‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 238 sur 578 · G&SI · texte numérisé non relu

G&SI

prindpaaxoaTnms sont : Quxstiones peripateHes, norsDoe, i569 ;2>annonum investigatto, 1580: il y floobtt u magie et la sorcellerie ; Art medica , Rme, 1601 ; D0 ploiuif , Fbrence , 1S83 : c'est le plus lop)rtant de tous; De metaîKty 1596, ouTragequi a mou» de Talear. Les doctrines philosophiques de C^ nlphiftirent combattues par Samuel Parker, aroheffiqne de Cantorbôry. et par Nicolas Taurel^ médecin delfontbWard, qaile dénoncèrent à rinquisition. CfiSAR, C. JuliusCxtar, célèbre général romain, dietatenr perpétuel, né à Rome Tan 101 av. J.-G., était par n mère neveu de Marins. Proscrit dans sa jennesse par Sylla, il ne dut la rie qu'à de puissantes protections, et se retira à la cour de Nieomède, roi de Bithynie. Il revint à Rome après la mort de Sylla, s'y appliqua à Télo^ence, et sut capter la faveur du peuple en rétablissant le pouvoir des tri- ■ buns et en relevant les statues de Marins. Revêtu de la çrôture urbaine au moment de la con^iration de Catiiina (63), il ne fit rien pour la prévenir et fut soupçonné de connivence. Envoyé en Espace en 60, il y fit quelques conquêtes; à son retour, il fut fait consul (59). Ne laissant à son collègue Bibulus qu'une ombre d'autorité, il s'associa avec Pompée et CrassQS, et forma avec eux ce fameux triumvuat gui leur assurait un pouvoir absolu, n se fit nommer gouverneur de la Gaule pour cinq ans (58), et après ce temps se fit proroger dans son gouvernement pour cinq nouvelles années. Il employa ces dix années k faire la conqu&te de la Gaule et pénétra jusque dans la Grande-Bretagne. Pompée, jaloux de ses succès , s'opposa à ce qu'il fût de nouveau continué dans son gouvernement et fil rendre un décret qui le fbrçait à se démettre de son commandement. Irrité de ce refus. César nasse les Alpes, franchit le Rubicon, qui formait la limite de sa province, marche sur Rome, d'où Pompée s'enfuit avec le sénat; entre dans la ville sans coup férir (49), et se fait déeemer la dictature. Après avoir parcouru L'Italie en Tiînqueur, il poursuit et bat en Espagne les lieute* nants de Pompée , puis il l'atteint lui-môme en Thessalie, dans 1^ plames de Pharsale, remporte sur lui une victoire décisive (48), et le force à s'enfuir en Sgypte où il trouve la mort. César, arrivé en Egypte peu de jours après lui.pleura son sort et le vengea en détrônant le jeune Ptolémée oui l'avait fait assassiner et en donnant sa couronne à déopâtre. D'fig^ypte il courut en Asie (47), battit et détrôna en trois Jours le roi de Pont, Pbamace, fils de Mithridate, qui s'était révolté (c'est à cette occasion qu'U écrivit au sénat ces mots célèbres : Venij vidi. vici)\ puis il passa en il détruisit à Thapse rarmée répuhli-

AMque, où

cahie que oommandaient MéteAus Sctpion et Caton (46) ; et de là en Espagne . où il battit le jeune Pompée I Munda et acheva d^anéantir le parti pompéien. Re* Tenu à Rome, il y reçut le triomphe et se fit déeerner la dictature pour dix ans (45). Mettre enfin du

rivoir absolu. César ne s'en montra pas indigne : pardonna k ses plus grands ennemis, embellit Rome, fit creuser un port à l'embouchure du Tibre, releva Corinthe et Carthage^ réforma les lois, fit idopter un nouveau calendrier, et créa un grand nombre d'établissements utiles. Cependant, les répubUcains, qui l'accusaient de vouloir se làire rot, formèrent une conspiration contre lui , et ils le tuèrent au milieu du sénat (15 mars de l'an 44 av. J.-C): il tomba percé de 23 coups de poignard. Parmi les principaux conjurés était Bmtus. qu'il avait comblé de bMHilkita. César avait été marié 4 fou : de Corné- Ue, sa 2* femme, il avait eu une fille Julie, qu'il fit épouser à Pompée. César n'était pas seulement gmnd guiTier et giând homme d'Etat; c'était aussi un excellent orateur et un écrivain élégant. Des divers éoeitft qail avait composés, il ne nous reste que ses CefimMfitotreff (De BiU) galUeo libri Ylll, De BéUo A'etii Hhri lit), qui sont le modèle du genre des mémoires historiques. On y joint les Gtmves d'^- UtmdrU et SÀfri^uê^ qui ne sont pas de lui : on

les attribue à A. Hirtius. Les CommenkArei de César ont été très-souvent imprimés : les meilleures édi«> tione sont celles de Graevius, Utreeht, 1697 , d'Obev» lin, Leips., 1805, de Lemaire (dans les CUutiquesU^ tins), 1819-22, d'Oudendorp, Stuttgart, 1822, de Christ. Schneider , Hall, 1840%S8. liront été traduits en français par Perrot d^Ablanoofurt, 1850, Turpin de Crissé, 1785,Ledéist deBotidoux, 1809, Artaud, 182», Gh. Louandre, 1857. La vie de César a été écrite par Suétone et par Plutarque. On a en outre une Vie de C^ tmr , attribuée à Julius Ceisus, auteur presque oontem* porain, mais qui est de Pétrarque. Napoléon 1 a dicté à Bte-Héléne un Préeisdesguêrresdê César, Paris, 1836. Napoléon III a donné «ne nouvelle Vie de César, 1866.

