AT LA
ATHERSTONK, ville d'Angleterre (Warwlck), à 18 kil. N. de Coventry, sur le canal de Coventry; 1,000 hab.
ATHKRTON ou CHOWBENT , Tille d'Angleterre ïLancastre), à 18 kil. N. Ode Manchester; 4,200 hab.
ATHESIS.Qeuvede la Gaule Cisalpine, auj.l'ADiGE.
ATHIS, ch.-l. de eant. (Orne), à 25 kil. S. 0. de Falaise; 3,850 hab. Fabriques de draps.
ATHLONE, ville et port d Irlande, dans le comté de Wertmeath (Leinster), à 40 kil. S. 0. de Mullingar. Prise par lus Orangistes en 1691.
ATHOR, déesse égyptienne . femme ou sœur de Fta (dieu du feu et de la lumière), fait partie de la tri n lté de l'Egypte et préside à l'eau et a la mer. — On la confond quelquefois aussi avec la Vénus des Crées et avec la planète Vénus.
ATHOS , auj. Hagion orot ou MonU Santo , c-à-d. montaym tainte), montagne de la Roumélie, par 22* long. E., 40* 9' lal. N., s'avance en forme de presqu'île entre les golfes de Contes» et de .Mcnle-Santo; elle a lia kil. de circonférence a la hase; 1,940 mètre* d'élévation. On v trouve de nombreux couvent» qui possèdent des bibliothèques riches en manuscrit*. — L Alhos était eélèbre ches les anciens, qui le croyaient une dea mont, les plus élevées de la terre. Xerxès y Ht percer un canal. L'architecte D inocra te proposa de le tailler de manière à lui donner la Qgure d'Alexandre. Du temps de Strabon il renfermait S villes : Dion, Olophyscus, Acroathon, Zyssus et Cleonss.
ATHRIRIS, Atrib, ville d'Égypte, dans le petit Delta, sur la rive droite du bras du Nil nommé Athribitique. Ce bras séparait le grand Delta d avec le petit, et tombait dans la Méditerranée sous Tamiathis par la bouche Fhatmétique.
ATINA, ville du roy. de Naples (Terre de Labour), à 17 kil. S. E. deSora: 4,200 hab. Evéché supprimé par Eugène III. Cette ville est très ancienne; elle appartenait aux Volsques et fut une des premières à s'armer contre les Troyens à leur arrivée en Italie.
ATLANTES, grand peuple que les anciens plaçaient en Afrique, dans la partie orient, de l'Atlas, et » u| posaient s'étendre indéfiniment vers l'O. et le S. Ils nous les montrent comme étant toujours en guerre avec des Troglodytes.
atlantes, habitants de l'île imaginaire de l'Atlantide. Voy. ATLANTIDE.
ATLANTI DE, tle ou vaste continent, qui, selon des traditions antiques conservées par Platon (dans le Tvmie et le Cntiat ), était situé dans l'Océan Atlantique, en face des Colonnes-d Hercule. Les habitants de l'Atlantide avaient conquis une grande partie de l'Afrique et de l'Europe oecid., lorsque leur pays fut anéanti par des tremblements de terre suivis d'un déluge. Du reste , l'Atlantide n'est peut-être qu'une tle imaginaire. On a voulu voir dans l'Atlantide le continent américain.
ATLANTI DES, mies d'Atlas. Foy. atlas.
