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Fémur
Tibia
Peioné
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Côte . ■
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Clavicule
Iliiim
Omoplate
56,oo
44,oo
Métatarsien du 2« orteil.
A ce tableau des analyses faites par M. Rees, nous joindrons le suivant qui s été donné par M. Barrot dans le but de faire connaître la quantité de phosphate et de carbonate de chaux, que l'on rencontre chez les Carnivores et les Herbivores des différentes classes de Vertébrés.
ESPÈCES. PHOSPHATE. CARBONATB.
Lion 95,0 2,5
Brebis 80,0 19,3
Poule. 88,9 10,4
Grenouille. . . . 95,» 2,4
Poissons 91,9 5,3
D'après une analyse faite par M Chevreul des os du Squalus peregrinus, leur substance molle et flexible paraît constituer une matière particulière qui a plus d'analogie avec le mucus qu'avec toute autre matière, et exige pour se dissoudre 1,000 fois son poids d'eau bouillante. Il a été fait aussi des analyses de cartilages de différentes régions du squelette, par MM. Frommherz et Gnyert, et un grand nombre de recherches du même genre sur la composition chimique (les lieiils. De tous ces faits il résulta que les os et les dents suut composés, pria-*
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eipalement, de phosphate de chaux, que la matière animale ou la gélalino n'y lient que te second rang, et le carbonate de chaux le troisième, et souvent même le cinquième seulement, pour la quantité relative.
L'analyse de cartilages blancs montre au contraire que les substances qui y dominent sont le carbonate et le sulfate de soude, et, après eux, le carbonate de chaux; tandis que le phosphate de chaux n'y lient que le siTième rang.
Toutes ces analyses comparatives ont besoin d'être multipliées, non seulement pour la classe des Animaux vertébrés, mais encore, et surtout, pour celle des invertébrés; alors seulement elles auront un intérêt réel, une valeur plus certaine dans la détermination et la signification du motos.
Quant à la structure de ces organes, on peut dire qu'elle est la même chez tous les Mammifères quadrupèdes. Toutefois le tissu osseux est un peu plus serré chez les animaux agiles où les os ont dû être grêles pour faciliter les mouvements et pour présenter une égale force sous un moindre volume. Tous les os des Vertébrés présentent un tissu plus ou moins spongieux , formé principalement de petites colonnes irrégulières, s'unissant de mille manières dans tous les sens, absolument comme les fibres d'une éponge. Les mailles qu'elles interceptent varient beaucoup , tant pour la forme que pour la grandeur, suivant l'espèce de l'animal, l'os qu'elles constituent et l'âge du sujet. De là les diverses apparences de texture qu'on remarque sur les os en général. La cavité de ces organes passifs de la locomotion , ainsi que les interstices de leur spongiosité sont remplis, chez les Mammifères, d'une matière grasse, ou moelle, qui paraît servir à maintenir un certain degré d'élasticité dans les os pourles rendre moins fragiles. Chez les Oiseaux, toutefois, il n'y a dans ces conditions que les membres postérieurs; les os de la région antérieure du corps ont leurs cavités vides et en communication avec l'air extérieur, aussi sont-ils beaucoup plus légers.
Les vaisseaux et les nerfs qui traversent les os passent d'abord simplement à travers le tissu spongieux des os en voie de formation. M.'ùs bientôt il se dépose autour d'eux une substance d'un tissu très serré semblable i
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à celle dileéburnée. Au reste, il «e forma dans chaque pièce cartilagineuse, qui doit devenir un os, des points ou centres d'ossification rigoureusement déterminés quant au nombre et à la disposition , où commencent à se déposer les matières terreuses, comme par une espèce de cristallisation, pour constituer le réseau décrit précédemment. Tant que les divers noyaux osseux n'ont pas atteint leurs limites, les bords sont indéterminés et ne prennentuneformeconstant( pour chaque os que lorsqu'ils arrivent au terme de leur croissance, ou bien en rencontrant les autres noyaux avec lesquels ili doivent plus tard se souder, quoique rien n'indique, dans la masse de gélatine, la forme que CCS diverses pièces doivent prendre. Toutefois, cette étude du développement osseux a pris de l'intérêt dans ces derniers temps à cause des différents points de vue sous lesquels on l'a considérée: d'une part on a pensé qu'en remontant ainsi au premieipoint d'ossification on arriverait à un nombre d'os qui serait le même dans tous les Vertébrés; d'autre part, on a cru aussi pouvoir assigner à l'ostéogénie diverses lois relatives au nombre des noyaux osseux et à leur rapport avec les formes et la position des os; mais de nombreuses exceptions à cet égard viennent détruire les idées ingénieuses et souvent réalisables des uns, comme aussi les théories trop absolues des autres.
