DURE
DURH
N. de Marmande ; 648 hab. Ce lieu, oui a donne son nom à une branche de la maison ae Durfort, Tut érigé en marquisat en 1609, en duché en 1689, en faveur de la maison Durfoid.
DURAS (Jacques Henri de durford, duc de), maréchal de France, d'une des plus anciennes familles de Guyenne, né en 1626, mort en 1704, servit d'abord 90US Turenne, son oncle maternel, et sous le grand Gondé ; se distingua à Mariendal, à Nordlingue ; suivit en 1651 le parti de Condé, alors rebelle; rentra au service du roi en 1657, avec le titre de lieutenant général; eut une grande part à la conquête de la Franche-Comté; fut nommé par Louis XIV gouverneur de cette province et maréchal (1675) , et fait duc •t pair en 1689.— Son frère. Gui Aldonee de Duras,
3U1 fut aussi maréchal, est plus connu sous le nom e duc de Lorges (F. lorges). — Un autre frère, Loub de D. , comte de Feversham, entrar au service de Charles II, roi d'Angleterre, devint vice-roi d'Irlande, premier écuyer de la reine, et défit le duc de Monmouth à Sed^emoor. Il donna les premières leçons de l'art de la guerre au fameux Churchill, comte de Marlborough.— J. B., duc de Duras, fils de Jacq. Henri, né en 1684, mort en 1770, se distingua en Allemagne, en Flandre, en Espagne ; fut fait en 1720 lieutenant général et gouverneur de la Guyenne; se trouva aux sièges de Kehl (1733), de Philipsbourg; prit Worms (1734), et fut fait maréchal en 1741. — Mlle de Duras, sœur de Jacques Henri, dame d'atours de la duchesse d'Orléans, était protestante et fUt convertie au catholicisme par Bossuet en 1678, à la suite de célèbres conférences.
DURAS (Claire lechat de kersaint, duchesse de), fille du comte de Kersaint, née à Brest en 1777, morte en 1828, fut l'amie de Mme de Staèl. Elle a publié deux romans qui eurent une grande vogue, Ourika et Edouard, Paris ^ 1824. Elle avait épousé Amêdée, duc de D., 1** gentilhomme de la chambre, qui montra beaucoup de dévouement à Louis XYI, et qui fut nommé par Louis XVIII maréchal de France.
DURAS ou DURAzzo (ducs de), princes italiens de la maison d'Anjou. 7. durazzo et Charles de duras.
DURAZZO, Epidamnus, puis Dyrrachium, ville maritime de Turquie (Albanie), sur un caj>, à 82 k. S. de Scutari; 5000 hab. Citadelle en ruines: petit port. Archevêché grec, évêché catholique. Ôésar, poursuivant Pompée, l'assiégea dans cette ville.— Les Normands, commandés par Robert Guiscard , y défirent l'empereur grec Alexis Commène en 1081. Cette ville devint au moyen ftge un duché qui fut possédé par plusieurs princes de la maison a'Ai\jou-Sicile. Bajazet II la réunit à la Turquie.
DURAZZO (Ch. de). V, Charles de duras (à la série des Charles, rois de Naples).
DURBAN, ch.-l. de cant. (Aude), à 35 k. S. 0. de Narbonne; 564 hab. Mines de houille.
DURDENT (R. J.), écrivain médiocre, né à Rouen vers 1776, mort à Paris en 1819, abrégea sa vie par son intempérance. Il coopéra à la Gazette de France , au Mercure étranger, k la Biographie universelle, et publia, entre autres ouvrages : Campagne de Moscou en 1812, Paris, 1814; Hist. critique du Sénat conservateur, 1815; Hist, de Louis IVl, 1816; Clémentina ou le Sigisbéisme, 1817; Hist. de la Convention, 1817; Hist. littéraire etphilosophiaue de VoUaire, 1818. 11 a aussi composé un poème sur la victoire d'Austerlitz, 1806.
DUREAU DE LA MALLE (J. B. René), traducteur, né à St-Domingue en 1742, mort en 1807, vint étudier à Paris. Possesseur d'une brillante fortune, il se consacra tout entier aux lettres et fit de sa maison le rendez-vous des écrivains les plus distingués, n débuta par la trad. des Bienfaits de Sénèque, 1776; donna en 1793 une trad. de Tacite, qui fit sa réputation (réimprimée en 1808 et 1816), et laissa une traduction de SaUuste, ^i parut en 1808. 11 avait entrepris la trad. de Ttte-Live : cette trad. , coxf^iétée par son fils et par Noèl, a été publiée
de 1810 à 1815 en 15 voL in-8. Sa trad. de TMite a passé pour la meilleure jusqu'à la publication de celle ue M. Bumouf. Bureau de la Malle avait été nommé membre du Corps législatif en 1802 et de. l'Académie française en 1804.
