‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 98 sur 567 · AUBE · texte numérisé non relu

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mont Laurlum), de beau marbre [au mont Penlélique). La côte S. 0. offrait de beaux port» {Voy. Athènes). Climat chaud, sec ; peu de grains, quantité d'oliviers , figues excellentes. L'Âttique nommée û'Auhis. fllle de Cranaus, ou ti'Acté,

rivage, prit le nom d'Ionie quand les Ioniens s'j furent établis. Avant Cécror*, on ne la distinguait guère de la Béotle, et ces deux pays ensemble formaient l'Ogygie ou domaine d'Ogvgès.

ATTOK ou ATEK, Taxila, fille de la confédération des Sikhs (Afghanistan), sur le Sindh.qui a dans cet endroit 260 mètres de large, à3lOkil. de Kaboul. Château-fort bâti par Akbar, 1581. C'est là qu'Alexandre, Timour et Nadir ont passé le Sindh (Indus). ATTUÂRII. Voy. chassuarii.

ATUATUCA, Tille de Germanie , nommée depuis Tungri, aui. torches.

ATURES , Tille d'Aquitaine , nommée depuis Ficus Juin, auj. airs (Landes).

ATURUS, Ht. de Gaule, auj. I'adoor.

ATWOOD (Georges), physicien anglais, né Ters 1745, mort en 1807, professa la physique à l'université, de Cambridge. 11 a laissé un Traité sur le mouvement rectiligne et la rotation des corps, 1784 ; un

Cours sur Us principes de la physique, 1784 , et des Recherches sur la théorie du mouvement des balanciers des horloges, etc, dans les Transactions philosophiques. Il est l'auteur de l'ingénieuse machine qui porte son nom , et dont on se sert pour rendre ♦ensibles aux yeux les lois de la chute des ATYADES, rois de Lydie. Voy. atts.

ATYS, jeune et beau Phrygien , fut aimé de Cyèle, qui lui confia le soin de son culte, et lui fit jurer de garder la chasteté. Ayant violé son vœu,

la déesse, jwur le punir, lui inspira une telle fureur, |u'il se mutila lui-même. 11 mourut peu après, mais Cybèle lui rendit la vie.

atts , roi de Lydie , vécut dans le xvi* siècle aT. J.-C., et fut le chef de la dynastie des Atyado«, qui régna de 1579 à 1392, et qui fut remplacée par celle des Héraclides.

AU BAGNE, Albania, ch.-l. de eant. (B.-du- Khône), à 13 kil. E. de Marseille; 6,900 hab. Excellents vins. L'abbé Barthélémy naquit près de là.

AUBAINE (droit d'), droit en vertu duquel le souverain recueillait la succession de tout étranger auoain, alibi natus) qui venait à mourir dans ses états sans avoir été naturalisé. Ce droit barbare, qui existait dès les premiers temps de la monarchie française, a été aboli en 1790 par l'A-*, nationale, AriUlS.Gurdl.nrtnd* Nîmes. PaUde Desvignoles. AUBE, Alba, riv. de France, naît pies de Praslay H.-M irne) , arrose la Ferté-»ur-Aub% Clairvaux, Bar-eur-Aube, Brlcnne, Lesmont, Arcis-«ur-Aube, et grossit la Seine à Conflans-eur-Aube: cwirs, 182 kil.

aube (dép. de 1'), entre ceux de la Marne au N., de la Côte-d Or et de l'Yonne au S. , de Seine-et-Marne à 10., de la H.-Marne à l'E. : 6,050 kil. carrés; 253,870 hab. Ch.-l.. Troyes. llestforméde la Champagne propre, et d'une petite partie de la Bourgo-

Ee. Sol plat, sauf au N. et à 10.; presque stérile ns la partie N. qui ne se compose guère que de craie, et qui formait l'ancienne Champagne Pouilleuse ; très fertile au S. Vins, chanvre, navette. Forêts asscs vastes. Bétail, moutons, volailles. Pierres de taille, grès à paver, marbre lumachclle, etc. Industrie : tissus divers, draps communs, tricots, '"rdes de boyau, papeteries, chamoiserles. Commerce en vins, bois de chauffage. — Ce dép. se divise en 5 arr. I Troyes, Bar-sur-Aube, Arcis-sur-Aube, Bar-sur-Seine, NogenUsur-Seine) ; il a 26 cant. et 447 coram.; il appartient i la Ie division militaire, et à la cour impér. de Paris; il a un évêché, à Troyes.