Parmi les phénomènes les plus remarquables de l'ostéogénie ou du développement de la substance osseuse, l'anatomie comparée nous présente surtout la formation ûes bois du Cerf. Mais avant d'en parler il est utile de dire ici qu'une membrane fibreuse, blanchâtre, résistante et très vasculaire nommée périoste, forme une enveloppe aux os, en se continuant sous le nom de périchondre, sur les cartilages, et contribue à leur formation et à leur accroissement en leur fournissani une exsuda tionalbumineuse qui passe ensuiif à l'état cartilagineux et finit par s'ossifier
L'os se forme donc dans le périoste, ei cette vérité incontestable, avancée par le cé^ lèbre Duhamel , constitue aujourd'hui toute une théorie, que notre savant collaborateur, M. Flourens, a su établir, avec un rare talent, sur des faits de physiologie expérimentale d'un grand intérêt. Comme il serait trop long d'entrer dans tous les détails qui
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M rapportent à se sujet , nous nous bornerons à indiquer, dans cet article, les points principaux qui résument le travail du secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences :
1° L'os se forme dans le périoste ;
2» Il croît en grosseur par couches superposées ;
3° Il croît en longueur par couches juxtaposées;
4° Le canal médullaire s'agrandit par la résorption des couches internes de l'os ;
5" Les têtes des os sont successivement «rmées et résorbées pour être reformées encore tant que l'os croît.
On voit, par le simple énoncé de ces propositions, que l'auteur est arrivé à établir par des faits, que la vie ne s'entretient dans les organes qu'au moyen d'un apport constant des molécules organiques vivantes, subissant de nombreuses métamorphoses avant d'être éliminées. Cette substitution moléculaire constante fait que les organes euxmêmes se reconstituent et disparaissent sans cesse d'une manière qui est plus ou moins appréciable pour nos sens. Ace sujet nous indiquerons ici ce qui se passe à l'égard du bois de Cerf.
Ce bois , dans son état parfait , est un véritable os ; sa base adhère et fait corps avec l'os frontal , de manière qu'à certaines époques on ne pourrait point déterminer, dans leur tissu intérieur, de limite entre l'un et l'autre; la peau qui recouvre le front ne va point au-delà du bourrelet osseux et dentelé de chaque bois; en sorte qu'il n'y a sur le bourrelet et sur le reste du bois ni peau, ni périoste apparents; on y voit seulement des sillons plus ou moins profonds qui sont destinés à recevoir des vaisseaux sanguins. Les bords de ces sillons, en se rapprochant les uns des autres, finissent par emprisonner les vaisseaux et par suite empêcher le cours du sang dans leur cavité. De là la mortification et la chute annuelle des bois. Quoi qu'il en soit de cette explication, et bien qu'à notre avis on ait pris ici l'effet pour la cause, toujours est-il que chaque année on voit les bois du Cerf se reproduire. A ce moment on aperçoit sur la partie proéminente de l'os frontal le tissu spongieux à nu. Mais bientôt celte partie se trouve recouverte par la pf^au du front, qui petit à petit est soulevée ensuite par un
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tubercule mou et cariilagineuT. Alors il existe entre la peau et le tubercule un véritable périoste sur lequel rampent des vaisseaux d'un gros calibre qui pénètrent dans tous les sens la masse du cartilage. Celle-ci s'ossifie successivement comme toutautre os; elle passe par les mêmes étals qu'un os de fœtus, et finit par devenir un os parfait. A partir de ce moment, la vascularité du périoste diminue aussi successivement, par mn détour physiologique, suivant nous , qui s'opère sur un autre point de l'organisme, elles bois meurent, n'ayant plus de périoste, puis se détachent au moindre choc pour faire place à la pousse des bois que chaque année voit renaître plus vigoureux et plus considérables.
Enfin, les dents, quoique à peu près semblables auxos pour la composition chimique, ne croissent pas de la même manière, mais par couches comme les coquilles. Voyez , pour plus de détails à cet égard, l'article DENT. (Martin Saint-Ange.)
