‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 254 sur 578 · CHIR · texte numérisé non relu

CHIR

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Vénétie, à 34 kil. S. de Venise, à Textrémitô £. ctes tagones; 35 000 hab. Ërêché. Port, 2 forts. Belle eath6drale. — Ghioggia fut le thôfttre de combats nombreux entre Venise et Gônes, notamment de 1378 à 1381 (Guerre de Chioggia) : Venise resta en possession de la ville disputée.

CHiOtr, d'Hôraclée (Pont}, diseiple de Platon, déliyra sa patrie du tyran Gléarque (352 av. J.-G.), mais périt lui-mdme dans cette entre])rise. On a sous son nom un Recueil de Lettres, qui ne sont sans doute que Fœutre d'un néoplatonicien du iv* siècle; il a été publié à Venise en 1499, à Dresde en 1765. CHIOS on CHio, CMus, anj. Scio, lie de TArch^ pel grec, au S. de Lesboe, à 8d k. 0. de Smyrne, prés de la cCte ooeidentale de TAsie-Mineure, dont elle n'est séparée oue par un canal étroit. Elle conmte auj. 63000 Wb. et a pour capit Chio, sur la côte E., aTEc 14 000 h. Archevêché grec. Vins renonmiés, tigaes, térébinthe, mastic, quNon tire du lentisque; c'est de 111e de Chio qu'est venu le céleri. -> Gette lie fut eokmisée primitivement par les PéJasges et les Carfens, puis par des habitants des lies de Crète et d'Enbée. Elle changea plusieurs fois de nom, fut appelée Ophiuse, Piiyute, jEthale^ Maeris ei enfin Chiot. Ellis se vantait d'avoir donné le jour II Homère; elle est la patrie du poète tragique Ion, de rhisforien Théopompe, du phuosophe Métrodore, des artisCes Bupale^ Anuienne, etc. Chios eut de bonne heure une marme imposante. Du temps des guerres médjques, etie fut contrainte de fournir des contingents au grand roi; mais après la défaite de Xerzôs, elle s'unit à Gimon. Elle resta l'alliée d'Athènes dans la pierre da Péloponnèse; elle subit avec cette cité le joug de Lacédémone, puis des rois de Macédoine. Après la mort d'Alexandre, elle échut aux rois de Pergame ; elle devint l'alliée de Rome en se déclannt rantre Philippe, roi de Macédoine; mais, ayant plus tard fourni* des secours à Mithridate. elle fut réduite en province romaine et perdit dés lors toute son importance. Chios, au temps des croisades, fut prise et reprise par les- Génois, par les empereurs grecs et latins, par les Turcs, par les Vénitiens. Les Génois la possédèrent de 1346 à 1566, époque à laquelle les Turcs s'en emparèrent. En 1821, les Chiotes tentèrent, mais en vain, de se rendre indépendants; leurs efforts causèrent la ruine de cette ue, qui fut horriblement dévastée en 1822. CHIOZZA. F. CHiOGOià.

CH1PPAWAY9. peuplade indigène de l'Amérioue lept.^ de la race des Algonquins, habite entre le lac Xichigan et le Mississipi et sur les bords du lac Supérieur, du lac des Bois, de l'Ottawa, duRed-River, et de ]a rlT. de l'Esclave. On porte leur nombre à 30Û0O. Ils se divisent en plusieurs tribus: les prin> cipalessont : lesOttawas, les Grées, les PoÛe-Avoine, les Sauteurs, etc.

€HIPPENHAJI, V. d'Angleterre (Wilts), & 31 kil E. de Bristol; 5270 hab. Beau pont sur l'Avon, chemin de fer. JoUe église. Draps fins.

GUIQUITOS , peuplade indigène de VAmérique mërid., dans la partie S. E. de k Bolivie. Ils sont chasseurs et pècneurs. Les missionnaires ont vainement tenté de les convertir.

CHIRAC (Pierre), médecin, né à Gonques en Rouergue (Aveyron), vers 1650, mort en 1732, obtint en 1687 une cnaire à MontpeUler, fut nommé en 1692 médecin de l'armée de Cataloj^e , où il guérit unedyssenterie épidémioue qui faisait de grands ^^^>Lges, suivit le duc d'Orléans, depuis régent, en Italie et en Espagne (1707), vint ensuite se fixer à ^^ris, fut nommé en 1718 surintendant du Jardin des Plantes, et en 1730 1" médecin du roi Louis XV. On a de lui : une Dùsertaiion sur les plaies et des Consultations dans le recueil de Dissertations et Consultations de Chirac et Syha, 1744.

GHIRAZ, V. de Perse, ch.^. du Farsistan, à 333 k. 8. d'Ispahan, par 50- 17* long. E., 29- 36' lat N.; 30000 nab. Murailles en briques, citadelle. Gette v.

I fut fondée vers 700 p&r les Musolmans. près des ruines de Persepolis. EUe renfermait jadi^ dé trèsbeaux mausolées, des mêdressehs ou collèges, deji bazars, des caravansêraîs, des bains; mais eUeaété

Sresque entièrement détruite par les tremblements e terre de 1813, 1824 et 1853. Les ouvriers de Ghiraz passaient pour habiles armuriers et émailleurâ. Patrie dea poètes Saadi et Hftfis. Les environs de cette ville produisent des vins délicietiï.

CHIRON, centaure, né des amours dé Saturne tnétamorphosé en chetal, et de la nymphe Philyre, excella dans la chasse l'astronomie et Ifl médecine, il habitait le mont Péhon en Tbessalie. Il fut le gouverneur d'Hercule et plus tard d'Achille. Atteint par accident d'une flèche trempée dans le sang dé l'Hydre de Leme, il implora la mort: Jupiter abrégea •es souffrances et le plaça dans le ciel ofl il forma la constellation du Sagittaire. Selon Pline, il se guérit avec la plante appelée depuis Centaurée.

