‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 561 sur 578 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

JULE

ligîon par un mélange de superstitions assyriennes, ce qui les sépara profondément du reste des Juifs. La scission fut consommée par la fondation d*un temple distinct de celui de Jérusalem, que les Samaritains éioTèrent à Garizim (435 av. J.-C.). Après la dispersion des Juifs, sous Adrien (135) , les principaui docteurs se réunirent à Tibériade où ils formèrent un gnnd conseil appelé tanhédrin, et y élevèrent une école qui devint la pépinière de leurs rabbins. Ceux-ci composèrent, sous le nom de Talmudy un ouvrage destiné à contenir la loi orale et les traditions des Juifs. Cet ouvrage, terminé Tan 500 de notre ère, devint pour la plupart des Juifs la base de la foi : cef)endant tous ne consentirent pas à l'accepter. De là. a division des Juifs en sectes rivales, les Talmudistet ou Rabhinistes, qui suivent le Talmud. et les Car faites, qui s'attachent à la lettre de la Bible. D'autres sectes moins importantes divisaient encore les Juifs : une des principales est celle des Réehabiiês (F. ce nom). On peut consulter sur les Juifs, outre V Ancien Testament et les écrits de Josèphe, les ouvrages de Basnage, de Boissy, de Torcy et de Moldenbauèr; VUist. des Juifs dejmis les Macchabées de

Moïse, de J. Salvador (Paris, 1828)

JUIGNfi (Ant. LECLERC de), archevêque de Paris, né à Paris en 1728, fut successivement grand vicaire de Carcassonne, agent du clergé en 1760, évêque de Chàlons en 1764, archevêque de Paris en 1781, fit partie des États généraux, émtgra, revint en France en 1802, et y mourut en 1811. Il se signala par sa charité et par son zèle contre les Jansénistes. On lui doit, outre ses Mandements, un Rituel (Châions, 1776), réimprimé en 1786 sous le titre de Poctora^ de Paris, qui fut atuqué par les Jansénistes.

JUILLAG, ch.-l. de c. (Corrèze), à 29 kil.N.O. de Brives ; 2660 hab.

JUILLET 1789 (Journée du 14), insurrection du peuple de Paris et prise de la Bastille. L'anniversaire de cet événement fut célébré en 1790 et 1792 par des fêtes connues sous le nom de Fédération.

jmLLBT 1830 (Journées des 27 , 28 et 29) , journées pendant lesquelles le peuple de Paris s'msurgea contre Charles X à la suite de la publication des ordoDuances iDconstitutionoelles par lesquelles ce

£ rince supprimait la liberté de la presse et changeait ) mode d'élection ; ces trois jours suffirent pour renverser la dynastie régnante et poar opérer une révolution qui éleva au trône la maison d^Orléans.

JUIIXET (Croix de), instituée en 1830 pour décorer les citoyens qui s'étaient distingués dans la révolution de juillet, consiste en une étoile à 3 branches «n émail blanc, montée sur argent, et surmontée d'une couronne murale, ayant au centre les mots : 37, 28 et 29 juillet 1830; le revers porte le coq gaulois avec la légende : Patrie et Liberté; le ruban est couleur d'azur avec liseré rouge.

JDILLT, vge de France (Seine-et-Marne), à 18 k. N. 0. de Meaux. près de la sUtion de Chelles (chemin de fer de l'Est) ; 850 hab. Ane. abbaye fondée en 1200 et transformée en 1639 en un collège d'Oratoriens; il y existe encore un grand établissement d'instruction, dirigé par des ecclésiastiques.

JUIN 1832 (Journées des 5 et 6) , émeute à main armée provoquée dans Paris par le parti républicain, à l'occasion des funérailles du général Lamarque, député de l'opposition. Des barricades fureut éle- Tées dans les ouartiers St-Antoine, St-Martin , St- Denis, etc. Il fallut employer la troupe de ligne et la garde nationale peur vaincre l'émeute. Le combat finit le 6, après la prise de l'église St-Merry.

