‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 10 sur 147 · LAIRE · texte numérisé non relu

LAIRE

*STELF.ARINÉES. Stellarincœ. bot. — Une des tribus que M. Fenzl , et, d'après lui, M. Endlicher, a établie parmi les Caryophyllées. Elle a pour type le genre Stellaria, pour caractères 2-3 styles, et une capsule se séparant en un nombre double de valves entières ou bifides au sommet; et fait partie de la division que nous avons dé signée , comme simple tribu , sous le nom d'Alsinées. Voy. caryophyllées. (Ad. J.)

*STELLASTER. kchin.— Genre d'Aslérides établi par MM. J. Muller et Troschel, pour des Astéries ayant deux rangées de tentacules dans les sillons ambulacraires ; le type de ce genre est le Stellaster Childrenù (Duj.)

*STELLAT^. BOT. ph. — Ce nom latin, qui se traduit en français par Planta ctoilées , est celui d'une tribu des Rubiacées- Cofféacées {voy. ce mot), qu'on nomme aussi Galiées. Il a pour étymologie la dispositiuu des feuilles vcrlicillées et étroites, comme l?s rayons d'une étoile. (Ad. J.)

STEï,LÈKE. Rytina. mam. — Genre de Mammifères de l'ordre des Cétacés , famille des Herbivores, créé par G. Cuvier {Ann. il/tts. d'fcîst. nat., XUl,t809,et Règ.anim., 1817) sous la dénomination française de Stellère , et auquel Illiger (Prodr. sijst. Mam. et Av., -181 1) a appliqué le nom latin de Rylina. Les principaux caractères des Slellères sont les suivants : Système dentaire ne se composant que de quatre molaires disposées de manière qu'il n'y en a

T. XIU.

qu'unedechaquecôtéet à chaque mâchoire; ces dents ayant leur couronne aplatie et sillonnée, sur la surface, de lames d'émail formant des zigzags ou des chevrons brisés ; leur nature étant plutôt cornée qu'osseuse; leurs racines étant nulles ; chaque dent n'est , par conséquent, pas implantée dans l'alvéole, mais seulement attachée sur l'os de la mâchoire par une infinité de petits vaisseaux et de nerfs. Le corps des Slellères est renflé au milieu, et diminue insensiblement jusque vers la nageoire caudale ; la peau est sans poils, et revêtue d'un épidémie très solide et fort épais , composé de fibres ou de petits tubes cornés très rapprochés les uns des autres; la tête est obtuse; le cou n'est pas distinct; il n'y a pas d'oreille externe ni de trou auditif apparent; les lèvres semblent être divisées chacune en deux bourrelets arrondis et saillants; les yeux sont munis d'une membrane cartilagineuse en forme de crête, qui peut les couvrir, et forme comme une troisième paupière à l'angle interne de l'orbite ; les narines sont placées vers l'extrémité du museau ; les extrémités antérieures, transformées en nageoires, sont entières, sans apparence d'ongle, comme chez les Lamantins, où elles sont terminées par une callosité ayant l'aspect d'un ongle; la nageoire caudale est de nature cornée: elle est horizontale, très large, peu longue, en forme de croissant, et terminée de chaque côté par une grande pointe. Il y a deux mamelles pectorales; l'estomac est simple; les intestins sont très longs; le cœcum est énorme, et le colon, très vaste , est divisé en grandes boursou* flures.

On ne connaît qu'une espèce de ce genre; c'est :

Le Stellère, Rhytina borealis Illiger; StellerusborealisG. Cuvier, A. -G. Desm.; Manatus Steller; Trichecus rnanatus Var.

borealis Lin., Gm. Trichecus borealis ShiV/ , — Steller (i^cL Pelrop. Nov. Comm., II, 1751, etTraduction in Fr. Cuv. , Cétacés de:; suites à Buffon , 1836 ) est le premier, et , jusqu'ici, le seul naturaliste, qui nous ait donné des détails anatomiques, zoologiq ues et d'histoire naturelle sur cet animal. D'après lui le Stellère , qu'il regardait comme une espèce de Lamantin, a une long jeur [ d'eqviron 3 mètres 1/2 a 4 mètres, et son

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pofds atteint jusqu'à 3,300 kilogr. Sa peau est noire , très épaisse , rude , et présente des inégalités très marquées ; il a des moustaches blanches et longues de 4 à 5 pouces.

Les Stellères habitent les mers qui baignent la presquMIedu Kuintschaïka; on les trouve en abondance dans les baies de la côte nord de l'Amérique, et aux environs des IlesKurides et Aléouliennes. OUion Fabricius assure même avoir rciicuiUrc un crâne de ce Cétacé sur les côtes du Groenland. C'est principalement auprès des embouchures des fleuves qu'on trouve les Stellères, en troupes de trois ou quatre individus. Ils s'accouplent au printemps et en automne; la femelle met bas un seul petit. Leur voix ressemble, dit-on, au mugissement des Bœufs, lis se nourrissent de plantes marines, telles que de Fucus, et d'Aloès. Leur naturel n'est pas farouche ; aussi se laissent-ils facilementapprocher par les hommes. Les habitants du Kamtschatka font la chasse aux Stellères. Ils se nourrissent de leur chair, qu'on dit succulente , quoique difficile à cuire et un peu coriace ; ils se servent également de leur graisse ," qui est abondante , et qui , chez les jeunes , est bonne à manger et a le même goût que le lard. Enfin les Tartares Tschulchis construisent, avec la peau de ces Cétacés, de grands canaux d'uneseule pièce, qui tiennent assez bien la mer. (E. D.)

Sl'ELLÈRÈ. Slellera. bot. ph. — Linné avait établi sous ce tiom un genre de la famille des Daphnoïdées, dont l'espèce type, le S. passerina. Lin., est une plante annuelle assez commune dans les champs de presque toute la France. Mais ce groupe générique est Confondu par les botanistes modernes avec les Passerina, Lin.

Récemttient M. Turczaninow a créé sous ce hiênle nom {Bull. soc. Mosc, 18iO, pag. 167) un nouveau genre, dans la famille des Gentianées, pouf une plante annuelle de Sibérie, décrite d abord par Palla§ souà le nom de Swerlia telrapetala. Ce nouveau genre est caractérisé par un calice 4-f)at-ti: une corolle rotacée, quadripartite, saijs couronne, dont les segments sont creusés, au milieu, d'une fossette glandulifère, fràtlgëesur les côtés; 4 étdmines; un ovaire iiniloculaire, surmonté de deux stigmates ^^siles, non décurrents, qlii devient une

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capsule bivalve, septicide. L'espèce type du genre a reçu le nom de Stellera cyatieot Turcz. (D. G.)

*STELLERlA(nona propre), ois. — Les Stellères sont saus utilité; l'une d'elles est cependant recherchée par les bestiaux. Voy.

SHiLLEaiË.

STELLÉRIDES. Stelleridea (Stella, étoile). ÉCHiN. — Lamarck a désigné sous ce noni la section des Echinodermes renfermant les animaux que Linné réunissait dans son grand genre Asterias, et qui ont reçu , dans presque toutes les langues , des noms correspondant à ceux d'Étoiles de mer {SielloB marinœ). Dans cette famille, Lamarck comprenait les quatre genres Comatule , Euryale, Ophiure et Astérie {Hist. des An. s. vert., t. Il, p. 527).

Adoptant le nom de cette division naturelle, M. de Blainvilleen a fait le troisième ordre de ses Actinozaires Cirrhodermaires , qui correspond aussi presque exactement au genre Aslerias de Linné, mais qui comprend , en outre , les Encrines ( Blainv., Man. Act. , p. 233). La caractéristique de cet ordre repose principalement sur la forme générale étoilée; le corps étant composé d'une partie centrale et de rayons allongés et mobiles, ordinairement au nombre de cinq, tantôt entiers, tantôt ramifiés. La bouche est ordinairement au centre. M. de Blainville divise cet ordre en trois familles :

I fam. Corps stelliforme : Astérides, Asteridea. — Genre Astérie, subdivisé en Oreillers , Palniastéries , Plalastéries , Pentastéries et Solasléries.

II fam. Corps disciforme : Astérophydbs, Asterophydea. — Genres Ophiure et Euryale.

III fam. Corps cupuliforme : Astérencbi- NiENs , Asterencrinidea.

i" sect. Âstérencriniens libres : genre Cotnalute.

2* sect. Astérencriniens fixés : genres £»• crine, Phytocrine, Pentacrine, Apiocrinile , Potérocrinite , Cyathocrinite , Actinocrinite , Rhodocrinite , Plalycrinite , Carpocrinile , Marsupite, Penlremite.

Les Slellérides se trouvent dans toutes les mers , et généralement sur les rivages , mais en plus grand nombre cependant dans les mers des pays chauds.

D'autres auteurs, et M. Pictet entre autres , divisent Tordre des Slellérides en deiii

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familles, celle des Astéiides et celle des Crinoïdes , subdivisées de la manière suivante :

I fam. AsTÉRiDES, comprenant trois tribus. 1° Astérides proprement dites, à rnyons

simples, creusés d'un sillon à leur face inférieure, et renfermant les genres Aslcrie, Cœlasler, Complonia, Goniaslcr (Platnslérie de M. de Blainvilie ) , Pleuraslev , Slellonia Urnster Ag. ; Pentastérie et Solastérie Bl.). 2° Ophiurides , à rayons simples, dépourvus de sillons à leur face inférieure, et renfermant les genres : Ophiure, Ophiurelle, Acroura, Aspidura.

3" Euryalides, à rayons ramifiés, renferniant les genres : Tricasler et Euryale.

II fam. Crinoïdes, subdivisées en trois sous-f;irnilles :

I. Crinoïdes libres , formant une seule tribu , celle des ComatuHdes, qui comprend les genres : Comalula, ComafureUa, Comaster, Plerocoma , Saccosoma , Marsupiles , Glenotremiles, Gamjmeciq, Solacrinus, Gnathocriniles , Aslracrinites , Aporocrinites , Actinomelra.

II. Crinoïdes fixées, dépocbvdes de bras, formant trois tribus :

1° Echinocrinid'es, comprenant les genres ; Eclùnocrinus et Ichthyocrinus.

2' Astrocrinides, comprenant les genres ; Pentrernites , Nucleocrinus , Orbitremites , Sycociiniles-

3° Cystidées , comprenant les genres :

Spitœroniies , ('aryocysiites , Heinicosmites , Sycocystiles, Cryptocrinites.

III. Crinoïdes fixées, mdniee de rras , subdivisées provisoirement par M. Pictet, en

1° Carjiocrinidées, formées du seul genre Caryocrhius.

2° Actinocrinidées, comprenant les genres : Rhodocrinus , Gilbertsocrinus , Actinocrinus, Mdocrinus, Scypiiocrinus, Cyalhocrinus, Platycrinus, et quelques autres mal définis.

3° Potériocrmites, renfermant les genres : Poteriocrinus , Isocrinus , Symbathocrinus.

4» Pentacr inides, renfermant les genres, Pentacrinus, Cladocrinus.

5° Apiocrinidées, renfermant les genres- Guctlardicrinus , Apiocrhnis, Millericrinûs, Bonrguelicrinus , Encrinus , Eugeniacri-

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I (S» Holopidées^ formées du seul g«pr« Holopus.

En dehors de ces classifications , il existe j encore un certain nombre de genres de Crinoïdes dont les rapports ne sont pas suffijsamment connus. La science attend des I études nouvelles, et des monographies de j la valeur de celles de M. d'Orbigny, pour combler les lacunes. (E. Ba.)

' *STr:LLl?RlE. SteUeria. (nom d'homme) I OIS. — Genre de la famille des Anatiiiés, créé par Ch. Bonaparte sur un Canard dé Cfit parSteiîer. C- j;enre, qui est synonyme j de Macropun, Nuttal, Polysticta Eyton, E'uconetia, R. Gray, est caractérisé par un bec plus court que la tête, demi-cylindrique convexe; un peu élevé à la base-, à maiidi- ; bule inférieure profondément cachée par la ' mandibule supérieure; des lamelles tiès petites, peu saillantes, manquant complètement sur le tiers antérieur du bec; des na^ rines sub-médianes, étroites, elliptiques; uu onglet aussi jarge que l'extrémjté du bec, médiocrement convexe et recourbé, point ou peu en saillie; des ailes aiguës; une queue médiocre, très conique ; des tarses plus court-s que le doigt interne.

Les Steiléries offrent encore ceci de particulier, que leurs rémiges cubitales ou terti.iires sont contournées en dehors, coinnie chez les Eiders, ce qui les a fait ranger parmi ceux-ci par quelques naturalistes. Mais la forme très caractéristique de leur bec les en distingue suffisamment.

Le mâle en amour porte un plumage différent de celui de la femelle, et les jeunes avant la première mue ressemblent à cette dernière. Leur mue est double.

Ce genre repose sur la Stellaria dispar. Bp. ; (Anos Slelleri PalL; Anas dispar. Sparm.) espèce remarquable parson plumage. LemAle adulte a la tète et le haut du cou d'un blanc pur, lustré, avec l'occiput et l'espace entre l'œil et le bec, d'un vert pistache; le dessus du cou d'un vert de bouteille foncé ; la gorge et le devant du cou d'un noir profond, avec un collier vert de bouteille, qui se confond avec la teinte noir bleuâtre du dos. Le dessous du corps d'un roux jaunâtre avec une grande tache ovoïde noire sur les côtés de la poitrine; les grandes sus-alaires secondairea d'un bleu violet sur les barbes externes, avec une bgijde terminale blauche; les rémige^

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secondaires de la première à la quatrième bruues, les autres d'un bleu violet changeant, le bleu formant miroir sur l'aile. La femelle est de couleur isabelle, marquée de stries brunes et a les barbes externes des rémiges cubitales d'un pris de perle. La taille de l'espèce est de 45 à 46 centimètres.

La Steiiérie disparate habite le nord de l'Asie et de l'Amérique, et se montre accidentellement en Suède, en Allemagne, en France et en Angleterre. Un individu a été trouvé mourant près de Yarmouth à la suite d'une tempête; on en a rencontré un autre près de Stockolm le 18 avril 1827, et en février 1855 M. Lefèvre s'est procuré une femelle qui venait d'être tuée à Audingon, entre Calais et Boulogne.

Cette espèce, d'après Gmelit], niche air Kamchatka, sur des rochers inaccessibles. Son nid, en forme de demi-coupe, à parois éjiaisses, construites avec de la mousse, est tapissé intérieurement de duvet, et les œufs, fort gros relativement à la taille de l'oiseau, sont d'un jaune bleuâtre. Le mâle veille aux alentours du nid, pendant que la femelle couve. (Z. G.)

STELLEllUS. MAM. — Voy. stellbke.

STEIXIO. REPT. — Voy. stkllion.

STETLIOIV. Slellio. HEPT. — Daudin(m'ii.

nat. des Rept.) a créé, sous la dénomination de Stellion, Slellio , un genre de Reptiles de l'ordre des Sauriens dans lequel il plaçait des espèces qui, pour Linné, étaient des Lacerta, et dont les zoologistes modernes ont fuit, sous le nom de Slellionides, une petite famille distincte du groupe des Eunoles, division des Iguaniens Acrodontes de MM. Duméril et Bihron , comprenant un assez grand nombre de subdivisions génériques.

Les principaux caractères des Slellions sont les suivants : Corps un peu épais, couvert d'une peau lâche et garnie d'écaillés nombreuses; tête allongée, légèrement aplatie en dessus ; pas de dents palatines ; langue charnue, élargie, épaisse, non extensible et seulement échancrée à sa pointe; cou distinct; pieds allongés, à doigts amincis, séparés, non opposables et onguiculés; queue cylindrique ou comprimée, offrant des verlicilles assez larges et recouverts d'écaillés carénées et souvent épineuses.

Ces animaux présentent entre eux de

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nombreuses différences sous le rapport de la forme, de la grandeur et de la disposition des écailles qui couvrent leur corps , leur tète et leurs membres ; c'est en se basant sur ces différences et sur quelques autres caractères que présente leur organisation externe, qu'ont été créés plusieurs groupes aux dépens des Slellio. Nous allons indiquer les plus importants en donnant principalement l'ordre suivi par G. Cuvier [Règ. animal) , et en ayant égard toutefois aux innovations introduites par MM. Duniéril et Bihron (Erp. générale des Suites à Buffon, de Roret) dans cette partie de la science.

§ 1. LesCoRDYLES, Cordj/JMS Daud., Gronov.

Le dos, le ventre et la queue sont garnis de grandes écailles disposées sur des rangées transversales et formant des lignes bien distinctes, ce qui leur a valu dans ces derniers temps la dénomination de Zorawrws Merreni (de Çuivn, ceinture ; oùpa, queue) ; la tête est couverte de grandes plaques; la queue, dans un grand nombre d'espèces, présente des écailles terminées en arrière par une pointe épineuse; les cuisses ont une ligne de très grands pores.

Les Gordyles sont à peu près de la taille de nos Lézards de murailles et leurs proportions sont les mêmes ; leurs mœurs sont peu connues : on sait toutefois qu'ils se nourrissent d'Insectes et qu'ils sont tout à fait inoffensifs. On en distingue plusieurs espèces qui toutes proviennent de l'Afrique méridionale et du cap de Bonne-Espérance, et que l'on a longtemps confondues sous la dénomination de Lacerla cordylus Linné. Nous citerons comme type;

Le CORDYLE COMMUN OU CORDYLE GRIS, COV-

dylus griseus G. Cuvier, qui est uniformément gris, et provient du cap de Bonne- Espérance.

§ 2. Les Stellions , à'tellio Daud.

Le corps est presque entièrement recou»

vert de très petites écailles , et l'on voit çà et là sur le dos et les cuisses des écailles plus grandes que les autres et quelquefois épineuses: de iielits groupes d'épines entoarent les oreilles ; les épines de la queue sont médiocres; la tête est renflée en arrière par les muscles des mâchoires; la queue

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est longue et finit en pointe ; les cuisses manquent de pores.

On place anjourd'iiui deux espèces dans ce groupe; la plus connue est :

Le Stellion du Levant , Slellio vulgaris Duud., G. Cuv., DuM). etBibron.; Cordylus et Uromaslyx Aldrov. ; KpoxôSn'koq , Tournef.; Lacerla slellio Linné, Gm., qui a un pied environ de long du bout du museau à l'extrériiité de la queue et qui est •i'un brun noirâtre. On trouve ce Stellion très communément dans tout le Levant et surtout en Egypte , en Syrie et dans les lies de l'Archipel. Il se rencontre dans les ruines des vieux édifices , dans les fentes des rochers et dans des espèces de terriers qu'il a l'art de se creuser : il est très agile dans ses mouvements et se nourrit principalement d'Insectes. Bélon rapporte qu'en Egypte on recueille avec soin les excréments de cet animal pour les besoins de la pharmacie orientale, et il paraîtrait que ces excréments, connus sous les noms de Cordylea, Crocodilea et Stercus Lacerli, anciennement en usage en Europe comme cosmétique, seraient encore parfois employés aujourd'hui par les Turcs.

§ III. Les QUEUES RUDES. Doryphorus Cuv.

La tête, aplatie en avant, présente une grande plaque occipitale et des écailles po'y- Rones, petites, presque égales sur le reste du crâne; les plaques nasales sont presque latérales et bombées; le tronc est court, déprimé, convexe en dessus, plissé longitudinalement sur les flancs, à écaillure petite, imbriquée, lisse; la queue est peu allongée, grosse, aplatie, entourée de fortes écailles épineuses, verticillées; il n'y a pas de pores fémoraux.

Les Queues-rudes ou Doryphores , ne comprennent qu'une seule espèce qui est :

Le DoRVPHonE azuré. Doryphorus azureus, G. Cuv., Lair. Dum. elBibron; Lacerla azurea, Linné, Gm., etc., qui a près de sept pouces de longueur, sa queue seule ayant plus de trois pouces; il est d'un beau bleu d'azur, avec de larges bandes noires, en travers du cou et du dos. On le trouve au Brésil, à Cayenne et à Surinam.

§ IV. Les FOUETTE - QUEUE OU STELLIONS

BATARDS. Uromaslyx, G. Cuv.; Masiigura Fleming., Caud'werbera , Auct.

La tète est aplatie, et oou renflée par

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les muscles des mâchoires ; le tronc est allongé, déprimé, garni d'écaillés petites, lisses ei uniformes; la queue aplatie présente des écailles encore plus grandes et plus épineuses que chez les Stellions ordinaires; il y a une série de pores sous les cuisses.

On place cinq espèces dans ce groupe dont le type est :

Le Fouette-queue d'Egypte , Uromaslyx spinipes Merrem., G. Cuv., Isid. Geoflr., Wagl., Wiegm. , Dum. et Bibron; CaU' diverbera Bélon ; le Coudyle Rondelet ; le LÉZARD QuetZ'Pai.eo Lacépède , etc. Il a de 2 à 3 pieds de I/mgueur; sa couleur générale est d'un hem vert de pré. Il est assez répandu dans la Haute-Egypte et dans le désert qui avoisine ce pays: dans l'état de nature, il vit sous terre dans des trous. Les bateleurs l'apportent fréquemment au Caire, et l'emploient habituellement dans leurs divers exercices.

§ V. Les Leïolépides, Leiolepis G. Cuv.

La tête est couverte de très petites plaques polygones ; il n'y a pas de fanon, et on remarque an pli transversal en avant de la poitrine: le dessus du corps est complètement df;)ourvu de crête ; le tronc est à écaillure granuleuse en dessus, imbriquée et lisse en dessous; la queue, très longue, un peu forte et déprimée à sa base, est excessiven)ent grêle en arrière; il y a des pores fémoraux.

On ne connaît qu'une espèce de cette division ; c'est :

Le Leïolépide a gouttelettes , Leiolepis gullatus G. Cuv., Guérjn, Dum. et Bibron ; Uromaslyx Dellii Gray. Long de plus d'un pied, et d'un blanc bleuâtre, avec des taches ou gouttelettes jaunes, et quatre ou cinq raies de la même couleur que ces taches en dessus du corps. On trouve cette espèce dans la Cochinchine, d'où M. Dianl en a envoyé plusieurs individus au Muséum d'histoire naturelle ; et il paraîtrait qu'ella n'est par rare à Penang.

Un certain nombre d'autres genres, moinj importants que ceux que nous venons de passer en revue , ont été créés par plusieurs zoologistes, et ne renferment encore qu'un petit nombre d'espèces qui sont loin d'être suftisammeut connues; aussi pensoas-oous

qu'il est iuutile d'en parler ici , et nous bornerons-nous à citer les groupes des Eu-

nolus , Leiodeira , Pristicerus , Psammophilus , etc., fondés par M. Fitzinger, ainsi que le genre des Gonyocephalus Kaup, ou Lophyra G. Duméril [voy. ce mot) , qui est trop distinct de celui des Stellions pour pouvoir être décrit dans cet article.

*STELLIOIVES, Fitz.; STELLIOIVID.^, Bonap.; STELLIOIVIIVA, Bonap. rept. — Synonymes de Stellionides. Voy. ce mot.

(E. D.) ' *STELLI01VIDES. rept.— Quelques auteurs désignent sous ce nom une tribu de Reptiles de l'ordre des Sauriens , qui correspond à l'ancien genre Stellion {voy. ce mot ). MM. Duméril et Bibron comprennent les Stellionides dans leur grande famille des IcuANiENs ou EoNOTEs. Voy. ces mots. (E. D.)

* STELLITE (de Stella, étoile), min. — Thomson a donné ce nom à un minéral d'un blanc de neige, à éclat soyeux, dont les cristaux aciculaires forment des groupes radiés ou étoiles. Dureté: 3,5; densité: 2,26. Il fond en émail blanc, et donne de l'eau par la calcinatjon. Il est formé de Silice, d'Alumine, de Cbaux, de Magnésie et d'Eau. Il a été trouvé en petites veines dans une rocbe ampbibolique, près de Rilsyth, sur les rives du Fortb, en Ecosse. Lp même nom de Stellite a été donné par les Américains à deux minéraux du New-Jersey, qui paraissent être très différents de la Stellite de Thomson, si l'on en juge par les analyses qu'en ont faites les chimistes Beck et Hayes. (Del.)

•STELLOGIMATOA {<jxt\U, armer; yva'- 6oç, mâchoire), ins. — Qenre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , tribu des La- /niaires, proposé par Dejean ( CataJog'we, Ô' édition, p. 368). Il a pour types les S.Lamia, cornulor 01., qui ont pour patrie Madagascar. 7piy. l'atlas de ce Dictionnaire, insectes coléoptères, pi. 13, flg. 2. (G.)

♦STtlLLOIVIA. ÉCHiN.— Genre d'Astérides proposé en 1834 par M. Nardo, pour diverses Astéries épineuses qui plus tard ont dû être encore subdivisées. M. Agassiz, en 1836, admit ce genre Stellonia en y comprenant les A. rubens, glacialis , endeca y papposa,helianthus, etc. M. porbes en 1839, dans un travail ^ur les Asiérides d'Irlande, •dq)U ^iissi ce genre, mais il le restreignit

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aux seules espèces épineuses qui ont qi;alrfe rangées de tentacules dans les sillons ambulacraires. MM. J. Muller et Troschel ont fait de ces espèces leur genre Asleracanthion. (Duj.)

*STELLULINE. ^y^e^MVina (diminutif de Stella , étoile), bot. cb. — (Phycées.) Nom donné par Link à une portion du genre Zygnema, dans la tribu des Conjuguées, et renfermant les espèces dont les articles présentent des masses endorhromiques en étoiles et non en spirales. Comme c'est à cellesci que M. Ktitzing et plusieurs auteurs modernes réservent particulièrement le nom de Zygnema, nous renvoyons à ce mot , en adoptant cette manière de voir. (Bréb.)

*STELMIE. Stelmius (cxTEVa, ceinture).

HELM. — M. Dujardin forme ce genre pour un Ver dont il n'a trouvé que les femelles dans l'intestin du Congre, et auquel on ne peut, par conséquent, assigner une place convenable dans la classe des Nématoides à laquelle il appartient. Ce Ver est blanc , cylindrique , aminci progressivement en avant, brusquement en arrière; la tête est en partie rétractile, comme tronquée et entourée d'un bord saillant formé par un pli du tégument; la bouche orbiculaire, accompagnée de deux papilles saillantes. Une seule espèce compose ce genre, la Stelmie du Congre, Stelmius prœcinctus , Duj.

♦STEMATOSPERMUM. Palis, bot. p^ Synonyme de Naslus, Juss. , famille de Graminées.

STEMMACANTHE. Stemmacantha. bot PH. — Le genre proposé sous ce nom pa Gassini n'est adopté par De Candolle e( Endlicher que comme section des Rhapon" ticum, famille des Gomposées-Cynarées.

*SrElMIMADEI\lIA, bot. ph. — Genre de la famille des Apocynacées , formé par M. Bentham {Voy. of the Sulphur , p. 124 , tab. 44), pour des arbrisseaux et des arbres de la côte occidentale de l'Arnérique tropicale, à rameaux bifurques au sotiiinet; à feuilles opposées ; à grappes courtes, pauciflores, solitaires dai|s les bifurcations des ramules ou dans les aisselles supérieures. Les fleurs de pes végétaux se distinguent par un calice quinquéparti; par une corolle ample, en entqnnoir-campanulée, à cinq j;)lis loDgitudip^ux nectarifères ; par cinq

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étamines à Glet court et anthères sagittées, étroitementconni ventes au tour du stigmate; par un style couronné par un appendice en ombrelle réfléchi et lobé. M. Bentham a décrit trois espèces de Slemmadenia , et il en a figuré une , le S. glabra. (D. G.)

«STEMMASIPHIJM. bot. ph. — Genre proposé par M. Pohl , et rapporté par M. Endiicher comme synonyme des Syniplocos. Lin. (D. G.)

*STE»l!VIATOPE. Stemmatopus. mam.

— Genre de Mammifères Amphibies créé par Fr. Cuvier (Dict. se. nat., XXX1X,1826) auxdépens des PHOQUKs(»)oy.ce mot), et ayant pour type le Phoca cristala Gmelin. (E. D.)

*SrEMMATOPll\A, Gray. mam. — Subdivision des Phoques {voy, ce mot) correspondant au groupe des Stemmatopus F.

Cuv. (E. D.)

♦STEMMATOPUS. mam. — Nom latin du genre Slemmalope. Voy. ce mot.

♦STEMMIULE. Stemmiulus. MvniAP. — Genre de l'ordre des Dipiopodes, de la famille des lulides, établie par M. P. Gervais {Hist. nul. des Ins. api.). Ce genre est représenté par une seule espèce , le Stemmiule bi-oculé, SlemmiulusbioculalusGerv., qui a été découverte , en Colombie , par M. J. Goudot. (H. L.)

STEMMODOIVTIA, bot. ph. — Le genre proposé sous ce nom par Cassiiii rentre , comme synonyme, dans la première seclion des Wedelia Jacq., famille des Composées-Sénécionidées.

STEMODIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Scrophularinées, créé par Linné , et composé de plantes herbacées et sousrutescentes de l'Asie et de l'Amérique tropicale , à feuilles opposées ou veriicillées, à fleurs axiilaires, distinguées surtout parles saractères suivants: Calice tubuleux-campanulé, quinque-parti; corolle à deux lèvres, la supérieure échancrée, l'inférieure trilobée; 4 étamines fertiles, didynames, à loges disjointes; ovaire à 2 loges mulli-ovulées, surmonté d'un style simple que termine un stigmate presque bilabié. Ces fleurs donnent une capsule oblongue ou ovoïde, nui s'ouvre par déhiscence loculicide ou Mepticide en deux valves bifides. Le type de ce genre est le S. marilima Lin.; M. Bentham a décrit (P»odr., X, p. 380) 23 espèces de Stomodia qu'il a partagées eu àms

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sous-genres : Adenosma Benih. , et Dia-

mosle Cham. et Schlecht. (D. G.)

STEMOiVA, Lour. bot. ph. — Synonyme de Roxburghia Jones.

♦STEMONACAIVTHUS. bot. ph. — Genre de la famille des Aranlhacées , créé par M. Nées d'Esenbeck (in Eiidlic et Mart., Flor. Bras., fasc. 7, p. 53) pour des ar» hrisseaux d'Amérique , d'une beauté remarquable, dans lesquelles les feuilles sont souvent ternées au milieu de la tige; dont les fleurs sont d'un rouge vif, actotnpagnées de petites bractées, linéaires, obtuses; ces fleurs ont un calice quinqueparti, égal; une corolle en entonnoir et un peu en coupe; quatre étamines saillantes; un stigmate à deux lèvres, dont la supérieure plus courte. M. Nées a décrit dix espèces de ce genre dans le l'rodromus (XI, p. 203). (D. G.)

STEMOIVITIS.BOT.CR.—Genrede Champignons , de la famille des Gastéromycètes, formé par Gleditsch pour de petites espèces dont le péridiuin globuleux ou cylindrique, formé d'nne membrane extrêmement délicate, finit par disparaître, et laisse alors à nu un capillitium déterminé, adné à un stipo sélacé, qu'il entoure en réseau. M. Léveiiié classe ce genre dans ses Basidiosporés-Entobasides, tribu des Coniogastres, section des Podaxinés. (iVI.)

STEMONURUS. BOT ph. — Genre placé avec doute à la suite des Olacinées , formé par M. Blume {Bijdr., 648) pour des arbres et arbrisseaux de Java, à feuilles alternes, entières; à petites fleurs en épis, hermaphrodites ou dioïques par avortement, pourvues de cinq pétales, de cinq étamines hypogynes, portant chacune un faisceau de poils au sommet du filet; d'un ovaire libre, uniloculaire , qui renferme deux ovules suspendus, et qui donne un drupe à noyau monosperme. L'espèce principale de ce genre est le Slemonurus javanicus Blume. (D. G.)

*STEMOPTERA. bot. ph. — M. Miers avait d'abord décrit sous ce nom ( Proceed. of Ihe linn. Soc, 1839; Ann. of Nalur. Hist., V, p. 134) un genre de la famille des Burmanniacées, qu'il a ensuite rattaché lui-même (Trans. of llw linn. soc., XVlll, p. 545) au genre Apteria Nutt. (D. G.)

«STJ^MPHILIUM. BOT. CR. — Genre de

STE

STE

Champignons, de la famille des Hyphomycètes, formé par M. Corda, et rapporté par M. Léveillé à sesTrichosporés-Sclérochétés, tribu des Helminthosporés. (M.)

STE\ACTlS(crT£vôç, étroit: àxTi';, rayon).

BOT, PH. — Ce genre de la famille des Composées, tribu des Astéroidées, considéré conformément à la manière de voir de M. Necs d'Esenbeck, correspond à une portion du genre proposé sous le même nom par Cassini , ainsi qu'à une partie des Diplopapnua et l'halacroloma du même auteur. Il ;i pour base les Aster annuus et vernus Lin. Il tire son nom de son rayon à fleurs ligulées très étroites, femelles. La nouvelle délimiialion de ce genre en a exclu une très jolie plante assez répandue dans les jardins, le Stenactis speciosa L\n(i\. , qui est devenu VErigeron speciosum DC. (D. G.)

*STE1VANDRE. Stenandrhm (o-t£vÔ;, étroit; àv/jp , âviîpoç, mâle), bot. ph. — Genre de la famille des Acanthacées, formé par M. Nées d'Esenbeck (in Liiidl., Jnlrod., 2' éd., p. 444; Prodr.,Xl, p. 281) pour des plantes herbacées des parties chaudes de l'Amérique, voisines des Crossandra desquelles elles se distinguent surtout par leur corolle presque régulière, par leurs anthères uniloculaires plus étroites et tout à fait linéaires, et par leur taille peu élevée. M. Nées en a décrit dans le Prodrome 16 espèces , parmi lesquelles l'une des plus remarquables est le Stenandrium elegans Nées, de Caracas. (D. G.)

STÉNANTHÈRE. Stenanlhera. bot. ph.

— Genre de la famille des Epacridées créé par M. Rob. Brown ( l'rodr, fl, nov. HolL, p. 538) pour un arbuste de la Nouvelle- Hollande, à feuilles acéreuses , très nombreuses et serrées; à fleurs axillaires, dont la corolle tubuleuse a son tube rouge, deux fois plus long que le calice, ventru , et le limbe jaune verdâtre, court, étalé et demibarbu; l'ovaire de ce genre est à cinq loges uniovulées et devient un drupe presque sec. L'espèce type de ce genre est le Sténanthère A FEUILLES DE PiN, Stenanlhera pinifolia Rob. Brown , joli arbuste qu'on cultive en serre tempérée. On le multiplie par boutures et par marcottes. M. Sonder a fait connaître récemment une nouvelle espèce de ce genre, à laquelle il a donné le nom de S. conostefhoides. (D. G.)

♦STEIVANTHIUM. bot. vb. — M. Asa Gray a proposé sous ce nom, dans la famille des Mélanthacées, un genre que M. Endlicher a cru devoir réunir aux Veralrum en en faisant seulement un sous-genre particulier; mais M.Kunlh {Enum., IV, p. 189) a adopté ce groupe générique comme distinct et comme sufQsamment caractérisé par les folioles de son périanthe lancéolées-étroites, subulées-acuminées, beaucoup plus longues que lesétamincs; i)nr sa lige grêle, bulbeuse, et par ses feuilles graniioées , non engainantes. Le type de ce genre est le S. angusiifolium Kunlh ( l'eralrum angustifolium Rœm. et Schult.) , de l'Amérique septentrionale. (D. G.)

STEIVARRIIEMA. bot. ph. — Le genre proposé sous ce nom par Don n'a pas été adopté; il rentre comme synonyme dans les Sauges du sous-genre OEthiopis. (D. G.)

*STENASPIS (aTcvo'ç, étroit; àaTrt'ç, écusson). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tribu des Cérambyciens, établi par Serville {Animales de la, Soc. ent. de Fr., t. III, p. 51 ). Il renferme les i espèces suivantes, originaires du Mexique et 2 de Colombie, savoir: S. viridipennis Lat., verlicalis Dupt., jimostis Buqt. et iricolor Waterhouse. (C.)

STEXCORE ou STÉXOCORE. ms. — Syn. de Slenocorux. Voy. ce mot.

*STE\E. Stephens. ms. — Synonyme de Tribolium Mac Leay ou Margus Dejean. (C.)

*STEIVELMIS (aTEvo'ç, étroit; Elmis, nom d'un genre de Coléoptères), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , tribu des Limniides, créé par L. Dufour et adopte par Hope {Coleoplerisl's manual, 2, p. 153). Ce genre n'est encore composé que de deux espèces : les St. parallelipipedus Mijiler et cavaliculatus Ghl.,qui ont été trouvés aux environs de Paris. Les Limneus Step. sont synonymes de ce genre. (C.)

STÉ?iÉL\TRES.Stenelytra{'yTtvi<;,éiTo\l; lOuTpov, élytre). ins. — Famille de l'ordre des Coléoptères hétéromères (Voy. coléoptères), établie par Latreille {lièg»e animal de Cuvier, t. V, p. 33) sur ces caractères: Corps le plus souvent oblong, arqué en dessus, avec les pieds allongés; mâles ressemblant aux femelles par la taille et les antennes. Ces Insectes sont généralement plus agiles que les Taxicornes. Ils en durèrent

STE

par leurs antennes qui ne sont ni grenues, ri pcifoliées et «Jont l'extrémilé, dans le plus grand nombre , n'est point épaissie. On les rencontre sur les feuilles , sur les fleurs, ou sous les vieilles ccorces des arbres,

Latreille a composé cette famille des cinq tribus suivantes : Ilélopiens, Cialélides, Serropaloides , OEdeineriles et Rhynchoslomes [Voyez ces mots). (G.)

*STE!VEOD01\(<7T£vo';,erfilé;S5<o'v,dent).

Sam. — Groupe de Pachydermes fossiles indiqué par M. l'abbé Croizet. (E. D.)

*STE\EOFIBER {<xztviu efâlé; fiber, castor). MAM. — Groupe de Rongeurs fossiles, indiqué par Et. Geoffroy Sainl-Hilaire {Revue encycl., 1833) et se rapportant au genre des Castors (Foy. ce mot). (E. D.)

STEXEOSAUnUS. rept. — Genre de Sauriens fossiles créé par El. Geoffroy Saint- Ililaire et qui doit rentrer dans le groupe des CnocnDiLMCNSFossiLEs.roy.ee mot. (E. D.)

*STE\EOTIlEIilUM ( <tt:vo', , effilé; 6*)'p, bête sauvage), mam. — Et. Geoffroy Saint-Hilaire a désigné sous cette dénomination un petit groupe de Rongeurs fossiles {Voy. ce mol). (E. D.)

*STEIVEPTERYX («jrtovôç, effilée; 7tt£pv|, aile). INS. — Genre de l'ordre des Diptères, famille des Pupipares, créé par Leach {Mém. Wern. Soc, 1817), remarquable en ce que leurs ailes sont étroites, au point que leur largeur n'égale pas la septième partie de leur longueur , et qu'elles paraissent entièrement inutiles au vol. On trouve ces insectes en abondance dans les nids d'hirondelles, avec d'autres espèces parasites. Nous citerons comme type le S. hirudinis, Leach, Macq. (E. D.)

*STE!VHOLMA ((ttevoç, étroit ; S\ao;, corps cylindrique), ms. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères , famille des Mélasomes et tribu des Tentyrides , établi par Solier ( Ann. de la Soc. ent. de Fr., t. IV, p. 412), sur une espèce du Pérou, la S. tentyrioidesDe'i., Solier. Elle a été décrite aussi par Guérin Méneville sous les noms générique et spécifique de Melanophorus Reichei {Revue Zoologique, 1834, pi. 109). Ce genre rentre dans ses Coloptérides. (C.)

*STEIMIA (<7T£voî, effilé), ins. — Genre de l'ordre des Lépidc)ptères Nocturnes, tribu des Pyralides créé par M. Grunée {Ann. Soc. enL de Fr.), et adopté par Duponchel. On

T, Xiii.

STE

ue connatt qu'une espèce de ce genre ( S. punclalis W. V.), de France, qui est remarquable par son corps grêle et très allongé; ses pattes postérieures très mimes et très longues, et ses ailes supérieures oblongues. (E. D.)

*STEKIAS (cTTEVo';, étroit), ins — Genre de Coléoptères snbpentamères, tribu des Lamiaires , proposé par Dupont , adopté par Dejean, et publié par Laporle {Annales de la Soc.eniom. de France , p* 466). Ce genre renferme 4 espèces, qui sont : les St. crocalus 01., grisalor F., Mionii Guér., et xignalifrons Dej. La 1'" est propr** nux Philippines, la 2"= à Tranquebar, la 3» au Sénégal , et la 4* à Cayenne. (C.)

*STEIMIDEA(aT£vôç, étroit; lèm, forme).

INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tribu des Lamiaires, créé par Mulsant {Hist. nat. des Coléopt. de Fr., Longicornes) en remplacement de Stenosoma , déjà employé. Le type, le S. Foudrasi, est originaire de la France méridionale. (C.)

STEI\IDIA(aT£vo'ç, étroit; l^la, spécial), INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, tribu des Carabiques troncatipennes, établi par Brullé [Histoire naliirello ■ des Insectes, t. IV, p. 152), sur une espèce du Sénégal, le S. unicolorBv. (C.)