*SQUELETTE. rept. — Une espèce du genre Rainette, Rana (voy. ce mot), porte ce nom. (E. D.)
SQUILLE. Squilla (<7x'tllen , nom mythologique). CRUST. — Ce genre qui appartient à l'ordre des Stomapodes, à la famille des Unicuirassés et à la tribu des Squiliiens, a été établi par Rondelet et adopté par tous les carcinologistes. Les Crustacés qui composent ce genre sont probablement plus carnassiers que tous les autres de cette tribu, car ils sont pourvus d'armes offensives bien plus puissantes. La griffe qui termine les pattes ravisseuses, a la forme d'une lame de faux , dont le bord tranchant serait garni de longues dents pointues, et serait reçue dans une rainure du bord correspondant de la main; celle-ci est également comprimée et en général armée d'épines sur son bord préhensile. Les pattes thoraciquesdes trois dernières paires portent un appendice grêle , cylindrique et allongé, qui représente le palpe. Le corps est svelte et assez rétréci derrière la carapace.
On connaît un nombre assez considérable deSquilles. Ces Crustacés se montrent jusque dans la Manche, mais ne sont abondants que dans les mers des régions chaudes; ils se tiennent en général éloignés de» côtes, et à des profondeurs assei const»
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durable». Leurs fausses pattes abdominales sont coiiilinuellement en mouvenneni, et ils iiiigent avec une grande vitesse en frappant l'eau de leur queue puissante.
Les principales dilTérences qui se remarquent chez ces animaux, ont conduit M. Milne Edwards à les diviser en deux l^ioupes ; mais comme ces différences ne paraissent pas assez importantes pour servir de base à des divisions génériques, ce zooliigiste ne lésa distribués qu'en deux sousgeiires, désignés sous les noms de Squilles (ine-tailleeX de Squilles irapueb- .
Vingt espèces environ composent cette Coupe générique. Comme représentant le premier sous-genre, je citerai la Squille mante, Squilla mantis Rond-, Edw. (Hist. nat. des Crust., t. II, p. 520, n"4). Celle espèce est très abondamment répandue dans toute la Méditerranée.
Le second sous-genre ou celui des Squilles trapues, a pour type la Squille de Cerisy , Squilla Cerisyi, Roux [Crust. de la Méditer., pi. 5). Elle habile aussi la Méditerranée, mais elle y est bien moins commune que la précédente; je l'ai rencontrée sur les côtes de l'Algérie, particulièrement aux environs du fort Génois, dans la Rade de Bône.
Les Schistes du Monte-Bolca ont fourni une belle empreinte de ScfMîiie, décrite et figurée par le comte de Munster ( Beî7r., V, p. 76 , et pi. 9, fig. 11). — Voyez l'atlas de ce Dictionnaire, crustacés, pi. 5. (H. L.)
* SQUILLÉRICHTHE. Squillerichthus (ffxîÀXa, nom mythologique; ÈptxToc, exclus ). CRUST. — M. Milne Edwards, dans son tome II* de son Histoire naturelle sur les Crustacés, désigne sous ce nom un genre de Crustacés qui établit le passage entre les Squilles et les Erichthes. C'est à l'ordre des Btomapodes, à la famille des Unicuirassés et à la tribu des Erichtbiens qu'appartient ce nouveau genre.
Ces Crustacés sont de petite taille , et n'ont encore été rencontrés que dans les mers d'Asie. On n'en connaît que deux espèces; le Squillerichlhe l-^\)Ç, , Squillerichthus typus, Edw., Hist. nat. des Crust., t. II, p. 499, pi. 27, fjg. 1 à 8, peut être considéré comme le représentant de cette coupe générique. (H. L.)
*SQLILLIE\S. Squilii (<7xf»a,nom my-
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tbologique). crust. — C'est une tribu de l'ordre des Stomapodes, de la famille des Unicuirassés, établie par M. Milne Edwards et adoptée par les carcinologistes. On peut dire que celte division correspond au genre Squilla (voy. ce mol) de Fabricius, et comprend les trois coupes génériques établies par LairelTie sous les noms de Squilla, Gonodactylus et Coronis. Les Squilliens ont entre eux la plus grande ressemblance , et sont, de tous les Crustacés podophthalmes, ceux dont les divers anneaux constituants du corps sont les plus également développés, les plus indépendants les uns des autres. Les caractères généraux de l'ordre, indiqués à la page 382 du tome IV, ceux que nous avons rappelés à l'art. Ebicutiens ( t. V, p. 393), aideront à distinguer cette famille. On en complétera l'histoire en consultant les articles Squille, Gonodactyle elCoronide. Nous signalerons les particularités que présente leur organisation en parlant de i'ordre des Stomapodes. (H. L.)