CHIRYAN, c.-à-d. Marche, gouvt méridional de la Russie, a pour bornes au T^, le Daghestan, au S. l'Brivan et le Kour, à l'O.la Géorgie, à l'E. la mer Caspienne^ ch.-I. Ghamakie, au pied du Caucase; 120000 nab. On le divise en 4 prov., dont les ch.-l. sont: Vieille-Chamakie, Bakou, Nouchi, Chouchi. Beau climat, sol varié et riche.— Le Gbirvan répond à Tanc Airopatène; réuni au Daghestan, il portait Jadis le nom d'Albanie. II fut longtemps une ptot. de la Perse. Au xvni» siècle, Pierre le Grand s'en em-

Sara; mais il fut depuis rendu à la Perse qui le céda éfinitivement à la Russie en 1813. Il fait atj. partie de la prov. Caspienne.

Cmusi, Clusiufn ^houre de toscane, à 64 k. S.B. de Sienne; 300 h. Air malsain F. CLtJsiuu.

CUIVASSO, en français Chivas. t. jadis forte des Ëtats sardes, à 23 kil. N. K. de Tarin, sur le Pô; 8000 h. Haras; grains, bestiaux.

CHiVëRNY (Phil. EDRAULT, comte de), né en 1528 à Ghivemy (Loir-et-Cher), mort en 1599, ftrt conseiller au parlement de Paris, mattre des requêtes (1562), et assista aux bat. de Jamac et de Moncontour. Henri lU le nomma garde des sceaux en 1578, lieutenant général de l'Orléanais et du pays Chartrain en 1582. Après la journéB des Barricades, il fut disgracié, à cause de ses liaisons avec les Ligueurs, et s'éloigna de la cour. Henri IV le rappela et lui rendit les sceaux. II montra une grande habileté pour les affaires. On a de IviàesMêmoires de 1567 à 1599.

CHIZÉ, bourg de France (Deux-Sèvres), cant. de Brioux, sur la Boutonne; 640 h. Mines de 1er. Autrefois place importante, prise par Du Guesclin en 1373.

CHLADNI (Frédéric), pnysicien, né en 1756 à Wittemberg, mort en 1827 à Breslau, voyagea toute sa vie. Il sV)ccupa beaucoup d'acoustique , fit plusieurs découvertes intéressantes. Inventa un nouvel instrument de musique, Veuphone ou ela^iciflindre, composé de cylindres en verre, et publia en 1802 un Traité (^acoustique , en allemand, trad. en français, 1809. On lui doit aussi des Disseriatiotts 3at les météores et les aérolithes (Vienne, 1819).

CHLOPICKI. général polonais. F. klopicu.

GHLORIS, fille d'Amphion et de Niobé, échappa au massacre de ses frères et de ses sœurs, mis à mort par Diane, et épousa Nélée dont elle eut douze enfants, qui tous, à l'exception de Nestor, furent massacrés par Hercule à la prise de pylos. Elle s'appelait d'abord Mélibëe : le nom de Chloris (pdle) lui nit donné à cause de la pâleur que lui causa la mort trafique de sa famille. — Chloris est aussi le nom de Ja déesse des fleurs chet les Grecs. V. plorr.

CUMIELNICKI (Bogdan) , hetman des Cosaques, avait d'abord servi avec distinction dans l'armée polonaise , et était devenu le confident du roi Wladislas VII. En 1632 il demanda au nom des Cosaques de l'Ukraine le droit de siéger à la diète d'élection polonaise. Gette demande avant été rejetée avec mépris, les Cosaques se révoltèrent (1637); mais ils furent battus à Boworwlca. Dix ans après, 1 «47, r h n i i e !•

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nieki organisa une rôyolte générale, défit et prit à Konoum le vainqueur de Bowcrwica, Nicolas Potocki, et, profitant de la mort du roi Wladislas, enlahit la Pologne et contraignit la diète à étire roi Jean Casimir (1648). Ce prince reconnut Chmielnicki comme hetman des Cosaques; toutefois il se déclara bientôt contre lui : mais il fut défait à Zborow et forcé de recevoir les conditions aue lui dicta levainaueur. Ha^ré ces victoires, Chmielnicki, craignant oe ne pouvoir continuer la lutte avec avantage . signa avec les Russes, en 1654, un traité par lequel les Cosaques de l'Ukraine reconnaissaient la souveraineté de la Russie. Il mourut trois ans après (1657).

CHOA. paysd'Abyssinie, à TE. du Gondar, compte env. 1 500000 bab. et a pour v. principales Ankober, Tégoulet, anc. capitale, auj. ruinée, et Ghoa, résidence d'un négus. V. ankober.

CHOASPE ou BULÉR, Choasp€t,EuUnu^9L\i\. Kûirck- Sou ou Kerkahy riv. formée de 2 branches, venant. Tune du pays des Uxii (coulant du N. au S.) , l'autre de la Parétacène (de TO. à TE.), baignait la Susiane et se joignait à une des bouches de l'fiuphrate. Eaux limpides. —Fleuve de l'Inde, affluent au Cophès, arrosait le Paropamisui. C'est aui. VAlùchang,

CUOCO, riche prov. de la N.-Grenade, dans le dép. de Cauca, à l'O. de la prov. d'Antioquia, est traversée par le fleuve Atrato. Elle compte env. 30 000 iiàh, et a pour ch.-l. Quibdo. Mines d'or et de platine.

CHOCZIM ou KHOTiN, V. de la Russie d'Europe (Bessarabie), sur le Dniestr, à 60 k. N. E. de Czernowitz et en face de Kaminiec; 12000 h. Bonne citadelle; position importante. Souvent prise et re-

K*se par les Polonais, les Turcs et les Russes. Les ros y furent battus en 1673 par le Polonais Sobiesky, et en 1739 par les Russes.

CHODORLAHOMOR, roi de l'Ëlymalde du temps c^Abraham, étendit ses conquêtes jusqu'à la mer Morte, et fit prisonnier Loth qui occupait une partie de la terre de Chanaan. Abraham accourut avec ses serviveurs au secours de son neveu, battit Chodorlahomor, et délivra Loth.

