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Elle tire «on nom de Strontian, en Ecosse, ob elle a été trouvée, pour la première fois, combinée avecTacide carbonique, dans un minéral appelé Stronlianite, et que l'on a confondu pendant long-temps avec le carbonate de baryte. La Slrontiane et la barite ont entre elles les plus grandes analogies; ces deux alcalis sont Tun à l'autre ce qu'est la Soude à la Potasse. La Strontiane est plus légère que la Baryte, a une saveur moins caustique, et n'est point vénéneuse : l'eau bouillante en dissout la moitié de son poids. Elle est infusible au chalumeau; mais elle y donne une lumière si éblouissante, que l'œil peut à peine la supporter. On distingue la Strontiane de la Baryte, à ce que les dissolutions de la première cessent de précipiter par l'acide sulfurique , quand elles sont suffisamment étendues, tandis que celles de Baryte précipitent toujours, quelque étendues qu'elles soient; on reconnaît encore la première à ce que les Sels de Strontiane ont la propriété de communiquer une belle couleur rouge à la flamme des corps en combuslii)n : c'est ce qu'on observe lorsqu'on fait brûler de l'alcool sur du coton, à la surface duquel on a répandu une certaine quantité d'un Sel de Strontiane. La Strontiane est très rare dans la nature, où elle sert seulement de base à deux espèces , la Célestine ou le Sulfate de Slrontiane (Voy. sulfates), et la Strontianite ou le Carbonate de Strontiane. V. carbonates. (Del)
STROIVITIAIVITE. min. —Syn.de Carbonate de Strontiane. r. CARBONATES. (DeL.)
STRONTIUM. CHiM. — Métal extrait par Davy , au moyen de la Strontiane , qui en est le proloxyde. Il ressemble beaucoup au Baryum , et s'obtient de la même manière. Il est plus pesant que Teau et l'acide sulfurique, absorbe l'oxigène à une haute température, et décompose l'eau à la température ordinaire. On lui connaît deux degrés d'oxidation : le protoxide, qui est la Strontiane , et le peroxide, obtenu par M. Thénard, en 1818, en mêlant de l'eau de Strontiane avec de l'eau oxigénée. (Del.)
♦STROPHADE. Strophades. bot. ph. — Genre proposé avec hésitation par M. Boissier ( Ann. des se. natur. , 2* sér. , t. XVI , p, 82), dans la famille des Crucifères-Notorhizées, tribu des Sisymbriées, pour deux plantes du Levant , dont l'une^ connue de
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lui seulement en fruit , l'autre seulement en fleur ; la similitude de port a engagé ce botaniste à les réunir dans un même genre, qu'il regarde comme très voisin des Sisymbres, surtout des Erysimum, mais qui lui parait eu différer par sa silique indéhiscente, à valves non carénées, comme chez ceux-ci, ni trinervées comme chez ceux-là, entièrement sans nervures, coriaces et dures. Les deux plantes sur lesquelles repose le genre sont le S. lanceolala, Boiss., de Mésopotamie, et le S. lineariSt Boiss., du Laristan. (D. G.)
*STROPHALOSIA ((irpcyaioç, vertèbre).
UOLL. — Genre de Mollusques bracbiopodes (King., Ann. a Mag. nat., Hist., 1844).
STROPHAI^THE.Sfropftanthus(<7Tpo9o;, tordu; oiv9oç, fleur). — Genre de la famille des Apocynacées, formé par De Candolle pour des arbustes pour la plupart sarmenteux, indigènes de l'Afrique et de l'Asie tropicale; à fleurs terminales, fasciculées, assez grandes, verdâtres, jaunes ou rouges, remarquables surtout par leur corolle en entonnoir, à limbe divisé en cinq lobes, qui se prolongent chacun en une sorte de vrille corolline, fait extrêmement rare dans le règne végétal , et qui a valu au genre le nom qu'il porte. Dans le Slrophanlhus dicho tomus , DC, cette sorte de queue des lobes de la corolle atteint jusqu'à 5-7 centimètres de longueur. On connaît aujourd'hui onze espèces de Strophanthes. (D. G.)
♦STROPHESIA (^rpoysç, corde), moll.
— Genre de Bracbiopodes du groupe des Térébratules (Rafln., Cont. Monogr. Bw.^ 1831). (G. B.)
♦STROPHIDIA ((TTpo<pvj, cercle; lS,'a, aspect). INS. — Genre de Lépidoptères Nocturnes, de la tribu des Géomètres, indiqué par Hubner {Cat., 1816). (E. D.)
*S T R O P H 1 0 S T O M E. Slrophiosloma.
BOT. PH. Voy. MYOSOTE.
STROPHITLS. MOLL. — Genre proposé par Rafinesque pour quelques espèces d'Anodontes. (Duj.)
*STROPHOCHEILU9(<7Tp£Vu, tourner;
X«~Jo5, lèvre). MOLL. — Genre de Gastéropodes du groupe des Hélices (Spix, Test. Bras., 1827). (G. B.)
*STROPHOCOI\iUS (atpofv, contournement; xojvo;, cône), foham. — Genre établi par M. Ebrenberg parmi les Polylhalames ,
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division des Uvellina (Ebr, , Ber. d. Derl. Ak., 1843). (G. B.)
♦STUOPHODUS (TTpoy^' , torsion; ô^oû;, dent), poiss. foss. — Ce genre de Poissons Chondroptérygiens, du groupe des Ceslraciontes, a été établi par M. A^assiz pour des espèces à dents allongées, plus ou moins rétrécies, tronquées aux deux bouts et sensiblement tordues suivant leur diamètre longitudinal. On en connaît trois des terrains triasiques; elles manquent dans le lias; elles abondent dans les autres étages jurassiques; les terrains crétacés en ont fourni trois espèces. ( Agass. Poiss. Foss., 111,1838). (E. Ba.)
*STROPHOMÊWIE. Slrophomena. mil.
— Dénomination générique employée pour des Brachiopodes fossiles qui ne doivent pas être séparés du genre Produclus. Voy. ce mot. (Ddj.)
*STROPnOPAPPUS (arpocpo; , tordu ; traVïTo?, aigrette). — Genre delà famille des Gomposées-Vernoniacées , établi par De Candolle pour un arbrisseau du Brésil , à jeunes rameaux cotonneux. Celte espèce , encore imparfaitement connue, est le 5. bicolor, DG. (D. G.)
STROPHOSOMUS ((TTpo<p^' , torsion; aupot, corps). 1N8. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Brachydérides , créé par Schœnherr {Gen. et spec. Curculion., sytion., t. V, p. 268) qui y comprend trentesept espèces. Seize sont originaires d'Afrique, dix-buit d'Europe, deux d'Amérique, et une seule est propre à l'Asie. Nous ne citerons que les suivantes: S. coryli, limbalusp., squamulosus , etc. (G.)
STUOPHOSTOME. Strophostoma. moll.
— Genre de Giistéropodes établi par M. Deshayes pour des coquilles fossiles du terrain tertiaire qui avaient reçu de M. Grateloup le nom de Férussine. Ce genre, très voisin des Cyclostomes, était vraisemblablement pourvu d'un opercule; il est caractérisé par la position de l'ouverture renversée du côté de la spire, ou tournée en sens inverse de la position qu'il présente dans les autres coquilles turbinées. Cette ouverture est arrondie, simple, bordée et sans dents; la coquille est ovoïde , globuleuse. Deux es- Ipèceg , St. lœvigala de Dax et St. slriata de Bouxveiller sontombiliquées; une troisième, décrite par M. Leufroy sous le nom de Fe-
)as d'ombilic. (Duj.)
>STYI>ES (orpocpoq, tordu;!
). DOT. PH. — Le genre pro^j nom par Elliott rentre, comma'
russina îapicida, a le dernier tour aplati, et ne présente pas d'ombilic. (Duj.)
STROPUOSTYL
oTÛ^o;, Style).
posé SOUS ce nom
sous-genre, dans les Phaseolus, famille des
Légumineuses-Papilionacées. (D. G.) j
*STRLCIIIUM. BOT. PH. — Genre ddi P. Browne, synonyme de Sparganophorus, Vaill., famille des Gomposées-Vernoniacées.
STRUCTURE. zooL., bot. — Dans les corps organisés, on entend par Structure l'agencement particulier des parties élémentaires qui concourent à former les organes, la distinction de ces parties et leur définition.
Pour les Animaux, cette partie si intéressante de l'organisation a été traitée, en partie, dans les articles généraux anatomie, animaux, PROPAGATION, et dans les articles spécialement relatifs aux divers organes; elle sera complétée à l'article tissus.
Pour les Végétaux, elle a été exposée dans son ensemble à l'article anatomie végétale, t. I, p. 454. (G. B.)
STRUCTURE CRISTALLINE, phys. et MIN. — L'un des caractères qui constituent l'état cristallin, et celui qu'on peut regarder comme fondamental. Les auteurs, qui traitent de la cristallisation , parlent presque toujours de la forme, avant de mentionner la structure, sans doute parce que la forme est le caractère le plus apparent; il serait cependant plus rationnel de faire le contraire. La Structure cristalline peut très bien se concevoir et se rencontrer sans la forme cristalline , tandis que celle - ci n'existe jamais que comme conséquence de la structure, dont elle n'est qu'une manifestaiion extérieure.
Ce qui caractérise par dessus tout la cristallisation , c'est l'arrangement symétrique des molécules dans la masse ; c'est la nature du réseau qu'elles constituent , la figure parliculière des mailles de ce réseau ou des petits compartiments que forment les molécules les plus rapprochées. Celles-ci sontelles placées à des distances égales les unes des autres dans trois sens perpendiculaires entre eux, elles forment alors dans l'espace un réseau à mailles cubiques, en sorte qu'on pourrait très bien donner le nom de cubique k ce genre de cristallisation. Si, dans deux
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des trois sens , rintervalle moléculaire était le même, et qu'il eût une autre valeur dans la troisième direction , supposée toujours perpendiculaire aux deux autres , !a forme des mailles serait celle d'un prisme droit à base carrée; ou aurait évidemment là une cristallisation d'un autre genre. Si la distance des molécules variait dans les trois sens à la fois, les petits espaces intermoléculaires auraient la figure d'un parallélipipède rectangle , et la cristallisation présenterait encore un caractère diflerent de symétrie. Si les molécules sont placées à des distances égales dans trois directions , non plus rectangulaires, mais obliques et également inclinées entre elles , elles formeront en ce cas, dans l'espace, un réseau dont les mailles auront la figure d'un rhomboèdre , c'est-à-dire d'un parallélipipède oblique, terminé par des rhombes égaux. On aura encore là une nouvelle espèce de cristallisation appelée rhomboédrique, qui sera parfaitement définie et caractérisée, et cela indépendamment de la manière dont la masse pourra être limitée dans l'espace : on est libre de se la représenter comme indéfinie. L'idée que nous nous faisons ici de la Structure cristalline n'est pas une hypothèse gratuite; c'est une véritable notion théorique, tellement liée à l'ensemble des faits qui se rapportent à la cristallisation , que, cette notion une fois admise , tous les faits connus en découlent d'eux-mêmes, et que réciproquement, ceux-ci étant supposés donnés par l'observation , l'idée théorique s'en déduit à son tour d'une façon si naturelle , qu'elle peut être considérée alors comme démontrée par eux à posteriori. Si , en effet, un corps cristallisé est un assortiment symétrique de molécules disjointes, espacées d'une manière uniforme , et comîosant un réseau continu à mailles parallélipipèdiques, il s'ensuit que la masse du corps doit offrir en divers sens des séries parallèles de couches planes ou de lames, composées chatuine de files ou de rangées parallèles de molécules. Ceci étant provisoirement admis, il en résultera des conséquences qui se traduiront en caractères sensibles, et qui pourront, par conséquent, se vérifier par l'observation directe. Une de ces conséquences , c'est que la masse du cristal doit être traversée, dans une multitude de sens, par
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des fissures planes infiniment étroites, croisées ou réticulées, et dont chacune sépare deux 'lames voisines; ces lames, sans être en contact immédiat, n'en sont pas moins retenues fixement à distance par une force attractive. Cette force de cohésion est l;i même pour toutes les lames qui sont parallèles et qui appartiennent à une même série ; mais, d'une série de lames à une autre, l'intensité de la cohésion varie en général. Il y a donc des minima de cohésion, des di rections dans lesquelles les lames cristallines adhèrent avec moins de force que dans toutes les autres. Maintenant, si la cohésion est inégale dans les divers sens, s'il y a des directions de moindre cohérence, qu'arriverat-il si , par un effort mécanique , tel , par exemple, que la pression d'une lame de couteau dirigée parallèlement au joint de deux lames, on essaie de vaincre la résistance qu'elles opposent à leur séparation? C'est que si l'on est tombé par hasard sur une direction d'assez faible cohérence, il pourra se faire que la résistance soit surmontée p.ir la puissance employée, et les lames se sépareront par leurs joints naturels : on aura opéré le clivage du cristal , c'est-à-dire sa division mécanique suivant des faces planes. L'uniformité et la symétrie qui caractérisent les milieux cristallisés exigent que leurs molécules composantes soient similaires ; mais est-il besoin que ces molécules soient en tout point identiques , aussi bien sous le rapport chimique que sous les rapports de la forme et de la structure? H.iuy le croyait ainsi : il ne pensait pas qu'un cristal régulier pût être constitué autrement que par des éléments parfaitement semblables. Mais le principe de l'isomorphisme , dont la science s'est enrichie depuis la mort du cristallographe français, et dont la découverte est due à M. Mitscherlich, est venu démontrer le contraire, et nous sommes forcés de reconnaître aujourd'hui l'existence rie cristallisations mixtes, à molécules de plusieurs sortes, mais appartenant toutes à la classe des composés qu'on nomme Isomorphes. Ces composés, ayant tous le même type chimique de combinaison , ont , par rcla même, des molécules physiques de forme et de structure analogues; et leurs molécules, sans être complètement identiques , sont sensiblement équivalentes sous le rapport
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de la cristallisation , qui peut les employer IndilTéremmeiit les unes pour les autres , malgré leur différence de nature thiniique.
