V. PersonncLçet divers
HENRI de Champagne, roi de Jérusalem, né vers 1150, m. en 1197. eut une part glorieuse à la 3* croisade, se distingua surtout au siège de Ptolémals et fut élevé sur le trône du consentement des seigneurs croisés en 1192. Il avait épousé Isabelle, veuve de Conrad , marquis de Tyr.
HENRI de Hainaut, eomereur latin de Gonstantinople, de la maison de Flandres, né en 1174, prit part à la 4* croisade. Son frère Baudouin étant tombé entre les mains des Bulgares en 1205. il fut nommé régent, puis empereur en 1206. Après quelques guerres heureuses contre les Bulgares et les empereurs grecs, il mourut empoisonné, en 1216, au
moment où il marchait contre Michel, despote de Servie.
HENRI 2'F(printt6,hérésiaraueduxii* s., qu'on croit originaire d'Italie, vécut d'abord en anachorète. Il rejetait une grande partie des Écritures, ne voulait pas d'églises, ne donnait le baptême qu'aux adultes, niait la présence réelle et supprimait la messe, proscrivait les croix, le culte des morts, etc. Chassé du Mans par Hildebert, évêque de cette ville, il se rendit à Lausanne, puis parut de cette ville en 1 1 16 pour parcourir le miai de la France avec Pierre de Bruys, et fit un si grand nombre de prosélytes que le pape Eugène III fut obligé d'envoyer un légat pour combattre ses erreurs (1147). Il trouva dans S. Bernard un adversaire redoutable. Il fut pris et enfermé à l'abbaye de Glairvaux, où il mourut. Ses partisans sont connus sous les noms d'Henriciens et oe Pétrotnuiens. Ib se confondirent avec les Albigeois.
HENRI DE GAND, Hewricus Goodavensis, théologien scohislique , surnommé Dodor tolemnit à cause de l'autorité de ses doctrines, né en 1220, à Muda près de Gand, mort en 1295, enseigna longtemps à l'Université de Paris et devint archidiacre de Toumay. On a de lui : Quodlibeta theologica, Paris, 15 IK; Summa théologies, 1520; De scriptoribus ecdeHastieis, etc. Il était réaliste et associait les idées de Platon aux formes aristotéliques.
HENRI DE CONnâ, DE GUISE, etC. V. CONOÉ, CtC.
HENRI I, roi d'Haïti. Y. Christophe.
HENRI, écrivain anglais, etc. V, henrt.
HENRlGHEMONT,ch.-l. de cant. (Cher),à23kil 0. de Sancerre ; 1401 hab. Cette ville donnait son nom à une petite principauté.
henrichemont (Principauté de), ou de Bols-Belle, petit £tat jadis indépendant, était enclavé dans leHt- Berry et comptait en V. 6000 h. Outre Henrichemont, on y trouvait Bois-Belle, Mennetou-Sallon, Quantilly. Sully acheta en 1597 cette ptéàCharies de Gonzague, et fit bâtir prèsde Bois-Belle la petite ville d'Wcnric/iemont, qu'il nomma ainsi en l'honneur d'Henri IV. La principauté fût réunie à la couronne en 1766.
HENRIGIENS, hérétiques. V. henri l'Hermite.
HENRIETTE DE FRANCE, reine d'Angleterre, fille de Henri IV et de Marie de Médicis, née à Paris, en 1609, épousa en 1625, à Londres, le roi Charles 1, (jui venait de monter sur le trône d'Angleterre. Lorsque la guerre civile qui causa la perte de son époux commença à éclater, Henriette, qui professait la religion cathohque, fut accusée d'aigrir le roi contre les Protestants, et en 1644, elle se vit forcée de fuir vers les côtes de France, poursuivie par le canon anglais. Cette malheureuse princesse, après» la fin déplorable de son époux (1649) , se retira dans le couvent de la Visitation, qu'elle ronda à Chaillot. En 1660, à l'avènement de son fils Charles II, elle revit en reine l'Angleterre; mais elle revint bientôt à Chaillot. Elle mourut en 1669, à Colombes, où elle passait l'été. Bossuet prononça son Oraison funèbre : c'est un de ses chefs-d^œuvref Ch. Cotolendi a donné V Histoire de cette princesse, avec un Journal de si rie, Paris, 1690. Ses Lettres à Charles 1 ont été publiées à Londres en 1857.
