G£NE
(iENE
étendit son territoire à droite et à gauche sur le golfe qui prit son nom, et conquit autour d'elle les côtes S. E. et S. O.du golfe, çui prirent le nom de Rivière (rive) du UvanteX Rivière au Ponent. En 11 90, Gênes avait remplacé ses consuls par un podestat. Elle eut aux zu* et ziii* siècles à soutenir contre Pbe une guerre acharnée, dans laquelle elle finit par triompher. Après une victoire navale remportée en 1284 près de l'Ile de la Melloria. elle enleva à sa rivale Sassari, Tile de Corse, et détruisit les ports de Pise et de Livoume, 1290. Les Génois, avant puissamment contribué à rétablir sur le trône de Constantinople les empereurs çrecs, obtinrent des Paléolo^ues, en récompense, d'immenses avantages. Ceux-ci leur cédèrent les faubourgs de Péra et de Galata (à Constantinople), la V. de CafTa en Crimée, où ils conduisirent une colonie, Smyrne, Scio, Mételin, Ténédos.etc, 1261-2295. Depuis cette époque Gènes entra en lutte avec Venise pour la suprématie en Orient : elle mit cette république à deux doigts de sa perte dans les guerres dites de CafTa (1350-55) et de Chiozza(1 378-81); mais enfia elle se vit contrainte de céder le pas à sa rivale. Gênes était depuis longtemps déchirée par des dissensions intérieures, surtout par les ouerelles des Guelfes etdes Gibelins, etaffaiblie par de fréquentes révolutions; ses habitants changeaient sans cesse de gouvernement : après avoir obéi à des consuls et à des podestats étrangers, ils s'étaient donné en 1257 des dictateurs sous le titre de capitani, puis des protecteurs (1270). qui gouvernaient concurremment avec desa5&^ du peuple f espèces de tribuns; enfin ils se donnèrent des doges (ou ducs), en 1339. Le l*' fut Simon Boccanegra ; les maisons ducales les plus connues sont les familles nobles des Doria, des Spinola, des Fieschi, des Grimaldi; puis les fa> milles plébéiennes des Adomi, des Fregosi. Deux fois les Génois, incapables de se gouverner par euxmêmes, se mirent entre les mains de la France, sous Charles VI (1391) et sous Louis XI (1458) ; puis ils se donnèrent aux marquis de Montf errât , aux ducs de Milan. Ils avaient déjà perdu au milieu de ces révolutions la plus grande partie de leurs possessions italiennes ; rinvasion des Turcs leur enleva leurs établissements sur la mer Noire et dans l'Archipel (1475). André Doria avait de nouveau soumis Gênes à la France; mais mécontent de François I, il s'allia avec Charles-Ouint, affranchit Gênes de la domination française, et lui donna une nouvelle constitution (1528) : les doges furent rétablis , mais ils ne furent plus à vie ; ils étaient élus pour deux ans, et on leur adjoignait deux consuls et un censeur (André Doria fut le 1** censeur). Fiesque conspira, mais sans succès, contre ce nouveau gouvt (1547). Gènes resta depuis étroitement liée à l'Espagne, et prit parti pour elle contre la France. En 1684, Louis XIV fit bombarder Gènes qui avait insulté son ambassadeur; le doge dut venir en personne lui faire réparation. En 1746, les Autrichiens occupèrent Gènes; ils en furent chassés 3 mois après. En 1768, les Génois cédèrent à la France la Corse, dont ils ne pouvaient plus comprimer les révoltes, fin 1796. cette place lut occupée par les Français, et rannée suivante son territoire forma la République ligurienne. En 1800, les Français, commandés par Masséna, soutinrent dans Gênes un siège mémorable contre les Anglais et les Autrichiens; ils furent forcés de rendre la v. , mais ils y rentrèrent peu après. En 1805, Tfitat de Gènes fut incorporé à rempire français, et forma les dép. de Gênes, des Apennins et de Montenotte. En 1814, Gènes fut donnée au roi de Sardafgne par le congrès de Vienne. 0ÊNI8 (fitat de). L'anc. république comprenait une étroite lisière de terrain (dite Rivière) entre les Apennins ^t la mer, et se divisait : \' en Riv. du Levant (où le'trouvaientlesv. de Gènes, RapalIo,Lavagna, Sestridi Levante, Spezio, Luni , Sarzane); 2* en Riv, du Ponent (Novi, Gavi, la Bocchetta, Savone. Albenga, Vintimille, San-Remo); 3* en marquisat de Finale. On peut y ajouter la Corse, qu'elle perdit en 1769*
GÊNES (dép. de), un des dép. de l'empire français, entre la mer, le Pô, le dép. du Tare et ceux de la Stura et de Montenotte, avait pour ch.-l. Gènes.
GÊNES (Intendance générale ou duché de) , une des 8 intendances' générales des Ëtats sardes, s'étend depuis Nice à VO. jusqu'au duché de Parme auS.E., et se subdivise en 7 intendances : Gênes, Savone, Albenga, Novi , Chiavari, Bobbio, Spezia.
GÊNES (golfe de), Ligusticus sinus OMmareUgustieum, golfe situé entre la France et l'Italie sept.
GENES ou GENEST (S.), comédien, remplissait, lors de l'entrée de l'empereur Dioclétien à Rome, le rôle d'un néophyte dans, une boufibnnerie où les mystères des Chrétiens étaient tournés en ridicule, quand tout à coup il déclara, au milieu de la représentation, qu'il se sentait éclairé d'une lumière intérieure et qu'il était chrétien. Conduit devant l'empereur, il mourut dans les tourments, martyr de la foi nouvelle, 286. Rotrou a traité ce sujet dans une de ses tragédies. On honore S. Genès le 25 août
GÉNÊSARETH (lac de). F. tibériadb (mer de).
