‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 557 sur 567 · HOUE · texte numérisé non relu

HOUE

Haute-Egypte, à 44 kU. de Djirgeh. Eglise copte.

HOUAT, Siata, petite fie de France, dan» l'Océan Atlantique, et sur la cote du dép. de Morbihan, entre Belle-laie et la péninsule de Quiberon; 800 hab. Cette tle a un fort. Elle a appartenu aux moines de l'abbaye de St-Gildas de Rhuys. Les Anglais s'en sont emparés en 1695, en 1746 et 1795.

HOUBIGANT (Charles-François) . savant héb radiant , prêtre de l'Oratoire, né à Paris en 1686, mort en 1783, professa successivement les belleslettres à Juilly, la rhétorique à Marseille, la.phi- 'osophie i Soissons, devint supérieur du collège de Vendôme , puis fut appelé à Paris pour y tenir les jonférences de St-Magloire. L'excès du travail lui causa une maladie dangereuse, â la suite de laquelle il resta sourd. On a de lui : Racine* hébraf- \uu sans points-voyelle* , Paris, 1732, in-X; Pro- ■ •! amena in Scripturam sacrant, Paris, 1746, 2 vol. u *; Biblia hebratca, cum notis crilicis, accomparnee de notes critiques et d'une nouvelle version iatine, 1753, 4 vol. in-fol.: c'est une des plus belles éditions de la Bible ; la trad. est élégante, mais trop hardie. Ce savant avait adopté le système de Masclef, qui supprime les pointa- voyelles, et il l'appliqua dans son édition de la Bible. Houblgant a traduit de l'anglais : la Méthode couru et facile contre les Juifs et les déiues de Lesley ; les Pensées sur ta religion naturelle deForbes : les Sermons de Sherlock.

BOUCHARD J. -Nicolas), général français, né en 1740 à Forbach (Moselle), servit comme officier général sous Custines en 1792, fut nommé, * la place de ce général (qu'on l'accuse d'avoir dénoncé), ommandaut en chef des armées de la Moselle et du Rhin. Après avoir éprouvé plusieurs échecs, il remporta la victoire de Hondschoote ( 8 septembre 1793), et fit lever aux Anglais le siège de Dunker- <]ue. H n'en fut pas moins accusé de n'avoir pas profité de ses avantages, et fut condamné i mort par le tribunal révolutionnaire, le 17 nov. 1793.

HOUDAIN, ch.-l. de cant. (Pa#-de-<Alais) , à 15 k. S. 0. de Bélhune; 915 h. Scierie de marbre. n HOUDAN, ch.-l. de canton (Seine-et-Oise), à 21 kil. S. de Mantes, sur la Vesgre ; 1,980 hab. Tour élevée qui dépendait d'un ancien château seigneurial. Industrie : commerce de grains, laines, etc.

HOUDANCOURT (lamothk-). Voy. lamothe-

aOUDANCOURT.

HOUDABD. Voy. lauottk-hocdard.

HOUDETOT (Sophie de la livb de bellecarde, comtesse n'), tille d'un fermier général et belle- •œur de madame d Epinay, née vers 1730, morte en 1813, avait épousé en 1748 un gentilhomme de Normandie, officier distingué, qui mourut dans un âge avancé avec le titre de lieutenant-général. Mad. d'Houdetot fut une des femmes les plus remarquables du XVtir* siècle, par ses grâces, son esprit et ses qualités personnelles: elle doit surtout sa réputation â la vive passion qu'elle inspira â J.-J. Rousseau (1757), ainsi qu'à sa liaison avec Saint-Lambert. Elle a laissé quelques Pensées.

HOUDON, le plus grand statuaire de son époque, ni â Versailles en 1741, mort en 1828, alla en Italie après avoir remporté un grand prix de sculpture, y séjourna dix ans, et fit â Rome un saint Jean-de-Latran et un saint Bruno -, de retour â Paris, Il exécuta les bustes de Voltaire, J.-J. Rousseau, Molière, Franklin, Tounille, Buffon, Diderot, Catherine H, et devint en 1778 membre et professeur de l'Académie de« Beaux-Arts, il fut appelé â Philadelphie pour faire la statue de Washington. On lui doit enc. une Diane nue (au Louvre), uneb. statue de Voltaire (qui se voit au vestibule du Théâtrefrançais), et YÊcoreké, savante étude qui montre à nu la structure musculaire du corps humain.

