‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 498 sur 578 · H£MU · texte numérisé non relu

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enrance, en 1719; il reçut en récompense une pension de 10000 livres. Il a aussi laissé Quelques écrits.

HBLVÉTIU8 (Claude Adrien), pnilosophe, fils du précéd., né à Paris en 1715, m. en 1771. obtint dès l'Age de 23 ans une place de fermier général qui lui valait 100000 écus ae rente. Il s'entoura de gens de lettres etouitta la fioance en 1750 pour se liyter luimême à la littérature. Après avoir hésité quelque temps sur le genre qu'il choisirait, et s'être essayé dans les mathématiques, la poésie et la tragédie, u se décida pour la philosophie, et publia en 1758 un ouvrage qui attira sur lui l'attention, le livre de VEsprit, où il réduit toutes nos facultés à la sensibilité physique, ne reconnaissant entre l'homme et la brute d'autre différence que la conformation des organes, et où il veut prouver que l'homme n'est guidé dans tous ses jugements et dana toute sa conduite que par l'intérêt personnel. Cet ouvrage , qui renverse toutes les idées de morale, donna lieu à de nombreuses réfutations; il fut en outre condamné à la loi s par la Sorbonne, par le pape et le parlement; il fui brûlé par la main du bourreau en 1759| et l'auteur fut contraint de se rétracter. Depuis cette époque, Helvétius ne publia plus rien; il voyagea en Angleterre et en Allemagne, bien accueilli partout. A son retour, sa maison devint le rendez-vous d'une société choisie, dont sa femme faisait le principal ornement. Helvétius a laissé plusieurs ouvrages posthumes; le principal est intitulé: Dfi VhomiMt ae ses facuUét intellectuelles et de son édueatUm: il y soutient que toutes les intelligences sont égales, et que la différence entre elles ne provient que de l'éducation. On a aussi de lui un poômedu Bonheur ^ ouvrage froid et médiocre, qui n^est guère qu'un abrégé du livre de VEsfrrit et auquel il n'a pu d'ailleurs mettre la dernière main. Ses œuvres complètes ont été publiées en 14 vol. in-18, Paris, 1796 (par les soins de Laroche, légataire des manuscrits de l'auteur). Son style est agréable et fleuri, mais plein d'afféterie; son livre deVEsprii est chargé de digressions. En dépit de ses doctrines arides et égoïstes, Helvétius avait un caractère noble et même généreux ; oa cite de lui des traits de bienfaisance qui donnent un éclatant démenti à son système. — Mme Hblvétius (Mlle de ligniville), née en 1719, d'une famille noble et pauvre de Lorraine, m. en 1800, était nièce de Mme de Graffigny. Après la mort de son mari elle se retira à Auteuil, et sa maison fut longtemps l'asile des philosophes. En mourant, elle légua sa maison d' Auteuil à Cabanis.

UELVICUS (Christophe), chronologiste, né en 1681 à Spnndlingen près de Francfort, m. en 1617, possédait les langues anciennes et orientales, la théologie et la médecine. U professa le grec et l'hébreu (1605), puis la théologie (1610) à l'Université de Gicssen. On a de lui : Theatrum chronologieum , Giessen. 1609; Chronologxaunwersalis, 1618 et 1639.

HELVIDIUS PRISCUS , Romain célèbre par son républicanisme et son stoïcisme, ami et gendre de Thraséas, fut exilé sous Néron. Il rentra sous Galba; mais il refusa de reconnaître Yespasien, qui, irrité de son opposition, le fit mettre en prison, puis le fit luer, en 75. — Son fils, homme consulaire, qui partageait ses vertus et ses sentiments, fut mis à mort par Domitien en 94. 11 était l'ami de Pline.

UELVIE , mère de Sénéque. C'est pour elle que ce philosophe écrivit le traité intitulé : ConsokUio ctd Helviam^ au sujet de la mort d'un parent.