HENRIETTE o' ANGLETERRE, duchosse d'Orléaus, fille de laprécéd. et de. Charles I, née à Bxeter en 1644. épousa en 1661 Philippe, duc d'Orléans, frère de Louis XIY. Belle et spirituelle, elle obtint un brillant succès à la cour de Louis XIV; négligée par son mari, elle ne sut passe garantir des séductions. £n 1670, elle fut chargée par Louis XIV d'une mission secrète auprès du roi d'Angleterre Charles 11, son frère, dans le but de détacher ce prince de Talliance des Hollandais : au bout de dix jours, elle était de retour après avoir obtenu un plein succès. Peu de jours après, le 29 juin, elle mourut presaue subitement, après avoir ba un verre d'eau de chicorée : elle n'avait que 26 ans. On soupçonna qu'elle avait été empoisonnée, et l'opinion accusa le chevalier de Lorraine, qu'elle avait fait exiler; mais il n'y a pas de
HENR
HÊRA
preufm positives. Bossuet prononça son Oroùon /Wn^bre: c'est, comme celle de sa mtire, un des plus beaux morceaux de ce grand orateur. Mme -de La Fayette a laissé une Hist. iTHenriêttê d^Ângleterre.
BKNBION DE PAHSEY(P. P. Nie), magistrat, né en 1749 à Treveray (Meuse) , mort à Paris en ] 829, s'éuit distingué avant la Révolution comme avooat. Sous le Directoire, il fut administrateur du dép. de la Marne, puis professeur de législation à l'école eentrala ae Chaumont; il devint membre de la Cour de cassation sous le Cottsulàt. Napoléon Pappela au Conseil d'État. En 1814, 11 eut le poptefemile de la justice sous le gouvernement provisoire. E|i 18^8, il succéda à Deséze comme président de la Cour de cassation, et remplit ces fonctions jusqu'à sa mort, conservant dans l'âge le plus avancé l'intégrité de ses facultés. On a de lui des traités estimés : De ta eomnéteHCê dei juges de pais; De P autorité judiciaire en France f De la police rurale et JoTetiière ; Des auembléei naUontueeen France, 18^6; D^ pouvoir municipal et de ta police des communes.
HENhIOT ou hanmot (Franc.), commandant de la garde national^ parisienne de 1798 à 179A, né à Nan terre en 1761 , de parents pauvres, avait rempli à Paris, avant la Révolution, divers emolois peu élevés. Dans la journée du 10 août, il se nt remarquer par son audace, et bientôt après, Robespierre le fit élire chef (le la section des aroits de l'homme. Dévoué k la Montagne . il investit la salle de la Convention au 31 mai et foru les reprAseqtants à prononcer la proscription des Girondins; il reçut en récompense le commandement de la garde nationale. Au 9 tnermidor, au moment de secourir le parti de Robespierre, il se déconcerta et se réfugia à l'Hétel de ville, où un des présidents du tribunal révolutionnaire, indigné de sa lâcheté, le ieta par une fenètre. 11 fut tratné le lendemain à récharaud.
HENIIIQUEZ (Henri), jésuite portugais, un des premiers compagnons de S. Ignace, né vers 1620, mort en 1600, fut missionnaire aux Indes. H acquit la connaissance des langues des différentes contrées où il prêcha, et publia des Grammaires et des Vocabulttires de ces langues. Il a aussi écrit : une Vie de la Ste Vierge, des Vies de Saints et un traité Contra fabulas Bthnieorum.
EKNUQUiz (Jeanne). F. jeawne hbnriqukz.
