II. Rois de Franu
HENRI 1 , fils de Robert et petit-fils de Hugues Capet, né en 1005, m. en 1060, succéda à son père en 1031 . après avoir vaincu sa mère Constance et les grands vassaux oui voulaient donner la couronne à son frère cadet Robert; toutefois, il céda à ce frère le duché de Bourgogne. Il intervint dans toutes les guerres survenues entre ses vassaux, défendit et rafi'ermit sur son trône ducal Guillaume le Bâtard, duc 4e Normandie, mais il se brouilla dans la suite avec ce prince, et fut vaincu par lui à Mortemer (1054). C'est sous son rèffne que la dignité de connétable nit instituée et que le comté de Sens fut
acquis. Henri avait épousé Anne de Russie, filk du grand-duc laroslav, dont il eut Philippe I.
HENRI II, né en 1518, fils de François I, lui soC' céda en 1547. Le but constant de sa Ddttique (it d'affaiblir la puissance espagnole. Après avoir racheté Boulogne des mains des Anglais en IdôO, il s'allia aux Protestants d'Allemagne, insurgés cootrs Charles-Ouint, et commença la guerre paria priai de Metz, Toul Qt Verdun, en 1S52. Charles, accouru avec une nombreuse armée , assiégea Metz san< su&cès, et, après la défaite d'une partie de son arm^ I Renti, signa à Yaucelles une trôye de 5 ans, en Vvud. Henri II rompit la trêve après l'abdication de Charles- Quint. A la reprise des hostilités, le général françau (le connétable de Montmorency) fut battu à St-Questin ; mais le duc de Guise, qui fut aussitôt rappelé d'Italie, où il avait gagné plusieurs batailles, reW les affaires de Henri II : il reprit en 1568 sur les Anglais la ville de Calais, qui depuis 210 ans était séparée de la couronne, et obtint sur les Espagnols de grandi succès. Néanmoins Henri II conclut en 15â9à(.'ateau-Cambrésis une paix peu honorable, parlaquella la France perdait une grande partie de sesoonauêtes (Thionville, Marienbourg, Montmédy, Hesdio. Thérouanne, Yvoy, Bouillon, la Corse, le Vontferral, la plus grande partie de la Savoie, de U Bress« et du Piémont). Il mourut le 10 juillet de la même année, d'une blessure que lui fit dans un tournoi 1-: comte de Montgomery. Fort rigoureux envers le» Calvinistes, Henri II rendit contre eux les édits dt Chàteaubriant, 155| , et d'Écouen, loô3, quipronoQçaient la mort contre les protestants surpris dans l'exercice clandestin de leur culte ; en 15ôO. deux membres du parlement, Dufaur de Pibrae et Anne Du bourg furent incarcérés, pour s'être fait les défenseurs de la liberté de conscience. Henri Ilavaiteupour femme Catherine de Médicis, et il eut d'elle 10 enfants dont plusieurs moururent jeunes et dont 3 occupèrent le trône (François II, Charles IX, Henri IID-H eut pour maîtresse avouée lacéfhbre Dianede Poiten.