CHQBRILUS. On connaît sous ce nom 2 poètes ç-ecs: un poète dramatique d'Athènes, contemporain et rival de Phrynicus et d'Eschyle (vi« s. av. J.-C.),

Sii excella dans la tragédie et le drame satirique, n ade lui quelques fragmenis (dans la coliect. Didot) . On lui attribue l'invention des masques; —un poète épique du v* s. av. J.-C. , natif de Samos, auteur d'un poème sur la 2* guerre médique. Les Athéniens lui donnèrent un stater d'or pour chacun de ses vers, et ordonnèrent que son poème fût chanté publiquement comme ceux d'Homère. Il en reste des fragments, qui ont été publ. par N»ke, Leipsick, 1817.

CHOISEUL , bourg de la Hte Marne, à20 k. N. £. de langres; 400 h. Anc. seigneurie d'où prend son nom l'illustre maison de Choiseul.

CHOISEUL, famille illustre de Champagne, issue des comtes de Langres, a pour chef Rajnard III, comte de Langres et sire de ChoiseuL qui épousa en 1182 Alix de Dreux, netite-fiUe de Louis le Gros. Elle a formé les branches de Langres , de Clémont, d*Àigremoru, de Beaupré^ d'Àillecouri^ de Francières, de Prasîin, du Plisssts, etc. Elle a produit plusieurs maréchaux : Charles de Choiseul, comte du Plessis-Praslin (1563-1626). qui servit sous Henri IV et Louis XIII; César, duc de Choiseul (1598-1675), qui défit Turenne à Réthel (1650), alors que celui-ci commandait l'armée espagnole; Claude, comte de Choiseul- Francières (1632-1711), qui se distingua au combat de Senef contre les Hollandais et fut fait maréchal en 1693; un ministre célèbre, un ambassadeur, etc. F. ci-après.

CBQiSBDL (Et. Franc, de), duc de Choiseul etd'Amboise, connu d'abord sous le nom de comte de Stairir vUlêf ministre d'État, né en 1719. mort en 1785, (quitta la carrière militaire pour s'adonner à la politique ; sut se concilier la iaveur de Mme de Pompadour, et obtint ainsi d'être nommé ambassadeur à |

Rome, puis à Vienne, et ministre des reiatioasex* térieures (1758). A peu d'intervalle de là, il fotcréft duc et pair ; il reçut le portefeuille de la guerre en 1761, en remettant celui des aflîaireâ étrangères l son cousin le duc de Praslin; en 1763, il reçut en outre le ministère de la manne. Après la mort de Mme de Pompadour, le dédain qu'il montra nour li nouvelle favorite, la comtesse du Barry, le nt disgracier (1 770) ; il se retira dans sa terre de Chanteloup, où il reçut les témoignages de l'estime publique. Le duc de Choiseul a été mis au rang de nos plus grands ministres : il réorganisa l'armée, créa l'Ecole militaire, releva la manne, fit ph)spéTer les colonies, signa le Pacte de famiUe qui réunissait tous les princes de la maison de Bourbon contre l'Angleterre, réunit la Corse à la France (1768), et s opposa aux projets ambitieux de la Russie sur la Pologne. C'est lui qui provotjua la bannissement des Jésuites (1762). On a publié sous son nom, en 1790, des MéfMires qui ne sont nullement authentiques.

CHoisBUL-oouFFiBR (Marie Gabriel), ambassadeur à Constantinople, né en 1752, mort en 1817, occupait une place distinguée parmi les savants. Dés 1776, il avait fait un voyage en Grèce et avait recueilli des matériaux précieux pour les sciences et les arts. 11 les consigna dans son Voffoge pittoresque en Grèce, dont deux volumes parurent de son vivant, en 1782 et 1809. et un 3* après sa mort, en 1824. Il fut admis dès 1776 à l'Académie des inscriptions, et en 1784 & l'Académie française. Il était ambassadeur à Constantinople lorsque éclata la Révolution : il se retira en Russie où il resta jusqu'en 1802, époque de sa rentrée en France. Sous la Restauration, il fut ministre d'Etat et membre du conseil privé. Choiseul fut le protecteur et l'ami de plusieurs savants, entre autres de l'abbé Barthélémy et de Delille. On distingue parmi ses Mémoires une Dissertation sur Homère^ un Mémoire sur Vhippodrome (T Olympien et des Recherches sur Voriginedu Bosphore de Tnrace. Il a laissé une précieuse oolleo- i tion d'antiquités, acquise par le musée du Louvre.

CHOISEUL (Gabriel, duc de), pair de France, né en 1762, mort en 1839, était neveu du ministre et fut élevé par lui. Colonel de dragons en 1791, il coopéra à la tentative d'évasion de Louis XVI, fut pour ce fait arrêté & Verdun, et ne recouvra la liberté que lors de l'acceptation de la constitution parle roi. Chevalier d'honneur delà reine, il resta auprès d'elle jusqu'à son incarcération au Temple, et n'émigra que quand sa tète eut été mise à prix. Arrêté en 1795 à Calais à la suite d'un naufiâ^, il échappa au supplice à la faveur de la révolution du 18 brumaire, et en fut quitte pour être déporté. Il rentra dans sa patrie en 1801, fut , à la KesUuration , appelé à la Chambre des Pairs, s'y posa en défenseur des institutions constitutionnelles, opina pour im simple exil dans le procès du maréchal Ney, défendit en 1820 le général Merlin impliqué dans une conspiration, se démit, à l'avènement du ministre ViUèle, des fonctions de major général de la carde nationale, et devint tellement populaire qu'a la révolution de 1830 son nom fut porté, avec ceux du maréchal Gérard et La Fayette, sur la liste du gouvernement provisoire. Dévoué à la nouvelle monarchie, il lui donna un constant appui. Le duc de Choiseul a laissé des Mémoires^ dont il n'a paru que quelques fragments : Départ de Louis Ivl ie 20 jutfi 1791, Paris, 1822; Procès des naufragés de Calais, 1823.