♦STÉIVIE. Stenia. bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, sous-ordre des Epidendrées, tribu des Vandécs, formé par M. Lindiey ( Bot. Reg., t. 1991, append. ) pour une plante épiphyte, acaule et sans bulbes, de l'Amérique tropicale , à fleurs radicales solitaires, remarquables par leur périanlhe étalé et presque plan , par leur labelle indivis , concave , continu avec la base de la colonne, qui est demi-cylindrique, arrondie et mutique au sommet. Celte plante a reçu le nom de Stenia pallida Lindl. (D. G.)

*STE!VIME1XS. Slenitn. ms. — Sixièmft tribu de l'ordre des Coléoptères Brachélytres, établie par Erichson [Gênera et species Sta-^ phylinorum, p. 687) sur ces caractères : Stigmates prolhoraciques cachés, l'espace qui avoisine les hanches antérieures cornées, hanches postérieures coniques; antennes insérées sur le front. Genres : Dianous , Stenus (Pentamères), Euaesthelus (Tétramères). (G.)

STËNOCARPE. Sicnocarpus (ffrexéç.

66 STE

étroit; xtupitgç, fruit), bot. ?h. —Genre de la famille des Protéacées, tribu des Grevil- Jées, créé par M. R. Brown ( Trans. of Ihe lin. Soc, X, p. 201 ) , pour des arbustes de la Noiivelle-Hollaiide et de la Nouvelle- Calédonie , à feuilles glabres, alternes, sinuées ou entières; à (leurs en ombelles terminales et axillaires, présentant un périanlhe irrégulier, formé de 4 folioles distinctes, dëjetées d'un même côté et renfermant les 4 étamînes dans leur extrémité concave; une glande demi-lunaire entoure ia base de l'ovaire , qui est pédicule et polysperme. Le nom du genre est dû à ce que son fruit est un follicule linéaire. — On trouve aujourd'hui dans quelques serres le Sténocarpe de Cunningham , Slenocarpus Cunninghami R. Brown {Bot. Mag., cet.

1846, tab. 4263), l'une des plantes les plus brillantes dont l'horticulture européenne se soit enrichie, dans ces derniers temps. Cette magniOque espèce avait reçu d'AI. Cunningham le nom d'Agnostus sinualus , à cause de ses grandes feuilles ordinairement sinuées ou pinnalifides; ses fleurs sont longues de 3 ou 4 centimètres; leurs 4/5 inférieurs sont du plus bel orangé-écarlate, tandis que leurs extrémités, les anthères et le stigmate sont d'un jaune doré. Elles forment de grandes ombelles latérales, à cinq rayons élargis à leur extrémité en un disque plat et anguleux, autour duquel s'attachent 13-14 pédicelles, terminés par autantde fleurs étalées presque sur un même plan. (D. G.)

*STEI\10CEPIIALE. 6'<enocepftaius («ttevo'ç, effilé; x£tpa)ï), tête), rept. — Genre de Reptiles de l'ordre des Batraciens, créé par M. Tschudi ]Ciass. llalrach., 183E)etque MM.Duméril H Bibron [Suites à Buffon), réunissent au genre Engystome [Voy. ce mot). (E. D.)

STE\OCEPnALE. Slenocephalus{<Txtyiq, étroit; x£<p3tÀn', tête), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères télramères, famille des Curculionides gonatorères et division des Erirhinides , éi;ibli par Schœnherr [Manlissa secunda famiUœ Cutculion. , 1847, p. 77 ) , sur deux espèces de l'Afrique australe: les St. seliennis et suluralis Se hr. Ce genre a de grands rapports avec les Myorhinus. (C.) STEIMOCEPllALE. Slenocephalus (iTt- »ôç, étroit; xt(f>a.lri, tête), jns. — Genre de la famille des Coréides, groupe des Anisoscélites, de l'ordre des Hémiptères, établi par

STE

La treille {Familles naturelles du Règne anj. mal) sur une seule espèce commune dans notre pays, vivant particulièrement sur les Euphorbes , le S. nugax {Coi-eus nugax Fabr.,). Le genre Sténocéphale est surtout caractérisé par une tête prolongée en pointe, des antennes à premier article épaissi, le second plus long que le premier et grêlé ainsi que les suivants; un prothorax trapézoïdal; des pattes droites et inermes, etc.(BL.

STEIVOCEPHALDS. rept. — Voy. sténocéphale.

*STEIVOCERA («ttevoç, étroit, grêle; xt'paç , corne), ins. — Genre de la tribu des Chalcidiens , groupe des Encyrtites, de l'ordre des Hyménoptères, établi pai M. Curtis sur des espèces dont le corps esl grêle et élancé, le prothorax étroit et for! long; les antennes de onze articles, etc. Le type est le S. Walkeri, Curt. (Bl.)

«STEIVOCERCIIS {cTtvi<;, effilé; x/pxo;, queue), rept. — Genre de Sauriens de la division des Stellionides, créé par MM. Duméril et Bibron {Erpétologie générale, IV, 1837), qui lui assignent pour principaux caractères : Tête déprimée, triangulaire , allongée, couverte de petites plaques égales, l'écaillé occipitale à peine distincte et les scutelles sus-oculaires formant plusieurs rangées longitudinales; le tronc un peu allongé, subtrièdre, à écaillure imbriquée, lisse en dessous , offrant en dessus des carènes disposées par lignes obliquées, etc. — ■ La seule espèce de ce genre est le S. rosei-* venlris Aie. d'Orbigny {Voyage dans l'Amérique méridionale), Duméril et Bibron {loca citato), qui habite la Bolivie. (E. D.)

STEIVOCERUS («rrsvo;, étroit; xs'paç, antenne), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Cunuliouides orthocères, établi par Schœnherr {Gênera et sp. Curculio. syn., t. I et V). Ce genre se compose des 4 espèces suivantes : S. fui vitarsis Gr., fronlalis, varipes Schr. et callaris Chevt. Les 3 premières ont été rapportées du Brésil et la dernière de Java. (G.)

*STElMOCIIARA(ffTïvo;, étroit; ya^imia, tracer), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, tribu des Piméliaires, créé par Solier {Ann. de la Soc. ent. de Fr., t. IV, p. 553) et qui se compose de 12 espèces de l'Afrique australe. Le type est le Pimelie longipes 01. (G.)

STÉ

*STEIVOCHEILA ((ttevÔç, étroit ; xt"^"?.

lèvre). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, tribu des Carabiques Ironcalipennes , créé par Laporte {Magasin Zoologique, 1832, t. IX, pi. 12). Deux espèces font partie du genre, les 5. Lacordaire Lap. et Salzmanni Soher: la première est originaire de Cayenne, et la deuxième de la province de Bahia (Brésil). (G.)

STEKOCIIIE. Stenoch>a{orevéx,<opoi, resserré). INS. — Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Hélopiens, établi par Kirby, adopté par Hope {Coleoplerisl's manual , 3, p. 133), et par Dejean. Plus de 60 espèces sont comprises dans ce genre : 50 sont originaires d'Amérique, 8 de l'Afrique tropicale, et deux d'Asie (Java). Nous citerons comme types les 5. violacea, hœmorrhoidalis, etc. (G.)

STÈKOCmLE. SlenochilusiaTtvii, étroit, XaXoç, lèvre). BOT. pu. — G. de la Tamilledes Myoporinées établi par M. R. Brown {Prod. fl. nov. HolL, p. 517) pour des arbustes de la Nouvelle-Hollande, dont la surface est glabre ou couverte de poils courts qui leur donnent une couleur cendrée , dont les feuilles sont alternes, généralement entières; dont les fleurs, rouges ou jaunâtres, présentent un calice quinquéparti ; une corolle à cinq divisions dont quatre forment une lèvre supérieure dressée, tandis que la cinquième plus étroite constitue une lèvre inférieure rabattue ; des étamines didynames saillantes; un ovaire à 4 loges uniovulées, qui devient un drupe cbarnu , à 4 loges monospermes, ou seulement à 2 loges par l'elTet d'un avortemeiit. — De Candolle décrit (Prodromus, XI, p. 713 ) 9 espèces de ce genre. Parmi elles on cultive dans les jardins le Sténochile glabre, Stenochilus glaber R. Brown, et le Siénochile macdlé, Stenochilus maculalus Ker. (Dot. Reg., tab. 647), à longues et belles fleurs rouges en dehors, maculées de rouge sur fond jaune en dedans. C'est une plante de serre tempérée. (D. G.)

*STEI>I0CHLCHE1VA. bot. cb. — Genre de la famille des Fougères- Polypodiacées, Iribu des Polypodées, créé par J. Smith. (D. G.)

*STEl\OCmOPS(<jT£vo'ç, étroit; xw^iTr'/iî, visage de chien), crust. — Ce genre, qui appartient à l'ordre des Décapodes bracbyures,

STE

à la famille des Oxyrhinques et à la tribu des Maïens, a clé établi par Latreille au» dépens des Cancer de Herbst, et adopté par tous les carcinologistes. Il n'est représenté que par une seule espèce qui est le Sienocinops cervicorne, Stenocinops cerviconiis Latr. (Guér. Icon. du liègne anim. de Cuv., Crust., pi. 8 bis, flg. 3). Celte espèce a été rencontrée sur les côtes de l'Ile de France.

(H. L.) *STEl\OCLIlME.Siertodine(cr-£v.ç, étroit; xlivn, lit, pour réceptacle), bot. ph.— Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, formé par De Caridolle(P;odc., VI, p. 218) pour des iierbes et des sousarbrisseaux voisins des Gnaphalium , de Madagascar et du Brésil , à feuilles alternes, lancéolées ou linéaires; à capitules nom • breux, entourés d'un involucre blanc ou jaunâtre, 1-5 flores , homogames, remarquables par leur involucre très étroit, nu; leurs corolles sont toutes tubuleuses , à 5 dents; leur aigrette n'a qu'un rang de soies filiformes. De Candolle a formé dans ce genre trois sous-genres qu'il a nommés: Tricephalum, Eustenocline , Chionolepis. En même temps il a dit que ces sous-genres devraient probablement devenir des genres. (D. G.) STE]\OCi>iEMA (<JT-£vo;, étroit; xvy,>/, , jambe), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes et tribu des Scarabéides anlhobies, établi pur Burmeister (Handbuch der Entomolugie, 1844, p. 66) sur une espèce de l'Afrique méridionale, le S. pudibunda de V auteur. (C.) ♦STEXOCOELIUM ((rrevo'.:, étroit; xorto;, concave; à cause de Tétroitesse des vallécules). bot. ph. — Genre de la famille des Onibellifères, tribu des Pachypleurées, établi par M. Ledebour pour une plante herbacée, pubescente, qui croit à de grandes hauteurs sur le Caucase et dans l'Asie moyenne; dont les feuilles sont pennées, à pinnules bipinnatiséquées ; dont les ombelles ont de nombreux rayons, un involucre et un involucelle polyphylles. Son principal caractère consiste dans son fruit coroiprimé par le dos , dont chaque niéricarpe présente 5 côtes élevées, arrondies, épai>ses, égales, entre lesquelles s'étendent des vallécules étroites. L'espèce unique du genre est le S. athamanthoides Ledeb. (D. G.)

STE

«STEXOCORIS (<7T£vo'.:, étroit ; xôpiç, punaise). — Genre de la famille des Coréides de l'ordre dès Hémiplères, établi par M. Rarnbur, Faune de l'Andalousie. (Bl.j

*STE\OCORY^E. Slenocorijne {anvic, étroit ; xcpûv/) , massue), bot. pu. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, formé par M. Liiidley {Bot. Reg., 1843, append. n" 68 , p. 53) pour une plante de la Guyane britannique, près de Demerara, à pseudobulbes allongés, tétragones ; à feuilles cartilagineuses, solitaires; à fleurs radicales, en grappes. Ce genre ressemble beaucoup au Difrenaria Lindl.; mais il en diffère parce que, avec deux caudicnles à ses masses polliniques, il a deux glandes distinctes, comme cela a lieu dans une partie des Angrœcuni. L'espèce type du genre est le S. longicornis Lindl. (D. G.)

STEXOCOr.YlVUS (cTTtvo'ç, étroit; xopu'v/i, massue), ins. — Genre de Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, établi par Schœnherr (Di'sposiiio methodica, p. 64 ; Gen. et spec. Curculionidum, synonymia, t. II, p. 321 ; t. V, p. 811). Ce genre a pour types les S. crenulalus et laleralis Scb., de la Nouvelle-Hollande. (G.)

* STENODACTYLUS ( (ttcvo'ç , effilé ; 5av-vÀo;, doigt). KEPT.~M. Fitzingef {Nov. Class. Rept., 1826) indique, sous cette dénomination, un genre formé aux dépens des Geckos (uo?/. ce mot) et qui est particulièrement caractérisé par ses doigts cylindriques, pointus au bout, à bords dentelés et à face inférieure granuleuse. On n'y place qu'une seule espèce, le S. gullalus G. Cuvier, qui provient d'Egypte. (E. D.)

*STE!\ODACTYLUS (aTsvo',-, étroit ; <îaxtv),o5, doigt). INS. — Genre de Coléoptères pcnlamères, tribu des Scarabéides coprophages, créé par Brullé {Histoire naturelle des Insectes, t. VI, p. 289). Le type du genre est le 5". dyliscoides Sobre. Il est originaire du Brésil. (C.)

*STÉA'ODE.5/enodes(aTjvo5^,);, resserré).

HELM. — Genre de Vers intestinaux, de la section des Scléroslomes, classe des Nématoïdes, établi par M. Dujardin pour une espèce, le Stésode effilé, Stenodes acus Duj., provenant de l'intestin d'un Mammifère. Ce Ver est cylindrique, fusiforme, très allongé; la tête est petite, tronquée, soutenue par

STE

«ne petite capsule imparfaite ou par un disque corné, au milieu duquel est la bouche ronde; le cou resserré ou plus étroit que la tête; l'œsophage musculeuï, en massue, suivi d'un ventricule distinct; le tégument à stries transverses, fines. L'absence de la bourse membraneuse, chez le mâle, le distingue des Sclérostomes ; son aspect général, la structure de l'appareil digestif, les œufs, les deux spicules égaux et très longs du mâle, le distinguent des Angiostomes; le corps non rétréci en arrière, ni tronqué à l'extrémité, le distingue des Stenures. Cet Helminthe offre quelque ressemblance avec l'Ascaride du Brochet. (G. B.)

STEIVODERME. Slenoderma ( artyo? , étroit; <Σpya, peau), mam. — Genre de Chéiroptères, de la division des Vespertilionides, créé par Et. Geoffroy Saint-Hilairo ( Mém. Mus. , XXIV) aux dépens des Vespertilions , et ayant pour principaux caractères: Nez simple; oreilles petites, latérales et isolées; oreillon intérieur; membrane interfémorale rudimentaire , bordant les jambes; queue nulle; le nombre des dents étant: incisives, 4 en haut, 4 en bas; canines, 2 en haut, 2 en bas; molaires, 8 en haut, 8 en bas : toutefois, G. Cuvier indique seulement 2 incisives à la mâchoire supérieure , et c'est Et. GeofTroy-Saint- Hilaire qui lui en a attribué 4. Une seule espèce entre dans ce genre : c'est le Ste- NODEniuE noox, Stenoderma rufa Et. Geoffr. {loco cilato ) , qui est d'un roux-châtain uniforme et dont la patrie est inconnue. (E. D.)

*STEIVODERUS (^tevÔç, étroit; ëdo-j., cou). INS. — Genre de Coléoptères gubpentamères, tribu des Lepturètes angusticerves, proposé par Dcjean et publié par Serville {Annales de la Soc. enlomologiquede France t. IV, p. 210). Ce genre renferme 10 espèces, toutes originaires delà Nouvelle-Hollande. Nous citerons les suivantes: S. dorsalis , abbreviatus F., suluralis 01., etc. (C.)

*STEIVODIDACTYLES. Slenodidactylt (nTcvô;, étroit; (î[';, double; (îcixTv/o;, doigt.) OIS. — Ritgen a établi, sous ce nom {Nov. Act. Acad. Leop. nal. Cur., 1828), une famille qui correspond en partie à l'ordre des Cursores d'Illiger, et comprend les espèces qui n'ont que deux doigts. (Z. G.)

*STEI\'ODILOBA (crTsv<J(î/!;, étroit; /«Ço';.

STE

lobe). INS. — Genre de (Coléoptères siibpenta mères, Iribii ilcs Col;is[>i{Jes, proposé p.ir nous et adopté par Dejeaii (lui y rapporte les deux espèces suivantes : les S. simplcx et chalybea Dej. La première est originaire des États-Unis, et la seconde du Brésil. (C.)

*STENODOM (arev ■;, étroit; J-Jûv, dent). MAM. Foss. — Nous avoHS déjà vu, à l'article Chats fossiles, que M. Bravard avait donné ce nom de genre à des espèces de Felis remarquables par la longueur et Taplalissement latéral de leurs canines supérieures, et que ce paléontologiste en avait reconnu deux espèces, le St. megantereon, grand comme une Panthère , et le St. cuUridens, beaucoup plus grand. Nous avons vu aussi qi.e M. Kaup a formé pour ses grandes dents carnassières le nom générique àe machairodus, de p.xx«'P°'> couteau. Nous devons ajouter ici que ce dernier nom est celui qu'a adopté M. Owen {Ilist. ofbrit., Foss. mamm. and birds) qui reconnaît deux espèces de ce genre, le Mach. meganlereon et le 3Iach. lalidens, fondé sur une canine et une incisive externe trouvées dans la caverne de Kent, et de plus que M. de Blainville a représenté de grandeur naturelle, mais sans description (Osléologie des Felis, pi. 20), une espèce de ce genre sous le nom de Felis smi'.odon, trouvée dans une caverne du Brésil , dont la tête égale en grandeur celle de nos Lions. La dent canine supérieure, non compris la racine, a 185 mill. de longueur; son diamètre antéro-postérieur, double du transversal, a 53 mill. au sortir de l'alvéole. Ce nom de Smilodon, de aptl/i, ciseau , est le nom de genre adopté par M. Lund pour cet animal. M. Nesti ayant formé pour de pareilles dents trouvées dans le val d'Arno, le nom de Irepanodon, de rpÛTravov , tarière , il s'ensuit que ce genre porte déjà malheureusement quatre noms.

Ces dents canines falciformes sont dentées à leurs bords antérieurs et postérieurs, et M. Owen a reconnu que les incisives externes sont également dentées. Ce genre se retrouve aussi dans les monts Sivalicks et paraît s'être étendu, comme celui des Chats, dans l'ancien et dans le nouveau monde. Ces animaux ne se reconnaissent pas seulement à leurs canines supérieures falciformes, mais encore à des dents incisives externes

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très fortes, à la grande hauteur de la symphyse de la mâchoire inférieure, et à un étranglement de cette mâchoire derrière les canines, petites d'ailleurs , pour faire place à ces énormes canines supérieures , lorsque la bouche est fermée. (L....D.)

*STE\'ODOA!(=n:£vo'ç, étroit; hôi^z, b^i-.- To;, dent). BOT. va. — Genre de la familio des Mélastomacées , établi par M. Naiidiu {Ann. desSc. natur.. S'user., vol. II, p. liG) pour un petit arbre du Brésil méridional, tortu, haut de 1 mètre 1/2, à rameaux épais, couverts de poils serrés et courts , et à l'extrémité desquels sont ramassées des feuilles obiongues-lancéoi'ées , très aiguës. Les fleurs de cet arbre sont axillaires, sessiles, et se distinguent par un calice cotonneux, à tube campanule, à 6-7 divisions espacées, presque filiformes , qui ont valu au genre le nom qu'il porte; leurs pétales sont rouges. Cette espèce unique a été nommée par M. Naudin Stenodon suberosus. (l'. G.)

*STENODONTES (artvi?, étroit; è^ov;, dent). INS. —Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Prioniens, établi par Serville {Annales de la Soc. enlom. de France, I, p. 173). Ce genre renferme les i espèces suivantes : S. damicumis h., mandibularis F., lœvigalus P.-B., et capta Dej., des Antilles. (C.)

*STENOGASTER(<rT£Vo;, étroit; yacrr/,'p,

ventre), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, section des Sternoxes et tribu des Buprestides, fondé par Solier {Annales de la Sociélé enlom, de France, t. Il , p. 305). Ce genre est composé de huit espèces de l'Amérique équinoxiale. Nous indiquerons, comme s'y rapportant, les S. linearis Lin., diffusus Chevr., juvenus Dej., etc., etc. (C.)

STEIVOGASTER ((7T£»o;, étroit; yaj- Tvj'p, ventre), ins. — Hubner {Wamenarligen Insekt. t. III, tab. 78) a établi, sous ce nom, dans la famille des Lygéides, de l'ordre des Hémiptères, un genre voisin des Aphanus ou Pachymerus, sur une seule espèce de Sardaigne, le 5. «ardas Fabr., qui se fait remarquer par sa tête allongée et par sosi prothorax rétréci antérieurement, sans expansions latérales. (Bl.)

*STE\'OGLOSSE. Slenoglossum (arEvo'?, étroit; yXwaoa; langue), bot. pu. — Genre de la famille des Orchidées , tribu des Dendrobiées, formé par M. Kuntb (iu Humb. et

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Boop\., Nov. gen. et sp., I, p. 356) pour une plante épiphyte des Andes de la Nouvelle-Grenade, où elle crotl & plus de 2,000 mètres d'élévation , à lige feuillée simple ; à fleurs en grappe terminale, remarquables surtout par leur labelle supérieur, à limbe spatule, longuement onguiculé. Cette plante a reçu le nom de Stenoglossum coriophorum Kunlh. (D. G.)

*STEIVOGLOTTIS(crT£Vo'ç, étroit; yUrra, langue ). bot. ph. — Genre de la famille des Orrhidées, tribu des Ophrydées, formé par M. Lindley {Comp. Bot. mag., II, p. 209) pour une herbe du cap de Bonne-Espérance, à racines fasciculées, à feuilles en rosette, dont les fleurs ont les folioles extérieures du périanlhe conniventes et égales, tandis que les intérieures sont dentelées et frangées; son labelle est linéaire, canaliculé, trifide au sommet, muni à sa base d'un simple tubercule en place d'éperou. Cette plante est le S. fimbriala Lindi. (D. G.)

*STEIMOGRAMME (cjrtvoç, étroit; ypa^-^..)), ligne). BOT. CR. — (Piiycées.) Genre créé par M. Harvey {Beechey's Voyage, p. 408) pour une Floridée des côtes de la Californie que Bory a retrouvée à Biaritz et qui est ainsi caractérisé : Fronde membraneuse, linéaire, mince, dichotome, de couleur pourprée ou rose. Conceptacles linéaires allongés, analogues aux lirelles des Graphidées et placés en série interrompue dans le milieu de la fronde. Spores ovoïdes terminant des filaments articulés qui s'élèvent d'un placenta central de la même forme que le conceptacle. Nous en avons ajouté une seconde espèce, originaire de la baie de Cadix, publiée d'abord par Agardh sous le nom de Delesseria interrupla, mais que sur tout son faciès nous avions annoncée comme devant être ramenée un jour à ce genre. C'est ce que la découverte qu'on vient d'en faire sur les côtes méridionales de l'Angleterre nous a permis de vérifler en comparant des exemplaires qui nous ont été communiqués par M. Harwey. Nous avons figuré cette dernière dans la seconde Pent.ide des Olia hispanica de notre ami M. Webb.' (CM.)

STENOGYIVE. Slenogyne{,7-cvjoi, étroit; yvvfl, femme, pour pisiil). bot. ph. — Genre de la famille des Labiées, tribu des Prasiiées, créé par M. Benlbam ( Labial, gen. et sp..

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p. 654) pour des plantes herbacées, propips, coinnie les Phyllosiegia, dont elles soûl lrè« voisines, aux îles Sandwich. M. Benlham décrit, dans ce genre, 7 espèces parmi lesquelles nous citerons les S. sessilis Benth., et Scrophularioides Benth. — Le genre »i'tcgyne proposé par Cassini rentre comniR synonyme dans \es Eriocephalus Lia. (D.i<.) *STE\OIDEA (cttevo'ç, étroit; iSea, form. ). INS. — Genre de Coléoptères hétéromère., tribu des Tentyrites, établi par Solier {Ann. de la Soc. entom. de France, t. IV, p. 281 sur une espèce des Indes orientales, le St. tenuicollis. (C.)

*STEIVOLOBE.S<eriofo5îMm(ïT£vôç, étroit; >o(poç, légume), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-papilionacées, tribu des Phaséolées, créé par M. Benlbam {Ann. Wiener Mus., II, p. 125), pour des sousarbrisseaux volubles, de l'Amérique tropicale. M. Benlham a fait connaître 4 espèces de ce genre, parmi lesquelles nous citerons pour exemples, les S. cœruleum et lomentosum Benih. (D. G.)

STEIXOLOPHE, Stenolophus (œtcvo'ç, étroit; U-fo^, crèle). ins. — Genre de Coléoptères pentamères , tribu des Carabiques quadrimanes, proposé parMegerle et adopté par Dejean {Spécies général des Coléoptères, IV, p. 404). Ce genre renferme environ 40 espèces parmi lesquelles nous citerons les S> vaporariorum et smaragdalus F. (C.)

STE\OLOI'HE. Slenolophus. bot. ph.— Le genre proposé sous ce nom par Cassini n'est pas adopté et rentre comme synonyme dans le genre Centaurée , section Lepteranthus DC. (D. G.)

*STENOMA ((TTtvopa, misère), ms. — • Genre de Tinnéides de la famille des Nocturnes, ordre des Lépidoptères , créé par par M. Zeller (/sis, 1839). (E. D.)

STENOMESSON. bot. ph.— Genre proposé par Herbert , dans la famille des Amaryllidées, pour les Pancratium coccineum et {lavum de Ruiz et Pavon , rapporté aujourd'hui comme synonyme au genre Chrysiphiala Ker. (D. G.)

*STE\OiMORPIlA (ffTEvo'ç, étroit; popcpn, forme), ins. — Genre de Coléoptères héléromères, tribu des Asidiles , établi par Solier {Annales de la Soc. entom. de France, t. V, p. 487) qui le comprend parmi ses Collaplérides. L'auteur y a rapporté trois espèces du

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Mexique qui sont les S. costata, suhpdosa et Ulapsoides So\. (C.)

*STE!VOMORPnUS (artviç , étroit : ^optf-n, forme), ins. — Genre des Coléoptères pentamères , tribu des Carabiques palellinianes, créé par Dejean (Species général des Coléoptères, t. V, p. 696), sur une seule espèce le St. angustalus, qui se trouve dans la Nouvelle-Grenade et aux environs de Car- (hagène. (C.)

*STE1M0!VIA. MTRiAP.—M.Gray (in Jolies, Cijclopedia of anal, and PhysioL, t. III, p. 546) désigne sous ce nom un genre de Tordre des Diplopodes qui n'a pas été adopté {lar des Myriapodophiles , et qui a été rapporté par M. P. Gervais au genre des Polyliesmus. Voy. polydème. (H. L.)

STÉIMOPE. Slenopus (arevcî, étroit; Ttov;, pied). CRUST. — C'est un genre de Tordre des Décapodes macroures, de la famille des Salicoques, de la tribu des Penéens , établi par Latreille aux dépens des Cancer de Herbst et des Palémons d'Olivier. On ne connaît qu'une seule espèce dans ce genre remarquable, c'est le Sténope hispide, Stenopus hispidus, Latr., qui habite l'océan Indien. (H. L.)

*STE1\0PELMUS (<tt£vo'ç, étroit; ^eV»

la plante des pieds), ins. — Genre de Coléo- [)tères téiramères, famille des Curculionides gonatocères, établi par Schœnhcrr {Gênera cl sp. Curcutio. syn., 1. 111, p. 468) et qui a pour type le CurcuUo rufinasus Say, espèce propre à la Floride. (C.)

STEIVOPÉTALE. Stenopelalum (arEvô; , étroit; itiT-Aov, pétale), bot. pu. — Genre de. la famille des Crucifères-Notorhizées, tribu des Camélinées , formé par M. Rob. Brown et dans lequel rentrent des herbes de la Nouvelle-Hollande. Le type du genre est le S. lineare R. Br., seule espèce décrite dans le Prodromus,l, p. 201. MM. Hooker, Bunge, Endlicher eu ont fait coiinaUrc sept nouvelles espèces. (D. G.)

*STEiVOPODA (<,T£vo';, étroit, grêle; itoO;, pied). INS. — Genre de la famille des Réiiuviides, de Tordre des Hémiptères, établi par M. Laporte de Castelnau {Essai sur les Hémiptères) et ado[>lé par les autr<>s entomologistes. Les Sténopodes se reconnaissent à des antennes dont le premier article est fort long, et les deux derniers très grêles ; à un corps long et étroit; à des patle'« très longues

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Il grêles, surtout les postérieures, etc. Le type de ce genre est le S. cinerea Lap., de Cuba. Dans notre Histoire des Insectes, nous avons réuni aux Sténopodes les genres Pygolampis Gevm., et Oncocep/ia/MsBurm.,qui en diffèrent par des caractères de peu de valeur. (Bl.)

*STENOPODES,Ritgen. OIS.— Synonyme de Cursores Illiger.

*STE\OPODÎDES. ins. -MM. Amyot et Serville {Insectes hémiptères. Suites à Baffonl ont formé, sous ce nom, dans la famille des Réduviides, un groupe comprenant les genres Stenopoda, Pygolampis Germ., Oncocephalus Burm., et trois nouveaux genres:

Sastrapada, Canlhesnnchus, fondé sur une seule espèce de Java, et Rhaphidosoma Am. etServ. (Bl.)

STEIVOPS (aTîv)); , effilé ; â^ , figure). MAM. — Illiger {Prodr. Mam. et Avium , 1811 ) donne ce nom au genre des Loris. Voy. ce mot. (E. D.)

*STEIVOPTERA (arcvoç, étroit; «teps'v , aile ). INS. — Genre de Lépidoptères nocturnes de la tribu desTinéides, fondé par Duponchel {Cat. mélh. des Lépidupt.

d'Eur., 1844) pour un Insecte de la France centrale ( S. orbonnelia Hub. ) qu'Hubner plaçait dans le genre Esperia. (E. D.)

STEA'OPTÈKES. Stenopterns (arEvoç, étroit; -Trrepo'v, aile), ins. — Genre de Tordre des Coléoptères subpenlainères , famille des Longicornes et tribu des Cérambycins , établi par Illiger (Magazine, t. V, p. 241), et adopté par Serville, Dejean et Mulsant. Ce genre renferme une quinzaine d'espèces, appartenant, la plupart, à l'Europe australe ou à l'Afrique boréale. Nous désignerons comme en faisant partie les S. rufus Lin. {Cerambyx), prœustus et cyaneus F. (C.)

*STENOPTERYX (cttîvo'ç, étroite; ^Ttpul , aile). INS. — M. Guénée {Ann. Soc. ent. de Fr. ) indique sous ce nom un genre de Lépidoptères nocturnes de la tribu des Pyralides. Une seule espèce entre dans ce genre : c'est le S. hybridalis H. Tr. Du p., qui se trouve dans toute l'Europe. (E. D.)

* STEIVOPTILIA (arevo'ç, étroit ; -^rrî- \cv, aile). INS. — Hubner (Catalogue, 1816) cite sous ce nom un genre de Lépidoptères nocturnes de la tribu des Ptérophorides. (E. D.)

•STENOPUS {aTivlç, étroit; iroûs, piedj.

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COLL. — Genre de Gastéropodes, du grc'^ipe des Hélices, établi par M. Guilding (Zool. Journ., n" 12, 1827). (G. B.)

STE1\0I'IJS. CliUST. — Voy. STliNOPE.

STËiVOr.lIY\CIILS. OIS. — Nom latin du genre Slénorhynque. Voy. ce mot.

*STEIV0RIIY1\CIHJS. bot. ph. — Le genre proposé sous ce nom par L. C. Richard ( de Orchid, europ., p. 37), pour les Neollia spedosa, lanceolata , orchioides et calcarata de Willdenow, n'a pas été adopté; il rentre comme synonyme dans les Spiranihes L. G. Rich., parmi lesquels il forme une section. (D. G.) *STENORIîY]VQUE.S«eno>7i)/nc/ius(aT£voç, efOié; pvyx,o!;, bec), mam. — Fr. Cuvier (Dict. se. nul., XXXIX, 1826) désigne sous cette dénomination un genre de Mammifères amphibies formé aux dépens des Phoques {voy. ce mot), et dont le type est \t Phoca leptonyx. (E. D.)

* STEl\Or.HY\QUE. Stenorrhynchus (cttevoç, étroit; pû^j^o;, bec), ois. — Genre de l'ordre des Passereaux, établi par M. Gould {Proceed. Zool. Soc, 1835) dans la famille des Cerliadœ , sur une espèce voisine des Fourniers. Elle est spécifiquement distinguée par le nom de Slenorhynchus ruficaiidus. G.-R, Gray, sous prétexte que la dénomination de Slenorhynchus avait été donnée à un genre de Crustacés, a substitué à cette dénomination celle de Citiclocerlhia , et a par conséquent nommé l'espèce Cinclocerlhia ruficauda. (Z. G.)

STEIVORHYNQUE. Sienorhynchus (o-tîvo'ç, étroit; pûy^o?, bec), ins. — Genre de Coléoptères télramères , famille des Gurculionides gonatocères, proposé par Mégerle {Catal. Dahl, p. 53), et qui a pour type une espèce deCarinthie: le S. signalus de l'auteur. (G.)

STÉIV'ORHYNQUE, Slenorhynchus (arelôç, étroit; pû^x»?' rostre), crust. — Ce genre, |ui appartient a l'ordre des Décapodes macroures, à la famille des Oxyrhinques et à la tribu des Macropodiens, a été établi par Lamarck aux dépens des Cancer de Linné, et adopté par tous lescarcinologisles. Les trois seules espèces qui composent ce genre, n'ont encore été rencontrées que dans la Méditerranée et les autres mers d'Europe. L'espèce type est le Sténorhynque faucheur , Slenorhynchus phalangium Penn., Edw. (Hist.

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nat, des Crustacés, 1. 1, p. 279, n. 1), qui est abondamment répandue sur les côtes de la Manche et de l'Océan. (H. L.)

*STE1\0SAURIJS. REPT. — Voy. ste-

NEOSAURIIS. (E. D.)

*STE!\0SIDES(7Tivuatç, rétrécissement).

INS. — Genre de Coléoptères hétéromères , tribu des Asidites , créé par Solier ( Ann. de la Soc, enlom. de France, t. V, p, 484). L'espèce type de ce genre, le S- gracilifor~ mis Sel. , est originaire du Mexique. (C.)

*STEI\0SIPI10IV (aTEvôç, étroit; «jcVcov , tube). BOT. PH. — Genre de la famille des OEnothérées, fondé par M. Spach sur une herbe sous-frutescente, du Texas, à rameaux feuilles, en baguettes; à feuilles alternes, linéaires-lancéolées, raides; à fleurs blanches en épis serrés, terminaux, allongés, distinguées particulièrement par leur calice dont le tube, adhérent inférieurement , se prolonge au-dessus de l'ovaire en un long tuyau Oliforme, terminé par un limbe quadriparti; sur les 4 pétales, les 2 postérieurs sont plus grands. Cette plante a été nommée 5. virgalum Spach. (D. G.)

*STENOSIPIIOIVIl]!W (<it£voç, étroit; ai'ytov, tube). BOT. PH. — Genre de la famille desAcanihacées.crééparM. Neesd'Esenbeck (in Wall., PL asial. rar., III, p. 84; Prodr., XI, p. 105) pour des arbrisseaux de l'Inde, voisins des Slrobilanthes. M. Nées en a décrit 4 espèces, parmi lesquelles nous nommerons le 5. sub ser IL eum liées. (D.G.)

STE^OSIS, Herbst. iNS. — Synonyme de Tageitia, Latreille. (G.)

STEIVOSOLEIVILM (arevoç, étroit; a<o- ^/]v , tube ). BOT. PH. — Genre de la famille des Borraginées ou Aspérifoliées, formé par M. Turezaninow {Bull. soc. Mosc, 1840, p. 253) pour une herbe d'Asie, rameuse, hérissée de soies étalées, et duvetée dans l'intervalle. L'espèce unique du genre est le S. saxaiile Turcz. (D. G.)

STÉ!\OSO!ME. Stenosoma (crrevoç, étroit; aw^a, corps). CRUST. — Synonyme 6'Jdotée. Voy. ce mot, (H. L.)

*STE[V0SPHE1MUS (atEvJç, étroit; a^vj», coin). INS. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Cérambycins, proposé par Dejean {Calalogue, 3" édit., p. 355), et qui est composé de 6 espèces : 5 appartiennent au Mexique, et 1 est propre aux Étals-Unis; celle-ci a été décrite par Olivier

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80US le nom de Callidium notatum ( S. discicullisDe}. (C.)

*STEIVOSTEPÏIANUS (crevo'ç, étroit; aretpoi'jo, couronne), bot.ph. — Genre formé dans la famille des Acanthacées, par M. Nées d'Esenbeck {in Endlic. et Mart. FI. Dras., fasc. 7, p. 91 ; et Prodr., t. XI, p. 310) /pour des sous-arbrisseaux du Brésil et du Mexique, à feuilles grêles; à fleurs rouges en Ihyrse terminal ou infraterminal ; ces fleurs ont un calice à cinq divisions linéaires, égales, étalées; une corolle tubuleuse, à tube court, bossu en dessus, à limbe très brièvement 4-fide; deux étamines uniloculaires, saillantes. Le fruit est une capsule stérile et déprimée danssamoitiéinférieure, plus haut à deux loges et quatre graines. On connaît deux espèces de ce genre, parmi lesquelles nous citerons le S. lobeliœformis Nées, du Brésil. (D. G.)

*STEIVOSTHETUS, Megerle. ins. — Synonyme de Euœslhelus Gravsnhorst , Erichson. (C.)

*STEIVOSTOLA (œt£voç, étroit; orol-h , vêtement), ins. — Genre de Coléoptères subpentanières , tribu des Lamiaires, proposé par Dejean {Catalogue, S^édit.), et publié par Mulsant {Hist. nat. des Cole'opl. de France. Longicornes, p. 192 ). Ce genre ne renferme que les 3 espèces suivantes : S. nigripes F. , tiliœ Kuster, et sulphuripes Dej. La 1" et la 2' sont propres à l'Allem.'igne, et la 3"" provient des États-Unis. (G.)

*STEIVOSTO!MA {a-ztvSz, étroite; aToV», bouche ). REPT. — MM. Duméril et Bibron {Erp. gén.,\l, 1844) donnent ce nom à un groupe d'Ophidiens de leur famille des Scolocophides Catodoniens. On place dans ce genre 5 espèces : 2 propres à l'Afrique et 3 à l'Amérique; le type est le S. Wineatum Dum. et Bibron, Typhlops bilineala Dum. et Bibron oUm). Le même nom de Slenostoma a été donné par Spix et Wagler au genre IvrnLOPs. Voy. ce mot. (E. D.)

*STENOSTOMA, STEIVOSTOMyE (arsvo'ç, éUoit; aro'aa, bouche). MOLL. — Rafinesque établit sous ce nom un genre de Gastéropodes du groupe des Hélices, et Menke désigne, sous le nom général de Stenosloinœ , les Hélices qui présentent le caractère commun indiqué par l'étymologic du mot. (Rafin., Enum. and âcc, 1831 ; — Menke, Syn. melh. MolL, éd. 2, 1830). (G. B.)

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STE\'OSTOME. Slenosloyna ( jtevo; , étroit; axiu.a , bouche), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, Iribu des Rhynchostomes, établi par Latreille(/}èâ'. anim. di Cuv., t. V, p. 49) sur le Leplura rostrata F., espèce qui habite les provinces méridionales de l'Europe et de l'Afrique septentrionale. On doit encore y rapporter le St. variegaium Charp. , Gr, , qui a été trouvé en Portugal. (C.)

STÉMOSTOME. Stenoslomum (atsvoî.

étroit; arôixa., bouche, oriGce). bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées , tribu des Guettardées , formé par Gaertner fils pour de petits arbres des Antilles. Le type de ce genre est le 5. lucidum Gaertn. f. {Guellarda lucidaPets.). — Jussieu avait moditié le nom de Stenoslomum en Stenostemum. (D. G.)

STENOSTRÈME ( ;l£vo'; , étroit; Tp~aa, orifice ). moll. — Genre de Mollusques gastéropodes basé, par Rafinesque, sur les mêmes espèces dont Lamarck avait fait le genre Carocolle, et qu'on ne peut séparer des Hélices. (Duj.)

*STEN0T^1VIA (orevoç, étroit; Ta.vfoc,

bande), bot. pu. — Genre de la famille des Ombellifères, créé par M. Boissier {Annales des sciences natw-elles, 3' série, p. 339) pour des plantes herbacées, pubescentes, de la Perse, qui ont le port d'un Tordylium ou Malabaila, à feuilles pennées, à grandes fleurs jaune-doré en ombelles pauciradiées, sans involucre ni involucelle. Le fruit de ce genre est comprimé-aplani par les côtés, pubescent, couronné par le stylopode en coupe, déprimé, lobule, et par des styles divergents, allongés ; il est entouré d'une aile large; ses côtes sont presque nulles, et ses vallécules présentent plusieurs vittœ. M. Boissier a décrit les S. tordtjlioides Boiss. et S. nwdicauhs Boiss. (D. G.)