HENRI m, 3* fils de Henri II, né en 1551, poru d'abord le titre de duc d'Anjou. Avant de monter sur le trône, il s'était acquis une grande réputation par les victoires de Jarnac et de Moncontour, reisportées sur les Huguenots, ce qui le fit élire roi de Pologne en 1573. Mais il abandonna ce royaume dès l'année suivante pour venir succéder en France à Charlps IX. Le pays était alors divisé en trois partis: les Protestants, qui reconnaissaient pour cfiefâ >^ prince de Condé et Henri de Navarre j les Politiques ou Catholiques modérés, cyii s'étaient alîiés aui Protestants et se trouvaient sous l'influence du du*' d'Alençon, frère du roi; enfin les Catholiques édités, qui reconnaissaient pour chef le duc de Guk^ Après quelques hostilités contra les Protestants tt les Politiques, Henri III leur accorda, en 1676. t^ paix de Loches ou de Beaulieu, à des conditions tfinorables; mais les Catholiques, irrités de ces concessions, craignant pour la religion et excités par le duc de Guise, formèrent laitue ou 5ain<« Union. dans laquelle devaient entrer tous les citoyens sous peine d être traités en ennemis. Le but ostensible de la Ligue était de sauver la religion en exterminant les Calvinistes; mais on voulait en outre enfermer le roi dans un monastère et donner la couronne au duc de Guise. Dans le but de neutraliser cette Ligue. Henri s'en déclara le chef, mais il ne réussit pas a ramener à lui les Catholiques : les État!» de Blois, sous l'influence des Ligueurs, le forcèrent à recommencer la guerre contre les Protestonts. Il leur accorûa de nouveau la paix à Nérae en 1580 ; mais cette m ne fut pas de longue .durée, et la guerr®^®^'!?^?"! acharnée lorsque, en 1584, par la mort du ooo d'Alençon, frère du roi, un prince protestant, Heon de Navarre, fut devenu l'héritier P.r^mpur <» !^ couronne. Henri III, qui soupçonnait le vru Hu» " la Ligue, n'osait cependant pas encore se brom^^ avec le duc de Guise. La Journée des Barrtco»'
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ayintané^nti le pouvoir du roi à Paris, il 9'éehappa, assembla les £uta à Bloia, y appela le duc de Guise, et Ty fit assassiner, en 1588. Ce crime souleva contre lui tAute la France eatholique, et il fut obligé d'avoir recours h Henri de Navarre. Aveo lui il assiégea Paris, et U était sur le point de s'en emparer lorsqu'il hit assassiné par J . Clément, le 1 "' août 1 &89 ; il expira le lendemain. Ce prince s'était r«ndtt méprisaUe, même aux hommes de son parti , par sa fai-p blesse, ses débauches, sa honteuse condescendance
rir ses favoris, que rhistoira a flétris sous le nom mi§n&nty par ses prodigalités, et sa superstition. Avec lui a^éteigait la maison de Valois.
BiNBi IV y dît 2s Grwd, né en 1663, au chAteau de Pau, était fils d'Ant. de Bourbon, duc de Vendôme, et de Jeanne d'Albiet, reine de Navarre. Il descendait de Robert, comte de dermont, 6^ fils d» 6. Uiuis, et se trouvait être héritier légitime de la couronne de Franc» à Peitinction de la famille de Valois. Sa mère l'éleva dans la reli^on réformée ; il apprit Tart de la guerre sous Tamiral Coligny. Après le traité de St- Germain (1570)j il épousa la sœur du roi, Marguerite de Valois; il devint roi de Navarre à lamortde sa mère^ 1 572. Quoique beau-frère du roi, il ne put échapper au massacre de la St-Barthélemv qu'en se faisant catholique. Malgré sa soumission il lut ffavdé à vue , et ne parvint à s'évader qu'à la mort de Cnarles iX, en Ifrrs. Alors il rétraota une abjuration forcée, revint à son ancien culte, et se mit è la tête du parti huguenot. De nombreus succès, notamment une victoire rem* portée à Qoutras sur Joyeuse (1S87), et le eourage, l'habileté, la firanohise, la oénérosité dont il donnait tous les jours des preuves , lui firent bientét un grand renom. Après la journée des DorWsodss ( l'fé8), Henri III fit sa paia avec lui , et les deux psinoes vinren t asaiéger Paris, qui était au pouvoir des Ligueurs. A la mort de Henri lil, il fut reconnu