‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 253 sur 578 · CHIO · texte numérisé non relu

CHIO

plois publics et au titre de mandanns {V, oe mot). Après la classe des lettrés vient celle des agriculteurs, puis en 3' et 4* rang, les industriels et les commerçants. L'empereur est chef de la reli^on en môme temps oue oe l'fitat 11 réside d'ordinaire à Pékin. On évalue les forces militaires à 1 300 000 hommes, mais ces troupes sont mal armées et mal exercées ; elles emploient encore Tare et la flèche. Leur artillerie est lourde ) très-mauvaise et leur tactique peu savante.^ Trois ouïtes différents régnent en Cnine : 1* celui - ' ^ " . .^ je5t

; ce

mais point de prêtres (l'empereur seul remplit les devoirs religieux au nom de tout le peuple) j ce culte recommande surtout la piété filiale, le respect pour la yieillesse et le culte des morts ; 2* celui ne Tao^ ou de la Raùon primitive, culte établi 600 ans av. notre ère par le philosophe Lao-Tseu, mais qui a dégénéré en nne sorte de polythéisme : les prêtres de cette religion s'occupent de magie et d'astrologie ; 3* celui de Bouddha, en chinois Fo (V« bouddhisme). On trouve aussi dans la Chine des Musulmans, des Juifs et quelques Chrétiens, qui sont pour la plupart des Chinois convertis par les Jésuites. Après avoir été accueillis avec faveur, surtout aux xyu' et zvui* s.

(F. AMIOTi DUHALDEy LIOOBIEN, UAiLLkf PABBNMIN,

etc.) . les Chrétiens y sont devenus l'objet de cruelles persécutions.

Histoire. Les Chinois se donnent une antiquité merveilleuse : leurs annales ne comprendraient pas moins de 80 à 100 000 ans^ Cependant on peut raisonnablement placer vers le xxx* siècle av. J.-C. l'existence de Fo-hi, leur V législateur, et celle de Yen-ti ou Chin-nong» leur 1«' agriculteur. C'est à partir de l'an 2637 av. J.-€., sous le règne de Houangti, 3* souverain de la Chine, que les Chinois font commencer leur ère historique et qu'ils comptent leurs cycles, dont la durée est 60 ans. Ii'histoire nomme six successeurs de Houang-ti (parmi lesquels on distingne Yao), jusqu'à Tan 2197, époque de l'avènement de Yu , chef de la dynastie Hia, l** dynastie impériale. Du z* au m' s. av. J.-C., sous la dynastie des Tchéon-kue, c.-4-d* des rots ûonibattanti, la Chine fut morcelée en un nombre infini d'fitats indépendants, perpétuellement en guerre les uns contre les autres. Enfin l'an 247 av. J.-C. , Thsin-chi-hoang-ti f de la dynastie des Thsin, réunit sous son empire tonte la Chine (qui prit de lui son nom) , repoussa les invasions des Mon-

2 ois et construisit la grands muraille, qui sépare i Chine de la Mongolie, 214. A la dynastie des thsin succéda celle des Han (de 202 av. J.-C. à 226 après J.-C.) : elle agrandit l'empire par de vastes conquêtes, encouragea les sciences et les lettres, et fit recueillir les ouvrages de Confucius^ mort Tan 479 ay. J.-C. Au n* siècle de notre ère, époque des grandes migrations des nations de l'Asie, la Chine eut à sabir plusieurs invasions et finit par se diTiser en deux empires: celui du nord, et celui du sud où se succédèrent plusieurs dynasties. Ces deux tm*

!>ires furent enfin réunis sous l'empereur Li-ang 618), fondateur de la dynastie Tang, qui conserva e pouvoir pendant trois siècles. Du ix* au un* s , la Chine fut ratagée par les invasions continuelles des Mongols et des Tariares. En 122&« les Tartares avaient conquis toute la partie septentrionale jusqu'au fleuve Bleu et avaient soumis à un tribut les rois de la dynastie Song, qui occupaient les provinces au S. de ce âenve. Ceux-ci appelèrent à leur secours les Mongols : Konblai-Khan, leur chef, repoussa en effet les Tartares (1260), mais il chassa bientôt après les rois Song eux^némes, et devint ainsi maître de la Chine entière; il fonda la dynastie Yen (1279). Les princes de cette dynastie respectèrent les moBŒv et les usages du peuple vaincu ; cependant ils ne purent maintenir longtemps leur domination, et, sous le règne de Choun-ti (1366),

un Chinois nommé Tchou souleva la population oodtre les étrangers, expulsa les Mongols et monta sur le trône sous Us nom de Taî-tsou. Ses successeuiN. appelés Mings, régnèrent jusqu'en 1644, et furent

