ARCH
ARBOGA, Tille de Suède, à 48 kil . S. 0. de Weateras, sur une riv. de même nom. A 2 kil. est le canal d'Arboga qui réunit les lacs Hielmar etMa'lar.
ARBOGASTE, comte gaulois, général des armées de Valenlinien II, défit et tua Victor, fils de l'usurpateur Maxime (388). Nommé préfet du prétoire, il voulut exercer seul toute l'autorité; Valentinien l'ayant alors dépouillé de ses charges, il se Tengea en faisant périr ce prince, et proclama empereur un certain Eugène : mais il fut poursuivi et vaincu par Théodore! . et se donna la mort, l'an 394.
ARBOIS, ch.-l. de cant. (Jura), sur 1?. Nuisance. à 38 kil. N. E. de Lons-lc-Saulnier ; 7,500 hab. Tribunal, collège. Vins estimés. Patrie do Pi
mal, colles»?. Y itis estimes, raine uo ricnetrru. ARRON, Arbor Félix, ville de Suisse (Thurgovie), r le lac da Constance, à 12 kil. N. E. de Saint-
sur
Gall. — a n bon, v. de Nigritie. Ko*, arebo. ARBOREE, anc. prov. deSardaignc. F.sardaicne. ARRRESLE (1), ch.-l. de cant, (Rhône), à 17 kil. N. 0. de Lyon ; 900 hab.
ARBR1SSEL, plus exactement albresec, village de Bretagne, près de Rennes, célèbre par la —issance de Robert d'Arbriseel, fondateur de l'abbaye de Fontevrault. Voy. robert.
ARBROATH, jadis A BER BROTHWICK , ville d Écosse (Korfar), près de l'embouchure du Brothwick. Port petit, mais bon ; magnifique phare (dit de Bell- Rock), sur un rocher au milieu de la mer. Ruines d'une abbaye où se tint le parlement de 1320, célèbre par les remontrances énergiques qu'adressèrent les barons d'Ecosse au pape.
ARBITHNOT (Jean), savant médecin et homme de lettres, 1670 - 1735, d'Arbuthnot, près de Montrose en Ecosse, vint de bonne heure à Londres, fut nommé médecin de la reine Anne, se lia avee les beaux - esprits de son temps , particulièrement avec Swift et Pope, et brilla parmi eux au premier rang. Il a laissé beaucoup d'ouvrages, soit scientifiques, soit d'agrément, qui lui ont fait une grande réputation. Parmi les premiers, on distingue son Estai tur r utilité des mathématiques, 1700 ; ses Tables des monnaies, poids et mesures des anciens, 1727, cl son Essai sur les aliments, 1732 (traduit en français, 1741, 1 vol. in- 12); parmi les seconds, on cite les Mémoires de Martinus Scriblerus, espèce de satire faite en commun avec Pope contre le mauvais goût de l 'éiwque; le Procès sans fin, ou Histoire de John Bull (c'est-à-dire du peuple anglais), traduit en français par l'abbé Vély, Londres, 1753; 1 Art de mentir en politique, etc. On a publié à Glascow, en 1751, Miscellaneous works of Arbulhnot, 2 vol. in-8.
ARC, nom commun a 2 petites rivières : l'une prend sa source en Savoie et se jette dans l'Isère à 8 kil. N. 0. d' Aiguebelle , après un cours de 115 kil. ; l'autre naît aux environs de Trets (B.-du- Rhône), passe à 1 kil. d'Aix et se jette dans 1 étang de Berre, après un cours de 50 kil.
ARC Jeanne d"). Voy. jeanne.
ARC-EN-BARROIS, ch.-l. decant. (H.-Marne). sur l'Aujon, à 17 kil. S. 0. de Chaumont; 1,700 hab.
ARCACHON - bassin d ), lagune située sur la cote du dép. de la Gironde, reçoit la Leyre. Une compagnie formée en 1837 en a entrepris le dessèchement.
ARC \UKS(,\cad.desLK.ACADÉMiEetCRESCm8LNi.
ARCADIA, Cyparissia, petit port de Morée, a 50 kil. S. 0. de Tripolitza. et sur un golfe de même nom, est le siège d'un évêque métropolitain. Jadis 4,000 hab.