Le nom de César, pris par Octave comme fils' adoptif de J. César, devint par la suite un simple titre ^e portèrent tous les empereurs et les princesromains, (^oique étrangers à la famille des Césars. Ilétaitaussi particulièrementaiïecté aux héritiers présomptifs de l'empire, et cet usage devint une règle k partir de Dloclétien. Depuis cette épo€[ue les empereurs prirent le titre d'^ii^iifto^ et s'adjoignirent sous le nom de César un prince qui devait leur succéder.

c£SÀRS (les douze). On désigne commuoémenl. sous ce nom Jules César et les onze empereurs oui ré* gnèrent après lui : Auguste , Ti hère , CaligUla , Claude, Néron, Galba, Othon, VitelUus, Vespasien, Titus et Domitien^ quoique les six derniers de ces princes soient entièrement étrangers à la famille de César. Suétone a écrit la Vie des douxs Césars,

CÊSARÉB, Cxtcrea, nom commun à diverses villes anciennes ainsi appelées en Phonneur d'empe* reurs romains qui les fondèrent ou les embellirent

CÉSABÉB AUGUSTE, CvsoTea Àugusta^ puis Cwsar Augusta^ v. d'Hispanie, auj. Saragosse,

CÉSAR6B DB GAPPADOCB, d'abord Maxaaa, jpm& Cœsarea Ettsetna, auj. Kaxsarieh, ch.-l. de la Cappadoce, sur l'Haï ys, près du mont Argée, reçut de Tibère son nom de C&arée, Patrie de S. Basile. Prise en 1066 par Alp-Arsian.

CÉ8ÂRÉB OB CaiCIB OU ANAZABBB. F. ANAXABnw

ctiSARÉB DEMAURiTANiB, JuUa Cxsarsa, aut. ChereheU. sur. la côte N. de l'Afrique, capit. de la Mau* ritanie Césarienne. Patrie de l'empereur Macrm.

câSARËB DBPALBSTiifB, Kcnsorisk, V. de Judée, sur laodte, entre Dor et ApoUonie; agrandie par Hérrode qui la nomma C^sar^e en l'honneur de César-Auguste. Elle fût la résidence des gouverneurs romains de Judée et l'une des 3 églises métropolitaines du pays.

GÉSARÉB PANSAS, Câssarsa Philippi, auj. Banias, autre V. de Palestine, au pied du mont Paneiw, près la source du Jourdain, reçut son 2* nom de Philippe, un des fils d'Hérode.

CÉSARIENins (GRAHDE) , prov. de la Bretagne romaine, dans la partie sept, ae l'Angleterre actuelle, entre laValentie au N. et la Flavie césarienne au S., était habitée par les Brigantee et avait pour ch.-l. Eboracum (York).

GESA&OTTI (Melchior). littérateur itaiien^ né à Padoue en 1730, mort en 1808, enseigna d'abord la rhétorique au séminaire de Padoue, rat nommé en 1782 professeur de grec et d'hébreu à l'université de cette ville , et fut pensionné par Napoléon. Ob lui doit des traductions estimées d*tetan, del>^ mosthène, de Plutarque et d'ffom^; il traduisit l'/Itode en prose et en vers : dans sa traduction en vers, qu'il intitule la Mort dtSeetor, il s'est permit de refondre entièrement le poème grec On a encore de lui un Cours de liUérature grecque, des Ketait sur la vhOosophie des langues. Sur h goùi, Sur lefflaisirque cause la tragédie, et quelques pofimra Seeoamvresont été réunies en42 vol. in-8, Pise. 1805* 1813. On en a donné un ben choix en- 4 -voL iorê, Milan, 1820. „ . ,-^

GËSÈlfB, Cesena. v. d'Italie, dane l'AB««PJtr ecclésiastique, à 17 k. S. E. de Porti; 100)0 h- Sféehé. Patrie de Pie VI et de Pie VIL

cm (le prince Fréd.L né k Rome enl5«| aion

CÉVE

CHâB

en 1630, protégea les sciences et les cuiiiva luimême avec ardeur. Il fonda à Rome, en 1603, TAcadémie des Lyncei (des Lynx) , ainsi nommée par allusion à la pénétration qu'exige Tétude de la nature ; c'est la plus ancienne société scientifique de l'Italie ; elle déclina après sa mort et disparut vers 1651.

CESPÈDES (Paul de), peintre espagnol, né à Cordoue, en 1538, mort en 1608, alla aévelopper son talent en Italie et orna de ses fresaues Téglise d^Àra- Cctli à Rome. A la peinture et à la sculpture il joignait une grande érudition, la connaissance de plusieurs langues et du talent pour la poésie et ^éloquence, n enrichit la cathédnle de Cordoue^ dont il était chanoine, de plusieurs tableaux, parmi lesç^ueLs on cite une Cène, Il a écrit sur les antiquités de Cordoue, sur la perspective, et a composé un poème sur la peinture. UéparpiUement de ses travaux l'empÔcha d'atteindre la supériorité.

GÊTHÉGUS (famille des) , une des çlus illustres et des plus anc. familles de Rome, était une branche des Cornélius qui affectait de porter un costume particulier. Elle avait été bngtemps célèbre par l'austérité de ses mœurs. On compte parmi ses membres plusieurs personnages marquants : M. Cornélius Cethéffus, successivement grand pontife, préteur en Sisiie. et nommé censeur avant même d'avoir été consul. Consul en 206 av. J.-C, il eut le commandement de l'Étnirie, où il défit Magon. C'était, au jugement de Cicéron. le meilleur orateur de son temps. — C. Corn. Cétnégus dégénéra de la vertu de ses ancêtres : il embrassa successivement les partis de Marius, de Sylla, de Pompée et d'Antoinej et finit par prendre part à la conspiration de (^tihna. Arrêté par l'ordre de Cicéron, il fut étranglé dans la prison avec les autres coniurés, 63 av. J. C.

CETHIM, nom de la Macédoine dans la Bible.

CÉTHURA, femme d'Abraham. F. ABRiHAir.

CETOBRIGA, i. de la Lusitanie, sur l'Océan, à l'embouch. du Sadao, au S. d'Olisippo et A 90 kil. 0. d'Ebora, auxenv. de la v. actuelle de Situbal.

CETTE, Sitium, v. maritime de France (Hérault), ch.-l. de c, à28 k. S. 0. de Montpellier, sur le canal de Cette, entre l'étang de Thau et la mer; 23 438 h. Port avec phare, citadelle, chemin de fer. Collège, école de pilotes. Pèche active. Grand commerce d'exportation et d'importation. Distilleries, eaux-de-vie, vins blancs du Roussillon, vins préparés dits de Madére. eaux de senteur, cendres ^ravelées, bouchons, etc. belles salines. Chemin de fer pour Bordeaux et Montpellier; paquebots pour Marseille, Alger, Oran, etc. Le port de Cette n'a été commencé qu'en 1666.

CETTIGNE, capit. du Monténégro, à 60 k. N. 0. de Scutari, à 31 x. N. E. de Cattaro. Résidence du Vladika ou prince-évèque du Monténégro.