SQLIIIVE. BOT. PH. — Nom vulgaire de la racine d'une espèce de Smilace. Voy. smilace.
STAAVIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Bruniacées , créé par Thunberg pour des sous-arbrisseaux du cap de Bonne- Espérance, dont certains avaient été rangés par Linné parmi les Phylicaet Brunia. Ces végétaux ont des feuilles linéaires, calleuses au sommet; des fleurs agrégées en capitules discoïdes, accompagnées de bradées; ces fleurs ont le tube du calice adhérent dans le bas , et son limbe partagé en 5 divisions sétacées , calleuses au sommet; leurs 5 pétales sont épais et charnus dans le bas; leur ovaire demi-adhérent a deux loges qui renferment un seul ovule suspendu. Nous citerons pour exemples le Staavia radiata Thunb. [Phylica radiataLia.), et le S. glutinosaTbnuh. {Brunia glutinosa Lin.) (D.G.)
*STABEUOIIA. BOT. PH.— Genre établi par M. Kunlh, dans la famille des Restiacées , pour le lieslio imbricalus Thunb., du cap de Bonne-Espérance. Ce genre tient le milieu entre les genres Schœnodus Labill., et Thamnochortus^. Br.; il diffère de l'un et de l'autre par ses 2-3 styles et, plus particulièrement du premier par son fruit elliptique, lenticulaire-renflé, membraneux; du second, par son périanthe à 6 folioles persistantes, peu inégales, dof.>t les 3 extérieures plus
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raides et un peu plus longues. Ses fleurs Bont (lioïques. L'espèce unique du genre est le Staberoha imbricala Kunlh. (D. G.)
STACIUDE. Stachysi^zx^vi, épi), bot.
n. — Griind genre, qui parle aussi le nom français d'Épiaire, de la famille des Labiées, tribu des Stachydées , à laquelle il donne «on nom , de la didynamie-gymnospermie dans le système de Linné. Il est formé d'herbes, sous-arbrisseaux et arbrisseaux disséminés sur presque toute la surface du globe, à l'exception de la Nouvelle-Hollande ; leur portvarie beaucoup, leurs fauxverticilles bi-multiflores sont le plus souvent rapprochés en des sortes de grappes terminales. Leurs fleurs présentent : un calice tubuleux-campanulé , marqué de 5- 15 nervures , à 5 dents égales ou les deux supérieures plus grandes ; une corolle à tube cylindracé, égal, souvent pourvu intérieurement d'un anneau de poils , non dilaté à la gorge, à limbe bilabié, la lèvre supérieure généralement dressée, un peu en voûte, entière ou faiblement échancrée, l'inférieure trilobée, à lobe médian très grand; 4étamines ascendantes, didynames, souvent se déjelant de côté après l'anthère; un style bifide au sommet, à 2 lobes subulés, à peu près égaux. Le fruit se compose de 4 akènes obtus, mais non tronqués.
Les caractères précédents conviennent non seulement aux Slachys de Linné, mais encore aux Betonica de ce célèbre botaniste. C'est en effet par la réunion de ces deux genres linnéens que M. Benlham forme le genre Stachys, tel que nous l'admettons ici d'après lui. Dans ces limites, ce groupe renferme aujourd'hui de 150 à 160 espèces, dont plusieurs appartiennent à notre Flore, et que M. Bentham a distribuées en sousgenres de la manière suivante.
a. Alopecu7-os Benth. [Jerbe vivace, de l'Europe moyenne et méridionale, velue, verte; faux-verticilles fasciculés-multiflores, rapprochés en épi un peu interrompu ; bractées extérieures, égalant presque le calice; corolle jaunâtre, à tube inclus; loges des anthères parallèles. — L'espèce pour laquelle cette section a été formée est le Stachys Alopecuros Benth. ( Betonica Alopecuros Lin.), espèce commune dans les Pyrénées, les Alpes, etc.
