HERZ
quelle» les autres exécutent une révolution régulière, et ouvrit ainsi une voie nouvelle aux observation*. Le roi George III lui accorda une protection toute oarticulière : il lui fit une pension viagère de 300 .miner», et, afln de l'avoir plus près de lui, lui tonna, au bourg de Slough, une habitation voisine •le son château de Windsor; cest là qu'Herschell a fait la plupart de ses observations. La Société royale de Londres s'empressa de l'admettre dans son sein ; il ne tarda pas même à en devenir président. Herschell eut pour auxiliaire dans la construction de ses télescopes un de ses frères, et dans la rédaction de ses observations astronomiques sa sœur Caroline, qui fil elle-même quelques découvertes. Herschell a laissé une foule de mémoires qui ont été insérés (au nombre de 71) dans les Traniacitont philosophiques de la Société royale, et qui forment une des principales richesses de ce recueil : ils ont rapport, les uns à l'optique et à la ronstructlon des instruments d'optique; les autres au soleil et au système solaire, aux planètes, à leurs satellites, aux comètes ; d'autres enfin à l'astronomie •lellairc, qu'il créa presque en entier. — Il a laissé un fils, John Herscliell, qui, héritant de ses goûts •cientillques et de ses secrets pour la fabrication des erres de télescope, occupe aujourd'hui un rang dis- Mngné dans lit* «c. M. Aragoa lu en 1842 Y Eloge d H.
HERSÉ, fille de Cécrops, roi d'Athènes, fut aimée île Mercure, et en eut un ûls, Céphale. Aglaurc, 'œur de Hersé, Instruite de son amour, le découvrit par jalousie à son père. Mercure, Irrité, la changea en pierre.
HKKSKNT (Charles), oratorlen, né à Paris vers 1590, mort en Bretagne en 1660, fut chancelier de l'église de Mets. Il se montra tour â tour ami et ennemi du cardinal de Richelieu , écrivit contre les Oratortens mêmes, fut excommunié par le pape Innocent X pour avoir pris la défense de BaYus et de Jansénius. On a de lui : Avis louchant tes orêtres de l'Oratoire, par un prêtre qui a demeuré quelque temps avec eux, 1626, ln-12 ; Jugement sur in congrégation de f Oratoire , Paris , 1626 ; Optati Galli dr eavendo tchitmaie lib., Lyon, 1640, ouvrage djrig< cn.itr<> Richelieu, qui fut censuré par I6évèq., condamné par le («rlement. et brûlé par les mains du bourreau. L'auteur consentit à se rétracter, et écrivit dansée but* Optati Galli libeltus poenilenliœ.
HERSFKLD, ville de l'électoral de Heese, sur la Pulde, a 35 kil. N. E. de Fulde: 6,715 hab. Château : ancienne ahhave. Draps, tanneries.
HKHSTAI.L. Foy. hEristal.
HEBTFORD. Voy. hartford.
HERTHA, divinité des Germains, était la déesse de la Terre {Erde en allemand). On l'adorait comme créatrice et conservatrice de tout ce qui couvre la terre. On conservait un char qui lut était consacré, et sur lequel on la promenait à certaines époques. Son culte était répandu dans toute la Germanie et surtout dans la forêt Hercyn'enne ; il se conserva longtemps en Suède , où U fut détruit au xii* siècle par Waldemar I.
HERTZBERG. Voy. herzbf.rg.
HERULES, peuple barbare de la Sarmatle, apparaît pour la première fois dans l'histoire au m* siècle, lis habitaient alors avec les Gotha, leurs alliés , les rivages septentrionaux de la mer Noire. Soumis par Hermanaric, roi de* Goths, ils devinrent avec ce peuple la proie des Huns; mais après la mort d Attila (463), on voit les Hérules recouvrer kur Indépendance et fonder un empire puissant tur les bords du Danube, au N. de la Thrace. Au y siècle, les Hérules unis aux Ruglens , aux Turcilinges et aux Sclrres, et conduits par leur roi Odoacre, envahirent l'Italie, prirent Rome et portèrent le coup mortel à l'empire romain d'Occident W76)s mais la puissance des Hérules fut de peu de
durée. En 495 ils furent complètement défaits par les Ostrogolhs, qui les chassèrent d Italie et les forcèrent à chercher un asile, les uns chez les Gépides, les autres dans l'empire d'Orient, où l'empereur Anastase leur permit d'entrer et leur assigna des terres en Myrte. Chassés de l'empire au vu* siècle i cause de leurs brigandages, lisse retirèrent en Germanie. Depuis cette époque, ils disparaissent de l'histoire. Les Hérules étaient regardés comme les plus féroces des barbares; ils se refusèrent toujours à embrasser le christianisme.