ATLANTIQUE (Océan), portion de 1 Océan qui s'étend entre l'Europe et l'Afrique à l'E., l'Amérique à 10. Ce nom ne fut d'abord donné par les anciens qu'à la partie de l'Océan qui baigne 1 extrémité occidentale des monts Allas. Dans sa longueur cette mer va d'un pôle à l'autre ; sa largeur varie de 8,500 à 6,700 kil. Elle forme à l'E. les golfes de Guinée, de Gascogne, la Manche, la mer du Nord, la mer d'Irlande; à 10., la mer du Mexique, la rfter des Antilles et la mer d'Hudson. Division naturelle, 8 régions : 1* Océan Atlantique boréal, 2* Océan Atlantique austral , 3* Océan Atlantique équinuiiai (ce dernier entre les tropiques). On y distingue deux grands courants : le courant équiooxial, qui se dirige de l'E. à l'O.. depuis le Sénégal jusqu'à l'Yucatan ; le courant dit Gulf-Stream, qui se dirige vers le N. 0. . Yo* euLf-STXEAM.) *
ATM
ATLAS, roi de Mauritanie, fils de Japet et de Gymène, fut, selon la fable, transformé en montagne pour avoir pris parti pour les Titans contra Jupiter, ou pour avoir refusé l'hospitalité à Perses, et fut obligé de porter le ciel sur ses épaules. Cette fable vient, selon les uns, de ce que le roi Atlas •'tait savant en astronomie; selon les autres, de ee que les anciens regardaient le mont Atlas, qui se trouvait dans les états de ce prince, comme la plus haute montagne du globe, et croyaient qu'il touchait au ciel. On lui donne pour filles les flespérides, les N unit es, le* Pléiaites, dites toutes Atfantides,
ATLAS, eélèbre chaîne de montagnes d'Afrique, comprend toutes les hauteurs de la région du Maghreb ou états barbaresques. La ligne principale court du cap Noun, sur l'Atlantique , jusqu'à la grands Syrte, traversant ainsi l'état de Sydy-Hescham. celui de Maroc. l'Algérie, les états de Tunis et de Tripoli. Les sommets les plus hauts semblent se trouver à l'E. de Maroc et au S. E. de Fes. Diverses chaînes secondaires se détachent et vont du S. au N. (entre autres celle qui se termine à Ceuta, vis-à-vis ds Gibraltar). On divise l'Atlas en deux grandes branches : le grand Allas, le plus méridional et le plus voisin du désert (il s'étend du cap Noun à la grande Syrte) ; le petit Atlas, plus au N. et plus rapproché de la Méditerranée. Ces deux chaînes sont presque parallèles, et sont unies entre elles par plusieurs chaînons transversaux dont les plus connus sont le Jurjura à l'E. d'Alger, et les monts Errifs entre Fex et Maroc. L'Atlas offre plusieurs passages ou
Crtes, dont les plus célèbres sont à 10. le Beouan qui conduit à Tarodant dans l'état de Maroc; à réf. le Biban ou Porte-de-Fer, défilé étroit et dangereux, qui conduit d'Alger à Constantine à travers le Jurjura. Les sommets les plus élevés de l'Atlas, situés dans l'empire de Maroc, ne dépassent pas 4,000 mètres. Viennent ensuite les montagnes de l'Algérie, savoir, l'Ouaranseris. 2,800mètr. ; le Jurjura et le Fellzia, environ 2,400. — L'Atlas était fort connu des anciens ; ils le regardaient comme la montagne la plus élevée de la terre, ce qui leur fit imaginer qu'Atlas portait le ciel sur ses épaules. Ils connaissaient surtout le Jurjura actuel. aTLAS minor, prom. d'Afrique, auj. lecapCAirriN. ATOSSA, fille de Cyrus, épousa successivement son frère Cambyse, le mage Smerdis, et enfin Darius, fils d'Hystaspe, dont elle eut Xerxès et Artabazane. On la croit la même que la Wasthl de la Bible. — Une autre Atoesa, fille d'Arlaxeree-Mnémon, inspira à son propre père une passion incestueuse.
ATOUNIS, Arabes qui habitent entre la vallée de Cosséir et l'isthme de Sues.
ATRATO, riv. de Nouv.-Grenadc, confondue à tort avec le Darien, sort des m. de Choco, coule au N. et tombe dans la mer des Antilles; cours. 350 kil. Elle roule un sable aurifère. 11 était défendu soupeine de mort de naviguer sur cette rivière.
ATRERATES, peuple de Belgique 2% vers le N., entre les Morini, les Nervii, les Ambiani% les Vcremandui, occupaient une partie du dép. actuel do Pas-de-Calais. — On nommait encore Airebaus le ch.-l. de ce pars, dit aussi Nemetacum, auj. ahras ATREE, fils de Pélops,pèredePlistnènectaïeu d'Agnmemnon et de Ménélas, régna sur Argos et Mycènes (de 1307 à 1280 av. J.-C.). Thyeste, son frère, avait séduit Eropeson épouse ; Atrée la chassa de sa cour, et pour se venger de son frère, il tua les deux enfants qui étaient nés de ce commerce criminel et les lui fit servir dans un festin. Il succomba lui-même sous les coups d'Egislhe, fils de Thyeste.
ATRI, Hadria, ville du roy. de Naples (Abruxae ultérieure 2«). à 28 kil. S. E. de Téramo, sur un mont escarpé ; 4,500 hab. Fondée par Adrien au il' siècle, possédée successivement par Les Goth* les Noruiauds et les roi* uu tapies, txxhe. duché.