HENBT (Robert) , historien écossais, né en 1T08 dans le comté de Stiriing.morten 1790, fut ministre de l'Cglise presbytérienne d'£cosse. On a de lui une Histoire d'Angleterre, publiée de 1771 à 1793, 6 v. in-4, qui se termine à la mort de Henri VIH. Cet ouvrage traite en autant de sections distinctes de l'histoire civile, de la religion, des institutions, du commerce, des arts, des mœurs, etc. 11 a été trad. par Boulant et Cantwell, Paris, 1789-96, 6 vol. in-4,
HENRY (Patrick) , un des fondateurs de indépendance des États-unis, né en 1736, m. en 1799, exerça d'abord la profession d'avocat, fut élu membre ae rassemblée de Virginie en 1765, député au congrès, 1774, gouverneur de la Virginie. 1776, et fut plusieurs fois rappelé à ce poste : il fit prendre par l'Etat de Virginie des mesures vigoureuses contre l'Angleterre, surtout contre l'impdt du timbre, pt^esuresqui furent bientôt adoptées par tous les autres États. P. Henry est peut-être l'orateur le plus éloqyent qu'ait possédé l'Aïqérique.
HBNRT (P. Franc.), littérateur français, né à Nancy en 1759, m. à Paris en 1833, est auteur d'une Histoire (bi Directoire j 1801; d'une J7t«f. de NenoUon Bonaparte, 1826.; et a trad. de l'anglais les OEuvres politiques de J, Barrington, 1789, les Voyages de Parhinson (1797), de Stedman et Thomson, de Fercival, de ihnice(l795), de Fan«ow««f (1802), la Vie de Washington de Marshall (1807), etc.
9B5aT (No61 Et), phannacien, né à Beauvals en 1767, m. en 1832. ftit 35 ans chef de la pharmacie centrale des hépitaux de Paris, professa la chimie k cet établissement et à l'École de pharmacie, fut un
des principaux rédacteurs du Codea et un des prs* miers membres de l'Académie de médecine. On hii doit l'analyse d'un grand nombre de substances (rhw barbe, gentiane, écaree de Winier, eannelle, tétkfr), des mémoires siir les iodures, la strychnine, etc.; un Manuel d^Ànalyse des eaufic minéralet, IfÛS, et la Pharmacie raisonnée (avec Guibourt) , 18*28.
HÉPHESTIOlf , flivori d'Alexandre le Grand, fnt le compagnon de ses travaux et de ses plaisirs. 11 épousa une des filles de Darius. Il mourut à Ecbitane l'an 324 av. J.-G. ; Alex^indre fut si touché àt cette perte qu'il en pensa mourir de douleur, et qui! fit crucifier le médecin qui l'avait soigné, n lai fit des ftinérailles ma^iflques et vofilut le Taire adorer comme un demi-dien.
HÉPBSSiTON, grammairien grec d'Alexandrie, vinit sous Vespasien. On a de lui un Énchiridion dt wtris et poemate, publié, avec trad. latine, par J. Corn de Pauw, TJtrecat, 1727, et par Gaisford, Oxford. 1810, 1823 et 1855.
HcPHESnOS. nom grec de Vulcain.
HKPTA50MIDB, Heptanomii, dite aus^i f oyms^
était SJ- ;.Elle comprenait sept nomes : "d'où son nom*
HEPTARCHIE (c.-à-d. sept royaumes) , nom psfle^ quel on désigne les sept royaumes crées successirement du v« au vi* siècle par les Angles et les Saxons dans la Grande-Bretagne. Ces royaumes sont ceux de Kent, fondé par Hengist vers 455, de Susta,^^ iEUa en 491 , de Wessea, par Gerdic en 516, d'fc'n«x en 526, de NorthumherUifid en 547 (celui-ci forma primitivement, v. 540, 2roy. distincts, ceux deDetrie au S. et de Bemicie au N!), d*Est-4nglie en 571, et de Merde en 584. Ils comprenaient toute l'Angleterre, moins le pays de Galles, et déplus la partie méridionale de ingcosse. Après s'être longtemps combattus. ces petits États furent réunis de 800 à «11 »us U domination d'un seul maître. Egbert, roi deSussei. qui prit le nom de ro{ d'Angleterre.
