglise et det princesses à plusieurs maisons royal*». En 1328. Louis de Goniague, s ciant défait de Pa»«erino Ponacotsl ou Bonicolsa, eapitano de Mantoue, te mil k u place. Depuis cette époque le» Goniague régnèrent sur Mantoue jusqu'en 1708. Charles 11 i , Ferdinaad, de la ligne de Nevers, leur dernier représentant dans cette eité, montra une tel'e dissolution de mœurs , qu'après sa mort, ses sujets allèrent au-devant de la domination autrichienne.— Dans I intervalle, nous trouvons à signaler: 1* Jean-François II, marquis de Mantoue, mort en 1619, qui fut ttmnJ en 1496 par le pape, les Vénitiens, l'Espagne et le duc de Milan, pour commander leur* .coupes réunies contre Charles VIII, roi de France, lors de l'expédition de ce prince en Italie ; le marquis de Mantoue remporta quelquet avantages sur l'armée française; — 2* Ferdinand, 3* Ois de Jean-François II , duc de Molfetla. Il s'acquit, an rvjce de Chariot-Quint, la réputation d un det
meilleurs généraux de l'Italie. Charles l'avait fait riee-rol de Sicile et gouverneur de Milan ; mais il fut dépouillé de ce gouvernement par Philippe II en 1660, et il acheta alors le duché de Molfetta dant le royaume de Naples, 61 la ville de Cuastalla dans la Lombard ie. Il mourut en 1667, laissant 3 ses descendants cet nouveaux états. Sa mémoire est souillée de plusieurs crimet : on («soupçonna d'avoir empoisonné le dauphin, fils de François I, roi de France. — Parmi les cardinaux du nom de Goniague, le premier en mérite est Hercule, qui fut envoyé en 1503 au concile de Trente, comme légat du Saint- Siège. Il a laissé quelquet ouvrages de piété, un Co- Uchume, det Lettre», etc. — La maison de Goniague t'était partagée en troit branches vert 1440; à ls branche aînée appartinrent les marquis (puis ducs, 1530) de Mantoue; celle-ci s'éteienit en 1627, et fut remplacée dans la possession de Mantoue par la ligne coll. desducs de Nevers, éteinte elle-même en 170". De la branche aînée sortirent encore (1667) les dues de Guastalla nui s'éteignirent en 1746. Des deux autre* branches descendirent les ducs de Sabionela et de Caatiglione, que l'empereur dépouilla de leurs états en 1692. — Enfln , du dernier (Ils de Louis I de Goniague étaient sortis au xiv* siècle les comtes de Novellare.dor.t le dernier m. en 17'28; à relie hrancti appartient S. Louis de Goniague, qui se fit jésuite er 1591 et m. a 23 ans. Sa piété extraordinaire le fit canoniser (P. , Jljuin).— Dans la ligne d«Nev en», ou rem. Marie-Louise de Goniague, née vert 1612, qui épousa Wladislas, roi de Pologne, en 1645, puit Jean Casimir, ton successeur : ta soeur, Anne de Goniague, connue tous le nom de Princesse palatine, née en 1616, si eélèbre par ta beauté et son esprit : elle épousa le prince Edouard, comte palatin. Bis de l'électeur palatin Frédéric V, et vint mourir à Paris en 1684. Bossuet a prononcé ton oraison Tan.
GONZALVE. V. Gohmltb. .
GOOK, ville de Hollande (Yssel tupéricur), k M kil. S. O. d'Almelo: 3,200 hab.
CORDES, Vordentes, ch.-l. de cant. (Wuclute;. à 15 kil. N. O. d'Apt : 3,400 hab.
GORDIEN I, dit f Ancien, Marcus Amomnus Gordtanus Afrieanus , empereur , né k Rome Tan 167 de J.-C. était proeontul en Afrique «A mil 80 ans lorsqu'il fut proclamé à Carlhage. conjointement avec ton flls, par les troupet révoltées contre le féroce Maxlmln, l'an 237. Il refusa vainement la pourpre- Au bout de six semaine* Il t etrangla en apprenant que ton flls avait été valncu et tué dans Carthage par Capélien , général de Maximin. qui rainait le siège d« relie ville.
cordikn h, dit le Jeune, Ali du précédent, rut associé par lui à l'empire et périt a Carthage en combattant Capélien. Voy. l'art, précédent.