HERVAG1US, imprimeur. Voy. herwacen.
HERVE, ville de Belgique (Liège), à 15 kil. E. de Liège; 3,400 bab. Beurre et fromage renom» mes. Draps, lainages.
HERVEY (J.), écrivain anglais, né à Hardingstone (Northamplon) en 17 14 , mort en 1756 , était curé de Weslon-Favel. Prédicateur éloquent, ecclésiastique plein de charité , il est surtout connu par deux ouvrages dans le genre de ceux d'Young, où l'on trouve un style élégant, harmonieux, joint à une sensibilité douce et mélancolique: les Méditations au milieu des tombeaux, 1746, et les Contemplations sur ta nuit et les deux étoiles, 1747 , tous deux en prose; ces ouvrages ont eu de nombreuses éditions en Angleterre ; ils ont été traduits en français par Letourneur, 1770; et par madame d'Areonville, 1771 : Baour-Lonnian en a mis en vers plusieurs morceaux.
HERVILLY (Louis-Charles , comte d") , offlclergénéral français, né à Paris en 1755, fut nommé en 1791 commandant de la garde constitutionnelle à pied de Louis XVI ; il défendit le château des Tuileries au 20 Juin et au 10 août 1792. Il passa en Angleterre en 1793, se joignit aux émigrés, fit, i la tête d'un corps de royalistes, une descente en Bretagne (Juin 1795). Repoussé par Hoche, il fut blessé mortellement â Quiberon ■ on le transporta i Londres, où il mourut de ses blessures.
HERWAGEN (J.) , Hervagius en latin , célèbre imprimeur de Bâle, au xvi* siècle, mort en 1564 , était ami d'Erasme. Il a publié plusieurs éditions estimées parmi lesquelles on cite la collection dei Scriptores rerum Gcrmanicarum, Baie. 1532.
H Kit Y ou AIRY, village du dép.de l'Yonne, à 13 kil. N. E. d'Auxerre: 1,500 hab. Beau château. Ruines d'un couvent de Bénédictins où se tint en 1015 un concile national pour traiter de la paix entre Robert, roi de France, et Olhon-Guillaumc. qui prétendait â la succession de Hugues I, duc de Bourgogne, son beau-père, mort sans postérité.
HERZBERG, ville du Hanovre, h 31 kit. N. E. de Gœttingen; 2,510 hab. Manufacture royale d'armes, lainages, tisserandenes, filature.
HERZBERG, ville des Etals prussiens (Saxe), à 17 kil. S. E. de SchweldniU ; sur 1 Eisler ; 2,250 hab. Drap», poterie.
HERZBERG (Ewald-Frédéric, comte de), diplomate et ministre de Frédéric 11, roi de Prusse, né en 1725 en Poméranie, mort en 1795, fut chargé pendantprèsde 30ans dudépartementdesatrairesétrangères. Il était en outre conservateur des archives secrèles de la Prusse , et profila de cette position pour puiser à leur source les plus précieux documents sur l'histoire de son pays. Il négocia le traité de paix entre la Russie et la Suède en 1762 , la paix de Hubertsbourg en 1763, eut une grande part au premier partage de la Pologne (177 2), signale traité de Tcschcn , pacifia la Belgique et la Hollande, et conclut enfin le traité de Reichenbach . en 1790. Ayant perdu une partie de son Influence sous les successeurs de Frédéric II, il se retira du ministère. On a de lui, entre autres écrits, un Mémoire sur la population primitive de la Marche dê Brandebourg , couronné par l'académie de Berlin en 1762; Histoire de fancienne vuissance wuo itime