Nous avons reconnu qu'il existe , dans tout cristal, des systèmes de fissures planes, parallèles, qui se croisent les uns les autres dans une multitude de sens. La cohésion entre les couches de molécules que séparent ces fissures, varie dans les dilTérents sens, et atteint des valeurs minima dans certaines directions : delà l'existence de clivages, que l'on peut réaliser mécaniquement pour quelques unes d'entre elles, indépendamment des clivages virtuels que l'on conçoit dans un grand nombre d'autres. L'observation démontre que chaque direction de clivage réel est parallèle à une des faces du système cristallin, et que l'ensemble des plans que donneraient tous les clivages réels représente toujours une des formes du même système; elle prouve encore que des clivages de même nature , c'est à-dire également nets et faciles, ont lieu parallèlement à toutes les faces de cette forme qui sont identiques entre elles, tandis que ceux qui correspondent à des faces dissemblables sont toujours différents. Les clivages réels varient en nombre dans les diverses espèces ; mais dans les cristaux de la même espèce, les clivages sont généralement en même nombre et inclinés entre eux de la même manière , quelle que soit la différence des formes extérieures.
C'est en s'appuyant sur ces faits qu'Haûy a créé sa Tliéorie des Décroissements , au moyen de laquelle il explique tout à la fois la constance de la structure intérieure ou du clivage, et la variation de la forme extérieure, dans tous les cristaux d'une même espèce. Nous nous bornerons à donner ici un simple aperçu de cette théorie, non moins remarquable par sa simplicité et son caractère d'évidence, que par la justesse et la fécondité de ses résultats.
HaUy prend pour point de départ cette idée que nous nous sommes faite, au début de cet article , de la disposition des molécules à l'intérieur des cristaux , idée qui est la conséquence naturelle du clivage, quand on interprète ce phénomène suivant le langagedela physiquemoleculaire.il en résulte, en effet, que les molécules d'un cristal doivent être distribuées dans chaque direc-
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tion de clivage en séries plnnes et files linéaires, et que, par suite de cet arrangement, la masse du cristal est naturellement décomposée en petits parailélipipèiles continus, dont chacun est figuré parles molécules qui en occupent les sommets. Ces petits parallélipipèiies sont pour nous les véritables éléments du cristal : ce sont les particules aistallines ou particules intégrantes. La forme de ces particules est sars doute intimement liée à celle des molécules physiques qui les composent. Supposons, par exemple, une substance à clivage cubique, comme la Galène : ce clivage nous conduit à la considérer comme un assemblage de particules cubiques ; les molécules propres de la galène doivent donc avoir une forme telle, qu'elles soient sollicitées par elle à se placer à des distances égales les unes des autres dans trois sens perpendiculaires entre eux. Hauy admettait, dans ce cas , que la molécule éf-it cubique , c'està-dire, semblable aux petits parallélipipèdes de clivage ; mais on pourrait admettre tout aussi bien que sa forme fût celle d'un octaèdre régulier , d'un dodécaèdre rhomboïdal , en un mot, d'un solide quelconque du système cubique : car, la seule condition que la molécule doive nécessairement remplir, c'est d'avoir trois axes de symétrie égaux et rectangulaires, et cela est le propre de toutes les formes du sysième cubique.
On est donc libre d'admettre la supposition d'HaUy, car elle est sans inconvénient pour la suite de la théorie. La particule intégrante du cristal sera donc pour nous parfaitement distincte de la molécule physique de la substance, laquelle peut-être aura souvent la même forme, mais pourra aussi en avoir une différente.
Les particules cristallines sont les éléments de premier ordre du cristal : en se combinant entre elles par séries linéaires ou planes, elles composent des files ou des lames moléculaires, autres éléments de second et de troisième ordre, dont la considération est utile pour le développement de la théorie. Une remarque importante à faire sur une lame composée de petits parallélipipèdes, c'est qu'on peut y distinguer des files ou rangées droites de particules dans un grand nombre de directions différentes; par exemple, parallèlement aux bords do y
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la lame, puis parallèlement à ses diagonales, et enfin obliquement, ou dans un sens intermédiaiie: dans ce dernier cas seulement, les files se composent de particules complexes, c'est-à-dire de petits groupes de deux ou de trois, etc., particules simples.
La théorie d'Haûy s'appuie ensuite sur deux faits incontestables. Le premier, c'est qu'en opérant le cli\age, avec méthode et symétrie, sur chaque cristal secondaire, on parvient toujours, après avoir enlevé les parties extérieures, a une partie centrale qui se trouve avoir la même forme pour tous. Tous les cristaux de la même espèce renferment donc une forme intérieure commune, une sorte de noyau inscrit dans chacun d'eux de manière que les faces externes se touchent, soit dans ses sommets, soit dans ses arêtes. Ce noyau est clivable parallèlement à toutes ses faces, aussi bien que la matière enveloppante. Donc tout cristal secondaire est décomposable par le clivage en deux parties, une partie commune qui est le noyau , et une partie variable qui lui sert d'enveloppe; et cette enveloppe à son tour peut se décomposer en autant de piles de lames superposées qu'il y a de faces au noyau.
Le second fait fondamental, c'est que les lames surajoutées au noyau s'élèvent toujours, en forme de pyramides ou de coins, au-dessus de chacune de ses faces, et que, par conséquent, il est nécessaire qu'elles décroissent, continuellement et d'une manière uniforme, paria soustraction répétée d'un même nombre de files moléculaires , soit vers les arêtes, soit sur ies'angles, pour que leurs bords en retraite puissent produire, en se mettant de niveau, de nouvelles faces planes inclinées à celles du noyau. C'est parce que ce décroissement varie, d'un cristal à un autre, en quantité et en direction, que la forme extérieure éprouve de si nombreuses métamorphoses, et il suffit de connaître la nature et la loi particulière de chaque décroissement pour être en état de calculer rigoureusement la position du plan qui en résulte.
Telle est l'idée mère de la théorie d'HaOy, appelée par lui Théorie des Décroissemenis. Pour la développer, il ne s'agirait plus que de placer, sur les difTérentes faces d'un -noyau, des lames composées de particules
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Intégrantes, semblables entre elles, et le plus souvent au noyau lui-même, et de faire décroître régulièrement ces lames soit vers leurs bords, soit sur leurs angles , de toutes les manières possibles, pourvu qu'elles soient conformes aux exigences de la symétrie, qui est encore ici la règle suprême ( voy. Lot ot Symétrie). Chaque fois que l'on fera varier la direction et la quantité du décroissement, on aura une enveloppe de forme déterminée, qui représentera l'une des formes du système. Voilà comment Hatiy s'y est pris, non seulement pour expliquer toutes les formes connues de son temps, mais encore pour prévoir et calculer d'avatice un grand nombre de formes, qui n'ont été observées que longtemps après. Haiiy dislingue deux classes de décroissements, d'après leur direction : il donne le nom de Décroissemenis sur les bords à ceux qui se font par la sonstraction de rangées de molécules, parallèles aux arêtes, et celui de Décroissemenis sur les angles à ceux qui prennent naissance sur les angles, et dans lesquels les rangées soustraites sont ou parallèles aux diagonales (décroissements ordinaires sur les angles), ou inclinées en même temps aux arêtes et aux diagonales ( décroissements intermédiaires). La loi d'un décroissement est marquée par les nombres de particules qui sont soustraites par le décroissement, à sa naissance, parallèlement à chacune des arêtes du noyau. L'expérience prouve que ces nombres sont toujours extrêmement simples, comme I, 2, 3, i, 5. (Del.)
STRUiVlAIRE. Sirumaria. bot. ph. — Genre de la famille des Amaryllidées , formé par Jacquin pour des espèces de Cri' num, Lin., du cap de Bonne-Espérance.
Nous citerons pour exemple le Sirumaria fUiformis, Ker [Bot. Reg., tab. 440). (D. G.)
STRUMPUIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofféacées créé par Jacquin pour un sous- arbrisseau des Antilles, d'organisation fort anomale. L'espèce type est le S. marilima, Jacq. (D. G.)
*STllLTHIDEA,Gould.ois.— Synonynio de Brachysloma Swainson. -Genre de la famille des Corvidées, établi sur une espèce voisine des Glaucopes et des Temias, nommée par M. Gould, S. ciTnrea(Syn. af Aud. Dirds). [7. G.)
STUU imO. OIS, — Num générique laliQ
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des Autruches, dans la méthode de Linné et de la plupart des ornithologistes. (Z. G.)
STRUTBIOCAMELUS. ois. — Nom latin imposé par les anciens à l'Autruche d'Afrique, et substitué génériquement, par Kitgen, à celui de Slrulhio qu'avait donné iinné. (Z. G.)
STRL'THIOLAIRE. Struthioîaria. moll.
— Genre de Gastéropodes pectinibranches établi par Lamarck pour deux espèces vivantes des mers australes , dont l'une, Sir. nodulosa , était autrefois connue sous le nom de Pied d'autruche. Cet auteur plaça dans sa famille des canaliféres, à côté des Ranelles et des Tritons, ce genre qu'il caractérise par la coquille ovale a spire élevée, ayant l'ouverture ovale sinueuse, terminée à sa hase par un canal très court, droit, non échancré, avec le bord gauche calleux, répandu , et le bord droit sinué ; munie d'un bourrelet en dehors. Ce bourrelet, qui ne se voit ainsi que sur le dernier tour, était pour Lamarck le caractère distinctif, et, en même temps, le point de rapport avec les autres Canaliféres qui ont des bourrelets multiples et plusieurs fois répétés sur la spire. M. Deshayes, au contraire, vit dans ce bourrelet un développement, une expansion du bord droit comme chez les Rostellaires, et, en conséquence, il proposa de rapporter ce genre à la famille des ailés. Depuis lors, MM. Qiioy et Gaymard ont confirmé ce rapprochement en faisant connaître l'animal des Struthiolaires , qui rampe sur un pied ovalaire, fort épais, du centre duquel s'élève un pédicule assez long, fort gros, pouvant rentrer dans la roquille, et servant d'appui à une tête fort singulière. En effet, la tête est prolongée en une trompe cylindracée, conique, plus longue que la coquille elle-même, et terminée par une petite troncature dans laquelle se trouve l'ouverture de la bouche. De chaque côté, à la base de la tête, se voit un tentacule assez long, très grêle, très pointu, avec un point oculaire très noir en dehors , à la base. Le pied porte un petit opercule corné, rudimenlaire à son extrémité postérieure, et le manteau revêt l'intérieur de la coquille sans se prolonger en un canal exsertile comme celui des buccins. Aux deux espèces mentionnées par Lamarck, d'après Martyn , Sowerby en a ajouté deux
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autres également décrites par Martyn comme des buccins. (Ddj.)
STRUTHIOLE. Slruthiola. bot. ph, — Genre de la famille des Daphnoidées , créé par Linné, et dans lequel rentrent de petits arbrisseaux du Cap de Bonne-Espérance, à feuilles alternes ou opposées; à fleurs axillaires, solitaires, hermaphrodites, bibractéolées , distinguées par leur périanthe coloré, en entonnoir, à tube grêle, et à limbe quadrifide, portant à la gorge huit petites écailles opposées par paires à ses lobes; par 4 étamines incluses; par un ovaire uniloculaire et uniovulé, un style latéral et un stigmate en tête. Leur fruit est une petite noix monosperme, enveloppée par la base persistante du périanthe. Deux ou trois espèces de ce genre sont cultivées comme plantes d'ornement, surtout la STRUTHIOLE IMBRIQUÉE, S truthiola imbricuta f joli arbuste d'environ un mètre, qui doit son nom à ses rameaux longs et grêles, recouverts de feuilles imbriquées, lancéoléesaiguës et ciliées. Ses fleurs sont d'un jaune pâle et odorantes. C'est une plante de serre tempérée, assez délicate. On la multiplie de boutures. (D. G.)
♦STRUTHIONES. ois. — Latham a créé, sous ce nom, dans sa division des Oiseaux terrestres, un ordre qui comprend les genres Dronte,Touyou, Casoar et Autruche. (Z. G.)
♦STRUTHIOl^lDÉES. Slrulhionidœ . ois.
— Famille établie par Vigors, dans son ordre des Basores , pour les Oiseaux de cet ordre qui ont le corps massif; des tarses ordinairement allongés, terminés par des doigts libres au nombre de trois seulement, le pouce manquant; des ailes courtes ou rudimentaires et tout à fait impropres au vol; un plumage généralement décomposé.
La famille desStrulhionidées, telle qu'on la compose aujourd'hui, renferme donc des Oiseaux qui sont, ou privés de la faculté de voler, ou doués de cette faculté à un faible degré; mais, par compensation , la plupart d'entre eux courent avec une célérité extrême. Ils habitent les vastes plaines les plus désertes et les plus arides, et vivent de fruits, de graines, d'herbes, de jeunes pousses, et même d'Insectes et de Limaçons.
La famille des Strulhionidées comprend, J pour quelques uns des ornithologistes mo-' dernes , les Brévipennes de G. Cuvier, plus
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les Outardes , l'Apterix et le Dronle. Mais les caractères tranchés qui dislinguent ces Oiseaux les uns des autres ont permis de subdiviser la famille qu'ils concourent à composer en plusieurs groupes ou sous-familles naturelles. Ainsi les Brévipennes de G. Cuvier, divisés actuellement en genres Struthia , Casuarius , Dromaius et Rhea , forment, pour le prince Ch. Bonaparte , la sous-famille des Mrulhioninœ ; G.-R. Gray a fait du genre Apleiix la sous-famille des Apleriginœ; M. de Lafresnaye avait déjà créé celle des Dldinœ pour le genre Didus ; cnfln les Outardes, ou mieux les genres O'.is, Teirax, Sypheodites , Houbara, Eupodolis , sont comprises dans une quatrième sous-famille, celle des Olidinœ. Cette dernière exceptée j la famille des Struthiodinées , de quelques auteurs modernes, correspond aux Oiseaux coureurs de Lacépéde. (Z. G.) *STRUTHIOMIVEES. Struthionince. ins.
— Voy. STRtJTHIONlDÉES. (Z. G.)
*STRIJTHIIS, Boié. ois. — Synonyme de Fringilla Linné, Cœleis G. Cuvier. (Z.G.)