HOUE1LLÊS, ch.-l. de canton f Lot-et-Garonne), u ^ i kil. N. 0. de Nérac; 600 hab.

DOUX

HOUFALIZE ou uoiffalize, ch.-L de canton du Luxembourg belge, sur l'Ourthc, à 32 k. N. E. de Neufchàteau ; env. 1,000 hab. Tanneries, brasseries.

HOUGHTON, ville d'Angleterre (Lancastre), à 9 kil. S. E. de Manchester; 2,950 hab.

HOUGHTON (le major), voyageur anglais, fut chargé en 1789 nar le comité d Afrique de déterminer le cours du Niger, pénétra fort avant dans l'intérieur de l'Afrique, et périt â Ja i ra de la d vssenterie, en 1791. On a publié à Londres en 1792 une relation de son voyage, qui a été trad. par Lallemand, avec les Voyaoesdc Mungo-Park, Paris, I795(an iv).

HOUGLY, Hooyly, rivière de l'Inde anglaise, est formée de la jonction du Cossimbaxar et du Djellinghi, les deux bras les plus occidentaux du Gange, et se jette dans le golfe du Bengale â Calcutta. Elle est navigable pour les plus gros bâtiments, mais son entrée est très dangereuse. Cette rivière est sacrée aux yeux des Hindous.

hocgly, ville de l'Inde anglaise (Calcutta), & 35 kil. N. de Calcutta, sur l'Hougly ; encore importante, quoique excessivement déchue depuis 1765, époque où la perception des droits de port fui transportée d'nougly â Calcutta. Cette ville fut fondée en 1538, par les Portugais, qui la nommèrent Golin. Chah-Djihan la prit en 1632, et dix ans après permit aux étrangers d'y établir des comptoirs. On la nommait alors Bouchy-Bender. En 1666, des démêles * étant élevée entre les Mongols et les Anglais , ceux-ci quittèrent la ville, dont la prospérité commença dès lors â décroître. Ils n'y revinrent qu'en 1757, mais cette fois en vainqueurs.

HOUGUE là), cap et rade. Voy. h oc tri (la).

HOUKERI, Hookery, ville de l'Inde anglaise (Bombay), â 130 kil. S. 0. de Bedjapour: elle fut jadis Oorissante sous le gouvernement mahométan.

HOULAGOU, prince mongol, chef de la dynastie persane des Gengiskhanides, était fils deTouly, 4* fils de Gengiskhan. 11 reçut de son frère aîné Mangou-khan, en 1251, la mission de conquérir toute la partie occidentale de l'Asie depuis le fleuve Djihoun jusqu'aux frontières de l'Egypte, soumit en effet tout ce pays en peu d'années et fixa sa résidence â Tauris en Perse. Ayant formé le dessein d'anéantir le califat, 11 marcha avec toutes ses forces contre Bagdad, s'empara de cette ville après nn long siège, en 1258, fit prisonnier et mit à mort le calife Mostasem et porta jusque dans la Syrie la dévastation et le massacre. Houlagou mourut en 1265, â l'âge de quarante-huit ans: il eut pour successeur dans ses vastes états son fils atné Abakn.

HOULME (le), village du dép. de la Seine-lnf., à 9 kil. N. 0. de Rouen; 1,765 hab. Coton, indiennes, papeteries.

HOU-NAN (c.-â-d. au sud du lac), province de U Chine centrale, au S. du lac Thoung-thlng, entre 24* 45' et 30* 50' ht. N. et I06«-Il2» long. E. i 550 kil. sur 440; 9,000.000 d'hab. Ch.-l. ,Tchang-cha. Elle se divise en 9 dép. (Heng-teheou, Pao-khing, Tchang-cha, Tchang-te, Tehtn-tcheou, Yo-teheou, Youan-tcheou , Young-chun et Young-trheeu).

HOU-PE (e.-â-d. au nord du lac), province de la Chine centrale, située au N. du lac Thoungthlng, s'étend de 29- 30' à 33» lat. N. et de 107- 10' â 114» long. E., entre les provinces de Ho-nan, d'An-hoeT.de Kiang-ei, de Hou-nan, de Sse-tchouen et de Chen-ei : 660 kil. sur 310 : 8,000,000 d'hab. Ch.-L, Vou-tchang. Cette province se divise en 9 dép. (An-lou, Han-yang, Hoang-tcheou , Kingtcheou, Slang-yang, Te-an, Vou-tchang, "iltchang et Yon-Yang).