GENÈSE (du mot grec génésis, génération, le premier livre au Pentateugue de Moïse et de toute la Bible, comprend le récit de la création et l'histoire des premiers hommes jusqu'à la mort de Joseph et à la naissance de Moïse.
GENESIUS (Joseph), de Dyzance, historien du Bas- Empire, aux' siècle, est auteur d'une Hist, de Vem^ niregree (de 813 à 886), imprimée à Venise, 1733, m-foi. grec-latin , dans la coUection Byzantine,
GENEST (l'abbé), littérateur, né en 1639 à Paris, m. en 1719. élu membre de l'Académie française en 1689, avait été homme d'épée avant de prendre le petit collet. Secrétaire des commandements du duc du Maine, il devint un des familiers et fut l'un des ornements de la petite cour de Sceaux. Il a écrit plusieurs Çièces pour cette cour, entre autres une tragédie de *énélopef que Bossuet citait avec éloge, des Odes à la louange de Louis XIV, et un poème sur la PhilO' Sophie cartésienne f 1716. —• F. genès (S.).
GENÈVE, Genevaen latin, Genf en allemand, v. de Suisse, ch.-l. du cant. de Genève, àl'extrémité S. 0. du lac Léman, près du confluent au Rhéneetdel'Arve, à 507 kiL S. E. de Paris, à 626 par chemin de fer; 32000hab. dont env. 20 000 Calvinistes. BeUe cathédrale St-Pierre, hôtel de ville, collège, observatoire, hôpital, 4 ponts, statue de J. J. Rousseau, œuvre de Pradier. Sociétés savantes, université, fondée par Calvin, bibliothèques, musées et collections diverses, etc. Genève est une des v. les plus éclairées et les plus industrieuses qui existent : son horlogerie, sa bijouterie sont renommées ; elle fabrique des instruments de mathématiques et de chirurgie; des étoffes de laine, de soie, etc. Commerce important de transit; navigation active sur le lac : bateaux à vapeur pour Coppet, Nyon, Vevey, Thonon, etc.
D^abord aux Allobroges. Genève fut comprise dans la Province romaine, et aevint auv* siècle une des villes princip. des Burgundes. Suivant le sort de la Bourgogne, elle passa avec elle sous la domination des Francs, et devint, après Oharlemagne, le siège d'un évêché souverain, relevant de l'Empire. Pendant la féodalité, elle fut le théâtre de rixes fréquentes entre ses évèques et ses comtes qui portaient le titre de comtes du Genevois. Ceux-ci, s'étant éteints en 1410, furent remplacés par les ducs de Savoie. Genève secoua le joug de ces ducs en 1524, fit alliance en 1526 avec Berne et Fribourg, embrassa la Réforme en 1 533, expulsa son évèçiue, devint la résidence de Calvin,
3U1 y fit proscrire le culte catholique (1535), et fut es lors considérée comme la Rome du Calvinisme. Le duc de Savoie tenta en vain de la surprendre en ) 602 ; il fut forcé de signer l'année suivante un acte qui reconnaissait l'indépendance de Genève, soui kl garantie de la France, de Berne et de Zurich. Genève, avant 1801, était non pas un canton suisse, mais une républioue alliée des cantons. Cette république eut d abord un gouvt démocratique; il devint
GENE
Gtm.
atristocratîmieeû 1782. Prise parles Français ffli 1798, Générer détint, sous l'Empire, le ch.-l. du dép. du Léman; eHe fut agrtgée à la Suisse en 181 5. Qle a 4té ensanglantée en 1840 par une guerre civile qui a •cu'pour résultat de donner à ses institutions un caractère plus démociatique.— Génère a produit une foule d'Hommes illustres : Casaubon, Leclerc, Lefort, J: J. Rousseau, Bonnet, Huber, Deluc, Saus-
' Yure, Lesagc, Pietet, De Candolle, Sismondi, Necker, Tœpffer, etc.
GENÈVE (canton de) . le* 22* dé la Confédération suisse, entre le cant. de Vaud au N. , la France au N. 0. , la Satoier au S. et à l'E. ; 28 k. sur 9 ; 64 000 h. dont 38 000 Calvinistes. Il a été formé de Fane, répabllque de Genève, plus quelques distri<;tsde la Savoie et du pays de Gex. Il possède, outre Genève, deux villes, Versoy etCarouge, et a deux enclaves dans le «canton de Vaud. Le lac Léman, dit aussi lac de Ge- «nève, occupe une grande partie de son territoire, qui est arrosé en outre par le Rhône et VArve. On y parle français. — Ce cant. n'a été admis dans la Coniédération qu'en 1815 (F. genêvb). Le pouvoir législatif est exercé par un Grand Conseil, renouvelé tous les deux ans; le pouvoir exécutif et administratif, par tin Conseil a'Ëtat de 7 membres élus pour deux ans. Tous les citoyens âgés de 21 ans jouissent des droits politiques.
GENÈVE (lac de) ou lac lEuaii , Lemanus lacus^ lac situé au S. 0. de la Suisse, entre le cant. de Vaud, le Valais et la Savoie, a 70 kil. de long sur 14 de large et est traversé par le Rhdne; ses eaux nourrissent des poissons exquis ; ses cdtes offrent des sites
' • délicieux (entre autres celui de Ueillerie). Ce lac est exposé à des crues subites et quelquefois môme à des
i tempêtes; néanmoins la navigation y est fort active ;
' et if est sillonné par de nombreux bateaux à vapeur .
' Sa plus grande profondeur est de 308 mètres.
