ASIE
ASSOMPTION, Astumçaô des Portugais, capitale du Paraguay, sur la rive gauche du Paraguay, par 25» IV lat. S., et 60» long. 0., à 1.050 kil. N. E. de Buéoos-Ayres; 12,000 liai). Résidence du dictateur; évéebé. Peaux, tabac, maté. Fondée eu 1535.
ASSOMPTION (NOTRE— DAME DE L*) , Fortafcza, Villa
do Forte ou Cèara, v. du Brésil, par 40° 48' long. 0., et 3° 31' lat. S., sur la Céora, près de sou embouch.; chef-lieu de la prov . de Céara. Port sur l'Atlantique.
Assomption , chef-lieu de l'Ile Marguerite (Veneluela , par GG° long. 0., et 11° lat. S., sur la rfte E.
Assomption (Ile de I'), uue des Iles Mariannes, par 143» 34' long. E., 19" 45' lai. N. ; a 17 lui. de tour. Volcan au centre. Mauvais mouillage. Riz, arbre à pain, cocotier, etc. — Voy. aussi Anticosti.
ASSOS, ville de Troade. Voy. asos.
ASS0LAN ou AÇOUAN, Svè«e, v. et lie de la haute îgvpte, sur la me droite du "Nil, à 97 k. S. d'Edfou, îar 30» 35' long. E., 24» 5' lat. N., est très-voisine du tropique; aussi, le jour du solstice, l'ombre y est-elle presque nulle. C'est làque se trouve lalr«catar. du Nil.
ASSOUCY (Ch. coypeao d'), poète burlesque, surnommé le Singe de Scarron, né à Paris en 1604, mort en 1G79, mena une vie fort désordonnée, s'échappa dès son enfance de la maison paternelle, se fit empirique, puis joueur de luth, fut, en cette dernière qualité , attaché pendant quelque temps à la cour de Savoie et à celle de Louis Xlll, et amusa par ses facéties l'enfance de Louis XIV ; puis se remit à voyager comme chanteur ambulant, et se fil emprisonner en Italie, dans les cachots de l'inquisition, pour une satire contre un prélat romain. De retour en France, il fut encore mis en prison pour mauvaises mœurs. D'Assoucy a traduit en vers burlesques les Métamorphoses d'Ovide, sous le litre d'Ovide en belle humeur, ainsi que le Ravissement de Proserpine de Claudien, et a composé un grand nombre d'autres poésies. 11 eut quelque vogue en ion temps, comme le prouve ce vers de Boileau :
Et, Jatqv'l d'AMoocy. tout iront* de* lecteur*.
ASSOUR. Voy. Acnocit.
ASSUAY. Vôy. apoat.
ASSUERUS, roi de Perse, qui, selon la Bible, épousa la Juive Eslher. On croit que c'est le même que Darius, fils d'Hystaspe,ou qu'Artaxerce-Longuemaiti.
ASSUR, fils de Scm, et contemporain de Nemrod, fut, selon la Bible, le fondateur du royaume d'Assvne, et bâtit Ninive. On place son règne vers 2640 av. J.-C.