«inf 1848 (Journées des 23, 24, 25 et 26), insurrection sanglante des partisans de la république dite démocratique et sociale contre la forme de république éublie en France depuis le 24 fôv. 1848, eut pour origine ou pour prétexte la dissolution des ate-

liers nationaux et pour sièges principaux les INibourgs St- Jacques, St-Harceau et St-Antoine. ti^e ne put être réprimée que par les efforts réunis de la garde nationale, de l'armée et de la garde mobile, que dirigeait ie général Cavaignac, déclaré chef du pouvoir exécutif. Sept généraux y furent tués ou mortellement blessés (Négrier, Duvivier, Bréa, Damesme, Bourgon, Regnault, François), ainsi que deux représentants (Cnarbonnel, Domës); l'arcnevêque de Paris, Mgr Affre, fut frappé le 25 juin, au moment où il pressait les insurgés de cesser la lutte. Le nombre des victimes de part et d'autre fut énorme : on n'en a jamais connu le chiffre exact. Ceux des insurgés qui purent être saisis furent les uns livrés aux conseils de guerre, les autres transportés.

JUJUY, V. de l'Amérique du S., dans la Conféd. du Rio-de-la-Plata, ch.-l. d^un fitnt de même nom, i 1300 kxL N. E. de Buénos-Ayres, sur la r. dr. do Jujuy; 3000 hab. — La riv. de Jujuy, affluent du Vermejo, porte dans la partie supérieure de son cours le nom de San-Salvador, et dans k partie inférieure celui de Rio Grande; 700 kil.

JULES, prénom de César. F. césar etJvuA geits

JULES (S.), soldat romain, subit le martyre dans la Basse-Mèsie pour avoir refusé de sacrifier aux faux dieux, vers 302. On le fête le 27 mai.

JULES I (S.), pane de 337 à 352, né à Rome, soutint avec zèle S. Athanase contre les partisans d'Anus, et envoya ses légats au concile de Sardique en 347. L'£glJse rhonore le 12 avril.

JULES II , Julien de laRovère, pape de 1503 à ISU, neveu du pape Sixte IV, né à AbizaI près de Savone en 1441 , fut élu après Pie III, qu'il avait lui-même fait élire. Il reprit la Romagne sur César Borgia (1503), soumit Pérouse et Bologne (1506) ,et fit avec vigueur la guerre aux Vénitiens, qui avaient enlevé plusieurs villes au St-Siége. Il forma contre eux, avec Louis Xn. roi de France, Ferdinand, roi d'Espagne, et Temp. Maximilien, la ligue dite de Cambrai (1508), et réduisit Venise à accepter les conditions les plus désavantageuses. Mais, ayant eu à se plaindre de Louis XII, il rompit avec lui et ne songea plus qu'à lui susciter des ennemis. Le roi de France fit aussitôt marcher contre lui une armée et assembla en même temps à Pise un concile particulier pour faire examiner sa conduite : les troupes de Jules II furent battues à Bologne et à Revenue (1511 et 1512), et ie concile le suspendit de ses fonctions ; mais il assembla de son côté un concile général à Rome dans l'église St-Jean deLatran, annula les actes du concile de Pise, mit la France en interdit, et formacontre Louis XII la SU Ligue, dans laquelle entrèrent Venise, l'empereur, les rois d'Angleterre et d'Espagne. A la faveur de cette ligue, il ajouta à ses Ëtats Parme, Plaisance et Reggio: mais il m. avant la fin de la guerre, sans avoir pu chasser, comme il le disait, les barbares âeVliaiie. Ce pontife belliqueux n'en aimait pas moins les lettres et les arts : il commença la construction de l'église St- Pierre et protégea Bramante, Michel-Ange et Raphaël.

JULES III , Jean-Marie Gif^cchi, né à Rome en 1487, pape de 1550 à 1555, rouvrit en 1551 le concile de Trente, interrompu par la mort de Paul III, et s'unit à l'empereur pour faire la guerre à Octave Famëse, qui voulait usurper le duché de Plaisance.

JULES KOMAIN , Giulio Pippi , peintre célèbre, né à Rome en 1492, m. en 1546, fut élève de Raphaël , qui lui voua bientôt la plus tendre amitié et se l'associa dans plusieurs de ses travaux. Les plus remarquables de ses ouvrages sont : la Défaite de Maxence, le Déluge, la flagellation, le jrsrf|yre de S, Etienne, la Chute d^Icare, la ChuU des Titans, et (au Louvre) le Triomphe de Yespasienetde Titus, Vénus et VuUain, la Nativité, la Vierge, VEnfami Jésus et S. Jean et son propre portrait. Ses compositions brillent surtout par l'énerçie et la viffueur, mais on l'accuse d'avoir quelquefois dépasaé le but. Ce peintre était aussi un grand architecte : on admire plusieurs monuments élevés par lui à Rome et à Man-

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