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contre Alexandre pour se venger d'un injustr, châtiment ; ayant été découvert, il subit la mort avec
courage-, 328 av. J.-C.
HERMOLACS BARBARUS. Voy. BÀRBARO.
HEHMON, BMQtaglM de la Palestine, était une
raruiucalion de l'Antiliban ; on y distinguait: l« i'Htrnton major, qui commençait sur le* limites de la Palestine et de la Cœlésyrie. séparait la tribu de Nephlali de la demi -tribu orientale de Manassé, et se terminait sur le* bord* du lac de Génésareth ; 2° ïllcrmon iniuor, au S. 0. du lac de Génésareth, dans la tribu de Zabulon.
HERMONTHIS, auj. Ermonth, ville de l'Egypte ancienne (Thébaïde). au S. 0. et près de Thèhes, sur la rive gaudie du Nil, était le ch.-l. du uome Hermonlhile.
HERMOPOLIS , nom commun à deux villes d'Egypte, dites, l'une Hermopolis mayna, c.-à-d.la Grande, dans l'Hcplanomide, à 10. et près du Nil, vis-à-vis d'Anlinoé. *ur les frontières de la Thébaïde. On voit auj. ses ruines près û' Achmounebi ; d autres croic.it quec'esl llcnyauueif ; — l'autre, Hermopolis paiMa, c.-a-d. la iMite, dans la B.-Egypte, sur le canai d'Alexandre, près du lac Maréoti* ; c'est auj. Dumatthour. La première était ch.-l. d'un nome dit Ilennopoiiie.Ony vénérai lToth(rHermès des Grecs).
hermopolis, ch.-l. de l'ile de Syra (Archipel), l'or, s HA.
IIERM0T1ME, de Claioniène, philosophe grec, vivait au v« siècle .»v. J.-G., et fut, à ce qu'on croit, le maître d'Anaxagore. Les anciens racontent sur ce personnage mille choses merveilleuses, et disent qu'il pouvait prédire l'avenir et voir ce qui se passait dans les lieux éloignés. Pour cela son âme se séparait de son corps, qui restait immobile et comme mort: elle revenait ensuite, et annonçait ce
3u'elle avuil vu dans son voyage aérien. 11 tut un es premiers à démontrer que le monde est l'ouvrage d'une intelligence raisonnable.
HERMUNDURES. llermunduri , peuple de Germanie, faisait partie de la grande nation des 11ermions; il habitait au S. di YAlàis (Elbe), entre la Sala et la chaîne hercynienne, occupait aussi les sources du Mxnus (Mein), et avait pour voisins le* Boii et le* Narisci. Les Romains leur permettaient l'entrée de l'empire, commerçaient avec eux, et les regardaient comme les plus civilisés des Barbare*. L'histoire fait mention d'eux l'an 19 de J.-C.. où ils sont vainqueur* de Catualda, roi des Goths; l'an Si, où ils battent les Quades, et l'an 152, où ils combattent les Romains dans la guerre des Marcomans. On croit que leur nom est un composé de Hermiones et de Duri ou Durones ; d'où dérivèrent plus lard ceux de Thuronet et Thurniifii. Voy. hermions et cermanie.
HERMLS. fleuve d Eolie, dans l'Asie-Mineure, prenait sa source en Phrygie au-dessous de Do-
?riée, traversait la Lydie," recevait le Cogame. le actole et i Hyltui, et se jetait dans la mer Kgée, prè< de Smyrne. C'est auj. le Sarabal ou le Kédous. HERNANI, ville d'Esi>agne. Voy. er.nani.
HKRNATH, riv. de Hongrie, naît dans les monts Carpnlhe» (comit.it de Zips) , arrose lg!o, Kaschaa, et tombe dans la Theiss à Kersuyetcu, dans le coiniiat de Zcmpliu, après un cours de 225 kil.
HERN EUTES , HERN ETES ou HERNHUT- TERS, secte religieuse. Voy. xoraves (frères) et
MERRNnUT.
HERNHUTH, ville d'Allemagne. Voy. m-rrnhut.
BERNIQUES, Hernici, peuple d'Italie, dans le Lati Uni. était voisin des Volsques et avait pour captl. Utiagnia. Soumis par iea Romains dès 18G av. J.-C., ils leur furent ongtemps fldèles: cependant ils leur tirent la guerre eu 303 et 305. , H£RNOESAND,villede Suède, dans l'île d'Hernie, oh.-l. du Wcsler-Norrlaod a 379 feU. N.de Stock
holm ; 1 850 hab. Evéché. Jardin botanique. Charv lier de construction, eau-dc-vie de grains, huile de graines, toile. — Plusieurs fois dévastée par le? Russes il 710, 1714, 1721).