DURBAU DE la' MALLE (Aug.), fils du précéd., né à Paris en 1777, mort en 1857, cultiva à la fois la poésie, le dessin, les sciences et l'érudition, débuta en 1798 par une trad. en vers de l'épisode de Françoise de Rimini, de Dante, donna en 1811 une trad. , également en vers, de VArgonautique de Valôrius Flaccus, et en 1823 Bayard, poème original, en. 12 chants, auj. oublié. En même temps il se livrait à de profondes recherches sur la géographie et la statistique des anciens, et publiait la Géographie phjfsique de la Méditerranée et delà mer Noire (1807). Admis en 1818 à l'Académie des inscriptions, il jus* tifia ce choix par de nombreux travaux : Poliorcétique des anciens (1819-22); De VOrigine et de la patrie des Céréales (1819 et 1826) ; Des Progrès et de la décadence du Luxe chez les Romains; De la Population de l'Italie ancienne (1825); De VÂgriculture, de rAdministration, des Poids et Mesures des Romains (1827-28); De la Topographie de Cartilage (1835). Il rédigea, au nom de l'Académie, les Recherches sur Vhistàire de la régence d'Alger et sur la colonisation de V Afrique sous la domination romaine (1837 et ann. suiv.), et donna en 1840 VÉconomie politique des Romains (2 vol. in-8), ouvrage qui résume toutes ses recherches sur ce peuple.
DUREN, Mareodurum, ville des États prussiens (prov. Rhénane), sur la Roêr, à 15 k. S. E. de Julierset à 20 k. E. d'Aix-la-Chapelle; 8500 h. Chemin de fer. Draps, couvertures, eid Chariemasne tinta Duren deux Champs de mai, 775 et 779. Elle devint ensuite ville impériale. Elle fut prise et incendiée par Charles- Quint, 1543. Les Français la prirent en 1794, et la gardèrent jusqu'en 1814 : elle était comprise dans le dép. de la Roèr.
DURER (Albert), artiste célèbre, né à Nuremberg en 1471 , m. en 1528, se distingua également comme peintre et comme graveur, perfectionna la gravure sur cuivre et sur bois, fit usage de la pointe et inventa, selon auelques-uns, la çravure àTeau-forte. Il parcourut les Pays-Bas, visita Venise, Vienne, obtint la faveur des empereurs Maximilien I, Charles-Quint et de Ferdinand, qui employèrent fréquemment ses talents, fut nommé par Charles-Quint peiatre de La cour impériale, et reçut de lui des titres de noblesse. Ses ouvrages sont fort nombreux; on estime surtout, parmi ses tableaux: Adam et Eve, une AdorcUion des Mages, le Christ sur la croix, environné (f une gloire, le Martyre de S. Barthélémy , le Martyre des dix miUe saints, et les portrait? d*Érasmcy de MéUmchthon^ de Tempereur Maximilien, d^AVbert, électeur de Mayence; parmi ses gravures : le Chevalier de la mort, le Diable chevalier, Juda et Thamar, la Fortune, la Mélancolie, la Modération, S. Hubert. S. Jérôme, S. Eustache, le Joueur de cornemuse. Il a laissé un Traité des proportions du corps humain^ 1525, trad. par L. Meigret, 1557, et a enrichi de ses dessins plusieurs ouvrages, tels que l'ire triomphal et le Cnar triomphal de Maximilien. la Passion de J.-C, l'Apocalypse, l'Histoire de la vierge Marie. On admire dans les ceintures d'A. Durer une vérité parfaite et un vif coloris ; mais elles manquent quelquefois de grâce et de noblesse. Eve a donné sa Vte avec la liste ofe ses œuvres, Leips. , 1860.
DURESNEL (J. Fr. du sellât), abbé de Sept Fontaines, né à Rouen en 1692, mort à Paris en 1761 , a trad. en vers l'^tsat sur la critique et VEssai sur rhomme, de Pope, 1730 et 1737. Il fut membre de l'Académie Française et de celle des inscriptions.
DURFORT, anc. famille de Guyenne, tirait smjob doute son nom de Durfort près de Sorèze (Tarn), Vga de 600 h. Les principales branches sont ceUes de Dur ras et de Lorges. Y. ces noms.