*STE1\0TAPHIIU!VI. bot. ph.— Genre de la famille des Graminées, tribu desPanicées, formé par Trinius pour des gramens rampants, disséminés çà et là dans les régions tropicales et sous tropicales, très voisins de certaines espèces de Panics, comme les Panicum fluilans, brizoides, etc., desquels ils diffèrent par leur rachis épais et par un petit nombre d'autres caractères. M. Kunth {Enum., I, p. 137) en décrit quatre espèces, parmi lesquelles nous citerons, pour exem-

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pie, le Stenotaphrum ameiicanum Schrank.

(D. G.) STEIVOTARSIA (<jt£vÔç , élroit; rap^oç, tarse), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes et Iribu des Scarabéides mélilophiles, créé par Burmeister {Handbuchder Entomologie). Ce genre est composé de quatre espèces de Madagascar : S. vermiculala, velulina, coccinea et croca/aGory, Percheron. (G.)

STENOTARSLS (otîvoç, étroit; Tapao's, tarse), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères télramères, division des Entimides, établi par Schœnherr {Gen. et sp. Curculio. syn. , t. V, p. 794). L'auteur n'y rapporte que les deux espèces suivantes : S. signalus et affaber Schr. Elles sont originaires de la Cafrerie. (C.)

*STEI\OTETRADACTYLI (aT^vôç, étroit; TETTapa, quatre; (îaxTu)o;, doigt), ois. — Famille établie par Ritgen, dans Tordre des Palmipèdes, pour les espèces de cet ordre dont les doigts, très rapprochés les uns des autres, sont unis par une membrane de peu d'étendue. Elle correspond à la famille des Alcadœ Swainson, ou Alcidœ Charles Bonaparte, et comprend les Pingouins et les Manchots.

*STEMOTRACHELUS(<7T£vb5, étroit; rpâ- X-nUç, cou). INS. — Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Hélopiens, créé par Latreille {Règne animal de Cuvier, t. V, p. 40), et composé d'une seule espèce , le Dryops œneus Paykul. Elle se trouve en Suède, et dans les contrées les plus septentrionales de l'Europe. (C.)

»STEIVOTRIDACTYLI (arcvo? , étroit; Tpfç, trois fois; (îixruXoç, doigt), ois. — Sous ce nom, Ritgen a établi une famille qui correspond en partie aui Cursores d'Illiger , et qui comprend les espèces de cet ordre qui ont trois doigts. (Z. G.)

*STE1\0TLS. BOT. PH. — Genre delà famille des Composées, tribu des Asléroïdées, formé par Nultall {Amer, philos. Trans., Vil, p. 334) pour des herbes alpines, yivaces, de l'Amérique septentrionale. Ces plantes sont gazonnantes, multicaules; à feuilles alternes, linéaires, entières, coriaces; à grands capitules jaunes, rayonnes, entourés d'un involucre d'écailies imbriquées, raides et à large bordure membraneuse. Leurs akènes oblongs, comprimés, soyeux, porleot

une aigrette de poils sétacés, scabres, inégaux. On connaît aujourd'hui sept espèces de ce genre, parmi lesquelles nous citerons le Stenotus cœspitosus Nuttall. (D. G.)

STENTOR. MAM. — Et. Geoffroy Saint- Hilaire a donné ce nom latin au genre des HuRLEDRS. Voy. ce mot. (E. D.)

♦STEIVTOR. iNFus.— Genre d'Infusoires de la famille des Urcéolariens, établi d'abord sous le nom de Steniorina par Bory-Saiiit- Vincent, puis nommé Stentor par M. Ehrenberg. Les Stentors, que 0. -F. MtiUer avait décrits comme des Vorlicelles , sont tlo grands Infusoires, très remarquables par leur forme en entonnoir allongé ou en portevoix, et ce qui leur a mérité le nom qu'ils ont aujourd'hui ; ce sont des animaiii munis de cils vibratiles sur toute la surfai e de leur corps qui est éminemment contractile et polymorphe. Ils peuvent se fixer temporairement par leur extrémité postérieure qui est amincie; c'est alors qu'en s'épanouissant ils prennent la forme d'un portevoix dont le pavillon est fermé par une membrane convexe. Le bord évasé de ce \.avillon est garni d'une rangée de cils obliques très forts qui se contourne en spirale pour aboutira la bouche située dans ce boni même. Les Stentors peuvent aussi , abandonnant leur pointd'appui, nager librement au moyen des cils vibratiles de leur surface, et ils prennent alors alternativement la forme d'une massue, ou d'un fuseau, ou bien ils se contractent en ovoïde ou en boule. Les Stentors sontdu nombre des plus grands Infusoires, la plupart sont visibles à l'œil nu et laissent facilement distinguer ce qu'on peut connaître de leur structure. On voit bien le mode d'implantation et d'action de leurs deux sortes de cils vibratiles; on voit les aliments attirés par le mouvement des grands cils du bord évasé, arriver jusqu'au fond de la bouche avec une force d'impulsion qui détermine le prolongement de cette cavité jusqu'à ce que les parois, venant à se rapprocher au-dessus de ce fond, il en résulte une vacuole globuleuse, remplie d'eau et d'aliments qu'on voit ensuite parcourir un trajet assez long à travers la substance molle de l'intérieur, toujours en vertu de l'impulsion qui se répète au fond de la bouche par le tourbillon résultant de l'action des cils vibratiles. Ou voit bieo aussi

ehez certains Stentors à l'intérieur, un cordon moniliforme que M. Ehrenberg a pris pour le testicule et qui pourrait bien, sans être l'organe mâle, être destiné à lu reproduction de l'espèce. Les Stentors se trouvent exclusivement dans les eaux douces stagnantes, ou peu agitées, entre les herbes aquatiques ; et si l'on met ces herbes dans nn bocal plein d'eau, on ne tarde pas à voir les Stentors se fixer le long des parois du vase et s'épanouir avec leur forme élégante. Le Stentor Aîulleri Ehr., que Mdller avait nommé Vorticella stentorea , est signalé par tous les anciens micrographes sous les dénominations caraciéristiques de Trompettenthier. Animal-trompette , etc. C'est VHydra stentorea de Linné, le Brachionus stenlorius de Pallas. Il est blanc, demi-transparent, long de 8 à 12 dixièmes de millimètre dans l'étal d'extension, et long seulement d'un quart de millimètre quand il est contracté en ovoïde. De sa bouche part une Trange latérale de grands cils vibratiles qui se prolonge jusqu'au milieu de la longueur du corps. Le Stentor vert (Sf.pofymorp/i«s Ehr.), que Mtiller avait nommé Vorticella polymorpha, diffère du précédent par sa couleur et par l'absence de la Trange latérale de cils. M. Ehrenberg l'a vu former une couche d'une belle couleur verte sur les plantes submergées dans des tourbières auprès de Berlin ; il l'a vu également recouvrir des morceaux de bois sous la glace. Enfin , il ajoute qu'on peut facilement confondre cette espèce avec le Stentor Mulleri, quand elle s'est décolorée par suite de la disparition des granules verts qu'il nomme des œufs. Plusieurs autres espèces St. cœruleus , St. igneus, St. niger, sont remarquables par leur couleur, bleue, rouge ou noire. (Duj.)

*STEIMTOREA. infos. — M. Bory désignait, sous ce nom général, les espèces de Vorticelles nues , plus ou moins tubiformes , garnies de cils vibratiles dans presque toute la circonférence antérieure du corps. M. de Blainville cite, comme se rapportant à ce petit groupe, les Vorticella stentorea, inuUiformis, nigra, polymorpha, cilrina, et autres de Muller, qui appartiennent réellecnent au genre Stentor (Blainv., Man. Act., p. 171; Dujard. Infusoires: Suites à Bnffun, y 522). (G. B.)

*S1EI>JT0RI1XA. INFOS. —Voy. stentor.

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STEIVURA («TTtvoç, étroit ; oîpâ , queue)*

INS.— Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Lcplurètes angusticerves, proposa par Dejean (Catalogue, 3' édit., p. 381). Une trentaine d'espèces rentrent dans ce genre : 15 sont originaires d'Amérique , 13 d'Europe et 2 d'Asie. Nous citerons comme exemple les S. rcvestila, nigra Lin., suluranigra Deg., emarginata^ Ihoracica, etc. (C.)

*STÉ\URE. Stenurus (cr-rfvoç, étroit; oipà, queue), helm. — Genre d'Helminthes, «le la section des Sclérostomiens, classe des Nématoïdes, établi par M. Dujardin pour un Ver qui se trouve dans le sinus veineux de la tète du Marsouin, que sa bouche capsulaire rapproche des autres Sclérostomiens, mais que la forme des spicules très courts, soudés en une lame triangulaire, roulée en cornet, distingue de tous les autres Nématoïdes, aussi bien que la petitesse de l'anus chez la femelle oîi il est terminal, et de la vulve qui est située en avant de l'anus. Ce Ver a le corps uniformément rétréci dans la partie postérieure qui est tronquée obliquement en arrière ; la bouche est ronde, nue ; l'œsophage en massue, sans ventricule. Olte unique espèce est le Sténure du Marsouin, Stenurus inflexus, qu'il ne faut pas confondre avec le Pseudalius qui habile les bronches du même Mammifère. (G. B.)

*STEIVUS(ctt£vo;, étroit), ms.— Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Brachélylres et tribu des Sténiniens , créé par Fabricius [Systema Eleulheratorum, t. il, p. 602)etgénéralementadopté depuis. Ce genre renferme plus de cent dix espèces d'Europe, d'Amérique et d'Afrique. Avant Erichson {Gênera et species Staphylinorum, p. 689), ces espèces étaient fort embrouillées pour la synonymie. Cet auteur a simplifié leur étude en y introduisant les divisions suivantes : Tarses à quatrième article simple ou bilobé; élytres à taches ou sans taches; pieds de la couleur du corps ou testacés; abdomen marginé ou non marginé. Nous citerons, comme exemples de ce genre, les S. higutlatusLm., Juno F., color Say. On les rencontre dans les lieux humides. Leur forme est assez extraordinaire et rappelle un peu celle des Sauriens. De la partie antérieure de la tête , près de la bouche , ils émettent parfois un long tube (}ui est cft

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pillaire et terminé iriangulairement. Cette parlicularilé générique a fait appliquer par un certain nombre d'auteurs le nom de Proboscidetis à des espèces très distinctes les unes des autres. (C.)

*STEN1GRA (arevuypo'ç, étroit), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tribu des Cérambycins, établi par Serville (Annales de la Sociélé entom. de France , t. III , p. 95), et qui est composé de sept ou huit espèces de l'Amérique équinoxiale. Telles sont les S. coarclala F., Ibidionoides, hislrio Serv., et setigera G. (G.)

*STE PUA N ANDRE. Stephanandra (are-

(pa'v/;, couronne; av/ip,

homme pour

mâle). BOT. PU. — Genre de la famille des Rosacées, tribu des Spiréacées, créé par MM. Siebold et Zuccarini pour un arbuste du Japon, à rameaux flexueux ; à feuilles alternes, pétiolées, pinnatifides, à lobes inégalement incisés - dentés en scie; à fleurs en grappes simples, présentant un calice à tube court, en cupule, revêtu intérieurement d'un disque pubescent, à dix lobes; cinq pétales; dix étamines persistantes; un ovaire libre, uniloculaire, bi-ovulé, qui devient un follicule crustacé, enlouro par le calice, globuleux, déprimé. L'espèce unique de ce genre est le S. flexuosaSieh. et Zucc. (D. G.)

*STÉPHA!MIDIUM (ar/yavoç, couronne).

POLYP. — Genre du groupe des Alcyoniens, établi par M. Ehrenberg [ordre des Tuniciers Edw., ou Bryozoaires Ehr.] — (Ehr., Abli. lied. Alcad., i83&). (G. B.)

*STÉPIIAIME. S'icphania (art^âv/i, couronne). BOT. PH. — Ce genre de Loureiro (FI. Cochinch., p. 747 ) appartient à la famille des Menispermacées. 11 comprend des arbrisseaux volubles de l'Asie tropicale; à feuilles alternes, peltées, entières; à fleurs dioïques, dont les mâles ont : un calice à six divisions profondes sur deux rangs; trois pétales; des étamines soudées en une colonne cylindrique, dont l'extrémité peltée porte à son bord les anthères adnées transversalement, uniloculaires, et qui se confondent en un anneau poUinifère; les femelles ont un calice à trois sépales; trois pétales et un ovaire uniloculaire , uni-ovulé , surmonté de 3-6 stigmates subulés, inégaux.

Le fruit est un drupe à noyau comprimé, arqué. L'espèce type de ce genre est le

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«5'. longa Leur. MM. Blume, Wight et Arnott, Decaisne en ont fait connaître dii autres. (D. G.)

*STEPHA1VITES. Stephanilœ. ins. — Nous désignons ainsi ( Hist. des Ins. , t. I, p. 159) un groupe de la famille des Ichneu monides, de l'ordre des Hyménoptères, comprenant le seul genre Slephanus. (Bl.)

STEPHAIVIUM, Schreb. bot.ph. — Syn.

de Pa/icoMjea Aublet. Famille des Rubiacées- Cofféacées, tribu des Psychotriées.

*STEPIIA\0Ci;R0S(.1ia>avï), couronne; x£pa;, corne), infus. — Genre de Rotateurs ou Systolides fixés, de la famille des Flosculariens. Il est caractérisé par la forme du corps en calice, ou en cloche, porté sur un pédoncule contractile et dont le bord évasé est muni de cinq longs bras coniques, ciliés, contractiles et servant comme des tentacules pour saisir la proie et l'amener à la bouche dentée qui occupe le milieu de l'évasèment du corps. Les cils des bras sont verticillés, mais ne sont nullement vibratiles; l'anus est à la jonction du pédoncule et de la partie renflée du corps. Le pédoncule est entouré à sa base par un large tube diaphane comme celui des Tubicolaires et sécrété de même, dans lequel l'animal se trouve logé quand il se contracte entièrement. La longueur totale du Stéphanocéros est de trois quarts de millimètre, et son œuf est long de onze centièmes de millimètre. Ce curieux animal avait d'abord été trouvé à Dantzig par Eichhorn qui le nomma , en allemand, Krohnpolyp , polype à couronne. M. Ehrenberg, qui l'avait aussi trouvé à Berlin, en fit le genre Stéphanocéros. Nous-méme nous l'avons trouvé fréquemment fixé sur le Myrîophyllum dans la rivière de la Vilaine à Rennes. (Duj.)

*STEPnAlVOCOMA (<7T£cpa'vy), couronne ; xo'fivi, chevelure), bot. ph. — Genre formé par Lessing (Synopsis, page 56), dans la famille des Composées, tribu des Cynarées, pour deux plantes herbacées, épineuses, du cap de Bonne-Espérance, décrites auparavant par Thunberg , l'une comme un Slobœa, l'autre c^m.-" ^n Rohria. Lessing a formé un sous-genrc-carduo/cfes pour son Siephanocomacarduoides (Slobœa decurrens Thunberg); un second, nommé par lui Berclieyoide.f , renferme son S. Bcrrkiieyoidei (Rohria decurr eus Jhnnhçr%). (D. G.)

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«STÉPHANOCORES, Stephanacora (alA favoç, couronne; xépn, prunelle de l'œil). poLYP. — Genre de la famille des Ocelliens. dans les Phytocoralliens Polyacliniés, possédant les caractères essentiels desCyalhines, mais ayant les étoiles gemmifères, tandis qu'elles sontsolitaires dans ce dernier genre. Le Lilhodendron gibbosum Munst., des terrains crétacés de Westphalie, se rapporte probablement à ce genre (Goldf., Pelr.

Genn., I, pi 37; Ehr., Corail. Rolh. M.,

*STEPHANOCRI\US {arf-pavo-,, couronne; xpi'voç, lis). ÉCHiN. — Genre de Crinoïdes indiqué par Conrad {Journ. Ac. Phil., t. Vlll). (G. B.)

*STEPnA!VOHYDRA ((jreVavo?, couronne; Zêpa, hydre), rkpt. — Genre de l'ordre des Ophidiens, de la division des Hiidridœ, selon Tschudi (m Wiegm. Arch., I, 1837), et devant rentrer dans le grand genre Couleuvre. Voy. ce mot. (E. D.)

* STÉPHAIVOMÉRIE. Slephanomeria (ffTf<pâvï), couronne; pVpo?, partie), bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées, créé par M. NuUall {Ti-ans. of Ihe Amer. phil. Soc, new. ser., Vil, p. 427) pour des herbes de l'Amérique septentrionale, très rameuses et diffuses, raides et glaucescentes, qui ont le port des Chondrilla. Parmi les 5 espèces connues de ce genre, nous citerons, pour exemple, le S. panicu- 2a<aNutlall, plante annuelle des montagnes Rocheuses. (D. G.)

STÉPIIAIVOMIE. Slephanomia ( crr/cpavo; , couronne), acal. — Genre d'Acaléphes siphonophores, de la famille des Physophorides, établi par Péron etLesueur pour un animal fort singulier, le Slephanomia Amphilrilis , qu'ils avaient observé dans l'océan Atlantique austral, et qu'ils prenaient pour une agrégation d'animaux participant, comme les Polypes et les Pyrosomes, à une vie commune. Cet Acalèphe a l'apparence d'une belle guirlande de cristal azuré se promenant à la surface des flots, et soulevant successivement ses folioles diaphanes qui ressemblent à des feuilles de lierre, et qui sont entremêlées de longs tentacules filiformes roses. Lamarck, d'après ces auteurs , pensant que la Stéphanomie est, en effet, une aggrégation d'animaux, CD fait une première tribu de sa seclioo des

Radiaires anomales, et la caraclérise par la multiplicité des bouches , sans faire attention que les Physophores et les Physales sont tout à fait dans le même cas. Cet auteur inscrivit aussi dans le même genre une deuxième espèce, décrite, en 1813, par Lesueur {St. uvaria), dont Eschschoitz a fai le genre Apolemia. Lamarck donnait dont à son genre Stéphanomie les caractères suivants : Ce sont, disait-il , des animaux gélatineux, transparents, agrégés, composés, adhérents à un tube commun, et formant par leur réunion une masse libre, très longue, flottante, qui imite une guirlande feuillée, garnie de longs filets. A chaque animalcule appartiennent des appendices divers, subfoliiformes , un suçoir lubuleux rétractile, un ou plusieurs longs filets simples, ou tentacules, et des corpuscules en grappes ressemblant à des ovaires. Depuis la publication de VHistoire des Animaux sans verlèbres de Lamarck, beaucoup d'autres espèces de Stéphanomies ont été décrites par Chamisso , par Lesueur , par MM. Quoy et Gaimard, par M. Lesson , par M. Delle- Chiaje et par M. Milne Edwards ; mais toutes ces espèces ne peuvent appartenir à un même genre. Eschschoitz, en 1829, dans son System der Acalephen , essaya , le premier, de classer méthodiquement ces animaux et les autres Acalèphes. Il plaça donc le genre Stéphanomie , ayant pour type la St. Amphitritis , dans sa famille des Physophorides , qui correspond aux genres Stéphanomie , Physophore , Rhizophyse et Physalie de Lamarck, et qui comprend des animaux dont le corps mou est muni , à une de ses extrémités, d'une vessie remplie d'air, et de plus , chez la plupart , est entouré de pièces natatoires cartilagineuses, creuses. Cette famille comprend dix genres, dont les deux derniers ont le corps nu , sans pièces cartilagineuses; les huit autres genres sont munis de ces pièces cartilagineuses, et les sept premiers forment une série continue à la suite de laquelle est placée comme appendice la Stéphanomie.

Mais quatre de ces genres, Apolemia , Hip' popodius, Agalma et Athorybia, comprennent des espèces décrites par les autres auteurs comme des Stéphanomies. Ainsi le S. uvaria de Lesueur est une ApoJémie, et les St. contorta et proliféra de M. Miipa

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Eilwards denaient faire partie du même genre, auquel M. Lesson rappnrtff aussi , avec doute , le St. cirrosa de MM. Quoy et Gaimard. Le St- alveolala des mêmes auteurs est une Agalma. Les St. helianlhus et St. melo, que MM. Quoy et Gaimard avaient d'abord décrites comme des Rhizophyses , sont des Athorybies ; te St. hippopoda est le type du genre Hippopodius. Ces divers genres se distinguent parce que VÂpolemia et rFippopodius ont les tentacules accompagnés de réservoirs de liquide, qui, pour le premier, sonlà la basedes tentacules simples : pour le second dontles tentacules sont rameux, les réservoirsdeliquidesontà labase des rameaux. Les EpibuUa et Alhorybia ont les tentacules rameux sans réservoirs de liquide; mais ce dernier a un renflement avec trois pointes à l'extrémité de chaque rameau , et l'autre n'a que deux pointes sur ce renflement terminal. On conçoit, d'après cela, que les genres d'Eschscholtz ont véritablement peu d'importance, et qu'on pourrait encore considérer tous ces Acalèphes comme des 3té phanomies. — M. de Blainville , presque en même temps qu'EschschoItz, s'est aussi occupé de la classification de ces animaux dans son Manuel d'aclinologie; mais il les regarde , ainsi que tous les Acalèphes siphoiiophores, qu'il nomme Physogrades, comme de faux Zoophytes , et croit devoir les rapporter au type de Mollusques ou Malacozoaires : ce sont, dit-il, des animaux à corps régulier, symétrique, bilatéral, charnu, contractile, souvent fort long, pourvu d'un canal intestinal complet, avec une dilatation plus ou moins considérable aérifère; une bouche, un anus, l'un et l'autre terminaux, et des branchies anomales en forme de cirrhes très longs, très contractiles, entremêlés avec les ovaires. M. de Blainville partage sa famille des Physogrades en trois groupes, dont le dernier comprend les genres i4potemia d'Eschscholtz; Stephanomia Vrotomedea de Lesson , qui correspond au genre Hippopodius de MM. Quoy et Gaimard ; et hhodophysa , correspondant aux genres Alhorybia et Discolabe d'Eschscholtz.

M. Lesson enfin , dans son Histoire des Acalèphes faisant partie des Suites à Buffon ( 1843), a divisé tout autrement les divers Acalèphes décrits précédemment sous le nom de Stéphanomies : cet auteur place les uns

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dans sa famille des Poly tomes ou Pléthosomes, les autres dans la famille des Physophorées, qui comprend le 5* livre de son ouvrage. Ainsi dans sa famille des Pléthosomes, caractérisée par des pièces natatoires cartilagineuses en grand nombre , avec des sacs stomacaux dilatables exserliles en forme de trompe , portant souvent des tentacules et des paquets d'ovaires, et émettant alors de longs filaments tentaculaires pectines; dans celle famille, disons nous , M. Lesson établit une sous-famille des Piétho-iiomées comprenant le genre Hippopode , et une sousfamille des Sléphanomiées comprenant les genres Sléphanomie et Sarcocone. Ceux-ci ont un tube digestif horizontal ou vertical, enchâssé dans une série de pièces emboîtées horizontalement ou verticalement , toutes denses, natatoires , sans canaux aérifères apparents. Du tube digestif partent, de dislance en distance, des sacs stomacaux dilatables , exserliles, terminés par un orifice buccal , ayant des paquets d'ovaires à la base, et d'où naissent de longs filaments tentaculaires, pectines d'un côté. Leurs pièces natatoires sont gélatineuses, c^enses , emboîtées ou articulées , de manière à former une sorte de cylindre ou de cône écailleux plus ou moins allongé. Les Sléphanomiées, dont les pièces natatoires sont articulées dans le sens transversal , forment le genre Sléphanomie, comprenant seulement deux espèces : le St. amphitritis de Pérou , et le St. lœvigata de MM. Quoy et Gaimard Les espèces qui, au contraire, ont les pièces articulées dans le sens vertical , sont, pour M. Lesson, des Sarcocones, parmi lesquelles sont comprises quatre Stéphanomies de MM. Quoy et Gaimard (les St. Iriangularis, imbticata, heplacanlha et foliacea), et celle que Eysenhardt et Chamisso avaient prise pour l'espèce de Péron , et que M. Lesson nomme Sarc.oconus Eysenhardlii. La famille des Physophorées de M. Lesson est caractérisée par une tige verticale creuse commençant par une vessie aérienne, ayant une ouverture en soupape, ou donnant attache à des ampoules aériennes latérales, diversiformes, entremêlées de sacs stomacaux dilatables, munis de suçoirs, ou terminés par des paquets de suçoirs entremêlé! de vrilles et de tentacules cirrhigères, et des appareils natateurs de formes très v«-

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riées et divertement creusées en canaux aériens. Ces Acalèphes ont , en outre , des paquets d'ovaires à la base des estomacs exsertiles. Cette famille contient onze genres, dont trois, Alhorybia, Agalma et Apolemia, comme dans la classification d'Eschschoitz, comprennent un certain nombre de Stéphanomies de divers auteurs.

Le genre Alhorybie comprend les St. helianlhus et melo de MM. Quoy et Gaimard , et une 3* espèce , A. rosacea , que Forskal, le premier, avait décrite sous le nom de l'hysophore. Ce genre est caractérisé par une petite vessie aérifère, ovoïde, supérieure, rétrécie a sa base, et donnant naissance à un corps très court , cylindrique , charnu , renflé , d'où naissent, sur les côtés, des organes flotteurs, cartilagineux, pleins, disposés circulairement ou en verticilles, formant des appendices costaux qui parlent du même point. A la base du corps sortent des suçoirs buccaux et des prolongements cirrhigères au nombre de quatre, entourés à leur base par quelques vrilles et des ovaires. Ce t;enre fait partie de la i^ tribu, celle des Athorybies, et conséquemment doit présenter une petite vessie aérienne formant tête, du collet de laquelle naissent des appendices natateurs pleins, diversiformes, d'une seule nature, et du pied de laquelle parlent des suçoirs allongés, vermiformes, et des paquets d'ovaires pédicellés. Eschschoitz ajoutait cet autre caractère que les tentacules sont rameux sans réservoir de liquide, et qu'à l'extrémité de chaque rameau est un renflement portant trois pointes. Au reste, les trois espèces d'Athorybies habitent la Méditerranée ; leur largeur est de 2 à 5 centimètres.

Le genre Agalma contient, avec plusieurs Bulres espèces , le Stephanomia alveolala , observé dans l'océan Atlantique, non loin du Cap-Vert, et qui, large de 27 millimètres et deux fois plus longue, présente un peu l'aspect d'une petite ruche. Ce genre , Eschscholtz le caractérisait par ses tentacules rameux sans réservoir de liquide, ayant les •ameaux claviformes terminés par deux Boinles; et par des pièces natatoires cartilagineuses , dont les supérieures sont creuses pt distiques, et les inférieures sont pleines, irrégulières et rapprochées sans ordre. M. Lesson le caractérise un peu diiléteni-

ment: par sa vessie aérienne, petite, ovalaire, libre ou enclavée; par les premières pièces natatoires qui sont éparses ou distiques sur la tige, et suivies de pièces pleines, triangulaires , ou allongées et recourbées , enveloppant une sorte d'estomac nucléiforme à huit rosettes ou des sacs stomacaux rameux, terminés par deux ou quatre tentacules portant des ovaires en palettes, et parfois terminés par des pointes. Ce seul genre, d'ailleurs , pour M. Lesson , forme une 6'' trib » de Physophorées , dont l'axe, au-dessous'dC la vessie aérienne , est garni, dans le haut, d'organes natateurs ou ampoules, et dans le bas d'organes diversiformes, pleins, protecteurs des suçoirs rameux qu'ils enveloppent et abritent ; leur corps est terminé par deux ou quatre tentacules fort longs portant des ovaires pédicellés.

Le genre Apolémie, enfin , qu'Eschschollz caractérisait par ses tentacules simples, munis de ventouses ou suçoirs , et ayant à leur base des vésicules allongées et amin cies, remplies de liquide, et auquel il attribue à la fois des pièces natatoires cartilagineuses subglobuleuses et des pièces cartilagineuses solides claviformes. Ce genre contient les autres espèces de Siéphanomie, celle que Lesueur avait si bien décrite sous le nom de St. uvaria, et qui habite le nord de l'océan Atlantique, et celles (St. conlorla et Si. proliféra) que M. Milne Edwards a observées dans la Méditerranée, près de Niie, et sur lesquelles il a publié un travail plus complet que tout ce qu'on avait fait jusques alors sur ces mêmes Acalèphes. C'est d'après ce travail que M. Lesson caractérise le genre Apolémie par une petite vessie aérienne fixée comme une tête au sommet d'une tige cylindrique, frondescente , à écorce épaisse présentant sur un des côtés une fente qui s'évide à l'intérieur pour former un axe creux. Vers le sommet de cette tige sont groupées des vessies natatoires compliquées, péiliculées , parcourues par des canaux rameux anastomosés. Autour du pédicule des vessies natatoires, s'attachent des sacs digestifs, probosciformes, ou pyriformes, et de nombreux cirrhes filiformes, flexueux, ge tordant sur eux-mêmes. — Au reste , pour donner idée de cet Acalèphe et des Stéphanomies , en général , il vaut mieux citer ici, quelques uas des détails qui sont exposés

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par M. Milne Edwards dans les Annales des Sciences naturelles(1841), et accompagnées de très belles figures. Le petit appar?!! hydrostatique, qui est situé à l'extrémité supérieure de la tige, est pyriforme, séparé des parties voisines par un étranglement qui est creusé d'une cavité assez grande qui se continue inférieurement avec le canal , dont le reste de la tige est creusé, et qui paraît communiquer au dehors par un pore central déjà signalé chez les Physophores par M. de Blainville. Cette cavité renferme un liquide jaune-rougeâtre, et loge, en outre, une vessie aérienne maintenue au centre par des cloisons membraneuses disposées radiairement. La lige est très longue, et comprimée latéralement, de façon à ressembler à un ruban épais contourné en spirale; l'un de ses bords est garni d'une sorte de petite crête membraneuse, l'autre donne attache au système appendiculaire. Un canal central en occupe toute la longueur, fournit des branches latérales aux appendices, et communique supérieurement à la cavité hydrostatique; la tige elle-même est garnie d'une multitude de lames membraneuses longitudinales, serrées les unes contre les autres comme les feuillets d'un livre, et fixées par leur bord sur les parois du canal central; mais pendant la vie, toutes ces lames adhèrent entre elles, de manière à former une masse en apparence homogène.

Les appendices sont de trois espèces, savoir : des organes natatoires, des appendices à vésicules pyriformes, et des organes proboscidifères , caractérisés par l'existence d'un sac préhensile en forme de calice. Les organes natatoires se recouvrent, en partie, les uns les autres, et forment par leur agrégation, une masse ovoïde en apparence imbriquée; mais cette apparence tient jeulement à la courbure en spirale de la lige qui les porte, et ces appendices ne forment réellement qu'une série linéaire le long du bord de la partie supérieure de la tige. Chacun d'eux a la forme d'un cône 'tronqué vers le sommet, et fortement comprimé vers la base; il tient à la tige par un pédoncule qui se continue à l'intérieur en se bifurquant, et se rend à un sac interne très contractile et servant d'organe d'impulsion qui est logé dans la partie externe, comme dans ud élui. Au-dessous de la dot

lion supérieure de la tige qui porte exclusivement des appendices natatoires , se trouvent disposés, avec un certain ordre, les deux autres sortes d'appendices. Les organes probosridifères se composent d'un pédoncule, d'une foliole, d'une sorte de trompe contractile affectant, en général, la forme d'un calice , d'une tigelle et de divers tentacules plus ou moins Oliformes. Le pédoncule est cylindrique, assez gros, et semblable par son aspect à la tige commune. Il porte la foliole qui consiste en une lame semi-cartilagineuse très mince, et courbée en forme de nacelle; le pédoncule, d'ailleurs, parait se continuer avec la trompe, qui est rétrécie à sa base en forme de col , mais qui bientôt se renfle considérablement, et constitue une sorte de sac ouvert à son extrémité, et extrêmement contractile, de telle sorte que tantôt la trompe se resserre et devient pyriforme, tantôt elle se dilate en forme de calice , ou même ses bords s'épanouissent encore davantage , se recourbent en dehors jusqu'à la base. On voit alors, au fond de cet organe, une série de stries ou de côtes verticales de couleur rouge-orangé que M. Edwards considère comme pouvant être les ovaires, mais qui pourraient aussi tenir lieu de foie ; le fond de la trompe parait être en communication avec le canal central de la tige. Les filaments lentaculaires, en nombre variable, sont insérés à la base du col de la trompe, qu'ils paraissent entourer; ils sont très longs, extrêmement contractiles et toujours disposés à se tordre où à se rouler en spirale; ils contiennent dans leur partie moyenne une multitude de vésicules rangées avec régularité , et contenant chacune un corpuscule fusiforme terminé par un long filament exsertile et préalablement roulé en spirale, tout à fait analogue aux organes urticants des Méduses et des Hydres. La tigelle, qui naît aussi de la base de la trompe, est un appendice cylindrique, contourné irrégulièrement, et composé d'un tissu granuleux assez semblable à celui du pédoncule même, et pouvant donner également naissance à des filaments lentaculaires. Les appendices à vésicule, qui sont la dernière sorte d'organes à décrire, naissent de la tige comme les organes proboscidifères, qu'ils accompagnent deux à deux, l'un en avant, l'autre en arrière. Us

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se composent d'un pédicelle portant deux ou plusieurs sacs pyriformes remplis d'un liquide nourricier, et qui sont le siège d'un mouvement vibratile très prononcé. Destiné à la circulation de ce liquide, ce pédicelle porte en même temps un ou plusieurs prolongements flabellaires , tantôt simples , tantôt garnis d'un ou de plusieurs groupes de vésicules renfermant des spermatozoïdes. De ces faits observés par M. Milne Edwards, partie sur le St. contorla et partie sur le St. proliféra , qu'il a vu seulement incomplet , on peut donc conclure que les Stéphanomies sont pourvues d'organes sexuels distincts, et si l'on voulait admettre que chaque Stéphanomie est un animal unique, bien que très complexe, et non pas une agrégation d'animaux plus simples , il faudrait aussi en conclure qu'il est hermaphrodite. (Duj.)

*STEPHAIVOMIÉES. mol. —Deuxième tribu de la famille des Polytomes ou Plethosomes de M. Lesson, comprenant seulement les deux genres Stéphanomie et Sarcocone. A ce dernier genre appartiennent plusieurs Stéphanomies de MM. Quoy et Gaymard ; mais le plus grand nombre des Acalèphes décrits sous ce nom est réparti dans d'autres genres de Physophorées. (Duj.)

*STEPHAIVOPHORUS, Strickl. ois. — Synonyme de Tanagra Temmink, Pyrrhula Vieillot. Genre fondé en partie sur les Euphones ou Tangaras-Bouvreuils. Voy. taniARA. (Z. G.)

* STEPHAXOPHYLLIA (attcpavo; , couronne; tp-illov, feuille). POLYP. — Genre établi par M. Michelin dans la famille des Funginiens. Ces Polypes diffèrent des Fungies en ce que les lamettes plus irrégulières rappellent un peu une couronne de feuilles. On en a indiqué plusieurs espèces dans les terrains subapennins (Micb. Icon. Zoophyt., p. 31, 1841). (G. B.)

*STÉPlIA\OPIIYSE , Siephaiwphysmn ((jTscpâvfl, couronne; ^yctâw, enfler), bot. ph. — Genre de la famille des Acanthacées, formé par M. Pohl (Plant. Brasil.,U, p. 83) pour des arbrisseaux du Brésil voisins des Ruellia, mais s'en distinguant nettement par la forme de la corolle à tube grêle et à limbe enflé-campanulé, avec 5 divisions presque égales et obtuses. Dans le Prodrome (XI. pag. 201), M, Ness a décrit

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13 espèces de ce genre. Nous citerons, parmi elles, le S. longifolium Pohl, et le 5. hirsu'> tum Nées. (D. G.)

*STÉPHAIV0P0DIU1M (aTeyavvj, couronne; ttoùç, «oiîo;, pied pour pétiole), bot. ph, — Genre de la famille des Chailletiacées , créé par MM. Pœppig et Endlicher [Nova gênera et species, t. III, p. 40, tab. 246) pour un arbre indigène des forêts humides du Pérou oriental, remarquable par ses petites fleurs, portées sur un court pédicelle, qui s'attachent en une sorte de petite tête sur le sommet renflé du pétiole; c'est de là qu'est tiré le nom du genre. Ces fleurs ont un calice adhérent, 5-fide; une corolle à limbe saillant, bilabié, à cinq lobes presque égaux; cinq anthères presque sessiles dans les sinus de la corolle ; un ovaire à deux loges biovulées, entouré de cinq petites glandes, qui devient un drupe coriace. (D. G.)

*STEPHAIXOPS ( axctpavoç , Couronne ; tl'\|/, apparence), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Cérambycins, fondé par Shuckard ( Enlomological Magazine, t. V, p. 509). Il a pour type le S. nasulus de l'auteur, qui a pour patrie la Nouvelle- Hollande. (C.)

*STEPIIANOPS ( oTîVavoç, couronne ; «îij/, apparence), infus. — Genre de Rotateurs établi par M. Ehrenberg dans sa famille des Euchlanidota ou Polytroques cuirassés; il est caractérisé par une cuirasse déprimée avec une écaille diaphane qui s'avance au-dessus de la tête en manière de chaperon; il a en outre deux yeux rouges et une queue bifurquée. Le type de ce genre ( St. lamellaris) avait été décrit par MUller sous le nom de Brachionus lamellaris, et fut classé plus tard par Bory Saint-Vincent dans le genre Lépadelle; il est long d'un dixième de millimètre; sa cuirasse porte trois pointes en arrière, ce qui la distingue d'une deuxième espèce ( St. cirratus), qui n'a que deux pointes. Maller l'avait également décrite comme un Brachion ; mais Bory-Saint-Vincent en avait fait son genre Squatinelle. (Duj.)

STEPHANORHIIVA (ar/yavo;, couronne, pîv, nez). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, tribu des Scarabéides mélitophiles, créé parBurmeister(^and6uc/»

der Entomologie) , adopté par Westwood et par Sctiaum, et c|ui est formé d'une sei^Ig

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espère, \n S. (ïiillatd 0\. (Cet.), originaire de l'Arrique équinoxiale. (C.)

*STEPHA!\OUHl\CHUS(<rT£Vo'vo;, couronne; pv/xo?» trompe), ins. — Genre de Coléoptères lélramères , famille des Erirhiuides, établi par Ad. White {The Zoology of Ihe voy. of Erebus et Terror , 1846, p. 17) sur nne espère de la Nouvelle-Zélande , le S. curvipes W. — Le C. allelaboides F. devra peut-être rentrer dans ce genre. (G.)

STÉPIIAIVOTIS. Sipphanotis. bot. ph.— Genre de la famille des Asclépiadées, formé par Dtipetit-Thouars ( Ge«. nov. Madag., n" 35, p. 11) pour des arbustes volubles de Madagascar; à feuilles opposées, coriaces et lisses; à fleurs généralement élégantes, en ombelles portées sur des pédoncules interpétiolaires ; ces fleurs ont un calice quinquéparti; une corolle hypocratérimorphe, à gorge nue, à limbe quinquéparti; leur couronne staminale est à cinq folioles ovales ou lancéolées, indivises; les masses polliniques sont fixées par la base et dressées ; le stigmate est conique aigu. On commence à cultiver as«ez communément une très belle espèce de ce genre , le Stéphanotis a fliîurs NOMBREOSES, Slephanolis floribundd A'I. Br. , qui porte aux îles de France et de Bourbon le nom de TJane à odeur de Tubéreuse. C'est un arbuste susceptible d'acquérir une grande longueur en s'enroulant autour des corps, dont les feuilles sont ovales ou ovales-elliptiques, rétuses ou terminées par une très petite pointe en crochet; dont les fleurs, blanches et grandes, de longue durée et très agréablement odorantes, sont portées par 5-8 sur des pédoncules à peine aussi longs ïue les pétioles. Cette belle plante se cultive en serre chaude. On la multiplie par boutures. Les S. acuminala Ad. Brong., et 5. Thouarsii Ad. Brong., ont été figurées dans les Icônes Seleclœ de M. Delessert, t. III, tab. 82, 83. (D. G.)

*STEI'IIANOTRICnUM ((jTtcpavoî, couronne; Or.c-, xpixo'ç, poil). BOT. PH. — Genre lie la famille des Mélastomacées, formé par M. Nandin {Annales des sciences nalurelles, y série, p. 54) pour un arbuste rapporté de la Nouvelle-Grenade par M. J. Guudot, remarquable par les longs poils dont il est hérissé. L'espèce unique de ce genre est le S. hispidum Naud, (D. G.)

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STEPnAÎVUCH.'\ (c7t/<p«vo(, , Couronne).

JNs. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , tribu des Scarabéides mélitophiles, établi par Burmeister {Handbuch der Enîn~ mologie), adopté par Schaum. Le type, !a S. arcala F., est originaire de l'Amérique septentrionale. (C.)

STEPIIAMJRUS ( çTf'yavoç , couronne; ovpz, queue), helm. — Genre d'Eiitozoaires Némaloides, observé par M. Diesing {Annales du musée de Vienne, 1839). (P. G.)