HERO, jeune ûlle de Sestos, prêtresse de Vénus, fut aimée d'un jeune Grec d'Abydos , nommé LéandiT, qui, toutes les nuits, traversait 1 Helles- IK>nt pour l'aller voir. Léandre ayant péri dans une tempête, iléro désespérée se précipita dans la mer. Les Amours de Hero et de Léandre ont été chantés par Musée. Voy. ce nom.
11ER0DE, famille célèbre que l'on croit originaire de l'h'umée, et qui régna sur la Palestine après avoir enlevé le gouvernement de ce pavs à la famille des Macchabées. Elle a pour chef Anlipater, Iduméen de nation et juif de religion, qui fut le principal ministre d'Hyrcan II, et qui sous ce prince faible usurpa toute l'autorité. Les principaux membres de cette famille, après Anti|*ler, sont Hérode, dit le Grand, qui régna sur la Judée {Voy. ciaprès) ; — Hérode Anlipater, fils d'Hérode-le-Grand et de Doris, sa première femme (Hérode, apprenant qu'il conspirait, le fit mettre à mort peu de jours avant de mourir lui-même); — Arislobule, flli d'Hérode-le-Grand et de la belle Mariamne, fille d'Alexandra (il fut, ainsi que sa mère Mariamne cl son frère Alexandre, mis à mort par son père qui les soupçonnait de conspirer : il laissa, entre aulres enfants, Hérode-Agript* I" et la belle Hérodiade);— Hérode-Philippe. fils d'Hérode-le-Grand A d'une autre Mariamne (fille du prand-prêtre Simon), tétrarque de la Batanée , de la Gaulanilid et de laTrachonite ; il épousa sa propre nièce, Hérodiade, et en eut Salomé-la- Danseuse; — Hérode-ArchélaUs, OU d'Hérode-le-Grand et de Malthacé, qui succéda à son père sur le trône de Judée, puis fut relégué par Auguste à Vienne dans les Gaules , où ii termina sa vie (Voy. archélaus); — Hérode-Antipas, lils d'Hérode-le-Grand et de Malthacé, qui fut tétrarque de Galilée et de Pérée , et qui épousa Hérodiade, précédemment femme de son frère Philippe; — Ilérode-Agrippa I, petit-flis d'Hérode-le-Grand par Aristobule (déjà mentionné), qui fut placé parCaligtila sur le trône de Judée : — Hérode-Agrippa II,
us Clai
lils d'Hérode-Agrippa I, qui fut, sous Claude et Néron, roi de Chalcide et de Batanée; il mourut la troisième année du règne de Trajan (101 de J.-C.), et fut le dernier prince de la maison d' Hérode.
herode, surnommé le Grandou CAsealoniu, roi des Juifs, Dis .1 Anlipater, premier ministre d'Hyrcai», né l'an 72 avant J.-C., à Asralon, fut d'abord gouverneur de la Galilée pour lesHomains. Pendant les guerres civiles, il s attacha successivement à Cassius et à Antoine. Ce dernier le Ot nommer par le sénat, d'abord tétrarque, puis roi de la Judée, à la place de l'Asmonéen Anligone 11(40 av. J.-C.). H fut obligé de faire la conquête de ses états, et n'entra dans Jérusalem qu'après avoir pris cette ville d'assaut, l'an 37 av. J.-C. Après la mort d'Antoine, il sut plaire à Octave, qui lui laissa son trône, et même lui donna de nouvelles provinces. Dans sa reconnaissance, il institua des jeux en l'honneur de ce prince, lui dédia un temple et donna le nom de Sébatie (c.-à-d. Auguste) à la villo de Samaric, qu'il fit rebâtir. D'un caractère ombrageux et cruel, Hérode Ht mettre à mort Mariamne, sa femme, qu'il avait éperdument aimée, Alexandre et Aristobule, (Ils qu'il avait eus de cette princesse, un autre de ses Dis, Antipater, qu'il avait eu de Doris, sa première femme, et une foule de personnages émineiiU qui excitaient ses soudons. Ayant appris qu'il venait de naître un enfant auquel était promis le royaume de la Judée, il Qt exterminer tous les enfants mâles de Bethléem qui étaient au-dessous de deux ans. Il mourut un an après la naissance de Jésus-Christ. Malgré ses crimes, Hérode eut quelques qualités: Il releva
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les Juif* par aon crédit auprès de l'empereur et par ta magnificence : H vendit toute sa vaiusclle pour secourir ses sujets dans une famine, et lit rebâtir le temple, l'an 19 avant J.-C. Se* états Turent partagé» entre se* OU iVuy. ci-après).
