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Hambourg et de Lubeck. C'était un repaire de pirates au xiY* siècle. Enlerée par Hambourg et Lubeck au duc de Saxe-Lauenbourg Eric II en 1376; perdue en 1412; reprise en 1420 par les 2 villes; comprise dans le dép. des Bouches de l'Elbe par Napoléon » et rendue depuis 1814 aux deux Républiques.
BERGEN, ▼. de Norvège, cb.-l. de la prov. deNordenfiels, à 290 k. N. 0. de Christiania, au milieu d'une longue baie nommée Waas ; 26 000 hab. Evèché luthérien, cour d'appel. Place forte: port sûr, mais d'un accès dangereux. Chantiers de construction; école denaviffauon. Bergen est l'entrepôt de tout ce oui se pèche dans les mers environnantes. C'était j^ ois une ville anséatique. Patrie de Holbers. Fondée vers 1070, et longtemps la capitale de laNorwége. —La prov. de Bergen compte 180 000 h.
BBROER, ville de La Hesse électorale, à 4 kil. N. E. de Francfort; 6600 hab. Les Français, commandés par le duc de Broglie , y battirent les Prussiens commandés par Fréd. de Brunswick, 1759.
BERGERAC, eh.4. d'arr.(Dordoene},siir laDordoffne, à 49 kil. S. 0. de Périgueuz; 121 16 hab. Trib., coUége, église calviniste. Vins, eaux-ae-vie. truffes, pierres meulières, etc. Patrie de Cyrano et au maréchal de Biron , décapité par ordre de Henri IV. — Après avoir longtemps appartenu aux Anglais, Bergerac fut définitivement reprise en 1460. C'était, au XVI* siècle, une des places fortes des Calvinistes : elle fut démantelée par Louis XIII en 1621. Il y avait été signé en 1677 une célèbre paix de religion.
BERGERAC (SaviniencTRANode), auteur comique, né vers 1620, au château de Bergerac en Périgord, mort en 1656, mena une jeunesse fort dissipée, entra comme cadet dans le régiment des gardes , s'y distingua par sa bravoure , et eut de nombreux duels. Ayant reçu deux blessures graves A la guerre, il quitta le service et 80 livra aux lettres. On a de lui : Affrimnnej tragédie: le Pédant joué, comédie en prose; Voyage dans la lune, et Histoire comique des États et empires du soleil. Molière, dans plusieurs de ses comédies, FontenellCj dans les IfondM, Voltaire, dans Jftcromégas. et Swift, dans GuUiwr^ n'ont pas dédaigné de faire des emprunts à cet auteur. Ses œuvres ont été plusieurs fois réimprimées, notamment à Paris, en 1741, en 1851 par M. Leblanc Duvemet, et en 1858 par le bibliophile Jacob.
BERGÈRE DE CREST (Isabeau YmcBKT. dite la), fanatique du Dauphiné, née vers 1670 de parents pauvres, de la religion réformée, gardait les troupeaux au bourg de Grest, lorsqu'elle se sentit, disait-elle, inspirée, et se mit à faire la prophétesse. Elle eut du succès auprès des sens superstitieux de son parti, jusqu'au moment où l'intendant du Dauphiné la fit arrêter (1686); elle avoua ^ diton. sa supercherie et tomba promptement dans l'oubli.
BERGERON (Pierre), géographe, était fils de Nicolas Bergeron, jurisconsulte et historien du xyi* s., auteur du Valois royal (histoire de la maison royale de Valois, 1583). Pierre Bergeron, né vers 1580. abandonna le barreau pour voyager, et mourut en 1637. II a donné un traité estime De la Natoigation et des voyagesmodemes, 1629, une Hist. de la découverte des Canaries, 1630; un Traité des Tartares et un Ahrégé de l'histoire des Sarrasins , joints à sa trad. des roya^en Tartarie de Rubruquiset autres, Paris, 1634. On retrouve ces ouvrages dans la collection de Van der Aa, intitulée : Recueil de voyages curieux en Tartarie, LeydOj 1729.