CORDIBN III, dit U Pieux, Marcue Antomnu: Gordianus, petit-Dit par ta mère de Gordien l, nu placé sur le trône en 238. aprèt la mort de Pupler et Balbin, n'étant encore âgé que de douie an-. Dlrigé par le préfet du prétoire Mlsithéc, dont il épousa la Alla, il gouverna sagement II P*™ f 1 Orient , assassiné par Phllippe-l Arabe en i«« pendant qu'il combattait Sapor, roi det Pereet. y L'ahbé Dubos a prétendu qu'il avait existé un s Gordien ; malt cette opinion ne ptralt pat fondée L'histoire det Gordien! a été écrite en latin par aulet Capitolin. . -,
OOttMM (saint), martyr tout Dioclélieu, eti telle 10 mai.
GORDIEN (nœud). Voy. cordiui.
GORDIUM, plut tard JuliopolU, ville de la Petite Phrygie, prêt det fronlièret de la Galatie, et su le Sangariut. Cétait là que te trouvait le no-uc Gordien. Foy. coroics.
GORDIUS, Phrygien qui, de simple laboureur, devint roi ; il contacra dant le temple de Jupiter
GOUG
GORT
à Gordium 1« char qui le portait quaad on Tint lui offrir la royauté. Le joug était lié au timon par un nœud si artistement Lut , qu'on ne pouvait eu apercevoir les bouts : on le nmn mai t le nœud gordien. L oracle promettait l'empire de l'Asie à celui qui délieraitce nœud. Alexandre, dans son expédition, désespérantdeledélier, lecoupad'uncoupd'épée,ctpar- Tint ainsi à accomplir ou du moins à éluder l'oracle.
GORDON (famille dc), ancienne maison d'Ecosse, dont l'origine a partagé les généalogistes, mais qui parait toutefois être venue s'établir dans la Grande- Bretagne à la suite de Guillaume- le-Gonquérant (1066). Elle fut honorée du titre de duc en 1681. Les Gordon s'allièrent aux nobles maisons de Keith , d'Argyle, de Norfolk , et même aux Stuarts, à la cause desquels ils se montrèrent toujours tidèles. —Dans le dernier siècle, George Gordon, connu eoui le nom de lord Gordon, né en 11 60, membre de la Chambre des Communes, s'y Ût remarquer par ses discours énergiques et son opposition au ministère. La violence de ses déclamations contre le bill et faveur des Catholiques causa des troubles qui amenèrent son emprisonnement, en 1780. Mis en jugement, 11 fut acquitté. Mais ayant publié en 1788 un libelle contre la reine de France, Il fut arrêté et mis à Newgate, où il mourut en 1793.— La ligne mais des ducs de Gordon s'twt éteinte en 1836 en la personne de George Gordon, 6« et dernier duc, né an 1770, pair en 1807, général en 1819, et garde du grand-sceau d'Ecosse. — John Byron, père du poète si connu sous le nom de lord Byron, avait épousé Catherine Gordon, issue de la branche afnée de cette famille : d'où vient que lord Byron portait aussi le nom de Gordon.
GORDON iPatrik), noble écossais, de la famille des précédents, né en 1635, quitta jeune sa patrie, et devint feld-maréchal de Russie et gouverneur de Moscou sous le régne de Pierre-le-Grand, à qui il rendit de grands services dans la guerre de 1 696 contre les Turcs, et dans la révolte des StréliU. il mourut deux ans apré*. On a de lui un Journal précieux pour l'histoire de l>lerre-le-Grand, écrit en anglais.
GORDYÊNE. au j. partie sept, du Kourdiêlan, contrée d'Arménie, <»ntr<» laRagraydanènsauN.et le Tigre au S. .était voisine de 1* Atropa tène et do l'Assyrie.