HÉHOoe-ARCHCLAUS, fils d Ilérvde-le-Grand , lui succéda en Judée. Voy. archelaus.
utaone-ANTiras ou antipatkr. Ois d'Hérodo-lo- Grand. A la mort de sun père, il fut nommé par Auguste létrarque de la Galilée; il jouit de la faveur de Tibère et bâtit en sun honneur la ville de Tibénade mr les bords du lac Gétiésareth. Jaloux d' Agrippa, sun neveu, que Caligula awit nommé roi des Juifs, il vint à Rome alio de le supplanter: n\ais I empereur irrité lui 6ta sa province et I exila à Lyon ; il passa depuis en Espagne, où il mourut. Hérode-Aolipa* avait épousé sa niées Hérodiade, qu'il s'était fait céder par son frère Philippe : ée*t lui qui, à la demande de celle princesse, Ot périr saint Jean- Baptiste, parce qu'il avaitbl&mé leur union nceslueuse. C'est aussi devant lui que Pilale renvoya Jésus , qui était né son sujet.
■ikodi-phiuppi, flls d Hérode-le-Grand et de Maria m ne, fille de Simon, fut après la mort de son père lélrarque de la Balance, de la Trachunite el de la Gauiomle; il fut le meilleur des (ils d'Hérode, embellit les ville* de ses élals, surtout Bethsaida et Panéaa, qu i! nomma Césarée: Il mourut après un règne paiaihle de 37 ans. «ans laisser d'enfants. II avait épousé Hérodiade, sa nièce: celte princesse avant inspiré un* vive pasaion à Hérode-Anttpas, frère de Philippe, celui-ci consentit à la céder à sun frère.
iArode-aurippa i, roi de Judée, Uls d'Arislobule et petit-fils d'Hérode-le-Grand. passa une partie de se jeunesse à Rome et fut gouverneur de (jdigula. A son avènement, ce prince lui Qt prendre le titre de roi(l au 37), et lui donna lalétrarchie de Judée,* Claude y joignit les autres provinces qui avaient composé le royaume d'Hérode-le-Grand. 11 mourut après 7 ans de règne. On croit que c'est lui qui Qt massacrer saint Jacques et arrêter saint Pierre.
■JÉrodi agrippa il, llls du précédent, était très jeuue à la mort de son père. Il fui privé du roy. de Judée par Claude, qui lui donna en échange d autres provicce*. Il se trouva dans les rangs des Romain* au siège de Jérusalem par Titus, et mourut sou* Domilien, l'an 90.
Hf Rone ATTicua, rhéteur grée. Voy. atticcs.
HKROUIAOK, Qlle d'Arislobule, et petile-fllle d'Hérode-le-Grand et de la belle Mariamne . était comme celle-ci remarquable par sa beauté. Elle fut d'abord mariée à Hérode-Phi lippe , létrarque de Batanée. son oncle, pui* a Hérode-Anti|»a*, lélrarque de Galilée, el frère île Philippe; celui-ci avait eotiaeoU à la cédei i non frère. Siint Jcan-Baplisle ayant blâmé celle union incestueuse, Hérodiade s'en vengea en faisant mettre à mort le saint personnage.
HERODIEN, Herodianus, hislorien grec, vivait au BP siècle de J.-C.. et remplit à Rome des fonctions Importante*. Il a écrit i histoire de son temps : son ouvrage , divisé en huit livres, s'étend depuis la mort de Marc-Aurèlc jusqu'à l'avènement de Gordien III (180-238 de J.-C.): il est estimé pour la fidélité; le style en «si fleuri et m.>me souvent affecté. Hérodien a élé publié par H. Etienne , greclatin. Paris, 1&8I, in-4 : parT.-G. Irmi>ch, Lcipsick, 1789-18U». et par Imm. Rekker. Rerlin. 1826. 11 a été traduit en français par l'abbé Mongault, Parts, 1700, 174A. — Il ne faut pas confondre l'historien Hérodien avec un grammairien de même nom, qui était d'Alexandrie, et qui vivait aussi à Rom*, mais an II* t.: tl était flls d'Apollonius Dyscole. H avait composé une Protodte générale, auj. perdue. On a de lui quelq. petits traite* (mss. ou pub. dans le» Grammairien* anc). On lui attribue le* Epimérumes, dietionn.ortboKraph.tpub.paxRoissonnauc.Loud. 1 8 1 9).