HELVIEXS, Uelvii^ peuple de la Gaule, dans la Narbonnaise 1'*, au N., habiuit le pays nommé depuis VivaraiSy et avait pour chef-lieu Âlha Heiviorum (auj. Àps en Vivarais^ dans l'Ardèche).

HELVOETSLUYS. F. hsllevœtsluis.

HÉLYOT (Pierre), dit le Père BippoljfU, savant religieux, du tiers on&e de St-François et de la communauté de Picpus, né à Paris en 1660, mort au couvent de Picpus en 1716, a publié, outre quelques écrits ascétiques , Histoire des ordres monastiques religieux et militaires, Paris, 1714-1721 ,

8 vol. in-4 ( les 3 derniers sont du P. Max. BuUot^. Cet ouvrage, justement estimé, a été plusieurs fois réimprimé, notamment dans la coll. de Pabbé Migne , avec de grandes augmentations, 4 vol. gr. in-8.

HELYSIGES,anc. peuple de la Gaule, habitait dans la Provinee romaine , vers l'emb. de VAtam (Aude).

HEM, peintre hollandais. F. bsbm.

HÊMBfONT , HcemimonSy une des 6 prov. du diocèse de Thrace, au N. et au S. de l'Hémus. avait pour ch.-i. Àndrianopolis, Elle tirait son nom ae l'Hémus.

HEMLINCK (Hans ou Jean), peintre flamand, né vers 1425 à Damme, près de Bruges, ou à Bruges même, m. en 1499, fut l'un des premiers maîtres de l'école flamande. Onconnattde lui la NaHvité deJ,-C.f tableau composé en 1479 pour l'hôpital StrJean do Bruges, où il avait reçu des soins, le Mariage de Ste Catherine, la Chàese de Ste Ursule et S. Christophe portant Venfant Jésus, à Bruges, la Aenirreetion, au Louvre. Ce pmtre.que quelques-uns préfèrent à Van Syok même, se distingue par la vérité, l'harmonie , par une touche âne et délicate et par une composition gracieuse*

HÊHONIE, Hxmonia, nom que portait la Thessalie avant l'invasion des Thesprotes-ThessaUens. On y comptait au temps de la guerre de Troie neuf royaumes : 1* celui des finianes et des Perrhèbes au N. E. fch.-L Dodone l'Olympique) : 2* celui de Gyrton dans la vallée du Titarèse et du Pénée (places : Gyrton, Oloosson, Argissa); 3* celui d'ŒohiHie, sur le haut Pénée (Œchalie, Tricca, Ithome); 4* celui des Myrmidons, Hellènes et Achéens, état fédératif donl Achille était le chef (places : Trachis, Phthie, Alope, Alos); 5* celui de Magnésie au S. E., vers le Pélton ; 6* celui de Méthone, encore plus au S. ; 7* celui d'Orménium, au N. de celui de Magnésie ; 8* celui de Phylace, dans la péninsule, entre les golfes Pagasétique et Maliaque (pUces : Phylace, Ptélée, Iton, Antron); 9* celui de Phères et Glaphyre, aux environs du lac Bébèis. F. t^bsbaub.

HEMS, Bmesa, v. forte de Syrie (Damas), oh.-l. de livah, près de l'Oronte, à 136 kil. N. E« de Damas; 35000 h. Beaucoup de mosquée», églises grecques, bazar, etc. Soieries, toile de coton, savon. Commerce actif avec Hama, Damas, Alep. Ibrahimpacha battit les Turce à Hems en 1832; cette plaee rut occupée par les Anglais en 1840. F. BittsB.

HEMSKEHK. F. BeemskbbX.