STEI'HA^'CJS. INS. — Genre de la famille des Ichneumonides , de l'onire des Hyménoptères, établi par Illiger, et adopté par Jurine, Latreille et tous les autres entomologistes. Le type est le S. serrator {Bracon serralor, Fabr. ; Stephanus coronalus, Panz), insecte long de 18 à 22 millimètres, noir, avec les ailes brunes, les jambes, les tarses et l'abdomen roux. Celte espèce, qui habite la France, l'Allemagne, etc., paraît assez rare partout. (Bl.)

*STEPHEGYKE. S<ep/ie.9?/ne((jT£(poç, couronne; yvvq, femme, pour pistil), bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cinchonacées, tribu des Cinchonées, formé par M. Korthals ( Verliandlingen over de naturlijke Geschied. Bot., 1839-42, p. 160, tab. 35) pour des arbres des Indes précédemment décrits par lui sous le nom de Milragyne , et qui ont été primitivement regardés comme des Nauclea par Gaertncr, Roxburgh, Wallich et DeCandolle. L'espèce figurée par M. Korthals est le Stephegyve speciosa Korlh. , qui porte encore sur hi planche le nom deMilrag;inespeciosa^onh

*SïERASFIS(irT£p£u, priver; â<77ti'ç, écusson). iNS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , famille des Serricornes j tribu des Buprestides, proposé par Dejean, publié par Solier ( Annales de la Soc. entom. de France, t. II, p. 267), et qui, pojir Casteinau et Gory, forme seulement la 5* division de leur genre Chrysochroa. Sept espèces africaines sont rapportées à ce genre, telles sont les S. speciosa K\. , trian gui aris, etc. {C)

STERCORAIRE. Lestris. ois. — Synonyme de Labbe. Voy. ce mot. (Z. G.)

*STERC0RAR1US. ois.— Nom généiiciue latin, dans Brisson, des Labbes ou Stercoraires. (Z. G.) ♦STERCIJLIA ( Sterculius , surnom «Je

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Picuinnus, inventeui de l'ait de fumer les terres), ms. — Genre de Coléoptères pentarnères , Iribu des Staphylinieiis xaïuhoiiniens, créé par Laporle { Éludes enlomologiques, p. 118). Ce genre a aussi été nommé A grades , Arœocnemis par Nordmann, et Callictenus par Dejean. Il renferme les 5 espèces suivantes, propres à l'Amérique équinoxiale : S. fulgens F. {Violaceus 01.) , Cœlestinus Er., eiegans Nord., lejjrieurt et formi caria La p. (C.)

*STERCIJLIÉES, STERCDLIACÉES.

Slerculieœ , Slerculiaceœ. bot. ph. — Ce groupe de plantes qui se rapporte à celui des Malvacées, et qui a pour type le genre Slercidia, a été admis dans des limites différentes par les divers auteurs : les uns le rattachent à quelqu'une des autres divisions de ce grand groupe ou famille comme simple tribu ; les autres, au contraire, donnent son nom à une association plus étendue, qui comprendrait une partie de ces autres divisions. Pour la circonscription que nous avons adoptée , on peut voir Tarticle Mai.vacées. (Ad. J.)

STERCULIER. Sterculia ( de Stercus , excrément, à caiiss' de l'odeur infecte de plusieurs), bot. ph. — Genre important de la famille des StercuUacées , à laquelle il donne son nom , de la monœcie-monadelphie dans le système de Linné. 11 est formé d'arbres répandus dans toutes les régions tropicales, surtout en Asie et en Afrique , chargés de poils étoiles ; à feuilles alternes , pétiolées, tantôt simples, entières ou lobées, tantôt composées-digitées, accompagnées de stipules latérales, tombantes. Les Heurs de ces végétaux sont jaunes, rouges, quelquefois panachées, plus ou moins cotonneuses à l'extérieur, paniculées, unisexuées, apétales; elles n'ont pour périanthe qu'un culice coloré, campanule, ou rarement tubuleux, à 5 divisions plus ou moins profondes, presque toujours étalées ou réfléchies; les mâles présentent un tube slaminal solide, élargi à son extréminé en un urcéole à 5 ou 10 lobes connivents, qui portent extérieurement des anthères ramassées, adnées, à loges distinctes; un simple rudiment d'ovaire se trouve dans l'urcéole staminal. Les fleurs femelles ont un tube staminal rudimentaire, avec 5 ovaires uniloculaires, munis d'un support commun ou

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particulier, conniveais ou soudés entre eux par leur coté axile, à nombreux ovules en deux séries le long de leur suture ventrale, surmontés d'autant de styles plus ou moing soudés entre eux, que terminent des stigmates simples ou connés. A ces ovaires succèdent autant de follicules de consistance variable, qui s'ouvrent par leur suture ventrale et s'étalent , même lorsqu'ils sont membraneux, de telle sorte que les graines mûrissent a découvert. Les caractères que nous venons d'exposer se rapportent au genre Sterculier tel que l'a établi Linné, et tel que l'ont conservé plusieurs botanistes de nos jours, particulièrement De Camiolle (Prodr., I, p. 481), et Endiicher (Gene/o, n" 5320). En l'envisageant de la sorte, ce dernier botaniste le subdivise en 11 sousgenres dont voici les noms : a. Slerculia Schott et Endiic. ; b. SoiUhwellia Salisb. ; c. rœcj/odernm Schott et Endl.; d. Brachychiton Schott et Endl.; e. Trichosiption Schott et Endl.; f. Cola Schott et Endl.; g. Cavalimm Schott et Endl.; h. Hildegardia Schott et Endl.; i. Scaphium Schoit et Endl.; k. Firmiana Marsigli ; I. Erylhropsis Lindl. Dans ses Meletemala bolanica (in-fol., 1832), qui étaient communs à lui et a M. Schott, le même savant avait élevé ces divers sousgenres au rang de genres distincts et séparés; mais son Gênera, dont la date est plus récente , nous montre qu'il regarde aujourd'hui ces coupes comme ayant une valeur moindre que celle qu'il leur avait d'aboni attribuée. M. Bennett a subdivisé de sou côté (in Horsfield Pian . Javan. rario. , p, 23i} le genre Sterculier en plusieurs autres dont les uns correspondent à ceux de MM. Schott etEndIicher, dont les autres ont une circonscription dilîérenie. Ainsi il conserve les genres Hildegardia Scholt et Endl., dont le type est le Sterculia popuiifolia Roxb. , le Scaphium Schott et Endl., fondé sur \e Sterculia scaphigera Wall.; mais il subdivise le genre Cola Schott et Endl. en formant a ses dépens, sous le nom de Courlenia , un nouveau genre qui a pour type le Slerculia heterophylla Palis. ; sous le nom de Firmiana il réunit le Firmiana Marsigli et y Erylhropsis Lindl.; enfin, dans son genre BrachychUon il réunit les BrachiichiUm , Pœcilodermis et Trichosiplion de MM. Scbot& et Endl.

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Considéré dans son ensemble , le genre Sterculier renferme aujourd'hui environ 70 espèces décrites, parmi lesquelles quelques unes méritent de nous arrêter un instant.

Le Sterculier a feuilles de Platane, Sterciilia plalanifoUa Lin. , type des Firniiana Marsig., est un grand végétal arborescent, mais de tissu peu consistant, originaire de la Chine et du Japon , et cultivé dans les jardins assez communément. Dans nos départements les plus méridionaux il pousse très bien en pleine terre ; mais sous le climat de Paris, on doit le rentrer en orangerie pendant l'hiver. 11 se fait remarquer surtout par ses grandes et belles feuilles palmées, assez semblables à celles du Platane; ses fleurs sont de peu d'effet et leur calice est rotacé , réfléchi. Il mtirit très bien ses graines qui servent à le multiplier. Le Sterculier Balanghas, Slerculia Balanghas Lin., qui appartient au sousgenre Southioeilia Salisb. , est également cultivé, mais en serre. Il est originaire du Malabar. Ses feuilles sont ovales-lancéolées, entières, glabres; ses fleurs ont une odeur de vanille et leur calice blanchâtre a ses divisions linéaires, cohérentes au sommet. — Le Sterculier fétide, SlercuUa fœlida Lin., qui rentre dans les Sterculia proprement dits, doit son nom à l'odeur extrêmement désagréable de ses fleurs; ses feuilles sont digitées-pellées à 7-9 folioles oblonguesacuminées. Il croît dans l'Inde et dans quelques lies voisines. C'est le Clompanus major de Rumphius. Ses graines sont bonnes à manger; elles ont un goût d'amandes et elles donnent une huile comestible qui fait, assure-t-on , l'objet d'un commerce important dans les lieux d'où celte espèce est indigène. — Le Sterculier acuminé, Sterculia acuminala Palis., type du sous-genre Cola Scholt et Endl., croît naturellement dans l'Afrique occidentale, à Sierra Leone, dans le Congo, et de là la culture l'a introduit aux Antilles, au Brésil , dans le Mexique, etc. Il porte dans ces divers pays les noms de Kola, ou Cola. 11 est fort remar- !qnable par ses graines à peu près du volume .d'une châtaigne, dont la saveur est âpre et acide, mais qui ont la singulière propriété de faire paraître bonnes et même sucrées des matières de saveur peu agréable, même de l'eau saumâtre. Ces graines sont aussi

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très recherchées dans ces contrées. On les nomme iVoia; de Gourou , Noix du Soudan. (D. G.)

STERCLS DIABOLI. min.— T'oy. nuso- DîLE. (Del.)

*STEREBECKIA. Schreb. bot. pn. — Synonyme de Singana, Aubl.

*STEREIMIVIIJS (aTcpe'fxvioç, solide, dur). INS. — Genre de Coléoptères tétramères , famille des Curculionides gonatocères, établi par Schœnherr {Gênera et sp. Curculion.

syn., t. III, p. 193, t. VII, p. 122), sur une espèce de la Nouvelle-Hollande, le S, lubej'osMS de l'auteur. (C.)

STEREOCAULON (arîpeo;, solide, xau- >oç, tige). BOT. CR. — (Lichens). Ce genre de la tribu des Lécidinées a été institué par Acharius {Lichenogr. univ. , p. Î13) sur le Lichen paschalis de Linné. Il peut être ainsi défini : Thalle centripète, vertical, caulescent , solide, composé d'un axe fllamenteux, et portant, à l'extrémité des rameaux, des apolhécies lurbinées, puis planes et marginées; disque des apothécies toujours ouvert, reposant sur un excipulum thallodique qui se métamorphose peu à peu en excipulum propre ; thèques oblonguesclaviformes, accompagnées de paraphyses rameuses, et renfermant des sporidies aciculaires à 4 loges. Dans quelques espèces , le thalle vertical surgit d'un thalle horizontal crustacé et granuleux. On connaît de ce genre une quinzaine d'espèces, qui toutes croissent sur la terre ou les rochers. (C. M.)

*STEREOCERUS (o-TEoto) , priver ; xtpa; , antenne). iNS. — Genre de Coléoptères pentamères , tribu des Carabiques féroniens, créé par Rirby {Fauna bar. Am., p. Si), et composé de 5 espèces de l'Amérique septen • trionale : les S. caudalisSay, similis, grandiceps Ky. , corvinus et lucluosus Dej. (C.)

*STEREODERMA (crT-tpeo;, solide, résistant; (ÎEpua, peau). BOT. PH. — Genre de la famille des Oléacées, créé par M. Blumc {Flor. Javœ Prœfat., p. VII) pour un arbre de Java, L'espèce unique de ce genre est lu S. Javanicum, Blume. (D. G.)

*STEREOMA (<iT£p£oç, ferme), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Chrysomélines de Latreille, établi par Th. Lacordaire {Monog. des Col. subpent, de la fam. des Phytophage!:), parmi sesClylhrides-Babidées, sur 1 2 espèces : 1 0 son t propres

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au Brdsil , 1 est de Bolivia et 1 du Mexique. Nous citerons seulement les suivantes: S. robusla, anchoralis et marginella. (C.)

*iSTÉRÉO\ÈiME. Stcreonema {axeptéi, solide; v7ij.'x, filament), bot.cr. — (Phycées). Genre créé par M. Kutzing et appartenant à oa tribu des PhfEonémces. Voici les caractères que cet auteur lui assigne: rilainents raides, munis de rameaux atténués, ayant des articles peu marqués, confluents, solides. Les Stéréonèmes croissent dans les eaux où se décomposent d'autres Algues, ou dans des infusions pharmaceutiques. On en connaît environ huit à dix espèces. (Bréb.)

* STEREOS FERME. Stereospermum (dTsptoç, solide; u-ks'pij.oi, graine), bot. ph. — Genre de la famille des Bignoniacées, créé par M. Chamisso {Linnœa, Vil, p. 780) pour des arbres des parties chaudes de l'ancien continent. De Candolle décrit (Prodr., IX, p. 210) 7 espèces de ce genre, dont la plus remarquable est le SiiiRÉosPERME odorant, Stereospermum suaveolens, DC. {Bignonia suaveolens , Roxb. ), espèce du Bengale, du royaume d'Oude , de Coromandel, où elle porte les noms de Patolis , Parai, Parul, à fleurs d'un rouge sombre , parfumées. (D. G.)

STEREOXYLE. Slereoxylon , Ruiz et Pav. BOT. PH. — Synonyme à'Escallonia, Mutis, famille des Saxifragacées. (D. G.)

*STERIGME. Slerigma. bot. ph. — Genre de la famille des Grucifères-Notorhizées, tribu des Anchoniées, formé par De Candolle {Syst. , II, p. 579; Prodr. , t , p. 2 1 2) pour des plantes herbacées , bisannuelles pour la plupart, propres à l'Orient et à l'Asie moyenne; à duvet étoile; à feuilles oblongues , généralement sinuées : à fleurs jaunes, assez grandes, dont le calice a ses 4 sépales dressés, non renflés à leur base, et 6 étamines tétradynames, remarquables parce que les 4 longues sont soudées par paires jusqu'à moitié. Ce caractère singulier, qui se retrouve dans VAnchonium, a fourni l'un des principaux arguments aux botanistes, qui regardent les 4 longues étamines des Crucifères comme provenant du dédoublement de 2 étamines , opinion qui , bien que soutenue encore tout récemment dans un mémoire de MM. Moquin-Tandon et Webb , ne paraît pas soutenable en présence des fai-'.s révélés par l'observation or- j

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ganogénique. La silique des Stérigmes esl allongée, inarticulée, et elle se rompt, à sa maturité , en plusieurs logettes monospermes. On connaît aujourd'hui 8 espèces de ce genre. Les S. sulphureum , et elichrysifolium, DC. , ont été figurés dans les Icônes seleclœ de M. Delessert, t. II, tab. 83, 84. (P. D)

STERIGMOSTEMOIV. Biebers. bot. ph.

— Synonyme de Slerigma.

STERIPHOME. Sieriphoma {arcpt<pi.^ solide). BOT. PH. — Genre de la famille des Capparidées, formé par Sprengel pour le Capparis paradoxa , Jacq., arbuste de Caracas. Le fruit est une baie globuleuse , polysperme. L'espèce unique du genre est le S. paradoxum , Spreng. (D. G.)

*STERIPHIJS (arspcyo'ç, solide). iNS. — Genre de Coléoptères téiramères , division des Érirhinides, établi par Erichson [Archiv. fur Naturgeschichte, 1842, p. 190), qui le comprend dans ses Molytides. L'unique espèce du genre, le S. ordidus Er., est originaire de la Nouvelle-Hollande. (C.)

STERLET, poiss. — Nom d'une espèce d'Esturgeon , le Petit Esturgeon ( Acipenser Ruthenus, L. , pygmœus , Pall.; VElopset VAcipenser des anciens). (G. B.)

*STER!VA. OIS. — Nom générique latin, dans Linné , des Hirondelles de mer ou Sternes. (Z. G.)

*STERNACAIVITHUS (ariprov, poitrine; ot'xav9a , épine), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tribu des Prioniens , établi par Serville ( Ann. de la Soc. ent.de Fr., t. I, p. 172), sur une espèce de Cayenne, le P. undatus 01. (C.)

STERIVARCHUS, et, par erreur, STERNACnUS (aTtpvov, poitrine; àpxà?.

anus : anus au sternum). Poiss. — Voy.

APTÉRONOTES. (G. B.)

*STERIVASPIS, Hope {ColeoplerisCs matinal,!, p. 31,52). INS. — Synonyme de

OXTSTERNON LapOTtC. (C.)

*STERNASPIS((7Ttpvov, poitrine; à^-^U, bouclier), échin. annél. — Genre établi par M. Otto sur un ver de la Méditerranée déjà indiqué par Ranzani sous le nom de Thalassema scutatum; il est long de 5 à 6 centimètres, et large de 12 à 15 millimètres, obtus aux deux extrémités, asseï consistant, transversalement strié; ses téguments sont épais et coriaces comme

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ceux des Sîponcles et des Thalassêmes, et il porte «n-dessous, vers l'extrémité antérieure, «B disque presque corné, entouré de cils. Cuvier le place avec les Echiures, et les Thalassêmes parmi les Écbiiiodermes apodes. M. de Blaitiville, au contraire, en fait des Annélides ou Chétopodes. (Duj.)

STLRNBEllGIA. bot. foss. — Ce nom a été donné par Artis {Anledil. Phytol., lab. 8) à un genre de liges du terrain houiller; mais ce même nom ayant déjà été appliquée un genre de plantes vivantes de la famille des Liiiacées, M. de Sternberg a donné au genre de plantes fossiles le nonn d'Ârtisia, qui est adopté par Unger.Cesont des tiges simples, cylindriques, peu volumineuses, souvent anguleuses, marquées de cicatrices transversales , étroites , presque linéaires, rapprochées, qui rappellent celles des tiges des Pandanus, des Yucca, etc. ; aussi ces liges ont -elles été considérées comme appartenant à des Monocotylédones et même à des Liiiacées ; mais tant qu'on n'aura pu étudier leur structure interne, ces rapprochements seront incertains; ces tiges, dont on ne connaît que deux ou trois espèces, sont beaucoup moins fréquentes dans les terrains houillers que les autres genres de tiges. On ne les a trouvées jusqu'à présent qu'en Angleterre et dans l'Allemagne orientale. (Ad. B.)

STERNBERGIE. Slernbergia (du nom d'un botaniste allemand de nos jours ). bot. PH. — Genre de la famille des Amaryl- Jdées, formé par Waldstein et Kilaibel {PI. Hung, II, p. 172, t. 159) pour des Amaryllis de l'Europe méridionale, de petite taille et ressemblant à des Colchiques, qui ont des feuilles linéaires et des fleurs solitaires sur une petite hampe, accompagnées d'une spalhe tubuleuse, fendue d'un côté , au sommet. Ces fleurs ont un périanthe coloré, supère , en entonnoir, à tube droit , qui s'élargit peu à peu, à limbe 6-parti, régulier; 6 étamines à filets droits, alternativement longues et courtes; un ovaire adhérent a trois loges mulii-ovulées , qui devient une capsule un peu charnue, renfermant des graines nombreuses, à lest noir, cruslacé. On trouve dans quelques points de la France méridionale, notanitneot dans le département du Lot-el-Garonne, et Ton cultive fréquemment comme

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plante d'ornement la Sternbergie iacnb,, Slernbergia lutea, Ker (Amaryllis lulea.

Lin.), très jolie espèce vulgairement connue sous les noms de Lis narcisse, Narcisse d'automne. Vendangeuse,. qui lui viennent de la couleur de sa fleur et de ce que sa floraison a lieu en automne, à l'époque des vendanges. Son bulbe est presque arrondi; ses feuilles, au nombre de cinq ou six, onl environ deux décimètres de long, et ses fleurs solitaires , d'un jaune vif, assez grandes, terminent une hampe courte.

Dans les jardins on met cette espèce principalement en bordures et en massifs. On la multiplie au moyen de ses caïeux, qu'on détache en enlevant les oignons de terre tous les trois ou quatre ans, au printemps. (D. G.)

STERIMBERGITE (nom d'homme).

MIN. — Haidinger a décrit, sous ce nom, un double sulfure d'Argent et de Fer, d'un brun de tombac, à poussière noire, cristallisé en prismes rhombiques de 1 19° 30' et clivable perpendiculairement à l'axe; très tendre et flexible quand il est en lame mince; il contient 33 V d'argent, et a été trouvé à Joachinistlial, en Bohême. (Del.)

STERIVE. Sierna. ois. — Genre de l'orfire des Palmipèdes, de la famille des Longipennes ou Grands-Voiliers de G. Cuvier, de celle des Laridœ (Mouettes) du prince Ch. Bonaparte. On lui assigne pour caractères un bec aussi long ou plus long que la tête, presque droit, comprimé, effilé, tranchant, pointu, à mandibules à peu près d'égale longueur, la supérieure légèrement inclinée vers la pointe; des narines situées vers la base du bec, oblongues, étroites, percées de part en part; des tarses un peu comprimés sur les côtés, nus, réticulés; quatre doigts, trois devant réunis par une membrane, un derrière, petit, portant à terre sur le bout; des ailes très longues, suraiguës ; une queue plus ou moins fourchue.

Les Sternes , qu'on nomme aussi Hiron* délies de mer, à cause de quelques rapports de forme avec les Hirondelles proprement dites, paraissent autant que celles-ci ennemies du repos. Leur vol est presque continuel : tantôt elless'élèventtrèshautdans les airs, les parcourent en tous sens ; tantôt elles s'abaissent à la surface de l'eau , la rasent avec rapidité et saisissent leur proie au vol.

Lorsqu'elles veulent prendre du repos elles 1 se rendent à terre, sur les rochers isoles j au milieu de la mer; très nirement elles se reposent sur les eaux, et plus rarement encore on les voit nager. Sous ce rapport elles diffèrent beaucoup des Mouettes et des Goélands , qui nagent fréquemment.

Les Sternes sont d'un naturel sociable; aussi vivent-elles toute l'atiiiée en troupes plus ou moins considérables; ce n'est guère qu'à l'époque des migrations d'automne , fii'on en voit quelques unes qui , momenlanément séparées d'une bande, vaguent isolément. La plupart d'entre elles montrent pour leurs semblables un attachement tel que si l'on blesse un individu, toutes celles qui font partie de la même troupe s'arrêtent, voltigent au-dessus du blessé, et ne l'abandonnentque lorsque plusieurs d'entre elles sont tombées sous les coupsdu chasseur. l>u reste, dans aucune circonstance, ni la présence de ce dernier, ni la détonation d'une arme à feu, ne paraît les effarou( her.

Peu d'Oiseaux sont aussi criards que les Sternes : à toute heure de la journée, elles poussent, en volant, des cris aigus et perçants; mais elles se font surtout entendre lorsque, par un temps calme, elles s'élèvent à une grande hauteur; lorsqu'elles s'atlroupent pour faire de grandes courses ; lorsqu'il y a imminence d'une tempête, et surtout à l'époque de la reproduction. A celte époque elles sont inquiètes, agitées, dans un mouvement perpétuel.

Comme la plupart des Oiseaux qui écument la mer, les Sternes sont très voraces. Elles se nourrissent de toute sorte de substances animales : de mollusques, de zoophytes, de petits Poissons morts ou vivants t\ni Qottent à la surface de l'eau. Elles enlèvent leur proie en volant, et en foiuiaiit dessus àla manière des Rai)aces. Le matin, de très bonne heure, elles se mettent, en mouvement pour pêcher, et se retirent fort tard, le soir. Nous en avons vu, longtemps après le coucher du soleil, parcourir les bords de la mer, en cherchant pâture.

C'est sur les bords de la mer, des grands étangs, dans les marécages, sur les îlots d'alluvion «,ui se trouvent à rembouclmre des grands fleuves , et par troupes plus ou moins nombreuses, que les Sternes nichent. Il résulte de cette habitude que les nids

STE c;7

sont quelquefois tellement rapprochés, que les couveuses se touchent. Toutes pondent à nu : les unes dans un petit creux pratiqué sur le sable , sur la grève; d'autres sur des rochers. Quelques unes, comme la Stei ne Épouvantail, choisissent pour nid une feuille de nénuphar. Leur ponte n'est ordinairement que de deux ou trois œufs, dont la couleur varie selon les espèces ; qtielqnes unes, comme l'Épouvantail, en pondent jusqu'à cinq. Les petits sont longtemps nourris dans le nid avant de pouvoir prendre leur essor; ils diffèrent des adultes et des vieux avant leur première mue. Chez toutes les espèces connues la mue est double; mais celle du printemps n'est que partielle.

La distribution géographique des Sternes n'a, pour ainsi dire, pas de limil-es. Ce sont des Oiseaux répandus dans toutes les contrées des deux continents, aux terres australes et dans les îles de la mer Pacifique, L'Europe en possède un assez grand nombre: parmi elles, les unes y restent toute l'année, les autres n'y font qu'une apparition accidentelle.

Le genre Sterne, tel que l'a créé Linné et que l'ont admis Latham , Gmelin, M. Temminck, etc., a été considérablement modifié par la plupart des naturalistes modernes; ainsi on ne compte pas moins de quatorze coupes , dont dix pour les douze espècis européennes que renferme ce genre. INouj nous bornerons à indiquer ces coupes en décrivant les espèces sur lesquelles elles reposent.

Sterne pierhe Garin, Sterna hirundo Linn. (Buff-, pi. enl., 987). Plumage d'un cendré bleuâtre en dessus, blanc en dessous, légèrement nuancé de cendré à la poitrine, calotte noire, bec et pieds rouges, le premier noir à la pointe.

Cette espèce qui est répandue sur une grande étendue des côtes maritimes du globe, est très commune, en France, sur les bords de l'Océan et delà Méditerranée. Elle se reproduit dans les dunes de la Picardie, du Boulonais, de Bayonne, et sur les grèves de la Loire.

Elle est, pour quelques uns des ornithologistes contemporains, le type du genre Sterna proprement dit.

Sterne trchegrava , St. caspia Pall. Parties supérieures d'un cendrébleuâlre, parties

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inférieures blanches ; bec d'un rougvj vif.

On la trouve assez communément sur les bords de la Baltique, dans la mer Caspienne et l'Archipel. Elle est de passage accidentel sur nos côtes maritimes, sur celles d'Angleterre et de la Hollande. D'après M. Deglund elle aurait été tuée près de Tournai et de Genève.

Ell« appartient au genre Thalasseus de Bûie; Brehem en a fait le type de son genre Sylochelidon.

Sti'Rne caujek, St. cantiaca Gme\. Plumage d'hiver : dos, scapulaires et couvertures des ailes d'un cendré bleuâtre très clair; nuque, haut du dos et parties inférieures d'un blanc pur; plumes de l'occiput noires frangées de blanc; bec noir. Au printemps, le front, le sommet de la tète et l'occiput sont d'un noir profond ; le devant du cou et la poitrine d'un blanc rose.

Elle est répandue, en grand nombre, sur presque toutes les côtes des mers d'Europe.

Typ« du genre Thalasseus Bnlé.

Sterne voyageuse , Si. affinis Ruppell.

Semblable à la précédente, pour les couleurs du plumage et leur distribution ; mais elle en diffère par son bec qui est d'un jaune ▼if.

Elle habite les bords de la mer Rouge, et a été trouvée dans l'Archipel grec, sur le Bosphore et les bouches du Danube.

Sterne AncTiQCE, St. arcHcaTemm. Front, tête et occiput d'un noir profond , parties supérieures d'un cendré bleuâtre; parties inférieures blanches, à l'exception de la gorge et du devant du cou , qui sont d'un cendre foncé.

Très commune en Groenland, en Islande et aux îles Feroé; se montre accidentellement en Hollande et en Angleterre.

D'après MM. Temminck et Degland , les Slerna Nitsschii Kaup., et St. brachyplera Graba sont des doubles emplois de l'Arctica.

Sterne Docgall, Si. Dougallii Uonla^u.

Sommet de la tête et nuque d'un noir profond; parties supérieures d'un cendré clair; poitrine rose ; tout le reste des parties inférieures blanc.

Elle habite les côtes d'Angleterre et d'Ecosse, et se montre accidei; tellement sur celles de la Hollande et de la France.

Type du genre fhalassea Kaup,

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Sterne hansel , St. anglica Montagu.

Dessus de la tête et nuque d'un noir profond au printemps, d'un blanc pur en hiver; parties supérieures d'un cendré bleuâtre clair; les inférieures blanches; bec et pieds noirs.

Elle est très commune en Hongrie et vers les confins de la Turquie. On l'a tuée en Angleterre et en Hollande, et d'après M. Degland, près de Tournai, de Lille età Dieppe. M. Temminck la dit très abondante dans les îles de la Sonde.

Type du genre Gelochelidon , Brehem; Lmopis, Wagl.; Viralva, Steph.

Sterne moustac , St. leucoporeia Natt.

Dessus de la tête, nuque et région des yeux d'un noir profond au printemps , d'un blanc pur en hiver; un large trait blanc au dessous des yeux; parties supérieures d'un gris cendré; parties inférieures blanches; bec brun ; rougeâtre à sa base, pieds couleur de chair.

Elle habite les parties orientales du midi de l'Europe, la Hongrie, la Dalmatie, et se montre accidentellement sur nos côtes maritimes. Elle a clé tuée à Abbeville, à Dieppe et dans les environs de Nîmes.

Type du genre Pelades Kaup.

Sterne leucoptère. St. leucoptera Temm.

Tête, dos, poitrine, ventre et abdomen noirs ; scapulaires d'un noir cendré ; grandes couvertures des ailes d'un cendré bleuâtre; tout le reste du plumage blanc; pieds d'un rouge de corail.

Elle habite les baies et les golfes de la Méditerranée, et visite accidentellement le nord de la France. On l'a tuée sur les côtes maritimes de l'Artois et de la Picardie.

Sterne ÉPOUVANTAiL, St.nigraUn. (BulT., pi. enl., 1333). Tout le plumage d'un noirâtre cendré au printemps ; front, gorge et tout le devant du cou d'un blanc pur en hiver; pieds d'un brun pourpré.

C'est l'espèce la plus abondante sur les lacs et les marécages d'Europe.

Type du genre Hydrochclidon Boié; Haîiplana Wagl.

Sterne petite, St. minuta Linn. (BuO., pi enl., 996). Parties supérieures d'un gris tendre; front blanc, dessus de la tête et occiput noirs; pieds d'un rouge orange.

Elle est abondante sur les côtes maritimes dp Hollande, d'Angleterre çt de France,

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à son double passage , et se trouve communément aussi le Igng des grands fleuves.

Type du genre Sternula Boié.

SiLiiNF, NODDi , St. sloUda lAi\n. (BufT., pî. enl. 997). Tout le plumage en dessus et en dessous d'un brun chocolat; front blanc; joues et gorge d'un gris brun.

Elle habile le golfe du Mexique , les côtes de la Floride, et les îles Bahama ; émigré le long des côtes maritimes de l'Amérique et visite très accidentellement l'Europe, Elle a été tuée en Irlande et en France.

Type du genre Noddi, G. Cuv.; Anoiis, Lench; Megalopterus, Boié; SloUda, Less.

Parmi les Sternes étrangères, les espèces sur lesquelles ont été fondées des coupes génériques sont : la Sterne a gros bec, Stmagnirostris Licht. (Spix, Av. Brass., pi. iOi). Type du genre Phœtusa, Wagl.; Thalassiles Swains. — La Sterne mouchetée, St. gultalaVorsl. Type du genre Pia»e<is Wagl. — La Sterne blanche , St. candida. Forst. Type du genre Gygis "Wagl. — La Sterne PELECANOÏDE, St. pelccanoïdes King. Type du genre Pelecanopus Wagl. — Et le Slerna serrata Forst., type du genre Onycophrion Wagl.

Nous citerons encore parmi les espèces exotiques qu'on rapporte au genre Sterne, la Sterne a noque noire. St. melanauchen Temm. {pi. col., 427). De Sumatra et de la Terre des Nuits. — La Sterne a ventre koib, St. melano g aster Temm. (pi. col., 474). Du Bengale. — La Sterne fuligineuse, St. fuliginosa Wils. Des Malouines. — La Sterne a miroir, St. speculifera lemm. Du Brésil. — La Sterne des incas , St. inca Less. ( Zool. delà Coq., pi. 47). Du Pérou. — La Sterne cendrée, St. cinerea Less. {Revue Zoolog., 1840, p. 291). De l'océan PaciAque. M.Lesson rapporte cette espèce au genre Noddi ; et la Sterna teretirostris , de Lafr. {Hev. ZooL, 1841, p. 242). (Z. G.)

STERMECHUS (ctt/ovov, poitrine; fx^v, qui a). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères et division des Erirhinides, créé par Schœnherr (Disposî'tJo melhodica, p. 251; Gênera etsp. Curculio. syn., t. III , p. 472. 7-2, p. 353 ), qui y rapporte 17 espèces de l'Amérique équinoxiale. Nous citerons comme exemples , les St. irachyptomus, uncipennis Gr., extorlus Cbev., etc. Ces Insectes sont T. x;ii.

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robustes, courts et larges; leurs élytres offrent un peu au-dessous de l'épaule, près du bord, un tubercule épineux. (C.)

STERIVICLE. l'Oiss.— F. serpe. (G.B.)

*STEU1>JIIMÉES. Slerninœ. ois. — Sous.

famille de la famille des Laridées , dan.< l'ordre des Palmipèdes, établi par le princ( Ch. Bonaparte , et caractérisée par un bec long, pointu très comprimé, sans talon près de l'extrémité de la mandibule inférieure, et une queue le plus ordinairement très fourchue. Dans le Gênera de G. - R. Gray, elle comprend les genres Phœlusa, Geloche Udon, Thalasseus , Sylochelidon , Planelis, Gygis, Slerna, Sternula, Hydrochelidon , Anoûs, Onychoprion et Pelecanopus. (Z. G.)

*STEIlNOCERA {a-cépvov, poitrine ; xepa;, corne), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, section des Sternoxes et tribu des Buprestides , établi par Eschscholtz ( Eut. voy Kotzebu), adopté par Solier , Dejean, Casteinau et Gory. Ce genre renferme 17 espèces : 12 sont originaires des Indes orientales, et 5 de l'Afrique tropicale. Nous citerons seulement les S. sternicornis Lin., caslanea, inlerrupla, Ulurala F., lœvigata 01., etc. (G.)

*STER1\0DES (artpvov, sternum), ins.

— Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères > tribu des Piméliaires, établi par Fischer de Waldeim {Bul. de la Soc. imp. des nat. de Moscou, 1837, 1, 18, pi. 1, f. 2), pour une espèce unique le S. caspius Pall. {Karelini Fis.), originaire de la Russie méridionale et de la Turcménie. (C.)

♦STERIMOLOPHUS (ar/pvov, poitrine; io'cpo? , crête). INS. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Hydrophiliens, établi par Solier ( Ann. de la Soc. ent. de France. t. m, p. 310). Ce genre renferme les 3 espèces suivantes : S. ruflpes F., unicolor Lap. , et Solieri Br. Elles sont originaires d'Afrique. (C.)

STERIMOPAGE, STERNOPAGIE.

TÉRAT. — Genre de Monstres doubles , Monomphaliens. Voy. ce dernier mot. (C.d'O.)

*STERIVOPLISTES ( çr/pvov , poitrine ; O7r),ov , arme), ins. — Genre de Coléoptères subpentunières, tribu des Cérambycins, créé par Guérin {Iconographie du Règne animal de Cuvier, t. lll), qui lui donne pour type une espèce du Japon : le S. Temminckii df cet auteur. ,.^ (C.)

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•STERlVOPTEiiVGlEXS. Slernoplerygii {altpvov, sternum; Ttlff-v?, nageoire), poiss. — MM. Durnéril, Goldfuss, l'iiirius, Carus donnent ce nom aux Poissons dont les nageoires ventrales sont placées au sternum. (G. B.)

STERNOPTYGES (arépvov , sternum ; 7tTù|, pli). POISS. — M. Durnéril a fondé, sous ce nom, le sixième ordre de ses Poissons osseux dans lequel est renfermée une seule famille composée elle-même du seul genre Slernoplyx. Voy. ce mot. (G. B.)

STERîVOrTYGIA. poiss.— (Rafinesque, Anal, nat., 1815). Voy. sterkoptyges.

STERNOPTYGIIMI. poiss. — (Bonaparte, Prodr. Ichlh., 1839). Voy. sternoptyges.

♦STERIMOPTYX 'a1:pvov, sternum; ttIoÇ, pli). Foiss. — Ce genre, établi par le professeur Hermann , de Strasbourg , sur un poisson de la Jamaïque, appartient au grand groupe desSalmonoïiJes, dans lequel il concourt à former, avec les Saurus, les Scopèles, les Aulopes et les Serpes, une famille que caractérise une bouche bordée par i'intermaxillaire, mais où le maxillaire ne contribue pas à la formation de l'arcade supérieure. Les Slernoptyx sont de petits poissons à corps haut est très comprimé; la bouche est dirigée vers le ciel ; les buméraux forment en avant une crête tranchante, terminée inférieurement par une petite épine; les os du bassin en forment une autre , terminée aussi par une petite épine en avant des ventrales qui sont petites. Le long de cette crête du bassin règne une série de petites fossettes, qu'on a consiilérées comme des festons résultant de la plicature du sternum, et qui ont servi d'étymologie au nom générique. En avant de la première dorsale est une crête osseuse ou membraneuse qui appartient aux inter-épineux antérieurs ; derrière cette nageoire se montre une petite saillie membraneuse qui représente la nageoire adipeuse des Saumons»

Cuvier indique deux espèces de Slernoptyx en supposant qu'elles pourront devenir un jour les types de deux genres : le Sternoityx d'Hermann {St. diaphana Het m.), et le Ster- NOPTYX d'Olfers (iS't. OlfersUCuw.) (E. Ba.)

* STERNOTH^.RIJS («jTf'pvov, poitrine; 6«(p*'s> goud) . REPT. — M. Bell (Z^ot. Journ. ;

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1825) a créé sous ce nom un genre de Reptiles de l'ordre des Chéloniens , adopté par MM. Durnéril et Bibron, qui le placent dans leur famille des Elodites , sous-famille des Pleurodères. Les Sternothaeres ont pour principaux caractères : tête déprimée, garnie de grandes plaques; mâchoires sans dentelures; point de plaque nuchale; sternum large, à prolongements latéraux fort étroits; portion libre antérieure du plastron , arrondie, mobile; cinq ongles à chaque patte.

Ce genre, voisin de celui des Penlonyx, ne comprend encore aujourd'hui que trois espèces, dont le type est le S. caslaneus, Gruy {S. Leachianus , Bell., Tcsludo subnigra, Daudin), qui a été trouvée à Madagascar. (E. D.)

*STER1V0THERUS. rept.— Voy. siernoth.î:rus. (E. D )

*STERlVOTOMIS(<TT£pvov, poitrine, to- (jio; , tranchant), jns. — Genre de Coléoptères tétramères, tribu des Lamiaires, établi par Guérin et Percheron {Gênera des /nsecies, 1830, pi. 16), et adopté par Westwood.

18 espèces rentrent dans ce genre : nous citerons seulement les S. imper ialis , humeralis F., hemanni Chvt., etc. (G.)

*STERNUJLA, Boié. ois. — Synonyme de Sterna Linn. — Genre fondé sur le S. minula Linn. Voy. sterne. (Z. G.)

STERIMUm. ANAT. — Voy. squelette.

STEROPES (<7T£p£o';, ferme; noZ;, pied).

INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétérornères, famille des Trachélydes et tribu des Anlhicites, fondé par Stéven {Mém. de la Soc. imp. des nalur. de Moscou , t. I , p. 1 60), et qui ne se compose que des 2 espèces suivantes : S. casptusStév. elmurinus F. La 1" est originaire de la Russie méridionale, et la 2* des États Unis. (C.)

*STEROP£S ( ^TEooTT/,' , éclair ). ins. — M. le docteur Boisduval {Lépidopt. des Suites à Buffon, de Roret, I, 1836) indique sous ce nom , dans l'une de ses planches , un groupe de Lépidoptères Diurnes, delà tribu des Hespérides. On place dans ce groupe deux espèces qui se trouvent dans les bois humides et marécageux de presque toute l'Europe, ce sont les S. aracynthus Fabr., et paniscus Fabr. (E. D.)

STEROPUS («TTtpEoç, ferme; Ttoî; , pied). INS. — Genre de Coléoptères penlamères, tribu des Carabiques féroniens, proposé par

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Mégerle, et qui n'a été adopté pnr Dojean que coriinie 4* division du grand genre Fkronia de Latreille. Ce genre renferme une Irentrtine d'espèces dispersées en Europe, en Amérique et en Afrique. Telles sont les S. madidus j globosus F., jEthiops, îœnis m., etc. (C.)

*STERRHA(crT/^po,-, solide). INS. —Genre de Lépidoptères Noclurnes, de la tribu des Géomètres , créé par Hubner (Catalogue, 1816). (E. D.)

* STERRHOPTERYX (crT«ppo';, solide; TiTc'.uÇ, aile). INS. — Genre de Tordre des Lépidoptères, famille des Noclurnes, tribu des Tinéides, indiqué par Hubner {Catalogue, 1816). (E. D.)

* STERRICHROTES ((tts^^o'ç , solide ; XP'jJ-: » corps ). rept. — L'une des divisions primaires des Chéloniens d'après M. Ritgen {Noraacta nat. Cur., XIV, 1828). (E. D.)