GOREK, ihr en langue indigène. Ilot situé sur la côte de Sénégambte, à 3 kil. du cap Vert, par 14* lat. N. , 19» 45' long. O. Ses côtes sont très es rarpees et presque inaccessibles ; 5,800 hab. La plus grande partie de l'tle est occupée par nne ville nommée ansai Gorée, que défend le fort St-Michel.
— Les Hollandais s'emparèrent de cette tle en 1619, et changèrent le nom que lui donnaient les indigènes pour y substituer celui dcGorée. du nom d'une lie de (a Zélande. L'amiral d'Kstrées enleva cette lie aux Hollandais en ll»67, et depuis ce temps elle appartient à la France. L'Ile de Gorée fut occupée en 1804 par les Anglais qui nous l'ont rendue en 1815.
GORG I AS, célèbre sophiste grec, né à Léontium en Sieile vers l'an 4 H5 av. J.-C., vécut, dit-on, 107 ans. Ayant été envoyé par les Léontins h Athènes pour y demander des secours, il se fit tellement admirer des Athéniens par son éloquence, qu'on le retint dans cette ville pour y donner des leçons de rhétorique. Il se ût aussi remarquer comme philosophe et écrivit un lirre sur la Nature dans lequel il soutenait qu'il n'y a rien de réel, rien qui puisse être connu, rien qui puisse être enseigné ou transmis par les mots. On a sous son nom deux discours, dans les Orateun gréa de Retske. tome VIII.
— Platon a donné le nom deGorgias à un dialogue célèbre où il traite de la rhétorique et se moque des tephuftes et des rhéteurs de son tempe.
GORGOou COltCANGE, Khorkhandj, ville des Il un» Ephlalitcs, dans la Transoxlane. Près de là cul Uau la grande défaite de Gorge on du Fossé,
où périrent Firouxl et son armée, l'an 181 de J.-C
GORGONES, monstres femelles, célèbres dans la Fable, étaient au nombre de trois : Sthéno, Euryalo et Méduse. Elles étaient sœurs et filles de Pboreys et de Céto; elles habitaient près du jardin des Hespérides, situéauxenvir. des colonnes d'Hercule. Elles étalent hideuses a, voir, n'avaient qu'un œil en commun cl changeait nt en pierres tous ceux qui osaient les regarder. Persée délivra la terre de ces monstres, et parvint, avec le secours de Minerve, à trancher la tête de Méduse que la déesse attacha à son égide.
GORGUE (la) , ville du départ, du Nord, à 15 kjl. S. E. d Haaebrouck , sur la Lys; 3,100 hab. Toiles, linge de table , raffinerie de sel , etc.
GORI ou G0UR1 , ville de la Russie mérid. (Géorgie) , à 60 kil. N.O. de Tiflls , près du confluent du tour et du Dtdi-Liakvl : 1 .500 hab. Etoffes de coton, couvertures. Gori a donné son nom à la Gourle.
GORIN, riv. de la Russie d'Europe, natt à 29 kil. S. 0. de Kremenets (Volhynle), et tombe dam le Prsipets après un cours sinueux de 450 kil.
GORÏONIDES ou bcn GOR10N (Joseph), dit aussi JostipHon, rabbin juif, vivait dans le fltf ou ixsiècle de notre ère. 11 est auteur d'une Histoire juin qui a été imprimée pour la première fois àMantour avant 1480, et qui a été traduite en latin par Munster, Bile, 1541, et par Gagnier, Oxford, 1706. On a prétendu à tort que ce rabbin juif n'était autre que l'historien Josèphe.
GORITZ ou GOR1CE, Gorixia en Italien, Gœrti en allemand , ville des États autrichiens Mllyrie) , sur l lsonso, à 41 kil. N. 0. de Trieste : 8,900 hab. Evêché. Sociétés savantes. Soieries, bougies, rubans ds fil. Cette ville fut pend, quelques années Is séjour de la branche aînée de la famille des Bourboni, déchue du trône de France : Charles X v est mort.