HEBfSTERHDYS (Tibère), satani critique hollandais, né à GroQtngue en 1685, m. en 1766, professa la philosophie et les mathématiques à Amsterdam, puis le greo à Franeker (1725) et à Leyde (1740) et ranima le goftt de la littérature grecque en Hollande. On a de lui des éditions de FOiumt<wtic4>n de Pollux, Amst. , 1706, désœuvrés de Lucien, avec Commentmrei (1720^37, terminée par Reitcet Gesaer) ; du Phtîut d'Aristophane, airec JVofef , 1744 : des harangues Uuines, et un vol. d'Jneedola, publié en 1825, à Leyde. —François H., son ftls, 1720-1790, vécut à La Haye, fut !•' commis de la secrétatrerie du conseil d'Êut des Provinoes-Unies, et consacra ses loisirs à la philosophie. On a de i«4 : Leêtrm sitr la sculpture, Amst, 1769; Lettre sur Itê désir*, 1770; Lettre sur Vhowfme et seê rapports, 1773; Sophyle, ou la Philosophie, (tialogue, 1778: Jtristée, ou de la Divinité, oialogue, 1779; Aiemi, où de VAge d'or, 1787; Simon, ou des Faculté» de Vdme } Lettre de Dioclét à Diotime, sur l'athéisme. Tous ses ouvrages sont écrits en français : ils ont été reeueillis à Paris en 1792 et 1809, 2 vol. in-ft, avee des vignettes dessinées par l'auteur même, et è Amsterdam, 1846-51 , 3 voL in*^ fin Phik)80phie, Hemsterhuys penche vers le Platonisme. Bn Esthétique, il expliquait le plaisir que cause le beau par le nombre plus ou moins grand d'idées que T&me peut embrasser à la fois, et par l'exercice plus ou moins facile des facultés de l'intelligence.

HÊMUS, Hxmus, auj. le Bolhan, chaîne de montagnes qui sép..re la Thrace d'avec la Mésie-lnfé-

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rîeure, court de TO. à TE. Jetant au S. B. les monts Rhodope et aboutissant, par VHsemi extrema (Emineh-Dagh), au Pont-Ëuzin. L'Hémus est trës-élevé; il n'offre que peu de pas ou cols par lesquels on puisse le franchir. F. balkan.

HÊNAKÈS, riv. d'Espagne, naît dans la chaîne ibérique, baigi** 3^enza , Guadalaxara , Alcala-de-Henarès, et tc:a!)e dans la Jarama. Cours, l&O kil.

HÊNAULT (Ch. Jean François, dit le Président), né à Paris en 1685, m. en 1770, à 85 ans, éUitfils d'un fermier général. Nommé conseiller dès 1706, il devint en 1710 président de la première chambre des enquêtes au parlement de Paris. Peu après, la reine, qui l'affectionnait, lui donna la charge de surintendant de sa maison. Hénault s'était fait de bonne heure remarquer à la cour et dans le monde par son esprit et son aniabilité; il s'exerça dans différents genres de littérature, fit d'assez bons vers, et finit par s'adonner aux recherches historiques. Il fut reçu à l'Académie française en 1723, et k celle des inscriptions en 1755. Il était lié avec les hommes les plus distingués de son temps, et se vit recherché par Voltaire. Le principal fondement de ML réputation est un Abrégé chronologique de V Histoire de France, (1744 , in-4*), souvent réimprimé, traduit dans presque toutes les langues de l'Europe, et continué par Walckenaer (1822) et par Michautl (1835). Il a aussi laissé des tragédies oubliées, quelques comédies spirituelle^ et des poésies légères, d'un tour facile et agréable. Sérieys a publié hM OEuoret inéditet, Paris, 1806, in-8. Le baron «lu Vigan, son arrière-neveu, a donné ses Mémoires^ 1855, io-8.

HÉNAULT, poète du xvn« siècle. F. hbsnault.

HENDAYE, vge des Basses- Pyrénées (arr. de Bayonne), 456 hab. Il se fabrique, depuis 1813, dans ce village, une liqueur hygiénique dite Eau-de-vie d'Hendaye.