DURHAM, Dunelnum, v. d'Angleterre, ch.-L dn
t>ciia
wss
«oMté'^e Burttamt l 418 k. Ni EL deCMdrès/ftir^te Wear: 20009babw Svôohé, «nivarsité eéckénasticpie» fondée eo 1832 parl'éyô^e de Dortan.iieltocathé* dnk gothiqtie au xi« siècle , .teoferamit te tonbeau de Bède le Vénérable. Âtr tit»'Sai«bn.2)uiiMiB passé poOT aTOir 'éflé Mtie 70 ans -avant k* OKiqnête romaine. — Le oemté, au N. de l'Angletorre, sur la mer du Nord , entre ceux d'York au 6., de Morihumberland au N., a 71 kîL sur 44, «t 413000 h. Rlioiie tt tertile, surtout anS. Chevattx, "bôtaUestiné; raee de taureaux renommée; Ifines dehouilie, -de fer et de plomb. Industtie métaMuiigispiet tvèt-ftetive. ' DCRIA, nom anc. de la Doire.' Tv ce nom. ■ DURtS, de^asK», hlstorieiifrec,' fe6<vws 840 ar. J.-C, m. ven^TO; sVntpara de U tynmnié à Sattioe et fut chassé en 801. H afait oomposépluiiMr» •«tnges, qui sont perdus. Il reste seilemetit quelques fragments de ses MoMoni^iueg. qui commençaient k Tannée qui suivit 4a -bat: deiLeoctlw (310) -et allaient Jusqu'à la mcJrt de LyswUflUd *u de Séltmcus. On raceusait 4e manquer de ^in|i(me. les ft>agments de Duris ont lôlé reoueilUs T*i^ J. G; Hallemann, Utrecbt, 1841, et par C. imMer;n848, dans les Higtoric, grœc. fragmenta de laxoUefctien Didot
DCRIDS, fleuve d*Hispan^e, auj'. le Vouro,
BURLAGH. V. doorla€H.
PUBOG (Michel), due de'Frieul, madwarédiai du palais de Napoléon, tié à Pent^âHlfottsson (Lorraine) en 1T72, mort en 1813. Aide de'campdu général Bonaparte dés 1796, il se dtstktgua en Itahe, tortoot au passage de fisonzo; où il f^t blessé grièvement (1797), et en JSgypte k Jafla, Aboukir et St-Jeand*Acre. Revenu en France avec Bonaparte, il futem- Moyé par lui, après le 18 brumaire, dans différentes négociations délicates auprès des ooors étrangères; s^n acquitta au gré de son maître, et obtint de lui par là une entière conHanoe. Lors de la formation de la nouvelle cour/ en 1805, il fdt créé grajid maréchal du palais, spécialement chaiigé de veiUer à la sûreté de la personne impériale. Il commanda ime division de grenadiers à Austerlitz, contrAsua an'succès des batailles de Wagram et d'EssIing, et mourut atteint d'un boulet de canoil à Wurlschen (D mai 1813). Napoléon i^eura longtemps sa perte*: en 1815, au moment de s embarquer k irârd du Billiropkon, il deman<la qu'il lui fût permis de vivre en Angleterre sous le nom de colonel Duroc. Les restes du grana niarccbal ont été portés aux Itiralides' sous L.-Philippe et déposés àuûté de oeux de f eippereur,
DUROGASSES, y. de Gaule, aui. I>reux, ,
mjROCATALAUNUM, aui. Chiletantr-Mumi, ' BUROCORTOKUM, v. de la Gaule, aui. Reims. ^ DC RODR£ (maison de), noble maison uu Vtennoisi qui au xn* siècle s'ôtaMitdans le.OévaudaH et le Vivarais, a donné naissance k plusieurs branches; une d'outre ailes s'est perpétuée en Italie sous le nom de de2/a Ruaere Im&is il ne faut pasia confondre Jiveo la célèbre maison de Rovere, on^InaSm de Savone, d'où sortirent les papes fote.lV<et Jutes II). En Ccance, les branches principales de. cette Ikmille sont celles des barons de 'Beaumont,' des marquis de Gri« sac et des sires de Brison. A cette dernière iropartient :
•DU EOURE (Joacliim de BEAtJVon»),dit le Brave BnstMi, faé en Iô77f mort en 1628. Il servit d'abord en Svrois, sous Lesdiguières; puis, ayant abandonné le Catholicisme, se mit k la tète des Huguenots di| "Yiwtfais. s'empara de Privas (1620), favorisa parsofl seti^é ies opérations des réformés de Nîmes et de Ho^tpèSier^ et tint en échec* pendant six ans les troupes Ae Lescjilguéres.. Il ' fit enfin sa pair avec le oonnétkble, et Ait nommé maréchal de camp (l 626) 9 mais, devenu par Ik suspect k se^conotigionnaires, il ftrtaaassiné par euji près de Friras. M>CR0VEEir01t,rV. de BreiaxDe,4iuJ* Cantori/i^i ' DinUKENBERG, montre l'archidiichê d'Autriche; 13 kil. S. 0. de Hàllein, al 544*' dd haut.. Elle est trèsf-riohe en sel gemme; on en ttrtf' umneliemelit ^00000 quintaux.