GORKUM, quelquefois Gorinehen ou Gornichem, ville de Hollande (Hollande mérid.). à 33 kil. S. E. de Rotterdam, sur la Meuse; 5,200 hab. Eglise et hôtel-de-ville remarquables. Pêche active. Commerce (grains, beurre, chanvre, poissons). Patrie des peintres Jean Van der Heydin, Jean Van dei lllft, et Abr. Blœma . .. — r ondée sn 1230; tris Ûorissante au xiv* siècle ; presque submergée c c 1809; fortifiée en 1813 par les Français.
GORL1TZ, ville deSilésle. Foi/, goerlitz.
UORODICHTCHE, ville de la Rnssi.' d'Europe Nijnfl-Novgorod), à 24 kil. N. K. de Nijnei- Movgorod : 3,0<H)hab. Imprimerie sur toiles : rérusc.
GORODOK, nom commun à plusieurs bourgs de Russie; le plus important est situé dans le gouvernement d'Orcmbourg. T. cocriev-gorodo»:.
GOROGUEA. rivière du Brésil, natt par 10» 46' lat. S., coule au N. E. jusqu'à Jerumenha, tombe dan s la Paranavba, après un cours sinueux de 650 kil.
GOKOK'HOV ou GOROKHOVETS. ville de la Russie d'Europe (Vladimir), sur la Kllaxma, à 150 kil. E. de Vladimir; 2,400 hab. Fonderie do cloches. Toiles, savon. Filatures de Hn. Tanneries.
GORON ou GORRON, ch.-l. de eant. (Mayenne), à 17 kil. N. 0. de Mayenne; 2,000 hab.
GOROUAL, district "de l'Inde. Voy. gheroual.
GORRA, nom qu'on donne souvent au Setledje et à la Réyah réunis, avant leur jonction avec le Tchennab. Il correspond à la partis inférieure de l'ancien Hyphate. .. ■ .■ *
GORRACOTTA, ville d'Hindoustan, ch.-I. d'un petit état de même nom dans l'ancien Allahabad, par 23» 44' lat. N., 76» 43' long. E.
GORRAH. ville de l'Inde. Voy. 6PRRAH.
GORSCIIKN (cross-). vil,e des Etats prussiens (Saxe), à 20 kil. S. E. de Merssburg. Défaite des Prussiens par un corps français, 2 mal 1813.
GORTYNE, ville de Crète, au S. 0. de Cnosse, sur le fleuve Léthé. — Ville d'Arcadie, au confinent du Gortynita ou Luriut : ÏÀlphée.
GOSS
GOTiï
GORZE, ch.-l. de canton (Moselle), à 21 kll. S. 0. 1 de Met*; 1,600 hab.
GOSLAR, ville murée du Hanovre, à 6 Vil. S. E. de Hildesheim ; 5,700 hab. Ancienne cathédrale; vieux château impérial , dit Kaiserburg, où se rassemblaient jadis les diètes impériales ; ce n'est plus auj. qu'un magasin à grains. Antiquités saxonnes. Potasse, tabac, savon, vitriol, liqueurs, bière, eau-dcvie, etc. Aux environs, plomb, ocre, soufre, ardoises. — Goslar était jadis une ville impériale; elle fut donnée à la Prusse en 1803, au royaume de VYeetphalie en 1807 : rendue en 1813 à la Prusse, qui la céda enUn au Hanovre, 1815. C'est à Goslar lue le moine Berthold SchwarU inventa, dit-on, ia poudre à canon.
GOSLIN, évêq . de Paris, du ssngr., déf. Paris contre les Normand* qui l'assiégeaient (885); monté luimême sur la brèche et armé d'une hache, il combattit avec courage et repoussa plusieurs assauts. Il mourut pendant Te siège. Abbon a chanté ses exploits.
GOSPORT, ville d'Angleterre ( Hamnshire) , à - kil . de Porlsmonth dont elle n'est séparée que par un petit bras de mer et dont elle Tait presque partie ; 12,600 hab. Bel hôpital d'Haslar (pour les marins), théâtre: brasserie royale; fonderie de fer et de cuivre, et autres élAblissementi pour la marine royale.