CETTINA, riv. de Dalmatie, coule d'abord du N. 0. au S. £., pub à l'O. et se jette dans l'Adriatique sous les murs d'Almissa, après avoir formé plusieurs cascades; cours, env. 100 kil.

GEUTA, jadis Septa, v. du Maroc, vis-à-vis de Gibralur, appartient à l'Espagne; lOÛOOhab. C'est le

§lus imnortant des wrésiau. Place forte. Ëvèchè. — epta, fondée sans doute parles Carthaginois, reçut une colonie romaine, devint la métropole de la Mauritanie Tingitane, passa aux Vandales, puis aux Arabes et fut prise par les Portugais en 1415; les Espagnols s'en emparèrent en 1580 ainsi que de toutes les possessions portugaises. — Près de là s'élève la montagne de Ceuta^ autrefois Àhy la ^ qui, avec Calpé en Espagne, formait les colonnes (THercule. CEVA, Ce6a, T. des Etats sardes, sur le Tanaro et la Cevetta, à 14 kil. S. E. de Mondovi; 4000 hab. Fromages. Prise par les Françab en 1796 et 1800. CËTENNES, Ceoerma mons, chaîne de montagnes de France, s'étend du S. 0. au N. E. , lie les Pyrénées aux Vosges et se rattache aux monts d'Auvergne par les monta Margeride; elle sépare les bassins de la Garonne et de la Loire de ceux du Rhône et de la SaOne On distingue les Cévennes m&rid,, du col de

Narouze au mont Lozère, et les Cévennes eeptent., du mont Lozère à l'étang de Longpendu. On les nomme : mont* de la Côte-d'Or dans le départ, delà C6te-d'0r; monts du Méconnais et du Charolais dans celui de Sadne-et-Loire; monts du Lyonnais, dans le dép. du Rhéne; monts du VivaraiSf dans l'Ardéche; monts du Gévaudan ou Cévennes proprement dites , dans la Lozère ; monts de Garrigues dans l'Avovron et le Gard; monU de VEspinous entre les dép. au Tarn . de l'Aveyron, de l'Hérault ; montâmes Noires dans rHérault et l'Aude. Les points culminants sont le mont Lozère (1528*), le montOerbier des Joncs, 1710, le Mezen. 1766.

CÉVENNES (guerre à»). Après la révocation de l'édit de Nantes, 1685, les Protestants des Cévennes, exaspérés par les dragonnades, prirent les armes; guidés par des chefs mtrépides, parmi lesquels on remarque J. Cavalier, Roland, ils résistèrent longtemps aux forces de Louis XIV; exaltés par le fanatisme, ils se croyaient inspirés et couraient à la mort comme au martyre : on vit s'élever parmi eux une foule de prétendus prophètes et prophétesses. Ils se nortèrent aux plus violents excès, nrûlèrent les égFises , tuèrent les prêtres. Le maréchal de Montrevel, envoyé contre eux, en fit périr par la roue ou sur la potence plusieurs milliers, sans pouvoir les réduire. Enfin. Louis XIV chargea de cette guerre, en 1704, le célèbre Villars, qui réussit autant par la persuasion et la clémence que par la force des armes à étoufl'er la rébellion, y, câmi8aiu)s.

CEYLAN, Singhala en langue indigène, Lanka dans les écrits de l'Inde. la Taprobane des anciens, grande !le de l'Inde anglaise, près et au S. £. de la pointe méridionale de rlnde en deçà du Gangs, est séparée de la céte de Coromandel par le golfe de Manaar et le détroit de Palk: 420 kil. sur 265; env. 2 000 000 d'hab.: ch.-l.. Colombo. Autres grandes villes : Candv, Negomno , Trinquemali , Manaar, qui sont les cnefs-lieux d'autant de petits Ëtats. Côtes plates au N. etauN. 0. : une chaîne de récifs et de bancs de sable, formant le Pont d'Adam^ les unit à la terre ferme; côtes escarpées ailleurs; montagnes boisées qui divisent l'île eu deux p&rties diflérant de climat et de saison (le point culminant est le Hamalel ou pic d^Àdam^ qui a 2000"). Le sol e»i d'une admirable fertilité au S. 0. (cannelle, muscade^ cardamome, plantes équiuoxiales). Beaucoup d'ammaux divers : buffles, éléphants, tigres de petite espèce, hyènes, élans, gazelles, multitude de singes, d'obeaux, de serpents. Fer, manganèse et

perles.

gènes divisés en Chingalais et Oueddas ou Bedlias; 2* des Malabars; 3* des Musulmans venus de diverses contrées d'Afrique; 4* des Européens, au nombre de 8 à 10000. — Cette lie est considérée comme le berceau du Bouddhisme. Elle fut découverte en 1507 par Lorenzo, fils d'Almeyda. LesPor» tugais y formèrent quelques établissements dès 1518. mais ils furent chassés par les naturels et remplacés en 1656 par les Hollandais. Les Anglais s'emparèrent en 1795 des établissements hollandais, qui leur furent définitivement cédés par la paix d^Amiens, 1802. Depuis 1815, ils ont fait la conquête de toute l'île. Le gouverneur de Ceylan est nommé directement par le souverain de l'Angleterre.

CEYZERIAT, ch.-l. de cant. (Ain), à 9 kil. S. E. de Bourg; 1100 hab. Aux env., eau thermale dite la. Fontaine-Bouge.

CHABANAIS. ch.-L de cant. (Charente), sor la Vienne, à 16 kil. de Confolens; 1875 hab. Ane seigneurie, qui appartint à Colbert.

CHABANNES, anc. famille du Bourbonnais, issue des comtes d'Angoulême et par conséquent alliée à la famille royale, a fourni plusieurs grands capitaine^ entre autres Ant. de Chabannes (qui suit), et Jacq. de Chabannes, plus connu sous le nom de La Palice.

CHâB

CHAH

GHABANNBS (Ant de), oomte de Dammartin, se distingua au siège d'Orléans en 1428, et partagea les exploits de Jeanne d'Arc. Il se mit ensuite à la tdte des bandes connues sous le nom d*Écorehewr8, et ravagea avec elles la Bourgogne, la Champagne et la Lorraine. Il les quitta en 1430 pour s'attachera Charles. VJI, <^ lui donna la charge de grand mattre de France : il lui rendit, (quelques années après, on important service en lui révélant une conspiration du Dauphin (Louis XI). A Tavénement de ce dernier, en 1461 . Chabannes txki enfermé à la Bastille, mais il Réchappa en 1465 : il rentra en grâce en 1468, devint môme le confinent du prince oui Tavait fait jeter dans les fers et le servit toujours depuis avec courage et fidélité. Il mourut en 1488 gouverneur de Pans pour Charles VIII.