HERACLÉB, Heradjta [d'Héraclès, nom grec d'Hercule) , nom commun à un grand nombre de ailles anciennes, qu'on supposait rondées par Hercule, et parmi lesquelles on distingue : r HerocUta fmcix ou Ferinthus, auj. ffrf*Ii (F, pEbinthe); Yn^ raclxa Pontiea ou ÈriboUm, auj. Êrekli, en »thynie, sur le Pont^Euxin. colonie milésienae, qo'> fut très-florissante, et qui elle-même fonda beaucoup d'autres colonies ; — 3* Heraclxa lucanir, auj. Mcoro, en Italie, sur la côte de la mer Ionienne, pr» de Métaponte, àl'emb. de l'Aciris; c'était une eolo^ nie de Tarente et la patrie de Zeuxis. Pyrrhus y batti' les Romains l'an 280 av. J.-C: ceux-ci lasoumirenr en môme temps que Tarcnle, 273. On y a trouTéen 1 J. des tables d'airajn avec inscriptions grecques, anté rieuresà l'ère chrétienne (publ. et comçaeDtées en 1754 par Marjocchi) ; -^•HeracUea Jftnoa. sur lac^j^ mérid.delaSicile,àro. et près d'Agrigente, colonie Cretoise, très-grande et très-riche pendant un temps mais ruinée par les Carthaginois: — 5' Beraci^ Caccaharia^ auj. Saint-Tropex^y.de laNarbonnaiseJ . au S. de Forum JuUi et sur la mep . ,
HÊRACLÊONAS, fils d'HéracUus et de l'iop^'trice Martine, monta sur le trône en 641 conjoin"?ment avec son frère consanguin HéracliusConslaniui, n'étant ftgé que de 15 ans. U, mort de ^n frère, <rj' périt empoisonné (F. héracuus), le rendit seul maître de l'empire. Son çouvememenl. odieux *"iP*"P ,' dura seulement quelques mois : U fut déposé, em<e nez coupé, et fut envoyé en exil, où il mourut
HÊRAGLÊOPOUS, v. d'ïiypte, qu'on support fondée par Hercule, à l'O.^ Nil, sur le canal « Joseph, était ch.-l. de nome dans l*Bcptanoffl>^- On y rendait un culte à richneumoo. On l'api** ^ magna , pour la distinguer d'une ville plus peUte,»pana, dans la Basse-feypte , entre Tanis et Péi"*;
HÉRACLIDB de Pont, Poniieus Heradida, pw
HËRA
HfiRA.
loBopbe grec, d'Héraclée dans le Pont, vivait dans le IV* 8. av. J.-C. II vint se fixer à Athènes et y fut successivement disciple de Platon, de Speusippe et d'Aristote. Il avait composé plusieurs ouvrages sur ia philosophie. la physique et la grammaire, Toi^s ces ouvrages sont perdus : il reste seulement guelques extraits de son Traité de$ constitutions desEtat^, publiés par Kœler, Halle, 1804, par Coray, Paris, 1805; et dans les iïwfortc. flfr/cc.jVojyiwwfa de la collection Didot. En astronomie, il plaçait. la terre au centre du monde et admettait S4 rotation. ^ Nous avons sous le nom d'Héraclide deux écrits qui paraissen t être l'ouvrage d'un auteur alexandrin, d'une époque incertaine : les Allégories (THom^re, publ. dans les Mythologica opuscuutde Th. Gale, et séparément, par Schow (Goet., 1782, et par Mehler, Leyde, 1851, et les Choses incroyables (Leips., 1843).