DIHlRBNSrEIN. V.ï
BURTAL. «h .4. de caot. flfiafake-et-Loire), sur le lAlr, k 17 kil. N. 0. de Baogé; 1600 hab. Papeterie, briqueterie, tuileries. Bâti en 1040, érigé en comté
1 tiir64 pat le comte d'Anjou Fougues de Nerra.
D€ R VER (André) , orientaliste ^ «é k Xareignv tD Bourgogne-vers 1580. fut agent diplomaiîqttc au»* irtantiDOpfte et consul <le l^nnce k Aleisadrie « %ypte. 11 pttbfiaen 1630 ime grammaire T^qat^ en lalin ; traduisit en français GuMan on VEmjfin «fesJtoses.deSaadi, 1684, l-ilcoro», 1647,etlaiga «n ms. «n XKcttamiaàv éurt4afin <k la BftL ûni^r.).
«UBTEB (Pierre), féooad écriuin, né à Pans m 1605, mort vers 1658, iiit ^seorétaire de Qésar, dae de Vendôme, pois historiographe de Fiance, etiit nfu^n 1646 à T Académie française. Ilpassa la fin grande -paitie de sa viettans la asisère,^! trarsBa peur les libraires k has prix. On a de lui un grand nombre de/ tragédies, dont larmoins mauvaise est Sdévole; 1647, et des 1raductk»s^d'ifénodo(^ Tiuùiveifl^be; (hidt, Cidne^ 5Meti«/(htàUe^r«, Stmda.de Tktm\, e»it, , d»nt la' iduptal ne sent qte Hdés iéimpressions; la plvs estimée est celle de Cioépsn,' qiuiest «originale et presque com^dète.
'DUS ART (Corneille), peintre hoUandais, né la 1665 à Harlem, mort en 1704, élève d'Adrien Yao Ostade. a peint des sôènesde la vie runle. où il appin)che de son asaltre par l'étneiigje, la couleur et le ion. Ses fteors ssnttrôs-^itimées. Ses eaux-fortes sont aussi 'reohen:liéesx]«ie sesnableaux.
DU90XIIERARI) (Atex.). antiqttaire, né à Barsur-Aube en 1719, mort k Fans en 1842, était conseiller à 'la Oovr des comptes. Hein d'admiration pour ParchiteoHire du moyen kge, il conçut de bonne beore •le profel de conserver le souvenir d\in art dont les traoes disparaissaient tous les 1<mrs : il alla dans ce but s'établir dans Vliôtel de Ûuny (rue des Mathuriiis), palais gothique que George d'Amboise ai^t fait construire k la nn du xv* s. , et y créa «n mesée d'antiquités nationales qui, k sa mort, fût acquis par r£ttit. On lui doit des Polices twr VMtel àe C/uny ei ie paknf âes Thermes, 1834; et les àrU os weyen dgv (510 Ipl. in-fol. et 5 vol. de tcite, 184M846). ouvrage oapkal, auquel il travailla iusqu'k sa mort, €t qui prouve autant de goût que d^ruditton.
DXJSfAI7LT(Jean Joseph), critique, 769, mort en 1824, avait étudié k
né à Pans <& Ste-Barbe. Il fut un des fondateurs' du Jxmrnal des D&foU^ et 7 rendit esompte pendant "30 ans, a^ee goûtetooBrenance, des ouvrages littéraires. On a réuni ses articles socs le titre dUnna/ssirtlrfmire*, 5 vol., 1818- 24. 11 fut nommé sous Louis XVIII consenateur de la Bibliothèque Ste-Generiéve. Il avait commencé, pour la collection Lemaire, -une édition de Quintilien qui a été ache\'ée par MM. Defrenne et Booillet
DUSSikULX (Jean), littérateur, né k Chartres eu 1T28, mort en 1799, était petit-neveu de NicoIle.ll fil la campagne de Hanovre enqualîléde commissaire des guerres, puis se livra aux lettres, se fit connaître avantageusement en 1T70 par une traductioo de JmoéMX, fut^admis en 1776 k l'Acadéoiiedes inscriptions, .devint secrétaire du duc d'Orléans, et fiit. député k l'Assemlflée législative et à la Codtcqtion ou il se signala par sa mt^dération. Outre la traduaion do Ju vénal, ' Dussaulx a puWié un traite estimé De la Passion du Jeu, 1779, et a donné t l'Acud. plusieurs IliiJmOirw, dobtun sur Horace. . TfCSSEK (J. Ladislas), compositeur et. pianjjj» né en. 171)2 k Czaslau en Bohème, -mort, en Itjp» était fils d'un bïibile organiste. Il composa dès li^v de 13 ans une messe solennelle, séjourna sucœas-
fogier en Angleterre, mais où il rovint dès.1800 etoù finit ses joiurs.'On*a de lui 70 morceaux ponr» piano (sonates, si-mphonies,. concertos, «uos, ««• taisies) une excellente Mémode de piano» dm oit-
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DUV>\
, entre «utres la BémrréthofL Dans ses compositions, sages et devenues classiqiies, on trouve une Terve tempérée par la gfAoe dû «haut, des coupes faeoreuses^ et une niêkidie' soutenue qui'.en^ chante sans fatiguer. Il releva la sonate eu dtscréddt où elle était tombée.
