AREN
ï. C'est pendant le siège d'Ardée par Tarquinlo-Superbe qu'arriva l'aventure de Lucrèce. Cette ville reçut une colonie romaine l'an 442 av. J.-C.
ARDE-KHOU, ville d'Iran (Aderbidjan), à 06 kil. N. 0. d'Yexd ; S,000 hab., dont moitié sont Guèbres. ARDEN, riv. de Syrie. Voy. créri'a (el). AHL) fcNN ES, Ardùenna sylva, vaste forêt qui couvre en partie le Hainaut, le Luxembourg, le grand ducbé du Ras-Rhin et le nord de la Champagne, et ;ni va ainsi «e lier au S. avec l'Argonne. La Semoy, là Lesse, l'Ourthe et la Sure y ont leursource. — Beaucoup plus vaste sous les Romains, elle couvrait une partie de la 2« Germanie, limitant le territoire des Condrusi. Elle avait pour habitants les Ptmafii.
ardennes (départ, des) , départ.-trontK>re de la France, au N., entre ceux de l'Aiiuie, de la Marne, Jo la Meuse et la Belgique ; cb.-l. Mézières. 6,069 kil. carrés ; 306,801 hab. Il est formé du nord de la Champagne cl des principautés de Sedan, Carignan, Mouron. Fer, marbre, ardoises, terre à four, argile blanche, sable pour verre blanc. Gibier petit et grand, moutons vantés pour la laine el la chair, chèvres cachemires, bons chevaux ; usines pour fer ; draps, châles, lainages divers ; verrerie», faïenceries, marbreries, tanneries, etc. Ce dép. a 5 arrond. i Mézières, Réthel, Rocroy, Sedan, Vouziers), 31 "an t. , 478 comm. ; il dépend de la 4* division militaire, du diocèsede Reims el delacourimpér.de Meti. ARDENTES. Voy. saint-vincent-d'ardentes.
ARDES, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dome), sur la <k>uxe, à 41 kil. de Clermont - Ferrand : 1,700 hab. laves et basalte.
• ARDISCUS, ville et riv. de Dacie, auj. ardjich.
ARDJ1CU, Ardue us, riv. de Yalachie, sort du mont Yistaman, coule du N. 0. au S. E., arrose la ville d Ardjich , et se jelte dans le Danube après un eours de 270 kil.
ardjich, Ardtscus , ville de Yalachie, à 133 kil. N. 0. de Bucharest, sur l'Ardjich, était autrefois la résidence des princes valaques.
ardjich, Arsissa, petite ville delà Turquie d'Asie, pachalik du Yan, sur le bord du lac Van et au pied de l'Ararat.
ardjich-daghs Argœus mons des anciens, mont, de l'Asie-Mineure , portion de l'AnU-Taurua. Voy. 4M4NM.
ARDOCH, ville d'Ecosse (Perth), à 40 UL au N. de Perlh. On y voit les restes d'un camp d'Agricole au pied du Grampius mont.
A R DON, village de Suisse (Valais), à 8 kil. de Sion, chez les anciens Ardue* • 520 hab. Vin excellent qui lunule le vin de Champagne. Minede fer, h. fourneau.
ARDRA, état d'Afrique dans la Nigrilie maritime, baigné à l'O. par le Lagos, par 0° »6' long. E., 6« 6* Ut. N., a pour ch.-l. Ardra, à 70 kil. N. 0. de l'embouchure du Lagos. Comptoir anglais. Commerce d'huile de palmier.
ARDRES, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 16 kil. S. E. de Calais, et à l'extrémité du canal d'Ardre*: 2,000 h . Pl.ire «le ffiierre, démantelée col 8* 0. Canal de & kil. de long qui communique avec celui de Saint- Omer. Ardrcs fut prise par les Espagnols en 1596, et rendue en 1598, à la paix de Venins. Aux environs, se tint en 1520 leComnp du Drap <T Or. Voy. ce mol.
ARDUENNA sylva, auj. lea ardennes.
ARDU IN ou ARDOIN, marquis d'Y vrée, fut élu en 1002 roi d'Italie , après la mort d'Olhon 111 ; mais Q fut dépouillé de ses états par Henri II , roi de Germanie qui se fll couronner a Pavle en 1004. Àrdoin essaya de remonter sur son trône lorsque les Allemands se retirèrent; mais Henri ayant fait une seconde invasion, il déposa la couronne
et prit l'habit de religieux. 11 mourut en 1015.