HOURIS. nom donné par les Musulmans aux beautés célestesqul, selon les promesses du Coran, aotvenl récompenser après la mon la venu et la foi du vrai croyant. Elles jouissent d'une jeunesse et d'une beauté éternelles. . . .

HOWÀ

HOWA

HOUSSA. Voy. haoc&sa.

HOl SSAYE (AHELOT DE LAj. Voy. A HE LOT.

HOUSTON , village de» Etats-Unis (Géorgie), ch.-l. du comté de Houston, à 105 ktl. S. 0. de Milledgeville.— et prov. du Texas. Voy. texas.

HOLTMAN (Cornelis), voyageur hollandais, né à Gouda vera 1560, fonda le premier un comptoir pour «a nation dans lea Indes orientale*. Dans un premier voyage, en 1595, il aborda à BanUin dans l'île de Java, et dans un second, exécuté en 1698, H forma un établissement à Sumatra, et réussit à partager le commerce de ces parages avec les Portugal*, qui, jusque-là, en avaient eu le monopole. Ayant e ici té lea soupçons du roi d'Achem, dans l'Ile de Sumatra, il Tut arrêté et relégué dans l'intérieur de l'Ile; il y mourut en 1600.

HOW ARD, ancienne et illustre famille d Angleterre, distinguée par son attachement au catholicisme . s'allia, au commencement du xv* siècle, avec l ia rilière des ducs de Norfolk, qui eux-mêmes • ' -vendaient de la famille des Plantagenet {Voy. norfolk), et joua pendant longtemps un rôle important dans 1 histoire. Les Howard sont les Montmorency de l'Angleterre. Le chef de cette famille a les titres de premier duc, premier marquis, premier comte, premier baron du royaume, et marche Immédiatement après les princes du sang. La litre de comle-maréchal était également héréditaire dans cette famille. Elle se ramifie en plusieurs branches : celles de Norfolk (branche aînée) , de Suflblk, d'Efllngham, de Nottingham, de Garlisle, d'Arundel, de Staflord. Nous citerons les personnages les plus importants de cette maison.

howaro (Jean), 1" duc de la nouvelle maison de Norfolk, Ois de Robert Howard et de Marguerite, héritière des anciens ducs de Norfolk, fut créé en 1483 comte-maréchal d Angleterre, se ût remarquer dans les guerres de Henri VI contre le roi de France, Charles VU , puis fut employé comme négociateur à la cour de France, à celle de Bourgogne et en Portugal, fut sous Edouard IV un des antagonistes de la reine, se déclara contre Edouard V en faveur du protecteur (depuis Richard III), fut en récompense nommé par Richard, duc do Norfolk, lordainiral d Angleterre, d'Irlande et d'Aquitaine ; mais Il péril peu après à la journée de Bosworth (i486). — Thomas Howard, Ûlsainédu précédent et 2» duc de Norfolk , fut pris à Bosworlh et ne fut élargi que trois ans et demi après. Chargé par Henri VU de réprimer une rébellion, il y réussit. 11 obtint par là la faveur du roi et devint lord-chancelier en 1601, puis comte-maréchal en 1520;1I mourulen 1524 dans la retraite. Il était grand-père de la malheureuse Catherine Howard. — Thomas Howard, 3* duc de Norfolk. Ois aîné du précédent, né vera 1473, suivit le marquis de Dursel dans l'expédition de Guyenne, tut nommé grand-amiral, contribua beaucoup à la victoire remportée à Flodden sur le roi d'Ecosse eu 1513, et rendit de nouveaux services au roi lors de la rébellion de l'Irlande, qu'il vint à bout de comprimer. 11 n'en devint pas moins, ainsi que son fils (le comte de Surrey) , suspect de trahison aux yeux de Henri VIII, qui craignait qu'ils n'aspirassent au trône. Ce prince les lit tous deux jeter en prison en 1546 ; le Qls eut la tête tranchée, et le père ne recouvra la liberté que sept ans après, étant resté en capli v i lé lou 1 1 e temps du règne d' Edouard VI. 11 fut réhabilité à 1 avènement de la reine Marie (1&&3), et mourut dans la retraite en 1554. 11 était oncle de Catherine Howard. — Henri Howard, comte de Surrey, fils aîné du précédent, né vers 1516, se distingua comme guerrier et comme poète. Il eut, ainsi que son père , une grande part aux succès de Henri VUI, et jouit pendant plusieurs années de la faveur de ce prince. Nommé capitainegénéral des armées anglaises en France, il prit