ASSYRIE, Assyria, vaste contrée de l'Asie ancienne, située à i'E. du Tigre, et qui ré|«nd au Kourdistan actuel. Elle était bornée au N. par l'Arménie, à l'O. par la Mésopotamie, à PL. par la Mëdie, au S. par la Babylonie. Villes principales : Ninive (capit.1, Gaugamèle, Arbèles, Larisse, Opis, Artémile. 1^ Tigre, l'Arbis, le Gorgus et le Zabus arrosaient l'Assyrie. — On donne quelquefois le nom «l'Assyrie à la réunion de l'Assyrie proprement dite, Je la Babylonie et de la Mésopotamie. — Assur, fils de Sem, fonda Ninive vers 2610 avant J.-C, dans le même temps où Nemrod jetait les fondements de Babylone , et donna son nom à l'Assyrie. Ou ne sait rien de certain sur l'histoire de celte contrée jusqu'à Bélus, qui, en 1993 avant J.-C., chassa les Arabes, alors maîtres du pays, et créa le premier empire <T Assyrie, en réunissant le royaume de Babylone à celui de Ninive, Ninus, fils de Bélus (1968-1916), vainqueur de l'Arménie et de la Médic, soumit tous les peuples de l'Asie septentr. jusqu'à la Bactriane et au pays des Saces. Sémiramis, sa veuve, étendit l'empire des Assyriens jusqu'à l'Iudus, et ^emplit Babylone des monuments les plus magnifiques (1916-1374). Elle eut pour fils et pour suoremeur Ninya* , après lequel on ne trouve sur 1 histoire d'Assyrie que des traditions vagues et lnr«rUiDes, d'immenses lacunes et de longues séries
de rois inconnus. Le dernier prince de cette dynastie,
Saidanapale, nY-t célèbre que par sa mollesse :il fut détrôné par ses sujets vers l'an 759 avant J.-C. Des débris du premier empire d'Assyrie se formèrent les royaumes particuliers de Médie, de Babylone et de Ninive. Ce dernier, fondé par Phul, appelé aussi Sardauapale 11 , est connu sous le uom de second empire d'Assyrie. Téglath-Phalasar, fils de Phu! (742), et Salmauasar (7*24), soumirent les rois de Juda et d'Israël; Sonnachérib (712) ravagea l'Egypte, assiuea Jérusalem et triompha des Babyloniens, mais il mourut assassiné (707). Assarhaddon , fils de Seiiuaeberib, s'empara de Babylone (680 1 : mais sous ses successeurs Saosduchéus ( NabuchodoBOSor) et Chinaladan (Sarac), l'empire d'Assyrie s'affaiblit considérablement. Enfin , en 625, Nabopolassar, rode Babylone, renversa Sarac et détruisit le second empire d'Assyrie, en le réunissant à celui de Babylone. Depuis lors, l'Assyrie passa avec la Babylonie sous la domination de Cyrus (538); considérée désormais comme une province de la Perse, elle subit toutes les vicissitudes de cet empire.
ASSYZ-RAS, pointe de terre dans la mer Rouge, par 36» long. E., 18» 24' lat. N., qu'on croit être la Ptolémaïs Therôn de Ptolémée.
ASTA, v. de laGaule Cisalpine < Lignrie), auj. asti.
asta a ecia , auj. Xérès de la Frontera ville d'Ilispanie, dans Pile T art esse , sur un bras (auj desséché) du Hartis.
ASTABENE, portion de l'ancien empire perse (Hyrcanie), au S. E. de la mer Caspienne, correspond à peu près au Daghestan, et avait pour hab. les Dahce
ASTABORAS , riv. de l'Elhiop ie, auj. VAtbarafi ou Tacazzé. Voy. atbarah.
ASTACUS, auj. Korfa, ville de Bithynie, sur la Proponlidc (mer de Marmara), près et à l'O. de Nieomédie, donnait son nom &V Astacenus sinus (auj. golfe iV Ismkmid ou deNicwieWii?). Détruite par Lysimaque.
ASTAPA, Estepa la Vteja, ville de la Bétique, sur les confins des Bastuli Pœni.
ASTAPUS, fleuve d'Ethiopie, auj. le barr-ex-
AEREE.
ASTARAC (comté d'), partie de l'ancien comté d'Armagnac (bas Armaenac), comprenait Miranda,
Simorre , Boquclaure et Pavie.
ASTARAH, ville de la Bussie d'Asie (Chlrvan), sur une rivière de même nom, à 4 kil. de la mer Caspienne, et à 57 lit. N. E. d'Ardebji. Pet* port. Résidence du khan des Tahcbahs.