*SrRUVEA (nom propre). bot. cr.— (Phycées). Genre bien voisin de notre C/iamœdoris, qui n'a pu être enregistré à sa place dans ce Dictionnaire. Le Slruvea a été fondé par M. Sonder(PL Preiss., t. II, p. 151)sur une Algue de l'Australie dont voici les caractères essentiels : Fronde dressée, tubuleuse, membraneuse, coriace, d'un vert pâle, annelée, d'abord simple, puis émettant des articles ou anneaux supérieurs, des rameaux courts, deux fois pennés sur un même plan. On voit sur-le-champ que ce qui distingue cette plante du Chamœdoris annulala, c'est que la tige de celui-ci n'est point articulée, et que les rameaux qui partent de son sommet, au lieu d'être symétriquement disposés sur deux rangs, forment une espèce de houppe ou de balai. (G. M).
STRYCH\OS. Strychno. bot. ph. — Genre important de la famille des Loganiacces, de la pentandrie-monogynie, dans le système de Linné. Les végétaux qui le forment sont des arbres ou des arbrisseaux grimpants , qui croissent dans les parties intertropicales de l'Asie et de l'Amérique. Leurs feuilles sont opposées, entières, connées par la base de leur court pétiole, et l'une des deux, dans chaque paire, avorte «ouvent; leurs fleurs, d'un blanc verdàtre,
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généralement très parfumées, présentent:
un calice quadri-quinquéfide ; une corolle tubuleuse, à gorge nue ou barbue, à limbe quadri-quinquéfide, étalé; 4-5 étamines insérées à la gorge de la corolle, à filet très court; un ovaire à deux loges multi-ovulées, surmonté d'un style filiforme que termine un stigmate en tête, indivis. Le fruit est charnu, uniloculaire, polysperme ou rarement monosperme par avortement.
Les caractères qui précédent distinguent le genre qui nous occupe d'avec une plante qui a été regardée d'abord comme lui appartenant, et que Bergius avait nommée Strychnos Ignalii, mais qui a été détachée des Strychnos par Linné fils en un genre distinct, VIgnatia. Cette espèce remarquable est riGNATiER AMER, Jgnalia amara.
Lin., f.; ses graines sont très connues sous le nom de Fèves de Saint- Ignace. Elles sont d'un gris noirâtre, terne; leur forme est assez irrégulière, anguleuse; elles sont dures et pierreuses , longues d'environ 15-20 millimètres; leur saveur est extrême» ment amère. Dans les Philippines, où croît naturellement l'Ignatier, ses graines sont regardées et employées comme un médicament précieux dans un grand nombre de cas différents. En Europe, on les connaît surtout à cause de leur action extrêmement énergique. En effet, prises à haute dose, elles déterminent la mort, non par une action vénéneuse, mais en produisant le tétanos, et, par une suite nécessaire, l'asphyxie. Elles doivent cette action à la présence d'un alcaloïde découvert en 1818 par Pelletier et Caventou, la S{,rychni)te {C^* H2j N2 0*), qui existe aussi dans les graines de la plupart des Strychnos, mais nulle part aussi abondamment que dans les Fèves de Saint-Ignace, où ses proportions s'élèvent à 12 pour 0/0. Cette subsianco y existe combinée avec un acide, découvert également par Pelletier et Caventou , l'acide Igasurique ou Strychnique.
Parmi les espèces de Strychnos aujourd'hui connues, plusieurs sont importantes ou curieuses.
Espèces grimpantes.
1. Le STRYCHNOS TiEUTÉ , Slrychnos tieutef Lesch., est une très grande liane, qui croit dans les forêts vierges des montagnes de
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Java, où elle s'élève jusqu'au sommet des plus grands arbres. D'après Leschenauit de Latour [Ann. du Mus. , XVI, p. 479), sa racine s'enfonce d'abord à deux pieds , et s'étend ensuite horizonlaiement sous terre à plusieurs toises de distance; elle est couverte d'une écorce mince, brun-rougeâtre, amère. Les feuilles de ce Strychnos sont elliptiques ou oblongues, à trois nervures, aiguës à la base, acuminées au sommet, glabres; çà et là, des sortes de vrilles épaissies vers leur extrémité, et en baineçou, sortent de l'aisselle de feuilles avortées, de manière à paraître oppositifoliées. C'est avec l'écorce de la racine du Tieuté que les Javanais préparent le poison avec lequel ils enipoisoiuient leurs armes, et que sou effrayante énergie a rendu célèbre. Us en extraient par ébullition le principe vénéneux qui, du reste, n'en découle jamais naturellement, et ils font un mystère de celte préparation, dont le secret n'est connu que de certains d'entre eux. Cette substance vénéneuse, connue sous les noms d'f/pas tieuie, a été l'objet d'expériences qui en ont démontré les terribles effets. Ainsi Leschenauit ayant piqué, avec une flèche empoisonnée au moyen de cette substance , diverses espèces d'oiseaux, les a vus périr dans l'espace de 2 à 4 minutes; une légère piqûre de ceite flèche a suffi pour faire mourir des chiens en une demi-heure. MM. Magendie et Delille ont expérimenté de leur côté avec de l'Upiis tieuté rapporté de Java par le voyageur que nous venons de nommer, et ils ont vu des Lapins, des Chiens, des Chevaux, périr en 6, 8, 12, 13 minutes par l'administration de 8, 10, 20, 40 gouttes de ce poison. Dans tous les cas, la mort était due à une suppression tétanique des mouvements imusculaires, et à l'asphyxie qui en était la Suite immédiate, absolument comme dans (l'empoisonnement par la Fève de Saint- Ignace, ou, plus généralement, par la Strychnine.
2. Le Strychnos dois de couleuvre, Strychnos colubrina, Lin., est une espèce sarmenleuse, inerme, comme la précédente, qui croît au Malabar, et sur les coteaux, près de Silhet. Le bois de sa tige, et surtout de sa racine, est regardé par les Indiens comme très efficace contre la morsure des
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Serpents venimeux, pour guérir les bléssures d'armes empoisonnées, etc.; de là ses noms vulgaires de Bois de Serpent, Bois de Couleuvre. Dans ces divers cas, on fait usage de sa décoction ou de sa poudre appliquée sur la blessure. Ce bois a une amertume très prononcée, qui paraît due à la présence de la Strychnine; il n'existe plus aujourd'hui dans le commerce.
Espèces arborescentes.
3. Strychnos faux-qdinquina. Strychnos pseudo-quina. Aug. St. -H il. (Plan. us. des Brés., pag. 1, tab. 1). Cette espèce forme un arbre de 3 ou 4 mètres et tortueux, qui croît au Brésil, dans les provinces de Minas Geraes , de Minas Novas, etc. Son écorce est subéreuse; ses feuilles sont ovales, à 5 nervures, couvertes en dessous de poils roussâtres. Ses fleurs sont odorantes et leur corolle, pubescente en dehors, est laineuse à la gorge. Son fruit est trilobé, long de deux centimètres environ, jaune, luisant, à pulpe douce. Toutes les parties de cet arbre , à l'exception de son fruit, ont une amertume prononcée, qui devient surtout très forte dans l'écorce. Celle-ci a de plus une astringence marquée. Ces deux propriétés en font un excellent succédané du quinquina. Cette écorce est d'un usage journalier dans le Brésil, où l'on s'en sert dans toutes les circonstances dans lesquelles les médecins européens administrent le quinquina. Elle ne renferme ni brucine, ni strychnine. Les Brésiliens donnent au Strychnos pseudoqxiina le nom de Quina do campo.
4. Strychnos vomiquier. Strychnos nuxvomica, Lin. Cette espèce croît sur la côte de Coromandel et dans les forêts de la Cochinchine. Comme la précédente, elle n'a ni épines, ni vrilles; ses feuilles sont ovales, glabres, tantôt aiguës, tantôt obtuses, à trois ou cinq nervures; ses fleurs forment un corymbe terminal , et leur corolle est glabre intérieurement. Son fruit est globuleux, d'un fauve-rougeâtre, à peu près de la grosseur d'une orange. D'après le docteur O'Shaugnessy, c'est l'écorce de ce Strychnos qui constitue la fausse anguslure des pharmacies, substance médicinale dont l'origine est très obscure : c'est surtout pour ses graines que le vomiquier a de l'importance. Celles-ci sontpresque circulaires, apla-
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tiesen bouton et même un peu déprimées à leur centre, d'un gris verdâtre, luisantes et soyeuses. Elles ont d'un à deux centimètres de diamètre sur 5 millimètres environ d'épaisseur. Leur substance est très dure et ne peut être réduite immédiatement en poussière qu'au moyen de la râpe. Elles sont connues depuis longtemps sous le nom de noix vomiqnes. Leur saveur est très amère et très acre. Leur action est vénéneuse à un haut degré, et l'empoisonriement qu'elles produisent ressemble entièrement à celui provoqué par la Fève Saintlynace. En effet, il est dû également à la Strychnine; cet alcaloïde existe dans la graine du Vomiquier combinée à l'acide igasurique ou strychnique, mais sa proportion y est notablement moindre que dans les graines de l'Ignatier. Il s'y trouve réuni à un autre alcaloïde , dont l'aclion est également énergique, et qui a reçu le nom de Brudne (C" H25 n2 0') de Pelletier et Caventou, à qui l'on en doit la découverte. Longtemps on a fait usage des noix vomiqnes presque uniquement pour se débarrasser des animaux malTaisants. Dans la médecine humaine, leur emploi a pris de l'importance dans ces derniers temps, par suite des heureux effets que plusieurs médecins en ont obtenus contre la paralysie. Les autres parties du vomiquier, son bois, sa racine, ses feuilles, a l'exception de la pulpe de son fruit, ont une amertume très prononcée, et sont employées dans l'Inde contre les fièvres intermittentes et contre la morsure des serpents venimeux.
5. Le Strychnos des buvedrs. Strychnos potalorum. Lin. f., est une espèce très curieuse par la propriété que possède son fruit de purifier et de clarifier l'eau impure, de manière à la rendre non seulement potable, mais même agréable à boire. On utilise cette propriété, si avantageuse dans les climats tropicaux, en jetant le fruit dans Peau, ou simplement en en frottant les bords du vase, dans lequel on verse ensuite le liquide à purifier. On voit alors les impuretés que celui-ci renfermait se déposer au fond du vase. Ce Strychnos croît naturellement sur la côte de Coromandel; mais la culture l'a propagé dans plusieurs autres parties de l'Inde, et jusqu'à Mada gascar. (P. D.)
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♦STRYGOCEPUALUS. moll. — Voy.
Slrigocephalus.
*STR1M01V. INS.— Hubner(Caf., 1816) indique, sous ce nom, un groupe de Lépidoptères, de la famille des Diurnes, tribu des Papilionides, et qui ne comprend qu'une espèce étrangère a l'Europe. (E. D.)
STRYPH\0DE]\DR01V (arpvyvo'ç, compacte ; ês'vSpov, arbre), bot. ph. — M. Martius a proposé sous ce nom un genre distinct, dans la famille des Légumineuses- Mimosées, pour des arbres que M. Endlicher rapporte aux Inga comme formant un simple sous-genre. La principale de ces espèces a été figurée dans le Flora fluminensis , t. XI, tab. 7, sous le nom de Mimosa Barba de Timam. (D. G.)
SIjUARTIE. Stuartia (nom d'homme).
BOT. PH. — Genre de la famille des Ternsirœmiacées , tribu des Gordoniées , formé primitivement par Catesby, et adopté par Linné, Jussieu, etc., sous le nom de Sle- Wiirtia. I! comprend des arbrisseaux à feuilles alternes, dentées en scie, sans stipules; à grandes et belles fleurs blanches, solitaires ou géminées , axillâires. Ces fleurs ont un calice persistante 5 divisions très profondes ou 5 sépales imbriqués, presque égaux; 5 pétales adhérents par leurs base, crénelés; de nombreuses élamines adhérentes à la base des .pétales et libres entre elles; un ovaire libre, à 5 loges bi-ovulées, surmonté de 5 styles distincts ou soudés. Le fruit est une capsule .à 5 loges, qui s'ouvre par déhiscence loculicide en 5 valves ligneuses. Ces caractères réunissent en un seul groupe le Malachodendron Cavan. et le Slewarlia Cavan. , que plusieurs botanistes regardent comme deux genres distincts , tandis que M. Endlicher [Gênera, n» 5423) en fait deux simples sous-genres du Sluartia. Le principal caractère distinclif des deux est fourni par les 5 styles distincts dans le premier, soudés dans le second. Les deux espèces qui formant le type de l'un et l'autre sont de très belles plantes d'ornement. La Stdartib PENTAGVNE, Sluorlia pentagynaVRéril. (Malachodendron ouaium Cavan.), est un arbrisseau de Virginie , haut de 1 à 2 mètres , à feuilles ovales-lancéolées, pubescentes en des.-ous; à grandes et belles fleurs blanches teintées de rouge et de verdâtre en dehors, odorantes , dont les pétales soDt profondé.
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ment crénelés , dont le calice a 5 sépales distincts lancéolés. Ce bel arbuste se cultive en pleine terredans nos climats a uneexposilion abritée. La multiplication s'en Tait paigraines qu'on fait venir d'Amérique, ou qui mûrissent même parfois dans nos contrées , ou par mari'oites qui sont longues à prendre. La seconde espèce est la Stuartie a un STYLE, Stuaitia Malachudendron {Stewai-lia KirgfJHica Lin..), arbuste également indigène de Virginie, plus haut et plus délicat que le précédent, et qu'on est obligé de tenir en orangerie pendant sa jeunesse. Son calice est quinquéparti, ses pétales sont plus légèrement crénelés, et ses 5 styles sont soudés en un seul corps. MM. Siébold et Zuccarini ont décrit récemment, sous le nom deStuartia monadelpha, une espèce nouvelle du Japon. (P. D.)
*STlJBEIVDORFFIE. Stubendorffla (nom d'homme), bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères-Orlhoplocées, tribu des Vellées, établi parM.Schrenk(/:i«noBa,XVllI, 1844, p. 218) pour une herbe de la Songarie, très voisine des Siroganowia. L'espèce unique du genre est le Stubendorffla orienlalis Schrenk. (D. G.)