DUS^LDORFi V. des fitats prussiens (prov. Rhé- ' nane), ch.L de régence , 9ar le Rhin et le Dossel r ^ 600 kU. S. 0. de Beiiin; 40000 hab. Très-joiie rilLe, dirisée en 3 parties, JÀtxtadtou vieiUe^Tille, Meuttaàt OH ville-neiivo^ eVKarlstmdi, Port (rane^ pont fixe sur U Rbin^ chemin de fer. Beik ilace du liirobé, belle cathédrale St-Lambert , renfermant les tosibeaux des ducs de' J<ilier6*et'BeTKf bdtel du Gou« reniement; observatoiiie , .4iabinet de physique. La gnlerie de tableaux ^longtemps célèbre, fut transféiée en 1805 à Munich. Acad. aes screnœs.et des aits, école de commerce. Diaps, velours, savon, blaDiehisseries. impmneries lithograpfaiqaet'et sur toiles, «te. — griffée en ville en 1268, Dnssetdorf fat kn^ temps la capitale du* dubhé de' JlBUers^V-Berg, ^is passa sous là domination ded comtes palatins. Prise
fir les Fraivçais sur les Bavavois en 1795^ restituée la Bavière par le tmité de Losiéville en 1801 ^ «Lié passa avec le duché de Bm à la Prusse en 1815. — La régence de D. , entre la HoUande au N. et & PO., les régences d'Aix4a-iChapelie et de Ooloçrne au Su, et la prov. de Westphalie i PO. , « 54 m^riam. carrés et 891 000 hab. Outre Dusseldorf , elle a pour villes principales : Elberfeld, Crevelt et Barmea. C'est un des pays les plus industriels de rAllemagne.
DVnSMPS (l'abbé), doctetir de Sorbonne, prof. d*histoire et de morale au Collège de France, né en 1745 ,en Franche- Comté, m. en 1811, a publié, entre antres écrits, le Clergé de France^ tableau historique des prélats du royaume, n74-'?5, 4 voL io-8, et VBist, di» duc de Marlborou^h, 1808. \
DUTEN8 (Louis), «axrant polygraphe,né à To«irs«n 1730, de parents protestants, THort en 181 2 j quitta la France k cause de ses opinions religieuses,' adopta TÀngleterre pour patrie* et «ntra dans'le tèergé anglican. Il accompagna Stoart de Maokenzie, ambassadeur à Turin (1758), Alt lui-même phisiews fois chargé d'affaires de TAniçleterre dans cette résidence et obtint le titre dlûstonographe de la Orande«Bre tagne, avec un riche bénéfiee. Il était membre de: la Société royale de Londres et associé de F Acad. des inscriptions de France. On a de lui une édition estimée .quoique incomplète, des Ql^uiTref de leibnitx (/. G. H. ùeihnittii Opéra omnta), 1768-69, 6 v. in-4; et plusieurs ouvrages originaux, entre autres : on mémoire Sur U Miroird^Àrchimède, Genève, 1111 \ Bieherchet sur Voriginedei déeouteties attribuées aux ' fliederru», 1?66 et 1802; un Tratr^ des mogensderéuaten de toutes les églises chfétiennes j Genève, 1781, et un livre intitulé : yém&xres éPwn voyn^r ijui se repose, 1806 (œ sont'sesj)ropres mémoiTes).-^Son nefeu. J. Michel D., né à Tours eA 1132, mort en 1848, s*est fait un nom comme économiste; il ptk)fessah les doctrines de Quesnay, de Turgot et de tonte Técole des physioerates. -Ses principaux ouvsa^ sont: AMAyté des principes fondameniaux de TEtonomie pôHUqtie, Paris, 1804; les tnwau» publics àè r Angleterre, 1849. savant- mémoire fruit d'une mission ^ lui- avait donnée le gouveonement; Hist, de la, mnimui&n inférieure de la Finnee^ 1829: Il était menure Hfare de TAcad. des sciences morales. ' mrrEETRE (Jean Baptiste), religieux dominicain.' lé à Calais en 1610, 'mort à Paris en 1667, anât M vmployé de 1640 à 1658 dans les missions des An-. Cilles, «t publia, d*après les observations et les re^ eberebes qu'il y avait fiutes, une Mist. génênUedès AnHlies habitas par fef Français, 1667-1691^ 4 V.: hB-4, avec "cartes et fig. — F. ttiPOirr^DtJTE«rRE. ; \ '. DfPinXET </«aki), srèffter du parlemtent der 9et-i ris, mort en T570, est le premier qui ait traité fbis- ^oirede France d'aj^rès les chartes et les titres au'-; Cantiques. Il a laissé plusieuis savants -ouvrages qui'
n'coit été iinprimés qu'après sa mort iSommairelê la guerre faùe centre les AUngeois, 1S90;- iÊimàire et advissur lu libertés de V£aUse gallicane, . 1504; necuetfr de guerres et de traités de paix.... entre* Ue rois de France et é^ Angleterre, depuis Philippe î jusqu'à Bemi II, 15889 RbcmH des rois de France f leur eour&nns et maison, 1618.— V. inou nu tillkt.