BERGHEM ou bbhchbm (Nie.) , peintre hollandais . né à Harlem en 1624, mort en 1683, fut d'abord élève de son père, artiste médiocre , et ensuite de J. Van Goyen. II réussissait également dans l'histoire, le portrait et le paysage : reproduisant avec une exactitude frappante la feuillée, les animaux et les figures, il en formait un ensemble parfait. Le Musée possède 9 tableaux de lui, parmi lesquels une Vue des côtes de Nice et une Vente d'animaux dans ks ruines du Colysée. — Ville. V. bbrgbn.
(Nie), antiquaire, né à Reims en 1567, mort en 1623, a publié, en 1622^ une Hietoiredeê grands chemû» de l'empire romatn, ouvrage estimé qui se joint à la Carte itinéraire de Peutinger, et dont rédition la plus complète a paru à Bruxelles, 1736.
BBROiBR (Nie. Silv.), théologien, né en 1718 k Damey en Lorraine, mort à Paris en 1790, professa la théologie à Besançon, puis devint principal du collège de cette ville, et enfin chanoine de Notre- Dame de Paris. Il fut un des adversaires les plus redoutables des philosophes du xvni* siècle, et écrivit contre eux de nombreux ouvrages, entre autres : le Déisme ré futé par lui-même, 1768 (contre J. J. Rousseau) ; Certitude des preuves du Qiristianisme (contre VÉxamen des apologistes de la reliffUm chrétienne, attribué à Burigny), 1768; Apologie de la religion chrétienne (contre le Christianisme dévoilé, de d'Holbach), 1769; Béfutation du Système de la fiafurs (de d'Holbach), ou Examen du matérialisme, 1771: Traité historique et doamatiqye de la vraie religion, 1780. On a aussi de lui un Dictionnaire theologique, faisant 'partie de l'^ficydopédie méOiodique, et plusieurs fois réimpr., notamment en 1854 parles, frères Gaume, en 7 voL in-8» avec additions du cardinal Gousset, et en 1858, avec des augmentations par Mgr Doney. Bergier était associé de rAcadémie des inscriptions.
BERGMANN (Torbern), chimiste suédois, né en 1735, dans la WestrogoUiie, mort en 1784, cultiva avec une égale ardeur toutes les branches des sciences , et devint, en 1766 . professeur ae chimie à Upsal. On lui doit une foule de découvertes importantes, entre autres celle de Vair fixe [acide carboniaue) , de l'acide oxalioue, du gaz Hépatique (hvdroeène sulfuré) ; il reforma la minéralogie en la fonaant sur la composition chimique des corps, et observa le premier le rapport constant des (ormes géométriques des cristaux avec la nature de chaque substance. U recommandait l'usage du chalumeau , dont il avait lui-même usé pour ses découvertes. Exempt de jalousie, il s'empressa de proclamer le mérite de Scheele. On a de lui : Description physique de la terre, 1770; Analyse du .fer. trad. en franc. parGrignon, 1783; Manuel du minéralogiste, trad. par Mongez, 1784; Traité des affinités, 1788; Opuscula physiea et chimica, 1779-1790, trad. ^en partie par Guyton-Morveau, 1780. Condorcet et Vica d'Aayr ont prononcé son Éloge.
BERGOBfUM (de herg, montagne, et fiome, demeure), V. de la Gaule Cisalpine, capit des Orobii, peuple ligure ou montagnard, est anj. Bergcune.
BERG-OP-ZOOM (c.-à-d. mont-sur-le-Zoom), v. du roy. de Hollande (Brabant sentent), sur le Zoom , à 31 kil. N. d'Anvers; 10 000 hab. Place forte. Pèche et nlaison des anchois. — Fondée en 1287; assiégée par les Espagnols en 1688 et 1622; fortifiée depuis par Cohom ; prise par Im Français sous les ordres du maréchal de Lowendhal en 1747, après un siège célèbre. Assiéffée vainement en 1814 parles Anglais; rendue par Ta France à la paix.