AUBENAS, Albinatium, ch.-l. de eant. (Ardèche\ <ur l'Ardèche, à 20 kil. S.O. de Priva»; 3.607 hab. Commerça de marrons et de vins. Coll. communal.

AUBENTON, ch.-l. de cant. (Anne), à 10 kil. E. de Venins ; 1 ,200 hab.

AUBERIVE, ch.-l. de cant. (H.-Marne), à 20 kil. S. 0. de Langres ; 500 hab. Forges.

AUBERT (1 abbé), fabuliste et critique, né à Paris en 1731, mort en 1814, se fit connaître dès 1756 par un recueil de fables qui eut un grand succès. Voltaire disait des fables intitulées le Merle, U Patriarche et les Fourmis : « C'est du sublime écrit avec naïveté. • Non moins bon critique que poète ingénieux, il rédigea, depuis 1752 jusqu'en 1772, la

Krtle critique et littéraire des Petites AJJiches, et fi îgtemps la fortune de ce journal ; il travailla en suite au Journal des Beaux-Arts et dirigea depuis 1774 la Gazette de France. En 1773, on créa pour lui, au collège de France, une chaire de littérature française qu il occupa jusqu'en 1784. L'abbé Aubert publia en 1774, en 2 vol. in-8, une édition de ses Fables, fort augmentée, et accompagnée de ses Œuvres diverses; on y remarque des Contes moraux en vers.

AUBERV1LLIERS ou NOTRE - DAME - DES - VERTUS, village du dép. de la Sein*, à 7 kil. N. de Parts; 1,900 hab. Raffinerie de sucre. Bataille sanglante en 1814. On y voyait une image de 1a Vierge à laquelle on attribuait des miracles, d'où le nom de ^Vo/re-Dflme-d«-Flrrf«*.Fortconstr.en 184Î.

AUBERY (Antoine), écrivain savant et laborieux, né en 1616, a Paris, mort en 1695, a composé: Histoire des Cardinaux, 1642; Histoire de Richelieu, 1660, qu'il fit suivre de Mémoires sur le cardinal de Richelieu, 1660; Histoire de Maxarin, 1695. 11 avait publié en 1667 un traité Des justes prétentions du mi de France sur CEmptre, qui excita des réclamation de la part des princes d'Allemagne ; pour les apaiser, on mit un instant l'auteur à la Bastille.

AUBESP1NE (Claude de lA baron de Ch&teanneuf, d'une famille noble de Bourgogne, habile diplomate, fut chargé de plusieurs négociations sous François I et ses successeurs, fut un des plénipotentiaires de France au traité de Catcau-Cambrésls, et attacha son nom à l'assemblée de Fontainebleau ou fut rendu un édit de tolérance pour les Réformés (1560), ainsi qu'à la reddition de Bourges (1562). H mourut en 1567.

, aobespine (Ch. de l'), marquis de Châtcauneuf, entra dans les ordres , remplit diverses amltassades, et fut fait garde des sceaux par Richelieu en 1630; il servit la vengeance du cardinal en votant la mort des maréchaux de Marillac et de Montmorency. Néanmoins, Richelieu lui 61a les sceau» en 1633 ; jeté en prison , il y re^ta jusqu'à la mort de Louis XIII. Anne d'Autriche le tira de captivité, et lui rendit les sceaux ; mais elle l'exila deux ans après , ce qui le fit entrer dans le parti de la Fronde. 11 se réconcilia ensuite avec la cour et fut obligé de cédtT à Maxarin. Mort en 1653.

AUBETERRE, ch.-l. de cant. (Charente), non loin de la Dronne, à 41 kil. d'Angouléme; 750 hab.

AU BETTE, petite riv. du dép. de la Selne-Inf., se jette dans la Seine à Rouen, après un cours de 13 kil. Ses eaux sont excellentes pour la teinture.