Boulogne en 1546; mais s'étant laissé battre peu après, et ayant d'ailleurs excité les soupçons du roi par quelques paroles indiscrète», il fut disgracié et traduit devant un tribunal qui le condamna à mort : Il monta sur l'échafaud en janvier 1547. Surrey est un des premiers nobles d'Angleterre qui aient cultivé la poésie. On a de lui des sonnet», des chansons, une traduction dn 2« et du 4* livre de l'Ênéide en vera blancs, ainsi qu'une traduction de Boccace. 11 est le premier qui ait introduit dans la poésie anglaise le vera blanc ou sans rime. Ses œuvres ont été publiées avec celles de Thomas Wyall par le docteur Notl, 2 vol. in-4. Londres, 1816. — Thomas Howard, 4* duc de Norfolk, fils aîné du comte de Surrey, naquit vers 1536, fut longtemps un des principaux confidents d'Elisabeth et l'un des commissaires chargés par la reine en 1568 de faire subir un Interrogatoire à Marie Stuart, récemment réfugiée en Angleterre; s'étant bientôt laissé toucher par les malheurs et la beauté de la prisonnière, il conçut le projet de la délivrer et de l'épouser; mais son plan fut découvert et il fut condamné à mort en 1572. — Henri Howard, comte de Northampton et 2* fils du comte de Surrey, né à Norfolk en 1539, s'attacha successivement au comte d'Kssex et à Robert CecJl , adversaire de son crémier protecteur ; k l'avènement du roi d'Ecosse (Jacques I), qu'il avait contribué à placer sur le trône, il fut fait comte de Northampton et garde du sceau privé. C'était un homme sans foi et sans honneur, qui se fit le vil instrument des infimes passions de Jacques L 11 mourut en 1614.— Charles Howard, comte de Nottingham, grand-amiral d'Angleterre, de la même famille que les précédents, était fils de Guillaume Howard, comte d'Efllngham, et petit-fils du second duc de Norfolk. Il commanda en 1588 la flotte qui détruisit V Invincible armada des Espagnols ; en 1696, 11 s'empara de Cadix et brûla dans ce port une nouvelle flotte espagnole. Il fut fait en récompense comte de Nottingham (1597). Essex, jaloux de sa

Èlolre, essaya vainement de le perdre. On dit que loward s'en vengea dans la suite en l'empêchant d'obtenir sa grâce d'Elisabeth, lorsqu'il fut condamné pour trahison. 11 mourulen 1024. — Thomas Howard, 6* duc de Norfolk et comte d'Arundel, célèbre comme ami des arts. Voy. arindel. — Guillaume Howard , comte de Slafford , fils du 6« duc de Norfolk (Voy. stafford). — Charles Howard, 11* duc de Norfolk, d'une ligne cadette, issue du 4* duc, abandonna le catholic. en 1780, afin de pouvoir porter le titre de comte-maréchal d'Angleterre (office héréditaire dans sa famille) , entra aux Communes en 1780, s'opposa au ministère de lord North, et fut pour beaucoup dans sa chute; 11 combattu les système» de Rockingham, de Shelburne, de Pitt, qui voulaient faire la guerre à la France; mais une fols la guerre adoptée en principe, il se joignit au ministère pour qu'elle fût faite le mieux possible. 11 mourut en 1815 sans postérité, et le titre de duc de Norfolk passa à un parent éloigné, également issu du 4* duc de Norfolk.

howard (Catherine), 5» femme de Henri Mil, était fille d Edmond Howard, 3* Qls du second duc de Norfolk, Thomas Howard ; elle inspira une vive passion au roi Henri VUI, qui l'épousa en 1640; mais deux ans après, ce prince soupçonneux et cruel l'envoya au supplice sous prétexte d'infidélité.

howard (John), célèbre philanthrope anglais, né en 1726, était fila d'un tapissier qui lui Laissa de la fortune. Ayant été pris sur mer et retenu quelque temps en captivité, il fut tellement ému du sort des prisonniers, qu'il résolut de consacrer sa vie à les soulager. Il parcourut presque toute l'Europe pour visiter les prisons, les lazarets et les hôpitaux, cherchant partout les moyens de remédier à l'insalubrité de ces établissement», et de donner aux