STUC. MIN. — Voy. GTPSE.
STUKIO. poiss. — Employé comme nom spécifique latin pour désigner l'Esturgeon commun , ce mot est aussi adopté, par quelques ichlhyologistes, comme un nom générique (MQll., i!/i/jcm., I, 1833). (G. B.) STURIOIVIENS (S^wrio, Esturgeon). POiss.
— En prenant pour type l'Esturgeon commun , dont le nom spécifique est Sturio, Cuvier a formé le nom de Sturoniens , auquel certains auteurs substituent la dénomination (i'Acipensérides , dérivée du nom générique du même poisson , Acipenser.
Cette famille comprend, d'après Cuvier, les Poissons cartilagineux qui possèdent des branchies semblables à celles des Poissons osseux , une seule fente branchiale très ouverte, un opercule, et dont l'appareil respiratoire serait en tout identique à celui des Poissons de la première série, si la membrane branchiostége était soutenue par des rayons. Ces particularités organiques avaient conduit l'illustre auteur du Règne animal à placer les Sturioniens à la tête des Cartilagineux, et il avait pu, par les mêmes raisons, l'es désigner sous le litre caractéristique de
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Chondropterygiens à branchies fixes. En s'en tenant rigoureusement à cette détermination , Cuvier comptait trois genres dans sa fil mille des Slurioniens : les Esturgeons, les Polyodons ou Spatulaires, et le» Chimères, Mais s'il est exact de dire que les deux premiers possèdent des branchies libres, il ne l'est pas autant de considérer comme libres les branchies des Chimères, qui présentent bien , il est vrai , un rudiment d'opercule» mais chez lesquelles chaque branchie est aitai'hée par une grande p.iitie de son bord, et communique, en réalité, par cinq trous plus profondément situés , dans une cavité commune qui s'ouvre a l'extérieur Jpar un orifice étroit et vertical. Nous trouvons donc dans les Chinières une organisation spéciale et intermédiaire, par laquelle elles établissent un lien de plus entre les Sturioniens et les Squales , tout en se rapprochant davantage des premiers. Aussi est-ce avec raison que M. Valenciennes propose de former une famille spéciale, celle des Chimériens , pour les Chinières et les Collorhynques; et de réserver le nom de Sturioniens pour les Esturgeons et les Polyodons , auxquels on doit ajouter le genre éteint des Chondrosteus. Nous pensons toutefois qu'il faudrait réunir ces deux familles dans un même groupe, pour les distinguer des deux familles des Plagiostomes et des Cyclostomes. — Voy. CHONDROPTERYGIENS , et les noms de familles et de genres que nous venons de citer.
Le même Poisson {Slurio), pris pour typa par différents auteurs, leur a fourni l'étymologie d'appellations diverses , qui répondent, d'une manière plus ou moins absolucj à celle de Slurioniens , telle que nous venons de la définir; nous citerons :
STiiRiONKs(Bonap., Syn.Vert.Sysl.,i831);
Sturionia (Rafin., Anal. Nat., 1815);
STURioism.E (Swains., Classif., 1839);
Sturionide^ (Richards., Faun. Bor.Am.j 1836);
Sturionini (Grav., Vergl. Zool., 1843), (E. Ba.)
♦STURISOMA {Sturio, Esturgeon ; <ySfxa, corps). POiss. — Genre de la famille des Goniodontes, indiqué par M. Swainson {Classt/.,1839). (G. B.)
♦STURMIA (Sturm, entomologiste allemand). INS. — M. Robineau-Desvoidy (£«-
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mi sur les Myod., 1830 , et Ann. Soc. ent. Fr., 2' série, V, 1847) indique sous ce nom un genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricèrcs, tribu des Muscides. On en connaît trois espèces européennes, dont le S. atiopivora Rob.-Desv. {Senumelopia alropivora) est le type. (E. D.)
STDltillIA (nom d'homme), cot. ph. — Plusieurs genres ont successivement reçu ce nom, bien qu'aucun d'eux ne le conserve aujourd'hui. L'un, proposé par Gœrtner et rapporté comme synonyme au genre Slenoslomum du même botaniste, dans la famille des Rubiacées; un second, établi par Reichenbach pour des espèces à'Ophrys Lin., forme un sous-genre dans les Liparis L.-C. Richard, famille des Orchidées; enfin, un troisième, fondé par Hoppe sur VAgroslis minima Linn., avait été établi antérieurement par Adanson sous le nom de Mibora, et vient dès lors augmenter la liste des synonymes de cette petite Graminée. (D. G.)
*STUIiNELLA. ois. — Nom générique latin des Slournelles , dans la méthode de Vieillot. (Z. G.)
*STURIViIA, Lesson. ois. — Synonyme de Paslor Wagler, Temminck. Genre fondé sur le Paslor lurdiformis \W agler , Eriolus sinen- «JsGmelin. (Z. G.)
"tJTLUMIDÉES. Sturnidœ. ois.— Famille établie par Vigors dans l'ordre des Passereaux , et comprenant des Oiseaux de cet ordre qui ont un bec épais et quadrangulaire à sa base, assez allongé, droit ou presque droit, sans dents ni échancrures vers la pointe qui est déprimée, très fendu, et entourant les plumes du front. Les Sturnidées vivent une partie de l'année en troupesquelquefois considérables , et se nourrissent le plus généralement d'Insectes. (Z. G.)
•STLRNIIVÉES. Sturninœ. OIS. —Sousfamille de la famille des Sturnidées, pour G.R. Gray, et de celle des Corvidées, pour le prince Ch. Bonaparte. (Z. G.)
*STIJRIMIRA. MAM, — M. Gray {Ann.
nat. hist., 1842 ) a créé sous cette dénomination une subdivision de la famille des Chéiroptères. (E. D.)
STIIRIMUS. OIS. —Nom générique latin des Ëtourneaux, dans la méthode de Linné.
STYGIACffrûyto;, infernal), ins.— Meigen (Syst. Beichr., II, 1820) a indiqué, sous ce oom, ainsi que sous celui de Lomalia, et
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Latreille a nommé Stygides , un genre d« Diptères de la famille des Tanystomes, tribu des Anthraciens, voisin de celui des Anthrax, mais s'en distinguant en ce qu'il se tient sur les fleurs. On en connaît quatre espèces propres à l'Europe, et dont le S. la^ teralis Meigen, est le type. (E. D )
*STVGIAR1DES. ins. — Ko?/, stvgiari.e.
*ST1GIARI^. INS.— M. le docteur Boisduval (Gen. et Ind.eur. Lepid. ,1 840) désigne, sous ce nom, une tribu de sa légion des Hétérocères qui ne comprend que les genres Stvgie et Chimère. Voy. ces mots. (E. D.)
STYGIDES, Latr. INS. — Foy. stygia.
*STYGIDIIJIVI (diminutif de Stygia). ms.
— Latreille {Fam. nat. du Règne animal, 1825) désigne, sous celte dénomination, un genre de Diptères de la famille des Tanystomes, tribu des Anthraciens, qui n'a pas été adopté par les entomologistes. (E. D.)
STYGIE. Stygia (otvÇ, nom mythologique). iNS. — Latreille (Hist. nat. des Crust. et des Ins., III, 1803) désigne, sous ce nom, un genre de Lépidoptères de la famille des Nocturnes, qu'il plaçait d'abord dans sa tribu des Zygénides, et qu'il reporta plus tard dans celle des Hépialides. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, le .S', australis Draparnaud, commune en été dans le midi de la France, et dont la chenille vit dans les tiges et racines de V Echium italicum. (E. D.)
STYGNE. Stygnus ( drupo? , odieux ).
ARACHN. — Genre de l'ordre des Phalangides, établi par Perty et adopté par les aptérologistes. Les espèces composant ce genre sont en assez grand nombre et propres à l'Amérique méridionale. Le Stvgne armé, Slygnus armalus , Gerv. ( Hist. nat. des Ins. apt., t. III, p. 111 ) peut être considéré comme le représentant de ce genre. Celte espèce a été rencontrée sur les bords du fleuve du Rio-Negro. (H. L.)
STYLAIVDRA, Nuit, bot.ph.— Synonyme de Podostigma ElUoll, famille des Asclépiadées.
STYLARIA (Stylus, stylet), ann. — Genre de Nais , établi par Lamarck pour le N. proboscidea. Nous avons changé son nom en celui de Stylinais. L'espèce type est do nos eaux douces. Treuibley connaissait déjà cette espèce et l'appelait Scolopendre à dard. (P. G.)
STYLE. Siylus (<ix\jlii, colonne), bot. ph.
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— Le style est la portion du pistil intermédiaire à l'ovaire et au slii^mate. Son importance clans la fleur n'est que secondaire, aussi son absence est-elle assez fréquente. Dans le plus grand nombre des cas, le Style se montre traversé dans toute sa longueur par un canal vide ou occupé par le tissu conducteur; M. Schleiden a même déduit de là le caractère général "e cet organe. Il est cependant des plantes chez lesquelles on observe des Styles formés d'un tissu plein et parfailemenl continu. Le Style se montre avec des modifications nombreuses de multiplicité, de division, de longueur, d'épaisseur, etc. , qui fournissent des caractères importants pour la botanique descriptive. Dans le plus grand nombre des cas le Style prolonge l'axe de l'ovaire, ou , en d'autres termes, il part de son sommet géométrique. Mais on le voit aussi, dans un certain nombre de plantes, s'élever sur un point plus ou moins latéral de l'ovaire, ou même quelquefois de sa base; on observe cette origine latérale du Style, prononcée à des degrés divers, parmi les Rosacées et les Chrysobalanées.
Dans les diverses hypothèses qui ont été proposées pour rattacher l'organisation du pistil à celle de la feuille ordinaire, le Style a été envisagé de manières difl'érentes. Ainsi certains ont vu en lui une prolongation de la nervure médiane de la feuille carpellaire, tandis que d'autres , pour lesquels le limbe même de la feuille n'est représenté que par le stigmate et qui voient sa portion vaginale dans l'ovaire, admettent que le Style provient uniquement du pétiole foliaire.
STllï.ÉPnonE. Stylephorus (<jtu;ioç, stytet; cjsopô^-, porteur), poiss. — Shaw a établi ce genre pour l'espèce unique, qui n'a encore été prise qu'une fois dans le golfe du Mexique, entre la Martinique et Cuba. Ce Styléphore est un Poisson acanthoptérygien de la famille des Taenioïdes, de la tribu de cette famille qui se compose des espèces dont la bouche est peu fendue, dont le museau est protractile. Il se rapproche des Gymnètres par la forme allongée de son corps, sa caudale en partie relevée mais plus courte; son caractère spécial consiste dans le prolongement de l'extrémité de sa queue qui, au lieu de ne former qu'un petit crochet, s'étend
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«u-delà de la caudale en une corde grélc plus longue que son corps, d'oîi lui vient son nom spéciflque S. chordatus Shaw. Un commencement de cette organisation se voit chez les Trachyptères qui portent un petit filet sous leur caudale.
En prenant ce Poisson pour type, M. Swainson a établi, dans la famille des Tœnioides, une coupe qu'il a désignée sous le nom de STYLEPHORiNiE. (Swainson, Classif., 1839). (E. B.) *ST1LÉSIE. Slylesia. bot. th.— Genre de la famille des Composées -Sénécionidées, formé par M. Nuttall {Amer, philos. Trans., VU, p. 377) pour des sous-arbrisseaux du Chili. Le type de ce genre est le Bahia ainbrosioides Lagas., qui a pris le nom de Stylesia ambrosioidesHua. (D. G.)
*STYLIA (ffTÛ^o;, style), ins. -Genre de Diptères, de la famille des Athéricères, tribu des Muscides, division des Aciphorées , créé par M. Robineau-Desvoidy {Essai sur les Myodaires, 1830), et contenant trois espèces de France, dont le S. maculala Robineau- Desvoidy, est le type. (E. D.)
SïYLIDÉES. Stylideœ. bot. pu. —Famille de plantes dicotylédonées , monopélales, épigynes, ainsi caractérisée : Calice tubuleux, dont le tube se prolonge quelquefois en bosse latérale à sa base , dont le limbe se partage rarement en six divisions régulières , ordinairement en cinq groupées en deux lèvres , l'inférieure à deux, la supérieure à trois parties. Corolle divisée en autant de lobes alternes , c'est-à-dire en six réguliers ou en cinq, dont quatre pétales plus grands, rapprochés ou quelquefois même en partie soudés deux à deux, se réfléchissant en une lèvre, tandis que le cinquième ou labelle , plus petit, se déjetla dans une direction opposée. Deuxétamines, dont les filets insérés sur un disque glanduleux hypogyne , s'accolent au style ci forment avec lui une colonne, tantôt allongée , libre et à double courbure, tantôt courte et soudée au tube de la corolle, terminée par les deux anthères entre lesquelles est caché le stigmate simple ou bifide. Ovaire adhérent, partagé par une cloison parallèle aux lèvres du calice en deux loges complètes ou incomplètes, égales, ou l'une (l'intérieure ) plus petite , dans chacune desquelles le placentaire, adné au milieu de I9
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cloison , perle plusieurs ovules ascendants , nnalropes. Il devient une capsule bi ou uniloculaire, s'ouvrant tantôt en deux valves par une déhiscence septifrage, lanlôt, et plus rarement, par une fente suivant la suture dorsale de lune des loges , tandis que l'autre avortée reste fermée. Graines petites, arrondies, à tégument lisse ou strié, à périsperme épais ou charnu, à la base duquel est niché un petit embryon. Les espèces sont des herbes annuelles ou vivaces, quelquefois des sous-arbrisseaux, à suc aqueux; a liges raccourcies ou allongées en hampe ; à feuilles rapprochées et serrées dans ce dernier cas, alternes ou rarement verticillées, simples, entières, dépourvues de stipules ; à fleurs groupées en épis, grappes ou corymbes , axillaires ou plus généralement terminaux, accompagnées de trois bractées pour chaque pédicelle. La plupart habitent la Nouvelle-Hollande en dehors du tropique, très peu sa partie tropicale, une seule la Nouvelle-Zélande, trois l'Inde. Sur la fleur de quelques unes on a observé des phénomènes d'irritabilité , dont le siège est à la courbure de la colonne anthérifère ainsi qu'a la base du labelle articulé , et qui détermine au contact d'un corps étranger des mouvements de ces parties.