ARCAOIE, Ar radia, une des anciennes divisions du Péloponèse, était au centre de la presqu'île. Elle comprenait une quinzaine de petites communes ou républiques nommées d'après leurs ch.-l. : Phénée, Cynèthe, Psophis, Telphusse, Hérée, Aliphèrcs, Phigalie, Orchomène, Mantinée, Tégée, Clilor, Captives. Pendant longtemps l'Arcadie n'eut pas de acment central ; plus tard (au temps de la
ligue Achéenne), on comprit l'utilité d'un centre, et c'est alors que fut bâtie Mégalopohs, capit. de toute l'Arcadie. On trouve en Arcadie beaucoup de mont. (Lycée, Méoale, etc.); c'est là qu'est la source de presque tous les cours d'eau du Péloponèse. Climat froid, pâturages ; moeurs antiques et simples ; race pélagique, presque sans mélange de Doriens. Les nombreuses traditions sur Lycaon, le cuite de Pan et de Mercure , la vie pastorale, la bravoure et les dispositions musicales, sont les principaux souvenirs que les Arcadicns ont laissés à l'histoire. L'Arcadie fut d'abord gouvernée par des rois ; l'un d'eux, Aristocrate II, ayant trahi les Messéniens, dont il était l'allié, la royauté fut abolie, 671 av. J.-C. L'Arcadie entra dans la ligue Achéenne, à laquelle elle donna l'un de ses plus grands généraux, Philopémen ; elle suivit, après la prise de Corinlhe ( 1 46), le sort du reste de la Grèce. Elle fut détachée de l'empire grec avec la Morée par les Vénitiens , puis fut conquise par les Turcs, qui l'ont conservée jusqu'à l'insurrection de 1822. Elle est aujourd'hui une des provinces du nouvel état de Grèce ; elle a pour ch.-l. Tripolitza.
ARCADIE, nom donné sous les dern. empereurs à l'Heptanomidc. en l'honneur d'Arcadius. F.rcvPTE.
ARCADI0P0L1S ou BERGULvE, auj. Beryaz, ville de Thracc, au S. E. d'Adrianopolis.
ARCADIUS, empereur de Constant! nopl e , fils aîné de Théodose-le-Grand , lui succéda en Orient en 395, tandis que son frère Honorius montait sur le trône d'Occident. Prince faible, il se laissa gouverner par Ru tin. préfet du prétoire, par Eutrope, son grand-chambellan, et par Eudoxie, son épouse, qui persécuta et Ôt exiler saint Jcan-Chrysoslôme. 11 mourut détesté, en 408, à 31 ans.
ARCAS, fils de Jupiter et de Calisto, régna sur l'Arcadie et lui donna son nom. Etant à la chasse, il rencontra sa mère qui avait été changée en ourse; il allait la percer de ses traits, lorsque Jupiter, pour prévenir ce parricide , le changea lui-même en ours, et les transporta tous deux dans le ciel, où Ils forment les constellations de la Grande et de la Petite-Ourse.
ARCATE, Arcot des Anglais, ville de 1 Inde (Madras), à 110 kil. S. 0. de Madras, sur le Salar ; 40,000 hab., presque tous Musulmans. Ville grandi et belle ; citadelle démolie. Elle fut fondée par Aureng-Zeyb, et fut d'abord le ch.-l. du Kamatic. Prise parles Français, 1750; par les Anglais, 1760. Elle appartenait à Haïder-Ali en 1780; elle est depuis 1801 possession immédiate des Anglais.
ARCESILAS, Arcenlaus, philosophe académicien, né à Pitane dans l'Eolie vers l'an 316 av. J.-C., fut disciple de Polémon. Après de longs voyages en Grèce et en Perse, il vint se fixer à Athènes et y fonda la 2* Académie, école qui combattait les Stoïciens, et dont le dogme principal et distinctif est Yacatalepsie , espèce de scepticisme qui consiste à nier que l'on puisse rien percevoir de certain par les sens. Il mourut 241 ans av. J.-C., âgé de 75 ans. ARCHANGEL. Voy. arkhangel.
ARCHE D'ALLIANCE, coffre cul renfermait les tables de la loi que Dieu donna à Moïse ; on le gardait précieusement dans le temple de Jérusalem.
ARCHE OE NOÉ. Voy. NOÉ.
ARCHELAIS, Erekli, ville de Cappadoce, près de l'Halys. Macriny fut tué en 218, par l'ordre d'Héliogabale.