CHOIS Y (l'abbé de), prieur de St^Ld et pod doyen de la cathédrale de Bayeux, membre de l'Académie française, né à Paris en 1644, mort en 1724. Son père éuit cnancelier du duc Gaston d'Orléans, et sa mère arrière-petlte-fille du chancelier de L'Hospital. Jusqu'à l'ftge de 30 ans. bien gue pourru de plusieurs abDayes, il porta l'nabit fémimn, et, sous le nom de la comtesse de Barres ^ se livra an< excès les plus scandaleux. En 1676, il se rendit à

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Rome, et s'y convertit, n fit partie (1685) de la mission envoyée par Louis XIV près du roi de Siam, et se fit ordoQuer prêtre à Siam. On a de lui : Journal du voyage de Siam. 1687; Histoire de V Église; Mémoires pour servir à V Histoire de Louis 117.

CHOIST-LE-ROI, bourg du dôp. de la Seine, sur Ja r. g. de la Seine, à 9 kil. S. E. de Pari»; 4600 h. Station du chemin de fer d'Orléans. Soude, savon, etc.

CHOLBT, ch.-l. d'arr. (Maine^t-Loire), à 50 kil. S. 0. d*Apgers; 9638 hab. Trib., coUése. Toiles de coton, lainages, mouchoirs, teinturenes, papeteries, etc. — C'est depuis 1857 seulement que Cholet est ch.-l d'arr.; il a remplacé en cette qualité Beaupréau.

GHOLULA, ▼. du Mexique (Puebla^e-los-Angeles), à 18 kil. 0. de LaPuebla; 15 000 hab. Ane. cité sainte des Aztèques : on y voit un des temples mexicains nommés Téoeallis; il est construit en forme de pyramide : la base a plus de 410" de côté, et la platf-forme plu.s de 65.

CHOMEL (Aug. Franc.), médecin, né à Paris en 17^, m. en 1858, était issu d'une ancienne famille de médecins ; succéda à Laénnec dans la chaire de clinique de la Faculté de Paris (1827). 11 excellait par la sûreté de son diagnostic et la sagesse de sa pratique; il combattit les exagérations de Broussais. On lui doit plusieurs ouvrages devenus classiques : Etémenfs de pathologie, 1817 et 1840; Des fièvres et pes maladies pestilentieUes, 1821 ; Traité des dusofPftf*, 1856; ses Leçons de clinique^ 1834-1840. 11 était membre de l'Académie de médecine, où i J^'ioge a été lu par M. Dubois (d'Amiens).

CHOMMERAG, ch.-l. de cant. (Ardèclie), à 6 kil. S. E. de Privas; 1580 hab. Commerce de soie.

CHOBfPRÊ (Pierre), instituteur recommandable, fléen 1698 à Narcy (Hte-Marne), mort en 1760, tint à Paris une pension qui devint florissante et composa plusieurs ouvrages classiques pour l'usage de ses élevés. Les principaux sont : Dictionnaire abrégé de la Fable^ 1727, souvent réimprimé; Dictionnaire abrégé de la Bible^ 1755. — Son frère, Etienne Marie. 1701-1784, a donné un Recueil de Fables et des Béflexions sur les attributs de la Fable. — Son fils, Nie. Maurice, 1750-1825, consul de France à Malaga, puis conseiller au conseil des prises, a publié : ÈlérnenU d'arithmétiaue ^ d^algebre et de géométrie, 1776; Table* de réduction des mesures et poids; Méthode la plus naturelle pour enseigner à lire, 1813 (sans nom d'auteur), et une trad. du Commentaire sur les lois anglaises de Blackstone, 1823 .

CHOPIN (Frédéric), pianiste polonais, né en 1810 près de Varsovie, mort à Paris en 1849, parcourut la Pologne, la Russie. l'Allemagne, et se fit partout admirer par rori^inalité de ses productions et de son jeu, qui umssait à la haroiesae la méthode classique. Iljpaasa ses dernières années en France, où il introduisit les Haxurkas. On a de lui un grand nombre de compositions.

GHORASMU, peuple .nomade et sauvage de la Haute-Asie, de race scy^e, habitait au N. £. de la Parthiène, entre i'Ochus et l'Oxus, sur les bords du lac Ghorasmique, auquel il laissa son nom. CHORASMIQUE (lac). V. ARAL (mer d*).

CHORGES, Caturiges, ch.-L de cant. (Été- Alpes), à 24 kil 0. d'Embrun; 1600 hab. Ardoises, lieau marbre. Ruines antiques.

CHORIER (Nie), avocat de Vienne en Danphiné, ne en 1609, mort en 1692, a publié plusieurs bons ouvrages d'histoire et de jurisprudence, notamment VMisunredu Dauphiné, 1661-72, 2 vol. in-fol. Il writait en latin avec facilité et élégance; mais il a déshonoré son talent en composant dans cette langue ou publiant des dialogues obscènes sous les faux noms de Meursius et d*Aloisia ou Louise Sigée de Tolède. CHORON (Alex. Etienne), né à Caen en 1771, mort à Paris en 1834. apprit la musique sans maître. Il avait publié plusieurs ouvrages estimés sur cet art, kirsqu'ii fut chargé en 1812 de réorganiser

les maîtrises. Nommé en 1815 directeur de l'Opéra , il y eut peu de succès. Il fonda en 1817 une école de musique qui obtint bientôt les encouragements du gouvernement, et qui reçut en 1824 le titre d* Institution ou Conservatoire' de musique religieuse. Cet établissement produisit d'heureux résultats; mais ayant perdu en 1832 sa subvention, il déclina rapidement. On a de Choron : Principes de compositton des écoles d^ Italie j 1808; Dictionnaire des Mtuidens (avecFaplle), 1810; Méthode comparée de musique et deplatn-ehantj 1811. Parmi ses élèves, on remarque Dupré, Monpou, Mmes Boulanger, Rossi et Stolz. CHOSROÈS I, dit le Grand, en perse Khosrou, roi de Perse, de la race des Sassanides, succéda, en 531 , à son père Gabadès (Cobad) ; répara les maux causés par la guerre que son père avait entreprise contre les Romains et fît en 533 avec l'empereur Justinien un traité avantageux. Il ne tarda pas cependant à rompre lui-même ce traité; ravagea pendant dix ans la Syrie, le Mésopotamie, la Cap-