rei de Fiance par une partie de Parmée, le 2 aoét l&g9, nuis la Li* gue refusa de le reconnaître et procluna roi le vieux cardinal de Bourbon sous le nom de Charles X. Bn mâme temps, la défection d'un grand nombre de catholiques le forçait de lever le siège de Paria. Deux victoires, remportées sur Mayenne, ehef de la ligue, à Arques (1689) et à Ivry (90)«felevèrettt ses affaires, et il put reprendre le siège de Paris ; mais il dut le lever encore k l'approche du duc de Parme, oui l'em» pécha aussi de prendre Rouen (1593). Malgré son cou* rage et ses habiles manœuvres, la guerre eût duré peut-ôtre longtemps encore s'il n^eM consenti à abjurer le Calvinisme (1593). Paris ouvrit bientôt ses portes , et les chefs de la Ligue se soumirent l'un après l'autre. Cependant il eut encore à livrer quelques combats : la victoire de Fontaine-Française lui Soumit la Bourgogne (1S95) et la prise d'Amiens réduisit la Picardie (1596). Bn 1598, Henri oublia l'i^dil deJ\Fe|i^ tes. par lequel il assurait aux Calvinistes la liberté religieuse avec d'importants privilèges, et signa avec le roi d'Espagne la paix de Ver vins. Depuis lors il donna
l'agriculture, les arts furent protégés : il mérita d'être surnommé le lUttaurateur de te FramM. A l'extérieur. Henri IV reprit les projets de François I et de Henri II contre le maison d'Autriche, rétablit l'influence française en Italie, acquit de la Sevoie la Bresse, le Bugey et le Valromey (1001), soutint les Pays-'Bas insurgés contre PBspagne, rapprocha en Allemagne les Luthériens et les Catholiques. 11 avait, assure-t^n , fermé le projet d'une espèce de Repu* blique chrétienne, où les différends auraient été jugés par une diète souveraine, où toutes les religions auraient été mises sur le pied de l'égalité. Il voulait avant tout établir réquilibre entre les grandes puissances, et déjà il armait contre l'Autriche pour faire restituer aux héritiers protestants de Juliers les domaines confisqués sur eux par l'empereur Mathias, lorsqu'il ftit assassiiiô * il fut frappé le 14 mai 1610
d'un coup de eoateeu par le fanatique Ravaillao. Déjà plusieurs conspirations (F. Biron, BouiUon) et pH^ sieurs tentatives d'assassinat (F. Barrière, Ch&tel) avaient été faites contre lui. Henri IV a été justement surnommé par la postérité le honH^nri, à cause de Tar amour qu'il avait pour son peuple. Ce prince n'est pas moins connu par sa galanterie que par ses Qualités guerrières et politiques; il eut plusieurs maîtresses dont la plus célèbre est Gfabrielle d'Estrées. Son mariage avec Marguerite de Valois avant été déclaré nul en 1609, Henri avaitépousé Marie deMédipis, en 1600. Il eut pour fuccesseur Louis XIII , son fils. Sa YU a été écrite par Péréfixe , et son Bi9U)ire par M. Poirson (1857). Voltaire l'a pris pour le héros de sa IT^nriads. M. de Rommel a publié en ] 840 sa Corretp. inéd. atfç Mortifié, lamé$rav0 de Htsse, M. berger de Xivrey a donné les LeHv€9 d$ Mwri lY dans les DocummU inéd. d» VBi$t. d$ Frmu 0 vol. in«4, 1843-55). III. jRots dUiifflsIrrrs.
^^lfai i , dit Beaudwc, 3> file de Guillaume le Conquérant, né en 1068, m. en U35, porta d'abord le titre de duc de Normandie, A la most de son Mn Guillaume le Roux, il usurpa la coureoneau préjudice de Robert Courte-Heuse, son frère aîné, en 1 100 : ce dernier réclame, mais il fut vaincu et fait prisonnier à Tinehebray (1106). Henri, consolidé sur le trône, fitoubdier son usurpation paf un règne heureux et habile. La eharte ^nMl donna à ses barons est regardée comme la première origine des libertés anglaises. Henri fut entraîné dans quelques gueires soit contre les comtes d'Ai^ et de Flandre, soit contre le roi de France Loaia le Gros, qu'il battit à Brenneville (U19). n eut aussi de vifs démêlés avec 8. Anselme, archevêque de Cantorbéry, au sujet des mvestitures. On l'avait surnommé Beau elere k cause de son amour pour les lettres. Son neveu Btieone lui succéda, au préjudice de sa fille Malhilde, qu'il avait désignée.