HËNÊTES, Henetiy peuple de Paphlagonie, habitait primitivement entre le Sangaritu et le Partheniut. Il émigra sous la conduite d'Anténor, vers 1270 ou 1180 av. J.-G., et s'établit au fond du golfe Adriatique, d'où il chassa les Euganei, F. venêtes.

HENGIST et HORSA, nom de deux frères saxons qui abordèrent vers l'an 449 àl'emb. de la Tamise, où les avait appelés Vortigern , roi des Bretons, alors en guerre avec les Pietés. Avec le secours de ces Saxons, les Bretons repoussèrent les Pietés; mais, après la victoire, les Saxons prétendirent rester dans le pays. Sur le refus de Vortigern, ils s'allièrent avec les Pietés et marchèrent contré les Bretons. Vortimer, qui avait pris la place de son père Vortigern, déposé par les Bretons, fut complètement défait en 455 au combat d'Eglesford (aig. Ailtford). Horsa, l'un des chefs saxons, périt dans le comlMit; mais Hengist, resté vainqueur, s'établit à Cantorbéry, et y fonda le roy. de Kent O'un des sept de l'HepUrchie saxonne), qui comprenait les comtés actuels ae Kent, Middlesex, Essex et Surrey.

HENISCH (George), Henuchius^ érudit, né en 1549 à Bartfelden en Honffrie, mort en 1618, fut professeur de rhétorique et de mathématiques à Augsbourg. puis bibliothécaire de la ville. On a de lui : Institutionet dialectiex, Aupbourg, 1590; Arithmetica perfeeta,1605; Prœcephones rhetoHeœ, 1593; des éditions d'Hésiode, Bàle, lh80',d'Arétée, 1603; unfncM'rtdton medicinse, 1573. Il a traduit le Commentaire de Proclus sur la Sp/ià'e, 1609,et a donné une disserution estimée De assê H partibus ^us. Il avait commencé, sous le titre de Theiaun» linoius et sapientve germaniess (1616, in-f.) un excellent dictionnaire, que malheureusement il ne put achever.

HENKE (H. Phil. Conrad), théologien protestant, né en 1752 à Hehlen (duché de Brunswick) , mort en 1809, fut successivement professeur de théologie à Velmstœdt, directeur du séminaire des prédicateurs, «obé du couvent de Kœnigslutter et 'ice-président <u consistoire de Wolfenbuttel. U a laissé : une His-

toire de CÉgliseiBTi allemand), plusieurs fois réimprimée: Lineamenta institutionum fidei Christian^ , et a rédigé les Annaies de ^Histoire ecclésiastique Ses ouvrages sont entachés de rationalisme.

HENKEL (J. Frédéric), chimiste et minératoinsie allemand, né en 1679 à Freyberg (Saxe), me^ri en 1744, fut conseiller des mines du roi Auguste U. On a de lui : Flora satumisans , Leipsick, 1722; Pyritologia^ histoire naturelle de la pyrite, trad. par d'Holbach et Charas, Paris, 1760; Introduaion à la Minéralogie j 1747, trad. par d'Holbach, 1 7. S6.

HEPTLEY, V. d'Angleterre (Oxford), sur !a Tami-^», à 40 kil. S. E. d'Oxford: 3600 hab. Beau pont. Com merce avec Londres, surtout en drèche, farine, liots HENNEBERG (comté d'), anc. principauté d'Allemagne ,dans le cercle de Franconie , entre la Hesse, laThuringe, les territoires de Fulde et de Wurtzbourg, comptait env. lOOÛOOh. Schmalkalden^Meiningen, Ostneim, Schleusingen en étaient les places principales. — Ce comté eut d'abord des seigneurs particuliers, issus des com tes des Grabfelde; en I.S83. cette maison s'étant éteinte, le comté fut possédé eu commun parles diverses lignes de la maison de Saxe; en 1660, elles se le partagèrent. En 181ri la Prusse devint maîtresse de la partie appartenant à rélectoratde Saxe; le reste est possédé auj. par les ducs de Saxe- Weimar, de S.-Cobourg-Gotha et de S.-Meiningen. HENNEBONT, ch.-l. de c. (Morbihan), sur le Blavet, à 7 kil. N. E. de Lorient; 4000 hab. Petit port, pont suspendu, église gothique. Grains, miel, cire, suif, chanvre, vins, peaux, fer, etc. Place très-forte au xiv* siècle. Charles de Blois y assiégea vainement Jeanne de Montfort en 1342. Jean de Montfort y mourut en 1345.