HROS

malades les soins les plus efficaces. Il mourut en 1790 d'une fièvre maligne qu'il avait contractée à Kheraon , en Russie, en visitant un malade. Ses concitoyens lui ont érigé une statue. J. Howard a laissé un grand nombre d écrits sur l'état des prisons, soit en Angleterre, soit dans les divers états de l'Europe. On remarque : État des prisons en Angleterre, 1777, traduit de l'anglais, Parts, 1788; Des principaux lazarets de f Europe, 1789, traduit en français, Paris, 1800.

HO\VDEN, ville d'Angleterre (York), k 150 kil. 0. de Hull; 4,500 hab. Jolie église; ruines d'un ancien palais de l'évéque de Durham.

HOWE (Richard scrope, comte), marin anglais, né à Londres en 1726, mort en 1799, avait servi avec distinction dans la guerre d'Amérique, et était arrivé au grade d'amiral, lorsqu'en 1793 il fut mit à la tête d'une forte escadre pour combattre la flotte française dans la Manche; il remporta, le !" juin 1794 (13 prairial), une victoire complète, quoique chèrement achetée ; c'est dans cette action que périt si noblement le vaisseau français le Vengeur. — Son frère, Guillaume Howe, commanda en chef les armées de terre dans la guerre d'Amérique , battit les Américains près de New-York en 1776, s'empara de cette ville, et remporta une nouvelle victoire près de Philadelphie en 1777 ; il fut néanmoins remplacé dans le commandement par Clinton ■n 1778.

HOWE ffle de lord), tle déserte de la Polynésie, par 156» 27' long. 0., 16» 46* Ut. S. : 110 Ul. sur 15. Découverte par Wallis en 1767. — Plusieurs autres Iles peu importantes portent le même nom.

howe , nom de deux caps de la Nouvelle-Hollande, l'un à l'extrémité S. E. de la Nouvelle- Galles mérid., au N. E. du détroit de Bas s, par 37* 31' Ut. S. et 147* 45' long. E.; — l'autre dans la terre de Nuyts, par 3 1 • 30' lat. S., et 1 15* 20* long. E.

HOWTH, presqu'île d'Irlande, forme l'extrémité N. de la baie de Dublin, et offre une ville de même nom et un beau port.

HOY, Uuy des Anglais, une des Oreades, à 7 kll. 0. de Ranaldaay : 24 kil. sur 14 ; de 5 à 600 hab.

HOY A, ville du roy. de Hanovre, sur le Weser.à 40 kil. S. E. de Brème; 1,700 hak. Grand pont. Vieux chileau-fort. Toile.— Hoya éUit le ch.-l. d un comté jadis souverain r mais qui n'existe plus que comme une province du Hanovre : 65 kil. sur 59; 105,000 hab. Cette prov. a pour eh.-l. Nienburg.

HOYERSWERDA, villedes Etats prussiens (Brandebourg), à 40 UL S. de Kottbus ; 2,560 hab. Bas à t'aiguille, brasseries.

HOZIER (d ), généalogiste. Voy. d'houer.

BRADEE, ville de Hongrie (Neutre), à 45 kil. N. de Freystadtl. Château, école normale, école des eaux et forêts ; martinets à fer, manufacture d'armes à feu.

HRAD1SCH, ville de Moravie, à 65 kil. S. E. d'Olmutx, dans une lie de la March : 1,450 hab. Ch.-l. de cercle. Elle est renommée pour les vins qu'on récolte aux environs. — Le cercle de Hradisch a 8C kil. sur 44 et 216,000 hab.

HRADSŒ1N. Voy. pracue.

HROSV1TA, religieuse du couvent de Gandcrsheim au x* siècle, s illustra par des écrits en vers et en prose, et s'éleva fort au-dessus des femmes de son siècle. On a d'elle des poèmes sur la Vierge Marie, sur Y Ascension de notre Seigneur, la Passion de saint Pélage, ^Conversion de Théophile, la Passion de saint Denis; des comédies religieuses, le Panégyrique des Othon (de la maison de Saxe), etc. Tous ces ouvrages sont en Utin ; plusieurs offrent des beautés remarquables et des idées originales.