CfKNEVIÈVE {Sie).Genovefaj patronne de Paris,
^ née à Kanterre près de Paris vers 419 ou 422, morte -en 512, n'était, selon l'opinion commune, qu'une simple bergère. Sur le conseil de S. Germain d'Au* serre, elle se consacra à Dieu. Après la mort de ses parents , elle vint demeurer à. Paris chez sa marraine, «t y mena une vie toute de piété et d'abstinence. Selon une tradition, lors de nnvasion d'Attila dans les Gaules (451), les Parisiens effrayés voulaient abandonner leur ville : Geneviève les retint en leur prédisant que Paris serait épargné, et sa prédiction s'accomplit. A une autre époque elle procura des vivres aux Parisiens affligés d'une disette. A sa prière, Clovis 6t bâtir au sommet de Paris en l'honneur de S. Pierre et S. Paul l'église qui a reçu depuis le nom de la sainte elle-même (au haut de la mont, de Ste-Geoeviève). L'Bglise l'honore le 3 janvier, jourdesa mort. Ses reliques étaient exposées à la vénération des fidèles dans l'église qui lui avait été consacrée ; après la destruction de cette église, elles l'ont été dans celle de St-£tienne-du-Mont; depuis 1852, elles ont été transférées dans la magoificiuâ basilique, à laquelle «on nom a été rendu (l'ancien Panthéon). Une neuvaine, commençant le 3 janvier, jour de sa fête, y attire une foule considérable.
GENEVIÈVE DE BRADANT, fiUe d*un duo de Brabant, épousa, vers l'an 710, SilTrid ou Siffroy, châtelain de Hohen-Simmeren, au pays de Trêves, et fut accusée d'adultère auprès de son mari par l'intendant Golo, oui avait en vain essayé de la séduire- Siffroy, alors absent, ordonna de là faire périr, ainsi qu'un enfant qu'elle venait de mettre au monde, et dont elle était enoeinte an départ de son époux sans que celui-ci le sût. Les hommes chargés d'exécuter cet ordre barbare ne purent 4e résoudre à Taccomplir^et abandonnèient la mère avec l'enfant dans une forêt, où, selon la légenda, une biche lesr nourrit de son lait pendant six ans. Au bout de ce temps (7d7), Siffroy retrouva fortuitement son épouse dans une chasse où il poursuivait la biche nourricière; il i»* coanuA l'innocosM de Geneviève, lui rendit (oustws
honneurs, et fit mettre à mort le perfide Golo. G^ nevlève fit b&tirà l'endroit même où eHè avait été retrouvée une chapelle dédiée à la vierge, la chapelle de Frauenkirehm. dont les raines existent encore et attirent de nombreux pèlerins. Les Belges regardent Geneviève comme une sainte et l'honoreiit te 2 avril. Son aventure a fourni le sujet d'un gnnd nombre de légendes, romans, complaintes, drames et tragédies; les drames de La Chaussée, de Tieck et de Muller sont les plus iremarquables. I^ P. Obrisiers a donné une Vie de cette sainte (1656).
GETTÊTOIS (comté, puis duché de), Geham^ ducatus, anc. prov. des États sardes, dansledaclw de Savoie, entre la prov. de Carouçe au N. 0.,lfi Faucigny au N. E., la Savoie supérieure au S. E., la Savoie propre au S. 0.; cb.-l., Annecy. Cf m appartint d'abord aux comtes de Genève (d'où le nom qu'il a retenu, quoique la ville de Genève nea fasse nullement partie); il passa ensuite à Humbert et Olhon de Villars, puis à la maison de Saroie m l'aliéna en 1564, l'érigeant en apanage avec titeda duché. Le Genevois fut de nouveau inoorporé à la Savoie en 1659. De 1792 à 1815, il fut compris dans l'empire français et fit partie du dép. du Mont-Blanc. Réuni aux États sardes en 1815, il fot annexé à a France avec le reste de la Savoie en 1860 : A aii auj. partie du dép. de la Haute-Savoie. ,
GEXÉVOIS (Charles-Félix, duc de), depolsK»» Sardaigne. F. chaules -feux.
GENÈVKE (mont), Janus mons, mont ^ m Gottiennes, sur la limite de la France et des Etais sardes, dans le dép. des H.-Alpes; hauteur, 368r. La Durance et la Doire Ripaire y ontleura source Quelques-uns croient que c'est sur ce pomt quAn* nibal franchit les Alpes. Les Français ont rendu eu 1802 la route par le mont Genèvte plus praticanie . un obélisque, élevé en 1807, consacre ce 80UT^^
GENGIS-KHAN. c.à d. \q puùsant S:han, cé\m prince mongol, né en 1155 ou 1162, lûorten 1231, s'appelait Témudgin et était d'abord simple cûef a ©a horde mongole, tributaire des Tartares imt^^,^ étaient alors maîtres de la Tartarie orientale. En P»; d'années, il agrandit prodigieusement soniaiD»^*^
ritage. Smnt fait proclamer en 1206 spûTei»»" tous les MongoU, a Conquit le pays^d^^Tart^
xane (IMUr'* , le Kharism »
Olgours (1209) et la Chine septentnonale (Ui^ j soumit la Corée (1219), la Transoxane nnih f Khoraçan et rirak-Adifémy (1222) Je l^f»''^^. plusieurs provinces de la Perse orientale, ^^riri bar et le MoulUn (1224), et enfin une p^^w»» Russie méridionale. Il étaU alors maître d un «ni toire qui s'étendait de la mec Noire à la mer de cnin^ En mourant, il partagea «es vastes Etats enm^ quatre £ls, qui lui avaient servi de liwt^T,rr sesconquôtes : Batu-Khan,fiUde Touchi-Kh|m,im eut le Kaptchak et la Russie mérid.; DjJ?^* Turkesten et l'Asie centrale: Mangou, la Pene, Okuï-Khan, la Chine. Gengis-Khan se montra» vent conquérant inhumain et barbare : «•^f*,. Bokara, de Samarcand, da.Ferganah. deua^' rent détruites par ses ordres, et une louie wjr numenta des aru et des lettres furent ^^^^^jj^t Pékin; cependant, il droosaA sesaw«t« ua^ooe"» lois, qui est encoceen vigueur en Tar^»- ^^ . GÉNIE, Génius^ chez leaRomainaj ^^*»^J^ les Grées, dieu subalterne,; espèce d'ijogs^*^» qui, dans les cro|*BOBs des Grecs et des '^^"fJJJ! s'attacûait k chaquehemme dès sa na"^^ ®* Sgf sidait à toute sa w. Chaoun lui on»t,»«.Jr; natal, du vin, de l'eaceina. des fleui», Jf?**r Is tines -swglantfw; ce qu^on pouvait faire « rj agréable pour lui était de tcavaiJkr ^^^J^. bien-^tra : aussi ks Romains disaïent-il6^«"'^!« duigere (satisfaire fon génie) POur.s'*ta»»>"°S^ pla&ir. On croyait flue les g^iies se b»*'*'^ queiqia«fi3is aous ia lorme de «n>«"**T*"Lr ji* âge ou admettait de» génies nropnji ^^^^^
élémeots • Iss ^jOim, pourraiii les<ÏAw»«» I»
GENN
GfiNO
la terre ; les Ondins, -pour V6ai^ «t les 'Sàftamm!^», pour le feu.