BERGOU ou BOROon, Etat peu connu de la Niffritie centrale, dit aussi Ouada%,kVO, du Nil et A l'E. du lac Tchad, entre le Baghermé à l'O. et le Darfour à l'E. , a pour v. principales Ouarra et Konka. Comm. d'esclaves et de cuirs. Contrée inhospitalière.
BERGCES, ch.-L de cant. (Nord), A 10 kîL S. E. de Dunkerque, au pied d'une montagne (Berg), d'où l'on a une vue magnifique; 5455 h. Place forte. Petit port; station du chemin de fer: canaL Ane. abbaye de St-Winoc. Construction de l>ateaux; raffineries,* distilleries; dentelles; entrepôt de fromages estimés. — Fondée au x* siècle. Prise et reprise plusieurs fois; assurée à la France par la paix des Pyrénées (1659). Assiégée en vain par les Anglais en 1793.
BERIGARDOU BEAURIOAaD (Cl. OUILLKRIfBTde),
philosophe du xvi* siècle, né à Moulins vers 1578, m. vers 1663, professa la philosophie à Pise et à Padoue, combattit à la fois l'enseignement fonlaitiquf
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et te lyittaie de Galilée, et adopta une doctrine empnmtée aux looiens et aux fipicuriens. Son principal oam^ a pour titre Circuli Pisani, seu de vetertm tt penpa»Ui€a jiiiiloMphia dialogi, Udine, 1643.
BEROCG. F. BEHBINO.
SERINGTON (Joseph), historien anglais, né Ters neO, morten 1827 , était catholique et fut longtemps curé en France. Il est auteur d'une Hûtoire littéraire dumùfendge, Londres, 1814-1816, ouvrage estimé, tnd. par Boulard; d'une Histoirt. de Henri II, et d'ima Vie ^HéhUe et éPAhélard.
lERCELEY. bourg d'Angleterre (Glocester), à 22 kil. S. E. de Glocester. près de la Sevem. Ane. chàleaa fort Patrie de Jenner.
BERKELET. célèbre métaphvsicien irlandais, né k lilkrin en 1684^ mort en 1753, fit ses études au coUtee de la rrinité à Dublin, et devint associé de ceoouége. Le comte de Peteroorough l'emmena en qualité de secrétaire dans son ambassade en Sicile et en Italie. Il obtint à son retour le doyenné de Deny, et résigna bientôt ce riche bénéfice pour se reodre aax tles Bermudes, où il voulait établir un coJJégepour l'instruction et la conversion des sauvages; mais, le gouvernement ne lui envoyant point les fonds nécessaires, il revint en Irlande et Ait nommé à l'évêché de Gloyne, qu'il garda jusqu'à sa mortOnade lui : Théorie de lavuton, 1709; Principes de la connaissance humaine, 1 7 10 ; Dialogues d^Hylas eld«PMofMnu,1713,trad.]>arl'abbéduGuadeMalve8, 1 750 ; ÀkiphronyOu Apologie de lareligion chrétienne, tnd. par Joncourt, La Haye, 1734; Siris ou Ré- /leabw sur Veau de qoudron, 1744; Quelques écrits politiouas ou théologiques, et des poésies estimées. Ses OEuvres ont été réunies en 2 vol. in-4 , avec UDB Vie de rauteur, par Arbuthnot, Londres, 1784. Berkeley soutenait que nous ne connaissons que nos propres tdtfef, que les corps extérieurs n'existent pas, et que c'est par une illusion mensongère que nous leur accordons de la réalité : c'est dans les Principes de h connaissance et dans les Dialoaues d^Hylas (le matérialiste) et Philonoûs (le spintualiste) qu'il a oposé ce système d'idéalisme.
BERKEN (Louis de) , né à Bruges au zv* s. , décou- Trit en 1476 Tart de tailler et de polir le diamant, as moyen d'une roue et de la poudre de diamant.
