‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 252 sur 578 · CHIL · texte numérisé non relu

CHIL

CHIH

da palais; mais celui-oL Ven fit l>lentOt descendre pour l'enfermer de nouveau dai» on ciottre et se fit prodamer roi à sa place (752). Ghildértc mourut en 755, laissant un fils, Thierry, qui Técut obscurément au couTent de Fontenelle.

CHILI, état de rAmêrique méridionale, situé entre 72*-77» long. 0. et 25*-44« lat. S., s'étend le long des cdtes du Grand Océan sur une longueur de 2000 kiL env.. avec une largeur de 220, et a pour bornes au N. la Bolivie, à TE. les Provinces-Unies du Rio-de-la-Plata, et au S. la Patagonie ; 1 500 000 h. Capitale, Santiago. Le Chili se divise en 13 prov. : Santiago, Valparaiso, Aconcagua, Coquimbo, Atacama,Colcbagua, Talca, Maule, Concepcion, Avance, Yeble, Valdivia, plus rarchi])el de Chiloé. Villes principales : Santiago, Valparaiso, San-Felipe, Coquimbo, San-Femanao, Cauquenes, Concepcion, Valdivia et San-^rlos. Le sol s^élève graduellement depuis la céte jusau'auz Andes, qui séparent le Chili de Tintérieur de l'Amérique méridionale. Ces montagnes renferment un grand nombre de volcans toujours en éruption. Elles recèlent les mines les plus riches d'or, d'argent, de fer, de cuivre, d'êtain. Les

{>rincipales riv. sont le Guasco, le Haypo. le Maule, a Ouiilota^ la Valdivia. Le climat du Chili est trèsvarié; la cnaleur y est extrême, mais elle est tempérée par les brises de la mer et par des pluies abondantes; la terre est d'une très -grande fertilité; d'immenses forêts de cèdres rouges, de cocotiers, de lauriers, de pins du Chili, couvrent les flancs des Andes ; toutes les plantes tropicales et les productions végétales de l'Europe y croissent avec rapidité. La vigogne , le guanaco , espèce de chameau, sont les quadrupèdes particuliers au Chili. On V trouve aussi une grande quantité de perroquets, d'oiseaux-mouches, des autruches, des condors, et des myriades d'insectes et de reptiles: le guano s'y trouve en abondance. Les indigènes descendent de deux races distinctes, les Araueans ou Àraueantens, gui forment encore aujourd'hui un Ëtat indépendant (V, abauganib), et les Puelehes on HuilHcnet^ qui habitent particulièrement les montagnes et se distinguent par leur taille élevée. — Avant la conquête des Éspa^ols, le Chili avait été envahi par les Incas et faisait nominalement partie de l'empire du Pérou, mais sans avoir été soumis de fait. En 1536, Almagro, envoyé par Pizarre, pénétra dans ce pays, mais essaya vainement de s'y maintenir. Valdivia, en 1540, tenu une nouvelle expédition; il fonda les villes de Santiago, de Concepcion et de Valdivia, mais fut défait et mis à mort par les Araucaniens (1550). L'Espagne néanmoins annexa le Chili à la vice-royauté du Pérou, mais des guerres continuelles avec les indigènes en retardèrent la soumission jusqu'en 1773. En 1810 le Chili secoua le joug de sa métropole et proclama son indépendance. Retombé un instant sous la domination espagnole en 1814, il s'insurgea en 1817 sous la conduite du général St- Martin. La victoire de Maypo (avril 1818) assura son indépendance et le Chili s'érigea en république. Toutefois le nouvel Ëtat ne tut définitivement constitué qu'en 1826, par les efforts de Ramon-Freire et d'CHiggins. Son indépendance fut reconnue en 1844 par l'Espagne. Ce pays est un des plus florissants de l'Amérique du Sud; il est sillonné par plusieurs chemins de fer.

CHILLAMBARAN, Y. maritime de l'Inde (Kamatic), sur le golfe de Bengale, à 50 klL S. de Pondichéry. Fameuses pagodes.

CHILLAN, volcan du Chili, par 73* 55' long. 0., 15*56' lat. S., au pied duq. est une v. de même nom.