HÊRACLIDES. On appelle ainsi les fils, petit-fils et autres descendants a'Herçule (appelé en grec Héraclès). Après la mort de ce héros (vers 1307 av. J.-C), Hyllus son fils et son héritier direct et les autres Hé^ ra^lides avaient été chassés de Tirynthe et du Pélo-
{)onèse par Eurysthée. Ils se retirèrent d'abord dans a Trachinie, puis en Attique, d'où, avec le secours de Thésée, ils essayèrent de rentrer dans le Péloponèse. Vaincus dans deux expéditions, et repoussés
f)ar un oracle, ils renoncèrent à leurs tentatives après a mort d'Hyllus, et se retirèrent chez les Doriens en s'engageant à ne point inquiéter le Péloponèse pendant lÛO ans. Infidèles à cet engagement , les Héraclides, aidés des Doriens et sous )a conduite de Cléodée et d'Aristomaque, tentèrent deux nouvelles invasions, qui n'eurent aucun résultat. Enfin, dans une b* expédition, ils réussirent h rentrer dans Je Péloponèse, et en firent la conquête. Ils avaient & leur tète Aristodème, dont les deux fils, Eurysihène et Proclès, régnèrent conjointement à Lacédêmone; Témène, qui s'empara d'Argos, et Gresphonte , auquel échut la Messénie. Cet événement eut lieu 80 ans après la prise de Troie (1190 ou, selon une autre chronologie. 1104 ans av. J.-C.)- D'autres Héraclides régnèrent à Corinthe, en Lydie et en Macédoine : les
Premiers étaient issus d'Aiétas, petit-fils d'Hercule, îs seconds d'Alcée , fils d'Hercule et d'Qmphale ou de Malis; les troisièmes de Caranus.
HERACLITE, d'Éphèse, philosophe erecde l'école d'Ionie, florissait vers 500 av. J.-C. Il occupa une haute magistrature dans sa patrie; mais^^ayant été victime d^ne injustice, il renonça aux anaires et se retira loin de la société des hommes sur une montagne solitaire^ où il vivait d'herbes et de racines. Accablé d'infimités précoces, il se laissa mourir de faim, à l'âge de 60 ans. Heraclite était d'une humeur chagrine et misanthropique, ce qui a fait dire qu'il pleurait toujours; on l'oppose vulgairement à Democrite, qui riait sans cesse. 1} avait composé un TYaité de la Nature {en prose), et d'autres écrits, tous remarquables par leur profondeur, mais aussi par leur obscurité, ce qui lui a fait donner le surnom de Ténébreytx. Heraclite admettait pour principe unique le feu, mais un feu pur et subtil, bien différent de celui que nous voyons; l'univers est. selon lui, le
Eroduit de deux tendances ooposées, Pharmonie ou i concorde et la discorde. ïi disait que toutes choses sont dans un écoulement perpétuel, que tout devient, que rien ne demeure, que les parties de l'univers sont sans cesse rapprochées par la concorde et séparées par la discorde; mie le monde doit périr par un embrasement général. Il reconnaissait une raison universeUe que tous les hommes reçoivent par une sorte d'aspiration. Une reste d'Heraclite que quelques fragments, qui ont été réunis par H. Etienne aans sa Poesis j^tlosophica , 1673, par Schleiermacher, dans la Science des anciens. 1808 ; dans les Philosovhorum fragmenta de la Collection Didot, et qui ont été édités séparément par Hubmann, Leips. , 1852. HÉRACLIUS, empereur d'Orient, fils d'un exarque d'Afrique, renversa le tyran Phocas en 610, et se fit
couronner à sa place, à l'Âge de 35 ans. De 610 à 632, son règne ne fut marqué que par des désastres ^ l'envpire, envahi en Europe par les Avares, en Asie-Mineure et en Egypte par les Perses, fut réduit aux' murs de Gonstantmople. Mais de 622 à 629, ce fut une époque de gloire: il remporta plusieurs victoires sur Gnosroès IJ, roi des Perses, et reconduit l'Asidf Mineure jusqu'au Tigre, tandis que le patnce Bon ose repoussait les Barbares loin de Constantinople. Maia ensuite commença une nouvelle période de revers et de honte, de 632 à 641 : Héraclius ne s'occupait plu»
3ue de controverses théologiques; il publia en faveur es Monothélites un fameux édit appelé VEcthèse : pendant ce temps les Ueutenants du cialife prenaient Damas (632), Jérusalem (637), et enlevaient à l'empire grec la Mésopotamie, la Syrie, la Palestine et l'Egypte. Héraxilius mourut en 641 , laissant deux fils, Héraclius-Constantiu et Héracléonas. C'est ce prince qui recouvra la vraie croix: il la reçut des mains de Siroes, roi de Perse.