Slylidium , Sw. ( Ventenatia , Sm. non Beauv. — Candollea, Lj^ill. — Andersonia, Koen. non R. Br. ) — Sevenhookia , R. Br. (Giimnocampus, Lesch.) — Forstera , L. f. ' Phijllacne, Forst. — Stibas , Comm. ). (Ad. J.)
*STYLIDIA(tîTu).o;, stylet; îSéc,, image), ms.— M. \Yestwood (/ni. «lod. cl. /ns., 1840) donne ce nom à un genre de Diptères de la famille des Pupipares, tribu des Coriacées, ne comprenant qu'une espèce étrangère à l'Europe. (E. D.)
STYLIDIER. Stylidium. bot. ph.— Grand genre de la famille des Stylidées à laquelle il donne son nom, formé par Swarlz, et dans lequel rentrent des plantes herbacées, quelquefois sous-frutescentes, propres presqu'en totalité à la Nouvelle Hollande; à feuilles radicales ramassées et à feuilles caulinaires cparses ou verticlllées; à fleurs en grappes, en épis ou en corymbes, présentant les caractères suivants : Calice à tube adhérent, à
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limbe bilabié; corolle irrégulfère , à tube court, quinquéCde, sa division inférieure (labelle) restant plus petite et dissemblable, les quatre autres étant semblables entre elles, étalées; colonne des organes sexuels linéaire, plus longue que le labelle, coudée deux fois; anthères bilobées à lobes très divariquées; stigmates obtus, indivis. A ces (leurs succède une capsule biloculaire, dont la cloison est quelquefois incomplète dans le haut. Un fait physiologique très curieux que présentent ces plantes, c'est l'irritabilité de leur colonne qui s'agite lorsqu'on la touche avec une aiguille. Le nombre des Stylidiers aujourd'hui connus s'élève à plus de cent, et, chaque jour, il s'accroît par suite de nouvelles découvertes. Les seules collections formées par Preiss, sur la côte ouest et sudouest de la Nouvelle Hollande, en ont fourni soixante-quatre espèces a M. Sonder. Ces nombreuses plantes sont partagées par M. Endiicher en deux sous-genres: Tolypangium et NUrangium, auxquels M. Lindley en a ajouté un troisième, le Centridium. Parmi ces plantes, nous en citerons seulement deux qu'on cultive dans les jardins: Le Stylidier frutescent , Stylidium frutico- SMMî R. Br. (S. g/andw/osum Salisb.) est un ioii petit-sous-arbrisseau de 2 ou 3 décimètres seulement, à feuilles nombreuses, éparses, étroites, linéaires, décurrentes, glabres; à petites fleurs rosées, délicates, en grappe terminale, ayant leur labelle appendiculc. Il appartient au premier sous-genre. Le Styi.idier adné, Slylidimn adnatum R. Br., est de même hauteur que le précédent ou un peu plus petit, mullicaule;à feuilles linéaires, un peu élargies vers le sommet ; à fleurs roses, en épi raccourci, divisé. Il doit son nom à ses capsules linéaires, soudées entre elles à leur base. Il rentre dans le second sous-genre. Les Stylidiers se cultivent en terre de bruyère et dans l'orangerie. On les multiplie par semis; à défaut de graines, par boutures et par division des pieds. (P. D.)
*STYLÏFER. MOLL. — Voy. stilifer.
*STYLIMIMLS. bot. ph.— Genre de Rafinesque qui rentre comme synonjme et comme sous-genre dans les Pluchea Cass., famille des Composées Astéroïdées. (D.G.)
*STYLIl\A(styiM$, stylet). MOLL.— Genre de Gastéropodes au groupe des Trocnut
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(flem. m Sow., Conch. man., 2* éâ\t.,
STYLI\'E. Slylina. voLip. — Genre établi parLamar(kpourunPoIypier,i5'f.ec7iinu/a<a, rapporté des mers australes par Peron et Lesiieiir, et formant une masse épiiisse, dense, hérissée et composée de tubes verticaux et parallèles comme le tubipore et la Sarcinule. Ces tubes sont nombreux, cylindriques, fascicules, réunis; chacun d'eux contient des lames rayonnantes et un axe solide, saillant au dessus du bord. M. Ehrenberg a admis le genre Styline en y comprenant deux Sarcinules fossiles de M. GoMfuss; il place ce genre dans sa famille des Ocellina, qui fait partie des Phytocoraux polyactiniés, en lui attribuant des étoiles tubuleuses, convexes au sommet, rarement gemmipares, formées de lames simplement rayonnantes. Cet auteur reporte d'ailleurs dans.le genre Monliculaire les espèces dont les étoiles sont imparfaitement circonscrites. M. Milne Edwards, dans les additions à la Nouvelle éditi/)n de Lamark, regarde les Stylines et les Sarcinules comme différant fort peu les uns des autreis ; il dit avoir cru reconnaître dans ces polypes une structure semblable, et pouvoir attribuer à des différences d'âge les variations signalées par les auteurs. (Diij.;
STILIS. BOT. PH. — Genre de Poiret rapporté comme synonyme au genre Marlea Roxb., famille des Alangiées. (D. G.)
*STlLlSClJS(crTw'/,',xo;, petit pilier), ins. — Genre de Tordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères et division des Phyllobides, établi parSchœnberr {Gênera et sp. Curculio syn . , t, Vli, 1, p. 45) , sur le Cwculio armatus Tgb., espèce •riginaire du cap de Bonne-Espérance. (G. ) *STYLISMA. BOT. PH. — Genre de la famille des Convolvulacées formé par Rafinesque {Ann. gen. se. phys., \lll , p. 168), pour de petits arbustes allongés et délicats, lie l'Amérique du Nord , décrits précédemment comme des Convolvulus et qui présentent un calice à 5 sépales égaux; une corolle campanulée; un ovaire biloculaire, avec 2 styles, rarement 3, et autant de stigmates épaissis. L'espèce type est le Stylisma evolvuloides Choisy {Convolvulus trichosanlhes Michx.). (D. G.)
STVLLAIRË. àtyllaria (ctvXos, colonne).
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BOT. CR. - ( Phycées. ) Ce genre, fondé par Bory St-Vincent pour quelques Diatomées ou Bacillariées, renferme plusieurs espèces disparates qui rentrent dans les genres Gomphonema Ag. , Synedra Ehr. , Podosphenia Ehr., etc. (Bréb.)
ST1 LOBASE. Slylobasium (aTu'Ao;, style • ffûc'crtç, base). BOT. PH.— Genre rangea la suite de la famille des Chrysobalanées, formé par Desfontaines (Mémoires du Muséum, t. V, p. 37, t. 2) pour un arbuste de la Nouvelle- Hollande. L'espèce type de ce genre est li» Stylobasiuni spathulatum Desf. Il faut y ajouter aujourd'hui le 5. imeare Nées. (D. G.) STYLOBATE (de ,tvXoç, colonne; Sulvû> , je marche ). min. — Nom donné par Breithaupt à un minéral cristallisé en prisme quadrangulaire , qu'il a regardé d'abord comme une espèce particulière, mais qu'il a reconnu depuis pour être une variété de Macle ou de Gehlénite. (Del.)
STYLOCERAS (aruAoç, style; xt'paç , corne), bot. ph. — Genre de la famille des Euphorbiacées, établi par M. A. de Jussieu {Euphorbiacées, p. 53, tab. 17, n" 56) pour des arbres de l'Amérique tropicale, dont les feuilles ressemblent à celles du Laurier- Cerise, dont les fleurs sont tantôt monoïques, les mâles occupant le bas, et les femelles le haut des mêmes épis ; tantôt dioïques, les mâles en épis et les femelles solitaires. Leurs fleurs mâles se composent uniquement d'une écaille qui porte 10 anthères sessiles; les femelles ont un calice court, 3-4-parti et un ovaire à 2-4 loges uniovulées, surmonté de 2 styles distants, courbés , simples , semblables à des cornes. M. de Jussieu a figuré {loc. cit.) les fleurs du Slyloceras Kunlhianum. (D. G.)
♦STYLOCEKUS (aTv)io?, style; x/paç, corne), mam. — M. Hamilton Smith désigne, sous ce nom, l'une de ses nombreuses divisions du grand genre Antilope. (E. D.)
*STYLOCHOETON (arrîXoç, style; xa.'T»», soie). BOT. PH. — Genre de la famille des Aroidées formé par M. Leprieur { Ann. dei Se. nat., 2^ sér,, V, 1834 , p. 184, tab. 5) pour une petite plante de la Sénégambie, à feuilles bastées , longuement pétiolées; à spathe d'un violet sale, persistante, sessiio entre les bases engainantes des pétioles, en forme de tube allongé, terminé par un limbe court, un peu eu voûte. Son spadico
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est saillant au sommet, nu au milieu; il porte à son extrémité nombre d'étamines ramassées, et autour de sa base sont verticillés 6 carpelles ou davantage , soudés en ovaire sex-piurilorulaire. Le fruit, qui est charnu, va mûrir sous terre, d'où le nom de Slylochœton hypogeum donné par M. Leprieur à celle plante. (D. G.)
*STYLOCHlJS(aTÛAoç,styIel; ôxo'î, pourvu). HELM. — Genre de Planaires caractérisé par M. Ehrenberg. Voy. planaire. (P. G.)
*STÏL0CL1^E. Slylocline (aTv>oç, style ou couronne; xllvyi, lit, pour réceptacle). UOT. PH. — Genre de la famille des Compofiées-astéroïdées formé par Nutlall [Americ. phil. Trans., VU, 338) pour une herbe annuelle de Californie. Celte plante a reçu le nom de Stylocline gnaplialioides Nuit. (D. G.)
STYLOCORYIVE. Slylocoryne (aTvAo; , style; xopûvvi, massue), bot. ph. — Genre de la famille des Rubiacées-Cinchonacées, tribu des Gardéniées, formé par Cavanilles pour des arbres et arbrisseaux de l'Inde. On connaît aujourd'hui 14 espèces de ce g., parmi lesquelles nous citerons le S. malabaricaDC. (Gardénia fragrans Roxb.). (D. G.)
STVrODISQUE. Siylodiscus {ar-iloç, style; «Js'jxo; , disque), bot. pb. — Genre de la famille des Euphorbiacées, dans laquelle il se distingue par des caractères tellement singuliers que M. Bennett, son auteur, se déclare en le formant ( Horsf, PI. javan. rar., p. 1 33, tab. 29) dans l'impossibiliié de signaler ses relations immédiates. Le Stylodiscus trifolialus Benn. [Andrachne trifoliala Roxb), qui en est le type unique, est lin grand arbre des Indes, à feuilles stipulées, 3-5-foliolées; à fleurs petites et irès nombreuses, paniculées, dioïques, composées, les mâles : d'un calice à 5 sépales concaves et 5 élamines soudés par les fllets jusqu'au milieu de leur longueur en colonne centrale; les femelles : d'un calice 5-parli , avec 5 glandes opposées à ses lobes; d'un ovaire à 3 loges biovulées et à 3 styles simples, auquel succède une baie trilmulaire. (D. G.)
*STYLOGASTER(cTv},o?, stylet; j-acr- T/jp, ventre). M. Macquart (Dip(ères des Suites à Buffon de Roret, 1835) a créé, suus cette dénomination, un genre de l'ordre des Diplères, famille des Athcricères, ne com-
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prenant qu'une seule espèce du Brésil , S. slylatus Fabr. (E. D.)
STYLOGLOSSE. Siyloglossim Kuh! et Hasselt. bot. ph. — Synonyme de Calanlhc R. Br., famille des Orchidées, tribu des Vandées. (D. G.)
*STYLOGY\E. Slylogyne {itvlo-, , style ou colonne;7uvï)', femme, pour pistil), bot. PH. — Genre de la famille des Myrsinéos formé par M. Alp. De Candolle [Ann. des Se. nat., 2° sér,, XVI, p. 91) pour un petit arbre du Brésil, qui a le porl et l'inflorescence d'un Badulaou d'un Ardisia. L'espèce type est le S. Martiana Alp. DC. ( Deless. Icon. selec, V, tab. 34). (D. G.)
*STYL0LEP1S. BOT. PH. — V. podolepis.
*STYLOi\iCERUS {(TTuÀoç, style; oyxv,p6i, renflé), bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Sénécionidées formé parSprengel (ex DC. Prod.,\l, p. 149 pour une petite herbe couchée de la Nouvelle-Hollande; à feuilles linéaires, glabres; à capitules pauciflores, groupés en un glomérule ovoïde, serré, terminal. Son nom est tiré du style de ses fleurs fortement renflé à la base. Ses akènes obconiques portent une aigrette en couronne, formée de 5 pailletles soudées à leur base, frangées à partir du milieu. Cette plante est le S. /mmi/usus Spreng. (D.G.)
*STYLOî\IYCHIA {c-^o-, stylet; è'vu?, ongle). iNFUs. — Genre établi par M. Ehrenberg dans sa famille des Oxytrichina pour des espèces pourvues de stylets et de crochets : telles sont les St. puslulata. St. histrio, St. mylilus , etc., infusoires très communs dans les infusions et dans l'eau des marais, et que Mûller avait décrits comme des Kérones. Ce sont aussi pour nous des espèces du genre Kérone. l'oy.ce mot. (Duj.)
*STYLOPHOHA (.jTvio;, style; yopôç, porteur), ins. — Genre de Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, créé par M. RobineauDesvoidy (Essai swr les Myodaires, 1830) pour une espèce de la côte de Coromande^lei". sonataRob.-Desv. (E.D.)
*STYLOPHOKA, Schweigg. (<y:<>U:, stylet; «popoç, porteur ). polyp. — (Ehr., Cor. liolh. M., 1834 ). Synonyme de Stylopora. Toi/, ce mot. (G. B.)