BENU u, ilsde Geoffroy PUintagenet, comte d'Anjou, et de Mathilde, fille de Henri I, naquit en 1133 et devint roi d'Angleterre à la mort d'fitienne en 1154. Avant de monter sur le trône, il avait épousé tléenore de Guyenne, que Louis VII venait de répudier a 1 52). Il conquit l'Iriande en partie (1 1 7 1), readit rficosse vassale, et réforma l'administration et la justice. Set possessions en France comprenaient, outre la Normandie, les domaines de son père (Anjou, Touraine, Maine et Berry), ceux de sa femme Sléonorede Guyenne (Guyenne, Poitou, Saintonge, Auver^e, Périgord, Angoumois, Limousin), et de plus la Bretagne, ou'ilaoquit en 1166. Son régne fUt troublé par une lutte qu'il engagea inconsidérément contre Th. BectEot, archevêque de Cantorbéry, et contre le clergé d'Angleterre, en publiant les CùtutitiUiont d* Clarendon qui restreignaient la juridiction des tribunaux ecclésiastiques : l'église remporta, mais Thomas Becket périt assassiné (1 170). Exeommunlé pour ce meurtre, ouil avait provoqué, sinon commandé, Henri se vit de plus attaqué par tous ses ennemis, auiqueis se joignirent ses propres fils et sa femme liiléonore. Vainement il révoqua les constitutions de Clerendoa et se soumit à leeeveir la discipline sur le tombeau de Th. Becket : la révolte, quelque temps apeisée, reoommença aveo plus de violence, soutenue par le roi de Fiance Louis VII et par Philippe- Auguste, et le malheureux roi succomba à l'excès de sa douleur t U mourut à Obi non en 1189. Richard Cœur de Lion lui succéda.
Bmmi m, fils de Jean sans Terre, n'avait que 9 ans lorsqu'il succéda à son père, en 1216. La régence fut confiée au duc de Pembroke , qui sut rattacher au jeune prince les barons révoltés contre son père et éloigner son compétiteur, Louis de France (depuis Louis VIII). A partir de 1219 . Henri III gouverna seul. Il voulut recouvrer ses domaines de France, que Philippe-Auguste avait enlevés à Jean sans Terre; mais il fut battu par S. LouisàTaillebourg et à Saintes en 1242. et ne dut qu'aux scrupules du saint roi d'être rétabli dans une partie des possessions de an
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funilie. n tenta Tainement ta conqi«ête de la Sicile, que le pape lui avait donnée. Uénonnité des impôts eouleva contre Henri les barons d'Angleterre; u se ▼it contraint nar Simon de Montfort à si^er les Provisùmt ^Oxford (12&8), mais il refusa bientôt de les observer; il fut battu et fait prisonnier à Lewes. par Simon de Montfort, en 1364, et se vit contraint de confirmer la Grande charte^ donnée par son père. Son fils l^douard releva ses affaires et vainquit les lierons à Evesham en 1265. Depuis Henri III régna paisiblement. Il mourut en 1272.
HENBi IV, né en 1367, avait pour père le duc de Lancastre, 3* fils d'Edouard ni. Persécuté et exilé par Richard II, il profita des haines que la tvrannie de ce prince avait soulevées pour le faire déposer 0399), et pour s'emparer de la couronne, qui, au défaut de Richard, revenait à Roger Mortimer, petitfils du duc de Clarence. 2* fils d'Edouard III, et à Anne Mortimer, sa fille. Cette usurpation et le meurtre de Richard II excitèrent des révoltes qui furent réprimées par la sanglante bataille de Shrewsbury, en 1403, et suivies de cruelles vengeances. Henri IV, après avoir fait la guerre à Vficosse et à la France, mourut détesté, en 1413.