H^MACLïus n coNSTANTm, fils d'Hôraclius et de Flavia Eudoxia, né en 612, succéda h son père en 641, et ne régna que quelques mois. II partagea le trôna avec Héracléonas son frère consanguin, fils de l'im* pératrice Martine. Ayant appris que son père avait dô* posé un trésor considérable chez Pvrrh us, patriarche de Constantinople^ et crue ce trésor devait être remis à. l'impératrice Martine aans le cas de quelque disgrâce, il le fit enlever. Martine se vengea en l'empoisonnant.
HÉRACLIUS. roi de Géorgie, 1760-1798. F. Géorgie.
HÊRAT, ranc. Aria, v. de l'Afghanistan, capit. du Khoraçan orient, et ae l'fitat de Héiat, h 640 k. N. 0. de Kaboul, par 34* 55* lat. N. çt 58* 16' long E. On porte sa population à 100 000 hab. Elle est fortifiée, renferme un grand nombre de bazars, de mosquées, de caravansérails et de bains. Fabriques d'étofles de coton et de soie, ch&les, tapis, essences de rose, etc.; commerce considérable. —Cette ville existait, dit-on, dès le temps d'Alexandre. Elle, a été ravagée par les divers conquérants qui se sont disputé la domination de l'Asie. Elle fut prise par les Gourides, qui y firent leur résidence de 1150 à 1220| par Gengis-khan, puis par Tamerlan, qui en fit le siège de son empire; les Sopbis la réunirent ensuite à la Perse: mais les Afghans la leur enlevèrent en 1715. Naair-chah la reprit en 1731 pour les Perses et Ahmed-chah en 1749 pour les Afghans. Depuis ce temps elle forme un Etat indépendant. La Perse a longtemps maintenu ses prétentions sur H^ rat et a tenté plusieurs fois de s'en emparer : elle y avait enfin réussi en 1856; mais, en 1857, les Anglais la forcèrent à renoncer à cette conquête.
HËRAULD (Didier), Heraldus^ avocat au parlement de Paris et pnilologue , né vers 1579, mort en 1649, avait été d'abord professeur au collège de Sedan. Il eut avec Saumaise des démêlés qui firent beaucoup de bruit. On a de lui divers ouvrages de droit, des Notes estimées sur Tertullienj Minutius Félix, Amobe , Martial; et des Mélanges (Advcrsaria), où il combat Saumaise, Paris, 1699.
HÉRAULT. ArauriSj riv. de France, naît dans les Cévennes (dép. du Gard), arrose Ganges, St-Guilhem, Pézenas, Bessan, et se jette dans la Méditerranée, au portd'Agde, après 130 kil. de cours.
HÉRAULT (dép. de l'), borné au N. par les dép. du Gard et de l'Aveyron; à l'E, par celui du Gard; au S. par celui de l'Aude et la Méditerranée : à l'O. par ceux du Tarn et deTAude; Q239 kil. carrés; 409 391 hab. ; ch.-L , Montpellier. |I a été formé aux dépens du Bas-Languedoc. Ce dép. est arrosé par l'Hérault, le Lez et l'Orbe; il est traversé par les canaux du Midi, de Lunel, de Graves, de La Peyrade, de Montpellier, de Beaucaire. Le sol est gras et riche; il produit peu de blé, mais donne beaucoup de fleurs et de fruits: campagnes couvertes d'oliviers et de mûriers, jardins remplis d'orangers, citronniers, grenadiers ; prés toujours verts, prairies artificielles, vins excellents (Lunel, Frontignan^ St-Christophe,
HEKU
HERC
St-George et autres); melons, plantes médicinales, tinctoriales; moutons nombreux et estimés, vers à soie, grande pêche de la sardine près de Cette : 70396 hectares de forêts (chênes et pins). Houille, granit, marbre, albâtre, pl&tre, eaux minérales, marais salans, sources minérales (Balaruc, La Malou). Draps communs; bonneterie en soie, laine et coton dite de poil fFInde; fabriques de merrain, papier, huile de ricin, acier, yerdet, acides minéraux; eaux-de-yie et trois-tixy confitures, raisins secs, olives confites, bois de construction. Grand commerce maritime. — Ce dép. a 4 arr. (Béziers, Lodève, Montpellier, St-Pons), 36 cantons et 328 communes; il possède un évêché et une cour impériale qui ont leur siège à Montpellier.