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ATRIDES, nom donné aux descendants d'Atrée, ut spécialement à ses 2 petits-fils , Agamemnon et Kénélas.
ATROPATÊNE, tnj. YAderbidjan, province de l'ancien empire perse, dans la Médiesept. , reçut son nom d'Atropatus, lieutenant d'Alexandre le Grand, qui s'y rendit indépendant. Ce pays avait pour ville princ Gaza ou Gaiaca (Tauris). Voy. Aut kbidj *> .
ATROPOS, une des Parques, tenait le ciseau fatal.
Voy. PARQUES.
ATTAhAPAS, ou Mangeurs d'hommes, peuple de l'Amérique du Nord, habitait jadis en Louisiane, le long du golfe de Mexique. Aujourd'hui, ce peuple ne compte plus qu'une centaine d'individus. Il» ont donné leur nom ion comté de la Louisiane, à 10. de l'Atchafalaya.
ATT A LE I, roi de Pergame, 241-198 av. J.-C, succéda à Eumène, et agrandit son royaume aux dépens des rois de Syrie. Lors de la guerre de Philippe, roi de Macédoine, contre les Romains, il embrassa le parti de ceux-ci, et resta toujours leur fidèle allié. Attale aimait les lettre» : il fonda la télèbre bibliothèque de Pergame.
attalk ii, Philadelphe, fils du précédent, monta sur le trône après Eumène son frère aîné, 157 av. J.-C., repoussa Prusia», qui menaçait ses états, rétablit Ariaralhe sur le trône de Lappadoce, et Là- Ut Attalie, Philadelphie, et quelques autres villes. Dans sa vieillesse, il se livra entièrement aux plaisirs de la table, et abandonna les affaires à Philopœmen, un de ses favoris. 11 mourut à 82 ans, l'an 137 av. J.-C., empoisonné par Attale Philométor, son neveu.
attale m, Philométor, nevea du précédent, monta sur le trône par un crime, 137 av. J.-C., et se souilla de meurtres et de cruautés. Il eut cependant des succès, et repoussa Nicomède, roi de Bithynie. Mais il renonça bientôt aux affaires pour se livrer k son goût pour l'agriculture et le jardinage. Poursuivi au milieu de ses occupations paisibles par le remords de ses crimes, il perdit la raison, s'enferma dans son palais, ne se revêtant jamais que d'habits de deuil, et mourut misérablement après S ans de règne. N'ayant pas d'enfants, il légua son royaume au peuple romain.— Les Attales passaient pour être fort riches, et les richesses atialiques étaient devenues proverbiales.
attale (flavius), sénateur romain, préfet de Rome sons Honorius. Alaric, maître de Rome, le fit élire empereur pour l'opposer k Honorius, 409 : mais il ne tarda pas à le dépouiller de la pourpre. 11 tomba en 414 entre les mains d' Honorius, qui lui fit couper les doigts et l'envoya mourir à Lipari.
ATTALIE, auj. Sataluh, ville considérable de l'Aaie-Mineure, bâtie par Attale II sur un promontoire de la côte de Pamphylie.
ATI AM AN , chef des Cosaques. Voy. bbtman.
ATTANCOURT, village de France (H.-Marne), sur la Biaise, à 11 kil. de Vassy; 400 hab. Eaux minérales.
ATT l.H (lac d'), le plus grand lac de I'archiduché d'Autriche , au S. 0. de Vocklabruck. 11 donne naissance à l'Ager.
ATTKRBCRi (François), évoque de Rochester, né a Middleton en 1662. En 1687, il écrivit une violente ipo/orjie pour Martin Luther, contre les Catholiques romains. 11 fut chapelain du roi Guillaume, puis de la reine Anne, et devint évèque de Rochester en 1719; mais s'étant déclaré pour le prétendant, il fut enfermé dags la tour de Londres en 1722, et condamné par la cour des pairs à l'exil. Il se retira en France, et mourut k Paris en 1732. 11 a laissé des Sermons en anglais et d'autres ouvrages estimés. Atterbury fut lié avea les hommes les plus distingués de l'Angleterre, particulièrement avec Pope, ave* lequel il correspondit anrès son exil.
ATTICUY, Ampiacum, ch.-l. de eau t. .:»,., , 40 kil. N. E. de Senlis; 8S0 hab.