ASTAROTH. On connaît sous ce nom deux villes de Palestine , situées toutes deux dans la demi-tribu de Man&ssé à TE. du Jourdain; l'une était la capitale d'Og . roi de Buan , et l'autre la patrie de Job.
ASTABOTll, divinité pbénicienne. Voy. astartê.
ASTARTÉ, divinité des Phéniciens et des Syriens, parait être la personnification du ciel et de l'immense armée des étoiles; les Grecs l'ont identifiée avec leur Vénus céleste ou Uranio. Elle est nommée dans la Bible Astaroth.
ASTER, habile archer d'Amphipolis. Pour se venger de Philippe, roi de Macédoine,qui avait refusé ses services, il lui perça l'oeil droit, au siège de Méthone, avec une flèche sur laquelle étaient, dit-on, ces mots : « A Pu» il droit de Philippe. » En réponse , le roi fit jeter dans la place une flèche avec ces mots : « Si la ville est prise, Aster sera pendu, a 11 le fut en effet.
ASTERABAD ( J'i//e de l Etoile), v. d'Iran (Maienderanl, sur le Gourgan, par 36° 50' lat. N. et 52» 5' long.E., près de la Caspienne; 12,000 h. On croit que c'est Pane. Tambrax ou Thambraces, cap. de l'Hyrca nie. Elle fut ravagée par Tamerlan, et n'est plus qu'un grand village qui sert de résid. au khan des Kadjars. Garance excell., qui donne aux étoffes de Perse leur cél. couleur rouge. Manuf. d'étoffes de soie et de coton.
ASTÊRIUS (saint), évoque métropolitain d'Amasie, dans le P«,nt 1 t\*\* a ce sitge à la fin du
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ASTR
rr* siècle. 11 se montra fort zélé pour la pureté de la foi, et (\it vénéré dans tout l'Orient. On a de lui def Sermons, qui oui été pub. par Cumin-lis, gr.-lal., £18. et trad. en fraoç. par Belleparde et Matiexoix.
ASTI, Asta Colonia et Asta Pompeux , ville dee États sardes, sur le Tanaro et le Bclbo, à 40 kil. S. E. de Turin; 21,000 hab. Evêché. Vins muscats renommés. Manufactures d étoffes de soie. Ville très forte sous les Romains; république au moyen âge; elle forma ensuite un duché. C'est la patrie d'AIfleri.
ASTICA, petit canton de T h race , au S. E., prés du Pont-Euiin, ainsi nommé des Astes, ses habitants. Villes principales, Byzie, Salmvdesse.
ASTOLPHE, roi des Lombards (149-750), conquit en 752 l'exarchat de Ravenne ; il allait s'emparer des terres de l'Église, lorsque le pape Etienne II implora le secours de Pépin, roi de France, qui en Italie, défit Astolphe, reprit Ravenne et en
don au pape. 11 eut pour successeur Didier.
ASTORCA, Asturiea Augusta, Tille d'Espagne Léon), à 2 kil. du Tuerlo. et à 40 kil. S. 0. de Ù'on ; 4,000 hait. Prés de là est le lac de Sanabria,au Jiiheu duquel s'élève le vieux château des comtes de Benavente. Prise jtar les Français en 1810.
AST0R1A, v. des Etats-Unis, ch.-i. de l'Orégon.