CHABANON (A. D. de), littérateur, né en 1730 à St-Domingue, mort en 1792, membre de l'Académie des inscriptions (1760) et de l'Académie française (1780), a traduit en prose Pindare (1771), Théocrite (1775), Horace (1773); a fait des vers, des éloges, Q^ pièces de théâtre, entre autres une tragédie d'Éponine. Il cultivait aussi la musique avec succès et a écrit un traité De la musique (1785), qui est son meilleur ouvrage. Ses trad. sont peu fidèles, mais ne manquent pas d'élégance et de facilité.

CHABERT (Jos. Bernard, marquis de), marin et astronome, né en 1724 à foulon, mort en 1805. se signala comme chef d*escadre dans la guerre a*Amérique, fut promu vice-amiral en 1792 et n'en émigra pas moins. Cest surtout par ses travaux scientifiques qu'il est connu : & rectifia les cartes marines des côtes orientales de l'Amérique ainsi que celles de la Méditerranée et prépara la plus grande ps^rtie du ^e^tune français. Il avait été aamis en 1758 à l'Académie des sciences et fut attaché en 1803 au Bureau des Longitudes. — (Philibert), sannt vétérinaire, né à Lyon en 1737, mort en 1814, {^fesseur à Alfort, puis inspecteur des écoles vété* rinaires, a donné d'utiles travaux sur les maladies des animaux (charbon, gale, dartre, morve, etc.).

CHABEUIL, Cerebelliaea,chA. de cant. (Drôme), à lOkil. S. E. de Valence; 4295 hab. Ane. château. Papeteries, filatures de soie.

CHABLAIS, Càbàlliea provincia, anc. prov. des États sardes (Savoie) , bornée au N. par le lac Léman, à TE. par la Suisse , à l'O. et au S. par les prov. de Carouge et de Faucigny; 52 000 hab.; ch.-!.. Thoaon.— Les Romains entretenaient des haras dans ce wys, d'oùlenomdeCadai/tcaprottncto^ dont Chablais n'est qu'une comip^tion. Le Chablais fit partie du roy. de Bourgogne; il fut donné par Tempereur Conrad à Humbert, comte de Savoie, dont les héritiers prirent dans la suite le titre de comtes de Chal)lais. Sous TEmpire, ce pays fut compris dans le dép. du Léman. En 1814, il a été rendu à la Savoie; en 1860 il a été cédé à la France : il forme un arrondissement du dép. de Haute-Savoie. Le Cbablais participe à la neutralité de la Suisse.

CHABLIS, Cabliacurrij ch.-l. de c. (Tonne), sur le Serain. à 21 kil. E. d'Auxerre; 2456 hab. Vins blancs renommés, surtout cetix des clos de Valmur, Yaudesir, Bouquereau.

CHABORAS, riv. de Mésopotamie^ au]. ]eKhah<mr.

CHABOT, illustre maison du Poitou, connue dès le XI* s., a formé les branches de Retz, Brion, La Grève, Jarnac, Mirebeau et s'est alliée aux Rohan.

CHABOT (Philippe de), seigneur de Brion, amiral de France, gouverneur de Bourgogne et de Normandie sous François 1", fut fait prisonnier à la bataille de Pavie en 1525 avec le roi, dont il était le favori. Envoyé en Piémont à la tète d'une armée SQ 1535, il y nt de rapides conquêtes^ mais Montmorency et le cardinal de Lorraine, jaloux de son crédit, l'accusèrent de malversation : il fut livré à une commission présidée par le chancelier Poyet, destitué de sa charge en 1541 et condamné à une tortc amende qu'il ne put acquitter. Après nlus de

deux ans de détention, il obtint. j>ar les instances de la duchesse d'Ëtampes, la révision de son procès, fut élargi, et même rentra en grâce; mais il mourut peu après, en 1543. On a de lui des cartes maritimes, aressées avant Pinvention de la gravure. — Léonor de Chabot, son fils, gouverneur de la Bourgogne, refusa d'exécuter les ordres sanguinaires de Charles IX lors de la St-Barthélemy.

CHABOT (François), né en 1759 à St-Geniez. dans le Rouergue, était capucin à Rhodez lorsque éclata la Révolution. Il en exagéra les principes, jeta le froc, se maria, et fut successivement nommé député à l'Assemblée législative et à la Convention nationale, n vota toutes les mesures violentes et sanguinaires qui furent prises à cette époque, et devint l'un des membres les plus redouta au dub des Jacobins : c'est lui qui créa la dénomination de sans-ctUottes, En 1794, il fût accusé de malversation par Robespierre, qui immolait alors tous ses rivaux, et fut décapité le 5 avril. Il avait été un desprincipaux rédacteurs du Catéch, des sans-Culottes, journal populaire.

CHABOT-ROHAN. F. ROBAN.

CHARRIAS, général athénien, excellait surtout dans les combats sur mer. Il défit en plusieurs rencontres les Lacédémoniens commandés par Agésilas, battit leur flotte à Naxos en 376 av. J.-G., et rétablit sur son trône le roi d'Egypte Nectanébus. Il périt dans un combat naval, en attaquant 111e de Chios, 358 av. J.-C. : il coula bas son navire plutôt que de se laisser prendre. Démosthène a fait de ce général un grand éloge ; Cornélius Népos a écrit sa vie,

CHABROL^ noble et ancienne famille d'Auvergne^ comptait déjà avant 1789 plusieurs membres distingués dans la magistrature et la science, entre autres Arnauld et Sirmond. Elle s'est divisée en plusieurs branches, dont les principales sont celles de Toumoél, de Chaméane. de Crousol. de Volvic. A cette famille appartenait le comte Chabrol de Crousol, 1771-1850, préfet sous l'Empire, mmistre de la marine sous Charles X; et Chabrol de Volvic, 1773- 1843, préfet de Montenotte en 1806, auteur de la magnifique route de la Corniche. préfet de la Seine de 1812 à 1830, qui a laissé les meilleurs souvenirs.

CUAGAPOYAS. F. san-juan-db-la-frontera.