STYLOPHORE. Slylophorum ( «jtvXc; , style; fOpq ,porleur).EOT.PH.— Genre formé, dans la famille des Papavéracées, par M. Nuttal (Gen., II , p. 7) pour des plantes dont Da
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Candolle fait une simple section des Meconopsis. Ce sont des végétaux de l'Amer, sept. On en connaît 3 espèces, parmi lesquelles nous citerons pour exemple le S. peliolalum Nutt. (Meconopsis peliolata DC. (D. G.)
*STVLOi'OUA. POLYP.— Genre de Polypiers anthozoaires lamellifères établi par Schweigger pour deux espèces , dont l'une, fossile, est regardée par M. de Blainville comme un Astrée (A. hyslrix Defrance), et que M. Goldfuss nomme aussi Astrea slyloplwra. L'autre espèce, Madrepora pistillaris, d'Esper, est vivante, et paraît à M. de Blainville devoir être rapprochée de la division des Madrépores, et former un genre particulier. (Duj.)
STYLOPS. INS. — Genre de l'ordre des Slrepsiptères, établi par Kirby {Trans. oftlie Lin. Soc, t. XI) sur quelques espèces observées en Angleterre. Nous citerons les .S". aterrimus, observé sur VAndrena trimmerana; S. Kirby i Leach , S. DalU Gurt. , etc.
Voy. STREPSIPTÈRTS. (Bl.)
*STYLOSAi\THE. Slylosanlhes (a-uÀoç, style ou colonne; avGo;, fleur), bot. pb. — Genre de la famille des Légumineuses- Papilionacées, tribu des Ilédysarées, formé par Swartz aux dépens des Uedysarum Lin. , pour des plantes herbacées ou sous-frutescentes, la plupart visqueuses, des réuions intertropicales ; à feuilles pennées-trifoliolées; à fleurs polygames, en épis, souvent insérées par deux, dont une avorte et forme alors un corps en colonne. Leurs fleurs hermaphrodites, presque toujours stériles, ont un calice longuement tubulé, bilabié; leurs 10 étamines sont monadelphes; leur ovaire est très petit; les fleurs femelles, fertiles, n'ont ni calice, ni corolle, ni étamines; leur uvaire biovulé porte un style court, en crochet, et devient un légume généralement à 2 articles. De Candolle a décrit {Prodr., II, p. 317) 10 espèces de ce genre, et plus récemment ce nombre a été doublé. Le type du g. est le S. procumbens Swartz. (D. G.)
*STYLURIIS {'^zvloç, style; àvpa, queue). BOT. PH. — Le genre proposé sous ce nom par Knight et Salisbury rentre dans les Gjcvitlea , famille des Protéacées. Celui que Raflnesque avait établi sous le même nom ge rattache comme synonyme aux Clematis Lin., famille des Renonculacées. (D. G.)
STïPAIVDRE.%pandra(aïvitv),éloupe;
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à-j-npf àvSpo!;, homme ou mâle, pourétamine), BOT. Pli. — Genre de la famille des Liliacées formé par M. R. Brown {Prod. fl. nov. IlolL, p. 278) pour des plantes de l'Australie extratropicale. M. R. Brown avait décrit ri espèces de ce genre; M. Kuiith {Enum., l'V) a porté ce nombre à 8. (U. G.)
*STYPHKIJE. Slyphelia. bot. pu. — Genre de la famille des Épacridées, formé par Smith, mais réduit ensuite par M. R. Brown. Il comprend des arbrisseaux de l'Australie, à feuilles rapprochées, presque sessiles, acuminées ; à jolies fleurs axillaires, formées d'un calice 5-parti, accompagné de quatre ou plusieurs bractées; d'une corolle à long tube portant intérieurement à sa base 5 faisceaux de poils, et à limbe fendu en 5 lobes barbus , roulés en dehors; de 5 étamines longuement saillantes; de 5 écailles hypogynes; d'un ovaire à 5 loges uni-ovulées, surmonté d'un style simple et d'un stigmate à 5 sillons. Le fruit de ces plantes est un drupe presque sec, dont le noyau osseux est à 5 loges. M. R. Brown a décrit 7 espèces de ce genre. Le nombre de celles qu'on connaît aujourd'hui est de 11 ou 12. Quelques unes sont cultivées dans les jardins , surtout la STYPHÉLiE A TROIS FLEURS, Slyphelia triflora, Andr., joli arbuste, à feuilles oblongues , lancéolées, planes, glauques, rapprochées et imbriquées; à fleurs rouges sur le tube, d'un rouge-jaunâtre sur le limbe, portées sur des pédoncules 1-3 flores. On cultive cette espèce et ses congénères en terre de bruyère et en serre tempérée; on la multiplie par bouture. (D. G.)
*STYPHÉL1ÉES. Styphelieœ. bot. pu.— Tribu de la famille des Épacridées ( voy. ce mot), à laquelle le genre Slyphelia sert de type et donne son nom. (Ad. J.)
*STYPI1LUS {axvfléq, raboteux), ins.— Genre de Coléoptères lélramères, division des Érirhinides, créé par Sdiœnherr {Dispositio methodica, p. 258 ; Gen. et sp. Curculio. syn., t. III, p. 509, 7, 2, p. 407), et qui a pour lype les S. penicillus Sch., setidosus Sch., et seliger Bech; espèces qui se rencontrent en France. L'auteur a fait du 2' son genre Stenes, et du 3* celui d'Ort/iochœles Mul. (C.)
*STYPHIVOLOBE. Slyphmlobium (ïtwyvs'î, astringent; ioSôj, légume), bot. ps.
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— Genre de la famille des Lëgumineuses- Papilionacées , tribu des Sophorées , formé par M. Schott pour le Sophoia japonica. Lin., grand et bel arbre originaire du Japon, et assez répandu aujourd'hui dans les plantations d'Europe. Les caractères pour lesquels il a été séparé des Sophora consistent dans son étendard arrondi, réflécbi; dans sa carène à pétales libres; dans son Btyle filiforme, incurve; surtout dans son légume monilifortne, charnu, rempli d'une pulpe astringente et acre, et qui contient plusieurs graines ovales, comprimées, pourvues d'une strophiole. Le styphnolobe du lAPON, Styphnolobium japonicum, Schott (Sophora japonica , Lin.), est un grand et bel arbre, à feuilles pennées, avec une foliole impaire, éloignée de la dernière paire, dépourvues de stipules; à fleurs d'un blanc jaunâtre disposées en grappes paniculées. Il se distingue par plusieurs qualités qui expliquent sa propagation dans nos plantations, et qui lui assignent même une place distinguée parmi nos espèces tant forestières que d'agrément. Son introduction en Europe date de 1747 , année où le P. Incarville, missionnaire en Chine, en envoya des graines à Bernard de Jussieu. Un individu provenu de ces graines, qui se trouvait à Saint-Germain-en-Laye, dans le jardin de M. De Noailles, donna le premier des fleurs et des fruits en 1779. Ses graines, qu'on recueillit, furent répanduesen diverses parties de la France, et de là sont venus successivement les individus qui existent aujourd'hui en Europe. Le Styphnolobe est remarquable, en qualité d'arbred'ornement, par la belle verdure de son élégant feuillage que n'allèrent ni la sécheresse, ni les plus fortes chaleurs. Comme espèce forestière, il est précieux pour la rapidité de son développement et pour sa rusticité. Sous ces deux rapports, il rivalise avec le Robinier faux-Acacia, auquel il est préférable parce qu'il dure plus longtemps, et qu'il donne peu ou pas de rejets. Son bois est dur et compacte, mais il a une odeur qui incommode quelquefois les ouvriers lorsqu'ils le mènent en œuvre. Dans les jardins, on en cultive une jolie variété dont les branches sont pleureuses, non par faiblesse, comme le sont celles du Saule pleureur, mais parce qu'elles se réfractent avec force vers la terre.
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Sa multiplication se fait sans difficulté par graines, boutures de racines, jets enracinés. Dans le nord de la France, il souffre quelquefois des grands froids de l'hiver pendant sa jeunesse; aussi est-il bon de le placer à une exposition méridionale. 11 est, au reste, très peu difficile sur la qualité du sol. En Angleterre, il fleurit sans mûrir ses graines. (P. D.)
*STYPH01VIE. Styphonia. bot. ph. — Genre de la famille des Anacardiacées, formé par M. Nultall pour de petits arbres à suc résineux, qui croissent sur le littoral de l'Amérique du Nord. M. Nuttall a décrit 2 Styphonies, qu'il a nommées Styphonia integrifolia et S. serrata. (D. G.)
STlPimUS (<7TV9poç, dur), ins. — Genre de Coléoptères penlamères, famille des Clavicornes et tribu des Histéroides, proposé par Molchoulsky ( Bullet. Soc. nal. Moscou, t. XVllI, 1845). L'auteur y place une seule espèce, qu'il nomme S. corpulentus. (G.)
STYRACACÉES, STYRACÏIMÉES. Styracaceœ , Slyracineœ. bot. fh. — Plusieurs genres rapportés par Jussieu à ses Guiacanées, ou, comme on les nomme maintenant, Ébénacées , ont paru aux auteurs plus modernes devoir en être séparés pour former deux familles distinctes ou deux tribus d'une même famille , à laquelle on a donné les noms mentionnés en tête de cet article. Elle appartient aux plantes dicotylédonées, monopéiales, périgynes, sur la limite même des polypétales, et se caractérise de la maflière suivante : Calice à 5 lobes, plus rarement à 7, 6 ou 4, tantôt très courts et même presque nuls, tantôt plus développés et offrant alors la préfloraison imbriquée. Corolle divisée plus ou moins profondément en autant de lobes alternes , quelquefois doublée par un rang intérieur de pétales alternant avec les premiers. Éiamines insérées à la base du tube de la corolle , en nombre double, ou triple ou indéfini ; (ileis libres ou monadelphes, ou, lorsqu'ils sont très nombreux, polyadelphes ; les faisceaux, dans ce dernier cas, ou les étamines les plus longues isolément dans l'autre, alternaiit avec les lobes de la corolle; anthères biloculaires, s'ouvrant en dedans ou sur les côtés par des fentes longitudinales. Ovaire adhérent, ea totalité ou a demi, à 5-2 loge;
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( Mi s'opposent aux lobes du calice lors- (in'elles leur sont égnles en nombre, renlermant deux ou quatre ovules attachés à l'angle interne, suspendus ou ascendants, anatropes. Style simple , terminé par un liliginate obiiis, à autant de lobes qu'il y a ie loges. Fruit charnu ou sec dans lequel la plupart des loges et des graities avortent fréquemment, de manière à se réduire même à une seule. Graines dressées ou penlanles , présentant dans l'axe d'un périipernie charnu un embryon droit à radicule ournée vers le hile, par conséquent infère ou siipère. Les espèces sont des arbres ou arbrisseaux des régions tropicales ou juita- Iropicales de l'Amérique ou de l'Asie. Leurs 'cailles sont alternes, simples , dépourvues (le stipules; leurs fleurs blanches ou jaunâtres , solitaires ou groupées en grappes aux aisselles des feuilles. Quelques unes fournissent des matières résineuses et aromatiques, connues vulgairement sous les noms de Storax et de Benjoin , et de la dernière on extrait l'acide beuzoïque.
GENRES
Tribu 1. — Stmplockes.
Corolle à préfloraison quinconciale. Étamines en nombre triple (15) ou indéfini, sur plusieurs rangs ou pentadelphes , à anthères petites, ovoïdes-globuleuses. 2 4 ovules suspendus dans chaque loge. Embryon cylindrique à cotylédons très courts. Fleurs jaunâtres.
Syinplucos, Jacq. (Eugenioides , Alstotna et Hopea, L. — Ciponima , Aubl. — Bobu , Ad. —Bobua, DC. — Lodhra , Gaill. — Palura, G. Don. — Slemmatosiphum, PohI.
— Decadia, Leur. — Barberina, Fi. fl.).
Tribu 2. — Styracées.
Corolle à préfloraison tordue ou valvaire. Elimines en nombre défini, double, rarement triple, a anthères allongées. En général plus de 4 ovules dans chaque loge . en partie ascendants. Embryon a cotylédons foliacés ovales, égalant ou à peu près la radicule. Fleurs blanches, souvent tomenteuses. Poils étoiles.
Slijrax, Tourn. {Renzoin, Hayn. — Lilhocarpus, Blum. — Epigenia, Fl. fl. — Sti-igilia , Cav. — Foveolaria , R. Pav. — Treinanthus, Pers. — Cypellium, Desv. — Tri-
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chogamila , F. Br.) — Pterostyrax , Sieb. , Zucc. — Halexia , L.
M. Alph. De Candolle , à la suite de ces deux tribus, en propose une troisième, celle des Pampliiliées , dont le genre type Pampliilia, rapproché du Styrax par son port, en dil1è-e par son ovaire libre. (Ad. J.)
"^STYRAÎVDIIA. bot. ph. — Genre proposé par Rafinesque et qui se rapporte comme synonyme aux Sniilacina Desf. (D. G.)
STYRAX. Styrax, bot. ph. — Genre de In tribu des Styracées, rangé par Linné dans la dodécandrie - monogynie de son système. Les végétaux qui le forment sont des arbres et des arbrisseaux qui croissent pour la plupart dans l'Amérique tropicale, en nombre moindre en Asie, dans l'Amérique du Nord , et dont une espèce arrive même dans l'Europe méridionale ; leurs feuilles sont alternes , entières; leurs fleurs sont blanches , en grappes, et elles présentent les caractères qui ont été exposés pour la tribu elle-même. Le nombre de leurs espèces aujourd'hui connues est assez considérable, car M. Alp. De Candolle en a décrit 45 dans le 8' volume du Prodrome ( p. 359 ). Parmi elles il en est deux sur lesquelles nous devons nous arrêter un instant.
Le Styrax officinal. Styrax officinale Lin., porte vulgairement le nom d'Aliboufier. Il croît naturellement dans le Liban , dans l'île de Chypre, dans la Grèce et l'Italie méridionale. 11 se trouve à Nice et dans la Provence; mais on doute qu'il y soit véritablement indigène, bien qu'il y existe aujourd'hui à l'état spontané. C'est un grand arbuste de 3 à 4 mètres , à feuilles pétiolées, ovales , couvertes en dessous de poils blancs étoiles; à fleurs en petites grappes, simples, plus courtes que les feuilles. Dans le Levant, on en obtient par incision un baume connu sous les noms de Styrax ou Storax calamité , qui était fort usité dans l'ancienne médecine comme excitant, surtout des membranes muqueuses.