ASTRAGAN ou ASTRAKHAN, ville de la Russie d'Europe, ch.-l.du gouvernement d'Astrakhan, dans une tle de la mer Caspienne, à l'embouchure du Volga, à 188 myriamètres S. E. de Pétorsbourg : 70,000 hab. Arehev. grec et arménien ; nombreuses églises ; beaux vergers, rie-nobles ; mais la ville est irrégulière et mal bâtie. Cest le port le plus fréquenté de la mer Caspienne; il sert d'entrepôt au commerce de la Russie avec la Boukharie, la Perse et l'Inde. Ses 3 bazars, destinés à trois classes de marchands, les Russes, les Hindous, les Asiatiques non Hindous, lai donnent un aspect curieux. Astracnn était jadis la capitale du khanat d'Astracan ; elle appartient un Russes depuis 1554. époque où Ivan IV s'en empara ; elle fut en vain assiégée par les Turcs (1569). — Le gouvernement d'Astracan, l'un de ceux de la Russie d'Europe, est situé entre lesgouv. de Saratov, d'Orenbourg, du Caucase, la mer Caspienne et le steppe des Kirghis, et s'étend de 40» 40' à 49» 42 long. E., et de 45* A 52° lat. N. ; 223,000 hab., en grande partie nomades. Plusieurs grandes riv. (Volga, Oural, Gacboumi, les deux Ousens). Tabac, maïs, ris, vin. etc.: pèche. On y élève beaucoup de bétail.
ASTRÉE, Àstrœa, déesse de la justice, habite la terre dans l'âge d'or ; mais les crimes des hommes dans les âges d'airain et de fer la firent remonter au ri el ; elle forme le signe de la Vierge dans le todiaque. On la confond avee Thémla.
ASTRONOME (l'), nom sous lequel en désigne un écrivain inconnu, du ix« siècle, autant d une Vie de Louis- te- Débonnaire, en lutin, traduite par le président Cousin (Histoire de t' empire d'Occident), et oui jouit d'une grande autorité. Son nom lui vient des connaissances qu'il possédait en astronomie.
ASTRUC (J.). célèbre médecin français, né en 1684 à Sauves près d'Alais, mort à Paris en 1766, étudia à Montpellier, et devint successivement professeur de médecine à Toulouse (1710), à Montpellier, au collège de France et k la faculté de médecine de Paris. Le roi de Pologne l'attira auprès de lui, en le nommant son premier médecin (1729): mais 11 ne resta qu'un an a eette cour, et revint en 1730 k Paris, où Louis XV le choisit pour médecin consultant. Astruc avait adopté le système mécaniqoe de Boerhaave. Ses principales œuvres sont De morbis venerexs libri VI, Paris, 1736 et 1740, traduit en français par Jault, 1743: Traité de* tumeurs, 1759; des Maladies des femmes, 1761-1765. Il s'occupait avec goût de métaphysique : il a publié en ce genre des dissertations De Sensatione, Montpellier, 1720: De Imaginatione. Montpellier, 1723 ; Sur ftm-
mortalité, l'immatérialité et la liberté de l'âme , 1755. On a aussi de lui des Conjectures sur la Genèse.
ASTURA, Astura, ville de l'Etat erclésts*initit! à 60 k. S. de Rome, k l'erab. de V Astura. Cleéron y avait une villa ; il fut tué près de là. Le jeune Conradin, battu à Tagliacatzo, y fut prit (1268).
ASTURES, peuple de 1 Hispanie, entre les Callaid et les Camabri, habitait les Asturies actuelle tet la partie septentrionale du royaume de Léon. Soumis le dernier de l'Hispanie par les Romains, il fut divisé par eux en Transmomani au N., et Augwtani au midi. Ils avaient pour chef-lieu Asturiea Augusta.
ASTURICA AUGUSTA, ville d'HIspanie, ch.-l. des Astures, est auj. astorga.
ASTURIES, contrée d'Espagne, dont on a formé l'intendance d'Oviédo, avait pour bornes au N. la mer, au S. le roy. de Léon, à l'E. la Vieille-CaatUla, i 10. la Galice; 355,000 hab. Ch.-l., Oviédo. Beaucoup de mont, et de vallées. Céréales, mata, grande quantité de cidre; fer, cuivre, houille, etc. ; sur les cotes, ambre et corail. On y élève beaucoup de mulets. On distinguait jadis deux Asturies, l'Asturie d'Oviédo et l'Asturie de Santlllane, ainsi nommées de leurs chefs-lieux. — Les Asturies sont le berceau de la monarchie espagnole chrétienne,' c'est dans les montagnes des Asturies que se réfugièrent las Goths en 712 et 713, et que Pélage, proclamé roi k Cavadonga (718), remporta la victoire de la Deba en 7 19. Le fils atné des rois d'Espagne porte .e titre de prince des Asturies. — Yoy. oviédo et uLos.