OÉKIE CIVIL, QtSftE IlILXtAlBE» F. OeS 'iSlOtS «1 ÎHùt.
univ. des Sciences.
OÊNIN (Françoial, philologue, né à Amioiis'en 1803, mort en 1856, fut élèye de Pficole normale, professa au collège et à la Faculté de Strasbourg, écrivit en même temps dans le National et devint en 1848 chef de division au ministère de rinstniciion publique. Il a publié, outre des écrits de polémique, des travaux sérieux qui prouvent de l'érumilon et de l'originalité, mais quelquefois aussi Tamour du paradoxe : Variations du langage français depuis le xii« siècle y 1845; Lexique comparé de In langne de Molière et des éôrivains du xvn« siècle, 1*846; Récréations philologiques , 1856. On lui doit des éditions des Lettres delà reine de Ifavarre; de la Chanson de Roland ; dé V Éclaircissement de la langue française par /. Palsgrave ; de la farce de Maître Patelin,
GENLIS, ch.-l. de e. (Côte-d'Or), sur la Tifle, à t9 kil. S. £. de Dijon. Station.
'GENLIS (Félicité Stéphanie imcuïST nE St-auèw, comtesse de), célèbre femme anteur. née en 1746, au ch&teau de Champcery près d'Autun, d'une famille noble, mais paovre. morte en 1830r, reçut une éducation brillante, xnfeUe dut en partie à la gén6ro^tê du financier La Popelinière, et fut mariée dès l'âge de 15 ans an comte Bruslart de GenHis (depuis marquis de SiUery). Nièce de tfme de Montesson, aui avait épousé secrètement le duc d'Orléans, elle entra par son crédit dans la maison de ce prince, et fut peu après cbargée, avec le titre de
gouverneur 1 de l'éducation de ses enfknts (Mme AdéiTde, Louis-Philippe, le duc de Chartres, le duc de Hontpensier et le comte de Beaujolais). Elle exerça l)îentot sur le prince lui-même un grand ascendant; elle parait même avoir puissamment contribué à lui faire prendre parti contre la cour. Forcée d'émlgrôr en 1792, elle revint en France- sous le Consulat et ttçut une pension de Napoléon, avec le^el elle entretenait correspondance. A la Restauration, elle perdu tout crédit; néanmoins elle reçut jusqu'à sa mort une pension de la maison d'Onéans. £Il6 a laissé de son mari deux filles; on la regarde aussi comme la mère de la célèbre Paméla qaï épousa lord Fitz-Gérald. Les ouvrages de Mme de Geniis ne s'élèvent pas à moins de quatre-vingts; ils se rappor- ^tent presque tous à réducation et consistent en contes, fables, romans- et p«ftites comédies. Les principaux sont! Théâtre d'édncationà Vusagedes jeunes personnes, lT71-«0, 4 vol. in-8, oi!k la 'moraleest présentée avec art -et intérêt; Annales de la vertu, 1781 , H vol. in-8 : c'est un cours d'histoire où ne figurent que les actions vertueuses ; Adèle et Théodeve, ou lettres sur Véducation. 1782, 3 vol. in-8, où les divers procédés des plus habiles pédagomes sont mis en œuvre avec bonheur; les Veillées du château, 1784, 4 vol. in- 12; les Petits émigrés, 1798, 2 voL in-B; Contes moraux et Souvelles /ififovt'ûfwei, ISCttetT-SOS, 4 vol. in-8, recueil plein de variété, tï'intéoêt et' de délicatesse. Elle «aussi composé de tiottrhreox romans historiques, parmi lesquels on vemurcpAe : Mlle de Clermentj 1802 ; la Vu^iesse de La miUére, l?i04 ; Mme de Matntenon, 1806; le ^ié^ de lanotl»lle, 1808 . otrrrsges croi'eurent du svccès, mais ^ cMt le tort oe fïruaser lliistoire. Enfin , elle pubHa en 1825 ^es^/Mnoires (TO*vol, in-8), ouvrage difftis, mileffre des tètéhttîons cutieuses , mtih qui fit ' grand scandale. Mmede-Gerylis'a^stmeufTêiissi dansserotrtn-a- .ges d'éducation : dans'ces littes, écrits avec neturei et élégance et nsmplts d'intéiiSt, elle enseigne une morale pure, que inatheut«usement eke nta- pae lou* Jours mise eHe-mème en pratique.