C'est une substance très estimée dans l'Orient comme parfum; elle est également usitée en Europe pour la parfumerie. Le Styrax officinal est assez fréquemment cultivé comme espèce d'agrément; sous le climat de Paris , on le place à une exposition abritée : il réussit surtout dans une terre
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su^
légère. On le muUiplie de graines semées immédiatement après leur malurilé, par rejets et par marcottes
Le Styuax benjoin , Styrax bcnzoin Dryand., est un arbre de Sumatra et de Java, où il croît le long et dans le voisinage des rivières, en plaine. Ses feuilles sont oblongues, acuminées, blanchâtres, tomenteuses en dessous ; ses fleurs forment des grappes composées, axillaires, un peu plus courtes que les feuilles, et le pédicule qui les porte est environ trois fuis plus court qu'elles. C'est de cet arbre qu'on obtient , par des incisions faites dans le haut du tronc nu-dessous des branches , un baume très connu sous le nom de Benjoin. Cette substance provient aussi de quelques autres arbres ; mais l'espèce qui nous occupe est la seule qui en fournisse une assez grande quantité pour qu'on en fasse l'objet d'une exploitation suivie. La forte proportion d'a- «ide benzoïque que renferme le benjoin lui donne une odeur très agréable, et en fait un des parfums les plus employés dans la parfumerie, pour des fumigations, etc. Sa teinture alcoolique, ajoutée à l'eau, constitue une préparation usitée pour la toilette sous le nom d'eau virginale. Aujourd'hui les usages de ce baume en médecine sont très limités; mais autrefois c'était l'un des excitants et des antispasmodiques les plus employés. (P. D.)
*STVREX. ms. — Scopoli {Eut. Carn., 1763) indique, sous ce nom, un genre de Diptères qui correspond à celui des Atherix. Voy. ce mot. (E. D.)
*STYi\IASlS (crrupotl, pointe d'un javelot). MOLL. — Genre de Brachiopodes , du groupe des Térébratules (Rafin., Cont. Monogr. Biv., 1831). (G. B.)
*STYRIî\IGOMIA(S<yrefl!;,nomdegenre; p.uîa, mouche), ins. — M. Lœven {Dipt.
Beith., 1845) désigne, sous cette dénomination, un genre de l'ordre des Diptères, de la famille dos Tipulaires. (E. D.^
*STYZAIVUS.BOT.CR. — GenredeChampignons, de la famille des Hyphomycètes, établi par M. Corda, Dans la classification de M. Léveillé, il appartient aux Arthrospords Hnrmiscinés, tribu des Corémiés. (M.)
SL'.'EDA. BOT. PH. — Genre de la famille des Chénopodéesou Atriplicées, formé par Forskael, et dans lequel rentrent des
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Chenopoclium et Salsola, Lin. Ce sont de* plantes herbacées et sous- frutescentes, glabres, répandues sur le littoral des mers et dans les terres salées, à feuilles charnues, cylindracées; à fleurs généralement glomérulées, axillaires, hermaphrodites, bractéolées, pourvues d'un périanthe urcéolé, quinquéparti; de 5 étamines; d'un ovaire libre à style simple et 2-3 stigmates. Le fruit est un utricule déprimé, enveloppé par le périanthe accru et clos, à une seule graine lenticulaire. Dans sa monographie des Chénopodées, M. Moquin-Tandon décrit 30 espèces de ce genre, parmi lesquelles les deux plus remarquables et les plus connues sont le S. frulicosa , Forsk. (Salsola frulicosa. Lin.), commun sur tout le littoral de la Méditerranée, et le S. marilima, Moq. [Chenopodium maritimum. Lin.) vulgaire sur les plages de l'Océan et de la Méditerranée. Ces deux plantes forment l'une des bases de la flore littorale méditerranéenne. On trouve souvent avec elles, sur le littoral du golfe de Lyon , le S. seligera , Moq. (Chenopodium setigerum, DC), remarquable parla soie qui termine ses feuilles, et par la couleur rouge que toute la pianic prend parfois accidentellement. (D. G.)
SU.'EDI\ÉES. Suœdineœ. bot. pu.— Une des tribus de la famille des Atriplicées (voy. ce mot), ayant pour type le genre Susda. (An. J.)
SUBAPLYSIEXS. Suhaplysiacea. moll.
— Dénomination appliquée par M. de Blainville à une famille qu'il place près des Aplysiens, et dans laquelle il comprend les genres Berthelle, Pleurobranche et Pleurobranchidie. (G. B.)
SUBBRACHIEIVS. Subbrachiata, Subbrachii{sub, sous; brachium, bras), poiss. — Cuvier a employé ce mot pour désigner les Poissons du deuxième ordre de ses Malacoptérygiens, caractérisés parles ventrales attachées sous les pectorales et immédiatement suspendues aux os de l'épaule. Cet ordre contient presqu'autant de familles que de genres ; Cuvier en comptait quatre : les Gadoïdes, les Pleuronecles ou Poissons plats, les Discoboles et les Échénéis. Ces derniers ^ont mieux placés dans la famille des Scomhéroïdes, auprès des Élacates. (E. Ba.)
SUBENCIIÉLÏOSOMES. Subencheliosomali(sub, presque; e/x^'^î» aiguille; aSa».
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corps). P019S. — Épithète par laquelle M. de Blainville désigne les Poissons Abdominaux dont le corps est allongé et presque cylindrique (Bl., Journ. de P/jys., LXXIll). (G.B.)
*SlIBHÉTEROMÉUIE\S. ann. — M. de Blainville avait d'abord nommé ainsi les Annélides ayant les anneaux du corps presque semblables entre eux; plus tard, il les a appelés Paromocriciens. Tels sont les Arénicoles et les Clymènes. (P. G.)
SUBLET. Coricus{xopixiu fln et délicat), poiss. — Genre de Poissons osseux, de la famille des Labroides, établi par Cuvier pour de petits Poissons de la Méditerranée qui ont les plus grandes afOnités avec les Crénilabres, mais qui s'en distinguent par la protractililé de leur bouche, presque aussi considérable que celle des Filous. Ils forment, dans la famille des Labroides , un groupe caractérisé par un museau protractile et une ligne latérale non interrompue, groupe qui répond à celui que les Smaris et les Gerres forment dans la famille des Sparoides, et qui ne renferme que lesSublets et lesClepliques ; les Filous (Epibulus) ayant la ligne latérale interrompue, appartiennent à une autre section des Labroides. M. Bisso a distingué trois espèces de Sublets sous les noms de Coricus Lamarckii, virescens et rubescens, qui ne sont en réalité, suivant M. Valenciennes, que des variétés d'une même espèce, le Sublet groin (Coricus roslralus Val., Luljanus roslralus Bloch, pi. 23i, fig. 2). Les Sublets sont de petits Poissons qu'on trouve toute l'année sur les côtes rocheuses et peu profondes, et dont la chair est tendre et savoureuse. La femelle fraieau printemps. (E. B.)
SUBMITILACÉS. Submytilacea. moll.
— Nom donné par M. de Blainville à une famille d'Acéphalophores ou Conchifères , correspondant à celle des Nayades de Lamarck, (Duj.)
*SUBOIVGULÉS. Subungulata. mam. — Illiger {Prodr. Mam. et Av., 1811) désigne les BoNGEURs sous ce nom qui n'a pas été adopté par les naturalistes. (E. D.)
SUBOSTRACÉS. Suboslracea. moll. — Nom donné par M. de Blainville à la famille des Pectinides de Lamarck. (Di'J)
SLBTÉ!\IOSOMES.5u6«œntosoma«i(su6, presque; raivi'ot, bandelette; aSixix, corps). POISS.— Épithète employée par M. de Blainville pour désigner les Poissons qui, comme
T. XIU.
SUB
le Gymnote , ont le corps long et un peu comprimé en ruban (Blainv., Journ. de Phys., LXXIII, 1816). (G. B.)
* SLBTÉIUCOUIVES. ins. — Synonyme de Fulgorides, employé par MM. Amyot et Serville {Ins. hémipt.. Suites à Duff.). (Bl.)
*SI]BTERUA1\EA. mam.— Illiyer (Prod.
syst. Mam. et Av., 1811) désigne sous ce nom les Insectivores. \'oy. ce mot. (E. D.)
*SLBLCIJLIJS {subucula, sorte de gâteau). ÉCHiN. — Genre d'Holothurides (Okeii, Lehrb. d. Naturg., 1815). (G. B.)
* SUBLLA. INS. — Genre de Diptères de la famille des Notacanihcs , tribu des Xylophagiens, créé par Megeiie in lilteris (Meig., Sysl. Beschr., II, 1820), et adopté par M. Macquart. On y place trois espèces, dont le type est le S.inarginala Meg.), qui a été rencontré en grand nombre, aux environs de Paris , sur du buis blanc , où il paraissait chercher à déposer des œufs. (E. D.)
*SUBULA. MOLL. — Dénomination générique employée par M. Schumacher pour certaines espèces de Gastéropodes pectinibranches, du genre Vis ou Terebra. Voy. ce mot. (Duj.)
SUBULAIRE. Subularia (de ses feuilles subulées). bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères-Diplécolobées et de la tribu des Subulariées qu'il forme à lui seul, établi par Linné pour une petite herbe annuelle, qui croît dans les eaux de l'Europe septentrionale et de l'Asie moyenne. Cette plante est la SuBOLAiRE AQUATIQUE, Subuluvia aqua- <jca Lin. (D. G.)
SUBULARIÉES. Subularieœ. bot. ph.— Tribu de la famille des Crucifères {voy. ce mot), limité au seul genre Subularia, qui lui donne son nom. (Ad. J.)
SUBULÉS. Subulata. moll.— Latreille, croyant à tort que les Vis manquent d'opeicule, en fit, sous le nom de Subulés, une famille pour les distinguer des Buccins qui sont operculés; le caractère fondamental étant une erreur, cette famille est inadmissible. (G. B.)
SUBULICORNES. ins. — Famille dp Névroptères établie par Latreille, synonynn; de Libelluliens et Éphémérines. Voy. ces
mots et NÉVROPTÈRES.
*SUBULIIVA. MOLL. — Genre de Gastéropodes du groupe des Hélices (Beck, Ind. Moll. Mus. Pr., 1837). (G. B.)
♦SUBULiPALPES.iNS.— Nomdonnépar Latreille ei Cuvier à une section de la tribu des Carabiques, comprenant ceux de ces nsecles qui ont les palpes extérieurs saules.
SUBULIROSTRES. ois.— Sous ce nom, M. Duniéril a établi , dans Tordre des Paslereaux, une famille qui comprend des Oiseaux dont le bec est court, faible, flexible, non échancré, à base étroite, arromiie. Les grands genres Pipra, Parus, Alauda et Sylvia en font partie. (Z. G.)
*SUBLLO. MAM. — M. Hamilton Smiih {Griff. An. Kingd., 1827) indique sous ce nom l'une des subdivisions du grand genre Antilope. Voy. ce mot. (E. D.)
SUCCIIV {de Succinum\. mik. — Eleclrum des anciens; Dernslein , W. Vulgairement Ambre jaune y et Karabé. Substance d'origine organique, de la classe des Combustibles non métalliques; solide, jaune, d'un aspect semblable à celui de la résine copal , et briilant avec flamme et fumée, en répandant une odeur résineuse plus ou moins agréable. La fumée que produit le Succin, recueillie dans le tube du matras, se condense en petites aiguilles cristallines, ou en une liqueur aqueuse qui rougit le papier blanc. Il renferme un acide particulier ( l'acide Succinique), ce qui le dislingue du Mellite, et des résines fossiles ou végétales qui lui res.semblent. Il fond à une température assez élevée, en coulant comme de l'huile. Sa densité est de 1,08. Il est cassant, d'une diirtlé médiocre , et cependant i) peut recevoir un beau poli. Il est composé B la manière des substances organiques : ussi le regarde-t-on comme un produit du ."egne végétal, à l'état fossile. Le Succin est éminemment électrique par le frottement, et s'électrise résineusement ; c'est de son jiorn latin, qu'est venu celui d' Electricité y nue l'on a donné à la science qui a pour Dlijet les phénomémes électriques.
Le Succin se présente presque constamment en masses mamelonnées ou en rognons disséminés dans des matières terreuses ; ces masses sont ordinairement (Compactes, à cassure concholde; souvent transparentes, et quelquefois translucides ou même complètement opaques. Sa couleur varie du jaune miellé, au jaune pur, et au blauc-jaunâtre. Il devient parfois d'un gris
SUC
brunâtre, à raison des matières étrangère! qui le souillent. On le trouve au milieu dei sables, des argiles et des lignites qui appartiennent aux terrains tertiaires inférieurs: il s'y présente presque constamment en nodules disséminés, dont la grosseur varie depuis celle d'une noisette jusqu'à celle d'une tête d'homme. Il est quelquefois interposé en petites plaques dans les couche» minces des lignites. Il renferme difl'érents corps organiques , qui prouvent son état primitivement fluide, et une origine semblable à celle des gommes ou résines végétales : ce sont des insectes, des feuilles, des tiges ou d'autres parties de plantes. Les lieux où l'on trouve le Succin en quantité suffisante pour être exploité, et en morceaux d'un volume assez considérable, sont peu nombreux: ceux, au contraire , où il se montre en petites parties éparses, sont extrêmement multipliés. C'est surtout dans la Prusse orientale qu'il abonde, sur les côtes de la Baltique, depuis Memel jusqu'à Dantzick , et principalement dans les environs de Kœnigsberg, On l'y extrait pour le compte du gouvernement ; mais il s'en détache des portions qui sont entraînées par les vagues, et les habitants du pays profitent de la marée montante, pour le pêcher avec de petits filets. On trouve aussi du Succin en France, à St-Pollet (Gard); à Noyer, près Gisors; à Villers-en-Prayer, près Soissons; à Auteuil , près Paris. Le Succin est mis dans le commerce, comme objet d'ornement: on le travaille, soit en le taillant à la manière des pierres, soit en le mettant sur le tour; et l'on en fait des pipes, des pommes de canne, des vases, et de petits meubles d'agrément. On le recherche aussi pour les propriétés chimiques et médicinales de son acide, et de ses produits. (Del.)