HENNEPIN (P.), religieux récollet, d'Ath en Hainaut, né en 1640, mort vers 1700. partit comme missionnaire pourle Canada en 1675, visiia les grands lacs de ce pays, et signala le 1*' le Heschacébé (Mississipi). On a de lui : Description de la Louisiane, Paris, 1683; Découverte d*un qrand pays entre le Nour. Mexique et la mer Ghciate^ 1697; Nouv. Voyage, 1698 : dans ces deux derniers ouvrages, il raconte les découvertes de Lasalle, qu'il avait accompagné. HENNEQUIN (Pierre Ant.), peintre, né à Ly^n en 1763, mort en 1833, élève de David, obtint le grand prix et fut envoyé à Rome. Ardent républicain comme son maître, il courut plus d'un danger da&s la Révolution. En 1814, il se réfugia en Belgique, et alla demeurer à Liège, puis à Toumay, où il devint directeur de l'Académie de dessin. Ses principaux ouvrages sont la Fédération du 14 juillet, Oreste poursuivi par les Furies (au Louvre) , et un plafond du Louvre. Ses tableaux se distinguent par la pumé du dessin, le mouvement dans les figures, l'énergie du sentiment; mais la couleur en est forcée.

HBNNBQUiN (Aut. Marie), avocat, né en 1785, à Monceaux près de Paris, mort en 1840, se fit de bonne heure une réputation au barreau de Paris par une élocution facile, jointe à une lofrique serrée. U brilla surtout dans les procès politiques, et prêta l'appui de son talent à la cause royaliste : en 1830. il défendit le ministre Peyrounet devant la Chambre des Pairs; en 1832, il assista la duchesse de Berry après son arrestation. U fut élu en 1834 député par la ville de Lille. U avait été en 1821 un des fondateurs de la Société des Bonnes études. Il a fait paraître en 1824 un Choix de ses Plaidoyers , et en 1838 un Traité de Législation. — Son tils aîné, Victor Hennequin, né en 1816, mort en 1854, abandonna le barreau pour les utopies socialistes, s'enthousiasma pour les doctrines de Ch. Fourier et de Considérant, les soutint dans la Démocratie pacifique, aUa les prêcher dans les grandes villes de France, s'exalta au point de perdre la raison et mourut prématurément. — Gabriel Hennequin, cousin du célèbre avocat, né en 1775, mort en 1842, officier de marine distingué puis chef de bureau au ministère de la marine, j donné : VEsprit de l'Encyclopédie, 1822, 15 vol. in 8.

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HENNERSDORF, y. de Saxe (Lusace), à 12 kil. N. de Zittau : 3000 hab. Patrie de Zinzendorf. Commun au lé de Frftres Moraves%

HENNVYER (Jean Le), êvéque de Lisieux, né en 1497, m. en 1578, fut précepteur de plusieurs princes de la famille royale, et confesseur de Henri II, de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis. Il se montra en toute occasion l'adversaire ardent des Calvinistes, et fit une vive opposition à l'édit de 1662, qui leur était favorable. Quelques historiens oDt dit cependant que, lors de la St-Barthélemy (1572) . il préserva du massacre les protestants de son évéché, et le dramaturge Mercier, adoptant cette version, a fait de If fttnuyer le héros d*un drame philanthropique (1772); mais, selon d'autres, cette supposition n'aurait aucun fondement, et ne serait que 'effet d*une confusion entre l'édit de 1562 et celui de 1572 : si l'évèque de Lisieux résista au premier, qui .avorisaitles Calvinistes, Une fit rien, disent-ils, pour s'opposer au second. Cependant, M. l'abbé Cagniard, eure de Lisieux , s'est efforcé, dans un écrit intitulé : la St-Barthélemy et J. Hennuyer (1851), d'élabUr la vérité de l'acte d'humanité qui lui est attribué.

