‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 70 sur 567 · APIS · texte numérisé non relu

APIS

4« v. de Syrie, au & E. (F. faweh);S» Apamca Cibotos , aujourd hui Afioum Karahistar, au confluent du Marsyas et du Méandre (peuplée aux dép«ns de Célènes par Antiochus Soler, qui lui donna *,e nom d'Apamée, sa jnèrcj ; G0 v. de Bithynie, auj. Moudania.

APANAGE, d'un mot de la basse latinité, apunare, c'est-à-dire donner le pain. Dans l'origine, on désignait sous ce nom les possessions territoriales que tous les hauts seigneurs donnaient à leurs puînés pour les dédommager de ce que leurs aînés seuls aéraient succéder au flef principal. Plus tard, ce mot a spécialement désigné les flefs affectés aux princes du sang. Ces apanages royaux ne datent que de la troisième race. Sous les deux premières, les Ois du roi mort partageaient également entre eux l'héritage de leur père. Les apanages étaient presque toujours concédés à charge de retour à la couronne à défaut d'hoirs (héritiers). En 1790, l'assemblée constituante abolit les apanages réels et les remplaça par des rentes apanagbres. Un sénatusconsultc de 1810 les rétablit, mais ils ne représentèrent plus alors qu'un revenu assis sur des propriétés territoriales.

APCIIERON , prcsqu'îlede Géorgie, moitié dans la Russie d'Europe, moitié dans la Russie d'Asie, par 47*30' long. E.,40» 21' lal.N., s'avance dans la mer Caspienne : ch.-l. Dakou. Sol imprégné de gaz sulfureux et Inflammable.

APELLES, peintre célèbre, de Cos, d'Éphèse ou de Colophon, disciple de Pamphyle, florissait vers 332 av. J.-C. Il vécut à la cour d'Alexandre, puis à celle de Ptolémée. Il ne passait pas un seul jour sans travailler, et il exposait ses ouvrages en public pour recueillir les jugements des curieux. On connaît le trait de ce savetier qui , après avoir critiqué une sandale, voulut juger du reste du tableau ; Apelles l'arrêta en lui disant : « Que le savetier ne B'élève pas audessus de la chaussure, ne sutor ultra crepidam. » Alexandre, admirateur des talents d'Apelles , ne permit de Taire son portrait qu'à lui seul, et il eut pour lui une telle amitié qu'il lui céda Campaspe, une de ses maîtresses, dont le peintre était devenu éperdument amoureux en faisant son portrait. Les meilleurs tableaux d'Apelles étaient A lexandre tonnant, Vénus endormie et Vénus Anadyomène, c.-à-d. sortant de la mer.

APELL1CON, de Téos, Péripatéticien , mort vers 85 av. J.-C., est célèbre pour avoir retrouvé et restauré les ouvrages d'Aristote et de Théophraslc, qui étaient restés longtemps enfouis et oubliés. 11 forma à Athènes une très riche bibliothèque, que Sylla Ûl transporter à Rome.

APENNINS (monts), Apenninus , longue chaîne de mont, qui traverse l'Italie dans toute sa lon-

Sueur, se détache des Alpes à Cassino, trace un eml-cerclc autour du golfe de Gênes, court à l'E. jusqu'à la Rocchetla, puis se dirige vers le S. E. et va se terminer en Sicile , formaut ainsi 4 régions principales : 1° l'Apennin septentrional, dans les Etats sardes, qui Ûuit à la Rocchetla et au mont Coronaro; 2° l'Apennin central, qui va jusqu'au mont Velino et duquel parlent le Sub-Apcnnin romain et le Sub-Apennin toscan ; 3° V Apennin méridional, qui se fourche en deux près d'Aeerenza, pour courir d'une part dans les terres de Bari et d Otrante et finir vers le cap Santa-Maria di Lcuca, de l'autre dans les Calabres et jusqu'au cap des Armi sur le détroit de Messine ; 4° l'Apennin insislaire, en Sicile : c'est dans cette dernière région qu'est situé l'Etna. Le Vésuve et tout le terrain volinique environnant font partie de la région méridionale. Les principaux sommets sont l'Etna, 3,400 mètres; le Monte Cavallo ou Monte Corno, entre les 2 Abruues ultérieures, 2,960; le Monte Amaro, dans l'Apennin méridional, 2,840; le Monte Vctora, 2,340. L'Apennin a longtemps servi de refuge aux vaincus,

aux bannis, aux brigands, et ceux-ci y trouvent encore un rejwùre.