ARC H ÉLAUS, philosophe grec natif de Milet, disciple d'Anaxagore et maître de Socrate, florissait vers 460 av. J.-C. 11 vint se fixer à Athènes, et v ouvrit une école dans laquelle il enseigna la philosophie des Ioniens: on le surnomma le Phyncien, parce qu'il s'occupait surtout de la nature (physis). Il niait i» différence essentielle du bien et du mal , et disait que rien n'est juste ou injuste que par l'effet de la coutume. Il soupe. la rondeur de la terre.
abcheuaos, roi de Macédoine usurpa te trône vers
ARGH
l'an 429 av. J.-C., après avoir fait périr les enfants légitime» de Perdiecas son prédécesseur, dont il n'était que le ûh naturel. Malgré ces crimes, Archélaiis tut un grand rui. Il lit fleurir son royaume, protégea le* lettres et les arts, et appela les savants à sa cour encore sauvage et barbare; Euripide y passa une partie de sa vie. 11 mourut l'an 405 av. J.-C.
archélacs, général de Mithridatc, disputa la Grèce 101 Romains, et fut battu à Chéronée et à Orchoruène par Sy lia, 87 ans av. J.-C.
archelaus , ûls du précédent, servit dans les troupes romaines et reçut de Pompée la souveraineté de Coma dans le Pont. Avant ensuite obtenu ia main de Bérénice, fille de Plolémée-Aulète et reine d'Égypte, il se fit, à la faveur de celte alliance, reconnaître roi d'Égypte, et se révolta contre les Romains , 57 ans av. J.-C. ; mais six mois -près il fut tué dans un combat contre Gabinius.
arch i i u , fils du précédent , fut nommé roi de Cappadoce par Antoine, se lit maintenir par Auguste ; mais ayant déplu à Tibère, il fut jeté dans les prisons de Rome où il mourut.
archélaus, roi de Judée, Ois d"Hérode-le-Grand, lui succéda l'an 3 de J.-C. Ayant, à son avènement au trône, fait périr 3,000 de ses sujets, Auguste irrité le dé|iouilla d'altord de la moitié des états de son père, puis le relégua à Vienne dans la Gaule, où il mourut l'an 6 de J.-C.
ARCHKMORE, flls de Lycurgue, roi de Némée, et d'Eurydice. Les princes de l'armée d'Adraete, qui traversaient la forêt de Némée, ayant prié sa nourrice Hypsipyle de leur indiquer une tource, celle-ci déposa l'enfant sur une touffe d'ache, et les conduisit à une fontaine voisine ; mais en son absence, un serpent ' piqua l'enfant qui mourut aussitôt. En mémoire de cet accident, on institua les jeqx Néméens, qui se célébraient tous les trois ans. Les »ainqueure prenaient le deuil, et se couronnaient d'ache.
ARCHENA, Aquœ Calidœ, bourg d'Espagne, à 18 kil. N.O. de Murcie. Aux environs, eaux thermale*.
ARCHEMiOLZ (Jean-Guillaume), capitaine au service de la Prusse et historien estimé, naquit à Dantzick en 1745, et mourut près de Hambourg en 1812. Il servit sous Frédéric II pendant la guerre de Sept ans, rentra dans la vie privée après la paix de Hubertsbourg, et se fit bientôt connaître par «le nombreux écrits. Il publia successivement : CAnijletare et (Italie, Leipsick, 1787, 5 vol., traduit dans presque toutes les langues; le* Annales de t Angleterre depuis 1788 ; X Histoire de la guerre de Sept ans, Berlin, 1793, 2 vol; Y Histoire de la reine Elisabeth, de Gustave Wasa, Tubingue, 1801 ; Opuscules historiques, Tubingue, 1803 ; la Minerve, journal politique, 1792-1812; celte feuille a servi de modèlfl à la Minerve française, qui parut après 1815.
ARCHIAC. ch.-l. de canton (Charente-Inférieure), à 14 kil. N. E. de Jonxac; 1,700 hab.
ARCH I AS, polémarque ou commandant de Thèbes, l'an 3T8 av. J.-C.; ayant reçu au milieu d'un festin une lettre qui l'instruisait du complot de IVlopidas, il en différa la lecture, en disant : « A demain les affaires sérieuses. • Mais il rut tué la nuit même.
archias, poète grec, natif d'Antloche. se lia en Asie avec Lucullus qui lui fit conférer le titre de citoyen romain, et vint se fixer à Rome. Son titre de citoyen lui ayant été contesté, Cicéron plaida pour loi et obtint gain de cause : c'est à cette occasion que fut prononcé le Pro Archia. Ce poète avait chanté la Guerre des Cimbres et le Consulat de Cicéron.