GEIfNABE,Cmnad^«, prêtre deMaerseille, ao ^ s., mort vers 495. On a de lui i^e Viris iUuetHtms ou DeSeriptorîims eeclesrasticis , ûm> lequel 11 tmitedes écrivains ecclésiastrqu^ (Impt*. à )aMitte d^enewr. analogue de S. Jérôme, et à patt, panj. IPueUte,
Hehnstttdt, 1612) ; de DogmaHfms eeeletiasHûUj wh vrape qu'on a quelquefois attribué à S. AiUgustin^ mais dont les sentiments, tout opposés à ceux de 'M P^re, sont entachés de semi-nélagianisme (publié par CEhler. Berlin. 1 856) . Gennaae est tm écrivain éraJKt, mais de peu de jugement.
GENNAUB (George scbolarius, plus' connu sots le nom de), né à Gonstantinople vers 1400, mort 'en 1464, fut juge-général des Grecs et secrétaire de Jea^VII, et suivit cet empereur au concile général de llorence (1439). Il y appuya d'abord la réunion des deux églises; mais il se montra ensuite un des plus ardents adversaires de ?union. Après la prise de Gonstantinople par les Turcs, il i\it nommé patriarche par MAhomet TI; il abdiqua en 1458 et se retira dans un monastère. Dans les disputes philosophiques de son temps, il prit parti pour Aristote.et écrivit contre Pléthon , qui défendait le Platonisme.
GENNARO (Jos. Aurèie de) , jurisconsulte, né à T^aples, en 1701, mort en 1761, unit les lettres à la turispnidence. Il fat nommé en 1738 par le Tt)i Chanes Vin magistrat de Naples, fut chargé en 1741 par le ministre Tanucci oe préparer un code uniforme pour tout le royaume, et fut appelé en 1753 à vne chaire de droit féodal à Naples. On a de Ini : Hespuhlica jwrisconsultorum, 1731, fiction ingénieuse, où il nïl comparaître pour lés juffer les (ftos célèbres jurisconsultes ; FertsB autwmncXes^ 1752, dHdoguenn l'on trouve une partie du Digeete mise, en vers latins avec assez de Donheur.
GENNBS, ch.-l. de c. (Maine-et-Loire), sur la rg. de la Loire, à 20 kil. N. 0. de Saumur; 1800 h. Hestes d'un temple romain.
eiIfOILHAC, ch.-l. de c. (Gard), à 27 WL N. 0. d'Aiais; 1500 h. Mine de plomb argentifère.
GEN0ILHAC (Jao({. oaliot de), né vers 1466. m en 1546, fit ses premières sennes en Italie sousCbarles VITI; se distingua aux bat. de Fomoue et d^Agnadel; fut nommé en 1512 grand maître de Varfilierie; assista à la bataille de Marignan et à ceUe de Pavie, où ses sages conseils ne furent nas suivis' par François I, et fut nommé gouverneur ou Languedoc en 1545. ^ Son fils, François de G., né en 1616, mourat avant lui, en 1544, des blessures qu'il atvait reçues à la bat. de Gérisoles.
GfEN0LA, V. des Ëtats Sardes (Coni), à 17 kil. £. de Sakices. Mêlas y battit Championnet en 1799.
GBNOUDB (A. Eugène de), nubliciste, né en 2792 à Montélf mart , mort en 1849 , fût successivement éttidiant en droit, professeur au lyoée Bonaparte, séminariste, aide de camp du prince de Pobgnac, et se consacra enfin à la poKtiqne. Il prit, -à partir de 1823, la direction de la Gagette de Frcmee, où il soutint constamment la cause de la monarchie et de la religion, et ne cessa depuis 1830 de réelamer le suffrage universel. Devenu veuf en 1836, il embrassa l'état ecclésiastique, fitu député <le la ute^Garonne 'en 1846, il ne put être réâu en 1848, bien q«e le suffrage universel, pour lequel il evaittant^oem battu, eût atote triomphé. Genoude a publié de neiabreux écrits, «fl^ppartenant les uns à lapo4émique4u jour, les 'saitres à la théologie età l'histoire, entre autras une «iêtoin^ Franeeen^Sfol iii-8, 1844-4«; lesPéret desf trois mremiers siècles, tradmts eni fran^ls/^ voL in>8, 1887^, et une< nouvelle traduction de lai Mie (23 vol in-8, 1821-24, et 5 vel. In^, 18S94Ô),' traduction fortvantée pour son élégaiReepetpuUiée aux fiais de l'État, omia à laoue^le des jnges 'compésmts préfèrent encore lanmplicitééeeeile dedaovw * •0£irovfirAINS,<elianoiaes ée fablwye de Ste- Gcnevtèvequi formaient un ordre connu sous le nom ^ConarégaHon de^Frasiee, remontent ai» premders temps «re la monarchie; on pense qu'ils furent inetitnéeinr Clovis vers-SOO pour dessenrir une église que os roi venait de fonder à Paris à la >soll»>itatien do Ste^Oeaeviètn. Ilseuivaient la règle de S. Angustia. Ils portaient une reke blttDohe<et un reohet^ hors du 'cou^Mtilf se coivritaieat d'do-mcDtoan wir. Ils
CENT
GEOF
subirent plusieurs réformes : en 1626, on leur donna pour sui>lrie'ir le P. Ch. Faure, homme d'une piété exemplaire. Les Génovéfains desserraient les paroisses, administraient les hôpitaux et les maisons de charité, dirigeaient les séminaires; plusieurs se sont illustrés dans les lettres. Ils avaient en dernier pour cheMieu Tédifice qui forma depuis la bibliothèque Ste- Geneviève et le lycée Napoléon. A la fin du xvm* s., ils comptaient 107 maisons et plus de 1300 membres.
GENOVÈSE (le) , peintre. V, strozzi.