b. Botonica Benth. Herbes vivaces , des
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régions méditerranéenne et caucasienne , pileuses-pubescentes ou velues; faux-verticilles fasciculés-multiflores, rapprochés en épi interrompu; bradées égales au calice, au moins les extérieures; corolles purpurines, plus rarement jaune d'ocre, à tube ordinairement saillant; loges des anthères presque parallèles. Ce sous-genre répond a la plus grande partie du genre Bétoine , tsetonica de Linné. Son espèce principale est le Slachys Betonica Benlh. ( Betonica officinalis Lin.), plante commune dans les prairies, les bois de toute l'Europe et de la Russie asiatique, dont les feuilles et les fleurs fournissaient une poudre assez employée autrefois comme sternutatoire, et dont on faisait aussi une eau distillée , une conserve, un sirop et un emplâtre vulnéraire; elle est entièrement inusitée de nos jours. — Le Stachide a grandes fleurs, Stachys grandiflora Benth. ( Betonica grandiflora Willd.) , est une bette espèce du même sous- genre, originaire de la Sibérie et cultivée pour l'ornement des jardins , à cause de ses grandes et belles fleurs roses.
c. Eriostachys Benlh. Herbes bisannuelles ou vivaces , mollement velues ou laineuses, croissant dans l'Europe moyenne, la région méditerranéenne, caucasienne et dans le nord de l'Inde; faux-verticilles multiflores; bractées égalant le calice , au moins lès extérieures, ou à peine plus courtes de moitié. Trois de nos Stachides indigènes appartiennent à cette section, ce sont: le Stachide d'Allemagne , Slachys germanica Lin. , grande et belle plante laineuse, qui croit le long des champs et des chemins; le Sta- CHmE DES Alpes, Stachys alpina Lin., qui se trouve abondamment sur toutes nos montagnes et même en plaine dans les lieux couverts et frais; enfin, le Stachys HeracleaAW., qui se trouve sur les coteaux secs du Roussillon, de la Provence et près de Nice.
d. Calostachys Benlh. Herbes vivaces, glabres ou velues, de l'Amérique sud-ouest, du Mexique, du nord de l'Asie et du cap de Bonne-Espérance; tiges portant généralement sur les angles des poils au rebours ou des aiguillons; faux-verticilles- à peu près 6-flores , à très petites bractées; dents du calice très aiguës ou presque épineuses ; corolle rouge-écarlate ou pourpre, à tube
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longuement saillant; loges des anthères divergentes ou divariquées. — Nous citerons pour exemple de ce sous-genre, le Stachide ÉCARLATE, ^/ac/i^ys coccmea Willd., jolie espèce du Chili , d'où elle a été introduite dans les jardins d'iîurope en 1800 , recherchée pour ses grandes fleurs d'un rougevif, pubescentes, qui se succèdent pendant tout l'été. La culture en esi facile. La multiplication s'en fait par graines, par boutures et par division des pieds. On la tient, pendant l'hiver, en orangerie, en l'arrosant rarement.
e. S^ac/ii/oJypusBenth. Herbes très disséminées sur la surface du globe, annuelles ou vivaces , presque glabres, ou pileuseshérissées, rarement laineuses; faux-verlicilles le plus souvent à six fleurs, quelquefois moins ou davantage; bractées très petites; calices ordinairement presque épineux; corolle purpurine rouge, ou pâle, jamais jaune, à tube inclus ou faiblement saillant. — Ici se rangent nos trois espèces indigènes à peu près les plus communes, savoir : le SiACHme DES BOIS, Slachys sylvatica Lin., commun dans tous les bois , reconnaissable à ses grandes feuilles en cœur et à ses fleurs liede-vin ; le Stachide des marais , Stachys paluslris Lin., abondant dans les fossés , le long des eaux et dans tous les lieux humides, facile à distinguer par ses feuilles lancéolées, dentées en scie, et par ses fleurs purpurines; remarquable aussi par ses tubercules féculents, fort recherchés par les porcs, et qui, dans des temps de disette , ont été quelquefois mêlés au pain ; le Stachide des champs, Stachys arvensis Lin., plante annuelle, faible et peu élevée, à feuilles ovales, obiuses ; à fleurs purpurines ponctuées de pourpre plus foncé ; elle croît communément dans les champs en friche et parmi les moissons.