GOSSE (Etienne), auteur dramatique, né en 1773 à Bordeaux, mort en 1834, s'enrôla comme volontaire en 1793, devint rapidement olllcier, se relira du service après avoir été blessé dans la Vendée,
1796, et occupa sous l'empire un emploi que la restauration lui lit perdre, il a fait plusieurs comédies, dont les meilleures sont les Ftmmet politiques,
1797, et le Méditant, 1816; des romans, entre autres les Amants vendéens, 1800, et des Fables, ISI8, remplies pour la plujart d'allusions politiques, et lui eurent un grand sucré*. On a aussi de lui des Proverbes dramatiques, 1819, 2 vol. in-8, et un .ivre intitulé : Dites parlantes, ouvrage satirique en vers, où il a imité Casli avec asset de bonheur.
GOSSEG (François-Joseph), compositeur, né a Vergnies (Hainaut) en 1733, mort à Paris en 1829, était fils d'un laboureur. 11 fut un des créateurs de •a symphonie et composa des opéras qui eurent un grand succès : les principaux sont les Pécheurs, la Fit» du village, 1778; Rosine, 1786; la Reprise de Toulon. On lui doit aussi une Messe des Morts (1762), qui est regardée comme son chef-d'œuvre. C'est lui qui pendant la révolution fil la musique de presque toutes les fêtes patriotiques. 11 créa en 1784 nue école de chant, d'où est sorti le Con*errafo»re. I! fut nommé inspecteur de ce dernier établissement lèl sa fondation, 1795.
GOSSELIES, ville de Belgique (H .inaul), à 6 Vil. N. de Charleroi; 2,900 hab. Lainages, couteaux. Victoire des Français sur les Autrichiens (juin 1794).
GOSSKLIN (Pascal-François-Joseph), savant géographe, né à Lille en 1751, d une famille aisée de commerçants, mort à Paris en 1830, était destiné bu commère* et fut pendant plusieurs années député de sa province au conseil royal de commerce sTiégeant à Paris. 11 voyagea pour s'instruire, visita la Suisse, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas; recueillant partout d'amples matériaux sur la géographie ies anciens, et débuta dans la carrière scientifique sn 1789, en remportant le prix proposé par l'Académie des Inscriptions sur la comparaison de Strabon et de Plolémée. il fut admis à l'Académie en 1791, devint en 1799 conservateur du cabinet des antiques, et fut nommé en 1801 un des traducteurs da Strabon. Son premier ouvrage est la Géographie ia Grecs analysée, ou les Systèmes dEratosthenes, de Strabon et de Piofémée comparés entre eux (mémoire couronné), 1790, in-4; il le fit suivre d'une roule de savants mémoires qu'il lut à l'Institut, et qu'il recueillit sous le titra de Recherches sur la
géographie systematiq. et positive des anciens, 1798 a 1813, 4 vol. in-4. Cet ouvrage capital est rempli de découvertes importantes; mais on reproche à l'auteur de s'y être laissé entraîner par l'esprit de système ; il partait de cette supposition que les anciens ont possédé la mesure exacte de la terre, dont la connaissance leur avait été léguée par un peuple primitif ; il expliquait les contradictions et les erreurs apparentes qu'on trouve «Lins les auteurs sur la distance des lieux en admettant différentes sortes de stades qu'on avait confondues jusqu'à lui. gosselin, évêque de Paris. Yoy. coslin. GOTESCALC, autrement appelé Fulgence , naquit en Allemagne vers l'an 806, et embrassa la vie monastique à Orbais, abbaye de l'ordre de Saint- Bcnolt, dans le diocèse de Soissons. Nourri de la lecture des ouvrages de saint Augustin, il crut trouver dans eet auteur le dogme de la prédesLabsoluc et enseigna que Dieu a gratuitement prédestiné les élus à la vie éternelle et les réprouvés à la mort étemelle. Celte doctrine ayant été condamnée dans deux conciles, Gotescalc fut déclaré hérétique Incorrigible et se vil déposé du sacerdoce, battu de verges et enfermé pour le reste de ses jours dan» l'abbaye de tlaut-Yiiliers, par ordre d'Hincmar, archevêque de Reims. 11 mourut dans sa prison en 868, sans avoir consenti à une rétractation. Son histoire a été écrite par le jésuite L. Cellot, 1655. GOTHA, cap. du duché de Saxe-Cobourtr-Gotha, rèstle la Leine,à74 k. N.O. de Cobourg; Ï2,000h îcau château ducal avec terrasse ; musée ouvertau public : biblioth., riche cab. de médailles, cab. chinois, galerie de tableaux; gymna«e, écoles polytechn., (la commerce, normale primaire. Porcelaine, toiles île coton, lainages, etc. On y rédige depuis 1764 VAtmanach rlcGutha. Patrie «IcGotter, de Th. Rcinesius.