CHACO (0RAN-), vaste territoire de la Confédération de la Plata, est situé entre la Bolivie au N., le Paraguay à l'E. ; 840 kil. sur 620. Montagnes hautes et très-froides, plaines très-chaudes ; forêts immenses. Rivières : le Pilcomayo, le Vermejo et autres frands affluents du Paraguay. Soi très-fertile. Les abitants sont des Indiens indépendants : Abipons, Lenguas, Tobas, Mocobis, etc.

CHAGON, en latin Ciacconius. V. ce nom.

CHACTAS ou TÊTBS-PLATES, pcuplado indigène de l'Amérique du Nord, habite, au nombre d'environ 25000, de gros villages dans les Etats du Mississipi et de l'Alabama. Ils sont assez civilisés, se livrent à l'agriculture et ont des lois écrites. Les missionnaires en ont converti un grand nombre.

CHAGNY, ch.-l. de c. (Saéne-et-Loire) , sur la Dheune, à 16 k. N. 0. de Châion-sur-Saône; 2400 h. Station. Vin excellent, pierre de taiUe.

CHAGOS (îles) , groupe dHots de la mer des Indes, par 68* 53'-70»20' lonjf. E., 4* 30'-7* 27' lat. S. La principale, dite aussi Chagos ou Diego Garcia, a 58 k. ae tour. Elles dépendent de 111e Maurice.

CHAGRES, V. maritime de l'Amérique du Sud Nouv.-Grenade), à 70 k. N. 0. de Panama, sur la mer des Antilles, à l'emb. d'un fleuve nommé aussi Chagres; 1500 h. Ch.de fer conduisant à Panama.

CHAH ou SHAH, nom qui signifie roi ou empereur, et que prennent les rois de Perse en l'ajoutant à leur nom propre. V. le nom propre.

CHAH- A A LEM, dernier souverain de la dynastie deTamerlan dans l'Inde, né en 1723, monta sur le trône en 1759, et fut tour à tour le jouet des Anglais et des Mahrattes, dont sa faiblesse et son irrésolution accrurent de plus en plus Taudaee. Un de sas

CHiJL

(BilL

fUMur, GhAIami tenta de le détrôner, et, après l^4tre emparé de sa personne, lui creva les yeux, 1788; mais il sobit bientôt le châtiment de son «nme, et Chah-Aalem fut remis en possession de la couronne. L'infortuné souverain régna encore 18 ans, et mourut en 1806. Il occupait ses longs ennuis par la culture des lettres.

GHAH-DJIHAN, seuverain de llndostan, fils de Djîhan<^hir (Géan^ir), monta sur le trône de Lahore «n 1638 1 après avoir fait périr trois de m frères oui lui disputaient Tempire. Il repoussa les UsbeKS, oomprima une insurrection du Décan et enleva Hougly aux Portugais. Il fut détrôné par son fils ▲ureng-Zeyb, qui le renferma en 1656 dans le (aalais d'Agra« où il mourut au bout de 10 ans de captivité.

CHAD^POUR, souverains de la Perse. V. sapor.

CflAH-POCR, V. de Perse (Fars), sur le Cbah-pour, affluent de la Zirra, à 100 k. 0. de Gàiraz. £Ue devait son nom à Sapor I (Chah-poor), g^ui en fit la es|>it. de ses États. Ai^. ruinée. Antiquités.

CHAILLAMD, ch.-L de c. (Mayenne), surrBmée, à 18 k. N. 0. de Uval; 3300 bab.

GHAILLÊ-LES-MARAIS, ch.-L de c (Vendée}, à 23 k. S. 0. de Fontenay-le-Comte; 2454 h. —Près de là est Ckaillé^la-Onnêatus, bourg de 1300 h.

CHAUXOT, ancien vge aux portes de Paris, à TO., est depuis 1659 compris dans Paris, à l'extrémité des Qhamps-Êlysées. Maison de vieillards (Ste-Périne), transférée Lors Paris en 1860; pompe à feu.

CHAISE CUBULE, stége d'ivoire réservé chez les Romains aux grandes magistratures. F. Guauui dans notre Dictionnaire des Sdences.

CBAI6&DIBU (La). F. lachaub.

CHAKYA-MOUNI. F. fiôUDDHA-OADOTAMA.

CHALABBE, ch.-l. dec. (Aude), à 18 kU. S. 0. de Limoux; 3529 h. Vieux château. Draps, castorines.

GBALAIS, ch.-l. de c. (Charente), à 30 kil. S. S. de Barbeiieux. Station. •- F. la aocuB-cBALAis.

GHALAIS (Henri. DE tallbtrami), comte de), mis A mort par le cardinal de Richelieu. F. tallbtrand.

GHALAMONT , ch.4. de c. (Ain), à 41 kU. £. de Trévoux; 1470 hab.

CHALCÊDOINB, ChàUkdon, auj. Kadi-Keui, v. de Bithynie, sur le Bosphore de Thcace, vis4i-vis de Byaance. Patrie de Xénoccate. Fondée vers 685 av. J.-C. par les Mégariens et longtemps flarissante. Elle resta indépendante sous l'empire remain. Elle fut détruite par les Scythes sous Gallien, au m* s., et relevée mît Justinien au vi« s. On y tint le amelle œcuménique qui condamna Eutycnès (451).

GHALGIDIQUE, Chalâdice, presqutle de Macédoine, entre les golfes Thermalque a TO. et Strymonique à TE., est découpée au S. E. par deux golfes secondaires, le Toronaïque et le Singi tique, qui la partagent en trois péninsules, dites Pallénef Sithcnie, et presqu'île du ment Athos. Oljnthe, Potidée, en étaient les villes principales, et Chalcis le ch.4. ^ Il y avait en Grèce et en Asie plusieurs autres Chaloiaiques, tirant également leur nom de villes de Chaleis. F. ce nom.

GHALCIDIUS, philosophe éclectique dam* s., est auteur d'un Comm«ilatre sur U Timée de Platon, imprimé avec traduction latine, par Meu£sius,.Le7de. 16)7, in^. On ne sait s'U était chrétien.

GBALCIS, auj. Sgripos. capit. de TEubée, au milieu de la côte 0., vis-A-Tis de la côte de Béotie, r fabriquait des armes \ son nom. Aristote y s^ qui gardèrent son . ^ Gh.-4. de la Ghalcidique en Macédoine, était QOA colonie^de Ghalcb en Euhée. ^ V. de Syrie, au ;8. 0. d*Amioohe, fit donnée au pays voisin le nom de CfMlddique; évèohé.