BERKS, comté d'Angleterre, vers le centre, entre ceux de Buckingham, Oxford, Surrey, Hamp, wat;75k.sur 44; 162000 h.; ch.-l., Reading.Cliout très-sain. La forôt de Windsor occupe la partie E. de oe comté; beaucoup de grains dans l'O.
BBRLAIMONT, ch.-l. de cant. (Nord), sur laSam> bre, à 13 kîL N. 0. d'Avesnes; 1605 hab. Poterie.
BEEUCHINGEN (Gœtz ou Godefroi de) , surnommé Main de fer, brave chevalier allemand , né à laxtbausen, dans le Wurtemberg, vers 1480 , morten 1662, prit une partRlorieuse aux guerres que se livrèrent les électeurs de Brandebourg et de Bavière au commencement du xvi« siècle. Ayant perdu une main, il s'en fit faire une en fer, (roù le surnom sous lequel il est connu. Il a écrit lui-même l'histoire de ses aventures (publiée en 1731 et 1868). Goethe l'a pris pour héros d'un de ses drames.
BERLIN, Berolinum, capit. des États prussiens, dans la province de Branoebourg (gouvt de Potsdam), sur la Sprée , à 890 kil. E. N. E. de Paris; 470000 hab. (on n'en comptait que 10 000 en 1651 et 103 000 en 1803). La v. se divise en 5 quartiers : Berlin propremrat dit, Cologne (Kœln), Friedrichsverder, Neustadt ou Dorotheenstadt, Friederich- <tadt On y compte 34 ponts, 19 hépiUux, 21 églises, dont une seule catholique; chemins de far pour Stettin, Hambourg, Cologne, Leipsiek, etc. On reloarmie les rues Frédéric-Guillaume et des Tilleuls, les places GuiUaume, de Leipsick et de la Belle- Alliance; le parc ou Thiergarten, lacathédrale . laporte de Brandebourg, le chlteau ro^, celui de Bellevue, le palais de Monbijou, la statue de Frédéric II, celles de Schiller et de Gœtbe. Université célèbre,
qui compta parmi ses professeurs Fichte, ScheUing ; Heeel , wolf , Ritter , Scnleiermacher , Gans , Savigny ; école militaire , institut de sourds-muets . Académie royale des sciences (fondée en 1 700 par Leibnitz), Académie des beaux-arts; Académie des sciences mécaniques et d'architecture; sociétés savantes et littéraires^ cabinets d'histoire naturelle, de médailles, galerie de tableaux, statues, musée égyptien; observatoire, bibliothèque royale. Industrie active : draps, porcelaines, dentelles, galons d'or et d'argent, étoffes de soie, velours de coton, laine, toile, tapisserie, horlogerie, ouvrages d'acier et bronze, bougies, cartes à jouer, produits chimiques (notamment bleu de Prusse), benines et autres voitures, etc. Patrie du çrand Frédéric, de Baumgarten, de Fr. Ancillon, des poètes Canitz et Tieck, de Humboldt, de Meyer-Beer, etc. —On croit que cette ville fut fondée vers 1142 par Albert VOurs, margrave de Brandebourg, ou seulement en 1200 par Albert II. Elle futla résidence des margraves dniuis 1495; mais elle ne prit d'importance que sous Frédéric-Guillaume, le grand-électeur (1650). Berlin fut occupée par les Autrichiens en 1757 , par les Russes en 1760» et par les Français en 1806 , après la bataille d'Iéna.
BERLINGUES, petit groupe dlles de l'Océan Atlantique, sur la côte de Portugal (Estramadure), à 80 kil. N. de Lisbonne, A 9 kil. du cap Carvoeiro.
BEBMUDE I, roi de Léon et des Asturies (788- 791 ) , fut élevé sur le trône au préjudice d'Alphonse II, fils de Frolla; mais restitua la couronne a ce jeune prince au bout de 3 ans. ~u, régna de 982 A 999. Il ne put d'abord résister aux Arabest Qui étaient venus envahir ses États sous la conduite d'Almanzor; mais ayant ensuite réuni ses armes à celles des rois de Navarre et de Castille, il repoussa le conauérant et contribua puissamment à la victoire de Calatanazor, 998. — ui, régna de 1027 à 1037 , eut à combattre Sanche le Grand, roi de Navarre, qui le dépouilla d'une partie de ses £tats, voulut les reprendre à la mort ae ce prince (1035). mais périt dans une bataille. En lui finit la dynastie des rois de Léon.