rdoce; força, après une longue guerre, Justinien signer, en 562» un traité honteux, par lequel il abandonnait aux Perses plusieurs provinces et consentait à leur payer pendant 50 ans un tribut de 30000 pièces d'or. £n même temps, il soumit divers princes de l'Inde qui inquiétaient le commerce de la Perse, repoussa les Huns et les Turcs qui ravageaient ses frontières, et agrandit beaucoup sesËtats du côté de l'orient. Justin, successeur de Justinien, ayant refusé de lui payer le tribut convenu, Chosroès entra de nouveau en campagne, exerça de grands ravages sur le territoire dâ Romains et contraignit Tibère II, qui avait remplacé Justin, à demander la paix, 579. Le traité allait être conclu lorsque Chosroès mourut. Le règne de ce prince fut troublé par plusieurs révoltes de son fils. Les Perses le surnomment le Juste y le Généreux (Nouschirvan) ; les Chrétiens, qu'il persécuta, le présentent comme un prince cruel, qui n'avait de remarauable que sa Bravoure. C'est Chosroès qui fit cherener dans l'Inde et traduire en persan le livre de Kalilah etDimnah.

CHOSROÈS n , monta sur le trône de Perse l'an 590, à la place de son père Hormisdas III, que le peunle avait jeté en prison. Quelque temps après, il lut lui-même chassé, et alla demander un asile à l'empereur Maurice, qui l'accueillit avec générosité, et parvint à le rétablir dans son royaume. Après l'assassinat de Maurice par Phocas, Chosroès, sous prétexte de venger sa mort, pénétra dans l'empire avec une nombreuse armée (604), ravagea l'Asie- Mineure, et battit les Romains en plusieurs rencontres. Mais enfin il fut lui-môme défait par Héraclius en 622, et contraint de regagner ses Stats. En 628, il fut déposé par son fib Siroès et jeté dans une prison, où il mourut de faim.

CHOSROfis. roi d'Arménie de 213 & 258, de la dynastie des Arsacides, gagna plusieurs batailles sur Ardaschir Sassan (Artaxerce), qui venait d'usurper en Perse le trône des Arsacides; celui-ci, désespérant de le vaincre, le fit assassiner. C'est Chrosroès qui bâtit la V. de Tauris.

CHOTUSITZ, V. de Bohême, à 4 kiL N. de Czaslau. Le roi de Prusse Frédéric II y battit en 1742 le prince Charles de Lorraine, général autrichien.

CHOUANS, nom donné pendant les guerres de la Vendée aux naysans de la Bretagne et du Bas- Maine qui, sous le prétexte de combattre pour le roi, infestaient les routes, pillaient les bourgs et les villages et commettaient toutes sortes de brigandages; dans la suite, on étendit le nom de Chouans à tous les Vendéens. Les Chouans Airent ainsi appelés du nom de leur premier chef, Jean Cottereau, oit le Chouan (c-à-d. ohat-hiuint), qui avait lui-même reçu ce surnom parce qu'il faisait la contrebande et avait adopté pour signe de ralliement le cri du chiU-huant. Cottereau était sabotier près de Laval j U organisa pour la première fois cette guerre de partisans en 1792, à l'occasion d'une levée de re«

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crues; il fut tué en 1794 dans une rencontre avec les troupes de la République. — En 1814 et 1815, quelques royalistes organisèrent une nouv. ehouati' nerie, que le général Lamarque dissipa promptement.

CHOUGHI, V. et fort de Russie a' Asie (ChirvanJ, ch.-l. du kbanat de Karabagh, à 130 kil. S. 0. de la NouTelle-Chamakie.

CHOUISKI. F. VASILI V.— CHOC-EDTG. V, KiNOS.

CHOUMLA, ▼. de Turquie (Bulgarie), à 80 kil. 0. de Varna, par W 26' long. B., 43» 26* lat. N.; 30 000 hab. Archevêché grec. Murailles et chAteau fort. La ville est adossée à une branche septentr. du mont Baikan. Fortifiée par la nature et par l'art, elle est avec Varna le boulevard de l'empire ottoman du côté des Balkans. Il s'y tient en avril une foire importante pour chevaux, peaux d'agneau, etc.

CHOUSTER, V. de Perse, ch.-l. du Khousistan, sur le Kéroun, au pied des monts Bakhtiary,et près de l'anc. Suse; 20000 hab. Aqueduc bâti par Sapor,

CHRAMNE, fils de Clotaire I, se révolta contre lui et se ligua avec le comte de Bretagne; mais Clotaire le vainquit et le bdUla. ainsi que toute sa famille, dans une masure où. ils^était sauvé, en 660.

GBRESTIENS, de Troyes, poète et romancier du XII* siècle, mort en 1191, vivait à la cour de Philippe d'Alsace, comte de Flandre, qui fût tué au siège de St-Jean-d'Acre. On a de lui plusieurs romans de chevalerie : Perceval le G<Ul.&is, le Chevalier au lion^ Guillaume (VAngleterrey ÉreeetÉnide; Cliget, chevalier de la Table ronde ; Lancdot au tac ou la Charrette (achevé par Godefroy de Leignies), qui font partie des Mss. de la bibliothèque royale. Quelques-uns ont été récemment imprimés : le Chetdlier au lion, par La Villemaroué, 1838 ; le Homan de la Charrette y par le I^ JoncKbloét, 1861, ete.

CHRÉTIENS, ceux qui professent la religion de Jésus-Christ. On peut les classer comme suit :

Catholiques latins ou romains et Catholiq^ies grecs^ qui admettent, outre les £crituros, la tradi tion et l'autorité duj>ape.

En dehors de l'Eglise catholigue , il existe de nombreuses sectes; on peut les diviser en :

I. Chrétiens qui reconnaissent, outre l'Ecriture, quelaue autre autorité :

église grecque schismatique, dépendant du patriarche schismatique de Gonstantinople;

Eglise russe, ayant pour chef le czar;

Eglise chaldëenne, Nestoriens;

Eglise monophysite ou eutychëenne : Coptes, Jacobites. Arméniens schismatiques.