DUT01\« éoonomiste du 1 vin' siècle, était caissier de la compagnie des Indes fockdée par Law. Il se rendit célèbre pav eeei Ré flexions pditik^' '^^ les finances et> le commerce^ publiées d*a&)ord sous forme de lettoes, 1735, puis comme ouvrage, 2to1. in42t 1738. Il y moDtrei' que le niiméFure n'a point une valeur arbitraiffequele seuver^Lia ptiisse modi5er à son gré. ooBune on ue prétendait. Cet ouvrage a été réimprimé eo 184a dans les Économistes français,
DCTROGHBT (Joacbim)^- savant physialogiste, né en 1776 an oiiâteau de Néol (Indre), mort en U47 , était issu d*«ne famille noble, qui émigra et/ut ruinée par la Révolutioii; 11 fit plusieurs campagnes comme médecin des armées, ' se retira pr^e de Cb&teau-Regnaud^ ot Use livra à une étude approfondie- des faits les plus, mystérieux de la nature, Tut da en 1828 membre de l'Académie des adences et rint alors se fixer à Paris. Entre ses nombreux tra^ vaux, on vemarque sa Noueelle théorie de ia voix (lftOO)i et de r/MnniNMita>(1810). sa Théorie de i'ha^ bitude et des sgmvathiei (IBIO), ses Recherches sur Vaceroissementet lareproduetion des végétaux (l%2]), — sur l'Ostéogénie (1822), -- sur la Structure inté^ rieure des asumaus H des végétaux (1824) <, — sur P Agent immédiat du mouvement vital (1826).— «iir VEndoemoseet r£sofinose(1828), — sur leDévelop^ pement de l'esuf et du fatus, -- sur la Direction radicale des végétaux et Vaecension de la sève. Il réunit en lg3T tous ses tiavaux sous le titre de Jfémoiref po«r servir à Vhistoirs enatomique et physiologique dfS végétaux'et des amimaux. Il a publié depuis des Recherches physiques sur la force epipolique, 1S42li843. Les travaux de Dutrocnet se distinguent par Toriginalité;. il s'efforça surtout d'expliquer parles lois dé la;phTBique et de la cbimie' les phénomènes de la vie. Son nom restera attaché à la découverte des singuliers phénomènesd'endofmose et d'e«otmose.
BUTTWEILER, v. des Etats prussiens (prov. Rhénane)^ à ? kil. N. de Sarrebruek; 1000 liab. Mines d'alun, qui fournissent 800 quintaux par an.
IDCUMVUIS, magistrats au nombre de deux, institués chez lies Romains pour oertaines fonctions spé^ ciales, le plus souvent temporaires. On distinguait des D. frumentaires , chargés de distribuer le blé au peuple: des D. édificateurs , dédicateurs, chargés de faire b&tir un temple ou d'en faire la dédicace ; des D. coloniaux ou municipaux, magistrats supérieurs des municipesou des colonie», qui y remplissaient les fonctions des consuls de Rome et en avaient le rang
DO VAIR (Guill.), garde des sceaux sous Louis XIII, né en 1556 à Paris, mort en 1621 , était ecclésiastique. Il remplit avec distinction nkisieurs hauts emplois dans ut magistrature, embrassa le parti des Politiques dansnos discordes ciriles, reçut fes sceaux en 1616 sans les avoir sollicités, et eut à iutter contre les intrigues des courtisans. Û fût fait comte et évèque de Lisieux' en 1620. On a de lui de» ouvrages de piété, la trad. â*ÉpictHeoi de quelques- discours de hémosthéne et de Cicéron. un traité de VÉhquenu française^ la' Iforoie des stoiqves, un 'traité de la Oonitance es calamités puhlioues, et no ouvrage intitulé : i^e la sainte Phtlosofitie, que Charron a mis à contribution et à^où il a tiré sa description des passions. Du Vair fut < un des meilleurs .écrivains de son temps. Ses ORuvres^ réunies en 1606, ont été ^usieurs fois ' réimprimées , -notamment en l&U, in-fol. M. Sap^y. en mi\ti M. Coiigny,'cn 1858, otnt f^ttblié des Étudee sur sa vie et ses ouvrages. } t)eVAL' (Guill.), savant, né à Ponteise vers IITO, mort en 1646; cultiva à la fois les lanrues andennes, la akéc^ogie, la philosophie, la médeeiae, la bott-
DtJVA.