GENOVESI (Ant.^ philosophe et économise, né en 1712, prèsdeSalerne, reçut les ordres, mais préféra renseignement de la philosophie à la théologie et proressa, à Tuniversité de Naples, la métaphysique, puis la morale. En 1754, Bartolomeo Intieri, nomme riche, et ami des sciences, fonda pour lui à Naples une chaire d'économie politique; il la remplit avec le plus grand succès, et l'occupa jusqu'à sa mort, 1769. Ëcleclique en philosophie, il tâcha de concilier Bacon et Descartes, Locke et Leibnitz; il créa en Italie l'économie politique, et exerça par ses écrits une grande influence ; mais il mérita d'être censuré à Rome pour quelques-unes de ses opinions théologiques. Il écrivit d'abord en latin et donna dans cette langue des Éléments de Méiaphysique ^ 1743, et une JLogiaue, 1745. Depuis, il adopta la langue vulgaire, et publia : en 1757 et 1765, ùxxioni di Commercio • d*Eeonam%a; en 1766, Logiea per gli giovanetti et Sciente metafisiche; en 1767, Diceatina (c'est un traité de Morale).
GENSÊRIC, roi des Vandales, de 428 à 477, était le 2* fils du roi Godégisile, et succéda à Gundéric, son frère. Il passa d'Espagne en Afrigue, l'an 429 , à la sollicitation du gouverneur romain de ce pays, le comte Boniface, qui s'était révolté contre rempereur Yalentinien, et s'empara promptement de la Mauritanie. Boniface, rappelé au devoir par S. Augustin, voulut .^lus tard repousser l'ennemi qu'il avait appelé; mais il fut vaincu par le roi barbare. Genséric s'empara de Carthage en 439, y établit le siège de son royaume, et força l'empereur à lui accorder la pHx et à le reconnaître maître de l'Afrique. Quelque temps après, Yalentinien ayant été tué par Pétrone Maxime, Eudoxie, sa veuve, appela Genséric en Italie pour venger sa mort. Genséric accourut aussitôt, prit Home (455), la pilla pendant 14 jours, en emporta des trésors immenses, dévasta le Pélpponèse, l'Ëpire, la Daimatie, i'istrie, prit Niconolis, et emmena Eudoxie elle-même en captivité. Il laissa la réputation d'un conquérant faroucne, qui ne respirait que le meurtre et le carnage. Il laissa ses vastes États à Huuéric, son fils.
GENSONNÉ (Armand), né à Bordeaux en 1758, était en 1789 avocat au parlement de cette ville. Envoyé en 1791 à l'Assemblée législative, il s'y fit remarquer par une éloauence vive et animée, qu'aiguisait le sarcasme; il y provoqua la déclaration de 6iierre à rAutriche. Réélu à la Convention, il y forma, avec ses compatriotes Guadet et Yergniaud, le noyau du parti de la Gironde. II demanda que le procès de Louis XYI fût renvoyé aux assemblées primaires, et combattit les Terroristes. Arrêté le 2 juin 1793, avec la plupart des Girondins, il fut condamné h mort par le tribunal révolutionnaire, et exécuté la 31 octobre. Son vrai crime était d'avoir été l'ami et le confident de Dumouriez.
GENTILHOMME , homme de race noble. F. ce mot au Diction, des Sciences ^ des Lettres et des Arts.
GENTIL-BEENARD, poète. K. Bernard.
GENTILIS (Albério), né en 1551, dans la Marche d'Ancône, m. en 1611, renonça à la foi catholique pour embrasser la Réforme, se retira en Camiole. et de là en Angleterre ; fut professeur de droit à Oxford, et publia, entre autres écrits, trois livres De Jwre helliy Leyde, 1598, in-8; c'est peut-être le 1" ouvrage qui ait été écrit sur le droit internationaL
OBNTius (J. Yalentin), hérétique du xvi' siècle, néà Cosenza (roy. de Naples), obligé de fuir sa patrie pour
I opinion religieuse, se retira à Genève, où ilrèpindit ; les doctrines de Socin. Inquiété par Calvin (ISlill), il passa en France, où il ne fut pas mieux accueîÛi, de là en Moravie, puis à Yienne , et revint en Suisse. Arrêté à Berne, il fut condamné et mis à mcrt «nu avoir attaqué le do^me de la Trinité (1566). Il est considéré par les siens comme un martyr.
GENTILLY, anc. bourg du dép. de h Seine, sar la Bièvre^ à 5 kil. S. de Paris, à 7 kil. N. E. de Sceaux; est depuis 1860 annexé à Paris. 11 comirCait araot l'annexion près de 16000 h. Fabriq^ues a'acides minéraux, de savons, de pâtes alimentaires, blaDchisseries, glacières. — Anc. résidence des rois francs de la 1" et de la 2» race. S. Êloi y avait foniié un monastère. Pépin y avait un ch&teau, auj. déiniit.
GENTILS (de j^enCe^. nations), nom sous lequel!» païens sont désignés dans l'Ecriture sainte. S. Paul est appelé spécialement VApôtre des Gentils.
GENTIOUX, ch.-l. de c. (Creuse), à 23 kU. S. 0. d'Aubusson; 1500 hab.
GENTIUS, roi d'Ill^rie, parvint au trône en lîl av. J.-C. par un fratricide. Il s*allia avec Persée,roi de Macédoine, contre les Romains. N'avant poiat reçu de lui les secours qu'il en attendait, il futTamcu, pris et emmené à Rome par le préteur Anici(is(i66).
GENTZ (Frédéric de), publiciste prussien, né k Breslau en 1764, mort en 1832, fut un des plus constants adversaires de la Révolution française. Attacbé comme secrétaire à la direction-générale de la guerre à Berlin, il rédigea le manifeste de la Prusse contre la France en 1806, ainsi que celui de rÂutricheen 1809 et 1813. Secrétaire des Conférences de Vienne en 1814 et 1815, il en dressa les protocoles et fatnn des rédacteurs du pacte de la Ste-Alliance. 11 a publié : Système de f équilibre européen ; Sur la imralité des révolutions; Sur la déctarationies dmti de l'homme; Vie de Marie Stuart, 1799, trai en franc, par Damaze de Raymond, Paris, 1820.