HENBi V, né en 1388, était fils de Henri IV et lui succéda en 1413. Il signala le commencement de son règne par un changement heureux dans ses mœurs dissolues, et réprima les entreprises des partisans de ^iclef. Il profita des dissensions qui déchiraient la France, divisée entre les factions des Armagnacs et des Bourguignons, pour lui déclarer la guerre, et remporta en 1415 la victoire d'Azincourt, à la suite de laquelle il conclut une trêve de 2 ans, mais il recommença les hostilités en 1418, lorsqu'il se fut allié avec la reine de France, Isaheau de Bavière, et avec le duc de Bourgogne. Le traité de Troyes, signé en 1420, lui donna pour épouse Catherine, fille de Charles VI , avec le titre de régent du royaume de France, et le désigna pour héritier du trône au préjudice du Dauphin (Charles VII). U exerça en eff^et la régence, fit la guerre au Dauphin, le repoussa derrière la Loire et se rendit maître de presque toute la France; mais il mourut au milieu ae ses succès, à 34 ans, au château de Vincennes, en 1422.
RBNRi VI, fils de Henri Y, n'avait que 8 mois à la mort de son père, 1422, et fut proclamé à la fois roi d'Angleterre et de France, sous la régence de ses oncles, le duc de Bedford pour la France, et le duc de Glocester pour l'Angleterre. Bedford remporta d'abord de grands succès contre Chartes VU, et fit sacrer Henn roi de France à Notre-Dame, en 1431 ; mais, son frère Glocester s'étant brouillé avec le duc de Bourgogne, le plus puissant allié de l'Angleterre, le roi de F*rance repnt bientôt l'offensive, et parvint en 1 435 à chasser presque entièrement les Anglais. Une paix fut conclue, et, pour la cimenter, Henri VI épousa une princesse française, Marguerite d'Anjou (1445). Cette princesse énergique exerça toute l'autonté, son mari étant resté toute sa vie en tutelle, à cause des accès d'imbécillité auxquels il était sujet. Elle disgracia le duc de Glocester; mais elle eut bientôt à combattre Richard, duc d'York, issu par les femmes du 2* fils d'Edouard III, qui voulait gouverner au nom du roi, et le neveu de ce prince, le fameux comte de Warwick. C'est alon que commença entre les partisans d'York et ceux de Henri ou de Lancastre la célèbre lutte dite des UeuaD-Ros» ( Y. ce mot). Henri VI fut battu par le duc d'York à St-Alhans, et tomba entre ses mains (1455). Cependant il ressaisit le pouvoir à l'aide de sa femme après la victoire remportée par cette princesse à Wakefield (1460), et dans laquelle périt le duc d'York; mais, défait lui-même à Towton (1461), puis à Hexham (1464), il tomba encore une fois entre les mains de ees ennemis, à la tfite desquels s'était mis le fils du duo d'York, fidouaid (1464), et fut enfermé à la Tour de Londres. Cette fois Henri fut détrôné par •ou rival, qui régna sous le nom d'Edouard IV. En
1470, il est rétabli un instant par le caprice de Warwick; mais Edouard, rentré dans Londres, s'empare de sa personne, bat Warwick à Barnet, Marguerite à Tewksbury, et fait la reine prisonnière, ainsi que son fils, qui est aussitôt massacré (1471). Heori VI, jeté dans une prison ;cessa de vivre peu de jours aprèé : on soupçonna que sa m>>rt était Telfet d'un crime.