GHALODNDYLAS (Démétrios), un de Grecs qui «oatribuèrent le plus à répandre en Europe la con- -MisMnoe et le goût des lettres grecques, était né à AlhAnes vers 1434. filève de Théodore Gaza, il en- «ligOAla rhétorique dans sa patrie jusqu'à la prise

de CoDstantinopIe par les Tuns. Il m réftigia en Italie, fut appelé à Florence par Laurent da Médias, et enseigna le grec dans cette ville, puis à Milan. U mourut vers 1512. On lui doit une Grammairt grecque', Milan, 1493, un recueil intit: Comuoopia, 1499, et les f** éditicms d'Homère, Florence, 1488, d'Isocrate, Milan. 1493, et de Suidas. Milan, 1499.

chalcohdtlas (Laonic ou Nicolas), historien, grec, d* Athènes, vivait au xv* s. Uest auteur d'une Histoire des Tt^es et de la chute lia Vempire grec ds 1298 d 1462, qui fait partie de la Byzantine, Paris, 1650. Cet ouvrage, mal écrit, n'est pas toiigours im guide sûr. Il a été trad. en français par Biaise de Vigenère, Paris, 1577, in-4, et réimprimé avec des continuauons d'A. Thomas et de Mézeray. Ml Hamaker. professeur à Leyde, a publié Chaloondylas dans l'édition de la Byzantine donnée à Bonn.

GHALBÉE. Ce nom qui proprement désigne Impartie S. 0. de la Babylooie, entre la rive dr. de 1^phrale et le désert d'Arabie, est le plus souvent employé comme synonyme de Babyloue. F. ckal-

DABNS et BABTLONIE.

CHALDËENNE (£glise). F. nbitOriahisiie etCHBi

T1KN8 DE ST- THOMAS.— CHALDÉBBirB (laUgUO). F. AAAH.

GHALDÊENS, Chaldsn, peuple de l'aac. Babv lonie, entre TEuphrate (après sa réunion au Tigre) ^ l'Arabie et le golfe Persique; ville principale, Téré don. On les confond souvent avec les Babyloni^is; néanmoins, ils semblent avoir touiours fait un peuple à part; on croit les retrouver auj. parmi les peuplades kourdes répandues dans les mont, oui séparent l'Asie-Mineure de la H.-Asie. D'après les recherches les plus récentes, ils seraient d'orbe seythi^e. Les Chaldéens ont été célèbres de toute antiquité par leurs connaissances mathématiques et astronomiques : ils fixaient la durée de l'année k 365 j. 6 h., U m. et connaissaient le zodiaque; CaBisthène trouva chez eux une suite d'observations remontant à 1900 ans. A l'astronomie ils joignaient les études astrologiques; les astrobffues de Chaldée étaient très-recherchés à Rome dans lesdemier& temps de l'empire. — Quant à leur histoire politique, les Chaldéens subirent toutes les révolutions qu'éprouvèrent la Babylonie et l'Assyrie. F. oes deux noms.

CHALEURS (baie des), formée par le golfe St- Laurent, entre le Nouv.-Brunswick et le B.-Canada. Explorée en 1534 i>ar Jacaues Cartier. Une flotte française y fut détruite par les Anglais en 1760.

CHALGRIN (Jean Franc.) , arcnitecte , un des restaurateurs de l'art au dernier siècle, né à Paris en 1739, mort en 1811 , jouit de la faveur des ducs de Cholaeul et de La Vnllière, fut architecte de Moik> sieur (Louis XVIII) et membre de l'Académie des beaux-arts. On lui doit la restauration du CoUége de France, une des Tours de St-Sulpice, S^PhUippe duRnUe, et l'Arc de triomphe de VÈtoiU, œuvre qu'il ne put achever (F. hutot). U se distingue par le grandiose des conceptions plus que par la précision des détails.

GHALIBR (Marie Joseph) , démagogue , né à Beaulard, près de Suse (Piémont), en 1747, était négociant a Lyon lorsque éclata la Révolution française. Il en adopta les princines avec délire, prit Marat pour modèle, créa un club et un tribunal révolutionnaire à L^on et s'en fit la chef. Heucausement ses sanguinaires projets furent bientôt arrêtés : la population se souleva le 29 mai 1793; il fut con« damné à mort et exécuté à Lyon le 16 juillet suiyant.

GHALLANS, ch.-l. de cent. (Vendiée), à 40 kil. N. des Sables-d'Olonne; 3640 hab.

CHALLON. f^ cbXlo»-sdr>8a6nx.

GHALMBRS (George), publiciste, né en 1742, dans le comté de Murray en Ecosse, mort en 182&, exerça la profession d'avocat en Amérique, revint en Angleterre lorsque ôdala la guerre de l'indépoidance; publia les Annales politiques des Colonies unies, les Traités entre V Angleterre et les auins naiions, et lo CaUdmie, ouvrage précieux pour TA-

câU

CHAH

4iriider antiquités de rËooflse. Il était ^nt ccAonia] des îles Bahama et membre de la Société royale. ŒAUCERS (Alexandre), né à Aberdeen en 1759, mort en 1834, membre de la Sooiéié K^yale de Londres, est auteur d'un célèbre dictionnaire biographioue : Gmerul hiographieal Dtctùmary, publié de 1812 à 1817, en 32 yoi.in-8. H a aussi donné un Dictionnaire de la langue anglaise ^ des éditions de Shakespeare, Fielding, Johnson, Bolmgbroke, et une coUection des Poètes anglais,