BERBfUDES, groupe dlles de l'Océan Atlantique, au N. E. des Antilles, par 64* 19^- 64' 43' long. 0., 31 * 53' - 32' \8f lat N., forme un gouvt des possessions anglaisés. Elles sont au nombre d'environ 300, dont les principales sont: Bermude, St-George, avec une V. de ce nom, St-David, Cooper, Somerset, Long- Island, etc. ; environ 10000 hab., dont 5000 nèffres. Hamilton, dans l'Ile Bermude, est le ch.-l. de l'archipel. Ce ne sont généralement que des rocs ou des bancs de sable, mais quelques-unes ofTrent la plus brillante végétation : arrow-root, café, coton, sucre. Climat sain et agréable, mais d'une chaleur accablante. Fréquents et violents ouragans. — Découvertes par PEspagnol don Juan Bermudezen 1522; l'Anglais George Somers, qui y fit naufrage en 1609. s'y établit, les colonisa et en assura la possession à son pays. Elles forment un gouvernement de l'Amérique anglaise et sont une station maritime et commerciale très-importante pour la Grande-Bretaene. Une division des pontons avec un grand nom- Dre de condamnés y est établie.
BERMUDEZ (Jean), médecin portugais, suivit en 1520 l'ambassadeur du roi Emmanuel en Abyssinie, et s'insinua tellement dans l'esprit du roi de ce pays, alors catholique, que ce prince lui donna le titre de patriarche d'Abyssinie. Il résida dans cette contrée pendant trente ans, et revint mourir à Lisbonne vers 1575. 11 a laissé une relation de son voyage, dédiée au roi Sébastien, et conservée manuscrite aux archives de Lisbonne.
BBRMUDiz (Jérôme), poète espagnol du xvi* siècle, était dominicain et professa ta théologie à Saiar manque. On a de lui deux tragédies : Mise (Inès) nuilheureuse, et Niée couronnée, qu'il publia sous le nom d'Antonio Silva (1577), et un poème intitulé VHesperodia (1589), dont le duc d'Albe est le héros.
BRRNADOTTB. V. chàrlbs xi y, roi de Suède.
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BERN
gmWABB (a.) d0 Jteaiboi^, tûs^êiÊ^rdê «"boftpioe 4u xDOBt flt-B«niAol, Dé «n 9S8, au chfttaui île MM-tboa, pute d'AaoABy, £b âa?oie, mort «t 1008, fut «rchidiacr* d'Aosie. Témoin dci dao^n «pf'offrait 1b passage des Alpes , il fit coastniire, es 961 , sur le sommet des deux montagnes qui ont depuis conservé les noms de Grand et de Pelii ^t^Baroard, deux hospices eonsaorés à «cueillir les i^yageors et à rechercher les malheureux qui auraient |)efdu leur route ou qui seraient engloutie par lef neiges , at il en conia le soin à des rcUgieux de l'ordre de StrAugustin. Ces généreux hoapitaliefs se font aUer dans ieufs recherches par des chiens intelligents dressés à ce service. On le fête le 16 juin.