HENNUYERS, habitants du Hainaut.

HÊNOTIQUE, Hénoticon (du grec hénotèSy umié), édit d'union rendu l'an 482 par l'empereur Zenon, à la sollicitation d'Acacius, patriarche de Constantin nople, dans le but de réconcilier les Catholiques et les Eutychéens. Il ne fit qu'exciter dans l'empire d'Orient de vives disputes et provoqua de longues persécutions : aussi le pape Félix III le condamna-t-il.

HENRI. Ce oom est commun à un grand nombre de personnages historiques que nous répartirons dans les séries suivantes : l. Souverains d'Allemagne et princes allemands; II. Rois de France; III. Rois d'Angleterre; IV. Rois de Castille et de Portugal; V. Personnages divers,

manie y et devint le chef de la maison de Saxe, qui compta, après lui , 4 empereurs. Il soumit la Bavière, la Souabe, enleva la Lorraine à la France, repoussa les Danois, les Slaves, les Hongrois, les Huns, rendit la Bohême tributaire, créa les margraviats de Slesvig, de Brandebourg, de Misnie, d'Autriche, de Styrie, fonda Quedlimbourg, Meissen, Magdebourg, et doU l'Allemagne de ses premières chartes municipales. Il mourut en 936, laissant la couronne à son fils Othon le Grand. On le nommait VOiseleur, parce que les députés qui lui annoncèrent son élection le trouvèrent un faucon sur le poing.

HENRI II, le Saint ou le Boiteux^ arrière-petit- fils du précéd., né en 972, mort en 1024. Il régna sur la Bavière dès 995, succéda à son cousin Othon III en 1002 sur le trône d'Allemagne, et fut couronné empereur à Rome en 1014. Son règne fut une lutte continuelle et presque toujours heureuse, soit avec les p^rands vassaux allemands et Italiens, qui cherchaient à se rendre indépendants, soit avec les Slaves etles Hongrois, au'il voulait soumettre et convertir. Il réunit la Bohème à l'empire et érigea en royaume la Pologne et la Hongrie, devenues chrétiennes, 1008. Sa piété, son zèle pour la propagation du Christianisme, sa soumission à l'autorité de l'Eglise et ses vertus hérolaues l'ont fait mettre au uombre des saints. L'Église l'honore le 15 juillet. Il fut le dernier empereur de la maison de Saxe.

RBinu m, le Soir, delà maison de Franconie, fils et successeur de Conrad II le Salique, né en 1017, monta sur le trfine en 1039. Après une guerre heureuse contre les Bohèmes (1042) et les Hongrois (1043), il passa en Italie où tout était en confusion, obtint l'abdication de Grégoire VI, ei fitnommer successivement trois papes allemands (Clément II, 1046, Damasell, 1048, et Léon IX, 1049), et donna aux Normands l'investiture de la Calabre et de la PouiUe. Revenu en AllemaKQd, il combattit de nouveau les Hongrois,

confisqua le duché de Bavière (1053), qu'il donna à son fils ; il mourut en 1056 , lorsqu'il allait repousse** une invasion des Slaves. Il travailla à réformer les mœurs du clergé et combattit la simonie.