ARCHIDAMUS I, roi de Sparte, 469-427 av. J.-C., soumit les Ilotes qui s'étajent révoltés; ravagea P?loponèscCt aMiégea Alhcne8 Pendant la guerre du
arcbioavcs n, roi de Sparte, 361-338 at. J.-C..
1 flls d'AgésIlas, prit une grande part & la guerre sarréc contre les Phocéens. Il périt en Italie en secourant les Tarent! ns contre leurs voisins.
ARCHIDAMUS III, roi de Sparte, 296-261. fut défait l'an 293 av. J.-C., par Démétrius, flls d'Anligone.
ARCH1DONÀ, ville d'Espagne (Séville), à 34 kil. N. 0. de Malaga; 6,000 hab.
ARCHIDUC, titre particulier à la maison d'Autriche, et qui anj. est porté par tous les princes et princesses qui lui appartiennent. Anciennement il n'était porté que par lechefde celte maison lorsqu'elle ne possédait point encore les couronnes royales de Hongrie et de Bohême et la couronne impériale d'Allemagne. U date de 1156, mais ne fut héréditaire qu'après la promulgation de la bulle d'Or (1356); il ne fui reconnu par les électeurs qu'en 1453.
ARCH 1 LOQUE, Archilochus, poète grec, né à Parcs vers l'an 700 av. J.-C.. composa des satires, des odes, des épigrammes, des élégies, des fables, et fut l'inventeur du vers Taïubique, dont il fit l'usage le plus terrible. Lycambe (père de Néobulé ,qui lui avait promis sa fille en mariage, ayant retiré sa promesse, il déchira tellement le père et U fille dans ses satires, que tous deux se pendirent de désespoir Bupale, sculpteur célèbre, qui l'avait représenté sous de» traits ridicules, eut le môme sort. Archiloque périt assassiné, l'an 635 av. J.-C. Il était dans ses poésies aussi licencieux que méchant; aussi fut-Il banni de plusieurs villes de la Grèce ; à Sparte on défendit de lire ses écrits. Cependant il était tellement estimé pour son talent poétique, qu'on le regardait presque comme l'égal d'Homère. Il ne reste de lui que quelques fragments, qui se trouvent dans les Poiies grecs de Genève, 1606, dans les Analecta de Brunck, et qui ont été publiés à part par M. Huschke, Altcnbourg, 1803; et par J. G.Liebel, Vienne, 1812.
ARCHIMANDRITE, du grec archi, chef, et mon. dra, troupeau. C'est chex les Grecs le supérieur d'un monastère ; II remplit les fonctions de nos abbés. Ce nom a été aussi donné quelquefois dans l'église latine à certains archevêques, tels que saint Sévère, archevêque d> Ravenne. On dit encore auj. Varchimandrite de Messine.
ARCHIMEDE, célèbre géomètre, né à Syracuse vers l'an 287 av. J.-C., d'une famille alliée à celle du roi Hiéron. Jeune encore, il se rendit à Alexandrie pour y entendre Euclide, et commença dès lors à se signaler par ses découvertes. Il trouva le moyen de dessécher les marais de l'Egypte et raffermit les terres voisines du Nil par des digues inébranlables. De retour à Syracuse, il consacra ses talents à la défense de sa patrie assiégée par Marcellus, et prolongea 3 ans sa résistance. Tantôt il élevait les vaisseaux ennemis dans les airs à l'aide de ses constructions mécaniques , et les laissait ensuite retomber dans la mer où ils se brisaient ; tantôt il les Incendiait, dit-on, avec des miroirs ardents. Enfin pourtant , les Romains pénétrèrent par surprise dans la ville. Archlmède, tout occupé de la solution d'un problème, tarda trop à suivre un soldat qui venait j n in r le prendre ; celui-ci, sans vouloir attendre, le tua aussitôt, 212 av. J.-C. Archlmède a fait avancer également la partie spéculative et la partie pratique de la Silence. Dans la théorie, on lui doit d'excellents traités : De la sphère et du cylindre, Des sphéroïdes et des conotdes , De la mesure du cercle , Des spirales, Sur les centres de gravité des lignes «M des plans, Sur réquilibre des corps plongés dans un fluide; dans la pratique, on lui attribue l'Invention des moufles, de la vis sans fin et de la vis creuse qui porte encore le nom de vis d'Archimède; il avait aussi fabriqué une sphère qui représentait les mouvements célestes. Il avait one telle foi dans la puissance du levier, qu'il disait : « Donnez-moi un point d'appui, et Je soulèverai le monde. • Il était enthousiaste de la science : on raconte qu'ayant trouvé
AHCI
ARDR
pendant qu'il était an bain, la solution d'un problème d areométrie , il sortit- du bain tout nu et courut par la Tille en criant : • Je l'ai trouvé ! • L'édition la plus complète d'Archimède est celle que J. Torelll a donnée à Oxford. 1793, in-fbl., avec les commentaire» d'Eutocius, et une traduction latine. Ses œuvres ont été traduites en français par Peyrard, 1807, in-4, et 1808, 2 vol. ln-8, revues par Delambre.