ATT1CUS (T. KmKuuos), chevalier romain, célèbre par sa liaison avec Cicéron, né à Rome ll(> ans av. J.-C., mort l'an 33 av. J.-C. 11 fut élevé avec Cicéron et resta son ami pendant toute sa vie. Témoin, dès sa jeunesse, des guerres civiles de Marius et de Sylla, il s'éloigna de Rome aûn de ne prendre aucune part aux troubles publics, et alla se flxer k Athènes, où il se livra tout entier à l'étude. Il parvint à parler ti purement le grec, qu'on lui donna le surnom d'Auicus, sous lequel il est principalement connu. 11 ne revint a Rome que quand le calme y fut rétabli. Il refusa toujours .les emplois publics et resta constamment lié avec les hommes les plus éminents, quoiqu'ils fussent divisés entre eux, tels que Sylla et Cinna, Pompée et César, Antoine et Cicéron, Brutus et Octave. Il eut pour gendre Agrippa. II jouissait d'une grande fortune et d'un grand crédit, et 11 n'en usa que pour faire réparer les injustices, et pour secourir tes victimes des guerres civiles. Il se laissa mourir de faim pour se soustraire aux douleurs d'une maladie aiguë. Atticus avait composé des Annales qui ne nous sont pas parvenues : ou ne trouve auc. lettre de lui dans le recueil des lettres de Cicéron. Cornélius Népos a écrit sa vie.
atticus ( h éhodk) , rhéteur grec, né à Marathon, vers l'an 1 1 0 après J .-C, m. en 1 86, était Gis de Julius Atticus, Athénien qui s'était enrichi tout d'un coup par la découverte d'uu immense trésor. U enseigna avec éclat dans Athènes, et obtint une telle réputation qu'Antonin le choisit pour être précepteur ds Maro-Aurèle et de L. Vérus, ses deux fils adoptifs. 11 fut fait consul l'an 143, et fut chargé du gouvernement d'une partie de l'Asie et de la Grèce. Il embellit Athènes de monuments magnifiques, notamment de YOdéon, dont il reste de belles ruines. H. Atticus excellait dans l'improvisation. Il avait composé un grand nombre de discours,qn i ne nous son t pas parvenus; on trouve une déclamation sous son nom dans le recueil publié à llanau par G ru ter, 1609.
ATT1GN Y, Auiniacum, ch.-l. decant. (Ardennes), i 11 kil. N. de Vouxiers; 1,000 hab. Une des résidences des Mérovingiens de Neustrie. U l'y tint plusieurs conciles, entre autres celui dans lequel Louiw-le- Débonnaire fit pénitence publique (822).
ATTILA, chef ou roi des Huns, surnommé U Fléau de Dieu, commença k régner en 434, conjointement avec son frère filéda, dont il se déût au bout de dis ans; se mit en 441 k la tète des Huns qui étaient venus B'établir dans la Pannonie, commença par ravager l'empi.*e d'Orient, rendit Théodose-le-Jeune tributaire, puis traversa la Germanie, entra dans les Gaules en 4SI . k la tète d'une armée de S00.000 hommes, et pénétra jusqu'k Orléans; mais il fut repoussé par les troupes réunies d'AéUus, général romain; dsMérovée, roi des Francs, et de Théo» dorie, roi des Goths ; peu de temps après, ces mômes chefs lui livrèrent, dans les champs catnlauniens (près de Chàlons en Champagne), une bataille sanglante , où il perdit plus du quart de son armée. Il passa avec le reste en Italie, 452, ruina Aquilée et plusieurs villes, et marcha sur Rome. Mais le pape S. Léon,étantallô au-devant de lui,i'arréU touta coup par son éloquence et sa majesté. Après avoir exigé uu tribut de l'emp. Valentinien III, Attila consentit a ne pas pousser plus loin sesconquétes, et retourna eu Pannonie. Il y m. eu 453, la uuilde ses noces. Sa Vie a été écrite p. 01austarch.d'Upsal,otp. Am.Thierry,1855.
ATT1QUE, Atlica (du grec acte, rivage), contrée de la Grèce, la plu* orientale de toutes, entre U mer Egée, U Mégaride et la Béotie, est terminée au S. E. par une pointe qu'on nomme cap Sunium. Athènes en était la capitale. L'Altiqua avait beaucoup de montagnes, des mines d'ci tau