*SXETI1ASPIS, Hope [Coleoplerisfs Matinal, t. I, p. 40, 104). INS. — Synonyme de Micronyx Boisduval. (C.)

* STETHODESMA ( «tt^Oo; , poitrine; Scuaa., lien). INS. — Genre de Coléoptères pcntamères, tribu des Scarabéides mélitophiles, proposé par Hope , publié par Burnieister(//and6Mr/ider£'«/omo?og'y) et adopté par Schaum. Ces auteurs y rapportent les S. lobata F. et Slrachani Bainbridge. La 1'* espèce se trouve à Cayenne, et la 2" sur Ja côte de Guinée. (C.)

*STETHOXUS (aTîîOoç, poitrine; è^u,-, pointu). INS. — Genre de Coléoptères pentainères, tribu des Hydrophiliens , établi par Solier {Ann. de la Soc. eut. de Fr., t. IH, p. .307), et qui a pour type V Hiidrophilus ater F. , espèce originaire de Cayenne. (C.)

*STELpELIA. BOT. PH. — Deux genres ont été successivement dédiés à M. Steudel, l'auteur du Nomenclalor botanicus : l'un, proposé par M. Mariius, vient se ranger comme synonyme dans le genre Leonia, Rniz et Pavon, à la suite de la famille des Myrsinées; l'autre, établi par M. Presl, n'a pas été non plus adopté, et rentre dans les Adenogramma, Rchb, , de la faniille des Portulacées. (D. G.)

STEVARTIA (nom d'homme), bot. pu.

— Genre de Forskael , qui rentre comme iynonyme dans les Sida, famille des Malvacées. (D. G.)

♦STEVENIA (Steven, nom d'un enlomo- |

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logiste russe), ins. — Division générique di genre Pn'sMp/iora, Latr., de la tribu de) Tenihrédiniens, de l'ordre des Hyménoptères, simplement imiiquée par M. Brullë {Ins. Hyménoptères, Suites à Buffon). (Bl.) *SÏEVE!\IA {Steven, nom d'un entomologiste). INS. - M. Robineau- Desvoidy ( Essai sur les Myod. , 1830 ) indique sou« ce nom un genre de Diptères, tribu dei Muscides, remarquable surtout par son chôte manifestement tomenleux , ce qui le distingue des Phytes. On en connaît 4 espèces propres à l'Europe , et dont le S. tomenlosa Rob.-Desv. est le type. (E. D.)

STEVEMA (nom d'homme), bot. ph.

— ^ Genre de la famille des Crucifères-Pleurorhizées, tribu des Arabidées, établi par MM. Fischer et Adams {Mém. Soc. nat.

Mosc, V, p. 84) pour une herbe annuelle de Sibérie, veloutée de poils étoiles; à tige très rameuse; à feuilles oblongues-linéaires, entières; à fleurs blanches, en grappes, caractérisées par leurs deux sépales latéraux renflés en sac à leur base; par leurs 4 pétales à onglet très court; par leur stigmate simple. La silique de ce genre est oblongue, comprimée, rétrécie entre les graines, à 2 valves planes, veloutées, qui renferme 2-4 graines. (D. G.)

STEVEIVSIE. Stevensia { nom d'homme).

BOT. PH. — Genre de la famille des Rubiacées-Cinchonacées , tribu des Cinchonées , formé par M. Poiteau {Ann. du Mus., IV, p. 235, t. 60) pour un arbrisseau de Saint- Domingue. L'espèce type du genre est le S', buxifolia, Poit. (D. G.)

STÉVIE. A'tevia. bot. ph. — Genre nombreux de la famille des Composées, tribu des Eupatoriacées, formé par Cavanille pour des plantes herbacées et sous-frutescentes, rarement frutescentes, qui abondent dans l'Amérique tropicale, et qui s'étendent en nombre beaucoup moindre dans l'Amérique du Sud au-delà des Tropiques. Ces plantes ont les feuilles inférieures opposées, et les supérieures alternes ou opposées, linéaires-lancéolées ftd ovales, le plus souvent à trois nervures; leurs fleurs blanches, rosées ou pourprées, forment des capitules quinquéflores . homogames, groupés à leur tour en corymbe, dont l'involucre cylindracé est formé de 5-6 écailles presque égales, aigufe , dont le réceptacle es( nu. 4

STH

res fleurs succèdent des akènes striés-nerveux ou anguleux, surmontés d'une aigrette de paillettes unisériées, inégales, tantôt longues et grêles , tantôt plus larges et très courtes. Aujourd'hui l'on ne connaît pas moins de cent espèces de ce genre; car De Candolle en avait décrit 67 (Prodr., V, p. 115), et plus récemment il en a été publié plus de 30 nouvelles. Parmi ces nombreuses espèces, quelques unes sont cultivées comme plantes d'ornement; la plus remarquable et la plus belle d'entre elles est la Stévie pourpre, Stevia purpurea, Pers. , herbe vivace, du Mexique, dont les capitules de fleurs purpurines forment des corymbes très élégants : on cultive cette plante en pleine terre, à la condition de la couvrir pendant l'hiver. Elle est facile à multiplier par graines et par divisions des pieds. On cultive également la Stévie a feuilles de SAULE, Slevia salicifolia, Cavan., espèce frutescente des montagnes du Mexique, à fleurs blanches; le Stevia serrala, Cavan. et quelques autres. (D, G.)

STEWARTIA (nom d'homme), bot. ph.

— Le genre formé sous ce nom par Cavanille est admis seulement par M. Endlicher comme sous-genre des Sluartia, famille des Ternstrœmiacées. (D. G.)

*STHA1\ELIA (nom mythologique), ins.

— Genre de Lépidoptères, tribu des Phalénides, créé par M. le docteur Boisduval (Ind. méth. Lép. d'Eur., 1810). Duponchel ne place plus qu'une seule espèce dans ce genre : c'est le S. hippocastanaria H. B., qui se trouve dans les bois de Châtaigniers de toute l'Europe, et il met le S. fuscaria dans le genre des FJdonia. (E, D.)

*STHEXOI^IA (aS/voç, vigueur), acai,. — Genre établi par Eschschoitz dans la famille des Médusides, et ajirant, comme les Méduses proprement dites, des prolongements en forme de vaisseaux ramifiés autour de l'estomac, et des tentacules marginaux autour de l'ombrelle, mais ayant de plus huit faisceaux de tentacules très fins à la face inférieure de l'ombrelle, lesquels sont pourvus d'une double rangée de suçoirs. La souIe espèc connue, observée sur les côtes du Kamtschatka, par Eschschoitz, est le St. albida. (Di'i.)

STIIE!VYO(nommythoI.), acal.— Genre ie Méduses établi par M. Dujardin pour une

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très petite espèce de la famille des Ocôanides,qui prend naissance, par gemmation, sur une Syncory ne particulière, ayant 9 ou 10 brasépars et capilés. L'ombrelle hémisphérique de la Slhényo est diaphane, large de 11/2 millim ., fermée inférieurement par un diaphragme membraneux, contractile, laissant sortir, par un orifice central , l'extrémité de la trompe attachée au sommet de la concavité de l'ombrelle. Du sommet de l'ombrelle partent quatre canaux en croix, aboutissant à quatre tentacules simples , glanduleux ou hérissés de pelottes formiics par des amas de vésicules spiculifères. Un point oculiforme assez complexe se trouve à l'origine de chacun de ces tentacules. A répoque de la maturité des œufs , cette Méduse, qui est comme la phase de fructification du Syncoryna decipiens , éprouve un retournement complet; son diaphragme se rompt, et son ombrelle se contracte en sens inverse, de telle sorte que la face interne devient extérieure, et forme huit côtes renflées comme celles d'une tomate; la trompe occupe un des sommets , et les quatre tentacules sont rapprochés et semblent partir du sommet opposé; dans cet étatlaSthényo, comme on le comprend aisément, ne peut plus nager dans le liquide, et rampe seulement au moyen de sa trompe. (Duj.)

*STIBAKA [aBÛSoi , marcher). iNs. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tribu des Lamiaires, établi par Hope (Trnnsact. Linn. Soc. Lond., 1838, p. 598) qui lui donne pour type les S. telraspilola et irilineata Hope, New. , espèces originaires des Indes orientales (Assam). (C).

STIBICOIVISE ((TTt'gi, antimoine; et xo'vi;, poussière), min. — Nom donné parBeudant à l'Antimoine oxydé pulvérulent que l'on trouve souvent à la surface de l'Antimoine sulfuré. Voy. antimoine. (Del.)

STIBINE (du grec aTi'Si). min. — Nom donné par Beudant à l'Antimoine sulfuré. Voy. SULFURES. (Del.)

*STICri.«US (a-T!x=c'u, marcher en ordre). poiss. — Genre de Poissons osseux, du groupe des Blennioïdes (J. Reinhardt, m Wiegm.

^rch., 1,1837). (G. B.)

*STICH ASTER (crtr^co;, rangée, file; àurop, étoile). ÉCHiN. — Genre d'Astéries (MûlIeretTroschelirj Benc/it der Berl. M\, 18iO), (G. B.J

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* SnCnODACTlLA {«t'xoc, rang , ordre; (îo('xTu)o;, doigt). POLYP. — Genre de Polypes,delaramilledesActiniaires{Brandt, Act. Acad. Pét., 1835). (G. B.)

*STICnOPIIORA («JT'xo;, rang, ordre; yopôç, porteur), polyp. — Genre de Polypes, de la famille des Acliniaires (Brandt, Act. Acad. Pét., 1833). (G. B.)

*STICnOPUS (<7Te'xoç, rangée, file; »roûç , pied). ÉCHiN. — Genre de la famille des Hololliurides, dans lequel les suçoirs sont sur trois rangs (Brandt, Act.Ac. Pét., 183o ; Bîainv., Man. Act., p. 651). {G. B.)

SïlCIlOSTÈGUES cTT.'xoç, rang, ordre; aztyn, toit , demeure), foram. — Nom choisi par M. Aie. d'Orbigny pour désigner le second ordre de ses Foraminifères. {Voy. ce mot, t. V, p. 666). , (G. B.)

STICTE. Slicta ( arcxTÔç, ponctué), eot. CR. — Lichens.) C'est le genre le plus élevé de la tribu des Parméliacées. Créé par Acharius et amendé par Delise, qui en a donné une monogrnphie, et par Fries, il est caractérisé comme il suit : Thalle horizontal, foliacé , rayonnant d'un centre commun , et formant d'amples rosettes faciles à détacher du support. Ce thalle est coriace ou cartilagineux, velouté, rarement tomenteux, plus rarement encore entièrement glabre en dessous, où l'on remarque le plus communément des points enfoncés , décolorés ou jaunes, qu'on nomme cyphelles, et qui forment un des caractères essentiels. Apothécies scutelliformes marginées par le thalle, auquel elles sont adnées, soit par presque toute leur surface inférieure, soit, mais bien plus rarement , par une portion de leur bord , qui est libre et comme décortiqué. Disque d'abord clos, naissant sous forme de nucléus globuleux sur la couche gonimique, puis dilaté, nu , et reposant sur la couche médul- Uire du thalle. Thèques assez amples , en massue , accompagnées de nombreuses paraphyses et dans lesquelles sont renfermées des sporidies en navettes, divisées en quatre loges par trois cloisons transversales. Ce beau genre, qui compte un grand nombre d'espèces presque toutes exotiques , croît principalement sur les troncs des arbres et les rochers. L'Europe n'en possède que huit espèces , dont la plus belle , le S. aurala, originaire des contrées équatoriales , mais qu'on retrouve sur no? çôte§ occidçn-

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taies, n'y a jamais été rencontrée en fruits. (CM.)

* STICTÉS. BOT. CR. — Section de la division des Thécasporés. Voy. mycologie.

STICTIS. BOT. CR. — Genre de Champignons de la famille des Hyménomycètes, formé par Persoon pour de très petits fongilles épiphytes, dont la substance est céracée-membraneuse, ou plus rarement gélatineuse. Leur réceptacle est en cupule, immergé, à limbe souvent oblitéré; leur hyménium est lisse, immergé dans la réceptacle; leurs thèques renferment dea spores globuleuses. M. Léveillé rapporte ce genre à sa division des Thécasporés-Ectothèques, tribu des Cyathidés, section des Stictés. (M.)

STIFTIA. BOT. PH. — Ce genre , de la r.imille des Composées , tribu des Mutisiacées , se trouve dans Endlicher {Gênera, n" 2916) sous le nom d'Augusta, qui lui a été donné par Leandro de Sacramento. Mais le nom de Sliftia ayant pour lui l'antériorité, il nous semble indispensable de l'adopter de préférence. Les Sliftia sont des arbrisseaux du Brésil, à feuilles alternes; à capitules multiflores , dont l'involucre est turbiné, formé d'écaillés coriaces, étroitement imbriquées; leurs fleurs régulières , à style glabre, donnent des akènes lancéolés, prolongés en bec court, et surmontés d'une aigrette à longues paillettes étroites, plurisériées. Le Sliftia chrysanlha Mikan {Plazia brasiliensis Spreng.) est une magnifique plante des environs de Rio-Janeiro et de Bahia, à capitules dorés larges de 6-8 centimètres. (D. G.)

*STIGM^US ((rT'y,u.a, stigma). arachn.— Genre de l'ordre des Acarides , famille des Rhyncolophides , établi par M. Koch (Arachnidensystems , t. III), et non adopté pai M. P. Gervais qui rapporte ce genre à celui des Rhyncolophus. Voy. ce mot. (H. L.)

STIGMAIVTHE. Sligmanthus {c-chf^a, tache; av9o;, fleur), bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-CoCféacées , tribu des Guettardées,forméparLoureiro(F/.Cor7iùi., t. I , p. 181) pour un arbuste grimpant de la Cochinchine. L'espèce unique de ce genre est le S. cymosus Lour. (D. G.)

*STIGai APIIYLLE. Sligmophyllon (<TTt> f;i«, stigmate; yv'/Àov, feuille). BOT. PH.— Genre de !a famille des Malpighiacées , créé pa»

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M. Ad. de Jussieii (F/. Breail. nierid., U\ , p. 48) pour des arbustes américains, grimpanls. Le genre Sligmaphyile a pour base des plantes détachées des Banisteria de Linné et des auteurs. Le nombre de ses espèces s'élève à 48 dans la monographie des M.ilpighiacées de M. A. de Jussieu. Aucune d'elles n'est citée, à notre connaissance, comme utile ou cultivée. (D. G.)

STIGMARIA. BOT. Foss. — Genre déplantes fossiles, établi en 1821 dans le mémoire que j'ai publié sur la classification des Végétaux fossiles, et désigné, vers cette époque, par M. de Sternberg, sous le nom de Variolaria, nom déjà appliqué à d'autres plantes, et qui, par cette raison, n'a pas été adopté. Les Sligmaria sont au nombre des végétaux fossiles les plus abondants dans les terrains houiliers, mais ils sont surtout très remarquables par l'uniformité de leurs caractères qui est telle que presque tous les échantillons paraissent se rapporter à une seule espèce, le Sligmaria ficnides, et, par leur situation relativement aux couches de houille, ces tiges se trouvant presque toujours, peut-être même toujours, au mur de ces couches, c'est-à-dire au-dessous d'elles dans les grès qui leur servent de base ; tandis que la plupart des autres fossiles se rencontrent dans le toit, c'est à-dire immédiatement au-dessus des couches de houille.

Les Sligmaria sont des liges cylindriques, quelquefois déprimées, qui semblent avoir été molles vers leur surface, et sont, par cette raison, plus ou moins irrégulièrement déformées. El les paraissent ordinairement simples; mais, lorsqu'on peut les suivre dans une étendue suffisante, on voit qu'elles se bifurquent une ou deux fois, et qu'elles paraissent rayonner d'un corps central plus saillant dont elles naîtraient en s'étendant horizontalement. Leur surface présente des cicatrices nombreuses disposées en quinconces réguliers; elles sont circulaires, dépri niées, avec un point central saillant, d'origine vasculaire.

L'espace entre les cicatrices est uni ou irrégulièrement plissé, dans le Sligmaria ficoides et dans quelques espèces ou variétés voisines. Il est marqué de sillons réticulés , dans le Sligmaria reliculala que M. de Sternberg avait rapporté, parcette raison, au genre Lepidodendron, mais que la forme par

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faitement circulaire de ses cicatrices rangi parmi les Sligmaria

On voit souvent partir de ces cicatrices les organes allongés, foliiformes, qui les produisent après leur chute, [.es échantillons qu lesmontrenten place ne sont pas rares. Artis, qui désignait ce genre sous le nom de Ficoidites,\es ad^ynésdans son Antedil.Phytology, pi. 3 et 10, et, le premier, il a signalé ces organes conmie se bifurquant à quelque dista net de leur insertion. J'ai observé le même fait dans quelques échantillons. Ces organes, qu'on a considérés généralement comfhe des feuilles, paraissent avoir été cylindroïdes, mous et charnus ou spongieux, traversés pat un seul faisceau vasculaire central. Ces tiges présentent, plus souvent qu'aucune autre, leur structure interne conservée au moins dans ses tissus vasculaires par la silicificalion; on voit alors qu'elles offrent, soit vers le centre, soit très souvent dans une posilioli excentrique, un axe ligneux qui est presqu toujours conservé imparfaitement à l'étal charbonné dans les échantillons ordinaires. Cet axe est formé d'une partie centrale cellulaire, anafogue à de la moelle, et d'un cylindre ligneux assez épais, divisé par des rayons médullaires en faisceaux distincts, formés de séries rayonnantes de fibres ligneuses, rayées transversalement, comme celles des Fougères et de certaines Cycadées.

Des faisceaux vasculaires partent de l'étui médullaire, marchent vers l'extérieur en traversant les principaux rayons médullaires, et vont se porter dans les organes appcndiculaires.

Ces végétaux fossiles étant ainsi constitu('s,deux opinions différentes ontétéémises à leur égard. Suivant M. Lindiey, ce seraient des végétaux tout spéciaux dont les liges, rampantes sur le sol ou au fond de l'eau, sortiraient d'une sorte de tige centrale en forme de dôme; les appendices seraient de vraies feuilles flottantes dans l'eau. Suivant une opinion que j'ai émise dans mon Mémoire sur le Sigillaria elegans, les Sligmaria seraient des racines développées dans Teau ou le sable partant de la base coui ]iie des tiges des Sigillaria, et les appendices seraient des radicelles et non des feuilles. Celte opinion paraîtrait confirmée par les observations faites depuis en Angleterre, où l'on a vu des 5Hg^ma) /a continuer inférieure-

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ruent <ies tiges de Si^ill.'iire. Dans tous les cas, la structure interne iinnoiice uiie^r.iriile ii.i.ilogie entre ces deux genres, et doit les faire placer dans une même famille ne com- [)ieiiant fine des véfii-taux actuellement déiruils, celle des Sigillariées. (Ad. B.)

STIGIIATE. BOT. — On nomme ainsi l'exlréniiié supérieure du pistil , celle qui a pour fuiiction de retenir les grains de pollen , et de déterminer en eux la formation et la sortie du boyau pollinique auquel elle doit livrer passage. On conçoit dès lors toute l'importance de cet organe dans l'accomplissement du grand phénomène de la fécondation ; aussi ne manque-t-il jamais dans les plantes phanérogames. Afin que le stigmate puisse arrêter les grains de pollen, sa surface est comme veloutée ou hérissée de papilles plus ou moins développées. De plus, on le voit sécréter, au moment de l'anthèse, une matière visqueuse ou de l'humidité qui a non seulement pour eflet de retenir plus silremenl le pollen , mais encore et surtout de déterminer en lui ce gonflement graduel qui amène la sortie du boyau pollinique. Pour que la poussière fécondante arrive plus sûrement en contact avec le stigmate, les fleurs présentent quelquefois des dispositions extrêmement curieuses. L'un des exemples les plus remarquables à cet é^ard est celui qu'on observe chez les Goodéniacées en gé néral et pariiculièrement dans les LeschetiauUta. Dans ces dernières plantes le style se termine par une véritable boîte dans la profondeur de laquelle est placé le vrai stigmate et qui, béante au-dessous des étamiiies au moment de l'anthèse, reçoit tout leur pollen, qu'elle conserve ensuite exactement en se fermant. — • Distinguer le stigmate d'avec le style est chose facile dans la plupart des fleurs. 11 est cependant des cas dans lesquels le problème devient difficile à résoudre. Pour lever cette difficulté, M.Schleiden dit qu'on doit considérercomme stigmate toute production supérieure à l'ovaire qui n'est pas percée intérieurement d'un canal. Or, en acceptant ce crilerium comme aussi universel et aussi infaillible que le veut le savant allemand , on arrive a des conséquences qui semblent peu admissibles. Ainsi, par exemple, il faudrait iel'uMT le nom île style et regarder seulement comme un stigmate le long prolouge-

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ment qui surmonte l'ovaire des Nyctaginées et dont l'extrémité papilleuse est si évidemment stigmatique. On arriverait à un résultat analogue chez les Protéacées et dans d'autres plantes. Au reste, ce n'est pas ici le lieu pour discuter cette question.

Dans presque tous les pistils, le stigmate correspond aux loges et, par suite, alterne avec les cloisons. On le conçoit aisément d'après le mode de formation des carpelles {voy. Ovaire). Cependant les Crucifères nous présentent le fait remarquable de deux stigmates correspondant aux cloisons, fait inexplicable d'après les idées ordinaires au sujet de la formation des carpelles. Diverses hypothèses entêté émises pour rendre compte de cette organisation. Mais leur examen nous entraînerait trop loin.

La forme du stigmate varie beaucoup d'une plante à l'autre. Ainsi on le voit tantôt ponctiforme ou indiqué seulement comme un point; tantôt plus volumineux ou même capité, c'est-à-dire renflé en tête, globuleux , lobé, etc. Mais ces détails purement glossologiques sont plutôt du ressort des traités élémentaires de botanique que d'un ouvrage de la nature de celui-ci. (P.D.)

STIGMATES. itis.— Voy. Insectes, tome VII, p. 77.

*STIGMATIUM ((7T7,=^.a, marque), ins.

— Genre de Coléoptères pentamères , famille des Clairones, créé par Gray {The animal Kiiigdoni Ins. , t. I , p. 376 ) , et qui ne se compose que d'une espèce: le S. cicindeloides de l'auteur. Elle est originaire des Indes orientales. (C.)

*STIGMATOCOQUE. Sligmatococca. bot.

PH. — Genre créé par Willdenow (in Schult. Mantis., III) pour un arbuste du Brésil , à feuilles alternes, oblongues, crénulées ; à fleurs paniculées, distinguées par un calice quadrifide , persistant; par une eorolle roiacée , à i lobes ovales ; par un pistil à style subulé et stigmate simple, qui devient une baie globuleuse monosperme.

L'espèce type du genre est le .5. solanacea Willd. Ce genre peu connu est placé par M. Endlicher {Gênera, p. 669) à la suite des Solanées. (D. G.)

*STIGMATOTIIÈQUE. Sligmalolheca.

BOT. PH. — Genre de la famille des Composées , tribu des Sénécionidées , formé pat M. G.-H. Schultz (bipont.) , dans la PhylO"

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yraphia canariensis de MM. Webb et Berthelot ( vol. III , 2' sect., p. 253 ) pour des sous-arbrisseaux de Madère précédemment rangés parmi les Chrysanthèmes. Ces végétaux ont les feuilles pinnatifides ou pinnatipartites; leurs capitules sont grands, très nombreux, à disque jaune et rayon blanc, femelle, unisérié; les fleurs du disque sont extrêmement nombreuses, à 5 dents, les intérieures restant stériles; l'involucre est hémisphérique, formé d'écaiiles imbriquées, élargies en appendice scarieux. Les akènes sont tous marqués de points et de stries rouge-brun , mais ceux du rayon sont turbines, ailés ou carénés, tandis que les extérieurs du disque , qui sont seuls fertiles , sont turbines-cylindriques, à côtes. On cultive communément aujourd'hui , comme plantes d'agrément, les deux espèces de ce genre, savoir: IcStigmatothèquepinnatifide, Sliginalolheca pinnatifida C.-H. Schullz {Chrysanthemum pinnalifidum Lin. ), et le SriGMATOTuÈQiiE DÉCHIRÉ, Stigmolotheca lacera C.-ti. Schullz (Chrysanthemum BroussonetiiVers.). Ce sont des plantes d'orangerie , qu'on peut mettre en pleine terre pendant l'été et qui se couvrent, pendant une grande partie de l'année, de nombreux capitules d'un très joli effet. On les multiplie par boutures et par semis. (D. G.)

* STIGMATOTKACIIELUS { arcyn^a , marque; rpa^viÀo; , cou), ins. — Genre de Coléoptères létramères , famille des Curculionides gonatocères et division des Brachidérides, établi par Schœnherr {Gênera et sp. Curculio., syn., t. VI, 1, p. 123). Ce genre renferme une vingtaine d'espèces , qui , toutes, sont originaires de Madagascar; nous ne citerons que les suivantes : .S. cinclus , lynceus et ornalus. (C.)

STIGME. INS. — Voy. stigmus.

*ST1GMEA. BOT. CR. —Genre de Champignons, de la famille des Hyménomycètes, formé par M. Fries, pour des végétaux épiphytes rapportés par M. Léveillé à sa division des Thécasporés-Endothèques, tribu des Sphériacés. (M.)

*STIGiVIELLA (stjffma, tache), ins. — Schranck {Fauna boic, II, 2, 1802) désigne sous ce nom un genre de.Lépidoptères Nocturnes de la tribu des Tinéides. (E. D.)

*STIGMELLA. BOT. en, — Genre de Champignons, de la famille des Pyrénomy-

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cèles, formé par M. Léveillé, et rapporté par lui, dans sa classification mycologique, à la division des Clinosporés-Endoclines, section des Sphéronémés. (M).

STIGMITE. GÉOL. — M. Al. Brongniart a donné ce nom à des variétés de Roches porphyroïdes, qui rentrent dans les espèces Rélinile et Obsidienne (Voy. ces mots) de M. Cordier. Voy roches, p. 169. (C.d'O.)

*STIGMODÈRE. Stigmodera (<jTc>.a, piqûre; Suod, cou), ins. — Genre de Coléoptères penlamères, tribu des Buprestides, établi par EschschoUz [Zoological atlas) H adopté par Solier (Ann. de la Soc. entom. de France, t. H , p. 293). Ces auteurs y ont adjoint les TemognathaSo\. ou Polychroma, formant leur 2^ division , et aussi les Castiarina , qui rentrent dans leur 3° division. Plus de 50 espèces, toutes originaires de la Nouvelle-Hollande, rentrent dans ce genre; nous citerons seulement les suivantes : S. grandis , maciilaria , variabilis ', limbala , undulata, crenata Don. et imperalor Gory (Voy. l'atlas de ce Dictionnaire: Insectes Co' léoptères, pi. 4, fig. 3). (C.)

*STIGMUS. INS, — Genre de la famille des Crabronides, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Jurine sur des espèces dont les antennes sont fusiformes et non coudées, les mandibules arquées et tridentées ; les jambes postérieures épineuses , l'abdomen pourvu d'un long pédicule, etc. Les Stigmus sont de petite taille. Le type est le S. pendulus, Jur., Panz, etc, (Bl.)

STIGOIVÈME. Sligonema (<j-:iyi>v, flétri; »Va> filament), bot. cr. — (Phycées.) Ce genre, fondé par Agardh parmi les Algues, a été considéré par plusieurs auteurs comme appartenant aux Lichens. M, Ktltzing, qui partageait d'abord cette opinion, ayant enfin reconnu sa véritable organisation, l'admet { Bo(, Zeitung , 1847) au nombre des Algues, près des Sirosiphon, en lui assignant ces caractères: filaments cartilagineux, solides, rameux , renfermant des articles formés de cellules disposées en rangées transversales. Les Stigonèmes forment des touffes ou plaques de filaments bruns entrelacés sur les rochers humides ou fréquemment arrosés. Une des espèces les plus communes est le Si. atrovirens Ag., Cornicularia pubescens Ach. (Bréb.)

STILAGE, Stilago. bot, ph. — Ce genre

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linnéfin est admis comme distinct par certains botanistes, qui nomment alors Slilaginées la petite famille dont il est le type; tandis que d'autres, et notamment M. Eiidli- Chcr, en font une siinple section du genre Antidi'Sma {voy. ce mot). La famille ellemême reçoit, dans ce cas, le nom d'Antidesmi^es. (D. G.)

*STILAGIIVÉES. Stilagineœ. bot. th.— Linné distinguait les deux genres Antidesma et Stilago, réunis maintenant sous le premier nom. On a donc dû abandonner le nom de Slilaginces, proposé par quelques auteurs, pour celui d'Aiilidesmées (voy. ce mot), qui sert à désigner le petit groupe auquel appartiennent ces plantes. (Ad. J.)

STILBE. Stilbe (an'iÇ,,, éclat), bot. pu. — Genre de la petite famille des Siilbinées, à laquelle il donne son nom, formé par Bergius [FI. Cap., p. 30, t. 4 , fig. 6) pour des arbrisseaux du cap de Bonne -Espérance.

On connaît 3 ou 4 espèces de ce genre. Parmi elles nous citerons le S. pinastra Lin., petit arbuste de 3 décimètres de haut à feuilles verlicillées par six, linéaires, incurvées au sommet. (D. G.)

*STILBÉS. BOT. CR. — Section de la division des Clinosporés. Voy. mycologie.

*STILBIA {arl}.S-n, splendeur), ins. — M. Stephens ( Cat. , 1829 ) a créé sous ce nom un genre de Lépidoptères Nocturnes , que Duponchel place dans sa tribu des Caradrines , tandis que M. Boisduval le met dans celle des Noctuo-phalériides , et M. Grasiin {Ann. Soc. enl. de France , V" série, t. XI, 1842), dans la tribu des Orthosides. Ce genre ne comprend qu'une seule espèce, le S. stagnicola Tr., qui se trouve en France dans les mois d'août et de septembre. (E. D.)

*STILBIIVÉES. Slilbineœ. bot. pu. — Petite famille de plantes dicotylédonées , monopétales, hypogynes, ainsi caractérisée: Calice coriace , tubuleui, à cinq divisions dont la prcfloraison est indupliquée , les lieux inférieures plus profondément séparées. Corolle iiifundibuliforme , munie à sa gorge d'un cercle de poils , dont le limbe se divise en quatre parties, communément en cinq disposées obscurément en deux lèvres , indupliquées dans le bouton, ouvertes dans !a fleur. Autant d'étamines alternes et insérés au sommet du tube , la cinquième ou X. xiu.

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extérieure stérile ou manquant même complètement; filets libres, saillants; anthères introrses , à deux loges souvent séparées à la base, et s'ouvrant suivant leur longueur. Ovaire libre, surmonté d'un style filiforme droit que termine un stigmate échancré , à deux loges renfermant chacune un ovule anatrope dressé. Fruit entouré par le calice persistant, capsulairc, et s'ouvrant au sommet en quatre segments, ou utriculaire et rnonosperme par avortement. Graine à tégument celiuleux et lâche, à périsperme charnu et abondant dans l'axe duquel est un embryon de moitié plus court, à cotylédons à peine distincts, à radicule infère. Les espèces sont de petits arbrisseaux du cap de Bonne- Espérance, du port des Bruyères, à suc un peu résineux. Leurs feuilles, nombreuses et serrées, sont verticillées, aciculaires, articulées, dépourvues de stipules; leurs fleurs en épis serrés au sommet des rameaux.

Campiloslachys , Kth. — Slilbe , Berg. {Nepa, Pet. — Lutrea, Schmidt non W.), (Ad. J.)

STILBITE (de<TTi).g«, briller), min. — Les substances minérales, que l'on a confondues sous le nom deStilbiies, ont, comme les Micas et les Feldspaths, des caractères communs qui les rapprochent et en forment un groupe assez naturel; elles ont toutes, en elTet, un clivage fort net, joint à un éclat nacré des plus vifs; elles olVrent peu de din"érence sous le rapport de la dureté et de la densité; elles sont composées des mêmes éléments, et présentent les mêmes circonstances de gisements. Cependant on peut y reconnaître plusieurs espèi-es, dont la distinction repose sur des dillerences de forme ou de composition rigoureusement appréciables ; espèces dont le nombre est de trois, selon la plupart des minéralogistes, et s'élèverait même jusqu'à cinq , dans l'opinion de M. Beudant. Nous n'admettrons comme telles, pour le moment, que celles sur l'existence desquelles tout le monde est d'accord , savoir : la Siilbite proprement dite ou Stilbite Desmine, l'Épistilbite et la StilbiteHeulandite.

l. Stilbite proprement dite, ou Desminb, Breith. Syn. Zéolithe radiée. Subsi;ince blanche, vitreuse, à éclat nacré sur les

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faces du clivage le plus facile, vilrein sur toutes les autres faces. C'est un Silicate alumineux , à base de chaux et hydraté , composé de 12 at. de Silice (celle-ci étant Si 0), d'un at. d'Alumine, d'un at. de Chaux, et de 6 at. d'Eau; par conséquent un Orlhose à base de chaux, avec eau de cristallisation. En poids, elle est formée de Silice 58 ; Alumine 16; Chaux 9, et Eau 17. Elle fait partie de la tribu des Silicates rhombiques: Se^^•rislaux dérivent d'un prisme droit rectangulaire, que l'on observe quelquefois parmi les formes naturelles, ou, ce qui revient au même, d'un prisme rhomboidal droit de 94° 15'. Le clivage nacré répond à l'une des faces latérales du premier prisme, ou au plan qui passe par les petites diagonales du second. La base ou la face terminale des cristaux est souvent arrondie; les pans sont striés longiludinalement. La Stilbiteest fragile, sa dureté est comparable à celle de la Fluorine; sa densité est de 2,15. Chautrée dans le tube fermé, elle donne de l'eau. Elle est soluble dans l'acide azotique, sans fiiiie de gelée, à moins qu'on ne fasse chaulTin- l'acide à plusieurs reprises. Mise sur un charbon ardent, elle blanchit et B'exfolie. Au chalumeau , elle se boursoufle et fond en un globule opaque.

Cette espèce offre différentes variétés de couleurs, de formes et de structure. Les variétés de couleur sont peu nombreuses. C'est en général la couleur blanche qui domine ; mais elles présentent aussi différentes nuances de jaunâtre, de brun et de rouge. Les cristaux sont demi-transparents , ou translucides. Les seules variétés de formes cristallines que l'on connaisse, proviennent de modifications simples sur les arêtes des bases du prisme rhomboidal , combinées soit avec les faces de ce prisme, soit avec celles du prisme rectangulaire, qui sont ordinairement les faces dominantes. Parmi les variétés de formes accidentelles , et de structure, on dislingue: \d Slilbile arrondie, et) cristaux déformés, ordinairement de teinte jaunâtre; \a Stilbile flabelliforme, en cristaux aplatis, laminaires, réunis en divergeant par un de leurs côtés , comme les teuillets d'un éventail; la Stilbite radiée, en cristaux aciculaires, partant tous d'un centre commun; \à Slilbile lamelliforme ; la Slilàite mamelonnée ou globuliforme , et la A'tilbite

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compacte, à laquelle appartient la Cioc.iiia d'Estner. C'est à la variété globuliforme que se rapportent très probablement les substances auxquelles M. Beudant a donné les noms de 'S'phœrostibilite, et de HyposUlbite: la première est en petits globules d'un éclat nacré, très brillants dans la cassure, et striés du centre à la circonférence; la seconde est en globules d'un aspect mat, servant ordinairement de support à d'autres variétés de Stilbite.

La Stilbite appartient à trois ordres différents de terrains de cristallisation, savoir, aux terrains primordiaux , aux terrains pyrogènes anciens, trappéens et basaltiques , et enfin aux terrains volcaniques proprement dits. Elle y accompagne plusieurs autres substances du groupe des zéolithes. Dans les terrains primordiaux, elle se montre au milieu des fentes et des cavités qui les interrompent, en veines ou en cristaux implantés; quelquefois au milieu des filons métallifères, qui les traversent (Arendal, en Norwége). Dans les terrains pyrogènes, elle abonde au milieu des roches amygdalaires , telles que les Spilites et les Wackes (Islande; îles Feroër, îles Hébrides, etc.). On la rencontre, dans les terrains volcaniques, au Vésuve, à l'Etna ; dans les laves de Ténériffe et dans celles d'Auvergne.

II. Épistilbite, g. Rose. M. G. Rose a séparé le premier delà Stilbite une matière blanche, qu'on confondait avec elle, à raison de la grande ressemblance d'aspect de ces substances. Elle ne différerait de la Stilbite, sous le rapport de la composition, que par une moindre proportion d'eau ( 5 atomes au lieu de 6), ce qui résulterait d'une analyse qu'en a faite Hisinger ; quant à sa forme, le système cristallin est le même, mais la forme fondamentale est différente , suivant G. Rose. Cette forme est celle d'un prisme rhomboidal droit, de 135°10. Ce prisme est ordinairement terminé par un pointement à quatre faces posées sur les angles. Les cristaux sont implantés en petites houppes sur la Stilbite commune ou sur la Heulandite, en Lsland et aux îles Feroër ; ils sont incolores et demi transparents , font gelée dans les acides , et ont pour densité 2,25. M. Brewster a confirmé, par l'examen des propriétés optiques de l'épistilbite, sa séparation d'avec les deux

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autres espèces , que Rose avait établie sur la différence des formes cristallines.

III. Stilbite heulandite. Syn. Stilbite reuilletée. Substance blanche, ou d'un rouge mordoré, en cristaux dérivant d'un prisme oblique rectangulaire ; ayant, comme la Stilbite, un clivage latéral, très net, avec un éclat nacré beaucoup plus vif encore , et qui persiste, quelle que soit la couleur des cristaux. C'est toujours une combinaison de Silice, d'Alumine, de Chaux et d'Eau:

mais les proportions ne sont plus les mêmes. Elle se présente ordinairement sous la forme de prismes obliques à base rectangulaire , modifiés par de petites facettes sur les an-» gles, et sur l'arête horizontale supérieure; Gt où dominent les deux pans parallèlement auxquels a lieu le clivage nacré. L'inclinaison de la base sur le pan antérieur est de 129°40'. Quant aux caractères de dureté, de densité et aux caractères pyrognostiques, ils sont les mêmes que ceux de la Stilbite commune, avec laquelle la Heulandite a été longtemps confondue. Son gisement et ses localités sont aussi les mêmes que ceux de la première espèce. (Del.)

STILIiOSPORA. BOT. CR. — Genre de Champignons, de la famille des Gymnomycètes , formé par Persoon pour de petits fongilles qui viennent sur les plantes mortes, et dont les spores oblongues ou presque globuleuses sont remplies de granules ou Sporidioles conglulinées entre elles de diverses manières. M. Léveillé rapporte ce genre à ses Clinosporés-Ectoclines , tribu des Sarcopsidés, section des Mélanconiés. (M.)

STILBUM. INS. — Genre de la tribu des Chrysidiens, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Spinola {Insecta ligurica) tt adopté par tous les entomologistes. Les Stilbum se distinguent des autres Chrysisl.ens par leurs palpes maxillaires et labiaux de même longueur, par leur languette profondément échancrée, leurs mandibules unidentées, leur métathorax prolongé en épine , leur abdomen très convexe, etc. Les espèces de ce genre sont les plus grandes de la tribu à laquelle elles appartiennent. Elles habitent seulement les régions chaudes du globe. Ou en rencontre dans le midi de l'Europe, en Asie, en Afrique et même en Amérique. Nous citerons le S. calens {Chry-

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sis calens, Fabr.) de l'Europe méridionalcj le S. splendidum {Chrysis splendida, Fabr.), trrs commune aux Indes orientales, aui îles Mascareignes, etc. (Iîl)

STILBUM. BOT. CR. — Genre de Champignons de la famille des Gastéromycètes, formé par Tode pour des fongilles épiphytes qui présentent un petit péridium gélatineux à l'extrémité d'un stipe solide, et dont les spores finissent par être à nu. Selon U classification de M. Léveillé, ce genre rentra dans les Clinosporés-Ectoclines, tribu des Sarcopsidés , section des Stilbés. (M.)

*STILICUS. INS. — Genre de Coléupières pentamères, tribu des Pœdiriniens, proposé par Leach , adopté par Latreille , Dejean et par Erichson. Ce genre renferme 13 espèces: 8 sont propres à l'Europe, 4 à l'Amérique, et une seule est originaire d'Afrique ( Barbarie). Nous citerons les St. orbiculahis Pk., fragilis Gr. et ruficornis Lucas. (C.)

*ST(LIFER. MOLL.— Genre de Gastéropodes pectinibranches, établi par M. Broderip, en 1832, pour quelques espèces marines , et qui sont , en apparence , voisines des Mélanies, mais doivent appartenir à une famille distincte. La coquille est hyaline turbinée avec le sommet de la spire aminci en stylet; l'ouverture est presque ovale, acuminée en haut, avec la lèvre tranchante, sinueuse. Le manteau est épais, charnu, cyathiforme , et couvre les derniers tours de la coquille. La trompe est très longue , rétractile. Les tentacules sont ronds, épais, subacuminés, situés à la base de la trompe. Les yeux sont très petits, sessiles à la base des tentacules. Il n'y a qu'une seule branchie ; le pied est rudimentaire. Le manteau, qui est libre à son bord postérieur, recouvre les parties molles et les derniers tours stiliformes de ta spire. L'auteur a décrit deux espèces : l'une , St. astericola , trouvée par M. Cuming aux îles Gallapagos : elle est longue de 8 millimètres, large de 6 millimètres, et vit parasite sur VAsterias solaris Gray dans la peau de laquelle elle pénètre; l'autre, St. subulatus , longue de 13 millimètres et large de 6 millimètres, vit dans la mer des Antilles. M. Broderip croit devoir rapporter au même genre, sous le nom de St. Turtoni, le Phasianella stylifera de Turton, qui , dépourvu d'opercule , ne peut être une Phasianelle. (Du.}

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•STILlGEr». HOLL. — Voy. STYLIGER.