ARCHINTO (le comte Charles), seigneur milanais, fonda en 1702 à Milan une académie qui embrassait dans ses travaux les sciences et les beaux-arts, et forma quelques années après la Société palatine, association de riches seigneurs amis des lettres, qui se réunissaient dans son palais; ils firent imprimer à leurs frais plusieurs ouvrages important». ( Voy.
ARGELLATI.)
ARCHIPEL (du grec archipetagos , mer principale), mare &geum des anciens, partie orientale de la Méditerranâî, communique avec la mer de Marmara par le détroit des Dardanelles, baigne à l'O. les cotes de l'Europe, k l'E. celles de l'Asie : l'île de Candie forme comme sa limite au S. Cette mer est remarquable par le grand nombre d'Iles et de presqu'îles qui la remplissent. Parmi les îles il faut distinguer : t° deux grands groupes, les Cyclades et les Sporades; 2° les îles isolées, qui sont, les unes européennes : Salamine , Eubée ( Négrepont ) , Samothrace (Semendraki) ; les autres asiatiques : Le m nos iStalimène), Samos, Lesboa (Mételin), Chios(Scio), Rhodes, etc. Les Cyclades, les Sporades et les îles isolées situées sur les cotes de la Grèce , sont actuellement à l'état de la Grèce. — Voy. sancdo.
ARCHIPEL DANGEREUX, DM BISSAGOS , etc. Yoy.
dangereux. bissaCos, et ainsi des autres.
ARCHONTES, premiers magistrats de la république d'Athènes, étaient au nombre de 9. Le 1" était nommé archonte éponyme; il donnait son nom i l'année et était surtout chargé de l'administration civile. Le 2* s'appelait archonte-roi, et présidait aux affaires de la religion. Le 3» se nommait polémarque, et commandait les armée*. L'archontat fut institué vers l'an 1132 av. J.-C., après la mort de Codrus, dernier roi d'Athènes. Il n'y eut d'abord qu'un seul archonte : il était perpétuel. L'an 764 ;iv. J.-C., on borna la durée de ses fonctions à 10 ans; l'an 684, l'archontat devint annuel; c'est alors qu'on porta le nombre des archontes à neuf. Cette dignité fut abolie k partir de la fin du iv« siècle av. J. C. (308) , lorsqu'Athènes tomba au pouvoir de Démétrlus Poliorcète, ou du moins elle ne se conserva plus que de nom.
ARCHYTAS, philosophe pythagoricien , ne à Tarante vers l'an 440 av. J.-C., mort vers l'an 360, fut k la fois mathématicien , astronome , homme d'état, général: Il fut élu six fols chef de la république par les Tarentins, et battit en plusieurs rencontres les ennemis de sa patrie. Platon le connut pendant son voyage en Italie et entretint un commerce de lettres avec lui. 11 mourut dans un naufrage sur les cotes de l'Apulie. Horace a célébré sa mort ( odes, I, 28). Archytas avait écrit sur les mathématiques , la musique, l'astronomie , la cosmogonie, la morale , la politique ; il ne reste de ses ouvrapes que de très courts fragments (recueillis par Meiners, Histoire des sciences ehes les Grecs, III. c. 5). On a sous son nom un traité de la Sature des universaux. publié parJ. Camerarius, Lcips., 1564, et dont l'authenticité est fort douteuse. On attribue k Archytas plusieurs inventions, entre autres celles de lavis, de la poulie; U avait, dit-on, construit une colombe volante.
ARCIS-Sl R-AUBE, Artiaea . jolie ville de l'ancienne Champagne, auj. ch.-l. d'arrond. du dép. de l'Aube, sur l'Aube, k 28 kll. N.deTroyea; 2,753 hab. Merle . fllat. de coton etc. Arcis a été brûlée
lors de l'invasion de 1814. Patrie de Danton. — L'ar* rond. d'Arcis-sur-Aube a 4 cant. rChanutge . Ramerupt, Méry-sur-Seine, Arcis), 90 communes et 35,744 hab.