II. Cnrétiens qui ne reconnaissent point d'autre autorité que celle de l'Ecriture :

Unitaires ou AntûTrinitaireSy

Unitaires proprement dits, Ariens, Sociniens. TrinitaireSy

Protestants: Luthériens, Zwingliens, Calvinistes, dits aussi Huguenots, Arminiens ou Remontrants, Presbytériens, Puritains, Evangéliques;

Anglicans ou Êpiscopaux, Non-Conformistes:

Mystiques ou Enthousiastes : Congrégationaiistes, Anabaptistes y Mennonites ou Baptistes, Quakers, Moraves ou Hernhutters, Swedenborgiens, Méthodistes ou Wesleyens, Mormons, etc. (F. pour plus de détails chacun de ces mots en particulier, et pour l'hist. générale, l'article christianisme.)

Les Catholiques romains sont répandus sur toutes les parties du globe; à eux seuls ils comptent environ 150 millions d'âmes. Les sociétés dissidentes, répandues surtout en Europe et dans FAmérique du Nordj comptent env. ^21 millions d'acÈérents.

Les rois de France portaient le titre de Roi trèsrhrélien. Ce titre fut conféré à Charies-Martel par le pape Grégoire II et à Pépin par Zacharie, en reconnaissance de leurs services. François I fut le 1"' à le prendre officiellement dans les actes publics.

CHRETIENS DE SAINT-JEAN, sectairesoui reconnaissent pour chef S. Jean-Baptiste, et qui renouvellent ■8 baptême tous les ans. Ils nient la divinité de J.-C.,

attribuent à Dieu un corps, lui donnent pour fib Gabriel, qui aurait créé le monde avec l'aide de 60000 eôffions, et croient à la migration des ftma dans diverses Chères. Ces sectaires parurent dhs le I*' siècle sur les bords du Jourdain ; on en retrouve encore aux environs de Bassora.

CHBÉTinvs DE SAINT-THOMAS, schismatiqucs nœtoriens, qui habitaient les Indes orientales et étaient soumis au patriarche de Babylone. Ils sont ainsi nommés perce qu'ils prétendaient avoir reçu l'Evangile par l'intermédiaire de S. Thomas. Ils ne reconnaissaient que trois sacrements : le baptême , l'eucharistie et l'ordre, et toléraient le mariage des prêtres. Découverts dans l'Inde par les Portugais à leur arrivée sur la côle de Malabar, ils se sont, pour la plupart, réunis depuis 1599 à l'Eglise romaine.

CHRIST, mot grec qui traduit rfiébreu mesms. Tout dire oint, sacré, et se joint au nom de Jésus pour indiquer qu'il est le roi spirituel de ce monde.

CHRIST (ordre du), ordre reliçieux et militaire institué en 1318, par. Denis I, rot ae Portugal, pour garantir les frontières des Algarves contre les invasions des Maures. Cet ordre rendît de très-grands services dans les guerres des Chrétiens contre les Infidèles. Ce n'est plus auj. qu'un ordre honorifique.

CHRIST (ghbvauebs du). V. porte -glaives.

CHRISTIAN I, roi de Danemark, succéda en 1448 à Christophe de Bavière sur le trône de Danemark, se fît élire roi de Norvège en 1449, et rot de Suède en 1450. Mais il n'eut guère dans ce dernier pays qu'un titre sans puissance , et en 1463 il en M entièrement chassé par Charles Ganutson. Rentré dans ses fiuts de Danemark, il se fit bénfa' par sa douceur et ses libéralités. 11 mourut en 1483. H avait hérité en 1459 du Slesvig et du Holstcinparsa mère et avait fondé en 1462 Tordra de PELèphant.

CHRiSTiAïf n, le Cruel^ fils du roi Jean, saccéda à son père en 1513 sur le trône de Danemark, et se fit, en 1530, couronner roi de Suède. Les débauches et les cruautés auxquelles il se livra lui aliénèrent tous les esprits, et il fut déposé à la suite d'un soulèvement excité par Gustave Wasa. Presque en même temps, il perdit la couronne de Danemark (1523) : il tenta vainement en 1532 de remonter sur le trône et mourut en prison en 1559.

CHRISTIAN m, roi de 1539 à 1559, fils et successeur de Frédéric I, ne fut reconnu qu'après une guerre sanglante, introduisit le luthéranisme en Danemark, et emprisonna les évèques catholiques. Du reste, il protégea les se., les lettres, et fit prospérer ses Etats.

CHïasTiAN IV, né en 1677, succéda en 1588 à son père Frédéric II, et mourut en 1648. Il fit la guerre avec des succès variés aux Suédois, et fut élu en 1625 chef de la ligue des princes protestants; mais il fut battu par Tilly à Lutter en 1626 et signa une paix humiliante àLubeck. Malgré ces revers ^ il emporta la réputation d'un général habile. A l'égard de ses sujets, il montra les qualités d'un grand roi, favorisa le commerce, l'industrie, bAtitde nouvelles viUes, entre autres Christiania, Christianstad, Christiansand, et laissa le Danemark paisible et heureux.

CHRISTIAN V, petit-fils du préc. né en 1646, mort en 1699, succéda à son père Frédéric III en 167U. s'allia en 1673 avec les Hollandais contre Louis XIV, déclara la guerre à la Suède et lui enleva la Poméranie, mais la rendit à la paix, en 1679. Au milieu des guerres qu'il eut à soutenir, il donna au Danemark en 1693 le code qui le régit encore aujourd'hui.

CHRISTIAN VI, né en 1699, mort en 1746, succéda à son père Frédéric IV en 1730, fit jouir le pays d'une tranquillité parfaite, et rebâtît Copenhague, détruite en partie par un incendie en 1728.

CHRISTIAN vn, né en 1749, succéda à son père Frédéric V en 1766. Il épousa la même année Caroline-Mathilde, sœur de George III, roi d'Angleterre. Il prit pour ministre, en 1770, son médecin Struensée, qui bientôt le domina; mais au bout de deux ans, ce ministre, que l'on soupçonnait d'avoir des

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baisons criminelles arec la jeune reine HathUde, fut disgracié et jnis à mort, et toute rautorité passa aux mains de la reine douairière, Julie-li^ne à9 Brunswick, JU fift de son règne Xnt xaalhegreuse : Copenhague fut bombardée et prise par les Anglais (1807), et il se yit forcé de fuir. Il alla mourif à Rendsbourg (Holstein), en 1808. Pans 563 dernière^anxiées, oe prince était tombé en enfance.