Œuvres ont été publiées k Nuremberg, en 1 SOI, à Wittemb. 1717. Magnin a trad. son Théâtu, 1845.

HRUD1M. Voy. chrudih.

HUAHE1NE, une des lies de U Société, dans le Grand-Océan équinoxial, au N. 0. de celle d'Otalti i 40 kil. de tour. Port dit d Ouahuara, sur la cote occidenUle. Habitants plus grands et plus loris que ceux d'OUIU.

HUALLAGA , rir. du Pérou, naît dans la prov. de Tarma, au N. du lac Chinchaycoche, dans les Andes, se nomme d'abord Huanuco, arrose la ville de Huanuco, puis celle de Mima, où il prend le nom de Huallaga, entre dans U Colombie, et tombe par deux bras difrérenU dans le Tungurau'ua, affluent de l'Amazone : 800 kil. de cours.

HUAMANGA, ville du Pérou. Voy. cuahanga.

HUANCAYEL1CA , ville du Pérou (Ayacucho) , dans une vallée des Andes, à 230 kll. S. E. de Lima, jadis ch.-l. d'une province de même nom : 5,000 hab. Climat froid et tempérât, variable. Mercure.

HUANUCO, ville du Pérou, ch.-l. d une province de même nom, près du Huallaga, à 250 kil. N. E. de Lima : jadis grande et bien peuplée ; très déchue auj. — La province de Huanuco, située entre celles de Truxillo, de Tarma, de Guamalles, a 90 kil. sur 65 et compte 18,000 hab.

huanuco, riv. du Pérou. Voy. huaixaca.

HUARAS, ville du Pérou, à 310 kll. N. 0. de Tarma ; 5.000 hab. Source thermale.

HCARTE (Juan), philosophe espagnol, né en 1520 à Saint-Jean-Pied-de-Port (Basse-Navarre) , mort à U fin du x vi« aiècle, exerça à Madrid U profession de médecin. On a de lui : Examen de ingénias para las seieneias ( Examen des esprits propres aux sciences), Pampelune, 1578, souvent réimprimé, et traduit dans toutes les langues, entre autres en français par G. Chappuis, Lyon, 1580. Il y indique à quels signes on peut reconnaître les dispositions naturelles de chacun ; il est à regretter qu'il ait mêlé à cet ouvrage des idées bizarres sur un moyen de procréer les sexes à volonté et de faire naître de grands taleuU. Il fut réfuté par J. Guibelet, Paris. 1631, et condamné .1 Rome.

HUARTE-ARAOU1L, Ara-Cati ou Racillum, bourg d'Espagne (Pampelune), à 24 kil. N. E. de Pampelune.

HDASCO, Tille du Chili, à 40 kil. N. de Coquimbo, sur U riv. de Huasco : port vaste, mais peu sûr. Florissante jadis, très déchue aujourd'hui,

HUBER (Jean), dessinateur et naturaliste, né à Genève en 1722, mort en 1790, était membre du conseil des Deux-CenU de sa ville natale. Il avait un talent singulier pour l'art de tracer des portraits en découpant du papier; il apprit seul la peinture, et représenta avec bonheur plusieurs scènes de la vie privée de Yoltaire, dans l'intimité duquel il avait vécu vingt ans. On lui doit des Observations sur U vol des oiseaux de proie, Genève, 1784.

huber (François), naturaliste distingué, AU du précédent, né à Genève en 1750, morts Lausanne en 1831, fut porté de bonne heure, par l'exemple de son père, à observer la nature, et étudia avec une patience admirable les mœurs des abeilles j ayant perdu la vue jeune encore, il n'en continua pas moins ses recherches avec le secours de Fran-

Îois Burnens son domestique et de sa femme Aimée .ullin. Il oublia ses travaux et ses découvertes en 1792 sous le titre de : Nouvelles observations sur let abeilles, et sous la forme de lettres à Charles Bonnet; il en donna une édition plus complète tu 1814. On lui doit aussi des recherches sur l'influence de l'air et du gaz par rapport à la germination.

huber (Michel), professeur de langue française à Leipsick, né en Bavière en 1727, mort à Leipsiok en 1804, vint de bonne heure se Hier à Paris. Il a traduit de l'allemand en français la plupart ddS ouvrages de Gessner {MonoTAbel, 1761, les Idylles, 1762, Daphnie, 1764); et en outre Wlhelmint,

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