ASTYAGE, dernier roi de« Medes, fils àt Cyaxare, régna de 595 k 560 av. J.-C., et fut, selon Hérodote, détrôné par Cyrus, son petit-file. Xénophon ne confirme pas cette version.
ASTYAISAX, fils d Hector et d'Andromaque, fut, après la prise de Troie, précipité du haut des murs de la ville, parce que Calchas avait prédit aux Grecs qu'il leur serait plus funeste que son père. Selon une autre tradition, il fut sauvé et suivit sa mère en Épire.
ASTYDAMIE. épouse d'Acaste, roi d'Iolcos, conçut un amour coupable pour Pélée ; se voyant dédaignée, elle l'accusa d avoir voulu lui faire violence, afin de le faire périr. Mais Pélée échappa k la mort, et se vengea par le supplice d'Acaste et d'Astydamie.
ASTYPALÉE, auj. Stampalia, une des Cyclades, an S. E.
ASUAY, dép. de la Colombie, dans l' Amérique du Sud (Equateur), au S. 0. et a l'E. des Andes, se divise en trois provinces: Cuença, Loja, Jaen, et a pour ch.-l. Cuença.
ASYLUM, ville des États-Unis (Pensylvanle) , k 22 kil. N. de Towanda, et k 132 kil. M. E. de Philadelphie.
ATA B ALI B A ou ATAHUALPA, dernier roi du Pérou, de la famille des lncas, fut chargé de chatnes, contre la fol du serment, par Pi/arre, dans une conférence à laquelle ce général 1 a\ail attiré, puii fut étranglé par ses ordres, l'an 1543.
ATABEK, c.-k-d. pire du prince, nom que prirent chex les Turcs, dans les xi* et xu* siècles, plusieurs émirs qui, chargés du gouvernement des provinces de l'Iran par les sultans seldjoucides, avaient usurpé le pouvoir suprême, mais n'osaient
S rendre le titre de sultan. Ils formèrent quatre ynastjes principales : !• les atabeks de l'Irak, qui eurent pour fondateur Omad'Eddin-Zenghi, le plus célèbre des atabeks , et que les Croisés appelaient Sanguin; ses successeurs régnèrent de 1 127 k 1218 ; 2° les atabeks du Farsisum , qui possédèrent te Perse de 1148 k 1264 et en furent chassés parHoulagou; 3» les atabeks de rAderbidian, de 1169 k 1225; 4* les atabeks du Laristan, dont te der.m i , nomu.o Rokneddin. mourut en 1339.
ATER - 124 — ATHE
ATACAMA , ville de Bolivie, ch.-l. d'une contrée du même nom , par 72* 6' long. 0. et 21« 52' lat. S.
ATAC1NI, peuple de ta Gaule (Narbonnaise 1™),cd- Ire les Sardones elle* Volcœ Arccomlci, ainsi nommés de l'i4{ojr(Aude)quibaignaitleurpaya.llsavaientpour capit. Alacwus vicut (Aussière), village situé près du ruisseau d'Auason, à 12 kU. de Narbonne. Patrie de Térentius Varron. Les Atacini occupaient une portion du dép. de l'Aude, aux environs d'Aleth.
ATAUUALPA, le dernier des lncas. Voy. ata-
SAUBA.