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nique: enseigna avec un grand éclat la philosophie tn Collège de Lisieuz (à Paris), puis au Collège de France (1606) ; devint médecin du roi et doyen de la faculté de médecine (1640). On lui doit une excellente édition à'Aristole, çrecaue-latine, Paris, 1619, 4 ToL in-4, réimprimée dès 1629 en 2 vol. in-fol. , avec une analyse (Syncpsis analytica) de la* doctrine du philosophe grec: une Hitt. du Collège royal de France ^ 1644, et quelques autres écrits.
DDVAL (Pierre), géographe, né à Abbeville en 1618, mort en 1683, neveu de Nicolas Sanson, professait la fféographie. On a de lui, entre autres ouvrages : le Mondey ou Géoaraphie universelle, Paris, 1658; la Sphère, 1659: la France depuis son agrandissement par les conquêtes du roi, 1691; et diverses cartes pour la géographie ancienne, pour la chronologie, et les voyages modernes, 1665.
ouvAL (Valentin jakbrat), antiquaire, né en 1695 au village d'Arthonnay (Yonne), était fils d*un pauvre paysan et commença à slnstruire par lui seul en gardant les troupeaux. Il fut élevé par les soins du duc de Lorraine, Léopold, qui avait remaraué son ardeur pour rétude ; devint bibliothécaire du duc, professeur d'histoire à Lunéville, et fut nommé conservateur du cabinet des médailles de Vienne quand le fils de son protecteur fut devenu empereur sous le nom de François I (1748). On a de lui le cataloguedes médailles de vienne et quelques autres écrits. Koch a publié ses OEuvres, Paris, 1785, 3 voL in-8, avec une intéressante notice sur sa vie.
DUVAL (Araaury pineu), membre de l'Académie des inscriptions, né à Rennes en 1760, mort en 1838, lût d'abord avocat au parlement de Bretagne, puis secrétaire d'ambassade en Italie; quitta la diplomatie pour les lettres, vint se fixer à Paris et créa la Décade philosophique , journal qui fut réuni plus tard au Mercure , et qu'il dirigea jusqu'en 1814. Après avoir été couronné pendant trois années consécutives pour des questions d^érudition proposées par l'Institut, il fut nommé membre de cette compagnie en 1811. Voici ses principaux ouvrages : Des Sépultures chez les anciens et les modernes, 1801 ; Paris et ses monuments, 1803: Monuments des arts du dessin chex les anciens et les modernes, recueillis par Denon, espliquéspar Am. Duval, 1829, 4 vol. in-fol. Am. Duvaf a coopéré à la Continuation de l'histoire littéraire de la France des Bénédictins.
nu VAL (Alexandre pineu) , auteur dramatique, frère du précédent, né à Rennes en 1767, mort à Paris en 1842 , fut successivement buraliste , marin , militaire, ingénieur, acteur, et se fit enfin auteur. Il donna soit seul, soit avec Picard ou autres, plus de 50 pièces, dont quelques-unes du genre le plus élevé, et qui pour la plupart eurent du succès; devint en 1807 directeur de TOdéon, ranima un moment ce théâtre par ses propres compositions, fut nommé quelques années après bibliothécaire de l'Arsenal, et fut admis à l'Académie française en 1812. Parmi ses comédies, on remarque : Edouard en Ecosse, en 3 actes et en prose (1802); le Menuisier de Livonie (1805); le Tyran domestique, en 5 actes et en vers (1805); le Chevalier d'industrie, en 5 actes et en vers (1809) île Retour d'un Croisé, parodie des mélodrames alors en vogue (1810): la Jeunesse de Henri V, en 3 actes (1812; la Manie des grandeurs, en 5 actes et en vers (1817); la Fille d'honneur, en 5 actes et en vers (1819) : c'est son chef-d'œuvre. On lui doit aussi de charmants opéras-comiques : le Prisonnier, musique de Délia Maria (1796); Jratfofi à vendre, musique de Dalayrac (1801), et un drame lyrique , /ose|)A Ç1807), dont la musique, due IMéhul, est bien aupérieure au poème. Ses OEuvres ont été réunies par lui-même en 9 voL in-8, 1812- 1825, avec d'intéressantes notices. Alex. Duval peignit avec esprit et fidâité les mœurs de son époque. Venu à la fin de la République, il rendit à l'art la décence que lui avaient fait perdre les écrivains ré- ▼dutionDaires. M. Ballanche, qui lui succéda à TA-
cadémie française, a fait son Éloge dans son dlscom de réception.'