GOTHAlll).S.),néen Bavière, réforma des monast. et fut év.d Hildesheim de |A?| h Ui3S.Onlho.le 4 tuai.
GOT HEM BOURG ou GOETHEBORG , ville de Suède (Gothie), ch.-l. du lan ou gouvernement de Gothembourg-«t-Bobus, à 400 kil.S.O. de Stockholm; 24,000 hab. Rues larges et régulières : bon nombre d édiflecs. Imprimeries, fabriques de drap, de tapis, de toiles à voiles, d'horlogerie ; filatures de coton, corderies, papeteries, raffineries, teintureries, etc. Chantiers de construction; commerce florissant. Gothembourg fut fondée en 1607, par le duc de Gottland ( le roi Charles IX), détruite en 1611 par les Danois, et rebâtie par Gustave-Adolphe.
COTHEMBOURC-ET-BOHUS (lan ou gouvernement de), province de Suède, formée de l'ancienne province de Bohus et d'une partie ds la Wcstrogothie, est bornée au N. par la Norwége, à l'E. par le gouvernement d'KIfsborg dont elle est séparée par le Gœla-Elf, au S. par celui de Halmstad, et à 10. par le Skagger-Rack et le Cattégat : 380 kil. sur £5; 150,00(1 hab. Ch.-l., Gothembourg.
GOTHIE (roy. de), Gœihaland en suédois. On désignait Jadis sous ce nom la portion mérid. de Is Suède, au S. de la Suède propre et a l'E. de la Norwége; elle était alors divisée en 3 parties; !• Ostrogolhie (subdivisée en Ostrogothie propre, Smaland, lies d OKIand et Gottland) ; 2« Westrogothie (Westrogolhie propre. Bohus, Dalle , Wermeland) ; S» Gothie du Sud(Halland, Skana, Blekinge). Auj. la Gothie forme 12 lans ou gouvernements: Linkœplng, Calmar, Rronoberg, Gottland, Jœnkoping, Skaraborg, Elfsborg, Gcetheborg-et-Bohus, llalmstad, Chrisllanstad , Malmœhus. Blekinge. La Gothie tiraitsonnnm desGoths qui la conquirent ver le l" siècle de J.-C. Elle forma jusqu'au xni'siôclo un roy. a part. — Marche de Gothie. Voy. sf.ptimaKIE GOTHIQUE (golfe ou mer), en latin Codan ts sinus (de Codi ou Gothi), est auj. la mer Baltique. Les anciens n'en connurent que la partie roérlfut-oe très irrpcrfaitciucnt.
GOTII
GOÏÏ
GOTHOFREDUS, jurisconsulte. Voy. godefeoj.
COThofredcs. historien. Voy. at. f. lin et GALFfUD.
GOTHONS, Gothones. Voy. coths.