ATM. A ME. fille de Schœnée, fils d'Athamas, est célèbre dans U fable par son agilité. Pour éluder les instances des jeunes princes qui demandaient sa main, elle leur promit d'épouser celui qui la vaincrait à la course, mais i condition que tous ceux qu'elle déliasserait recevraient la mort. Plusieurs avaient déjà péri lorsqu'Hippomène entra dans la Hce , et obtint par ruse le prix proposé , en jetant devant Atalante des pommes d"or qu'elle ramassa dam sa course, et oui la retardèrent. — Une autre Atalante , célèbre chasseresse, prit part à la chasse du sanglier Calydon , porta le premier coup au terrible animal, et reçut la hure du sanglier des mains de Méléagre, son amant.
ATARBÉCHIS ou APHRODITES , ville de la Basse-Egypte, à 9 kil. S. de Byblos, sur un bras du Nil qui tombait dans le lac us iluncus, „-t qui recevait le nom de branche Alarbéchique.
ATAULPHK , beau-frère d'Alarie, roi des Visigoths. lui succéda en 412. Il avait sous le règne
g recèdent puissamment contribué à la prise de orne , et avait emmené captive Placidie , fille de l'empereur Théodose. et sœur de l'empereur Honcrius. U se fit céder par Honorius la Gaule et l'Espagne, et épousa Placidie. 11 fut assassiné en 415 à Barcelone par un de ses officiers , à l'Instant où il allait faire la conquête de l'Espagne.
ATAX, riv. delà Gaule, auj. I'audk.
AT B ARA H ou TACAZZÉ, l'Astaboras des anciens, riv. d'Abyssinie, un des principaux affluents du Nil ; traverse le Tigré , le pays des Ghangallas, la Haute-Nubie ; reçoit à droite f Aregua et le Mareb , et tombe dans le Nil par la droite , après avoir formé avec le Bahr-el-Axrek la fameuse lie de Méroé.
ATGHAFALAYA , bras occidental du Hississlpi (Amérique du Nord), traverse beaucoup de lacs, entre autres celui de Cnetimache, et communique av. le Mfcwissipi par plusieurs bras. 11 a 190 kii. de cours.
ATE, c-a-d. en grec malheur, divinité malfaisante , fille de Jupiter. Son occupation est de troubler l'esprit des hommes cl de les exposer au malheur. Chassée du ciel par son père, elle parcourt sans cesse la terre , suivie des Prières , filles boiteuses de Jupiter , qui s'efforcent de réparer les maux qu'elle a faits (Homère, //., xix, 91).
ATEK, ville de l'Inde. Voy. attoi.
AT EL. ancien nom du volca et de balangiar.
A l ELLA, Averse ou S.-Arpino, v. de l'Italie ancienne (Gampanie), au S. 0. et près de Gapoue , est célèbre pour avoir donné son nom aux drames osques, dits aiellanes. Ces pièces avaient quelque rapport avec les pièces satyriques des Grecs, mais on u 'y voyait point figurer de satyres. Les atellanes disparurent, dit-on , lors de l'introduction des tra-
Sédies régulières; cependant on les revit encore mglcmps comme intermèdes.
ATENOLPHE , duc de Bénévent, était d'abord
S rince de Capoue ; il conquit en 900 le duché de énévent sur lladelgise II qu'il chassa de ses états. A sa mort (910) , ses deux fils, Landolphe et Até- Dolphe U , régnèrent conjointement et reconnurent I * suzeraineté des empereurs d'Orient. Aténolphe li nminrt en 940.
ATERGATA ou ATERGATIS. déesse des Asca-
lonites, avait le visage et la tête d'une femme et le reste du corps d'un poisson.
ATERNUM, auj. Pescara, ville delTtalieanc, chei les Pratutii, sur l'Adriatlq. , à l'emb. de VAternus.
ATESSA, ville du roy. de N a pies (A brune Citer.), à 17 kil. S. de Lanxano; 6.000 hab. Patrie du poète Cardone , religieux dominicain.
ATESTE, Atetu, ville de Vénétie, auj. estk.
ATM EH , Aphroditopolù, ville de la Moyenne- Egypte, chef-1 . de province , à 2 kil. de la rive droite du Nil, à 71 kil. S. E. du Caire.