APENRADE, ville de Danemarck (Sleswlg), à 30 kil. N. de Flensborg; 3,000 hab. Port peu profond et rade peu sûre.

APER(M.), orat. lat. du i" siècle, Gaulois de naissance, mort vers l'an 85 de J.-C., se fixa à Rome où il fit admirer son éloquence; il devint successivement sénateur, questeur, tribun et préteur. 11 est un des principaux interlocuteurs du Dialogue des orateurs, que l'on attribue à Quintilicn ou à Tacite , et dont quelques savants croient qu'il est lui-même auteur.

a peu (Arrius), préfet du prétoire sous l'empereur Carus, fit périr ce prince ainM que Numérien , son successeur, et chercha à se faire déclarer empereur; mais il fut mis à mort par Dioclclien, en 284.

APHRODIS1A ou APHROU1SIUM (c.-à-d. de Vénus), nom de plusieurs villes anciennes, dont les principales sont : 1* en Carie, au N. E., près des frontières de la Lydie, patrie du commentateur Alexandre, dit d'Aphrodisfe ; 2» dans la CilicieTrachéotide; 3° en Phrygie, non loin d Apamea Cibotos. APHRODITE, nom grec de ténus.

APHRODITES, ville d'Egypte. Voy. ataméchïs. anihodites hormos, c.-à-d. port de Vénus, plus communément hyoshoriios. Voy. ce nom.

APHRODITOPOLIS, c.-à-d. ville de Vénus, nom commun à 3 villes d'Egypte : ladansl'Hcptanomide, sur la rive droite du Nil, au S. de Meinphis: c'est auj. Atfieh; 2» dans la Thébalde, sur le Nil, près de Latopolis, au N. 0. de cette ville : c'csl auj. Il fou; 3» dans la Thébaïde, à quelques kil. au S. 0. d Antœopolis, sur un canal latéral au Nil.

APHTHONIUS, rhéteur grec du m* siècle après J.-C., natif d'Antioche, est auteur d'une rhétorique intitulée Progymnasmata qui a été longtemps en usage dans les écoles et qui a été publiée et traduite en latin, Amsterdam, 1665, in-12. On a aussi d'Aphthonius des Fables, publiées avec celles d'Esope et d'Abstcmius, Francfort, 1610, in-8.

APIA TKLius, c.-à-d. terre d'Apis, nom primitif du Péloponèse, dérivé d Apis, fils de Phoronée, un des plus anciens rois de cette contrée.

APICICS , gourmand et gastronome célèbre, vivait à Rome du temps d'Auguste et de Tibère. On dit qu'après avoir dépensé plus de 100 millions de sesterces (environ 20 millions de francs) pour satisfaire sa passion gloutonne, il se donna la mort parce qu'il ne lui restait plus que dix millions de sesterces (environ deux millions de francs), somme qui ne lui suffisait plus pour vivre. — 11 a existé deux autres gourmands du même nom, l'un du temps de Sylla, l'autre du temps de Trajan. — On a, sous le nom de Ccelius Apicius, un traité De re culinaria. Intitulé aussi De obsoniis, etc., Londres, 1705; Lubeek, 1791, ouvrage fort ancien, mais qui n'est probablement d'aucun des trois Apicius.

AP1DANUS , auj. Êpideno, fleuve de Thessalle , a sa source au montOlhrys 11 passait près de Pharsale et se jetait dans le Pénée.

AP10N, grammairien d'Alexandrie, né en Egypte, fut député par les Alexandrins à Caligula pour se plaindre des Juifs. Apion avait composé une Histoire d'tgypte et un traité Sur les Juifs , que Josèphe a réfuté ; il ne nous en reste rien.

APIS, divinité que les Égyptiens adoraient sous la forme d'un bœuf. On reconnaissait le bœuf Apis à divers signes particuliers : par exemple, il devait être noir par tout le corps et avoir sur le côîé droit une marque blanche semblable au croissant de la lune. La durée de son existence était limilée à 25 ans. Au bout de ce temps, les prêtres le noyaient solennellement dans le Nil, puis ils l'embaumaient et lui faisaient des funérailles magnifiques. Ils le pleuraient ensuite, et en cherchaient un autre pour le remplacer. Lorsqu'ils l'avalent trouvé . ils sa li-

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