GENUA, ville de la Ligurie, auj. Gènes.
GEOFFRIN (Marie Thérèse Rodet, dame), néei Paris en 1699, morte en 1777, était fille d'un «la de chambre de la Dauphine. Elle épousa dès I^ de 15 ans un riche entrepreneur de glaces, donlBj* demeura bientôt veuve. Douée de tous les agréjnen» de l'esprit aussi bien que du corps, elle fit de sa d*son le rendez-vous des ^ens de lettres, des sannu et des artistes de la capitale ainsi que des étrange» de distinction. Stanislas Poniatowski, quii'hoDOiv> du nom de mère, la fit venir à Varsovie apr*!* ^ avènement au trône de Pologne. On cite de MmeG^* frin une foule de maximes et de pensées hcureasff, et plusieurs actes de générosité accomplis avec m délicatesse admirable. Indulgente et généreuse, «« avait pour devise : donner et pardonner. Amifi "f idées philosophiques, elle dépensa des sommes c^ sidérables pour soxxiemrV Encyclopédie. D'Alemoer^t Thomas et Morellet, qui avaient vécu dans son inimité, ont écrit son Éloge. — Sa fille qui épousa» marquis de La Ferté-Imbault, ne partageait pas»» goût pour les philosophes.
GEOFFROY (S.), Gothofredus. F. «>J>^"i°!,- jq
GEOFFBOY.ducsde Bretagne. Geoffroy I,filstlei^^ Geoffroi, comte de Rennes, succéda àson père enï«- Le 1" il prit le titre de ducde BreUgne; aiaisceti^ fut pas reconnu par son suzerain. Voulant s cmpai» des Êtots du comte do Nantes, Judicaél-Bérenger. lui fit une guerre longue et cruelle, mais sans suluts. Revenu à des sentiments pljis ?^;^\^^„^Lii se rendit à Rome en pèlerinage. Lorsquil re»^ dans ses Êtots, il fut tué d'un coup de pierre m^ par une femme irritée de ce qu'une de ses po ^ avait été dévorée par un oiseau de proie du auc, Geoffroy, 3- fils deHenri II , roi d'Angleterre, ép dès l'enfance Constance, fille de Conan IV, duc
Bretagne. Henri II, sans attendre la mort de wn*^^ dont Geoflroy devait hériter, s'empara ûe i» tagneaunomde son fils (1166). Néanmoins G^»*^j ne compte comme duc que depuis in' ^^^
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une loi connue sous le nom (TAtsite de Geofftoy, par laquelle les biens des barons et des chevaliers passaient à leurs fils aînés, au détriment des autres enfants. Geoffroy fut Tallié fidèle de Philippe-Auguste. Il périt à Paris en 1186, mortellement blessé dans un tournoi que le roi de France donnait en son honneur. Il était père du jeune Arthur , que son oncle Jean sans Terre, roi d'Angleterre, fit assassiner pour s'emparer de ses Etats.
GEOFFROY, comtesd'Anjou. L'Anjou a eu cinq comtes de ce nom, dont le 1" réffnade 958 à 985 et fut sénéchal de France sous Lothaire, et dont les plus importants sont : Geoffroy II et Geoffroy V.— Geoffroy II, comte de 1041 à 1060, était brave et d'une humeur belliqueuse , ce qui lui fit donner le surnom de Martel. Il ajouta à ses Etats le comté de Poitou, que lui apporta en mariage la veuve de Guillaume V, duc d Aquitaine; le comté dé Vendôme . qu'il enleva à son neveu Foulques, dit roison; enfin la Saintonee et la Touraine. n essaya même, mais sans succès, de s'emparer de la Guyenne. Appelé au secours de la Sicile par l'empereur grec Micnel le Paphlaçonien, il défit les Sarrasins, et reçut en récompensela SairUelarme ^ relique dont il fit présent a l'abbaye de la Trinité de Vendôme. Il mourut dans un monastère d'Angers, où il avait pris l'habit religieux. — Geoffroy V, surnommé Plantagenei (parce qu'il portait à son casque une branche de genêt) ^ fils de Foulques, comte d'Anjou et roi de Jérusalem, né en 1113, mort en 1151, acquit le duché de Normandie par son mariage avec Mathilde, fille de Henri I, roi d'Angleterre. A la mort du roi, en 1 135, il eut à lutter, pour conserver l'héritage de sa femme, contre Etienne de Blois, qui enleva à Mathilde le trône d'Angleterre, et contre Louis le Jeune, roi de France; il perdit la Normandie et vit ses propres Etats ravagés par une famine si terrible qu'on alla jusqu'à se nourrir de chair humaine (1 146). — Henri , son fils aîné, recouvra la Normandie, devint roi d'Angleterre sous le nom de Henri II, et fut le chef de la dvnastie des Plantagenets. GBOFFROT de Moumouth , Galfridut Monumetermt, prélat anglais, né vers 1100, mort vers 1180, vécut à la cour de Henri I et de Henri II et fut fait évêque de St-Asaph en 1151. Il écrivit vers 1147, d'après des manuscrits bretons apportés de la Bretagne française : Origoet Gerta regum Britanniœ.,. . ah ^neaet Bruio (Paris , 1517* in-4) , histoire fabuleuse qui fut la source des romans de cnevalerie ; Vita Merîini Caledonii, en vers latins, avec l'exposé de ses Pro^tiet. Ces ouvrages ont été fréquemment réimprimés et traduits, avec des additions.