STILIQUE. INS. — Voy. stilicls.

STILLlIMGtE. Slillingia. bot. ph. — Genre de la famille des Enphorbiacées , fermé par Garden (m Lin. Manlis , t. I, n" 1279) pour des arbres et arbrisseaux à sue laiteux, de l'Asie et de l'Amérique tropicale, ainsi que des îles Mascareignes ; à feuilles alternes, munies de deux glandes à l'exlrémiléde leur pétiole; à flears monoïques : les mâles groupées en épis souvent terminaux et formées d'un calice en cupule, avec deux étarnines exirorses; les femelles solitaires , soit au bas des épis mâles , soit isolément, donnant une capsule globuleuse, à trois coques monospermes. La Stillingie sÉBiFÈRE, Slillingia sebifera, est une espèce curieuse par la couche épaisse de matière semblable à du suif qui enveloppe ses graines. M. A. de Jussieu {Diction, class., art. SriLLiNGiiî ) parle d'un pied de celte espèce formant un grand arbre , à Perpignan , où il avait été remarqué et reconnu par M. J. Gay. (D. G.)

STILLIIVGIÉES. bot. ph.— Tribu de la famille des Euphorbiacées. Voy. ce mot.

*STILODES. INS. - Genre de Coléoptères subpenlamères , tribu des Chrysomélines , proposé par nous et adopté parDejean, qui énumère 5 espèces de Cayenne, savoir : S. humeralis Gory, Doryphoides , Pardalina Dej. , onca et \i-maculata Lac. (C.)

*STILPI\'OGYI^E ((jTiAîtvo'ç, luisant; yvv/)', femme ou femelle), bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, formé par De Candolle (Prodr., t. VI, p. 293) pour une herbe annuelle du cap de Bonne-Espérance, qui a le port de notre Pâquerette annuelle. L'espèce type est le S. bellioides DC. (D. G.)

*STILP\OPAPPUS {cuUvéi, luisant; iraiTTcoç, barbe, aigrette), bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Vernoniacées , formé par M. Martius {ex DC, Prodr. , t. V, p. 75) pour des herbes annuelles du Brésil. On a décrit jusqu'à ce jour 6 ou 7 espèces de ce genre , parmi lesquelles nous citerons pour exemple le S. pratensis Mart. (D. G.)

♦STILPiXOPHlTE. Stilpnophyton (art)..

«vo; , luisant; (pv-ziv , plante), bot. pu. — Genre de la famille des Composées , tribu des Sénécionidées , formé par Lessing pour

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des arbrisseaux du cap de Bonne-Espérance. Ce genre a été établi sur trois espèces de Tanaccliim de Thunberg. Noug citerons pour exemple le S. longifolium Less. {Tanaceliim longifoliumTlmub.). (D.G.)

*STILPIVIJS. INS. —Genre de la famille des khneumonides, de l'ordre des Hyménoplères, établi par Gravenhorst ( /t/i«eumonia) sur de très petites espèces, dont l'abdomen est large et déprimé, les antennes courtes , épaissies à l'extrémité , ei composées d'articles presque carrés. (Bl.)

STIPACÉES. bot. pu.— Tribu de la famille des Gramùiees. Voy. ce mot.

*STIPAGUOSTIS. BOT. PH.— Genre de la famille des Graminées, tribu des Slipacées formé par M. Nées d'Esenbeck pour une?

plante du cap de Bonne-Espérance. L'espèce type est le S. capensis Nées. M. Nées d'Esen beck rapporte avec doute, à ce genre, VArislida oblusa Delile, d'Egypte, qui devient le S. ? oblusa Nées. (D. G.)

STIPE. Stii)a. BOT. ph.— Grand genre de la famille des Graminées, tribu des Stipacées, formé par Linné pour des Gramens vivaces qui croissent dans les contrées tempérées de toute la terre et plus rarement entre lesTropiques. Les feuilles de ces végétaux sont planes ou enroulées ; leurs épillets sont paniculés, uniflores, à deux glumes presque égales, membraneuses, canaliculées, plus longues que la fleur; celle-ci présente deux paillettes coriaces, enroulées, dont l'inférieure porte au sommet une arête simple, tordue, articulée par sa base; trois glumellules charnues; trois étarnines dont les anthères sont fréquemment barbues au sommet; un ovaire slipité, glabre, surmonté de deux styles courts que terminent deux stigmates plumeux. Le caryopse est étroitement enveloppé par les paillettes. Bien qu'il ait subi quelques réductions dans ces derniers temps, le genre Stipe est nombreux. M. Kunth (Enumer., 1, p. 179)^ en décrit soixante espèces, parmi lesquelles l'une des plus remarquables est certainement la SiiPii PENNÉE, Slipa pennata Liu., la plus élégante du genre et peut-être de toute la famille des Graminées. Cette espèce croît sur les rocheri et sur les coteaux arides, en diverses parties de l'Europe et de la Sibérie. On la trouve dans la forêt de Fontainebleau. Elle forme des touffes hautes de 5 ou 6 décimètres; se$

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feuilles sont raides, enroulées; sa panîcule, assez peu fournie, sort fie la gaine de la feuille supérieure dans laquelle elle reste enfermée par le bas. Elle est pariiculicreinent remarquable par ses longues arêtes qui atteignent quelquefois près de 2 décimètres de longueur et qui, dans leurs deux tiers supérieurs, sont élégamment barbelées do poils blancs soyeux. Ces sortes de plumes soyeuses sont si élégantes qu'on a proposé et qu'on a même essayé d'en orner les chapeaux des dames; elles sont très hygrométriques. Une autre espèce du même genre, assez commune en France, est la Stipe tor- Ï1I.E, Slipa torlilis Desf., qui doit son nom à ses longues arêtes pubescenies, tordues dans leur portion inférieure. Elle joue un rôle important dans la végétation des steppes de la Ru.ssie. Le Slipa tenacissima Linn., du midi de l'Europe, avec les chaumes duquel on fabrique une grande partie des tissus de sparterie et qui est même regardé comme préférable au Spart lui-même pour cet objet, appartient aujourd'hui au genre Ma- C)oc/i?oaKunth. (P. D.)

STIPE. BOT. — On donne ce nom , soit au ironc des Palmiers et des Monocotylédons en général, soit, plus vaguement, à tout support d'organe; de là l'épilhète de stipilé appliqué fréquemment à des organes munis d'une sorte de pied. (D. G.)

STIPELLES. BOT. — On nomme ainsi les jieiites stipules qui accompagnent les folioles de certaines feuilles composées. (D. G.)

STIPHILUS (cjT.'a, petite pierre; cpiVo;, ami). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpenlamères, tribu des Cérambycins, établi par Bucquet {Revue zoologique, 1840, p. 172), sur une espèce du Brésil, le S. i-punclalus de l'auteur. Elle fait partie des Trachydécrides de Dupont.. (C.)

SïIPlTE (de stipes, lige des arbres monocotylédons). MIN. — Nom donné par Alex.

Drongniart à une sorte de Houille sèche que il'on trouve dans le terrain de Trias, et les .terrains Jurassiques, avec beaucoup de débris végétaux, parmi lesquels dominent ceux de Conifères et de Cycadées. Voy. houille et LIGNITE. (Del.)

*STIP1TI)RUS. OIS. — Nom latin , dans la méthode de M. Lesson , du genre Queuegazée. (Z. G.)

♦STIPULA. poLYP. — Dénomination gé- ,

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nérî(rue, proposée d'abord par M. Sars poùT des Polypes hydraires du genre Syticoryne. Voy. ce mot. (Duj.)

STIPLLAUIA , Ilaworth. bot. pu. -^ Synonyme de Spergularia Pers.

STIPULES. POT. — On nomme ainsi les productions foliacées qui accompagnent ui\ grand nombre de feuilles, et qui sont situées constamment à leur base. Tantôt les stipules se soudent à la partie inférieure du pétiole dans une portion plus ou moins grande de leur longueur, ou même à peu près entièrement, ainsi qu'on le voit dans les Rosiers , et alors , par une expression fondée sur l'apparence qui en résulte, on les appelle stipules pe'/i'o/flires; tantôt, au contraire, elles semblent indépendantes du pétiole, et paraissent tenir seulement à la tige, disposition qui les fait nommer Stipules caulinaires. On sent aisément que dans le premier cas les stipules doivent suivre le sort de la feuille elle-même, et tomber seulement avec elle ; tandis que dans le second, elles peuvent se détacher avant elle, même de très bonne heure, comme on le voit dans un certain nombre de plantes pourvues de stipules caduques.

Les stipules varient beaucoup de dimensions : dans quelques plantes, elles sont à peine indiquées; ailleurs, elles forment de petits filets peu développés, comme dans le Lathyrus nissolia ; plus souvent elles constituent une sorte de petite feuille supplémentaire, ainsi qu'on le voit dans beaucoup de Légumineuses; enfin, elles atteignent parfois un grand développement, comme dans la Fève, ou même leurs dimensions finissent par surpasser celles de la feuille ellemême, ainsi que nous le voyons dans le Pois cultivé. Le maximum de leur développement relatif nous est présenté par le Lathyrus aphaca , ou Gesse sans feuilles, dans laquelle cette dernière dénomination semble, au premier abord, en opposition avec les faits; mais une observation un peu attentive montre bientôt que les grandes expansions foliacées, placées par paire, qui recouvrent la tige de cette plante, ne sont que des stipules développées outre mesure, et que la feuille elle-même est restée réduite à un petit filet qui indique seulement sa place naturelle.

Si le plus souvent les stipules ont l'as-

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pect et le tissu des feuilles, on les voit aussi parfois prendre une plus grande consistance , et former même des épines; le Robinier faux-Acacia nous en montre un exemple vulgaire. Dans les Cucurbilacées , on est conduit à regarder comme analogues à des stipules la vrille qui accompagne la feuille; seulement, excepté dans des cas extrêmement rares, cette vrille est unique, et ne se montre qu'à un côté de la base de la feuille, ce qui concorde peu avec la disposition ordinaire des stipules.

En effet, ces organes sont toujours ou presque toujours placés symétriquement , chacun d'eux occupant un des côtés de la base de la feuille. Us sont même généralement symétriques et ressemblent plutôt, lorsqu'on examine chacun d'eux en particulier, à une moitié d'organe qu'à un organe tout entier. De là leur forme est souvent en demi-cœur, en demi-flèche, etc.

Cette disposition symétrique devient très frappante dans beaucoup de Rubiacées. En effet les feuilles de ces plantes étant opposées, et chacune d'elles ayant ses deux stipules, il en résulte deux stipules distinctes situées de chaque côté de la tige entre les deux feuilles. On conçoit facilement que ces expansions foliacées, situées ainsi l'une à côté de l'autre, puissent aisément se souder par leur bord en regard ; c'est , en effet, ce qu'on observe dans plusieurs plantes à des degrés divers; et lorsque la soudure est complète, il en résulte l'apparence d'une stipule unique, placée sur les deux côtés libres de la tige, entre deux feuilles opposées. La trace de cette soudure a quelquefois disparu tout à fait, etce n'est plus que par analogie qu'on est conduit à l'admettre. Dans les feuilles alternes, les stipules d'une même feuille peuvent aussi se souder par lun ou l'autre de leurs bords. Si la soudure s'opère sur le bord extérieur par rapport à la feuille, il en résulte l'apparence d'une stipule unique oppositifoliée; si, au contraire, elle a lieu sur le bord interne, on voit une stipule axillaire. C'est du moins l'une des explications qui ont été données de ces stipules axillaires. Dans les cas où les stipules se soudent par leur bord interne, elles semblent presque toujours placées, en tout ou en partie, sur un plan plus rapproché de la tige que la feuille ellemême; mais, dans un très petit nombre de

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circonstances , c'est l'inverse qui a Heu , ei la stipule totale, résultant de la confluence des deux stipules normales, se montre sur un plan extérieur à la feuille.

La base des stipules occupe une portion généralement limitée de la circonférence des tiges. Cependant on la voit parfois s'étendre, et finir par embrasser entièrement celles-ci. C'est ce que nous montre, avec des circonstances remarquables, la famille des Polygonées. Dans ces plantes, les stipules forment une sorte de gaine de longueur variable, qui entoure la tige, et qui , bien que tenant inférieuremenl à la feuille, se trouve ensuite plus intérieure qu'elle. Ces stipules singulières ont reçu le nom à'Ochrea ou cornet. Les botanistes ont proposé diverses hypothèses pour rendre compte de leur origine. Parmi les stipules dont la base embrasse toute la circonférence de la tige, il faut également citer celles des Figuiers, qui forment d'abord un grand cornet fermé autour de la feuille naissante, et qui se détachent ensuite aussitôt que celle-ci ne peut plus rester enfermée sous cette enveloppe.

Les stipules, manquant dans un grand nombre de plantes, ont été rangée;» dans la catégorie des organes accessoires. Leurs fonctions sont difficiles à déterminer, et, à part les plantes dans lesquelles elles forment des enveloppes protectrices pour les jeunes feuilles et les bourgeons naissants, on ne se rend guère compte de leur utilité. Il est également difficile de les rattacher au plan général de l'organisation végétale; aussi ont-elles servi de base à des hypothèses diverses. Les uns les ont considérées comme faisant partie essentielle de la feuille dont elles représenteraient la gaînc; les autres y ont vu des productions en quelque sorte supplémentaires. M. Aug. Sainl- Hilaire croit qu'elles sont le résultat d'un dédoublement collatéral pour les stipules latérales, parallèle pour les stipules axillaires, etc. Evidemment nous ne pouvons entrer ici dans l'examen de ces diverse» théories. (P. D.)

STIPDMCID.l. BOT. PU. —Genre de la famille des Paronychiées, formé par L.-C. Richard {in Micbx. Flor. bor. Amer., t. I, p. 26, tab. 6) pour le Polycarpon stipulicidum Pursh; herbe vivace de l'Amérique du Nord.

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Cette «piee est le S. setacea Michx. (D. G.)

*STinETI\IDES INS. — MM. Amyot et Serville {!>is. Hémipt., Suites à Buffon) désignent ainsi dans la tribu des Sciiteilériens, de l'ordre des Hémiptères, un groupe conipienant les genres Slirctrus, Slirelrosoma et Discocera. (Bl.)

*!sTIDiETR0S01MA {Stiretrus, genre d'inserte; caixoi, corps). !ns. — M. Spinola {Essai hémiptères) a , sous ce nom , séparé génériquenient des Stiretrus de la tribu des Sculellériens, ceux dont les jambes sont moins n[>laiies que chez les autres espèces. Tel est le 5. erythrocephala {Scutdlera crythrocephala, Lep. et Serv.) du Brésil. (Bl.)

♦STIRETRUS (<7T£<pa, carène; -^rpov, basventre). INS. — Genre de la tribu des Scutellériens, groupe des Sculellérites, de l'ordre des Hémiptères, établi par M. Laporte de Caslelnau {Essai class. des Hémipt.) et a<li)pté par la plupart des entomologistes. Ce genre , dans l'ouvrage de Burmeister {Handb. der Ent.), correspond à celui d'^lsopus. Ailleurs, le genre Stiretrus est adopté avec la même étendue. Mais dans l'ouvrage de MM. Amyot et Serville ( Ins. hcmipt. ) les deux noms sont adoptés séparément, les divisions génériques ayant été très multipliées. Les S. smaragdulus, Lep. et Serv., et S. decemgullatus, Lep. et Serv., du Brésil, «ont les Strirétrus les plus connus. Tous ces insectes sont américains. (Bl.)

*STIRLI\'GIE. Stirlingia. bot. ph. — M. Endiicher a donné ce nom {Gênera, T)° 2133) à un genre de la famille des Protéacées, tribu des Conospermées, qui a été fondé et décrit par M. R. Brown sous le nom de Simsia ( Trans. of the linn. Soc. , X , p. 152). Ce genre est formé de petits arbustes de la Nouvelle Hollande, à feuilles divisées par dichotomie en nombreuses lanières filiformes; à fleurs jaunes, groupées en petits capitules globuleux. M. R. Brown a décrit 3 espèces de ce genre. (D. G.)

STIXIS. BOT. PH. — Genre dont la place n'a pas été encore déterminée , formé par l.itureiro (FI. Cochinc., p. 361 ) pour un ar- !):isseau grimpant, de la Cochinchine , qui acquiert une grande longueur. Cet arbuste est le S. scandens Lour. (D. G.)

*STIZOCERA (trr.'Çû., je pique; x/oa; , curne). ins. — Genre de l'ordre des Coléoiitères «ubpentamères , tribu des Céramby-

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cins, établi par Serville [Annales de la S'oc. ent. de France, t. Ill, p. 107) sur une espèce du Brésil, qu'il nomme S. armata. (C.)

STIZOLOBILM, Pers. bot. ph. — Synonyme de Mucuna Adans.

STIZOLOPHLS.Cass.BOT.PH.— Le genre proposé sous ce nom par Cassini forme un simple sous-genre dans les Centaurées.

*STIZUS. INS.— Genre de la famille des Bembécides, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Latreille, et adopté par tous les entomologistes. Les Stizus se distinguent facilement des genres voisins {Bembexet Monedula) par la brièveté de leurs mâchoires et de leur lèvre, par les ailes dont la seconde cellule cubitale est presque triangulaire, par l'abdomen muni à son extrémité d'une ou de trois épines. Les Stizes, tous d'assez grande taille, sont généralement d'un noir brillant avec des taches ou des bandes d'un jaune vif. Plusieurs espèces habitent les régions interlropicales. Quelques unes se trouvent dans le midi de l'Europe, tels sont les 5. nigricornis, F. Dus., d'Espagne et du midi de la France; S. rufi' cornis (LarmrM/îconH's, Fabr.) de l'Europe méridionale. — Voy. l'atlas de ce Dictionnaire: Insectes Hyménoptères, pi. 2. (Bl.)

STOJBÉE. Stobœa. bot. ph.— Genre nombreux de la famille des Composées , tribu desCynarées, formé par Thunbergpour des plantes herbacées et sous-frutescentes , du cap de Bonne-Espérance: à feuilles géiiéralement alternes, lobées-pinnalifides, bordées de cils épineux, les caulinaires sessiles ou décurrentes; à fleurs jaunes, rarement rouges, en capitules muliiflores, discoïdes, ou rayonnes à rayons ligules neutres , entourés d'un involucredecailles plurisériées, soudées à leur base, épineuses. Leurs akènes sont en pyramide renversée ou turbinée, es l'aigrette est formée d'un ou de deux rangs de paillettes ovales , obtuses , denliculées au sommet. De Candolle en a décrit 41 espèces (Prodr.,VI,p. 514). (D. G.)

STOEBE. Stœbe. bot. ph. — Genre de la famille des Composées , tribu des Sénécionidées, division des Sériphiées, formé par Lessing {Synop., p. 345) avec une portion des Stœbe etSeriphium des auteurs. Ce genre renferme de petits arbustes du cap de Bonne- Espérance. De Candolle en a décrit {Prodr.^ VI p. 259) 9 espèces , qui forment les 2

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sons-genres: Eustœbe Cass,; et Alopecuroides DC. (D. G.)

*STOECIIAS. BOT. PH. — Nom spécifique d'une Lavande, le Lavandula stœchas Lin., qui est devenue le type du sous-genre 5/œchas Benth. des Lavandula. (D. G.)

*ST0E11KIA , Craniz. bot. pu. — Synonyme de D/acœ(ia Vamlelli. (D, G.)

*ST0KES1E. li'rofcesia. bot. ph. — Genre de la famille des Composées , tribu des Vernoniacées, formé par L'Héritier {Sert, angl., p. 27) pour une herbe vivace de la Caroline, Celte plante est le S. cyanea L'Her. (D. G.)

STOrÉPHORE (aloy-n, robe traînante; yopoç, porteur), poiss. — Commerson trouva sur les côtes de l'Ile de France, en 1770, un Anchois, dont Jossigny a fait un dessin très fidèle, et dont le célèbre voyageur lui-même écrivit la description. Lacépèdefit un double emploi de cette espèce : d'après le dessin, il établit le genre Stoléphore, et dédia l'espèce à Commerson , sous le nom de Stoléphore commejsonien ; puis, sur la description , il forma sa Clupc'e raie d'argent. Le Stoléphore et celte Clupée ne sont, par conséquent, qu'un seul et même poisson qui se rapporte au genre Anchois et constitue l'espèce nommée, par M. Valenciennes , EngrauUs Brownii; c'est le Piquitinga de Marcyrave. (E. Ba.)

*SÏOLlDA.ois. — Nom générique latin, dans la méthode de M. Lesson, des Noddis, (Z. G.)

*STOLIDOPHIDES ( c7Toli; , pli, ride; otp;;, serpent), rept. — M. Ritgen {Nov. act. nat. Cur., XIV, 1828) désigne ainsi l'une des subdivisions primaires de l'ordre des Ophidiens. (E. D.)

STOLON. BOT. — On nomme Stolons ou Jets des branches grêles et allongées qui partent du bas de la tige de certaines plantes et qui produisent par intervalles, d'un côté, des racines, de l'autre des feuilles. Les plantes qui présentent cette particularité sont dites plantes Stolonifères, (D. G.)

STOMAPODES. Stomapodœ (<rtop.o., bouche; -Troùç, pied). cuusT. — Cet ordre, créé par Lalreille, et adopté partons les carciriologistes, est le deuxième de la division des Podophthalmes et se compose entièrement de Crustacés nageurs dont le corps est allongé, dont la forme générale se rapproche

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souvent beaucoup de celle des Décapodes macroures; mais, chez lesquels, la concentration des anneaux de la tête et du thorax est portée moins loin. Les branchies sont abdominales et libres; les appendices abdominaux sont très développés; les anneaux céphaliques antérieurs, mobiles. Les dimensions de la carapace varient beaucoup; la conformation de labdomen varie encore davantage; en général, cette portion du corps présente à peu près la même disposition que chez les Décapodes macroures, et se termine par une grande nageoire caudale, composée des appendices du sixième anneau et du segment suivant lui-même; mais, chez quelques Slomapodes , l'abdomen est rudimentaire. La disposition des membres varie également dans cet ordre. Les antennes de la première paire sont assez longues, et se terminent par deux ou trois filets multi-articulés; leur pédoncule est toujours cylindrique, et ils ne peuvent jamais se reployer sous le front comme chez les Décapodes brachyures. Enfin elles s'insèrent au-dessus des yeux, près de la ligne médiane, ou en dehors de la base du pédoncule de ces organes. Les antennes de la seconde paire varient davantage. Presque toujours l'article basilaire de leur pédoncule porte en dessus une grande lame ciliée, et elles se terminent par un long filament mulii-articulé. Chez la plupart des Stomapodes, elles s'insèrent en dehors de celles de la pretnière paire, à peu près sur la même ligne transversale. La distance qui sépare la bouche des trois paires d'appendices que je viens de signaler, est, en général, très considérable. Chez la plupart des Stomapodes, l'appareil buccal est aussi beaucoup plus simple que dans l'ordre précédent , et ne se compose que d'une lèvre supérieure , d'une paire de mandibules , d'une lèvre inférieure , de deux paires de mâchoires , d'une seule paire de pattes mâchoires; souvent ces derniers organes manquent, ou sont transformés en pattes natatoires, et presque toujours les membres des sept paires suivantes sont tous conformés de manière à constituer des pattes natatoires ou préhensiles. Il est à remarquer que , chez les Stomapodes , les mâchoires de la seconde paire ne portent jamais à leur base un appendice lamelleux analogue à la valvule , qui , chez les Déca-

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podes, remplit des fonctions si imporlanles dans le mécanisme de la respiration ; et celte modification de structure est une conjéquence naturelle de l'absence d'une cavito respiratoire renfermant des branchies tlioraciques , comme il en existe dans l'ordre précédent. Les pattes sont , en général , au nombre de sept ou même de huit paires, et présentent souvent toutes le même mode de conTormation. Presque toujours, elles sont pourvues d'un appendice, qui peut être considéré comme l'analoRue d'un palpe. Souvent on trouve aussi, à la base de plusieurs des pattes antérieures, un autre appendice mou et vésiculaire, qui a quelquefois la forme d'une galette, et qui représente le fouet; organe qui, chez la plupart des Salicoques, présente une structure semblable à ce qui se remarque ici. Trois ou un plus grand nombre des dernières paires de pattes «ont toujours natatoires; celles de la première paire, ou même des quatre premières paires sont souvent préhensiles, mais elles ne se terminent jamais par une pince didactjle comme chez les Wcapodes ; elles sont subchéliformes, c'est-à dire armées seulement d'une griffe mobile qui se rabat sur l'article précédent. Souvent la plupart de ces organes sont rapprochés de la bouche , ou même appliqués contre elle ; disposition qui a valu à toute la division le nom de Stomapodes. Quant aux membres abdominaux, ils ne présentent rien de particulier ; leur nombre est presque toujours de six paires. Les branchies des Stomapodes présentent, en général, une structure plus compliquée que cella des Décapodes ; au lieu d'être composées de lamelles et de filaments simples, elles sont formées de cylindres rangés parallèlement , donnant naissance à d'autres cylindres plus petits, lesquels, à leur tour, sont également frangés. Quelquefois ces branchies rameuses sont ûxées à la base des pattes thoraciques, et suspendues sous le thorax; mais, en général, elles naissent de l'article basilaire des fausses pattes de l'abdomen ; chez certains Stomapodes, elles sont réduites à un état nidimentaire , et chez d'autres, on ne voit rien qui puisse être considéré comme un organe spécial de respiration , et il y a tout lieu de croire qu'alors c'est par la surface générale des téguments que cette fonction s'exerce. L'appare/1 de la circulation diffère T. xi;:.

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beaucoup de ce que présentent les Décapodes. Chez les Squilles, qui sont les seuls Stomapodes où on l'ait examinée anatoiniquement, le cœur, au lieu d'être à peu près quadrilatère, et d'être situé vers le milieu du thorax , a la forme d'un long vaisseau cylindrique qui s'étend dans toute la longueur de l'abdomen ; les artères qui naissent de ce cœur tubulaire se distribuent aussi d'une manière particulière, et les principaux sinus veineux , au lieu d'être situés sous le thorax, occupent l'abdomen. L'estomac de quelques Stomapodes présente encore des vestiges de la charpente solide, qui, chez les Décapodes, est armée de dents servant à broyer les aliments dans l'intérieur de la cavité digestive; mais, en général, on ne voit rien de semblable. La structure du foie varie aussi; et, dans les espèces cfaez lesquelles on a examiné les organes de la génération, on a vu dans leur disposition des particularités assez remarquables. Le système nerveux présente aussi des modifications spéciales; mais sa disposition varie trop pour qu'il soit possible d'en rien dire de général.

Cet ordre est beaucoup moins nombreux que celui des Décapodes, mais il renferme des Crustacés qui diffèrent beaucoup entre eux, soit par la forme générale de leur corps , soit par la structure particulière de leurs principaux organes. Ils forment trois familles, désignées sous les noms de Caridioïdes, de Bicuirassés et d' Unicuirassés. (H. L.) *STOMARmiE!VA (^toV«» bouche; à>p/iv, mâle). BOT. PH. — Genre de la famille des Epacridées, voisin des Slyphelia, formé par De Candolle (Prodr., "VU, p. 738) pour deux sous-arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande. Les deux espèces du genre sont le 5. xerophyllaDC, ei\eS.serralifoUaDC. (D.G.) STOMATE. Slomatia. moll. — Genre de Mollusques gastéropodes établi par Ileiblins sous le nom de Stomalia, et adopté par Lamarck, qui le plaça dans sa famille des Macrostomes, et le caractérisa par sa coquille auriforme imperforée, à spire proéminente, avec une côte transversale et tuberculeuse sur le dos : l'ouverture est entière, ample, plus longue que large , et le bord droites! aussi élevé que le bord columellaire. L'animal est inconnu, et M, Deshayes pense avec

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raison que jusqu'à ce qu'on ait pu l'observer et le comparer avec celui de la Slomalelle, «n peut réunir les deux genres, qui ne diffèrent guère que par la cote saillante de celuici. L'espèce type, St. phymolis, est une coquille rare , très brillante et nacrée , de la mer des Indes : sa longueur est de 17 millimètres. Elle zvait été classée par Chemniiz, "vec les Haliotides, sous le nom de Haliotis imperforata, parce qu'en effet elle ressemble assez par sa forme à une Haliotide non percée de trous. Une deuxième espèce, longue de iJ5 millimètres, St. obscurata, s'en distingue parce qu'elle est moins bombée et dépourvue de nacre. Brocchi a aussi classé dans ce genre une coquille fossile du terrain tertiaire, qui présente, au contraire, tous les caractères des Cabochons. (Duj.)

STOMATELLE. moll. — Genre de Gastéropodes pectinibranches de la famille des Turbinacés, établi par Lamarck, qui le classait avec les Haliotides dans sa famille des Macrostomes. La coquille est nacrée, orbiculaireou oblongue, auriforme, imperforée, avec l'ouverture entière , ample, plus longue que large, et le bord droit évasé, dilaté, ouvert. L'animal, décrit, pour la première fois, par MM. Quoy et Gaimard , est ovaleoblong, déprimé, à pied large, quelquefois frangé sur les bords. Sa tête, large et aplatie, porte une paire de grands tentacules , à la base desquels se voient des pédicules oculifères , et entre lesquels se trouvent sur la tête deux appendices frangés. La cavité branchiale est simple, non fendue, et contient à gauche une grande branchie composée de deux feuillets presque égaux. L'anus est à droite. Chez quelques espèces, le pied porte un opercule rudimentaire corné multispiré. L'espèce type , St. imbricata, longue de 38 millimètres, se trouve près de l'île de Java. On en connaît six autres espèces, un peu plus petites, habitant également les mers des pays chauds. (Duj.)

STOMATES. BOT. — Lorsqu'on examine au microscope un lambeau d'épiderme arraché de la surface d'une feuille ordinaire, on ne tarde pas à y remarquer, disséminés çà et là, des sortes de petits appareils qui se distinguent nettement au milieu du réseau dessiné par les cellules épidermiques. Chacun d'eux se montre sous un faible grosi^iseemeni, comme une sorte de petite tache

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bien limitée ou comme un point plus ou moins arrondi, plus ou moins elliptique; sous un grossissement plus fort, son organisation se révèle, et l'on découvre qu'il est formé d'une petite aréole allongée, bordée de deux cellules en croissant qui se regardent par leur côté concave. Pour emprunter aux objets usuels une comparaison qui fasse mieux comprendre celte structure, chacun de ces appareils microscopiques ressemble à une boutonnière, avec sa bordure formée de deux moitiés en regard. C'est lu ce que Link avait nommé en latin Sloniata (de (TTo'fxo, bouche), mot que De Candolle a transporté dans notre langue, et qui maintenant est adopté exclusivement parmi nous. La découverte des Stomates remonte à Gre\v,qui lésa figurés, fort imparfaitement, il est vrai; depuis cette époque, ils ont été observés par un grand nombre de botanistes, qui leur ont donné successivement plusieurs dénominations différentes. Guettard les a appelés glandes milliaires , nom qui a été modifié plus tard en miliaires. H. B. de Saussure, dans son écrit Sur l'écorce des feuilles, les a nommés glandes corticales ; Hedwig leur a donné le nom de Pores exhalants {Spiracula ou Pori exhalantes); Rudolphi, celui de Pores de l'épiderme; M. de Mirbel, celui de grands Pores, Pores allongés; de la Méthérie, celui de Glandes épidermoidales ; De Candolle les avait nommés d'abord Pores corticaux, et c'est seulement plus tard qu'il a emprunté à M. Link la dénomination de Stomates, que le savant allemand a cependant abandonnée dans ses derniers ouvrages. Parmi ces nombreuses dénominations, on voit que la plupart sont basées sur l'idée que ces petits organes sont de nature glanduleuse, bien que celte idée ne repose sur aucune observation bien précise et que les sécrétions qu'on a cru d'abord pouvoir attribuer aux deux cellules arquées de certains stomates ne paraissent pas leur appartenir en réalité. C'est encore d'après cette même idée que M, Rob.

Brown , dans l'un de ses derniers écrits {Supplemerttum primum, etc., exhibens Proleaceas novas, 1830), donne aux Stoniates le nom de Giandulœ cular.eœ, et que les savants allemands les désignent, en général, sous celui de Hauldrusen , réservant quelquefois pour l'ouverture même du

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stomate celui de Spallœffnungen , qu'ils appliquent aussi par eiiension à l'ensemble du Stomate.

Pour prendre une idée complète de l'organisation des Stomates, il ne suTQt pas de Jes regarder avec soin par leur face extérieure ou intérieure, sur des lambeaux d'épiderme arrachés à des feuilles; il faut encore en faire des coupes verticales. Pour cela, on enlève des lames très minces de feuilles, perpendiculairement à le ir surface. On arrive toujours par là à couper quelques Stoiiiaies dans la direction voulue. On reconnail ainsi que ces petits organes ont des rapports de position assez variables avec la lame épidermique. Dans le plus grand nombre des cas, les deux cellules stomaliques sont a peu près sur le même plan que l'épiderme lui-même; rarement elles s'élèvent un peu au dessus, de telle sorte que le Stomate forme ou surmonte une sorte de petit mauielon ; plus souvent, au contraire, elles sont situées dans un enfoncement plus ou moins prononcé. C'est surtout dans ce dernier cas qu'on observe les dispositions les plus remarquables. Ainsi, chez les Protéacées, les cellules stomatiques se trouvent au fond d'une fossette, d'une sorte de petit puits dont la profondeur égale l'épaisseur de l'épiderme , et la dépasse même , la couche superficielle des cellules épidermiques se relevant tout autour de l'orifice en une sorte de rebord saillant ou de Margelle {Voy. H. MohI , Ueber die Spallœffnungen auf d. Blœt. d. Proleaceen; Vermisch. Schrif., pag. 243). Un autre fait très curieux sous ce rapport est celui du Laurier-rose, chez lequel la face inférieure des feuilles présente un grand nombre de fossettes à orifice un peu resserré, hérissées de poils entre lesquels se trouvent de très petits Stomates.

Généralement les Stomates se montrent disséminés sans ordre a la surface de l'épiderme. Sur une même feuille , on les voit plus rapprochés en certains points, plus espacés en d'autres. Cependant, même dans ce cas, on remarque qu'ils se trouvent toujours dans l'intervalle des nervures, et, par conséquent, sur les portions purement parenchymateuses des feuilles. Chez quelques dicotylédons, particulièrement chez les Saxifrages, les Crassula'cées, etc., on les

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voit ramassés par places, leurs groupes produisant parfois des sortes de taches visibles à l'oeil nu; ils manquent complètement dans tout l'espace intermédiaire. Dans beaucoup de Monocotylédons et chez les Conifères, où les cellules de l'épiderme sont dispo.sées en séries longitudinales, les Stomates affectent également une disposition par séries. On remarque même quelquefois que ces lignes de Stomates sont séparées par des bandes plus ou moins larges dans lesquelles ils manquent entièrement.

C'est spécialement sur les feuilles et les organes foliacés verts que se trouvent les Stomates. On a même cru pendant longtemps qu'ils manquaient chez tous les végétaux dépourvus de couleur verte, comme les Lathrœa, les Orobanches, etc. On sait aujourd'hui que, parmi ces végétaux colorés, ceux que nous venons de nommer présentent des Stomates bien conformés, tandis que d'autres en manquent (il/onotropa, etc.); de plus, on a signalé l'existence de ces petits organes sur les parties colorées de certaines fleurs, même sur des pétales de teintes brillantes; mais ce sont là des faits purement exceptionnels. Sur les feuilles vertes elles-mêmes, la distribution des Stomates diffère généralement à la surface supérieure et à l'inférieure. Ainsi, dans la plupart des végétaux ligneux, ils abondent à la face inférieure des feuilles, tandis qu'ils sont rares ou qu'ils manquent même toutàfait à leur face supérieure. Au contraire, la majorité des végétaux herbacés en possède une quantité a peu près égale sur les deux faces. Les végétaux submergés en sont entièrement dépourvus, et une sorte de transition est établie, entre ces végétaux er les plantes qui vivent dans l'air, par les Nymphœa, dont les feuilles nageantes ne portent de ces petits organes que sur leur face supérieure en contact avec l'air.

Le nombre des Stomates varie beaucoup à égalité de surface, sur les feuilles de diverses plantes. De plus, leurs dimensions sont d'ordinaire en relation avec leur abondance. Généralement, plus les Stomates sont rares , plus leurs proportions sont considérables, et réciproquement. Voici quelques chifl'res empruntés à un travail remarquable de Krocker, qui suffisent pour fixerlesidéesàcetégard.Cesavanrn'a trouva

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lur les feuilles du Pinus halcpcnsis, dans une ligne carrée de surface, que 19 Stomates; mais leur longueur était de 0,037 de ligne. Sur VAbies picea leur nombre était de 25, et leur longueur de 0,021 de ligne. UAsclepias curassavica en a présenté 1,000 par ligne carrée; mais leur longueur n'était que de 0,016 de ligne. Le Nymphœa cœrulea en avait 2216 pour la même surface, et leur longueur n'était que de 0,012 de ligne. Enfin, les feuilles du Solanum sanclum onl montré par ligne carrée 3,116 Stomates, dont la longueur était de 0,01 de ligne. Au reste, il ne faudrait pas attribuer à ces chiffres une valeur trop absolue, en raison des variations nombreuses que les feuilles paraissent présenter sous ce rapport. Pour donner une idée de ces variations, il suffira de faire observer que M. Al. de Humboldt a compté 55 Stomates par ligne carrée sur des feuilles d'Agave, tandis que Krocker y en a trouvé 130, diflérence qui s'élève plus haut que du simple au double. En général, les feuilles charnues possèdent de grands Stomates peu nombreux proportionnellement; au contraire, les feuilles coriaces en ont un grand nombre de très petits, et le terme intermédiaire est formé par les feuilles membraneuses ordinaires.

La forme des Stomates est sujette à des variations assez nombreuses, mais qui se réduisent toutes à un raccourcissement et un allongement plus ou moins grands.

Ainsi les uns sont presque circulaires, tandis que la plupart sont ovales ou elliptiques, et que d'autres, en assez petit nombre, sont étroits et allongés. On remarque même souvent à cet égard des différences notables sur la même feuille et sur des Stomates voisins.

Les deux cellules en croissant qui forment le Stomate renferment des grains de chlorophylle en plus ou moins grande quantité; c'est même l'un de leurs caractères les plus saillants lorsqu'on les examine sur un lambeau d'épiderme dont les cellules sont toujours dépourvues de matière verte. Un cas beaucoup plus rare est celui où elles renferment de la fécule. Meyen en a rapporté un, et j'en ai faif, connaître un autre chez un Orobanche.

On a discuté pendant longtemps la question de savoir si l'espace compris entre les

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deux cellules arquées des Stomates , ou ce qu'on a nommé leur Osliole, est une véritable ouverture, ou simplement une aréole bouchée par une membrane. Cette dernière opinion a été soutenue par des observateurs du mérite le plus éminent, notamment par Meyen, MM. Mirbel, Rob. Brown, etc. Mais ces savants eux-mêmes ont à peu près tous renoncé à cette manière de voir, et aujourd'hui la perforation des Stomates est un fait admis généralement dans la science, et qui résulte d'un nombre considérable d'observations démonstratives.

Au dessous des Stomates, le tissu des feuilles se disloque, en quelque sorte, et laisse un vide ou une chambre aérienne que l'ostiole fait communiquer avec l'atmosphère, tandis que, d'un autre côté, les méats inter- cellulaires du tissu foliaire s'ouvraiil sur ses côtés mettent le tissu du Mésophylle en relation avec l'air. On comprend dès lors l'importance des Stomates pour l'accomplissement des phénomènes de la vie végétale, particulièrement pour la respiration et la transpiration. C'est, en effet, à ces deux grands phénomènes, et surtout peut-être au dernier, que les Stomates se rattachent directement. Ils peuvent en régler l'accomplissement suivant que leur ouverture reste béante ou se ferme. Aussi les voit-on largement ouverts à la claleur et dans les heures les plus sèches d? la journée, aux moments où la transpiralion a toute son activité, tandis qu'ils paraissent se fermer sous l'action de l'humidité amenée par la nuit, lorsque la transpiration est entièrement ou presque entièrement suspendue.

L'organogénie des Stomates a été étudiée dans ces dernières années par divers observateurs. A sa première apparition, chacun d'eux se présente comme une cellule généralement plus petite que celles de l'épiderme, et renfermant dans son intérieur une matière d'apparence mucilagineuse et organisable. A mesure que la cellule grandit, cette matière semble se ramasser selon une ligne longitudinale médiane. Bientôt on dislingue .sur celte même ligne une cloi.son longitudinale, et en même temp» le contour externe du Stomate s'arrondit. Enfin la cloison se dédouble dans son milieu de manière à donner naissance à l'a-

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réole médiane ou à Tostiole, et dès lors le Blomale est complètement formé. (P. D.)