HÉRAULT DE SÊCHELLES (Marie Jean), conventionnel, né à Paris en 1760, d'une famille noble, était déjà connu comme avocat et littérateur lorsque la Révolution éclata. Il en embrassa les principes avec chaleur, fut député à TAssemblée législative, puis à la Convention, présida plusieurs fois cette seconde assemblée, notamment au 3 juin, lors de la proscription des Girondins, et rédigea en grande partie la constitution de 1793, établie après cet événement. Il fit aussi partie du comité de Salut public, mais il s'y montra fort réservé : auitsi fut-il accusé de reculer : il fut en conséquence arrêté quelques jours avant Danton, son ami, et Camille Desmoulins, et monta avec eux .«}ur Téchafaud, h avril 1794. Hérault de Séchelles a laissé quelques écrits : Éloge (U Suger, 1779; Visite à Buffon, 1785, réimprimé en 1802 sous le titre de Voyage à Montbard; Raj>port sur la constitution de 1793; Théorie de Vambition, posthume (publ. en 1802 par Salgues).
HÉRAUT, BÉRAUT d'armes. F. ces mots au Diet. univ. ^es Sciences,
HERBART (J. Fréd.), philosophe, né en 1776 à Oldenbourg, mort en 1841, puisa le goût de la philosophie dans les leçons de Fichte, fut précepteur à Berne, puis professeur de philosophie à Kœnigsberg et à Gœttingue. Ses principaux ouvrages sont : Péfiagogique, 1806; Philosophie pratique ^ 1808; Psychologie fondée sur Veaipérience^ 1824 ; Métaphysique générale, avec des Éléments de la philosophie de lanature, 1828: Encyclopédie de la philosophie, 1831; Examen du droit naturel et de la morale , l^&i Recherches psychologiques ^ 1839-40. Sajphilosophie est une protestation du bon sens contre r idéalisme qui avait envahi l'Allemagne. D'accord avec Kant pour placer dans l'expérience la source de toute connaissance, il se sépare de lui en rejetant comme impossible la critique de la raison; il veut que l'examen porte, non sur les facultés, mais sur les notions données. Du reste, il ne tarde pas à s'égarer lui-même quand il prétend, dans sa philosophie de la nature, expliquer la chaleur, la lumière, l^lectricité, le magnétisme, la vie. Hartensteiii a publié ses OEuvres posthumes, avec sa Biographie, Leipsick, 1842-43.
HERBAULT, ch.-l. de c. (Loir-et-Cher), à 14 kil. 0. de Biois; 720 hab.
UERBELOT (Barthélémy d'), orientaliste, né à Paris en 1625, mort en 1695, possédait l'arabe, l'hébreu, le syriaoue, le persan, parcourut l'Italie pour y rechercner les manuscrits , résida longtemps à Florence auprîîs du grand-duc, fut à son retour en France nommé interprète pour les langues orientales , puis professeur de syriaque au Collège de France. On a de lui : Bibliothèque orientale ou Dictionnaire universel, contenant tout ce qui concerne les peuples de l'Orient, Paris, 1697, in-fol., et La Haye, 1777-1782, 4 vol. in-4, ouvrage qui atteste une érudition immense, mais qu'on accuse de manquer de critique. L'auteur ne put le faire imprimer lui-même; il fut publié par Galland.
HERBERAY DES ESSARTS (Nie. d'), écrivain du XVI* siècle, d'une famille noble de Picardie, mort vers 1552, était commissaire d'artillerie. Il a traduit de l'espagnol les 8 premiers livres de VAmadis des
Gaules, 1540-48; le !•' livre de la Chronique d^ Florès de Grèce, 1552; V Horloge des princes, de Guevara, 1555, et du grec V Histoire dtsJui(t de Fia vins Josèphe, 1557.
HERBERSTEIN (Sigismond, baron d'). historien. né dans la Styrie, en 1486, mort en 1566, rein;lii diverses missions diplomatiques pour l'Autriche ea Russie , en Danemark, àConstantinople, en Espagne, et rédigea une histoire de Russie fort estimée : Rerum Moscoviticarum commentarii. Vienne, 1549.