ARDYES, Ardyes, peuple de la Gaule, dans la province dite Alpes Penninœ, vers les sources du Rhône: leur nom se retrouve dans Ardon, à 10 kil. de Martinach (Valais).
ARDYS ou ARDYSUS, roi de Lydie. Voy. ltdii. AREBO ou AH BON, ville de laNigriUe maritime (Bénin), sur le Formoso.à 50 kil. do son embouchure. Jadis centre du commerce d'esclaves de Bénin.
ARECOMIQLES (Volées), Volcœ Arecomici , peuple de la Gaule (Narbonnaisel"), entre les Tectosage< au S. 0. el les Heivii au N., occupait les dép. du Gard , de l'Hérault et de l'Aude; ch.-l. Nemausus (Nîmes).
ARED (el), chaîne de mont, en Arabie, com menée dans I Hedjaz, à l'E. de la Mecque, et travers le Nedjed de l'O. à TE. Le flâne N. 0. de ces mont est esrarpé, et la partie S. E. sablonneuse.
AREGENUS. nom orimitif de Baiocasses, auj Baycux,ou plutOl, selon M. Walckenaer, Aryentau. AREK. Voy. aradcs.
A KK LAS, A RELATE, auj. arles (Bouchee-du-
Rhône).
AREMBERG , bourg et château des Etats prussiens, dans la prov. du Bas-Rhin, sur l'Ahr, à 50 kil. N. 0. de Coulentx, entre Cologne et Julien, était jadis la résidence des comtes et ducs d'Aremberg ; il n'y a guère aujourd'hui que 300 hab. — La terre d'Aremberg était d'abord un comté. Elle passa en 1298 dans la maison des comtes de la Mark. En 1547, ce comté échut par mariage à Jean de Barbançon, de la maison de Ligne ; élevé au rang de principauté en 1676 , il prit place parmi les étatiques. En 1644 , il fut érigé en duché, eu
d'Albert, prince de Ligne et duc d'Aerschoot, et continua jusqu'en 1801 à être fief immédiat de l'Empire. Il fut médiatisé en 1801. En 1816, lapingrande partie du duché d'Aremberg passa sous la souveraineté du roi de Hanovre, et le reste fut, avec le bourg d'Aremberg, enclavé dans le grandduché du Bas-Rhin, qui appartient à la Prusse. Le duché d'Aremberg compte environ 80,000 hab.
AREMBERG 'Léopold-Philippe de ligne, due d'), d'Aerschoot et de Croï, général au service de l'Autriche, né & Mons en 1390 , mort en 1754, obtint fort jeune le gouvernement du Hainaut, fit loi campagnes de Hongrie sous le prince Eugène , et combattit à Belgrade en 1717. Nommé feld-maréchal en 1737, il Ql la guerre en Flandre et se trouva en 1743 à Dettingen, où il fut bleasé. Protecteur éclairé des sciences et des lettres, il s'est rendu surtout célèbre par le patronage bienveillant qu'il exerça envers J.-B. Rousseau dans son exil. Il a aussi entretenu fort longtemps une correspondance avec Voltaire.
AREMBERG ( \ ug.- Marie-Ray inor.d ) , comte de la Marck, né à Bruxelles en 1763, mort en 1833 fut élevé à l'ai is. H fui uoin. dépulu de ia Flandre tranç. en 1 789 aux Etats généraux, se lia étroitement avec Mirabeau et se montra un instant défenseur des idées nouvelles ; puis il se réconcilia avec la cour et servit d'intermédiaire pour attirer Mirabeau dans le parti de la rciue. .Mirabeau le lit sou exécut. testamentaire et mourut entre ses bras. En 1793, il se retira en Autriche, et v deviut général. Il a laissé d'intéressants Mémoires sur Mirabeau (publiés en 185.4).
ARENA (Joscpn), né en Corse vers 1772, d'une famille ennemie de celle de Bonaparte, servit avec distinction el devint adjudant-général (1793) , puis chef de brigade de gendarmerie, et fut député par la Corse au Corps législatif. Après le 18 brumaire an vin (9 novembre 1799), Aréna, qui professait un républicanisme exalté, entra dans une conspiration contre le premier consul Bonaparte. Arrêté à l'O péra au moment ou lecomplot allait être exécuté, il fut mis à mort le 31 janvier 1801.— Son frère, Bar- Ihélemi Aréna, député de la Corse à l'Assemblée lé
ARET