CHRISTIAN yjn, né en 1786, mort en 1848, était fîlà du prince héréditaire Frédéric, frère consanguin de Christian VII, et gouvernait a Norvège en 1814, II opposa une courageuse, mais inutile résistance k la aëcision de 1» Sainte-Alliance qui enlevait la Norvège au Panejnark poux la céder k la Suède (1814), et se vit obligé de se retirer devgjat les forces supérieures de Bernadette. Appelé au trône de Danemark en 1839, h la XQort de Frédéric VI, son cousin, il fit cpjielçiies réformes, favorisa les lettres, les sciences et lias arts, et forma de riches coUec<tions. A Ja J5n de son règne, s*éleva la Question dei droits du Danemark s^r le Schlesvig et le Holstein, ijui donna lieu à une longue guerre.

CawSTIAJiJAj capit. de la Norwége, cli.-l. du baUlia^e d'Aggeravus, à 42^ k. O. S. .0. de Stoclcholjai au fond d'ujie baie; 32000 h. Siège du gouvernement norvégien et du Storthing ou diète. Évftché, université fondée en 1811, école militaire, école de commerce, observatoire, bibliothèque. Plusieurs jolis édifices ; bûtel de ville, bourse. Port vaste e$> sûr, mais fejrmé par les glaces pendant 3 ou 4 mois^etc. Tanneries, paçeteries, etc. Commerce de bois.de construction, fer, cuivre , goudron, poisson sec- Christiania a été bltie en 1624 par Cbristia» IV, roi de Danemark, sur l'emplacement d^ la ville d'OpsIo, qui avait été brûlée.

CBURISTUNISME, religion révélée par J.-a, qu'elle reconnaît pour fondateur. Après la mort A la résurrection du Sauveur, Tan 33, ses 12 apOtres prêchèrent l'jSvaogile aux Juifs ^ aux Gentils. S. Pierre établit des communautés de Chrétiens h Jérusalem, h. Antioche et dans d'autres villes d'Asie; puis il se rendît ^ Bome, et y fixa dès lors le siège de la primauté apostolique (le St-Siége).Desûn côté. S. Paul opéra, surtout parmi les jPalens, un grand nombre ue conversions, et mérita le titre &*Âpô(r€ de4 Gentils. Après avoir parcouru TAste-Mineure et ià Grèce, il vint & Rome, où il subit le martyre sous Néron (67). D'autres apôtres répandirent peu h peu dans les diverses provinces de l'empire romain les doctrines du Christianisme. Les progrès de la nouvelle religion soulevèrent contre elle la haine des Païens, et les fidèles eurent à éprouver de nombreuses persécutions. On en compte 10 : sous Néron A-68), Domitien (95), Trajan (106), Marc-Aurèle (166-177), Septime-Sévère (199-204), Maiimin (235i';i8),Déciusou Déce (2M)-252), Valérien (258-260), Aurélien(275),Dioclétien (303-313): l'avènement de c'dernierpersécuteuraété nommé l'ère des martyrs, I)% sophistes et des imposteurs (Simon le Magicien, Apollonius de Tyane, Ménandre, etc.) prétendirent é'jraler les miracles de la nouvelle religion. De nombreux hérétiques (les Gnostiques au ii* s. . Manès et les Sabelliens au W s., Anus, Donat, Pelage, Neslorius, Eutychès et Maron du iv* au vi* s.), essayèrent de conx)mpre la pureté de la foi. Mais la religion triompha oe tous ces obstacles par la constance 4e ses martyrs et par l'éloquence de ses apologistes et des Pères de l'Eglise, tels que lactance, Tertul- IJen, S. Grégoire de Nazianze, 5. Basile, S. Jean Chrysostôme, S. Atbanase, S. Ambroise, S. Jérôme, 'S. Augustin, etc. Enfin ^ l'empereur Constantin, par le célèbre édit de Milan, 313, fit de la religion chrétienne la religion de l'empire, et la foi catholiqMe fut Bolennellfiment formulée dans le symbole du concile de Nicée (325). Depuis cette époque, le Christianisme eut 3 grands travaux à accomplir : convertir 1^ barbares, combattre les hérésies, conserver et ^panii^e les lumières de la civilisation. Les Goths,

les Bourgmgnons, les Suèves, les Vandales, les Viaigoths, les Lombards connurent le nom du Christ dès la fin du iv* s., mais ils «mbrassèrent l'arianisme. Plus tard, les Bourguignons (510). les Suèves (551), les Visigoths (587), les Lombards (602),adoj^ tèrent la foi orthodoxe. Les Francs furent convertis sous Clovis (496) , les Irlandais et les Anglo-Saxons à la fin du Vï* s., les Allemands au viii* s^ Les peu-

{)les du nord, les Danois, les Suédois, les Polonais, es Russes, ainsi que les Hongrois, les Bulgares, embrassèrent la foi du jx* au xv* s. Le Christianisme fit moins de conquêtes en Asie : il dominait dans l'Arménie, où il subsiste encore; mais il fut presque anéanti en Perse par la persécution, et les victoires des Mahométans lui ravirent au vu* s. la plus »>ande partie des contrées de l'Asie et de l'Afrique. En outre, l'Église fut déchirée au ix* s. par le schisme de Photius, qui en 858 sépara l'Ëglise grecque de l'Sglise latine.— Les principales hérésies que le Christianisme eut 4 combattre au moyen âge furent, avec l'Arianiame , celle des Iconoclastes qui troublèrent l'empire d'Orient pendant les vjii* et ix* s.; celle des Vaudois et des Alnigeois en France au xji* s. ; celles de l'Anglais Wiclef, de Jérôme de Prague et de Jean Huss au xv* s. En outre, des divisions intérieures, connues sous le nom de Schisme d'Occident ou Grc^ndschisme, troublèrent la paix de r%lise pendant 71 ans (1378-1449) , en opposant pontifes à pontifes. Néanmoins! c'est pendant le moyen &ge que l'autorité ecclésiastique exerça le plus d'influence; la puissaoLce spirituelle soutint h cette époque de longues luttes contre la puissance temporelle, etpendant quelque temps môme elle eut le dessus (F. m- VESTITURB, Buixcs). Mais il s'introduisit bientôt des abus que le concile de Constance (1414) et celui de Bâle (1431) essayèrent vainement de réformer. Enfin des ordres ntonastiques célèbres, les Bénédictins au VI* s., les Bernardins (1098), l^s Trappistes (1140), lesMathurins (1199), les Carmes (12()5), les Franciscains ou Cordeliers (1208), les Dominicains ou Jacobites (1215), les Célestins (1244), les Augustins (1256). etc., exercèrent une puissante influence sur la civilisation en s'occupant soit de former des prédicateurs chargés d'aller convertir les Barbares, soit de défricher les terres incultes, ou d'enseigner les connaissances dont ils étaient seuls dépositaires. D'autres ordres, les Hospitalieri (1100), les Templiers (1118), les chevaliers Teutoniques en Judée (1190), les Porte-Glaives enLivonie (1202), les chevaliers d'Alcantara, de Calatrava, de San-Iago, de Tordre du Christ, d'Avis, en Espagne et eu Portu-