CEALMEHS (le B' Thomas) , théologien écossais (1770-1847), d'abord pasteur à Glaseow, puis professeur de philosophie à l'UniTersité de St'-André , fut romement de l'église presbytérienne et con- -somma la séparation de rfiglise et de r£tat (1843). ExeeUent prédicateur, il brillait à la fois par la profondeur desidôeeet Téléganoe du style. Ses Sermons ont été traduits en français par £. Diodati, 1825. Il a aussi laissé des traités thëologiqves : Prettves et autorité de la reliaion chrétienne, traduit par Vincent, 1819; La révélation en harmonie avec V astronomie mod^riM, traduit on 1827; hMtiVuUs de thioloqiej ouvrage posthume; et des ouvrages d'économif sociale : Économie civile et ^mienne. 1821 ; Économie politique ûonsiàéfée far rapport à ViUU moral de la société^ 1825. Ses OEwreSy recueillies après- sa mort par son fils, fonnent 34 vol. iD-8. Th. Chalmers était correspondant de l'Institut. CHÂLON, GBALioN, c^UoN-son-B^NB, Cobailtn«m, CahiUonum, ch.4. d'arr. (Sa^Jne-et-Loire) , sur la Sa6ne, à l'emb. du canal du Centre, à 343 kil. S. E. de Pans, 383 parch. de fer. à 58 kil. N. de Uacon; 19709 hab. Ville jolie: cathédrale gothique de St- Vincent, beau quai-, 3 promenades. Trib. de 1" inst. et de commerce, collège, bthlioth. Fonderies de fer. Grand commerce, surtout en vins, viaaigres et moutarde. Patrie de Denon. — Cité importante des fiduans au temps des Gaulois, fortifiée wt les Romains après la conquête. Convertie au Christianisme par S. Marcel et S. Valérien au n^s.^ elle eut de bonne heure un>évôché, qui ne fut sup- Iffimé qu'à la Révolution. Enlevée aux Romains par les Bourguignons dans le v* siècle, puis détruite par AttUa, cette viUe se releva sous les premiers rois bur- 8undes. Sous les Carlovingiens-elle devint le chef-lieu d'un comté héréditaire, qui depuis 968 releva comme fief du duché de Bourgogne. Ce comté, après avoir passé dans plusieurs maisons, entra dans celle d'Auxonne en la personne -de Jean le Sage, tige de la célèbre maison de .Ch&ion, d'où sortirent les comjttd^Auxerre et de Tonnerre, les seigneurs deSalias, plusieurs princes d'Orange, etc. Le comté fut réuni au duché de Bourgogne en 1267, après la mort de Jean le Sage, et tous deux rentrèrent en même temps dans le domaine de la couronne (1477). , CHâLONNAIS. On donnait ce nom : 1* à une portion du grand gouvt de Champagne-et-Brie, aans la Champagne proprement dite : ville principale, ^ons-^ur- Marne; 2* à une portion du duché de Bourgogne divisée en Ghàlonnais proi>re (ch.-l., Cnâlon-sur-Saône), et Bresse ChAlonnaise .(ch«4., St-Uurent-lèsrChâlon).

CHALONNE, oh.-l. de cant. (Maine-et-Loire) , à 23 kil. S. 0. d'Angers; station; 4888 hab. Siamoises, larges, distilleries, etc. Puits houîUer creusé en lg39. GBILÛNS-SGR-^ARNE. Caialauni, Duro-Ca- ^unuMf du-1. du dép. de la Marne, sur la r..g. de UManuLà 156 kil. £. de P8rift(17likU. par £pertty); 16675 h. £véohé. trib.de l'« inst. et de oommaroe. Collège; école d'arts et métiers; soc. d'agriculture, sdenceset aru. Belle cathédrale, bel hôtel ^ ville, bibliothèque, cabinet d'hist. natureUe, jaram botanioue, belle promenade du Jard, beau pont de pierre. Bonneterie, filatures de coton^ etc. Grand commerce devins de Champagne. Patrie de Perret u Ahlancourt, de Claude d'JËspence. etc. Il s'y tint ^usieurs conciles. S. Bernard y prêcha la croisadeen 1 147. Les env. furent le théâtre de deux célèbres ba-

tailles : dans Tune, Aurélien battitTétHctisti!73); d&i» l'autre, Attila fut battu par Aétius et par les Goths, les Francs et les Buigundes réunis (451). V. chIlôh.

GHALOSSE, Calossiay anc. pays de France, dam la Basse-Guyenne, auj. dans le dép. des Landes, ch.-l. , St-Sever ; v. principales : Arsac, Toulouzette.

CHALUS, ch.-I. de c. (Hte-Vienne), à 21 k. N. 0. de St-Trieix; 1260 hab. Foire pour chevaux et mU' lets. Anc. ch&teau fort, dont il reste des ruines. En 1199, Richard Cœur de Lion reçut une blessure mortelle au siège de ce château.

CHALYBfiS, peuple de Paphlagonie, entre les Tibarènes à TO. et les Mosynèoes à l'E. , possédait Amisus et Sinope. Leur pays produisait beaucoup de fer, et on y fabriçniait beaucoup d'acier, d'où le nom de ehaUfhs donné par les Grecs à l'aoier.

GHALYBON ou bérée, auj. Alep. v. de la Syrie euphratésienne^ ch.-l. de la ChalyDonitide, amsi nommée deT^cier, chalybs, qui £aisaît l'objet de son principal commerce.

CSAM. 2* fils de Noé, eut 4 fils. Chus, Mesralm, Phut et Cnanaan, dont les descendants peuplèrent le S. 0. de l'Asie et l'Afrique. Ayant rencontré son père . nu et dans un état d'ivresse, il se rit de lui, tandis que ses frères couvrirent sa nudité : pour le punir, Noé le maudit ainsi que son fils Chanaan.

CHAH, nom de l'ïgypte dans les livres saints.

CHAMAKIK (vieille-), v. de la Russie d'Asie (Chirvan) , à 130 k. S. E. de Derbend. Détruite par Nadir-Châh, à la fin du dernier siècle. — A 20-iil. S. 0. a été bâtie la Nouv-Chamakie; 6000 hab^Késidence du commandant russe.

GHAMALARY. un des pics les plus éle^ de l'Himalaya, sur la limite du Thibet et dn Boutan, par 28« 4' lat. N. , 87» 3' long. E. , a de 8 à 9000".

CHAMANISME, faux culte répandu ohez les Samoyèdes, les Boudâtes, les peuples de la Sibérie orientale et les insulaires de l'Océan Pacîfimie. Leur Dieu est un être suprême oui habite le sofôU; il a sous ses ordres une foule de aivinités inférieures ou de.génies, les uns bienfaisants, les autres malfaisants, dont le plus puissant est Chaltom (Satan?). Ses prêtres, ]B&ehamaneSj portent une queue de cheval et sont armés d'un tambourin pour chasser les mauvais esprits; ils prédisent l'avenir et se livrent à toutes sortes de jongleries. La femme chez ce peuple est oin être immonde, qui n'a point d'Ame. Les seotar teuFs de ce culte grossier diminueùt de jour en jour.