HERODOTE, célèbre hislorien gre«, surnommé la Père de tkitfire, né l'an 484 avant J.-C., â Halirarnasse, élait neveu du poêle Panvasis. Il voyagea dès sa jeunesse dans la Grèce, l'Egypte et l'Asie, aûn de s'instruire de l'histoire et des coutumes des peuples. A son retour, il trouve «a («trie opprimée par Lygdarais, et fut contraint de se retirer â Samoa ; niais il rentra peu après dans Hahcarnasee et renversa le tyran. Payé d'ingratitude par ses concitoyens, il s'exila et se mit à rédiger son Histoire. Il lut le commencement de eet ouvrage aux Grées assemblés aux jeux olympiques (466 av. J.-C.), et excita un enthousiasme universel (Voy. Thucydide): il lut I ouvrage entier 12 ans après, à la f été des Panathénées, et recul des Athéniens en récompense une somme de 10 talents (54.MO0 francs); à la An de sa vie, Il se retira à Thunum en Italie, et y mourut dans un âge avancé, ver* 4o« avant J.-C. L'bietoire d'Hérodote se compose de 9 livres auxquels les Grecs dans leur admiration ont donné les noms des neuf Muses; elle a pour sujet principal les guerres médiques: mais l'auteur a rattaché â ce sujet comme introduction ou comme épisode* l histoire des Perses, des Mode», de* Egyptiens et de plusieurs autres peuple*. On regarde universellement Hérodote comme le plus véridique des historiens anciens ; on lui reproche seulement un peu de crédulité et d'amour pour le merveilleux - mais on doit dire qu'en rapportant des faits extraordinaires. Il ne les donne le plus souvent que comme des traditions. Son style élégant et harmonieux se rapproche de celui de la poésie : Hérodote s'est servi du dialecte ionien. Les principales éditions d'Hérodote sont l'eViuion prutcept, publiée en 1474 â Venise par I .auront \ alla, grec-latin; celle de Wesscling, Amsterdam, 17C3. in-fol. ; de Schweighruser, Strasbourg, 1816, 12 volumes ln-8, (reproduite avec d'utiles additions, à Londres, 1824): enfin celle de Rsrhr, Leipstck, 1836. 4 vol. ln-8. VHixtoire d'Hérodote a élé traduite m français par Larcher, Paris. 1786, 7 vol., et 1802, 9 vol. in-8 et par A. -F. Mint de Melito. Paris. 1822, 3 vol. in-8. — On attribue à Hérodote, outre son histoire, une Vie d'Homère qui ne parait pas être de lui, mais qui est cependant d une haut'
hSroLd (Ixmis-Joseph-Ferdlnand), habile compositeur, né â Paris en 1792, mort en 1833, était (lis d'un pianiste allemand , et élevé de Méhul il remporta en 18 1 2 le grand prix de composition, et fut envové k Rome aux frais du gouvernement. Il composa en 1816, â Naples. son premier ouvrage dramalique i la Gioventu d' Ennco quinlo, opéra en deux scies. Il a donné â Paris : les Rouères, 1817: la Clochette, 1817; le Muletier, 1823. Marie; Zampa, 1831: le Pré aux Cterct. 1832.
HERON, mécanicien et mathématicien d'Alexandrie, disciple deCtéaibius, vivait vers l'an 120 av. J. C; il fit de* automates, des clepsydres et de machines â vent, inventa la fontaine qui porte encore son nom, et composa de savaul* écrils dont i reste quelques fragment*, entre autres: Pneumaticc (trailéde.s machines à vent), fchpcccca .de* machine* de guerre), dans le» Matltematici vcieres. — Il y eut deux autres Héron, natifs aussi d'Alexandrie, mau bien postérieurs au précédent, qui ont laissé quelques ouvrages de mathématiques.
HEROOPOLIS, en égyptien l'ithom, ville de la R.-Egvp!e. â l'E. du Delta el de Rnbaate, au N. du golfe Héroopollte, sur le canal de Néchao. e' jadis pmit-ètre sur le golfe, est auj. Aboukcheid.
HEROOPOLITE (golfe), Heroopolitts sinus, auj. qolfe de Suez, pointe ouest du golfe Arabique (mer Rouge), devait son nom â la ville d'HéroopoU.. Voy. ce nom.
HÊROPHILE, nom de la sibylle Erythréenn». elle fut d'abord gardienne du twnple d'Apollon
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