HKNRi VII , chef de la famille des Tudor, né en 14M, m. en 1509, descendait, par sa mère, du duc de Lancastre, 3« fils d'fidouara III (F. todor), et portait d'abord le titre de comte de Ricnmond. Forcé de quitter l'Angleterre sous Edouard IV, chef de la maiso.i d'York, il vint en 1485 revendiquer les droits de sa famille contre Richard III. Il termina heureusemeoi la querelle des Deux -Roses par la victoire décisire de Bosworth où périt Richard III, et épousa Elisabeth , héritière de la maison d'York. Son règne fut troublé par 3 imposteurs ^ Lambert Simnel.Wilford. et Perkin Warbeck, qui se prétendaient les légitimes héritiers du trône. Henri triompha de tous les trois, et depuis lors il régna paisiblement II favorisa la marine et les voyages de recherche : c'est sous son rèfi[ne que fut découvert le Canada (1498). Ce prince était fort avare : il amassa un immense trésor. Sa vie a été écrite par François Bacon. — Sa fille aînée, Marguerite, épousa Jacques IV, roi d'Ecosse, ce qui amena plus tard l'avènement des Stuarts.
BBNiu VIII, né en 1491 , fils de Henri VII, lui sœcéda en 1509. Il abandonna d'abord le soin des affaires à son ministre Wolsey, et ne s'occupa guère que de ses plaisirs. Wolsey rengagea dans une lutte contre la France : il avait obtenu sur les Français quelques avantages , notamment à Guinegate (lol3), (^uand il se vit rappelé dans son pays par une invasiou du roi d'ficosse, Jacques IV ; mais déjà Jacaues avait été vaincu et tué à la batoille de Flodden. Laonée suivante, Henri se réconcilia avec Louis XII et lui donna sa sœur Marie en mariage. En IS30,ileiit avec François I la célèbre entrevue du Camp du Pnf d^Or, malgré laquelle Wolsey le fit entrer dans les intérets de Charles-Quint. Cependant, après la bataille de Pavie, Henri, alarmé de la puissance de l'empereur, fit sa paix avec la France (15*25). Ayant conçu une vive passion pour Anne Boleyn, femm? d'honneur de la reine Catherine d'Aragon, il voulut divorcer et prétexta pour y réussir des scmiMiles hypocrites. Comme le pape refusait de prononcer le divorce, Henri, s'en prenant à Wolsey, son {premier ministre, le disgracia; bientôt il rompit avec 'Ëelise même, quoiqu'ilse fût montré jusque Uzélé catholique et qu'il eût lui-même écrit contre Luther: et, après s'être fait proclamer parle parlement protecteur et chef tuprême de l'Église d'Angleterre, il épousa Boleyn (1531). Cinq ans après il la fit décapiter sous prétexte d'adultère. Depuis, il épousa successivement Jeanne Seymour, qui mouruteacoucbes, Anne de Clèves, qu'il répudia pour sa laideur, Catherine Howard , qu*il mit à mort pour adultère, et enfin Catherine Parr, qui lui survécut. Tout en se séparant de l'autorité du St-Siége, Henri maintint les autres points du dogme catholique, qui ne fut attaqué qiK sous le règne suivant; il sévit alternativement contre le Catholicisme et contre la religion réformée: Fisher et Thomas Morus furent ses plus illustres victimes. Il s'enrichit en dépouillant les églises et les monastères. Depuis le schisme* Henri VIII fut presque toiigours l'allié ae François I ; cependant il lui déclaia la guerre en 1544 à l'instigation de Charles-Ou'Ot* et prit Boulogne, mais il ne tarda pas à rendre cette
S lace et à conclure la paix. Henri mourut en Ihkh lissants enfants qui régnèrent après lui: Edouard yl, Marie et Elisabeth. Herbert, en Angleterre, et Audio, en France, ont écrit V Histoire de Bewri fUl- IV. Rois de CastHU et de Portugal.