GOTHS, Goihi, peuple d'origine germanique, eurent pour habitation première , soit le Boiohemum qu'ils partageaient, dit-on, avec les Barcomans, soit les sources de la Vistule; ils conquirent ensuite la Scandinavie méridionale et centrale, ainsi que le nord de la péninsule Cimbrique, tous pays ou leur passage est attesté par les noms de Gothie, Codanitt tinta, Jutland (car Jules et Golbs ne différent pas];
fiuis ils revinrent au S. de la Baltique où une de eu» tribus s'établit sous le nom de Gothons (dans la Prusse actuelle); de là, subjuguant les Venèdes, Burgundes, Roxolans, Iazyges et Finnois, ils s'étendirent de proche en proche depuis la Vistule et la rheiss jusqu'au Rha, et se divisèrent en trois grandes masses ne formant qu'un même état (Gépides, au N. des Alpes Bastarniques ; Wisigoths ou Golhs de l Ouest, du Tibisque au Borystliènc; Ostrogolhs ou Gotha de l'Est, du Boryslhène au Rha) ; ils franchirent plusieurs foissoil le Danube, soit le Pont-Euxin, pour ravager l'empire ( sous Maiimin, Gordien, Décius) ; rançonnèrent Marcianopolis, prirent Philippopolis, assujettirent Gallien au tribut, mais furent repoussés par Claude II qui prit de là le surnom de Gothique •.269) ; occu père ni la Dacie Trajane dès que les Romains ( abandonnèrent (274) ; se jetèrent sur le roy. du Bosphore, qu'ils détruisirent, et pillèrent l' Asie-Mineure. Leur roi Hermanarie porta leur puissance à son plus haut degré dans le iv* siècle ; leur empire embrassait vers 350 tout le pays qui s'étend depuis le Don jusqu'à la The isa et depuis la mer Noire jusqu'à la Baltique ; mais ils furent arrêtés dans leurs progrès par l'invasion des Huns ; Hermanarie périt en les combattant, sans pouvoir arrêter leur marche (378). Une partie des Goths (les Oatrogoths) consentirent à subir le joug des Huns; les autres (les Wisigoths), franchissant le Danube, se jetèrent de nouveau sur l'empire romain et obtinrent du faible Valens des (erres en Mésie (376); mais dès 378, ils prirent les armes contre l'Empire, furent vainqueurs à Andrlnople, et pillèrent les faubourgs de Constantinople : ils ne furent réduits que par Théodose I, qui prit les plus redoutables à sa solde. A la mort de cet empereur (396), Alaricl,leur chef les promène par toute la Thrace et la Macédoine, se fait donner par Arcadius le titre de général des milices romaines en illyrie orientale (397), envahit deux fois l'Italie sous le règne d'Honorius (403-409), prend et saccage Rome (410). Ataulf, son frère et son successeur, fonda la monarchie des Wisigoths dans la Gaule méridionale et rHispanie(412). Les Oatrogoths de leur coté redevinrent libres en 4S3, à la mort d'Attila, et obtinrent des demeures, les uns en Pannonie , les autres en Thrace; puis ils se réunirent tous sous Théodoricle-Grand , et allèrent, avec l'aveu de l'empereur Zénon, reprendre l'Italie sur les Uérules (489-93); ils fondèrent dans ce pays le roy. des Ostrogoths.qui.après avoir été florissant sous Théodoric (493-526), tomba bientôt en décadence, puis succomba sous les coups de Bélisaire et de Narsès (534-653). Les Ostrogolhs passèrent alors en Norique, mais ils n'existèrent plus comme nation.— Quant aux Wisigoths, ieur
ce dernier, le roy. WUigolh fut détruit par les Arabes ; néanmoins les restes de la nation se conservèrent dans les montagnes des Asluries et de la Galice, et y fondèrent les petits état* chrétiens qui furent le noyau de la monarchie espagnole. Les Goths avaient embrassé le christianisme au i v* s. ; ils étaient Ariens.
GOTTER (Fréd.-Guillaume), poète allemand, né à Gotha en 1746, mort en 1797, occupait dans st ville natale un emploi qui lui laissait l«s loisir de se livrer à son goût pour les lettres. Il avait étudié à fond la langue et la littérature françaises, et appréciait à leur valeur nos chefs-d'œuvre poétiques ; il chercha même à en reproduire les beautés dans ses œuvres. 11 a composé des épltres, des élégies, des poésies légères et des ouvrages dramatiques. Nous citerons : un recueil de Poésies, Gotha, 1787-88, 2 vol. in-8, dans lesquelles se trouvent des traductions ou imitations de VOrctte, de la Mérope et de l'Alzire de Voltaire:des Opéras-Comiques, Leipsick, 1778-79, in-8; des Drames, 1796, in-8.