BERNARD (S.), fondateur de l'ordre des Bernardins, né en 1001 , à FoBtaine4ès- Dijon , d'une fiunille noble, mort en (t^3, entra dans l'ordre de Clteaux, réforma cette communauté dont les religieux prirent de lui le nom de BemardirUf et fut le premier abbô de Clairyaux (IIU). U se fit une telle réputation par sa piété et son éloquence, qia'U attira autour de lui une foule de novices, dont plueiewn devinrent par la suite des hommes éminents. et que les évéques, les rois et les papes le prenaient pour arbitre de leurs différends. Lorsque Innocent II et Anadet se disputèrent la tiare (1 130),on s'en remit à sa décision. Il prêcha en 1146 la 2* 4Hoisade à Vézelay; il le fit avec un tel succès que le roi Louis le Jeune et l'empereur Conrad III nrirent eux-^mêmes la croix. ï>lein de zèle pour l'ortnodoxte , U combattit les erreurs d'Abélard, de Pierre deBmys, d'Arnaud de Breecia, de Gilbert de la Porée , mais 11 s'opposa aux excès du moine Raoul, oui voulait qu'on massacrAt tous les Juifs. S. Bernera fonda jusqu'à 71 monastères, répandus dans toutes les parties de l'Europe. Ses œuVres, écrites en latin , ont été plusieurs fois imprimées : l'édition la plus estimée est celle de Mabilkm, 1600, 2 vol. in-fol., réimprimée à Paris par les frères Gaume. 1835-40 , 4 vol. in-«. et à Milan , 1662 , 8 vol. in-4. Elles renferment des traités théologiques , des lettres et des sermons, dont quelques-uns , notamment les harangues pour la croisade, ont été prononcév en langue romane. On le fête le 20 août. M. de Montalembert a donné V Histoire de S. Bernard. Ses OEuvrex ont été trad. par l'abbé Charpentier, 1667.
BERNARD, TOI d'Italie, fils de Pépin et petit-fils de Ghariemagne, fut placé enSltsurle trône d'Aquitaine qu'avait occupé son père. Après la mort de Charlemagne , il e«H des démêlés avec Louis le Débonnaire, son oncle^ qui voulait le dé]M>uiller au profit de son fils Lothaire, associé A l'empire, et il prit les armes contre eux ; maisil ftit battu et fait prisonnier, en 818. Ix)His eut la barbarie de lui faire arracher les yeux; Bernard mourut de ce supplice.
BERNARD, duc de Septifflanie, fut investi de ce duché en 820 par Louis le Débonnaire , et jouit d^une telle faveur à la cour de ce prince qu'on l'accusa d'adultère avec l'impératrice ludi^. Louis le dé-
Kuilla de son duché en 832 , mais il le lui rendit nnée suivante, parce qu'il Pavait secouru contre ses fils révoltés. Ayant pl^is tard favorisé la rébeliion de Pépin II d'Aquitaine, il An mis à mort par Charles le Chauve (644).
BERNARD del CARPio, héros castillan du ix* siècle, vainqueur de Roland. V. carpio.
BBRNARD, duc de Sa^^c-Weimar, général célèbre, 3é à Weimar en 1604, fut un des principaux soutiens du parti protestant pendant la gyerre de Trente ans. U fit ses premières armas sous le roi de Bohème et se signala au combat de ^impfen, 1622; puis servit sous Christian de ^run8WiCK, et enfin sous Gustave-Adolphe; il chassa les Impériaux du Landgraviat de Hesse-Cassel, aida à la prise de Wurubourg, 1631, passa le Il)iin à Oppenheim, eoiprit Manheim, et remporta plusieunl avantages sur WallensteiB. H jpnt le commandement de l'armée après la mort de Gustave à la bataille de Lut- »en, et acheva la victoire, 1632. Privé par Oxen-
atîBni d'mu moitié de l'armée et mis ioaeiMWdnn âp GLom, il n'en fit ms moins eafMtvkrfiAtMkomie; mais il perdit ia bataille décisive de Ntvdtingm fiMtre les Impériaux. ISU. Scarlé par las Suédois àia suite de ce revers, il se mit au service de la Fraaoïi, qui était enlrée dans la ligue protesUnte, déUvm au prit diverses villes, entre autres Mayenxse, opérauAe admirable retraite en Lorraiiie, 16S&. seconda les aaanaeuvres de Condé en Bourgogne, 1636, oofuiaiit l'Alsace sur les Impériaux, les battit en Jfid7 à ftheiiifeld. et
S rit Fribourg et Brisach, 16M. Il mourut au aûlieu e ses succès, près d'Huningiie, en 193$, «alevé par la fièvre, ea, selon d^piutres, par le poison.