HENRI IV, fils de Henri III, lui succéda en 1056, flgé de six ans. Ses oncles, les ducs de Saxe et de Bavière, avaient enlevé la tutelle k sa mère, Agnès d'Aquitaine , et mettaient les domaines au pillage : il secoua leur autorité dès qu'il eut atteint sa majorité, les battit en plusieurs rencontres, et après une dernière victoire resta maître absolu (1075). Le trafic honteux qu'il fit des dignités ecclésiastiaues et la corruption de ses mœurs mécontentèrent rCglise et les grands vassaux, et excitèrent une révolte des Saxons. Vaincus à Hohenbourg. ceux-c^ s'adressèrent au pape comme à un arbitre suprême : Henri fut cité à comparaître devant Grégoire VII, mais il ne répondit qu'en faisant déposer le pape par la diète de Worms, en 1076. Alors commença entre l'empire et la papauté la grande querelle dite des Investitures (T. ce mot). Henri, frappé d'excommunication et déclaré déchu, vint humblement demander son pardon aux pieds du pape à Canossa (1077) ; mais, encouragé et excité par les seigneurs lombaras, il oublia bientôt ses promesses et fit la guerre à Grégoire Vil, ainsi qu aux princes allemands qui avaient élu empereur à sa place Rodolphe de Souabe. Il créa un antipape (Guinert, sous le nom de Clément III , 1080) , battit ses ennemis d'Allemagne, repassa en Italie, prit Rome et s'y fit couronner par l'antipape Clément III (1082); mais il s'éloigna de cette viUe à l'approche des Normands. Il triompha ensuite des Saxons et de son nouveau compétiteur Hermann de Luxembourg et soumit encore une fois l'Italie, que soulevait contre lui la comtesse Mathilde ( lu91 ). Son propre fils, Conrad, qu'il avait déjà fait nommer roi des Romains, s'étant uni à ses ennemis , Henri IV le fit déposer et lui donna pour successeur son second fils Henri (1097) ; mais celui-ci se souleva à son tour et le fit déposer par la diète de Mayence, en 1105; il s'échappa de sa prison et vint mourir & Liège dans l'indigence (1 106). Par l'effet de son excommunication, son corps resta 5 années sans sépulture

HBHRiv, leJeunej 2« fils du préc., né en 1081, parvint à l'empire en 1 106 par sa révolte contre son pèro et par l'appui du pape Pascal II. Après avoir échoué dans des guerres contre les Flamands, les Polonais et les Hongrois, il vint k Rome pour se faire couronner par le pape. Mais son refus de renoncer au droit d'investiture occasionna une lutte sanglante : Henri pénétra dans Rome, fit prisonnier Pascal II, l'obligea k lui abandonner les investitures et à le couronner empereur (1112). Mais Pascal, devenu libre, protesta contre la violence qu'il avait subie, réclama les droits de l'Ëglise et excommunia Henri. Cette sentence souleva l'Allemagne contre l'empereur. Néanmoins, Henri, voulut s'emparer des domaines légués au St-Siége par la comtesse Mathilde (1116); il entra encore une fois à Rome en vainqueur, en chassa de nouveau le pape Pascal II, qui mourut peu après, etopposaàson successeur (îélase II l'antipape Bourdin (Grégoire VIII), 1118. Cette luite acharnée ne fut terminée que par le traité de Worms (1122), par leouçl Henri renonçait au droit d'investiture spirituelle. Il venait d'entreprendre une guerre contre la France qui avait soutenu le pape contre lui, lorsqu'il mourut en 1125.

HENRI VI, le Cruel y fils de Frédéric I (Barbermuee), lui succéda en 1190. Après quelques expéditions en Allemagne, il fit triompher par les armes ses droits sur les Deux-Siciles, pays qu'il réclamait du chef de sa femme Constance, tante de Guillaume II, dernier roi de ce pays. Séa efforts pour rendre la couronne impériale héréditaire, la captivité qu'il fit subir à Richard Cœur de Lion et ses cruautés envers les Siciliens, le rendirent odieux. Il se disposait à se croiser lorsqu'il mourut en 1097, empoisonné, dit-on, par sa femme. Il laissait un fils, aui fut Frédéric II.