ATH, ville de Belgique (Hainaut), sur la Dendèr, à 24 kil. N. 0. de Mons; 7,800 hab. Nombreuses manufactures. — Ath faisait partie do Hainaut autrichien. Elle fut prise en 1667 et en 1697 par les armées de Louis XIV; elle fut rendue aux Impériaux par le traité de Ryswick. Les Hollandais s'en emparèrent en 1716, et Louis XV en 1745.
ATI! A LA IUC, roi des Ostrogoths, petit-fils de Théodoric, fut, quoique mineur, reconnu pour roi à la mort de ce prince, et porta la couronne huit ans (526-534) ; sa mère Amalasonte régna sous son nom.
ATH ALI E, reine célèbre par ses crimes, fille d'Acbab, roi d'Israël, et deJéxabel, épousa Joram, roi de Juda, et en eut Ochosias. Après avoir perdu son époux et son fils, qui périt assassiné par Jéhu, elle fit elle-même massacrer tout ce qui restait de l.i race de David , et se plaça ainsi sur le trône, 876 av. J.-C. ; mais Joas, le plus jeune des fils d'Ochosias, ayant échappé au massacre, le grand» prêtre le conserva dans le temple, le proclama roi 6 ans après devant les Prêtres et les Lévites et fit tuer Athalie que le tumulte avait attirée. 870- Athalie avait établi à Jérusalem le culte de Baal.
ATH AM AME , petite contrée de l'Êplre mérid.. sur les confins de l'Acarnanie.
ATH AMAS, roi d'Orchomènes en Béot ie, épousa en premières noces Néphélé ou Thémlsto, qui le rendit
Cre de Phryxus et de Hellé ; puis en secondes noces o, fille de Cadmus, dont il eut Léarque et Mélicerte. Sa seconde épouse , jalouse des enfants du premier lit, décida Athamas à les faire périr. Ce père barbare allait en effet les massacrer, quand Jupiter leur envoya un bélier à toison d'or, sur lequel ils s'échappèrent. Athamas fut puni de sa cruauté par la perte de la raison ; prenant alors les enfants d Ino (Léarque et Mélicerte) pour des lionceaux, il les écrasa contre une muraille. Revenu de son égarement, et honteux de ce nouveau Time, il s'exila dans un canton de l'Eplre, qui prit de lui le nom d'Athamanie.
ATHANAGILDE, roi des Visigoths d'Espagne, 554-56?. fit de Tolède la capitale de ses états. Il maria sa première fille, Galsuinde, i Chilpérie, roi de Soissons ; et BninehauL la deuxième, à Sigebert, roi d'Austrasie. 11 avait détrôné Agila.
ATHANASE (saint), l'un des premiers père» de l'église grecque, né k Alexandrie ver» l an 296. devint patriarche de cette v. en 326, après S. Alexandre, et s'opposa avec force aux innovations d'Anus: ce quil'exposaauxpersécutionsdes sectateurs de I hérésiarque. Déposé par le conciliabule de Tyr (335), il fut rétabli par les conciles de Rome et de Sardique (347). Alternativement exilé et rappelé par Constantin, Constanee.Julien, Jovien,U finit par triompher, et termina glorieusem. ses jours à Alexandrie en 3 ' 3 . Il reste de lui des Commentaires sur la Bible, et un grand nombre d'autres ouvrages, écrit* la plupart contre les Ariens, parmi lesquels on remarque son Apologie à Vempereur Constance. Ses Œuvres ont été publiées par Monlfaucon , grcc-latio, Paris , 1698, 3 vol. In-fol. On l'honore le 2 mai. ATHKLARD. Voy. adclaud.
ATHELSTAN , roi d'Angleterre, 92&-941. se distingua par son courage et ses vertus. Il vainq. en 938 . a Brunanbur (Chester). les Danois, Conslan-