BiNRi I, roi de Castilie, succéda en 1214 if^ père, Alphonse IX, à 9 ans, et m. en 1317. Bérengéit;, sa sœur, et le comte de Lara régnaient en son nom. HKNRI II, comte de Transtamare, fils naturel dA^*
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phonse XI et d'EIéonore de Guzman, né en 1333, m. en 1379, eut de longs démêlés avec son frère Pierre le Cruel , et usurpa sur lui la couronne de Gastille , après ravoir battu à Montiel et tué dans une entrevue, 1369. Quoique parvenu au trône par le crime, il se montra sage et bienfaisant, et eut des succès contre les rois de Portugal, de Navarre et d'Aragon.
HENRI III, dit V Infirme^ fils de Jean I, roi de Castille, lui succéda en 1390, à 11 ans. Après avoir secoué la tyrannique tutelle de ses deux oncles, il les combattit, les vainquit et leur pardonna (1395). Dans le schisme qui divisait l'Église, il se déclara pour Boaiface III, mais, ayant été excommunié par lui p<Air avoir voulu introduire ouelques modifications dans la discipline de l'Église, il reconnut Benoit XIII, son rival. Il obtint de grands succès sur les Portugais et les corsaires africains, et prit Tétouan. Il mourut en 1406, laissant le trône à Jean II, son fils.
HENRI IV, dit 17mpuitranf, fils de Jean II, roi de Castille, lui succéda en 14&4, à Tâge de 30 ans. 11 eut d'abord à soutenir une guerre contre l'Aragon, qrui fut terminée par la médiation de la France (1461). Il eut longtemps à lutter contre ses propres sujets qui refusaient de reconnaître sa fiUe (Jeanne) pour héritière du trône, contestant la légitimité de sa naissance, et qui le contraignirent à désigner Isabelle, sa sœur. 11 tourna ensuite ses armes contre les Maures sans obtenir d'autre succès que de reprendre Gibraltar. Il mourut en 1474, ha! et méprisé a cause de ses infâmes débauches et de sa Iftche comolaisance pour les désordres, de sa femme.
HENRI de Bourgoffne, tige des rois de Portugal, était petit-fils de Rooect I, duc de Bourgogne, et arrière petit-fils de Robert, roi de France. 11 se mit au service des rois de Castille Ferdinand et Alphonse VI, obtint de grands succès sur les Maures, en fut récompensé par la main de la fille naturelle d'Alphonse, et reçut, avec le titre de comte souverain (1095), la cession du Portugal, qu'il avait conquis sur les Infidèles. 11 gouverna ses Ëtats avec sagesse et y fit refleurir la religion. Il fut tué au siège d'Astorga, en combattant les Maures, 1112. Son fils, Alphonse I, prit Le 1" le titre de roi de Portugal.
HENRI de Portugal, duc de Viseu, surnommé le Navigateur, né en 1394, mort vers 1463, était le 4* fiU de Jean I, roi de Portugal. Il fit une étude approfondie de la géographie et de l'art de la navigaUon , et signala plusieurs fois son courage sur mer, notamment dans les expéditions contre Ceuta et Tanger. Ce prince appela autour de lui les marins et les voyageurs les plus <;élèbres et fonda une école nautique à Sagres près du cap St- Vincent. Il dirigea lui-même diverses expéditions : la découverte de rtle de Porto - Santo (1418), celle de Madère (1419) et des Açores (1432), ainsi que plusieurs voyages au Sénégal et aux côtes de Guinée, furent dues à ses soins. On lui attribue l'astrolabe et les cartes plates.
HENRI (le cardinal), roi de Portugal, 3* fils du roi Emmanuel, était arcnevèque de Bra^a et d'Ëvora lorsque la mort de son neveu Sébastien, qui périt en Afrique l'appela au trône (1578). Il se montra faible, irrésolu, et mourut sans s'être choisi un successeur, en 1580. Philippe II, roi d'Espagne, s'empara du Portugal après sa mort.