GOTTESBERG , Ara Ubiorum, selon quelquesuns, ville des Etats prussiens (Pr.Rbén.), à 4 k. S. 0. de Waldenbers; 1,900 hab. Houille aux environs.
GOTTESGAB , Theodosium en latin moderne, ville des Etats autrichiens (Bohême), à 26 kll. N. E. d'EInbogen, au milieu des monts les plus âpres. Dcntellrs. Aux environs, fer, étain.
GOTTINGUE. Voy. coettihgue.
GOTTLAND (lie), île de la mer Baltique, par 15» 48 -16» 49* long. E., 66» 54 -67» 66' lat. N. : 115 kil. sur 63 ; 38,000 hab. Ch.-!., Wisby. Monta-
f nés sur les côtes; climat moins rude qu'en Suède, brêts, grains, beaucoup de légumes; bétail; pècho active. — Cette tle fut habitée à une époque fort reculée par les Golhs qui lui laissèrent leur nom. Elle fut souvent disputée entre les Suédois et les Danois; le traité de 1644 la donna à la Suède. Les Russes s'en emparèrent en 1807; mais ils furent forcés de l'évacuer.— Le roi de Suède. Charles IX, porta d'abord lo titre de due de Gotlland.
gottland ('un ou gouvernement de), une des douze préfectures formées de l'ancienne Gothie, se compose de l'île de ce nom.
GOTTL4ND, mieux GOETBAXXICD. Voy. GOTHIE.
GOTTLIEBEN, bourg de Suisse (Tburgov .e), à 2 kil. 0. de Constance ; 260 hab. Vieux chàteau-fort, où furent enfermés Jean XXH1, Jean Huss cl Jérôme tl< Prague pendant le concile de Constance (I il il.
GOTTOLENGO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 24 kll. S. de Brescia; 3,300 hab.
GOTTORP, bailliage du Danemark, dans la partie mérid. du duché de Sleswlg. H lire son nom du «hàteau de Gottorp qui défend la ville de Sleswig, son chef-lieu : 20,000 hab.
GOTTORP (B0LSTEIN-). Voy. HOLSTEIlf.
GOTTSBERG. Voy cottksberg.
GOTTSCHED (J .-Christian) , écrivain allemand, né en 1700, près de Kœnigsberg en Prusse, mort en 1766, enseigna les belles-lettres avee un grand succès à Lelpsick, depuis 1730, et influa puissamment, par ses ouvrages de critique, sur le rapide développement de la littérature allemande. Ses principaux écrits sont : YÉloquence académique , à iusatje des écoles, Hanovre, 1728; Estai dan
▼el empire eml rassad'al>ord toute la partie de la Gaule poétique pour Ut Allemands, Lcipsick, 1730; Hisau S.delaLoire,puis(450)IeN.de FEspagne; il avait pour capitale Toulouse. Réduit, en Gaule, à la Sep-
loire critique et littéraire de la tangue allemande, 1732-44, 8 vol. in-8 ; Grammaire allemande, Leiptimanie par l.lovis, qui battit Alaric H à Vouillé (507"), sick, 1748 : cet excellent ouvrage a eu de nombreujj s'étendit en Espagne, oh il eut pour capitale To- ses éditions : Dictionnaire det artt libéraux. Leipsirk,
1780. On lui doit encore des traductions de Fontenelle, de Bavle; une tragédie de Caton, et deux recueils de poésies (1 736 et 1750), qui sont médiocres. Gottsched fut en Allemagne le chef d'une école littéraire, qui domina pendant quelque temps et qui plaçait au-dessus de tout la pureté de la bngue et la correction du style, mais qui ne se
iède. Ses principaux roU, après Ataulf (412-415), «ont : Wallla (4 1 5-419) , qui détruisit les Alains, Alaric II (184-6<'7), qui perdit l'Aquitaine, Amalaric (511-531), fous le nom duquel légua Théodoric, roi des Ostrotrolh*, Léovigildc (572-686), qui Extermina lesSuèTes, Suintila (62 1-63 1), qui chassa les restes de» Grecs et des liomains. tiiùn RoJcric (710-711). So»<