ouvAL (George), auteur dramatique, né en 1171 à Valognes, mort en 1853, était chef de bureau aa ministère de l'intérieur. Il travailla surtout pour les petits théâtres et donna 70 pièces, dont plih sieurs eurent la vogue, entre autres : Jf. Yautùwr, ou le Propriétaire sous les scellés, 1805; le Retour au comptoir on l'Éducation déplacée, 1808; Une Journée à Versailles, ou le Discret malgré lui, jolie comédie en 3 actes, 1814; Werther ou lesÉga^ rements d'un cœur sensible, 1817, spirituelle parodie du roman de Gœthe; le Mari impromptu, ou la Coutume anglaise, en 3 actes, 1836. G. Duval a laissé en outre : Souvenirs de la Terreur, 1841-42, elSoiivenirs thermidoriens, 1843. — K épréiiesnil.
DUVERDIER (Ant.), seigneur de Vauprivas, né à Montbrison en 1544, mort en 1600, était conseiller du roi et contrôleur général de Lyon. On a de lui h Prosopographie, description des personnages icsignes, avec portraits, Lyon, 1573, et la Bibmhè(ipti d^Ant, Duverdier, contenant le catalogue de tous h auteurs qui ont écrit en français, 1585, ouvrage de bibliographie précieux, qui a été réimprimé en 1776 avec celui de Lacroix du Maine.
DUVERGIER DE HAURANNE (Jean) , abbé de St- Cy tan, fameux théologien, né à Rayonne en 1 581, mort en 1643, suivit les cours de l'université deLounin, s'y lia avec Jansénius, dont il embrassa les doctrines avec ardeur, obtint vers 1620 l'abbaye de St-Cyran, se livra avec un grand succès à la direction des consciences à Paris, compta beaucoup de disciples et d'amis, entre autres, Arnauld, Lemaistre de Sacy, Rignon, auxquels il fit partager ses opinions, attaqua les Jésuites dans quelques écrits, et fut pour ce fait dénoncé à Richelieu, qui le tint enprison de 1638 à 1642. Il venait de recouvrer la liberté lorsqu'il mourut. C'était un homme de parti, adroit, remuant, et qui exerçait sur les siens un grand ascendant Parmi ses écrits on distingue la Somme des [mtei et faussetés contenues dans la Somme théohgîqut du P. Garasse, 1626; Petrus Aurelius, 1631, ouvrage estimé, où il traite de la hiérarchie ecclésiastique ; et les Considérations sur la mort chriiieiM
DUVERNEY (Joseph euiCHARn), anatomiste, né à Feurs en Forez en 1648, mort en 1730, fut noicmé I en 1676 membre de l'Académie des sciences, et en | 1679 professeur d'anatomie au Jardin Royal. 11 portait si loin le talent de l'élocution que des cooiédiens | même venaient l'entendre. On a de lui : Traité (k l'oraane de Vouxe, Paris, 1683 et 1718; TraiUd» maladies des os, il bl', OEuvres anatomiques. 1T61- On lui doit d'intéressantes observations sur la circulation du sans dans le fœtus et dans les ainplubies, ainsi que la découverte des sinus occipitaux qui ont conservé son nom. — F. paris-duvbrket.
DUVILLARD (St.), économiste , né à Genève en 1775, d'une famille de réfugiés français, m. en 1833. fut employé aux finances sous Turgot et attaché eo 1805 au ministère de l'intérieur comme chargé de la statistique de la population. II avait été ooffloè en 1796 membre correspondant de l'Inslitut, et en 1 799 membre du Corps législatif. On a de lui : Bf^' ches sur les rentes et tes emffrunts , 1 7 87 , Plan (Tu» association de prévoyance, 1790, Influence de la f^ tite vérole sur la mortalité, 1806, ouvrage qui renferme une table de mortalité souvent consultée.
DUVIVIER (Franciade Fleurus), général dedinsion , né à Rouen en 1 794 , passa par l'Ecole poiytecbiU' que, fit ses premières armes en 1814 contre les alln» qui cernaient Paris, prit part à l'expédition d'Alger» 1830. se signala au passage du col de Mouzaia (I8Jl^ fut cnargé de divers commandements en Afrique» jj réussit partout k repousser les Arabes; organisa o^ 1848 la Garde mobile, fut élu la même année représentant du peuple par le dép. de la Seine, ûéiem vaillamment, en juin 1848, rhôlel de viUe contre lo insurgés, mais fut blessé le 25 et succomba peo o^