‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 96 sur 567 · AT HE · texte numérisé non relu

AT HE

ATilE

Uo , roi d'ÉcoMe , les princes de Galles et de Cornouallles, qui s'étaient ligués contre lui avec les Danois. Délivré de ses ennemis , il fit régner la justice et ne s'occupa que du bonheur de ses peuples. Ses trois sœurs furent mariées, l'une à 1 empereur Othon 1, l'autre à Charles-le-Simple , roi de France, et la troisième à Hugues-le-Grand.

ATHÊNAGORAS, philosophe platonicien, ou plutôt éclectique, né dans le u* siècle à Athènes, se fit Chrétien , et alla s'établir à Alexandrie. H adressa nne Apologie de la religion chrétienne à Marc-Aurèle et à son flls Commode. On a aussi de lui un Traité tur la Résurrection. Les meilleures éditions de ces deui traités sont celles d'Oxford, 1706, in-S, et de Leipsick, 1774, in-S. Ils se trouvent aussi dans la Bibliothèque des Pères. Ils ont été traduits par Arnaud Duferrier, 1577; le Traité de la Résurrection a été traduit parP.-L. Renier, Breslau, 17S3.

ATHENAIS ou EUDOXIE, Yog. ecdoxie.

ATHÊNÊE, Athenœus, célèbre grammairien grec, né à Naneratii en Egypte, vécut sous Marc-Aurèle et ses successeurs juaqu à Alexandre-Sévère. On a de lui un ouvrage rempli de renseignements curieux , Intitulé Deipnosophistœ, ou les Sophistes (c.-à-d. les Savants) à table, en 15 livres. Malheureusement il nous manque les deux premiers livres, une partie du troisième, et la plus grande partie du dernier. Casaubon a donné une édition estimée de cet ouvrage, avec tr. lut. de LUkcuawp et notes, Lyon, 1&97-IG0O, in-fol. Schweighseuser en a donné une édition collationnée sur de nouveaux manuscrits, en 14 vol. in-8, Strasbourg, 1801-1807. Dindorf a publié le. texte grec en 1827, à Leipsick, 3 vol. in-8. Athénée a été traduit en français par l'abbé de Marolles, Paris, 1680, et par Lefebvre de Villebrune, Paris, 1789-1791, 5 vol. in-8. M. Ad. Hubert a donné des Morceaux choisis du Banquet des Savants, Paris, 1828, 1 vol. ln-8°, gr.-franç., avec notes.

ATHENES, Athenœ, Sétines chex les Turcs, anc. eapit. de l'Attique et auj. ch.-l. de la Grèce orientale,

Îar 21° 25' long. E., 37* 58' lat. N., à 8 kil.de la mer. Ile n'a guère que 20,000 hab. Athènes était beaucoup plus grande autrefois : elle a pu compter jusqu'à 80,000 hab. Elle avait 3 ports: Phalère. Munychie, le Pirée dit depuis Porto-Leone , 13 portes, 7 quart.

Principaux : l'Acropole ou quartier de la citadelle, Aréopage, l'Académie, le Céramique, le Prytanée, le Lycée, le Théâtre. On y admirait une foule de monuments, parmi lesquels il faut remarquer l'Aréopage, le Prytanée, lôdéon, le Pécile, l'Académie, le Lycée, tous détruits, et le Parthénon, la tour octogone ou temple des Vents, le temple de Jupiter Olympien, le temple de Thésée, le temple de la Victoire, ia porte d'Adrien, le théâtre de Bacchus, celui d'Hérode Atticus, l'Erechtheum, etc., dont les ruines sont encore debout. Des fouilles récentes ont fait découvrir le Pnyx, ou place des assemblées populaires. Presque tous ces monuments étaient ornés, les uns des chefs-d'œuvre de la sculpture et de la peinture, les autres d'inscriptions; aussi les ruines dont le sol est couvert ont-elles fourni beaucoup d'antiquité* aux curieux. Aux environs d'Athènes coulaient 2 ruisseaux, l'Hissus et l'Eridan : dans l'enceinte de l'Acropole était la fontaine de Pan, récemment retrouvée; 2 longs murs joignaient le Pirée à la ville. — Athènes fut fondée, dit-on, vers 1643 av. J.-C. par une colonie égyptienne que conduisait Cécrops; elle devint bientôt le centre de l'Attique, qui jusque-là était divisée en bourgades indépendantes : son nom vint de celui d'Athina, Minerve, à laquelle elle était consacrée. On lui donne pour rois, après Cécrops 1, Cranalis, Amphktyon, Erichthonius, Pandion I, Erechthée, Cécrops II, Pandion II, Egée, Thésée, Ménesthée, Démophoon, Oxyntès, Aphidas, Thym etc. Mélanthe . Codrus, qui périt l'an 1132 av. J.-C A cette période monarchique succède la