tianisme, et le zèle des missionnaires a porté chez tous les peuples barbares les lumières de la foi chrétienne. Mais au XVI* s., le Catholicisme vit s'élever des hérésies puissantes. Luther donna le signal en 1517 : il prêcha la Réforme, qui sépara de l'Église plusieurs aes nations chrétiennes. Zwingle en 1519, Calvin en 1536, defvinrent les chefs de diverses sectes qui, malgré les efforts de nouveaux ordre» institués pour combattre l'hérésie (F. jésuites), be répandirent rapidement, et qui, malgré les sages réformes ordonnées par le concile de Trente (1563) • ne voulurent plus reconnaître, en matière de foi, d'autre autorité que celle de la Bible. Après eux, les sectes se sont multipliées presqn'à Tinjani. (F. cHafi- TiZNS.) Les puissances catholiaues, a.près avoir essayé longtemps de déraciner Vhéré.sie, soit par la persuasion, soit par la force (F. Guerre de trente

ANS, INQUISITION, ST-BARTHtLEBfT , DRAGONNADES,

etc.), fimrentpar accorder la liberté de conscience. Aujourd'hui, les membres des diverses sectes vivent partout en paix à l'abri d'une toléra.nce plus ou moins étendue.

CHRISTLANSAJnO, v. et port de Norvège (Sœndenfields), par 5* 43' long. E., 58* 8' lat. N.;8000h,

CHRI

CHRÏ

Cb.-l. de bailliage. fi?êché luthérien. Cathédrale remarquable. Toiles à voiles ; chantiers, tanneries ; commerce de bois. — Fondée en 164t par Christian IV.

CHRISHANSTAD, y. et port die Suéde fScanie), ch.-l. d*un gouYt de môme nom, sur rHelgea, près de son emb. dans la mer Baltiaue ; 7000 h. Place forte. Quelque industrie. Assez de commerce. — La Tille fut fondée en 1614 par Christian IV. Les Suédois i'aasiéffèrent inutilement en 1644; mais ib la prirent plus tard. Les Danois s'en emparèrent en 1 676 ; Charles XI la reprit Tannée suivante.

CHRisTiANSTAD, ch.-l. de lllo Ste-Croix (Antille Danoise), sur la côte N. E. ; 5000 hai). Port sûr.

CHRISTLkNSUND, Y. et port de la Norvège (Nordenfields), cb.-L du bailliage de Romsdal, à 130 k. S. 0. de Drontheim, sur trois petites lies; 3200 h. Pêche abondante. Cette ville fut fondée en 1734 par Christian VI, roi de Danemark.

CHRISTIERN, rois de Danemark. F. Christian.

CHRISTINE (Ste), vierge et martyre, était, selon la légende, fille d'un païen nommé Urbain, gouverneur d'une ville de Toscane, et fut mise à mort sous Dioclétien. On la fête le 24 iuillet.

CHRisTiMB DE FRANCS, fillo do Henri lY et de Marie de Ifëdicis, née en 1606, morte en 1663, épousa en 1619 Victor-Amédée, duc de Savoie, re^ta veuve en 1637, fut régente de Savoie pendant la minorité de son fils Charles-Emmanuel II, gouverna avec beaucoup de prudence et de fermeté, et fit rentrer dans le- devoir le prince Thomas, son beau-frère, qui lui;disputait la régence.

CHRisTiNB, reine de Suède, née en 1626. succéda à son père Gustave-Adolphe, (jui avfutpén à la bat. de Lutzen, en 1632. Elle se mit à la tète des affaires en 1644, et jusque vers Tannée 1649, elle régna avec sagesse et avec quelque éclat, grâce aux conseils d'un ministre habile, le comte d'Oxenstiem. Mais à cette époque elle éloigna ses plus sages ministres, s'entoura d'hommes corrompus, et bientôt de grands embarras se manifestèrent dans l'administration. Lasse de cet état de choses, elle abdiqua en 1654 en faveur de Charles-Gustave, son cousin. Elle voyagea dans diverses parties de l'Europe, abjura le luthéranisme, passa quelque temps en France où elle se souilla au meurtre ae Monaldeschi, son écuyer et son amant (1657), puis alla se fixer à Rome, où elle mourut en 1689. Christine avait reçu une éducation brillante, et toute sa vie elle professa pour les sciences, les lettres et les arts une espèce de culte. Pendant son règne, elle avait attiré auprès d'elle des hommes illustres, entre autres Descartes. Elle a Uissé quelques écrits^ qui ont été pour la plupart recueillis dans les If Cotres d'Archennolz, Amst., 1751-59, 4 vol. in-4. Lacombe a donné la Vie de Christine (accompagnée de lettres fabriquées); d'Alembert, des Réflexiont et anecdotet sur cette reine. Elle a été plusieurs fois mise sur la scène : parBrault, Christine en Suéde, 1829; Fréd. Soulié, Christine à Fontainebleau; Alex. Dumas, Stockholm, Fontainebleau et Rome, 1830.

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