CHILLINGWORTH (W.), controversiste. né à Oxford en 1602, mort en 1644, fut élevé dans la religion anglicane, se convertit au Catholicisme à 17 ans. puis retourna au Protestantisme, et devint un des Adversaires les plus ardents de l'Eglise romaine. Il Pat^ua avec violence dans un traité intitulé : La Ueligum protesianU, moym teûr de salut, Oxford,

1637 (trad. en français, Amsterdam, 1730). H ]irtt parti dans la guerre civile pour Charles I, accompt-

Sa ce prince au siège de Glocester , et fût pris pu I rebelles; il mourut entre leuis mains. Locke cite les écrits de Ghillingworth comme les plus propies à former à la rigueur du raisonnement. Cependant, à force d'examiner le pour etle contre, ce fomeuxeootroversiste était tombé dans un incurable scepticisme.

CHILLON . château fort de Suisse (Vaud) . à 6 kil. S. E. de Vevay, sur un rocher isolé dans le lac de Genève, bâti au xn* s. par un duc de Savoie, servait de prison d'fiut. Bonnivard, patriote genevois, i fût détenu (1530-36) : ses malheurs ont inspiré à lord Byron un de ses plus beaux poèmes.

CHILOÉ (archipel de) . dans l'Océan Pacifique, sur la céte du Chili, dont il forme une prov.: 620Û01l Il comprend 47 îles principales, dont la plus grande se nomme Chiloé; cn.-L San-Carlos. Commerce ac* tif aTec le Chili. Les habitants sont habiles marins. Cet archipel fut découvert par Mendoza en 1568. Il dépend du Chili depuis 1826.

CUILON, de Lacédémone, un des sept sages de la Grèce, rivait vers l'an 600 av. J.-C. et fut épiiore en 566. Il mourut de joie, dit-on, en embrassant son fiJa couronné aux jeux olympiques.

CHILPÉRIC I, le plus jeune aies fils de Ootaire I, reçut en partage le roy. de Soissons l'an 561. Son règne n'est qu'une suite de crimes. Il avait épousé une princesse nommée Audouère; il la quitta bientôt pour entretenir avec Frédégonde un commerce illégitime. Il éloigna pour quelque temps cette femme criminelle, afin d'épouser Galsuinte, fille d'Atbanagilde, roi des Visigoths d'Espaffne, et sœur de Brunehaut; mais il revint bientôt 1 Frédégoode, après avoir fait étrangler Galsuinte (567). Cet assassmat fut l'origine de la haine que se vouèrent Bnmehaut et Frédégonde, haine qui enfanta de nouveaux crimes. En 575, Chilpéric. qui était en ffuerre avec son frère Sigebert. époux de Bnmehaut, nit enfermé dans Toumay et réduit à la dernière extrémité; pour sortir de ce mauvais pas, il fit, de concert avec Frédégonde, assassiner son ennemi. Il périt loi-même assassiné, â Chelles, en 584 : on accusa de ce meur tre cette même Frédégonde, dont il avait-, disent quelques historiens, découvert les intrigues avec on seigneur nommé Landry. Ce prince cruel, qu'on a surnommé le Néron de son temps, s'occupait néanmoins de théologie et de littérature.

CHiLPâRic II, roi de France (715-720), fils deCtiildéric II, fut élevé dans un monastère sous le nom de Daniel, et placé sur le trône en 715, par Rainfroi, maire du palais de Neustrie. Ayant eu l'imprudence d'attaquer Charles Martel, maître de l'Austraaie, il fut vaincu, pris, et ne conserva delà royauté que le titre. On le compte parmi les rois FainéanU,

CHIMAY, V. de Belgique (Hainaut), sur la Blan* che, à 44 k. S. de Charleroi; 3000 h. Toiles de coton chapeaux. Beau château. Aux env. ardoisières, fonderies de fer. — La seigneurie de Chimay appartenait, au xm* s. , à la maison de Nesle-Soissons; elle passa ensuite entre les mains des sires de Beaumont^ et des ChâtiUon, comtes de Blois; puis fut vendue à la maison de Croy. Les membres ae cette dernière famille la firent ériger en comté par Charles le Téméraire en 1470, et en principauté par l'empereur d'Allemagne en 1546; en 1612, cette principauté échut par héritage à la maison de ligne-Aremoerg, qui la garda jusqu'en 1686. La maison de Hennin la posséda ensuite jusqu'en 1750, époque où elle passa par mariage dans la maison de Caraman qui la possède encore aujourd'hui.

CHIMAY (le prince et la princesse de). F. cabama» et Mme taluen.