CHAMAVES, Chamaoi, peuple de la Germanie, habitèrent, avec les Angrivariens et après les Bructères, sur la rive droite du Rhm et à rO. de ITssel; ils firent partie de la ligue francique.

CHAMBELLAN, cha^ede cour. F. cet artide dans notre Dict. unit, des Sciences j des Lettres et des Arts.

CBAMBEES (Ephraîm), écrivain anglais, né à Milton(Westmûre«iad), mort en 1740, publia à Londres en 1728, sous le titre d'Encyclopédie ou IHc^ tionnaire des arts et des sciences , en 2 vol. in-fol., un ouvrage qui obtint un plein succès, et qui le fit admettre a la Société royale de Londres. Cet ouvrage, qui donna l'idée de VEncydopédie française, a eu un. grand noihbre d'éditions, une des plus estimées est otfUe de Rees. 1788-91, Londres, & voL in-foL

CRâauxBS (Guill.), architecte, né à Stockholm en 1726, mort à Londres en 1796, fut envoyé jeune dans l'Inde, séjourna quelq^ue temps en Chme e) y étudia l'arcnitecture chinoise : étant venu ensuite .se fixer à Londres, il y répandit le goût de cegenie d'architectune , et fut chargé de construire plusieurs maisons et de distribuer des jardins dans ce goût. On a de lui i Dessins des édifices,.,, chinois, 1757 ; DisUr4aUon sur le jardinage àiinoisi TCiraiti d^Ârekitêeture civile, 1119,

CHAMBERIIM, câébre vignoble de la Cête-d'Or. commune de Gevrey, à 18 k. N. £. de Beauae, à 3 k. N. de Nuyts. Vins rooges fort recherchés.

ŒUJfBfiRY, Caniberiumon Camberiacum en Jatin mod., V. de France, ch.-L du dép. de Savoie, sur la

CHAH

CHAH

Leysse et TAlbane, à 600k. S. E. de Paris; 19953 h. Archevêché, écoles secondaires de droit et de médeeine, lycée (anc. collège de jouîtes), soc. académique, soc. d'agriculture, musée, biblioth. Beau théâtre, Délies casernes, hôpitaux, belle rue à portiques, bieau palais de justice. A 1 kiL de Chambéry sont les Channettes célébréespar Rousseau. Patrie de Vaugelas, St-Réal, des deux De Maistre, du général Boigne. ^« Chambéi7 est une t. moderne. Elle fut, du x* au xm* siècle, le ch.-l. d'une seigneurie particulière,

Euis fut cédée en 1232 à Thomas I, comte de Savoie, 'armée franco-espagnole s'empara de Ghambéry en 1742. De 1792 à 1815, cette. ville appartint à la France et fût le ch.-l. du aép. du Mont-Blanc. Elle a été recouvrée en 1860.

CHAMBI6B (Jean), architecte français du zvi* s.^ qu'on a cru à tort Itauen, continua l'aile du Louvre qui longe la Seine et qu'avait commencée BuUant. Il n'est connu que par la mention qu'en fait Sauvai. Sa statue est une de celles oui décorent la ftiçade des nouveaux bâtiments du Louvre donnant sur le Carrousel.

CHAMBLY, une des branches de la famille La Tour du Pin. F. la tour.

CHAMBON, ch.-l. de cant. (Creuse), à 23 kiL . S. £. de Boussac; 1550 hab. Trib. de 1** inst.

CHAMBON (le), ch.-L de cant. (Loire), à 9 kil. S. 0. de St-Ètienne; 4013 hab. Forges, clouteries, coutellerie; fabrique de rubans; mine de houille.

CHAHBORD, village du dén. de Loir-et-Cher, à 2 k. E. de Blois, est entouré d'une vaste forêt; 470 hab. Superbe chftteau construit sous François I MT Pierre Nepveu (1533) et décoré par Cousin, Bontemps, J. Goujon et Pilon. Possédé par le roi Stanislas, par le maréchal de Saxe, par la famille Polignac, par le maréchal Berthier, il fut acheté par souscription en 1821 et offert au duc de Bordeaux, qn! a pris de lA le titre de comte de Chambord.

CHAMBRB ARDENTE, nom donné à plusieurs cours de justice investies d'un pouvoir extraordinaire pour juçer des faits d'exception; elles étaient tendues de noir et éclairées, même de jour, par des flambeaux. Telles furent : la commission érigée dans cha^e parlement par François I, en 1525, pour punir les hérétiques; la commission extraordinaire nommée en 1680 par Louis XIV , pour juger la Brinvilliers, la Voisin, la Vigoureux, l'Iialien Exili, et qui fut aussi appelée Cour des pouoru; la chambre qui, sous la Régence, en 1716, vérifia %s comptes des fermiers généraux : cette dernière fut aussi nommée Chambre du visa,

CBAicBRB DBS coMMDifEs {Hotuê of Commons)^ une des deux chambres dont se compose le Parlement anglais, répond à ce que nous nommons Chambre des Dévutés. La Chambre des Communes est élective ; la durée d'un Parlement ne peut dépasser sept années. Le président porte le nom d'orateur {speaker),

CBAMBRB DES DÉPUTÉS, uu des tToîs pouvoirs de i'£tat en France , fut constituée en 1814 par la charte de Louis XVIIl, et remplaça le Corps législatif, qui existait sous l'Empire. Elle était chargée de discuter les lois et plus spécialement de voter l'impôt. D'après la charte de 1814, les députés, élus pour cmq ans, se renouvelaient chaque année par cinquième; ils devaient être Agés de 40 ans et payer 1000 f^. de contributions directes. Depuis 1830, ils furent élus pour cinq années consécutives; il suffisait d'avoir 30 ans et de payer 500 fr. de contributions. Le roi convoquait cnaque année la Chambre; il pouvait la proroger ou la dissoudre; mais, dans ce dernier cas, il devait en convoquer une nouvelle dans l'espace de trois mois. La Chambre des Députés a repris depuis 1852 le nom de Corps législatif,

CHAMBRE DES LORDS (House of Lordsjf l'uue des d«ax chambres du Parlement anelais, se compose des pairs héréditaires ou nommés par le roi. En 1820. le nombre des pairs était de 291 pairs anglais, de 16 pairs écossais et de 32 pairs irlandais: ce qui taisait 339 lords. L'introduction des pairs catholiques

en 1829enaportéle nombre à 400. La Chambre des Lords admet dans son sein des pairs ecclésiastiques

Page 1