STOMATIA. MOLL. Voy. stomate.

•STOHIATOPLATVPODES OIS. -Dans

Ja méthode ornitholoi^iqiie de Ritgen , ce nom s'applique à une grande division qui correspond en grande |)artie à l'ordre des Palmipèdes des auteurs. (Z. G.)

*STOMATOPOUE. polyf. —Voy. sïro-

JIATOPORA.

STO:\lATOPTEROPHORES. moll. — Dénomination employée par M. Gray pour désigner les Mollusques Ptéropodes.

*STOMBLiS (cTToV-Ço?, tumultueux). REPT.

— Genre de Batraciens créé par Gravenhorst (/sis, 1823) aux dépens du groupe naturel des Crapauds, et comprenant deux espèces que MM. Duméril et Bibron placent dans le genre Ceratopiirvs. Foi/, ce mot. (E. D.)

STOMEIMCÉPHALE. térat. — Syn. de Stomoccphale.

*STOMÏAS (î-ou'ot;, qui a une grande bouche), poiss. — Cuvierétablit,sousce nom, un sous genre des Brochets, et lui assigna j),)ur caractères principaux: Un museau très court ; une gueule fendue jusque près des ouïes; des opercules réduits à de petits feuillets membraneux ; les maxillaires fixés à la joue. Les intermaxillaires, les palatins et les mandibules sont armés d'un petit nombre de dents longues et crochues; de petites dents semblables se trouvent sur la langue. Le corps est allongé; les ventrales sont tout à fait en arrière; la dorsale est opposée à l'anale, sur l'extrémité postérieure du corps. M. Risso a trouvé deux espèces de Stomias dans la Méditerranée: l'une, YEsox boa, n'a point de barbillons; l'autre, le Slomias barbalus, en a un très long. (E. Ba.)

STOMIDE. i57omîs(crToV«, bouche), ins.

— Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, tribu des Carabiques simplicimanes, établi par Clairville (Entomologia helvelica, t. Il , p. 6 ), adopté par Latreille, Dejean et Hope, etc. Ce genre renferme 2 espèces : la S. pumicalus Pz. et Rosb-atus Duf. La 1" se trouve en France et aux environs de Paris, sous des pavés à demi enfoncés dans la terre, et la 2* en Styrie. (C.)

STOMOBLEPHARÉS. infos. — Troisième ordre des Microscopiques ou Infuioires dans la classification de Bory St-Vin-

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cent. Cet ordre comprend les deux familleâ des Urcéolariées et des Thikidées. (Doj.) ST0:»I0IÎRACI1I0TA et STOMOBIÎA-

CilILM. ACAL. — Genre de Méduses établi par M. Brandt, dans son prodrome, sous le premier nom, que cet auteur a changé plus lard pour celui de Stomobrachium. Ce genre, qui fait partie de la famille des Equorides, est caractérisé par des tentacules nombreux autour de l'ombrelle, qui est lenticulaire, et par des appendices ou prolongements de la cavité stomacale en forme de canaux. Mertens, qui seul a vu et décrit l'espèce type. St. lenticulare, iui allnbuc en outre plusieurs lobes irréguliers ou bras raccourcis autour de la bouche; mais cette particularité incomplètement observée fait penser que celte Méduse devrait être reportée dans une autre fajuilie. M. Brandt luimême dit que ce genre intermédiaire entre les Equorées et les Mésoiiémes se rapproche en quelque sorte davantage encore des Aurélies : M. Lesson admet le genre Slomobrachiota dans sa tribu des Océanidées, qui fait partie de son 2^ groupe des Océanides ou Méduses vraies. Le St. lenticulaie, large de 40 mill., a été trouvé près des îles Malouines. (Duj.)

STOMOCÉPHALE , STOMOCÉPIIA- LIE. térat. — Genre de monstres CyclO' céphaliens. Voy. ce mot.

STOMODES(aToy.a;<îyi;, doutla boucbcesl ample), ins. — Genre de Coléoptères létramères , famille des Curculionides gonalocères , division des Cyclomides , créé par Schœnherr {Disposilio melhodica, p. 188; Gênera et sp. Curcullo. syn., t. 11, p. 510; VU, 1, p. li.*)), qui le compose des 3 espèces suivantes : S. rolularius , gyrosicollis et rudis Schr. La 1'* est originaire de Crimée, la 2* de la Dalmatie et des environs de Constanlinople. • (C.)

* STOMOPIVELSTES (^roVa ; bouche ; TtvEvo), je respire), échin. — Un des genres que M. Agassiz indique dans le groupe nombreux des Oursins (Agass., Monogr. Echin., 4* livr., 18il). (G. B.)

STOMOTECHIUM. bot. ph. — Genra très peu connu, de la famille des Borraginées ou Aspérifoliées, proposé par Leîimann (in Goelt. Gesel. Anz., 1817; Asp., p. 395) pour un sous-arbrisseau du cap de Bonne- Espérance , à petites fleurs bleues, qui res»

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gemble par le port à un Lobostemon , avec des caractères assez analogues avec ceux des Anchusa et Symphylum. Cette plante a reçu le nom de . papillosum Lehm. (D.G.) STOMOXE. Slomoxys (<jropot, bouche; êÇuç, pointu). INS. — Genre de l'ordre des Diptères, de la famille des Athéricères, tribu des Miiscides, créé par Geoffroy {Histoire naturelle des Insectes, 1764) et adopté par tous les entomologistes. D'après M. Macquart, les principaux caractères de ces insectes sont tirés de la disposition des nervures, de leurs ailes; de leur trompe solide, menue, allongée; de leurs lèvres terminales, petites, et de leurs palpes ne dépassant pas l'épistome. Les Stomoxes , que le peuple confond encore avec les Mouches domestiques, sont au nombre de nos parasites les plus incommodes; ils se développent dans le fumier.

On ne place plus que trois espèces dans ce genre, dont le type est le Stomoxe piquant, Slomoxys calcitrans Geoffroy {loco cilalo) qui se trouve communément dans toute l'Europe; c'est l'un des Insectes les plus incommodes par sa piqûre. Il s'attache principalement aux jambes, perce la peau avec facilité, et la plaie qu'il fait est telle que le sang continue de couler pendant quelque temps. Les Boeufs et lesChevauxn'ensontpas garantis par l'épaisseur de leur cuir. C'est surtout en été et en automne, et particulièrementaux approches des orages que ce Diptère nous harcèle et nous tourmente. (E. D.)

STOMPIIACE. Slomphax, Germar (Magazine , t. IV, p. 397 ). ms. — Synonyme de Codoccra Eschschoitz. (G.)

STOR et STORE, poiss.— Nom vulgaire donnée l'Esturgeon commun, et dérivé vraisemblablement de son nom spécifique latin Acipenser Slurio L. (G. B.)

STORAX. — Nom de la substance balsamique et résineuse produite par le Styrax officinal.

STORÈIVE. S<ore«a ( Top£vvw;;i, coucher). ARACHN. - Ce genre, qui appartient à l'ordre des Aranéides et à la tribu des Araignées, a été établi par M. Walckenaër sur une seule Aranéide rapportée par Péron , la Storène BLEUE, Storena cyanea Walck. {Tableau, des Aranéides. pi. 9, p. 85 et 86). Cette espèce, découverte par Péron, a été rapportée de la Nouvelle-Galles méridionale, dans la Nolasiê. (H L.)

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♦STOREUS (<jToo£J;, qui re.iuM^e ). ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères létramères, famille des Curculionides gonalocères et division des Erirhinides ( Gênera et sp. Curculio. syn., t. VII, 2, p. 293), établi sur deux espèces de la Nouvelle- Hollande : lès S. variegatus et signalus de l'auteur.

*STORTIllA. INS. — Synonyme de Dry.

ptocephalus Lap. , employé par Perty ( Deledits animalium articulât). (Bl.)

*STOSATEA. MYRiAP.— Sous ce nom, est désigné par M. Gray (v.. /cônes Cyclopedia of anat. and Physiol., t. III, p. 546) un nouveau genre de l'ordre des Diplopodes qui n'a pas été adopté et que M. P. Gervais a rapporté au genre Polydème. (H. L)

STOURI\IE. Lamprolornis. ois. — Division générique établie par M. Temminck dans la famille des Merles. (Z.G.)

STOURNELLE. Slurnella. ois. — Genre de la famille des Sturiïidées, dans l'ordre des Passereaux, caractérisé par un bec droit, entier, convexe en dessus, dilaté et obtus à sa pointe, a mandibule inférieure, formant à sa base un angle arrondi dans les plumes du front; des narines rondes, couvertes d'une membrane saillante ; des tarses nus, annelés; un pouce plus long et plus robuste que les doigts latéraux ; des ailes moyennes, et deux des pennes secondaires de l'aile presque aussi longues que les primaires, comme dans le genre Alouette.

L'oiseau type de ce genre a été longlerups classé parmi les Élourneaux ; il a, comme eux, le bec à bords évasés ci à pointe obtuse et un peu aplatie; « mais il en diffère , dit Vieillot à qui est due la création de ce genre , eh ce que , chez lui , la mandibule supérieure forme, dans les plumes du front, une échancrure profonde, assez large, arrondie à son extrémité, et à peu près pareille à celle des Cassiqiies; tandis que chez les vrais Étourneaux cette échancrure est étroite et pointue; de plus, chez le premier, le doigt ()ostérieur est aussi long que l'intermédiaire et beaucoup plus que les latéraux. Si l'on porte son attention sur les ailes, on voit que celles des Étourneatis ont une petite plume bâtarde qu'on cherche inutilement chez les Siournelles, que la première rémige est la plus longue de toutes, et que toutes les secondaires sont beauc.uji

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(lins courtes que les primaires , ce qui n'existe pas cbez ceux-ci. »

Les Stournelles ne se plaisent que dans les prairies et les piaines marécageuses ; ils icourentavec vitesse, ont le vol vif, planent et filent en volant , comme la Perdrix grise.

Les poursuit on , ils prennent leur essor et vont, dès qu'ils sont posés à terre , se blottir au pied d'un buisson ou dans une touffe d'herbes, et toujours du côté opposé à l'objet qui les effraie. Dans le repos, et lorsque rien ne les inquiète, ils remuent la queue de haut en bas. Rarement on les rencontre sur les arbres; ils n'y cherchent quelquefois un refuge que lorsqu'ils sont pourchassés: du reste ils n'y demeurent pas longtemps, et n'y passent jamais la nuit. Durant l'hiver, ils vivent réunis en familles, et s'isolent par paires au printemps. Chaque couple s'approprie alors un canton où il ne souffre aucun individu de son espèce. Le mâle parait très attaché à sa femelle et tous les deux montrent un grand attachement pour leurs petits. Le premier, à l'époque des amours, et pendant que sa compagne couve, fait entendre un ramage assez agréable , mais dont la phrase est courte. En outre , l'un et l'autre expriment leur crainte par un sifflement aigu. Ils nichent à terre, au milieu d'une plante touffue, et font annuellement, une seule ponte, composée de cinq ou six œufs blancs, parsemés, surtout sur le gros bout, de taches et de mouche turcs d'un brun rougeâlre. Leur nourriture consiste en Vers, en Insectes, en semences de plusieurs sortes et principalement en graines de l'Ornilhogale à fleurs jaunes. Rien dans ces mœurs , dans ces habitudes , ne rappelle celles des Étouriieaux , parmi lesquels les Stournelles étaient génériquement œmpris; c'est donc avec juste raison que Vieillot les en a séparés.

La seule espèce bien authentique est le "Stoubnelle a collier. St. collaris Vieill. IGal. des Ois., pi. Il 0, et Bo(i.,pl.eiil., 256). Elle a sur le sommet de la tête trois bandes, une médiane rousse et deux latérales d'un brun noirâtre; les joues et les tempes grises ; le dessus du cou et du corps varié de gris, de brun, de noir et de roux; les ailes rousses; les quatre premières pennes de la queue blanches avec une petite tache noire vers leur extrémité, les autres brunes; la

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gorge blanche; toutes les parties inférieures jaunes, avec une tache en fer à cheval sur le bas du cou. Cet oiseau vit et est sédentaire dans une grande partie de l'Amérique septentrionale. (Z. G.)

*STKABALA((rrpa6'a>o;,quia les formes épaisses et raccourcies), ms. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tribu des Alticites, proposé par nous et adopté par Dejean, qui y rapporte six espèces, dont cinq sont originaires de l'Amérique équinoxiale et une de l'Amérique septentrionale, savoir: S. sculellaris, ferruginca 01., hœmatina , inlermedia , tenella et mclanophlhalma Dej. (C)

*STRABOiVlE. Slrabonia (dédié au célèbre géographe Strabon). bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des A>léroïdées, établi par De Candolle (l'rodr., V, p. 481 ) pour VInula gnaphalodes Vent., herbe annuelle, de Perse, couverte de poils blancs, laineux, abondants. Cette plante & reçu le nom.de S. gnaphalodes DC. (D. G.)

*STKACHIA. INS. — Genre de la tribu des Scutellériens, groupe des Pentatomites, de l'ordre des Hémiptères , établi par Hahn. (Wanzenart Inseklen) aux dépens du genre Pentatoma. Ou rapporte à celle division les S. limbala ( Ciinex limhalus Fabr.), S. crucigera Hahn. , S. hisliionica Hahn., etc. (Hl.)

*STRACnYBOTRlS. bot. cr.— Genre de Champignons, de la famille des Hyphomycètes , établi par M. Corda. M. Lé\eillé le rapporte à ses Trichosporés-Céphalosporés, tribu des Phycocladés à spores cloisonnées. (M.)

STRAHLITE et STRALITE (du mot allemand slrahl, rayon), min. — Syn. d'Amphibole actinote. (Del.)

STRAMOINE. Slramonium. bot. pu. —

Voy. DATURA.

*STRAMOIMTA. moll.— Genre proposé par M. Schumacher pour quelques espèces de Pourpres (P. hœmastoma , P. serlum), mais dont les caractères ont peu de valeur. (Duj.)

*STRANGALIA (aToayyjXiâ, corde torse).

INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, tribu des Lepturètes angusticerves, créé par Serville (àttM. de la Soc. entomol. de France, t. IV, p. 220), adopté par Mulsant et par Dejean Quatorze espèces eut

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élé rapportées à ce genre, paniii lesquelles nous citerons les S. annularis et luleicornis F. Dis de ces espèces sont originaires d'Amérique ; trois, d'Europe ; et une est propre à l'Asie et à l'Europe. (C.)

*STRAIVGALîODES {oTpy.yyay.i,iS-ni, tortueux). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, division des Cléonides, établi par Schœnherr {Gen. et spec. Curculion., syn., t. 6, 2) sur une espèce du Chili , le S. albosquamosus Sch. (C.)

*STRAIVGM {orp-xy/oi;, tordu), polyp. — Genre rapporté avec doute aux Spongiaires (Nardo, Isis, 1838). (G. B.)

*STRA\ VOESIE. Slranvœsia (nom d'homme). EOT. PH. — Genre de la famille des Pomacées formé par M. Lindiey (Bof. Beg., lab. 1936 ) pour un arbre du Népuul , signalé en premier lieu par M. Waliith sous le nom de Cralœgus glauca. Le caractère le plus saillant de ce genre est son fruit capsulaire osseux et fragile, renfermé dans le tube calycinal. L'espèce unique est le 5. glaucescens L\nd\. (D. G.)

*STP»ATEGUS {slralegus, commandant général), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , tribu des Scarabéides xylophiles, proposé par Kirby et adopté par Hope. Ce genre renferme les cinq espèces suivantes : S. Semiramis , quadrifoveatus , oblongus P.-B., et rcclicornis Kirby. (C.)

STSIATES Ef STRATIFICATÏOIV. géol.

— Voy. TEHHAINS.

STIIATIOME. Stratiomys (urpo-tur/jç, soldat; ^j.vca, mouche), ins. — Genre de Diptères de la famille desNotacanthes, tribu des Stratiomydes, créé par Geoffroy (Ilist ^ius Ins., 1764) ctadopté par les entomologistes modernes, qui l'ont considérablement res Ireint. On connaît une dizaine d'espèces de ce genre, propres à diverses coiiiroes do l'Europe et qui se trouvent généralement sur les fleurs. Le type es t le Stbatiome caméléon, StratJomysf;/iamœ?eo»Fabr.,Meig.,Macq. (Iv D.)

STllATIOMYDES. Slraliomydœ Leach., Slraliomydes Latr. ins. — Tribu de l'ordre ries Diptères, de la famille des Notacaiilhes, rréée par Lalreille [Hisl. nat. Crust. et Ins., •< 802) et adoptée par tous les entomologistes. I>es Stratiomydes ont pour caractères : Corps ordinairement large; lèvre supérieure échancrée; soies maxillaires paraissant ordinaire- DiP.iU nulles; palpes insérés sur la base de [

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la trompe; troisième arliile des niitennes le pli.'s souvent à cinq ou six anneaux, !a dernier terminé par un style ; yeux à facettes plus grandes dans la moitié supérieure que dans l'inférieure; abdomen déprimé, souvent arrondi; nervures des ailes peu distinctes , n'atteignant pas habituellement l'extrémité. Les Stratiomydes, par leur organisation, doivent être placés à la fin des Notacanthes : ils vivent Jiabituellement sur les fleurs et se nourrissent des sucs des nectaires ; quelques espèces ne se posent que sur le feuillage. Toutes les larves ont la tête écailleuse et se transforment en nymphes dans leur propre peau, qui conserve sa forme première: quelques unes, telles que celles des Stratiomes et des Odonlomes, etc., sont aquatiques et diffèrent pour la forme; d'autres, comme celles des Ephippinus, paraissent se développer dans le bois pourri, et il en est enfin (Sargues) que l'on a observées dans les bouses de vache.

M. Macquart comprend dans celte tribu les genres Pii'Iocère, Acanlhine, Cyphomyie, Slraliome , Odonloms , Oxycère , Ephippie, Rapliiocère, Dicranophore , Plalyne, Cyclogastre. Chrysochlore, Euducèie, Acrochœte, Sargue, Chrysomo, Pachygaslre, Nemolèle.

Voy. ces mots. (E. D.)

STRATIOMYS. ins. — Voy. stratiome.

STRATIOTE. Stratiotes. bot. pu. — Genre de la famille des Hydrocharidées , établi par Linné sur une plante vivace, stolon ifère, remarquable par sa forme générale analogue à celle de diverses Broméliacées. Le SruATioTE faux-aloès , Strcdioles aloides Lin., la seule espèce du genre, semble, par sa forme générale, un représentant isolé des monocotylédones tropicales. Il est commun dans les fossés et les canaux de la Belgique et de la Hollande , sur l'eau desquels il flotte librement. Il en existe quelques pieos dans les étangs de Meudon , près de Paris ; mais ils y ont été jetés , à la date de quelques années. (D. G.)

*STRAUZIA (Straus-Durckhein, anatomiste français), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, tribu des Muscides , division des Myodines , créé par M. Robineau-Desvoidy {Essai sur les Myod., 1830) pour une espèce de Philadelphie { S. inennis Rob.- Desv.). (E. D.)

STRAVADIUM. bot. pu. — Ce genre de

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la famille des Myrtacées, tribu des Barringloniécs , formé par Jussieu {Gênera, p. 326) , adopté par De Caiidoile {Prodr., 111, p. 289), etc., et dont le nom avait été modiflé sans motif par Persoon en celui de Slravadia, est considéré par M. Endiicher comme un simple sou-s- genre des Barringtonia Forst. (D. G.)

*STIîAVOL.«:MA. infus.— Genre d'Infusoires établi par Bory Saint-Vincent dans son ordre des Trichodés, pour une espèce marine décrite par O.-F. MuHer sous le nom de Trichoda melUea. Cet infusoire a le corps oblong , cilié, le cou dilatable en une membrane sinueuse, et terminé par un renflement globuleux cilié. (Duj.)

*STUEBA[\1THLS. bot. ph.— Genre proposé par Rafinesque dans la famille des Ombellifères, tribu des Saniculées, pour une plante de l'Amérique du Nord qui n'a été observée que par lui , et qui se place à côté des Eryiigium. (D. G.)

STIIÈIÎLE. Strebla {,TrptS\i--, recourbé). INS. — Genre de l'ordre des Diptères, famille des Pupipares, tribu des Coriaces, créé par Wied {Analect. ent., 1824). On n'en connaît qu'une seule espèce , le S. vespertUionis Wied , Maq., qui se trouve dans l'Amérique méridionale sur les Chauves- Souris. (E. D.)

*STREBLOCARPE.S<»-e6?ocarpus(aTp£- 6>ôs, tortueux; xapnôi, fruit), bot. ph. — Genre de la famille des Capparidées formé par M. Arnott, par démembrement des ]\lœrua, pour des arbustes de l'Afrique et de l'Asie tropicale. On connaît quatre espèces de ce genre, et parmi elles l'espèce type est le S. angustifolia Endiic. {Mœrua anguslifolia, FI. Seneg., t. I, p. 29, tab. 8) (D. G.)

*STKEBLOCAULIl!M. bot. cr.— Genre de Champignons, de la famille des Hyphornycètes, établi par Chevalier. M. Léveillé le classe dans ses Trichosporés-Céphalosporés, tribu des Oxycladés, section des Botrytidés à spores continues. (M.)

*STREBLOCERA (cttpeQoç, tortu ; x/paç, antenne), ins. — Genre de la famille des Braconides, tribu desichneumoniens.de l'ordre des Hyménoptères , établi par M. Weslwood {Intr. of Ihe modem classif. of Ins.) sur quelques espèces dont les antennes sont soudées avec le premier article un peu contourué. les derniers articles très courts.

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ii:

et les ailes ayant deux nervures droites, nt limitant point de cellules cubitales. (Bl.)

*STRE]BLOUIIIZA, Endiicher (aTpse;io'ç, sinueux; pi'Ç», racine), bot. ph. — Synonyme deC/ian</ms Soland., familledes Légumineuses-Papilionacées, tribu des Lotées. (D. G.)

*STREBLOTA ( arptSAoç, recourbé; oZ;, oreille), ins. — Hiibner (Calai., 1816> indique, sous cette dénomination, un genra de Lépidoptères nocturnes, de la tribu des Bombycides. (E. D.)

*STRECKERA. bot. ph.— Genre proposé, dans la famille des Composées-Chicoracées, par M. Schuitz (Flora, 1834, p. 483) pour des Thrincia., parmi lesquels le plus remarquable est le Thrincia luberosaDC. Ce geme n'a pas été adopté.

STRELET. poiss. — Nom vulgaire du Petit-Esturgeon ( Acipenser Rulhenus L., pygmœus Pall. : Elops et Acipenser des anciens). (G. B.)

STRELITZIE. Strelilzia (dédié à une reine d'Angleterre, de la maison de Mecklembourg-Strelilz ). bot. ph. — Genre de la famille des Musacées , formé par Banks pour de magnifiques plantes du cap de Bonne-Espérance, à feuilles radicales très grandes, distiques, longuement pétiolées; à fleurs grandes et brillantes, sortant de l'ouverture d'une grande spalhe monophylle, ployée en bateau, qui termine obliquement une hampe couverte par des gaines foliacées. Ces fleurs ont: un périanthe à trois grandes folioles externes d'un jaune orangé des plus brillants, les deux latérales symétriques, l'antérieure carénée, et trois folioles internes d'un très beau bleu, les latérales symétriques entre elles et assez analogues de forme avec les trois externes, connées entre elles, acuminées, embrassant les organes reproducteurs, la troisième petite et concave; 5 étamines seulement, la postérieure ayant avorté; un ovaire adhérent, à 3 loges multi-ovulées, surmonté d'un stylo filiforme et d'un stigmate à 3 branches linéaires. Le fruit est une capsule à 3 loges et 3 valves. — La plus connue des espèces de Strelitzies est la Strelitîie de la Reine, Slrelilzia lîegina Ait. ( Heltconia Bihai J. Mill.), aujourd'hui assez répandue dans les serres et qui fut introduite pour la première fois au jardin de Kew, par Banks, en 1773. C'est l'une des plus belles plantes connues,

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(Voy. l'ollas de ce Dictionnaire: botanique; ■ONOCOTïLÉDONES, pi. 16). Elle s'élèvc de 1"" à •1° iOcenlim.; ses feuilles distiques, d'un tissu consistant et presque coriaces, sont ovales, oblongues, longuement péiiolées.De saspalhesortentSou 10 grandes fleurs dont le jaune orangé et le bleu ont une beauté et un éclat que la peinture ne peut rendre. Celte magnifique espèce fleurit facilement dans une serre tempérée ou chaude. On la multiplie par division des pieds. Dans ces derniers temps quelques autres espèces du même genre ont été également introduites dans les jardins. Les plus curieuses d'entre elles sont la Strelitzib farineuse remarquable par l'espèce de matière farineuse qui recouvre ses feuilles , et la Strélitzie a FEUILLES DE JONC dout Ics feuilles sont généralement réduites à leur péliolc. (P. D.)

♦STREMPÉLIE. Strempelia. bot. ph.— Genre de la famille des Rubiacées-ColTéacées, tribu des Psychotriées, formé par M. A. Richard (Mém. soc. hist. nat. de Paris, t. V, p. 180) pour un arbuste de la Guiane, voisin des Caféiers. Cet arbuste est le S. guianensis A. Rich. (D. G.)

STRENES ( dTpïivt'î, d'une voix aigre et perçante). iNS. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculiouides gonatocères et division des Erirbinides, établi par Schœnherr (Gen. et spec. Curcul., syn.^ t. III, p. 510; VU, 2, p. 443), et qui a pour type le 5. selulosus, espèce trouvée aux environs de Rouen. (C.)

SXRENIA {Sirenia, nom mythologique).

INS. — Duponchel (Hist. nat. des Leptdopt. d'Eur., IV, 1829 ) désigne sous ce nom un genre de Lépidoptères Nocturnes qu'il plaçait d'abord dans la tribu des Géomètres, et que plus lard {Cat. méth. Lép., 1844 ) il mit duns celle des Phalénides. On en cite deux espèces, dont le 5. clalhrania H., qui se trouve dans toute l'Europe, est la plus connue. (E. D.)

*STREPERA, ois. — Nom lalin du genre Remi/ewr, dans la méthode de M. Lesson.

*STREPUIU1\I. bot. ph. — Genre de la 'aniille des Graminées, tribu des Panicées, ;réé par Sthrader pour un gramen gazonnantdu Brésil. Cette espèce est le S. dislichophyllum Schrad. (D. G.)

* STREPnOCl'STIS (cjTpeVw, contourner ; xiîffTts , vessie ;. bot. cb. — Genre de

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Desmîdîëes, synonyme du genre Euaslrum de M. Ehrenberg , et , par conséquent , du genre Cosmarium de M. Corda ( Corda , Alman. Carlsb., 1839). (G. B.)

♦STREPHOPTERIS. bot. Foss.— Genre de Fougère fossile établi par Presl dans le second volume de l'ouvrage de Sternberg , mais d'après un échantillon si incomplet et si mal figuré qu'il est difficile d'en apprécier les caractères. Ce genre ne comprend qu'une espèce, Str. ambigua. Celte plante, dans notreclassificaiion, serait un Pecopteris en fructification , imparfaitement conservé et voisin du Pecopteris hemitelioides. Celte plante provient des mines de houille de Bohême. (Ad. B.)

*STREPSAPTODACTÏLI. ois. —Sous ce nom, Ritgen a établi, dans l'ordre des Rapaces, une famille qui correspond à celle des Strigidœ de Swainson, et qui comprend, par conséquent, tous les oiseaux de proie nocturnes. (Z. G.)

*STREPSIALIS. otB. — Nom générique latin, dans llliger, des Tourne-pierres.

*STREPSICHROTES (^rpcj'ç, contournement ; xp^'ï» corps), rept. — Subdivision primaire des Ophidiens, d'après M. Ritgen (Nov. ad. nat. Cur., XIV, 1828). (E. D.)

* STREPSIDURA (arp/^-iç, contournement; ovpa, queue), moll. — Genre de Gastéropodes du groupe des Pourpres Swains., Treat. Malac, 1840j. (G. B.)

*STREPSILAS. OIS. — Nom générique latin des Tourne-pierres , dans la méthode d'Illiger. (Z. G.)

STREPSIPTÈRES. Strepsiptera. ms. — Les entomologistes désignent sous cette dénomination un ordre de la classe des Insectes , caractérisé principalement par le systèmealaire. Dans ce type, les ailes antérieures sont tout à fait rudimentaires, et ressemblent à de petits balanciers très étroits , mais un peu élargis à l'extrémité; les ailes postérieures , au contraire, sont fort grandes, membraneuses, et pourvues seulement de nervures longitudinales , ce qui leur donne la faculté de se replier en éventail : sous ce rapport , elles ressemblent à celles des Orthoptères. Les Slrepsiplères ont des yeux saillants, globuleux et d'apparence grenue , les facettes étant peu nombreuses ei très grandes, comparativement à la dimension de rinsembie de l'organe. Ces lusectef

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ont une bouche composée de pièces très peu développées, mais libres cependant ; les mandibules ont la forme de petites lames linéaires , et elles croisent Tune sur l'autre; les mâchoires sont courtes , et supportent des palpes composés seulement de deux articles. Les antennes des Strepsiplères sont courtes, rapprochées à hur base sur une élévation commune, et présentent un petit nombre de divisions. Les pattes sont presque membraneuses, comprimées , avec des tarses dépourvus de crochets. L'abdomen est à peu près cylindrique, et ofTre 8 ou 10 anneaux.

On connaît peu l'organisation intérieure des Strepsiplères, ces Insectes étant de petite taille, et surtoutd'une raretéqui n'a pas permis de poursuivre des investigations qui eussent été fort utiles. Cependant M. Siebold, et surtout M. Newport, ont vu le canal intestinal. D'après ce dernier observateur, l'œsophage est grêle; le jabot est fort rétréci à son insertion avec le ventricule chyliBque : celui-ci est d'abord droit, mais il se replie sur lui-même vers l'extrémité.

Les larves sont de forme oblongue, munie.? de pattes très développées, ayant surtout des hanches et des cuisses volumineuses et garnies d'épines , des jambes et des tarses allongés, ces derniers étant dépourvus de crochets. Ces larves vivent .sous les anneaux de l'abdomen de certains Hyménoptères , tels que des Guêpes, des Polistes, des Andrènes, des Haiictes, etc. M. Newport a publié récemment les observations les plus intéressantes sur les métamorphoses d'une espèce de l'ordre dont il est ici question.

On est très peu fixé encore sur les affinités naturelles des Strepsiptères. On les regarde , en général , comme voisins des Diptères; mais des différences considérables dans les caractères des Insectes adultes , et surtout des larves, nous paraissent éloigner beaucoup ces deux types.

Rossi, qui fît en Italie la découverte du premier Strepsiptère , crut devoir le ranger dans l'ordre des Hyménoptères, en le désignant sous le nom de Xenos vesparum.

Plus tard , M. Kirby, le célèbre entomologiste anglais , ayant eu l'occasion d'en rencontrer une nouvelle espèce, l'étudia, et la considéra, avec beaucoup de raison, comme le type d'un ordre nouveau {Trans. of the linnean Society of London» t. IX « 1811).

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Depuis, ces Insectes ont été observés par Jurine(^/ém. del'Acad. de Berlin, t. XXIII), et surtout par les entomologistes anglais, M. Curlis ( //iMS«rat(ons of British Enlomology), M. Westwood ( Trans. of Ent. Soc, t. 1), M. Newport (Trans. o/"t/ie 20oL Soc), M. Newmann (Ent. Magaz.), etc., etc.

Aujourd'hui on connaît 12 à 15 espèces de Strepsiptères, observées sur différents Hyménoptères. Elles se répartissent d'une manière naturelle dans quatre genres.

Les Xenos, dont les tarses ont quatre articles, et les antennes trois : le premier très court, le deuxième fort long, et le troisième inséré à la base de celui-ci (X. vesparum Rossi , X. Peckii Kirby, X sphecidarum L. Duf., X. Weslwoodii Templ., X. rossH, etc.).

Les Elenchus, dont les tarses ont deux orlicles , et les antennes trois : le premier très court, et les suivants fort grêles insérés de côté {E. Walkeri Curt., E. Templetonii Westw.).

Les Stylops , dont les tarses ont quatre articles, et les antennes six: le premier grand , le deuxième très court , le troisième prolongé au côté interne en un lobe allongé, IessuivantsaIlantens'amincissant(S. Kirbyi Leach, S. tenuicorius Leach., S. alerrimus, S. spencei, etc.).

Et les Halictophagus, dont les tarses ont trois articles : le premier et le deuxième articles presque carrés, et le suivant muni d'un rameau allongé (ff. Curlisii, etc.). (Bl.)

*STREPSIRHII^S. Slrepsirhini (arpE^/c; , contournement; p'v, nez).MAM. — Et. Geoffroy Saint-Hilaire {Ann. Mus., XIX, 1812) désigne sous ces dénominations une famille de Mammifères quadrumanes comprenant les genres Makis, Tarsier, Loris, Indris, etc. Voy. ces mots. (E. D.)

STREPTACHNE. Slreptachne (arpeitT^ç, tordu; «x^n, arête), dot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Stipacées , formé par M. Rob. Brown {Prod. fl. nov. Hall., p. i74j pour un gramen de la Nouvelle-Hollande tropicale, qui a le port d'un Arislida ou d'un Slipa, mais qui se distingue de l'un et l'autre de ces genres parce que l'arête qui termine sa glumelle inférieure est tordue dans sa partie infé- . rieure, mais non articulée. Cette plante est le S. stipoides P Browo. (D. 6.)

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' •STREPTANTHE. Sl)-eptanlhus{azpe'<foj, je tourne; av9oç, fleur), bot. ph. — Genre (Je la famille des Crucifères-Pleurorhizées, tribu des Arabidées , créé par M. NuiUilI {Journ. Acad. Philad., t. V, p. 134) pour des plantes herbacées, bisannuelles ou parfois vivaces, propres aux parties occidentales de l'Amérique du nord. On en connaît aujourd'hui 12 ou 13 espèces, que M. Endlicher divise en deux sous-genres : a. Eu- $treplanlhus En<l\\c. , dont nous citerons pour exemple le S. oblusifolius Hook. {Bot. Mag., tab. 3317); b. Euclisia Nuit.; dans lequel rentre le S. glanduloms Hook. {Icon. , lab. 40). (D. G.)

*STREPTAXIS. MOLL. — Genre ou plutôt sous-genre de Gastéropodes pulmr)nés établi aux dépens des Hélices. Voy. ce mot.

STREPTICÈRES. mau. — Sous - genre d' Antilope. Voy. ce mot. (E. D.)

STREPTlUM.Roxb.BOT.PH.— Synonyme de Priva Adans., famille des Verbénacées.

STREPTOCARPE.S<»-ep<ocarpus(aTp£7T- To?, tordu ; xaoTto'ç, fruit), bot. ph. — Genre de la famille des Gesnéracées, formé par M. Lindiey [Bot. Reg., 1. 1173) aux dépens du genre Didymocarpus Wall., duquel il se dislingue principalement par son calice à 5 sépales égaux et non simplement quinquéfide ; par son stigmate à deux larges lamelles réniformes, inégales; enfin par sa capsule allongée en forme de silique , mais dont les valves sont contournées en spirale. — L'espèce sur laquelle ce genre a été fondé est le Streptocarpe de Rexius, Slreplocarpus Rexii Lindl. {Didymocarpus Rexii Hook.), plante vivace, acaule, à feuilles radicales oblongués , crénelées , velues; à grandes fleurs solitaires sur des pédoncules radicaux, d'un bleu délicat et pâle, rayées de rouge à la gorge, qui sesuccèdent pendant presque toute l'année. La culture de cette jolie plante est facile : il sufOt de la tenir en orangerie pendant l'hiver. On la multiplie de graines ou par division du pied. De Candolle a décrit (Prodr., IX, p. 220) six espèces de Slreptocarpes. (D. G.)

*STREPTOCAULOIV («TTpeTTTÔç, tordu; xav>o; tige). BOT. PH. — Genre de la famille des Asclépiadées, formé par MM. Wight et Arnott pour des plantes volubles de i'inde et des Moluques, généralement pubescentes ou cotonoeuses. M. Decaisne (Prodr., VIII,

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p. 495) décrit six espèces de ce genre, parmi lesquelles nous citerons le S. tomentosum Wight et le S. Daumii D., des Philippines. (D. G.) *STREPTOCERUS {arpenTÔs, Contourné; xf'oa;, corne), ms. — Genre de l'ordre des Coléoptères penlamères, tribu des Lucanides, proposé par Dejean. Ce genre ne s« compose que d'une seule espèce , le S. speciosus Dej., originaire du Chili. (C.)

*STREPT0CI1^TA (<jtoe,tto;, tordu; xai'tv), soie, arête), bot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Festucacées, section des Bambusées , formé par M. Nées d'Esenbeck {in Mart. FI. Bras., H, 536) pour une plante fort singulière du Brésil , à feuilles planes; à épi terminal, solitaire, forméd'épilletsunifloresetaccompagné de bractées. Chaque épillet a trois glumes inégales dont l'extérieure se prolongeen une très longue arête tordue au sommet; trois glumelles lancéolées, égales, qui se recouvrent en s'imbriquant; 5-6 étamines. L'espèce unique de ce genre est le S. spicata Schrad. {Lepideilema lancifoUum Trin.).

STREPTOGYNE. Streplogyna (<jTp£7tTÔç, tordu; yw/J, femme ou femelle), bot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Festucacées, section des Bambusées, éta ■ bli par PalisotdeBeauvois(i4g'7-os<og'., p. 80) pour une plante arborescente des parties chaudes de l'Amérique. Cette plante est le S.crinila Palis. (D. G.)

SÏREPTOPE. Streplopus (urps-^TÔ;, tordu, fléchi; TToû;, ■:to<îô;, pied, support), bot. PH. — Genre de la famille des Smilacées, formé par L.-C. Richard aux dépens des Uvularia Lin., pour des herbes vivaces de l'Europe et de l'Amérique septentrionale , à rhizome horizontal, rampant; à feuilles ovales-oblongues, embrassantes; à fleurs hermaphrodites, portées sur un pédicule géniculédans le milieu de sa longueur. Ces fleurs ont un périanthe coloré, 6 -parti, campanule; six étamines insérées sur le périanthe, à filet court et à anthère en cœur; un ovaire à trois loges muliiovulées, avec un style filiforme et un stigmate en tête, obtus. Le fruit est une baie iriloculaire. Le Strep- TOPE EMBRASSANT, Stveptopus amplexifol ius DC. {Uvularia amplexifolia Lin.), croît assez communément dans les Alpes, les Pyré-

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nées et !a plupart des montagnes de la France; il porte les noms vulgaires de Sceau de Salomon rameux, Laurier alexandrin des Alpes. (D. G.)

*SrREPTOPETALUM. bot. ph.— Genre proposé par M. Hochstetter, mais qu'on rapporte généralement comme synonyme au genre Wormskioldia Thon, et Schum., famille des Turnéracées.

*STREPT0SP0I\1DYLI]S {irpinxi^, contourné; anivSvloi;, vertèbre). — Voy. cro-

CODl LIENS FOSSILES.

STREPTOSTACHYS {<7zpîn-zSç, tordu; a-y.)(\>:, épi). BOT. PH. — Le genre proposé sous ce nom par Desvaux et adopté par Palisot de Beauvois (Agrost., p. 49) pour une Graminée que ce dernier botaniste avait nommée Slreploslachys hirsuta, rentre comme synonyme dans le grand g. Panicum. C'est le Panicum Slreploslachys Sprenger. (D. G.)

*STREPTOTHRIX. bot. cr. -Genre de Champignons, de la famille des Hyphomycètes, formé par M. Corda. M. Léveillé le rapporte à ses Trichosporés-Sclérochélés , tribu des Gyrocèrés. (M.)

STRIATELLE. Strialella (diminutif do stria, strie), bot. cr. — (Phycées ) Genre de la tribu des Diatomées ou Bacillariées , établi par Agardli pour une Algue marine parasite très élégante, le Strialella unipunctata Ag., Fragilaria Lgb. Voici les caractères de ce genre: filament aplati ^ formé de frustules tubulaires, carrés, aplatis, pédicellés latéralement, fortement striés; endochrome, jaunâtre, rayonnant. Les frustules, par la duplication , se multiplient et restent attachés les uns aux autres alternativement par leurs angles opposés, comme cela se voit dans les Diatoma et les Tabellaria. Cette Diatomée croît souvent en ahondance sur certaines petites Algues marines et les couvre de flocons d'un jaune rouseâtre. (Bréb.)

I *STRICHOSA. INS. — Genre de Coléoptères subpentamères, famille des Cycliques et tribu des Chrysomélines , proposé par nous et adopté par Dejean (Cat., y édit., p. 421) qui y rapporte les trois espèces suivantes : S. aulica, Lacordairei Dej., et eburata Buq. (C.)

*STRIDl]L AIVTES. ms.— Latreille désignait ainsi le groupe des Cigales , à cause de la stridulation que font entendre ces In-

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sectes. Ce mot est synonyme de Cicadides , de plusieurs auteur». Voy. cigale et cic\- DmRs. (Bl.)