BERNARD (Ûaude) , dit le PautÊTê Prêtre, ot le Père Bernard, fils fTStienne Bernard, asooat et magistrat distiagué du temps de Heori IF, naquit à Dijon en 1618, et meuiut à Paris en 1641. Api^ «ne }e«ies8e dissipée, ii se convertit, reçut lefordMs et se consacra tout entier au service des pauvres, des malades et des condamnés. U exerfa ces fonctions pénibles pendant 30 ans à i^HôtelDiett de Paris, puis à la Charité, et employa en aumônes un héritage de 400 000 fir. Il fut l'émule et l'ami de^. Vincent de Paul.
BERNARD (Catherine), née à Rouen en 1662, morte à Paris en 1723, èuit parente de Cemeiile. EUe se distingua par aon talent pour la poésie dramatique, obtint j^ueieurs couronnée à vAcadémie firancaise et A eeos des Jeux-Ploraux, et Ait membre de l'Académie des lUcoviAti de Pedone. Elle a donné au Théâtre Laodamie, IfiW, Brutm», 1690, Inès de Cor doue, 1696, et a fiait ^elques romans.
BERNARn (Ôamnel), riche finaneier, né en Ifiôl a Paris, mort en 1739, igé de 68 ans , était fils d*un artiste distingué, nommé aussi Samuel, qui fut nommé en 1666 pîrofesseur à l'Académiede peinture. 11 s'enrichit dans le métier de traitant sens le ministère ChamiUard, et amassa une fortune d'environ 60 millions, dont il fit, du reste, un noble usage. Deux fois il vint au secours de l'ËtAt et prêta des eommes coDsidérablee A Louis KIV ei A Leuis XV, qui ne dédaignèrent point de venir les lui demander en personne. H fut fait chevalier, et il allia ses «n&nts aux plus nobles familles du royaume.
BERNARD (Jacq.). laboncux écrivain, né en I65S A Nyons en Daupniné, mort en 1906, était calviniste. Chassé de France par la révocation de i'ëdit de Nantes, il alla s'établir A La Haye, y fopda une école Dour les lettres et la philosopnie. y continua la Bioliothèqtiê wuioerselle de Leçlerc i*t les Noit^ ioelUs de Iq République des lettrée îit Bayle, travailla au Supplément de Moréri, et donna un Recueil des Traites de paix, La Haye, 1700/ 4 vol. in-fol.
BERNARD (J. Fréd.), Horaire et compilateur d'Amsterdam, s'établit dans cette ville en 1711 et y mourut en 1762. On a de lui un grand nombre ue nu- MieatioDs, dont les plus importantes sont : Recuetlde Voyages au Nord, 1715-36, 10 vol. in-W, Cérémonies et coutumes relioieuset de tous les peuples, représentées par des figures dessinées par Berhard Ptcart, 1723-43, 9 vol. in-fol., syi vies des^uperjfirt'on* ancienries et modernes^ 1733-36, Ce grand ouvrage a été reproduit avec quelques modifications par Banier, Parif, 1741, et réimpr. avec additions, par Prudhomme, en 13 v. in-f., iS07-1810,
BERNARD (P. ios.) , Doète pofaovL SOUS le nom de Gentil Bepiard, que lufdoona Voltaire, né A Grenoble en 1710, mort en 17Tô, montra de bpnne heure pour la poésie yn ffofit mie }es circonstances ne lui permirent pas toufoufs oe satisfaire. Il fut d'abord clerc de procureur, puis s'enrôla et devint secrétaire du maréchal de Coigny, qui commandait Tarjnée d'Italie. Il obtint après la mort du maréchal uide place lucrative, et put alors suivre son goût pour la poésie et pour les plaisirs^ mais ayant commis un excès dans un é^e déjA avancé, il perdit tout d'uQ coup la mémoire (1771), et resta juequ'A la fin de sa vie dans un état d'enfaûoe. Oa