GEOFFROY de W^inosalf ou de Vinsauf , Galfridus de VinosalvOj poète latin de la fin du xii* siècle, a composé une poétique (Nova Poefrm), dédiée au pape Innocent IfU On lui attribue, mais sans preuve suffiante, Vltin-erarium Ricardi Ànglorumreais in Terr ram sanctam, qui se trouve dans les recueils de Bongars et de Gale.
GEOFFROY do Beaulîeu, dominicain, né près de Chartres vers 1200, mort en 1274, accompagna S.Louis dans sesdenx croisades et écrivit une Ftede ceprince, ^u'on trouve dans les recueils de Duchesne et dans les Actes des BoUandistes.
GEOFFROY (J. Louis) , Critique, né à Rennes en 1743 , morten 1814, fut élevé chez les Jésuites, fut nommé en 1776 professeur de rhétorique au collège de Montaigu, puis au collège Mazarin, à Paris, et travailla, après la mort de Fréron , à la rédaction de V Année littéraire (177 6-92). Proscrit en 1793 pour avoir rédigé VAmi du Aot, il se fit maître d'école dans un village, et ne revint à Paris qu'après le 18 brumaire (1799). II entra vers la même époque au Journal des Débiats, où il se chargea de la partie littéraire, spécialement de l'analyse des pièces de théâtre. On trouvait dans ses feuilletons une érudition sans pédantisme, mais il s'y montra souvent injuste et partial, tant à l'égard de Voltaire , à qui il déclara fa guerre, qu'à l'égard de plusieurs dos artistes les plus remarquables
du temps, Talma, Mlle Contât, etc. , dont il ne voulut pas reconnaître le talent. Ses feuilletons furent réunis après sa moit sous le titre de Court de littéral ture dramatique (1819- 20, 5 vol. in-8). Geoffroy a laisjsé une Trad, de Théocrite (1801) assez estimée en son temps, et un Commentaire sur Racine^ 1808. GEOFFROY, houorable famille desavants, issue de Mathieu François Geoffroy, échevin de Paris en 1617 , doit sa r* illustration à Etienne Francis, né à Paris en 1672, mort en 1731. Après avoir visité oour s'instruire l'Angleterre, la Hollande et l'Italie, il fut nommé en 1707 professeur de chimie au Jardin du Roi (Jardin des Plantes), en 1709 prof, de médecine et de pharmacie au Collège de France, et fut élu en 1726 aoyen de la Faculté de Paris. Il avait été admis dès 1698 à la Société royale de Londres et en 1699 à l'Académie des sciences de Paris. Son principal titre est un Traité de Matière médicale, rédigé en latin, publié après sa mort en 1741 par Chaudon de Courcelles, en 3 vol. in-8, mis en français par A. Bergier, 1743, complété depuis par Bernard de Jussieu, A. de NobleviUe et Saleine , et trad. dans presque toutes les langues de l'Europe. On lui doit aussi une Table des rapports observés en chimie entre différentes suittstances , où se trouve pour la 1** fois énoncée la toi si importante des affinités électives. Fontenelle a écrit son Éloge,— 'Son frère Claude Joseph, né en 1685, m. en 1752, étudia sous Toumefort, parcourut, pour s'instruire, le midi de la France, et fut à son retour H 705) reçu membre de l'Académie des sciences. Il fournit au recueil de cette compagnie 60 Mémoires sur l'histoire naturelle, la botanique, la chimie et la^iharmacie. — Etienne Louis, fiu d'Etienne François, né en 1725, mort en 1810, fut un des praticiens les plus renommés de son temps. Tout en exerçant sa nrofession, il se livra avec succès à l'his* toire natureue, et publia : Histoire des insectes qui se trouvent aux environs de Paris , 1762 et 1799; Traité des coquilles qui se trouvent auxenv. de Paris ^ 1767. On lui doit aussi un poème élégant, écrit en latin. Hygiène f sive Ars sanitatem conservan^i, 1771 (trad. en franc. parLaunoy, 1774). A la vue des excès révolutionnaires, il quitta Paris et se retira dans sa terre de Ghartreuve près de Soissons. Il était correspondant de l'Académie des sciences. — René Claude Geoffroy, filsd'Êtienne-Louis, 1767-1831 , servit Quelques années avec bravoure dans les armées de la République^ puis exerça la médecine, devint médecin de rhètel-Dieu de Paris, montra beaucoup dé dévouement en 1811 pendant l'invasion du typhus, et consacra ses dernières années à la pratique gratuite de son art. — Son fils, M. Ernest Geoffroy de Villeneuve, représente depuis plusieurs années le dép. de l'Aisne dans nos assemblées législatives.
GEOFFROY ST-HiLAiRE (Ëtieuno), zoologlste, né en 1772 à Ëtampes, mort en 1844, issu d^ine famille de savants médecins, se voua de bonne heure aux sciences, naturelles dont il avait puisé le coût dans les leçons de Brisson et de Daubenton et dans la société d'HaOy. Sur la proposition de Daubenton, il fut nommé dès 1793 sous démonstrateur au Jardin des plantes; trois mois après, cet établissement ayant été réorganisé, il y devint professeur-administrateur, et fut chargé de la zoologie : il ouvrit le 1*' cours qui ait été fait en France sur cette science, commença les collections zoologiques et créa la ménagerie. Mis dès 1794 en relation avec G. Cuvier, alors ignoré, il devina son génie, l'appela à Paris, et vécut avec lui fratemellemenu De 1798 à 1802,
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sauva par son énergie les collections scientifiques, qu'une capitulation abandonnait aux Anglais. Il fut admis à l'Institut en 1807. et nommé en 1809 prof, de zoologie et de physiologie comparées à la Faculté des sciences. Il professa jusqu'à sa mort. Purement zoologiste d'abord, E. Geoffroy travailla quelque