HBRBERSTBiN (Ch. , comte de) , évêque de I^aybach, né en 1722 dans laCamioie, mort en 1787, concourut à introduire en Allemagne les réformes ecclésiastiques qui ont signalé le règne de Joseph II; mais encourut les réprimandes de la cour de Rome pour s'être montré plus dévoué aux volontés de Tempereur qu'aux règles de l'église.
HERBERT, comte de Vermandois. V. verhandois.
HERBERT , trouvèro du xiii* siècle , n'est connu qu>' comme auteur du Dolopathos^ poème français de 1 3 000 vers, composé pourriustruction et ramusement de Louis, fils de Phuippe- Auguste : c'est un recueil de nouvelles dont la 1^* idée paraît remonter jusqu'à la littérature indienne. Il a été publié k Paris en I^, par Ch. Brunet et A. de Montaiglon.
HERBERT DB CHERBURT (lord Ëdouard) , homme d'Etat et philosophe , né en 1581 à Montgomen (Galles), mort en 1648, eut dans sa jeunesse uno grande réputation de bravoure et de galanterie à la cour d'Angleterre et à celle de France. Après avoir servi avec distinction sous le prince d'Orange, il fut nommé par Jacques 1 ambassadeur aupres de Louis XIÏI. Ayant intercédé en faveur des Protestants de France, il eut à ce sujet de vifs démêlés avec le connétable de Luynes et auitta son poste. A son retour, il fut créé pair d'Irlande, puis d'Angleterre. Herbert de Cherbury fut un des premien à professer le déisme. U a consigné ses opinioas sur ce sujet dans les ouvrages intitulés : De reritate prout distinguitur a revelatione^ De religio»i laici, Paris, 1624, Londres, 1645. On a aussi de lui une Histoire de Henri VÏII ^ en anglais, ouvrage très-estimé; et sa Vie, écrite par lui-même, publiée en 1730 par llorace Walpole.
HERBIERS (Les), ch.-l. de c. (Vendée), à 40 kii. N. £. de Bourbon-Vendée; 1600 hab.
HERBIGNAC , ch.-l. de c. (Loire-Inférieure), i 35 kiL N. 0. de Savenay; 600 hab.
HERBIPOLIS, non latïAisé de wurtzbourg.
HËRBLAY, vge de Seine-et-Oise , à 30 k. N. E.de Versailles; 1600 hab. Station du chemin de fer du Nord. Château. Pierre à bfttir et pierre à plAtre.
HERBST, imprimeur. V. oporin.
kerbst (J. Fréd. Guill.), naturaliste, né en 1743 à Petershagen (principauté de Hinden) , mort en 180', fut d'abord instituteur à Berlin, reçut ensuite te ordres, fut aumônier d'un régiment prussien, se distingua comme prédicateur, cultiva en mèmetemp^ les sciences, et devint memore de plusieurs sociétés savantes. Outre des recueils de Sermons, il a laissé. Histoire naturelle des écrevisses et des crade*, Zuncn et Berlin, 1782-84, 3 vol. in-4; Introduction à la connaissance des insectes, 1784-87, 3 vol. in-fol- Introduction à la connaissance des vers, 1787-«i^. 2 vol. in-8; Système naturel de tous les inse^f^ connus, 1783-1804, 11 vol. in-8.
HËRCULANUM, Heradœa, auj. Portid et Bettna, V. de Campanie, au pied du Vésuve, sur la côte, entre Neapolis (Naples) et Pompeii, fut renversée en partie, puis ensevelie sous la lave, l'an 79 de J.-C. par une éruption du volcan. Un hasard fit découvrir son emplacement en 171 1 : des fouilles habilement dirigées ont fait retrouver une partie de la ville. 9" en a tiré nombre d^antiquilés précieuse?, recueillît au musée Bourbon de Naples. Hercuianum étaii une ville fort belle, bien percée , à rues droites, ncneen monuments et en belles maisons. Les principaux »»• fices qu'on a déblayés jusqu'ici sont un théâtre, pou-
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