*STRIDULA1VTIA. iNS. — Synonyme d« Cicadides , employé par M. Burm<?Tslet ( Handb. der Entom. ). Voy. stridulantes. (Bl.)

STRIÉE. MOLL. —Nom donné par Geoffroi à des Hélices et au Cyclostome élégant..

STRIEGISAN. min. — Nom donné par Breithaupt à la Wavellite, trouvée à Striegis près Frankenberg en Saxe. Voy. wavellite. (Del.)

*STRIGATELLA {slrigalus , sillonné).

MOLL. — Genre de Gastéropodes du groupe des Volutes (Sw., Tr. Mal., 1840). (G. B.)

STRIGE. Siriga. bot. ph. — Genre de la famille des Strophularinées , tribu des Buchnérées, formé par Loureiro ( FI. Cochinch., p. 127), et qui a pour base des espèces de Buchnera Lin. et Auct. Il comprend des plantes herbacées , d'Asie , d'Afrique et d'Australie , scabres , noircissant par la dessiccation , et quelquefois végétant en parasites à la manière des Orobanches. L'espèce sur laquelle Loureiro avait formé ce genre avait reçu de lui le nom de Siriga lulea. M. Benlham la rapporte à son S. hirsuta. Le même auteur en décrit 16 espèces (Prod., t. X, p. 500). (D. G.)

*STRIGES. OIS. —Nom donné par Wagler à la famille que composent les oiseaux de proie nocturnes : il est par conséquent synonyme de Sirix (Linn.) et Sirigidœ Swains. (Z. G.)

*STRIGÏA (crrpî?, cyoç, Strie, cannelure), INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, tribu des Carabiques féroniens, créé par Brullé {Hist. nat. des Ins. , t. IV, p. 383, pi. 15, f. 6), et qui a pour type une espèce des Indes orientales : le S. maxH- /ajis de cet auteur. (C.)

*STRIGICEPS. Strigiceps. ois. — Genra de la famille des Meliphagidées, dans l'ordre des Passereaux. M. Lesson , créateur de ce genre, le caractérise de la manière suivante". Bec de la longueur de la tête, entier, légèrement triangulaire à la base, comprimé sur les côtés, arqué, édenté, à huit bords égaux et lisses; narines basales, ouvertes; quelques crins ou soies à la commissure et aux narines ; plumes de la tête et de la gorga lancéolées; ailes aiguës, dépassant le crou*

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pion, à 1'* penne rudimentaire, la 2* courte, la 3* plus courte que la i'', celle-ci que la 5*, les 5* et 6' égales et les plus longues ; queue allongée deltoYdale, égale; tarses excessivement courts, à doigts courts et faibles, Texterne soudé au médian ; ongles recourbés, faibles.

Une seule espèce Tait partie de ce genre : c'est le Stiugiceps a moustaches blanches , St. leucopogon Less. {Rev. zool. , 1840, p. 266 ). Elle a le dos, les ailes et la queue d'un vert-olive frais; le dessus de la tête e' du cou marron , les plumes étroites de ces parties étant striées de blanc et de fauve à leur sommet ; plumes étroites de la gorge blanches à la pointe ; joues, côtés du cou et thorax ferrugineux; flancs et bas-ventr< d'un roux clair; dessous de la queue jaune verdâtre. Cet Oiseau habite la Nouvelle-Hollande. On ne sait rien de ses mœurs. (Z. G.)

STRIGIDÉES. Slrigidœ. ois. — Famille de l'ordre des Rapaces, formé des éléments du grand genre Strix de Linné. Tous les oiseaux qui en font partie ont des caractères généraux qui ne permettent pas de le confondre avec d'autres espèces. Comme dans les oiseaux de proie diurnes, leur bec est, à la base, enveloppé d'une cire; maiti, au lieu d'être nue et visible, celte cire est cachée par des poils roides, ou par des plumes décomposées. Leur tête naturellement fort volumineuse, couverte d'une masse de plumes qui augmente encore son volum, est munie ou privée d'aigrettes ; leurs yeux, très grands, à fleur de tête, dirigés en avant, sont entourés d'un cercle de plumes effilées, roides, décomposées et rayonnantes; leur conque auditive est ample; et leur plumage très doux , très duveteux , souple et fort perméable à l'eau. Ils ont en outre les tarses ordinairement vêtus , pourvus de rares plumes sétacéw, le doigt externe versatile, des ongles puissants, aigus, très rétractiles.

Les mœurs et les habitudes des Slrigidées ne contribuent pas moins à les distinguer. Ils vivent de Mammifères grands et petits, de Reptiles, de petits Oiseaux, d'Insectes, qu'ils chassent durant le crépuscule ou pendant la nuit, l'extrême sensibilité de leur rétine ne leur permettant pas de chasser par un jour trop vif. Dans leurs excursions nocturnes, ils sont guidés vers les

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qui leur servent de pâture autant par la délicatesse de leur ouïe que par la vue. Leui vol est mal assuré, tortueux, oblique, silencieux : ils arrivent sur une proie sani faire le moindre bruit. Toutes les petites espèces insectivores ont en général , pour celles de cette famille, une vive antipathie dont l'Homme a fait un moyen de chasse. Lorsque, dans le jour, ils sont attaqués, harcelés par les autres oiseaux , ou que quelque objet nouveau les frappe, sans abandonner leur place, ils se redressent, prennent des postures bizarres, font mille gestes ridicules. Us nichent dans les ruines, les rochers, les cavernes, les terriers, les forêts; leurs œufs sont entièrement blancs et leurs petits naissent couverts d'un duvet épais et soyeux.

La famille des Strigidées est excessivement naturelle; mais le nombre d'espèces qu'elle renferme étant assez considérable, et ces espèces offrant entre elles quelques différences sous le rapport des attributs extérieurs, du système de coloration, quelques ;iuteurs ont cru pouvoir la subdiviser, en ayant égard à ces différences.

Svrainson n'avait admis dans sa famille des Slrigidœ que deux subdivisions ou sousfamilles , une pour les espèces pourvues d'aigrettes, une autre pour celles qui en manquent. Dans les méthodes plus modernes, on en compte quatre : celle des Surninœ pour les genres Surnia , Nyclea , Aihene , Scops ; celle des Buboninœ , composée des genres Bubo, Syrnium, Kelupa et Ascala' phla; celle des Ululinœ, comprenant les genres Olm, Ulula, Brachyolus etNyctale, et celle des Striginœ pour les genres Slrix proprement dit, et P/iodiitis. G.-R. Gray, tout en admettant cette division, qui est celle que le prince Ch. Bonaparte a proposée, a cependant déplacé quelques genres pour les faire passer d'une sous-famille dans une autre. Ainsi, le genre Scops, qui fait partie des Surninœ dans la méthode que nous venons d'exposer, est rangé, par lui, parmi les Buboninœ; le genre Syrnium, qui, pour le prince Ch. Bonaparte , fait partie de cesderniers, est placé par l'auteur du Gênera avec les Ululinœ. Enfin , pour le même auteur, le genre Glaucidium, fondé sur la Strix passerina (Linn.), espèce fort voisine du Str. noctua, est compris dans la sous- faraille

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des Ululinœ, pendant que le Noctua, type da genre Athene, est dans celle des Surninœ. Ces divergences s'expliquent par la diffii nlié qu'on éprouve à trouver des caractères propres à telle ou telle autre sous-famille. (Z.G.) 8TRIGIDIA (ffrplÇ, strie, cannelure), ins, — •Genre de l'onlre des Coléoptères penla- «ïières, tribu des Scarabéides phyllophages, proposé par Dejean et publié par Burtneister {Handbuch der EnlomoL, 1844, p. 388), qui l'a classé parmi ses Pélidnotides ; il y introduit les 3 espèces suivantes originaires du Brésil: S. cuprea, fulvipennis Gr., et vuhripennis Burm. (C.)

Sl'RlGIIVÉES. Slriginœ. ois. — Sousfamille établie par le prince Cb. Bonaparte dans la famille des Strigidées. Voy. ce mot. (Z. G.) STniGOGÉPaXIjE. Slrigocephalusi<jTpt^, cannelure ; xt<f,aXn, tête), moll. — Ce genre, créé par M. Defrance, est regardé comme inutile par quelques naturalistes, et est considéré , par M. de Blainville, comme formant une section des Térébratules ; mais il paraît néanmoins fondé sur quelques caractères assez importants, intermédiaires entre ceux des Spirifères et des Térébratules. Comme chez ces dernières , l'ouverture de la valve dorsale est arrondie , mais elle ne perce pas le srochet, et elle est située, comme chez les Spirifères, entre cette partie et la charnière. On ne connaît que des *6pèces des terrains dévoniens. (G. B.)

STRIGODERMA (<iTpt'?, strie; ^/ppa, peau ). iNS. — Genre de l'ordre des Coléo- |)tères pentamères, tribu des Scarabéiiles phyllophages, proposé par Dejean et publié lar Burmeister (Handbuch der Entomologie, 1». 313), qui l'a compris parmi ses Anisopliades. Six espèces américaines font partie de ce genre, savoir: S. pygmœa, arboricola F., Columbica, sulcipennis Dej., vestita et sumptuosa Barm. (C.)

STRI\GOPHORl]S (shmgo, serrer étroitement; yop^î» porteur), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Scarabéides mélitopbiles, substitué par Burmeister ( Handbuch der Entomology) à Stripsifer , Gory et PorcberoD. Ce genre renferme les quatre espèces suivantes: S. Zébra, flavipennii, rufipennis O. P., et longipes Swed. Elles appartiennent a la Cafrerie. (C.) *STRIGOPS. Strigops. ois. — Genre de

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la famille des Psittacidées (Perroquets), dans l'ordre des grimpeurs, caractérisé pai un bec gros, recourbé dès la base . à mandibule supérieure dépassant l'inférieure, qui est cannelée en dessous à sa partie moyenne; des narines situées à la base du bec, ovalaires, ouvertes dans une cire, légèrement tubuleuses et nues; quelques poils seulement s'étendent jusqu'à leur bord supérieur; des tarses gros, assez longs, nus, réticulés en avant comme en arrière; des doigts et des ongles également gros et allongés; des ailes médiocres, ne dépassant pas les couvertures supérieures de la queue, à quatrième et cinquième rémiges presque égales et les plus longues de toutes ; une queue courte, très peu étagée.

Le genre Strigops, créé par G -R. Gray , est sans contredit le plus intéressant de ceux qui, depuis quelques années, ont é(é soumis à l'observation des ornithologistes. Les caractères généraux qu'offre l'espèce type sont ceux des Perroquets; mais elle a aussi des rapports avec les Strigidées par quelques uns de ses attributs; c'est au point qu'on a pu la prendre pour une rapace nocturne du genre Surnia.

m L'allongement et la force de ses tarses et de ses ongles, dit M. Pucheran, qui a publié sur cette espèce quelques notions intéressantes auxquelles nous ferons des emprunts, décèlent un animal effectivemenl marcheur. Sous ce point de vue, c'est un Pézopore avec des proportions beaucoup plus fortes. Pour ce qui est du peu d'allongement des rémiges , beaucoup d'autres espèces pourraient lui être comparées, mais aucune d'entre elles ne nous a offert des ongles aussi peu arqués. L'organe du ^ul est lui même très imparfait, et il se trouva plus défavorablement organisé que chez l€3 espèces du genre Platycerque : encore fc3 dernières ont-elles les ongles moins allongés et plus arqués.

« Si , par certaines formes particulières de ses organes, cette espèce s'isole de presque tous les autres Psittacidées, les caractères de ptilose qui lui sont inhérents ne sont guère moins dignes d'attention. Sou pelage est très abondant, assez uniforme; comme c'esl la coutume chez les espèces nocturnes. Mis à côté de certaines espèces de Strigidées , on retrouve, dans les uns

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comme dans les autres, de grandes analopies dans la disposition générale des taches et des raies. Mais le fond de la coloration est resté celui du Perroquet, de la Perruche ingambe {Pezoporus formosus, Vig. et Hort. ) particulièrement. Il l'est encore par l'état de nudité des tarses, particularité dont on connaît si peu d'exemples dans les rapaces nocturnes. 11 est superflu de dire que presque tous les caractères du rapace se sont évanouis. Le bec, par sa courbure basale, semble bien nous en offrir un vestige; mais la forme générale du bec du Pézopore est absolument semblable.

« Ce qui l'éloigné, au contraire, des Psittacidées, c'est la présence des plumes écailleuses de la face. Il se rapproche de nouveau, par ce caractère, des espèces nocturnes, et ce rapprochement est complété encore par la présence de longues soies qui couvrent les narines, et dépassent le bec. » Quoi qu'il en soit, le genre Strigops appartient plutôt à la famille des Perroquets qu'à celle des Chouettes. C'est, du reste, ce qu'à défaut d'autres caractères aurait confirmé l'examen , fuit par M. Pucheran , d'un crâne de l'Oiseau type. Ce crâne, comparé, d'une part, à ceux des rapaces nocturnes; d'autre part, à ceux des Psittacidées, était en tous points semblable à ces derniers.

La seule espèce connue, le Sirigops ha- Iroplilus, G.-R. Gray, a un plumage où le vert domine; mais celte teinte est plus foncée en dessus qu'en dessous. Des rayures transversales noires se montrent sur le dos, le croupion, à la partie supérieure et inférieure des reclrices; d'autres rayures jaunes, en forme de zigzags, alternent, à la région caudale, avec les traits noirs qui présentent la même disposition. Les rémiges sont noires, tachées de jaune ; la gorge , le thorax , l'abdomen , sont parsemés de taches triangulaires, jaunes, et les flancs de zones transversales noires. Le bec est couleur de corne; la cire et les pieds sont noirâtres.

Les mœurs du Sirigops habroplilus sont Jusqu'à présent fort peu connues. Les quelques notions, fort curieuses du reste, que l'on possède à ce sujet, ont été fournies à M. J. Verreaux par la personne qui lui a procuré l'individu que le Muséum d'Histoire ttalurelle de Paris possède : c'est dire qu'elles

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méritent confirmation. Toujours est-il qu6 cette personneauraitassuréaM. J. Verreaux que l'oiseau en question vit dans des terriers creusés au pied des arbres, et que ces terriers ont une profondeur de quatre à cinq pieds; qu'il se nourrit de racines de di\erses plantes, ne sort de son trou que pendant la nuit, et qu'au lieu de fiéti'ienter le séjour des arbres, il a des habitudes terrestres, mais dans des forêts humides et profondes qui l'abritent de l'éclat du jour. « Au dire des naturels, ajoute M. J. Verreaux (dans une note qu'il a communiquée à M. Pucheran), quoique d'un naturel peu farouche, puisqu'il ne s'envole jamais à leur approche, il ne se trouve cependant jamais qu'isolé. Il grimpe parfois parmi les lianes épaisses , et c'est de là qu'il fait entendre un gémissement lugubre qui amène souvent son compagnon que l'on n'entend pas venir, tant son vol est léger. D'après d'autres observations des indigènes, le son de sa voix change lorsque l'obscurité est plus grande; devenue alors plus sonore, elle ressemble à celle de l'espèce de chouette originaire de ces contrées. Le nid est composé de fougères, et placé au fond du terrier. La chair de cet oiseau exhale une forte odeur, désagréable comme celle de la fourmi. »

Les naturels de la Nouvelle-Zélande, suivant M. Grey, gouverneur des possessions anglaises dans la Polynésie, nomment le Sirigops Kakapo, ce qui signifie Perroquet de nuit. Le même observateur avance que, depuis que les Chats ont été introduits dans l'île, les individus de cette espèce ont disparu déplus en plus, de sorte que dans certaines parties de l'île, cet oiseau est regardé comme fabuleux; opinion que partagent beaucoup d'Européens.

La Nouvelle-Zélande est la patrie du Sirigops; l'individu que possède le Muséum d' Histoire naturelle, provient de l'île Steward. (Z.G.)

*STRIGOPTERA, Dejean (Cat., 3' éd., p. 89 ). INS. — Synonyme de Castalia Caslelnau, Gory. (C.)

*hTRIGLLE. Strigula {striga?, sillon).

BOT. CR. — (Lichens. ; Genre que Pries , qui en est l'auteur, a, tour à tour, réuni aux Champignons ou aux Lichens , mais que la nature de son thalle , dont nous avoni

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donné {Cuba, Crypt., p. 130 et suiv., t. 7, f. 1-3) une analyse et une figure, en même temps qu'une sorte de monographie du genre, doit fixer fk-Giiitivement dans cette dernière famille. Nous avons, en outre, démontre au lieu cité que le genre Cephaleuros Kze. {voy. ce mot) n'était qu'une dégénérescence du thalle des Strigules , causée «ans doute par l'humidité. Personne n'en a tenu compte, et on a continué comme devant à mentionner comme autonome une simple anamorphose. Quoi qu'il en soit , voici les caractères de ce singulier genre, plus voisin des Verrucaria que de tout auVe : Thalle hypophléode, le plus souvent épiphylle, et vivant sur les feuilles coriaces des tropiques. Périlhèces ovoïdes ou globuleux, carbonacés , minces, noirs, clos, s'ouvrant oar un pore ou par des fentes au sommet , •t contenant un nticléus mucilagineux, cendré ou noirâtm. Thèques en massue renfermant des sporidies simples ou biloculaires Ces Lichens forment sur les feuilles des croûtes orbiculaires plus ou moins grandes , ou bien leur thalle, qui croît toujours sous la cuticule, projette circulairement df^ rayons linéaires, nus ou ciliés, le plus souvent disposés en rosettes. Ce thalle, vert d'abord, s'étiole ensuite et devient d'un blanc de neige , ce qui fait qu'on rencontre sur la même feuille des individus blancs et d'autres verts. On compte environ 10 espèces , dont une seule, le S- abietina , s'il appartient bien à ce genre, est de nos contrées. (C. M.)

*STm\'SIA. poiss.— Genre de Poissons gadoïiies indiqué par Rafinesque (Rafin., Ind. lu. Sicil., 1810). (G. B.)

*STRIPSIFER, Gory,Porcberon. ins.— Synonyme àe SlringophorusBarm. (C.)

STIUX. OIS. — Nomgénériquelalin, dans Linné, des Chouettes. (Z. G.)

*STRIXÉES, Less. ois. — Synonyme de Slrigidées, Swains.

*STROBILA (cTpo'gao;, sabot, fruit du pin). INS. — Genre de Lépidoptères Nocturnes,de la tribu des Tortrices créé par M. Soiloffsky {Bull. Mos., 1837), pour une espèce propre à la Russie. (E. D.)

STROBILA. ACAL. — Genre proposé par M. Sars pour une des phases du développement de la Médusa aurita, que ce naturaliste avait d'abord prise pour un acalèpbe

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particulier, mais dont depuis lors il a reconnu lui-même la vraie signihcution.

Voy. MÉDUSE. (Duj.)

*STROBILA. BOT. PH.— Le genre propose!

sous ce nom par G. Don, et dont M. Endlicher fait un synonyme de son genre Menéghinia {Gênera, n° 3766, supp. 1 ), est re ■ gardé par De Candolle {Prod., t. X, p. 500) comme synonyme du genre Arnebia Forsk., dans lequel le Strobila hispidissima G. Don prend rang sous le nom à'Arnelia hispidissima DC. (D. G.)

STROBIL ANTRE. Sirobilanthes (arpofft>o;, cône ou strobile; «vOoç, fleur ). bot. PB. — Genre nombreux de la famille des Acanlhacées, formé par M. Blume pour des arbrisseaux, plus rarement des herbes, qui croissent dans l'Asie tropicale. Ces végétaux ont des feuilles opposées; des fleurs assez grandes, bleues, violacées ou blanches, disposées en épis axillaires ou terminaux , accompagnées de bractées et de bractéoles, et dont les principaux caractères consistent dans un calice quinquéparli ; une corolle dont le tube s'élargit peu à peu en un limbe campanule, à 5 lobes égaux ou presque égaux, obtus ou échancrés; 4 étamines didynames, incluses, à anthère biloculaire; un ovaire à deux loges bi-ovulées, surmonté d'un style simple et d'un stigmate subulé. Le fruit est une capsule allongée-tétragone à 2 loges et 4 graines discoïdes. M. Nées d'Esenbeck a décrit (Prodr., t. XI, p. 177) 65 espèces de Strobilanihes parmi lesquelles nous prendrons pourexempleleSTROBiLANTHE DE Sabine , S trobilanthes Sabinianus Nées , qui a été figuré dans l'Atlas de ce Dictionnaire (Botaniq[je. Dicotylédones, pi. 32), jolie espèce cultivée assez souvent en serre et originaire du Népaul. Ses feuilles sont ovales-acuminées, rétrécies en pétiole, glabres, les supérieures en cœur, embrassantes; ses fleurs, d'un joli bleu violacé el longues de 3 ou 4 centimètres, forment des épis axillaires et terminaux un peu tachés, et sont accompagnées de bractées orbiculaires, cunéiformes à leur base. M. Nées d'Esenbeck fait remarquer que cette plante a, parfois, pendant l'hiver, dans la serre, une floraison clandestine et que les petites fleurs anomales qu'elle produit alors sont formées d'un calice coloré, presque bilabié, d'an« tris x»«iUtA r.ornJiw ohloDgue en forme

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d'utrîcule obtus, renfermant de petites anthères, sans apparence de pistil. (P. D.)

STROBILE. BOT.— Sorte de fruit agrégé plus communément nommé cône. Voy. cône.

♦STROBILOCAKPE. Strobilocarpus. bot.

PH. — Genre de la famille des Sunlalacées formé par M. KIotzsch ( Linuœa, t. XIII, 1839, p. 380) pour un arbrisseau du cap de Bonne-Espérance. F.'espèceuniquedug. estle Strobilocarpus diversifoliusK]olzsch. (D. G.)

♦STROBILOPHAGA. ois. — Nom générique latin des Durbecs, dans la méthode de Vieillot. (Z. G.)

*STROBILORACHIS (^rpôÇ.Joç, cône ou strobile; pa'xt;, épine dorsale ou axe), bot. PH. — Genre de la famille des Acanthacées, établi par MM. Link. KIotzsch et Otto {le. pi. , tom. VI, p. ^ 17, tab. 48 ) , pour deux plantes de l'Amérique tropicale , l'une frutescente, l'autre herbacée. Les deux espèces du genre sentie S. prismalica Nées , frutescent, du Brésil ; et le S. llancheliana Nées , herbacé, de la province de Bahia. (D. G.)

*STROBILlJRUS (aTpôS.Ao; , entortillement; oûoâ, queue), rept.— M. Wiegmann {Herpet. Mex., 1831) désigne sons ce nom un genre de Sauriens qui doit rentrer dans le groupe naturel des Stellions, et qui est adopté par MM. Duméril et Bibron. Les Slrobilurus ont les plus grands rapports avec les Sienocercus(Voy. ce mot), dont ils ne se distinguent guère que par le manque de dents palatines. On n'en connaît qu'une seule espèce , le S. torqualus Wieg. {loco ci<a<o),qui est originaire du Brésil. (E. D.)

*STROBOCAL\X. bot. pu.— Genre proposé par M. Blunie et admis comme section des Vernoni», famille des Composées Vernoniacées. (D. G.)

SÏROEMIA. bot. PH. — Genre de Vahl rapporté comme synonyme aux Cadaba .""orsk., famille des Capparidées.

*STROGAIVOWIA (nom d'homme), bot.

PH. — Genre de la famille des Crucifères- Orihoplocées, tribu des Vellées, formé par MM. Kareline et Kirilow (Bull. soc. d'Hist. nal. de Moscou, ■1840, p. 386), pour des herbes vivaces de l'Altaï. Les auteurs du genre en ont décrit trois espèces, quils ont nommées : S, inlermediaf S. brachyota, S.iagiUala. (D. G.)

* STROGAMOWITE (nom d'homme), MiM.— Substance hyaline, d'un blauc hleuà-

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ire , trouvée en blocs épars «ur les bords de la Sliudanka, en Daourie. D'après l'analyse d'Hermann, ce serait la même chose que li nouvelle Cancrinite de l'Oural , dans laquelle la Soude serait, en grande partie, remplacée par la Chaux. Voy. cancrinite. (Del.)

♦STROGG'ÏLE. Stroggulus (^rpo^-v/o? , arrondi), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, section des Malacodermes et tribu des Lycusites?, proposé par Motchousky (Bull, de la Soc. desnat. de Moscou, t. XVIII, 1845 ) pour une espèce de Mongolie , nommée S. aurilus par l'auteur. (C.)

STROMATÉE. Slromaleus (arpSixa, tapis de couleur variée), poiss. — Genre de Poissons Acanthoptérygiens , de la famille des Scombéroïdes, et formant, avec les genres Rhombes, Louvareous, Seserins et Kurles, un groupe qui appartient à la tribu des Scombéroïdes sans fausses pyinules , sans épines libres au dos, sans armure aux côtés de la queue. Par la forme comprimée de la tête et du tronc, ces Poissons se rapprochent des Coryphènes; ils en diffèrent par le raccourcissement de leur corps. Les Slromatées se distinguent, dans la famille des Scombéroïdes, par l'absence de ventrales et par une dorsale unique, dont les rayons épineux, en petit nombre, sont cachés dans son bord antérieur; les nageoires verticales sont couvertes d'écaillés à la manière des Squamipennes.

Une espèce seulement habite la Méditerranée; elle est connue sous le nom de Fiatole ( Slromaleus Fialola L. ), et est remarquable par ses taches et ses bandes interrompues de couleur dorée, sur un fond gris de plomb. La mer des Indes produit d'autres espèces que nos colons français ont désignées sous le nom de Pamples. Une espèce, plus semblable qu'aucune autre à la Fiatole de la Méditerranée, habile les côtes de l'Amérique méridionale sur l'océan Paciflque (Sir. maculatusYn].).

Cuvier distinguait, crans le genre Stro* matée, les sous-genres Pepriluset Luvarus, désignant, sous le premier nom, les Poissons que Lavépède avait déjà nommés Rbombes.

D'ailleurs les Rhombes et les Louvareous, bien que très analogues aux Stromatées, doivent constituer deux genres voisioi, mn,.^ distincts. Voy. ces mots.

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Le groupe de Poissons dont le Stromntée est le type a reçu différents noms des divers classificateurs; c'est ainsi qu'ont été créées les dénominations suivantes :

Stbomateini ( Bonap., Syn. Vert. Syst. , 1837); Stromatia (Rafin., Anal. Nat., 1815); STROMATiNiE (Swains. , flass., 1839).

(E. Ba.) . *STROMATERIA. bot, cr. —Genre de Champignons, de la famille des Gymnomycètes, établi par M. Corda. Selon la classification de M. Léveillé , il se range dans les Clinosporés-Ectociines , tribu des Sarcopsidés , section des Tuberculariés. (M.)

STROMATIUM (erTpSya, riche tapis).

INS. — Genre de Coléoptères su.penlamères, tribu des Cérambycins, créé par Serville(v4nr!. delà Soc. ent. de France, t. III, p. 80), et qui se compose des 3 espèces suivantes : S. barbalum, slrepens F. et funeslum B.D. La 1" se trouve à Tranquebar et à l'île Maurice; la 2* dans les contrées chaudes de l'Europe, de l'Asie, du noi-d de l'Afrique et de l'Amérique; et la 3* à la Nouvelle-Hollande. Le nom de Solenophorus, que leur a donné depuis Mulsant, n'a pasétéadoplé.(C.) STROMATOPORE. polyp. —Genre établi par M. Goldfuss pour un corps fossile du terrain de transition dont la nature est encore douteuse pour plusieurs naturalistes. Le Stromatopore est une masse calcaire hémisphérique ou subglobuleuse composée de couches concentriques d'une substance compacte et d'un amas fongiforme de petits pores agglomérés. Une seule espèce, S. concen<»tca, qui se trouve dans FEifel, est décrite dans l'ouvrage de M. Goldfuss sur les Pélrif. d'Allemagne, pi. 8, fig. 5, p. 22. (Dm.)

* STROMBASTRÉES. Strombaslrea (fftpo'fxÇo; , toupie; octjTw'p, étoile ).polîp. — M. de Blainville désigne sous ce nom un groupe d'espèces de son grand genre Astrea, caractérisées par leurs masses corticiformes composées de loges infundibuliforines, polygonales, radio-lamelleuses, prolifères, ou se succédant l'une l'autre verticalement. Celte coupe correspond au genre Slrombodes de M. Goldfuss. Voy. strom- BODES. (G. B.)

STROMBE. Strombus. moll.— Genre de Gastéropodes pectinibranches, de la famille des Ailés , établi par Linné qui comprenait

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sousJemémenom les Rostellaires elles Ptérocères, maisdéjà indiqué précédemment par Lister. C'est Lamarck qui, faisant du genre linnéensa famille des Ailés, a circonscrit plus exactement le g. Strombe, et l'a caractérisé par sa coquille ventrue, terminée à sa base par un canal court, échancré ou tronqué, dont le bord droit se dilate avec l'âge en une aile simple, lobée ou crénelée supérieurement, et présente inférieureinent un sinus séparé du canal ou de l'échancrure de sa base. Les Strombes sont de belles coquilles des mers intertropicales ; quelques uns, fort grands et remarquables par la coloration interne de leur ouverture, sont très recherchés comme objets de collection ou d'ornement. Lamarck en connaissait trente-deux espèces vivantes. Sowerby en a fait connaître deux fois autant dans sa Monographie qu'il a publiée. On en connaît aussi neuf espèces fossiles des terrains tertiaires. L'animal des Strombes est semblable à celui des Plérocères et des Rostellaires, et de même aussi il est muni d'un opercule corné , allongé et étroit. — Voy. l'atlas de ce Dictionnaire , Molldsques , pl. 22. (Dcj.)

*STROMBIDEA. moll.— Genre de Gastéropodes pectinibranches (Swains., Treat. Malac. 1840). (G. B.)

*STROMBIDES. moll. — Famille de Gastéropodes pectinibranches dont la coquille est en forme de cône ou de fuseau 'ians le jeune âge, puis prend un bord très dilaté , épaissi , qui s'élargit souvent d'une manière remarquable ou s'arme de longues pointes. Le pied de l'animal est divisé en deux parties , dont la dernière soutient un opercule en forme de couteau. Presque toujours la tête porte une trompe extensible , des deux côtés de laquelle sont des tentacules que termine un œil volumineux. Les nombreuses espèces de cette famille, dans laquelle on remarque les genres Strombus, Plerocera, Roalellaria , l'ierodonta, Slruthiolaria, habitent surtout les mers chaudes, autour des îles ou bancs de corauï , à une assez grande profondeur, et quelques unes atteignent une grande taille. C'est dans les terrains jurassiques que les espèces fossiles apparaissent pour la première fois; leur nombre augmente dans l'époque crétacée; elles ont atteint aujourd'hui leur maximum de dévelopjiement numérique. (E. Ba.)

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♦STROMBIFOIUIIS.MOLL— Genre proposé par M. Dacosla pour quelques petites coquilles précédemment confondues avec les Mélanies et devant faire partie du genre Eulima deRisso, telle est le Melania Camlessedei de Payraudeau ou Eulima subulala Desh/iyes. (Duj.)

*i»TROMBITES. moll. — Schlotlheim a décrit, sous le nom de Slromhiles denliculatus, une coquille fossile du terrain jurassique, nommée Plerocera Oceani par Brongriiart. M. Rœmer a distingué trois variétés de ce même fossile. (Di'J.)

*ST1\0»1B0D£S. POLYP. — Genre établi par M. Goldiuss pour un Polypier fossile, S. penlagonus, du terrain de transition de l'Amérique septentrionale. Ce genre, très voisin des Cyathophylles , s'en distingue en ce qu'il s'accroît par la superposition de lames infiindibuliformes, qui, arrivées à une certaine hauteur, s'évasent comme un pavillon de trompette et s'unissent aux lames des cônes voisins par leur bord devenu horizontal. M. de Blainville ne fait des Strombodes qu'une subdivision du genre Astrée {Voy. STROMBASTRÉEs). M. Ehrcnbcrg admetlegenre Strombodes dans sa famille des Ocellina. — M. Schweigger a créé, sous le même nom, un genre qui ne correspond pas exactement à celui de M. Goldfuss, et auquel ai . Ehrenberg rapporte une partie des Cyalophyllum de ce dernier auteur. (Duj.j

STROMliOSCEllUS (aTpo>ffo5, toupie; x/pocç, antenne). ir>s. — Genre de Coléoptères léiramères , division des Rhyncophorides cryptopygiens, fondé par Schœnherr (Gen.

et sp. Curculio. syn.). Ce genre n'est composé que d'une espèce, le S. Schuppelii Schr. Elle est originaire de Madagascar. (C.)

feXROMBOSIE. Slrombosia (aTpoyffo;, toupie). BOT. PH. — Genre rangé à la suite des Rhamnées, formé par M. Blume {Bijdr., 1154) pour uu grand arbre de Java, le Slrombosia jaianica, Blume. (D. G.)

STROMBUS. MOLL. — Voy. strombe.

STROMEVÉRIiVE (nom d'bomme).

MIN. — Nom donné pur M. Beudant au sulfure double d'Argent et de Cuivre des mines de Schlangenbeij^ en Sibérie. Voy. sulfures. (Del.)

*STROMIMTE. min. — Le docteur Traill a donné ce nom à un minéral trouvé à Stromness, une de» Orcades, et qui ressent-

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ble beaucoup au carbonate de Strontiane; il est en aiguilles jaunâtres , d'un éclat légèrement perlé, et formé de petites veines dans un schiste argileux. Sa densité est de 3,7. Ce serait un sulfo-carbonate, compose! de quatre atomes de carbonate de Strontiane, et d'un atome de sulfate de Baryte. Beaucoup de minéralogistes ne veulent y voir qu'une variété de Strontiane à l'état de mélange avec l.i Baryiine. (Del.) .

STROIVGLE. Strongylus{<7Tpoyyvloi;, cy lindrique). helm. — Le nom de Strongle, imposé par Mûller et d'autres naturalistes de la fîu du dernier siècle, à quelques espèces d'Helminthes, est encore appliqué à un nombre assez considérable de ces animaux. Toutefois, quelques Strongles de Mulier et même de Hudolphi ont servi à l'établissement de genres nouveaux, en même temps que de nouvelles espèces ont été découvertes. M. Dujardin fait connaître, dans son ouvrage sur les Helminthes, leurs caractères principaux. La plupart sont parasites des Mammifères, d'autres vivent dans le corps des Oiseaux ou même des reptiles. L'espèce la plus intéressante, est le Strongle géant, Slrongyius gigas , qui atteint 2 ou 3 décimètres de long et quelquefois davantage. Ce ver attaque des Mammifères assez différents entre eux, l'Homme, le Cheval, le Chien, le Renard , le Loup, la Marte, leGlouton, etc. Cependant il est rare. H se loge de préférence dans les reins et y occasionne parfois de graves désordres. (P. G.)

*STROi\lGVGASTER (^rpo^yv^o?, rond ; yaa-cnp, venire). ins. — Genre de l'ordre des Diptères , tribu des Muscides, créé par M. Macquart {Dipt. des Suiles àDuff.), pour quelques anciennes espèces de Tachina , puriiculièrement caractérisées par leur abdomen sphérique et nu. On en connaît trois espèces propres à l'Allemagne; nous citerons le S. giotoJa Meig., Macq., qui se trouve aussi en France. (E. D.)

*STROI\lG\LIEi\S. helm. — Le genre Strongle et quelques au très constiiuent,d;ins VHelmivUiOlogie de M. Dujardin , une des familles du groupe des Nématoïdes. Celle famille des Sliongyliens coniprend des vers à bouche ronde ou triangulaire, nue ou inerme, et dont les mâles ont deux spicules égaux. Tels sont les S. Eucamplus, Drœlis, Leplodera, Slrongyius et Pseuàalius. (P. G !

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*STROIVGYLIUilli (!jTpo-/>u).o£t(îo?, arrondi). INS. — Genre tle Coléoptères hétéromères, tribu des IJelopiens, établi par Kirby {Trans. Linn., t. Xll, pi. 21, fig. 16) et adopté par M. de Castcluaii. Gegenrea pour types deux espèces du Brésil : les 5. chalconolumliy., et laceratum Gr. (C.)

, * STROXGVLOCEiMiiOTUS ( arpoyyu- )io5, arrondi ; xf'vtpov, aiguillon), écuin. — Genre dÉchiuides (Brandt, Act. Ac. Pél., .\^T6). (G. B.)

*STI10XG1L0C0RIS {<j-:poyy<>U<;, arrondi; xopi?, punaise), ins. — Genre de la famille des Mirides , de l'ordre des Hémiptères, établi par nous (Wist. des anim. art. Ins., t. 111) sur de petites espèces dont la tête est large, les antennes grêles, les cuisses P'j.'tcrieures renflées, etc. (Bl.)

♦SrnOIMGÏLODEUUS ( arpoyyvXo; , arrondi; Supi, cou). INS. — M. Weslwood a établi sous ce nom ( Zoot. Jour., t. V, p. 443) un genre de la tribu des Locusliens, de l'ordre des Orthoptères , sur une seule espèce probablement a l'état de larve, le 5. se ira « iconus W es iw. , provenautde la côte du Malabar. (Bl.)

*ST1101\GYL0D0N («rTpoyyvioç, arrondi ; ôJoO;, ôd^vToç, dent), bot. ph. — Genre de la Tamille des Légumineuses Papilionacées, tribu des Érythrinées, établi par M. Vogel (Linnœa, X, pag. 583) pour un arbuste des lies Sandwich. L'espèce type est le Slrongylodon ruber, Vogel. (D. G.)

*STROI>iGYLOMA ( drpoyyuXtofxa , ce qui est en masse arrondie), bot. ph. — De Candolle a proposé sous ce nom {Prodr., ». Vil, p. 52) un genre de Composées- Nassauviacées, très voisin des Triptilion de Ruiz et Pavon, auxquels M. Endiicher {Gênera, 2947) le rapporte comme simple section. (D. G.)

S 1 ROiVGYLOPTERlIS {<jTpoyyAo<; , arrondi; TTTtpôv, aile). INS. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Apostasimérides cryplorhynchides, proposé par nous et publié par Schœnherr {Gen. etspec. Curculion., synon., t. IV, p. 473; VIll, 2, p. 62) qui y rapporte les S. ovalus Chevr., etdena'pes Schr., propres au Chili. (C.)

*STR0XGYL0RI1IIMLS {^jrpoyy^lo,;, cylindrique; pîv, nez). INS. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Erichinides, créé par Scbœnberr {MantUsa secunda fam.

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Curctdio., 1847, p. 6;>) et qui a pour type le S. ochraceus Schr. Espèce de Tasmanie. (C.)

*STnOXGYLOS0.11LS, Chevr., Dej.

(Cat., 3" éd., p. 431). ins.— Syn.de CnccinioriJhus Hope, Laconiaire. (C.)

*STRO\GYLOSl'ERME. 5/ron3îyiosper-' nia {aTpoyyv'kot;, arrondi; a-ni'pfj.oL, graine). BOT. PH. — Genre de la famille des Composées , tribu des Séiiécionidées , formé par Lessiiig (Synops., p. 261 ) pour VAnacyclus auslralis, Sieb., qu'il a nommé St. auUrale. M. Bentham en a publié plus récemment une seconde espèce sous le nom de S. replans. Ces plantes sont des herbes de la Nouvelle-Hollande. (D. G.)

*STR0INÎG1L0TARSA {^rpoyy^lo^, arrondi; -rapcjo;, tarse). INS. — Genre de Coléoptères subpe^tainères, famille des Cycliques et tribu des Colaspides, formé par nous et adopté par Dejean qui y rapporte deux espèces de Cayenne : les 6', ochreala et libialis Dejean. (C.)

*STROXGYLOrES [crpoyyv).ôxn;, rondeur). INS. — Genre de Coléoptères tétramères , division des Apostasimérides cholides, créé par Schœnherr (Gen. el spec. Cur" culion., syn., t. 111, p. 627 ; VllI, 1, p. 74), et qui a pour types trois espèces, les S. lemniscalus, squamans el brachialis Scb.

La première et la deuxième sont originaires du Brésil, et la troisième est propre au Mexique. (C.)

*STROI\GYLURES (cnrpo^yûîioç, arrondi ; ovpoc, queue), rept. — MM. Duméril et Bibron [Erp. gén., V, 1839) indiquent sous ce nom l'une des subdivisions de la famille des Lacertiens, dans Tordre des Sauriens, et comprenant les genres Aporomera, Salvalor, Ameiva, Cnemidophorus , Dicrodorit Acraiitus, Centroprjx. Voy. ces mots. (E.D.)

*STROi\GYLUS{<ïTpo).7vAo?, arrondi). INS.

— Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Nitidulaires , créé par Herbst (Kœfetf t. IV, p. 180), adopté par Hope et par Dejean. (C.)

STROIVGYLUS. helm. — Voy. strongle.

STROIMTIANE ( de Strontian, nom de lieu). MIN. — Oxyde de Strontium des chimistes; l'une des anciennes terres que la chimie moderne a mise au rang des oxydes métalliques. Elle est formée d'un atome de strontium et d'un atome d'oxygène; en poidi de 84,55 de «irootiuin et (le 1 5,25 d'uxy géue,

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