CHIMBORAÇO, mont de l'Amérique du Sud, une des plus hautes de la chaîne des Andes, dans la Nouv. -Grenade, atteint 6530* au-dessus du niveau de la mer. Son sommet est couvert de neiges étar* nelles, quoique situé presque sous l'équateur (1*

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47* tat. S.): il ottn un aspect majestueux lorsqu'on le contemple de la mer. Visité od 1802 par Humboldt et Bonpland, et en 1831 par M. Boussingault.

CHIMÈNE ou XIM&NB , épouse du Cid, était fille du comte Lozano de Gonnaz. issu des rois de Léon. Après la mort de son époux , elle défendit héroïquement Valence contre les Maures, mais sans pouvoir la sau?er. Le rôle que lui prête Corneille dans le Cttf est tout entier de Tinvention du poète.

(MTMffiBK {]a).ChifMeray monstre fabuleux, né en Lycie, de Typnon et dTEchidna, a^ait la tête d'un lion, la queue aim dragon, le corps d'une chèvre, et vomissait des tourbillons de flammes et de feu. Bellérophon combattit ce monstre par Tordre d'Iobate, roi de Lycie , et le tua. La Chimère était, à ce ou'on croit, une des cimes du Gragus, montagne de la Lycie, au sommet de laquelle était un yolcan.

GHlNALABAir ou sàrac, cfemier roi de Ninive, monta sur le trône en 647 avant J.-C, se rendit méprisable par sa mollesse, et laissa les Scythes ravager ses fitats. Nabopolassar, gouverneur de Babjlone, allié avec Cyaxare, roi des Mèdes, prit Ninive en 635 av. J.-C, et obligea Chinaladan à se donner la mort Son royaume mt réuni à celui de Babylone.

CHINALAPH, riv. de TAfirique anc.auj. le Chelif.

CHINCHILLA, Salaria^ v. d'Espagne, dans la proT. d*Albacète, à 13 k. de cette v.; 8000 h. Château fort. Commerce de soieries.

CHINE. On entend sous ce nom : 1* toute l'étendue des contrées que comprend l'empire chinois; 2* la Chine proprement dite.

BMPiBB CHiMois. Cet empire, appelé par les indigènes TcUh^hing-koun (le Céleste empire), forme un Tiste et puissant Ëtat, situé dans l'Asie orientale, eatre 69*-14P long E., W-bV lat. N. U est borné an N. par le Turkestan et l'Asie Russe: à l'Ë. par les mers d'Okhotsk, du Japon, de la Chine; au S. par l'empire d'An-nam, le roy. deSiam, l'empire Binnan et le royaume de Népal; à l'O. par la confédération des Seikhs et le Turlcestan. Cette immense étendue de pays comprend près de 3500 k. du N. aa S. et 8000 de TE. à l'O. Sa population peut être Moée à 400 000000 d'hab. Cb.-l. général, Pékin. l48 contrées que comprend l'empire chinois peuvent se partager ainsi : 1* Chine proprement dite; I*pay8 soumis : Ifandchourie • MonÂ^olie, Thianchan-pe-lou (ou Dsoungarie et pays des Kirghix), Thian-chan-nan-lou (ou Petite Boukharie)j Khoukhounoor; 3* pays tributaires : Sizzang (ou fhtdrt), peb-radjah (ou BotOan), roy. de Corée et roy. des Iles de Lieou-kieou.

CHUTE proprement dite, en chinois Tien-hia (c.-à-d. ce qui est sous le ciel). Tchong-koue j[rempire du milieu), Tehong-hoa (la fleur du mibeu). le Ca- (ay du moyen ftge, partie principale de l'empire chmois,. comprise entre 105*-120* long. E. et 2V- 41* lat N., a pour bornes : au N. la Mongolie, dont ^ est séparée par une grande muraille oe 2500 k. ; ^ l'O., le pays au Khoukhounoor et le Thibet ; au S. 0. le roy. de Siam et l'empire d'An-nam, au S. E. et à l'E. le Grand Océan ; 2800 k. du N. au S, et 2900 <ie VE. à l'O; 180000000 h. Ch.-l. Pékin. La Chine se divise en 18 prov. qui se partagent en 5 groupes : ^tt N., Pé-tchi-Ë, ch.-L7Példn,

Chan-si,

Chen-ei,

Kan-sou.

*10., Szu-tchouan,

Youn-nan, Ans., Kouang^i.

Kouang-toung,

^^., Fott-kian, Tche-kiang, Kiang-sou, Chang-toung.

Au Honan.