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HENBi vn, duc df} Luxembourg, né en 1282, Tut éUi empereur en 1308| aprèç une vacance de 7 mois. 11 voulut faire revivre les ancien^ droits de l'empire sur ritalie et se fît couronner roi de Lombardie à Milan. Invité par les Gibelins h passer le3 monts, il Boutint une longue et sanglante lutte contre le roi de Naples çt le parti guelle; ilezitra de force dans Rome, mais ne put se faire couronner empereur qu'en usant de violence. La mort l'arrêta au muieu de cette guerre en 1313. Louis V de ^avière lui succéda.

HENRI, dit leBaspont landgrave de Tburinge et anti-empereur, fut opposé en 1^6 par les évoques électeurs à Frédéric II, qu'Innocent lY venait de déposer : on le nomma pour cette raison le roi des prêtres. Il défit près de Francfort Conrad, fiU de Frédéric IIj mais il fut peu après blessé mortellement, au siège d'UIm, en 1247.

RENHi U Querelleur y V fils d'Henri l'Oiseleur, fut duc de Lorraine et plus tard de Bavière. Il se révolta trois fois contre son frère Othon le Grand, qui lui pardonna toujours. Il mourut en 955.

HENRI le Superbe, neveu de Guelfe II et fils de Henri le Noir, duc de Bavière, succéda à son père en 1126. L'empereur Lothaire II lui donna sa fille, avec le duché de Saxe, et y ajouta dans la suite la Toscane et les £tats de la comtesse Mathilde, en récompense des services qu'il lui avait rendus en Italie. Devenu par là le plus puissant prince de l'Allemagne, il semblait, à la mort de Lotnaire, assuré de Pempire: mais, son orgueil ayant exaspéré les électeurs, ce fut Conrad de Hohenstaufen qui fut élu (1138). Ilenri refusa de prêter serment de fidélité : il fut aussitôt mis au ban de l'empire et dépouillé de ses États. Il fit enfin sa paii avec Conrad, qui lui rendit seulement le duché de Saxe; il mourut en 1139, lorsqu'il se préparait à reconquérir la Bavière.

HENRI le lion (1139-nBO), fils de Henri le Superbe, fut à la mort de son père dépouillé de son néritaffe par l'empereur Conrad; mais il recouvra, sous rempereur Frédéric I, les duchés de Saxe et de Bavière (1 162), et fut quelque temps le plus puissant prince de rAllemagne. Ayant rerusé a l'empiereur Frédéric des secours pour défendre Tltalie, ce prince, irrité de son ingratitude, le cita devant plusieurs diètes et le fit dépouiller de ses deux grands duchés (1180) : il fut réduit 4 la possession de Brunswick et de Lunébourg. 11 mourut à Brunswick en 1195. q avait épousé Mathilde, sœur de Hichard Cœur de Lion. 11 est la tige de la maison de Brunswick ou de Hanovre qui règne encore auj. sur le Brunswick, le Hanovre et l'Angleterre.

HENRI de Prusse (le prince), 3' fils du roi Frédéric-Guillaume et frère de Frédéric II, contribua puissamment aux succès de son frère pendant la guerre de Sept ans : ses principaux faits d'armes sont la délivrance de Breslaw, 1760, et la victoire de Freyberg, 1702, où il battit les Inipériaux. Les Polonais, charmés de sa valeur, lui offrirent la couronne ; mais la Russie empêcha r^xôcution de ce projet. Ami de la France, il était venu à Paris en 1788 pour y passer la fin de sa vie; mais la Révolution le força de s'éloigner. \\ mourut à son ch&teau de Rheinsberg en 1802. On a une Vie du prince Henri de Prusse, par M. U i, de Bouille, Paris, 1809.

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