I)resque tous des princes distingués : c'est sogs I^ e règne de Tun d'eux mi6 les Porttigais abordèrent à Macao, en 1514, et ootinrentle droK de commercer avec la Chine. Enfin, paf tme dernière lévohtion, les Tartares Mandônout, à qui l'emperecr Chin-tsong avait permis, depuis l'an 1573, os s'établir dans les provinces septentrionale, s'emparèrent de Pékin, et détrônèrent le prince régnant, Tchang-ti; leur chef, Choun-tchi, se.fif proâamer empereur de toute la Chine (2644), et commença h dynastie des Tsin, qui règne encore. C'ùgl surtout sous la dynastie mandchoue que Tempire chinois a atteint l'mimense étendue qu'il poâsède actuellement: Kang-hi (1662-1723) soumit toute la Mougo^ lie et ille Formose i Kien-long (1735) Cotumt le Thibet, le Kachoar, la Dzoungarie, et étendit son empire jusqu'à la Boukharie et aux frontières de l'Hindoustan. En 1795, il abdioua en laveur de son fils Kia-king dont le régne fut troublé par des séditions continuelles. Mian-ning , fils de ce dernier, surnommé Tao-kouang (splendeur de la raison), ne craiffnit point, en 1840, de déclarer la guerre aux Anglais, qui, malgré ses défenses, avaient importé de l'opium dans ses Etats : cette guerre s'est, après une faible résistance des Chinois, terminée àTavantage de l'Angleterre, qui, par te traité de 1842^ a obtenu l'ouverture de 5 ports. Peu d'années après, en 1850, éclatait en Chine une vaste insurrection, dirigée par un descendant de la dynastie desKing, Teen-ten : les insurgés, partis de laprov. deKwan^si, se sont emparés en 1853 de Nankin ; ils sont maîtres auj. d'une moitié de l'empire. En 1856, & I& suite d'insultes faites par des Cmnois au pavillon de l'Angleterre, les Anglais , unis cette fois aux Françaûi, déclarèrent de nouveaula guerre à Fempire chinois : Canton fut bombardé et occupé (18571, et l'empereur Hien-foung, ai4. régnant, fut owgé de signer, le 28 juin 1858, le traité de Tientsin, qui ouvrait de nouveaux ports et accordait de nouveaux avantages aux Européens. Les Chinois ayant refusé d'exécuter quelques-unes des clauses du traité, les Anglais et les Francs réums forcèrent, le 'il août 1860, après une vive résistance, l'entrée du Pelho, fleuve qui conduite Pékin; bientôt après, ils entrèrent en vainqueurs dans Pékin môme et l'empereur eut à souscrire à de plus dures conditions.

CHlNGr-EJNG, prov. de l'empire chinois, dans la Mandchourie, bornée à l'O. par le Pétchi-li, i TE. par la Corée, au S. par la mer; 500 kil. sur 300; 680000 hab. Capit., Ching-yang ou Koukden.

CHINIAC DB LA BASTIDE (Pierre), savant magistrat, né en 1741 près de Brives, mort vers 18(K. fut successivement avocat au parlement de Paris, lieutenant de sénéchaussée et président du tribunal criminel de la Seine (1796). Il s'est occupé de recherches sur le droit ecclésiastique et les antiquités nationales. On lui doit un Discours sur la religion

gauloise , 1 769, et une édition de V Histoire des Celirs e Pelloutier, 1770. — Matthieu, son frère, 17o9- 1802, entreprit un Abrégé de V Histoire littéraire de la France (des Bénédictins), 1772, ouvrage qui n'a pas été achevé, et publia une curieuse Dissertation sur les Basques, 1786.

CHINON, ch.-i. aarr. (Indre-et-Loire), à 44 kil. S. 0. de Tours; 6911 hab. Trib. de 1" instance; collège. Fabrique de toiles et de lainages. Commerce en grainS| vins, fruits, pruneaux de Tours. Patrie de Rabelais.— Cninon était jadis fortifié : il a soutenu plusieurs sièges. Henri II et Richard I, rois d'Angleterre, y moururent. Philippe-Auguste s'en empara en 1205. Charles VII y résidait quand Jeanne d'Arc lui fut présentée.

CHIO. F. CBI0& CHIOGGIA ou cmozzA, Fossa Claudia j v. ae

Page 1