AUBIGNAC (François hédelin, abbé d'), né à Paris en 1604, mort à Nemours en 1676. fut choisi par le cardinal de Bichelieu pour être précepteur du duc de Fronsac, son neveu, et fut peu après pourvu de l'abbaye d'Auhignac, dont il conserva le nom. 11 ee livra à la littérature, et fut en relation avec les plus beaux esprits de son temps. On a de lui la Pratique du Théâtre, 1657, souvent réimprimée, sorte de commentaire de la Poétique d'Aristote, ou sont soutenues les trois unités; des romans, et quelques pièces de théâtre, entre autres une tragédie en prose, Zénobie, qui fut représentée sans succès. 11 est surtout connu par ses querelles avec Corneille, doût U critiqua avec passion les tragédies, et avec

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Ménage, contre lequel 11 publia Térenee justifié. D'Aubignac est un des premiers qui aient soutenu qu'Homère est un personnage chimérique, et que les poèmes qu'on lui attribue ne sont qu'un recueil de pièces détachées

AUBIGNE Théodore-Agrippa d'), un des favoris de Henri IV, néen 152 lau cbatoaudeSt-Maury, près de Pons en Saintonge, était zélé calviniste, et se lia de bonne heure avec le jeune roi de Navarre, qui le prit d'abord pour écuyer ou aidc-de-camp et le nomma dans la suite maréchal-de-camp, gouverneur d'Oléron et de Maillerais, et vice-amiral de Guyenne et de Bretagne. 11 est un de ceux qui contribuèrent le plus par leur valeur à placer Henri IV sur le trône ; mais il n'en fut i*s fort généreusement récompensé. Il avait une franchise et une causticité qui convenaient peu à un courtisan , et il conserva pour le calvinisme un attachement qui semblait condamner la conversion de son maître. Ecarté de la cou r après la mort de Henri IV, il composa dans sa retraite plusieurs écrits, dont le principal est une Hist. <wpuis \bbO jusqu'en 1601, Maillé, 1616-20 et 1626, 3 voi. in-fol., ouvrage où il parle avec beaucoupde hardiesse. Cette histoire ayant été condamnée par le parlement, d' Aubigrié se retira à Genève | 1 620). il y mourut en 1«38. On a de lui des mémoires sur savie sous le titre d'//ùf. de Théodore-Agrippa d'Aubigné, par lui-même. C'estàluiqu'ilfautaltribuerles Aventures du baron de Fœneste , 1617 , et la Confession catholique du sieur de Sancy (dans le journal de l'Étoile) , satires mordantes contre plusieurs personnages de son temps. 11 avait aussi fait des vers dans sa jeunesse, entre autres un long poème Mtirique intitulé Tragiques, dans lequel on trouve une singulière vigueur. On cite de d'Aubigné un trait semblable k celui de Régulus. Fait prisonnier par Saint-Luc pendant la guerre civile (1685), il obtint sur parole d'aller passer quelques jours à .a Rochelle : dans l'intervalle, il apprit que Catherine de Médicis avait donné l'ordre de sa mort; il n'en revint pas moins au jour dit. — D'Aubigné fut grand-père de la célèbre Maintenon ; elle était Allé de Constant d'Aubumé , son second flls. Ce Constant d'Aubigné encourut la disgrâce de son pue en abjurant le calvimsme et en révélant les secrets

YuBIGNY. ch.-I. de cant. (Cher), k 44 kil. N. de Bourges, sur la Nère ; 2,600 hab. Truites renommées. Draps communs, etc. Commerce de laine, toile, flls, cire, cuir. Cette ville fut brûlée sous le roi Jean par les Anglais; c'était le ch.-l. d'un ancien comté , qui fut érigé en duché-pairie par Louis XIV en faveur d'un flls naturel de Charles 11 d'Angleterre et de la comtesse de Portsmoulh.

AL'BICNt, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 13 kil. E. de St-Pol ; 6C0 hab. Fabriques de calicots.

AU BONNE , jolie petite ville de Suisse (Vaud), sur une rivière de même nom,kl7kil. S. 0. de Lausanne; 1,600 hab. Tombeau de Duquesne.

Al' BRI ET, peintre d'histoire naturelle, né en 1651 à Châlons, mort à Paris en 1743, accompagna Tournefort dans le Levant , Ut les dessins de ses Éléments de botanique et les figures de son Voyage. A son retour .1 succéda à J. Joubert comme peintre au Jardin-du-Roi, et continua la collection de deslins de plantes sur vélin commencée par Nie. Robert.

AUBR10T (Hugues). Intendant des finances et prévôt de Paris sous Charles V. né à Dijon, décora Paris de plusieurs monuments, fit construire le pont au Change, le pont St-Michel , et fit bâtir, entre autres édifices, la Bastille (1369). 11 fut lui-même enfermé un des premiers dans cette prison comme suspect d'hérésie, il en fut tiré en 1 38 1 par les Maillotins, qui voulurent le mettre à leur tête ; mais il refusa 08 dangereux honneur. 11 mourut en 1382.

AUBR Y (François), conventionnel , né à Parti

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