APOL
fraient à la Joie et lui rendaient leurs hommages. On pense que c'est Osiris, dieu de l'agriculture, que l'on adorait sous cet emblème ; les Égyptiens croyaient qu Osiris avait pris la forme d'un bœuf et avait traîné la charrue lorsque tous les dieux, battus par Jupiter, se réfugièrent en Egypte, où Ils se cachèrent sous mille formes diverses.
AriS, ancienne vllled' Égypte (Libye égyptienne), à 10. de Panetonium , célèbre par "le culte d'Apis.
APOCALYPSE, c.-4-d. révélation, du mot grec apokaluptô, découvrir, livre du Nouveau-Testament, écrit par saint Jean l'évangéllate , et qui contient les révélations que Dieu lui 01 pendant son exil à Patmos. Cet ouvrage mystérieux, dont l'obscurité est devenue proverbiale, a donné lieu à une foule de comment., dont ijuelques-uns extra va ^;uits. On y a vu soit la description des persécutions que l'Eglise devait souffrir de la part des Juifs et des Gentils ; soit l'annonce de la destruction de Rome (désignée sous le nom de Babylone), et le triomphe de l'Eglise régnant sur le monde entier, etc.
APOLDA, ville du grand-duché dé Saxe, à 15 kil. N. E. de Welmar; 3,100 hab.
APOLLINAIRE, f Ancien et U Jeune, père et ûls, grammairiens et rhéteurs grecs du iv* siècle après J.-C.. enseignèrent & Réryte et à Laodicée. Ils embrassèrent le christianisme, et Apollinaire-le-Jeune futévèq. de Laodicée. Quand la lect. des llvr. paTens fut interdite aux Chrétiens, Ils composèrent pour le* remplacer divers livres élémentaires, en prose et en vers. De leurs nombreux ouvrages, il ne reste que Y Interprétation de* psaumes, en vers grecs, et une tragédie, le Christ souffrant, Paris, 1552, et 1580, avec traduction latine. Apollinaire-le-Jeune fut le chef d une hérésie qui niait qu'il y eût rien d'humain dans l'Ame de Jésus-Christ ; il fut condamné par plusieurs conciles. Il mourut vers 381.
APOLLINAIRE (SIDOINE). Voy. SIPOINE APOLLINAIRE.
APOLLINE (sainte), vierge et martyre. Elle vivait à Alexandrie et fut arrêtée en 248, sous le règne de Philippe-l'Arabe, dans une sédition excitée contre les Chrétiens. Elle scjetad'elle-mêmedans le bûcher préparé pour son supplice. On célèbre sa fête le 9 février.
APOLLINOPOLIS MAGNA, c.-à-d. la grande ville d'Apollon, auj. Edfou, ancienne ville d'Egypte fThébaïde), sur le Nil, rive gauche, par 25° lat. N., a 1 10 kil. au N. de Syène. Plusieurs beaux temples, dont un surtout le "disputait aux plus grands de l'Egypte par les dimensions, mais dont Ira bas-reliefs, exécutes du temps des Ptolémées, sont de mauvais style. On le voit encore presque en entier.
APOLLINOPOLIS pabva, auj. Kous ou Sytfah, ville d'Egypte (Thébaîdc), près du Nil, au N. de la précédente et à quelques kil. au S. 0. de Coptos.— Ne la confondez pas avec Apotlinopolis Minor, petite ville située sur la rive gauche du Nil, presque en face d'Antspopoll*.
APOLLO , Juif originaire d'Alexandrie, embrassa le christianisme vers l'an 54 de J.-C., prêcha à EphèseetàCorinthe, et s'acquit une telle réputation qu'on opposait son autorité 4 celle de saint Paul et de saint Pierre.
APOLLO DORE, grammairien d'Athènes, qui vivait 150 ans av. J.-C., s'acquit une grande renommée pour l'explication des poêles. Parmi le grand nombre de ses ouvrages, il ne nous est resté que sa Bibliothèque, en 3 livres, contenant l'Histoire des dieux et des héros jusau'au retour des Héraclides dans le Pétoponèse, publiée par /Egiiuis Spoletinus, grec-latin , Rome, 1550, trad. en français par M. Clavier, 1805, Paris, 2 vol. ln-8. On croit que cette histoire n'est pas l'ouvrage même d'Apollodore , et qu'elle n'est que l'abrégé d'un traité plus considérable composé par ce savant.
APOLLON ou PllOEBUS, dieu du soleil et de U