ARCO, ville des États autrichiens Tvrol) , sur la Sarca,à 12 kil. deRoveredo: 2,000 hab.
ARCOLE, v. du roy. Lombird-Vénitien, snr l'Alpone, affluent de l'Adige, à 25 k. S.-E. de Vérone. Célèbres combats livrés les 15, 16 et 17 nov. 1796 : Bon.iparte et Aufrereau y battirent les Autrichiens.
ARÇON (lehichaud d"1), ingénieur, né en 173S k Pontarlier, mort en 1800, entra en 1 7 61 \ l'école de génie de Mérières, perfectionna les méthodes de levé, fut attaché à l'armée du maréchal de Broglie, 1780. et chercha les moyens d'enlever Gibraltar aux Anglais. Il inventa pouf cet effet des batteries flottantes. Insubmersibles et incombustibles, dont on fit l'essai à l'attaque de cette place en 1782; mais n'ayant pas été bien secondé, il n'obtint pas le succès qu'il avait espéré. On a de lui: Réflexions d'un ingénieur, etc., Amst., 1800, in-12 : Conseil de guerre privé sur l'événement de Gibraltar en 1782, 1785. ln-8; Considération» sur les fortifications, 1795, ln-8.
ARCONV1LLE fmad. tbiroux d ). Yoy. THiRorx.
ARCOS, Arcobriga, nom commun à plusieurs villes de Portugal et d'Espagne. La seule importante est Arco* de la Frontera, k 59 kil. S. de Séville, sur le Guadalète i 12,000 b, Duché. Voy. masamiello.
ARGOT. V'fM/.ABCATB.
ARCTIQI'K'Oeéîtn glacial). Voy. QLACîALi(mer).
ARCTIQUES ANGLAISES (Terres), terres voisines du pôle arctique, au N. E. de l'Amérique septentrionale ; elles consistent en 3 parties : le Devon septentrional, la Géorgie septentrionale, et l'archipel de Baffln-Parry. Voy. ces noms.
ARCCEIL.villagede France fSeine), prèsdela Bièvre, k 6 kil. S. de Paris; 1,4<K> hab. Bel aqueduc construit en 1G24 par Marie de Médicis, et restes d'un aqueduc romain.
ARCY, village de France (Yonne), k 6 kil. de Vermanlon. près de la Cure; 1,500 hab. Belle grotte k stalactites.
AR HACHÉS, le dernier des Arsaeides. Yoy. ar-
SACIDES.
ARDAGH. rtlled'ïrlande.comtédeLongford, dans le Leinster, k U kil.de Longford, ch.-l.de baronnie. eut un évéché jusqu'en 1741.
ARDATOF, nom de 2 villes de Russie d'Europe i l*unek165kil. 0. deSimbirsk. surl'Alatyr ; l,4<>Oh.; l'autre sur le Lémet k 143 kil. S. 0. de Nijnéi-Novgorod ; foutes deux ch.-l. de* districts de méms nom.
ARDEBIL, ville d'Iran (Aderbkijan). sur le Baloue-Tchal. k 164 kil. E. de Tauri». Citadelle construite par d es officiers français. Mausolée du cheik Séfy, lise des Sofls de Perse. P. en 1 827 par les Turcs.
ARDECH, ville d'Arménie, est l'ancienne artaxate. Voy. ce nom.
ARDÈCHE, riv. de France, naît dans les Cévcnnes, k 15 kil.de Langogne, traverse le dép. qui porte son nom, et tombe dans le Rhône par la rive droite, k 2 kil. au N. du Pont-Saint-Esprit; cours, HOkil.
ardeche (dép. de Y), dép. de la France, le long du Rhône, qui le limite k l'E., entre ceux de la Loire au N. et du Gard au S.; 5,600 kil. carr..- 353,752 hab. Ch.-l. Privas. H est formé du Vivanus et d'une partie du Bas-Languedoc. Ce dép. contient d'assex hautes mont, plusieurs volcans éteints, des riv. affluents du Rhône, entre autres l'Ardèche, qui lui donne son nom. Houille, marbre, grès, etc.; olives, figues, vers ksoic, bestiaux, bons vins, papeteries renommées, chamoiseries, bougies, soie, etc. Ce dép. a 3 arr. (Privas, Tournon, TArgcnttèro) . 31 cant. et 330 comm.;ll fait partie de la 8* division militaire, dépend du diocèse de Viviers et de la cour impér. de Nîmes.
ARDECHYR-BABEGAN, roi de Perse,