*SUCCI1MEA. MOLL. — Voy. AMBRETTE.
* SUCCIIMIDA (Succinea, nom de genre; tHo; forme), moll. — Genre de Gastéropodes du groupe des Hélices (Beck , Ind. Moll. Mus. Pc, 1837). (G. B.)
SUCCIIVIQUE. (ACIDE). CBIM. — r. ACIDES.
SUCCIiVlTE. MIN. — Bonvoisin a donné ce nom à une variété de Grenat jaune, de la vallée de Lans, en Piémont. (Del),
SLCCOWIE. Succowia. BOT. ph.— Genre de la famille des Crucifères - Ortboplocées ,
suc
iribu des Vellées , furiiié par Medikus pour le Bunias balearica Lin., herbe annuelle de la Sicile, des Baléares et de Ténériffe. (D.G.)
*SUCCLLE1MTES. Succulentœ. bot. ph.
— Cette épithète, qui désigne généralement les plantes à tissu lâche, charnu et riche en sucs, celles qu'on nomme aussi communément grasses, était appliquée en particulier à la Tamille des Joubarbes de Jussieu, aujourd'hui Crassulacées, par Ventenat, qui ne suivait pas constamment, dans la dénomination de ses ramilles, les règles maintenant adoptées. (Ad. J.)
SUCET. poiss. — Ce nom vulgaire, dérivé du mot français sucer, a été employé pour désigner plusieurs Poissons qui en justifienl l'application par la conformation de leur bouche ou par quelque particularité de leur organisation ou de leurs mœurs; tels sont: le Rémora (Echeneis), la petite Lamproie de Rivière {l'elromyzon Planeri), un Cyprin {Calostomus Suceli), un Sicydium (Sic.
Plumieri). (E. Ba.)
SUCEURS. POISS. — Cuvier désigne, par celte épithète caractéristique , les Poissons qui composent sa deuxième famille deChondroptérygiens à branchies fixes, et qui ont reçu, de M. Duméril, le nom plus généralement adopté de Cyclostomes. Voy. ce mot. (E. Ba.)
SUCEURS. Suctoria. ms. — Synonyme é'Aphaniplères. Voy. ce mot. (H. L.)
*SUCHAR. MOLL. — Foy. stchar. (G. B.)
*SUCII0SAURUS. BEPT. Foss. — Voy.
CROCODILIENS FO.'^SILES.
*SUCHTÉLÉ1\IE. Suchtelema (nom d'homme ). bot. ph. — Genre de la famille des Borraginées ou Aspérifoliées, formé par M. Kareline pour le Cynoglossum calycinum C.-A. Meyer. On en connaît aujourd'hui 2 espèces de la région caucasienne et de l'Asie moyenne. Ce sont des plantes herbacées, remarquables principalement par leur calice , qui , pendant le développement du fruit, prend beaucoup d'accroissement, et finit par se réfléchir. Ces plantes sont le S. acanlhoearpa Karel. , et le S. calycina Alph. DC. (D. G.)
SUCRES. CHiM. — Le nom de sucre s'est appliqué, pendant de longues années, à tous les corps doués d'une saveur sucrée, quelle que fût d'ailleurs leur nature; ainsi l'on disait, par exemple, sucre de plomb^ en
SUC
parlant du composé formé par ce métal et l'acide acétique; et sucre de canne, en désignant la matière cristallisable bien counue qu'on extrait des cannes à sucre.
Plus tard, on reconnut tout ce que ce groupement présentait de défectueux, puisqu'il permettait d'assembler les corps les plus hétérogènes, et l'on sentit la nécessité de l'abandonner. Le mot sucre futalor.s consacré uniquement pour désigner les produits organiques présentant, outre leur sa ■ veur sucrée, la propriété de se changer eu alcool sous l'influence des fermeuts.
Dans ces dernières années, on découvrit que plusieurs substances organiques {glncosides) subissaient, sous l'action des aciijcs étendus et mêoije sous celle des ferment?, un dédoublement particulier , produisant deux corps distincts, dont l'un était toujours du sucre.
On ne pouvait évidemment considérer ces substances comme des sucres et les faire entrer à ce titre dans leur famille; d'un autre côté, il était difficile de les eu éloigner, puisqu'elles renferment, sinon le sucre tout fait, au moins un groupement moléculaire particulier, capable de le produire immédiatement. Ce fait attira de nouveau l'attention des chimistes sur la constitution des sucres; on étudia leurs affinités, leur capacité de saturation dans les combinaisons chimiques, leur mode de dédoublement, et ce travail permit enfin de caractériser nettement ces corps importants.
Aujourd'hui, rejetant l'opinion admise autrefois, à savoir : qu'une saveur sucrée, jointe à la faculté de fermenter, suffit exclusivement pour caractériser les sucres, on donne logiquementce nom, ainsiquecela sera prouvé plus loin, à une foule de substances chez lesquelles ces deux propriétés spéciales peuvent manquer, mais qui offrent toutes en échangela constitution moléculaire des alcools polyatOFiiiques.
Le tableau suivant, dans lequel se trouvent indiqués les noms, les formules, l'origine et quelques-unes des propriétés des matières sucrées, permet de saisir immédiatement les différences que ces matières présentent entre elles, et qui n'ont pas empêché cependant de les considérercomme les divers membres
SUC
suc
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§ .-2 .-2 .-2 .-2 1 3 g .-2 .-2 1 II .-2 S 1 c 1 .-2 .-2 S ."S
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id assez suc sucrée id.
id sucrée peu suer sucrée très-suci peu suer assez suc très-suci peu suer
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eux llisé
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= iS3'^3«'a'a'a'a-a=-cS'3T30.iS'3'3T3T3-3 1
liq cris
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orps gra manne, mannite végélal à
exsudât ands de ilampyru chens. , idigo . .
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annitan ulcite .
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élampy ythrite diglucit ucose 0 vulose altose .
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ccharos êlitose.
élézitos( éhalose close .
oSSoQû,ciSw=o:jSocgc3HSJ§sSHj II
suc
Les difficiillcs à vaincre pour arriver à créer In famille des sucres et à la doter d'une classification régulière et générale <<taient considérables, et les plus grandi esprits y avaient échoué.
Ain<i, tandis que Fourcroy, auteur d'une classification qu'on pourrait presque appeler anatomique, rattache les sucres à la scvc, au glutineux, au muqueux,à l'extraclif, etc., matières complexes et mal définies, Liebig, à qui l'on doit une partie de la théorie des radicaux, théorie à l'aide de laquelle il espère parvenir à classer les corps innombrables de la chimie organique, ne parvient qu'à placer les sucres en appendice, comme une annexe des combinaisons de l'éihyle et de l'acétyle. Enfin, Gcrhardt, qui prend pour bases de sa classification ce qu'il appelle les séries homolof]ues{\), ne sait quelle place donner aux sucres et les intercale, dans son Traité de chimie, entre deux séries consécutives, la série propionique et la série butyrique.
C'est alors qu'à la suite des beaux travaux de M. Chevreul sur les corps gras, M. Berthelot reprit la question, et arriva à définir chimiquement les principes sucrés. Nous p-^poserons ici le plus succinctement possible la théorie de M. Befthelot; elle éclaire d'uue vive lumière ce groupe de substances qui avaient résisté jusque-là à toutes les teoitatives de classifications proposées par les chimistes.
Les idées de M. Berthelot sont maintenant adoptées par presque tous les hommes de science; on admet, en effet, que les nombreux corps rangés dans la classe des principes sucrés ne sont autre chose que des alcools poly atomiques.
Voici les principaux caractères de cette sorte d'alcools. Un alcool polyatomique est un corps tel qu'on peut considérer un de ses équivalents comme représentant plusieurs équivalents d'un alcool monoatomique imaginaire, intimement unis et inséparables.
On sait que chacun de ces équivalents peut subir pour son propre compte et indépendamment des autres une réaction quelconque, du genre de celle que l'on réalise
(1) Les séries homologues soni formées par l'assemblage des corps qui uni des propriétés et des dérivés semblables, et dont les formules ne diffèrent potre elles que par un multiple de C^H^.
SUC
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sur l'alcool ordinaire. On comprend facilement dès lors combien le nombre des dérivés d'un alcool croit rapidement avec son degré d'atomicité. C'est ainsi que M. Berthelot, considérant seulement les combinaisons qu'un alcool hexatomiquc pouvait former avec des acides, est arrivé par un calcul très simple au nombre quatorze suivi de quatorze zéros, en supposant que le nombre des acides existants fût seulement de mille, ce qui est évidemment inférieur à la réalité.
Pour connaître le degré d'atomicité d'un alcool polyatomique, on le combine avec un acide monobasique, de manière à former un éther, et l'on cherche combien un équivalent de cet alcool peut prendre au minimum et au maximum d équivalents d'acide. Ce traitement a été iippliqué aux corps de la famille des sucres : en faisant réagir par exciiiple entre 120 et 200 degrés, dans des tubes fera;és à la lampe, de la glycérine, de la niannite, de la glucose, sur une très faible proportion d'acide stéarique, M. Berthelot a obtenu les combinaisons à équivalents égaux de chacun de ces corps et de l'acide stéarique, avec élimination de deux ! équivalents d'eau : c'était leur premier degré d'éthérification. En préparant ensuite, par la même méthode, le plus haut degré d'éthérification des mêmes subtances , M. Berthelot a reconnu que la glycérine et la mannite pouvaient prendre au plus trois équivalents d'acide avec élimination de six équivalents d'eau, tandis que la glucose s'unissait à six équivalents d'acide avec élimination de douze équivalents d'eau. L'ensemble de tous ces faits prouvait donc : l" que la glycérine, la mannite et la glucose étaient des alcools polyatomiques; 2° que les deux premiers de ces corps étaient triatomiques, et le dernier hexatomique.
Cette manière de voir, étendue aux autres corps du tableau placé en tête de cet article, est justifiée par la formation d'un très grand nombre de combinaisons artificielles, obtenues par l'union directe des acides avec la mannite, la dulcite, la pinite, la sorbine, la glucose, etc.
D'ailleurs, le caractère d'alcool polyatomique donné aux sucres s'accorde parfaitement avec un grand nombre de faits ob-
Sue
serves depuis longtemps déjà, mais que jusqu'ici on n'avait pi> ramener à une interprétation générale. Ainsi :
1° Nous verrons plus loin que les sucre» peuvent s'unir aux bases alcalines, sans qu'on puisse considérer ces combinaisous comme de véritables sels. Or la glycérine, la mannite etc., se comportent de la même façon, et il en est de mêm.e de l'alcool ordinaire, de l'esprit de bois.
2" La glycérine, la mannite, etc., s'unissent à l'acide azotique et forment des composés détonants; il est facile de voir que ces corps ne sont autre chose que des éthers; car, semblables aux éthers ordinaires, ils peuvent- régénérer l'acide et l'alcool qui les ont engendrés.
Ainsi M. Williamson a montré que, sous l'action des bases, la nitro-glycérine reproduit la glycérine et l'aride nitrique; M. Dessaignes a également retiré par voie de réduction la mannite de la nitro-mannite.
3° L'union des acides succiaique, benzoïque et tartriqueavec les sucres, qui n'aurait aucune importance avec les idées anciennes sur les matières sucrées, devient au contraired'un vif intérêt avec la classification nouvelle, car elle permet d'assimiler les corps qui se forment en ce cas aux acides viûiques de l'alcool, et d'expliquer ainsi très simplement leur formation,
4° Enfin, on verra que le dédoublement des glucosides devient très facile à comprendre lorsque l'on considère ces substances comme des éthers des alcools polyatomiques.
Voici, en terminant ces généralités, un certain nombre d'analogies que présentent les matières sucrées, et qui sont venues ajouter encore un nouvel appui aux idées théoriques qui ont fait réunir dans un même groupe des corps tels que la glycérine, la mannite et la glucose.
Analogie de formules : le carbone et l'oxygène sont les mêmes ou sous-niultiplcs; l'hydrogène va en décroissant de la glycérine à la glucose, mais les différences sont faibles.
Analogie de soluUUlé et de saveur: ces corps, tous trois très solubles, donnent des liqueurs sirupeuses et sucrées.
Autres analogies. — Leur volatilité et |
SUC
leur stabiîité va en décroissant à mesure que la proportion d'hydrogène diminue.
Enfin, par la fermentation, on obtient des résultats analogues pour ces diverses subslances; on peut même aller jusqu'à les transformer les unes dans les autres sous l'influence de ferments convcnablemcîit choisis. Ainsi, en partant de la glucose, on peut obtenir de la glycérine ou de li mannite et inversement reproduire la glu* cose en partant de ces derniers corps.
Nous étudierons maintenant les princi'^ pales matières sucrées dont les noms $« trouvent au commencement de cet artirle. Après avoir indiqué leur origine, leur mode d'extraction, les opérations qui permettent de les obtenir en grand dans l'industrie, nous ferons connaître successivement :
1° Les propriétés qui différencient entre elles ces matières sucrée* et en font dès lors des individus distincts;
2° Les propriétés communes à tous les sucres et qui ont amené la classification de M. Berlhclot.
D'après les notions qui précèdent sur la polyatomicité des sucres, on voit combien ont été nombreux les dérivés obtenus avec ces matières : décrire tous ces dérivés, dmit beaucoup sont encore imparfaitement connus, serait dépasser le cadre que nous nous sommes tracé, sans trouver la compensation d'augmenter sérieusement les connaissances du lecteur ; aussi nous borneronsnous le plus souvent à indiquer seulement les noms et le mode de dérivation de ces nombreux composés.
Nous dirons ensuite quelques mots sur les glucosides ; enfin, en terminant, nous montrerons comment M. Berthelot fait dériver des sucres la classe si importante en chimie végétale des amidons, ligneux, etc.