période aristocratique, qui se subdivise en 3 épo> ques : !• les archontes perpétuels, de 1132 à 754; 2» les archontes décennaux, jusqu'en 684 ; 3* enfin les archontes annuels et le gouvernement lyrannigue ou des Pisistratides (560-510). Après la chute d'Hippiss et avec les lois de Clistbène commence la période de la démocratie pure, qui va jusqu'à la réduction de la Grèce en prov. romaine, 146 av. J.-C. La puissance exécutive était partagée entre les 9 archontes : la nomination de ces magistrats et de tous les fonctionnaires importants, le droit de paix et de guerre, les mesures financières, les lois, appartenaient aux assemblées populaires ; le droit de suffrage était universel ; tout citoyen pouvait siéger à son tour comme juge. Les habitants étaient divisés en trois classes : citoyens ; habitants non citoyens, mais libres; esclaves. L'amour des Athéniens pour les beaux-arts et la littérature est connu. — Les faits principaux de l'histoire d'Athènes et de l'Attique sont, après la fondation de la ville, l'abolition de la royauté et l'établissement de l'archontat, 1132; la législation de Dracon, 624; ceUe de Solon, 594: la tyrannie de Pisistrate, 560; l'expulsion d'Hippias, 510; les trois guerres médiques, 192-449 (Athènes devient à cette époque la première puissance de ia Grèce ; elle domine principalement sur mer; elle ades colonies, des comptoirs et des villes sujettes hors de l'Attique); l'administration de Périclès, 461-429; la guerre du Péloponèse, 431-404; à la suite de cette guerre Athènes est prise par les Lacédémoniens ; la suprématie passe alors à Sparte. Le retour triomph. deThrasybule,403,mit fin à la domination lacédémonienne ; mais depuis lors Athènes fit de vains efforts pour reconquérir le premier rang; elle résista quelque temps à Philippe; toutefois elle finit par être assujettie à la Macédoine malgré l'éloquence de Démostliène, 338. Son histoire offre encore quelques alternatives d'indépendance et d'asservissement pendant le partage da l'empire d'Alexandre et sous les rots de Macédoine, 323-168. Elle fut soumise aux Romains, avec le reste de la Grèce, dès 146; ayant voulu secouer le joug lors de la guerre de Mithridate , elle fut assiégée, prise et ruinée par Sylla, 87 av. J -C. Athènes, anéantie dès lors comme puissance , demeura longtemps encore l'asile des sciences et des lettres. La philosophie et l'éloquence surtout y eurent de dignes représentants et de célèbres écoles : Alexandrie seule lui disputa ce mérite. L'histoire d'Athènes disparaît dans celle des empires romain et grec jusqu'en 1205. A cette époque, par suite de la conquête de Constantmople par les Latins, elle forma avec Thèbes une seigneurie, puis un duché vassal de la principauté d'Achale, et qui appartint successivement aux de La Roche et aux Brienne. En 1312, peu après lo meurtre de Roger do Flor, leur chef, les Catalans l'enlevèrent à Gautier de Brienne ; en 1326, ils se soumirent au roi de Sicile, Fréd. II. Vers 1370, Renier Acclajuoli de Florence le conquit à l'aide des Vénitiens et d'Amurat I. Enfin Mahomet II dépouilla François Acciajuoli d'Athènes en 1456, de Thèbes en 1460. Athènes est depuis ce temps restée aux Turcs jusqu'à l'insurrection do 1821 : elle était asscx florissante à cette é|«>que. La guerre l'a horriblement dévastée , mais elle se relève de ses ruines. Elle est auj. la capitale du nouvel état de Grèce et la résidence du roi Othon.

ATHÈNES ou at h en s. Plusieurs villes des Etats- Unis, dans les prov. de Géorgie, Ohio, Alabama, New- York, Maine, Pensylvanie, portent ce nom.

ATHENiON, esclave de Cilicie, se mit à la tête des esclaves révoltés en Sicile, soutint quatre ans la guerre contre les Romains, et fut tué par le consul Aquilius, 101 av. J.-C. ..

ATHÉNOPOLIS, colonie de Marseille, devait ttw située aux environs de Saint-Tropez.

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