«ntre. An-hoéi,

Thal-youan.

Si-an.

Lan-tchéou.

Tching-tou.

Youn-nan.

KoueX-lin.

Kouang-tchéou

(Canton).

Fou-tchéou.

Hang-théou.

Kiang-ning (Nankin).

Tsi-nan.

Khal-foung.

An-king.

Houpé, Wou-tchang.

Khiaag-si, Nan-tchang.

Hou-nan, Tchang-cha.

Koueï-tchéou. Koueï-yang.

Chaque prov. se subdivise en département f/^), en arrondissements {tchéou) et en districts (nûm). '

La Chine a de hautes montagnes, surtout à l'O. et au S. E31e est arrosée par un grand nombre de fleuves dont les principaux sont le Hoang-ho (fleuve Jaune) et le Yanig-tsé-xiang (fleuve Bleu), qui tous deux coulent de l'O. à l'E. et se jettent dans le Grand Océan. Le climat de la Chine varie suivant les latitudes, mais il est chaud en général; les hivers y sont secs et les étés pluvieux. Le sol, d'une fertilité extraordinaire, produit en abondance toutes les plantes tropicales, principalement le thé, le riz, le bambou, le coton, la canne à sucre, le poivre, le tabac, le nétel: on cultive dans les prov. mérid. le palmier, le mûrier, le cocotier, le cèdre, l'érable, le cannellier. etc. Cette contrée possède de riches mines d'or, d'argent, de cuivre, de fer, de plomb, de mercure, de bouille et de sel; des carrières d'ax^ doise, de marbre, de lapis-lazuli, de cristal, de jaspe, etc. — Les Chinois sont en général de petite taille. Ils ont le teint jaune, la tête de forme conique, la figure triangulaire et les yeux petits; leurs sourcils sont placés très-haut et presque sur une ligne droite, la racine du nez est large et la lèvre supérieure fait saillie sur l'inférieure. Ils sont sujets à une lèpre contagieuse. Leur naturel est doux et pacifique, mais ils sont rusés et méfiants. Nulle part la famille n'est plus respectée et les liens plus étroits entre le père et les enfants. Cependant on tolère l'exposition des nouveau-nés. L'agriculture est chez eux en honneur; elle reçoit du gouvernement de grands encouragements. Les arts mécaniques sont assez avancés; néanmoins, quoique les Chinois aient connu lon^emps avant les Européens la boussole, l'imprimerie, la poudre à canon, leurs habitudes routinières les ont empêchés de perfectionner ces inventions. Leur architecture est nizarre, mais légère; le tracé de leurs jardins élégant Quant à leur dessin, c'est une servile reprâentation de la nature, sans aucune perspective et dépourvue de toute espèce d'art. Les sciences sont fort arriérées; les mathématiques, l'astronomie, l'histoire naturelle sont celles qui ont fait le plus de progrès. La littérature des Chinois est riche, variée, surtout en fait d'histoire, de romans, de pièces de théâtre. Les deux langues principales sont le mandchou et le chinois; l'écriture est comme une langue à part : de même que nos chiffres, elle exprime, non les sons, mais les idées; on n'y compte pas moins de 100000 caractères : très-peu de personnes les connaissent tous. — L'industrie est très-active chez les Chinois : ils excellent dans la fabrication de la porcelaine, dans les vernis, les papiers de soie et de tenture, l'encre de Chine, les soieries, les nankins et autres tissus. Ils exécutent avec une perfection inimitable les ouvrages de laque, d'ivoire et de bambou, les figurines, les instruments de musique et les fleurs artificielles. Le commerce extérieur est trés-restreint; longtemps les ports de Canton et de Macao étaient seuls ouverts aux étrangers; on y a

joint en 1842 Fou-tcheou, Amoy, Ning-po, Changhai. Le commerce intérieur se fait par les fleuves et canaux, et emploie un nombre infini d'habitants qui vivent sur des barques ou jonques, dont la multitude forme en certainee localités des villes flottantes. — Le gouvernement est monarchique et absolu, mais tempéré par le droit de représentation accordé à certaines dasses de magistrats et par l'obligation où est l'empereur de ne choisir ses ministres que dans le corps des lettrés et d'après des règles fixées. Les lettrés, qui sont au nombre de 500000, forment, avec les officiers militaires, la noblesse de l'Etat. Ils ne reçoivent ce titre de lettré qu'après un examen sévère; eux seuls ont le droit de prétendre aux enip

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