f. Olisia Benth. Herbes européennes et méditerranéennes, annuelles ou vivaces, glabres, pubescentes ou pileuses, jamais laineuses; feuilles ovales; faux-verticilles à peu près 6 flores; bractées très petites; calices le plus souvent presque épineux, quelquefois bilabiés ; corolle blanc-jaunâtre. » -Nous citerons comme exemples de ce sousgenre deux de nos espèces indigènes : le Stachide annuel, Stachys annua Lin., espèce annuelle, ainsi que l'indique son nom, commune dans les champs , sur les tertres
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et coteaux calcaires, et le Stachide hérissé, Slachys hirla Lin., vivace, hérissé dani toutes ses parties , qui se trouve dans l'Europe méridionale et l'Afrique septentrionale.
g. Chamœsiderilis Benth. Herbes vivaces, spontanées dans l'Europe moyenne et la région méditerranéenne, glabres ou pileuses, jamais laineuses; feuilles oblongues, lancéolées ou linéaires ; faux-verticilles 2- 6-flores ; bractées très petites ; calices égaux, presque spinescents ; corolles jaunes ou rouges. — Nous citerons pour exemple de celte section le Stachide droit, Stachys recta Lin. (S. SideritisYiW.), espèce à fleurs jaunes, qui croît communément le long des chemins et des champs , dans les lieux secs et incultes de l'Europe surtout méridionale.
h. Âmbleia Benth. Sous-arbrisseaux et arbrisseaux du cap de Bonne-Espérance, d'Egypte et de Syrie, le plus souvent cotonneux : faux verticilles 2-6-flores , rarement sub 10-flores, bractées petites ou peu nombreuses; calices cotonneux ou laineux , à dents molles ou mutiques.
i. Zietenia Benth. Sous- arbrisseaux des régions méditerranéenne et caucasienne , couverts de poils blancs et mous, abondants, ou presque glabres; bractées petites ou peu nombreuses; faux-verticilles 2-6-flores; calices laineux ou glabres, à dents subulées, presque toujours épineuses. Nous citerons pour exemple de ce sous-genre le Stachide glutineux , Slachys glulinosa Lin., espèce glabre, très rameuse, dont les rameaux raides et glutineux finissent par dégénérer en épine à leur extrémité. On l'indique en Corse. (P. D.)
*STACnYANTHUS(aTa'xv?, épi; âveo;, fleur). BOT. PH. — Genre formé par De Candolle {Prodr., V, p. 84) dans la famille des Composées, tribu des Vernoniacées, pour un sous-arbrisseau des Cattingas du Brésil, recouvert d'un duvet court, soyeux et blanc; dont les capitules, formés chacun d'environ 12 fleurs, sont groupés en épi et sessiles à l'extrémité des rameaux. Cette espèce , la seule du genre , porte le nom de Stachyanthus Martii DG, (D. G.)
*STACHVBOTRVS. bot. cr. — Genre de Champignons créé par M. Corda, dans la famille des Hyphomycètes, tribu des Mucédinés. Dans la classification de M. Léveillé, il appartient auxTricbosporés-Cépha-
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[osporés , tribu des Oxycladés , section des Cladobotryés. (M.)
*STACII1DÉES. Stachydeœ. bot. phan.
— Une des tribus de la famille des Labiées (Voy. ce mot), ayant pour type le genre Stachys qui lui donne son nom. (Ad. J.)
STACIllLIDIUM. BOT. cr. — Genre de Champignons créé par M. Link, dans la famille des Hyphomycetes, tribu des Mucédinés de Pries, pour de petits Champignons qui croissent sur les plantes en décompo- «Ition. Il appartient, dans la classiOcation de M. Léveillé, aux Trichosporés-Céphalosporés , tribu des Oxycladés , section des Cladobotryés, (M.)
*STACHY1VIA ((jTaxvç, épi). iNS.— Genre de l'ordre des Diptères , famille des Athéricères, tribu des Muscies, créé aux dépens des Myopa et des Stomoxys Fabr. , par M. Robineau-Desvoidy {Essai sur les Myodaires, 1830), sous le nom de Dalmannia, et adopté par M. Macquart {Dipt. des Suites à Buffon, de Roret, II, 1835) qui en a chang(î la dénomination en celle de Stachynia.
On connaît six espèces de ce groupe :
toutes des parties méridionales de l'Europe, et dont la S. gemina Wied., Rob.-Desv. , Macq, est le type. (E. D.)
STACHYS. BOT. PH. — Nom latin du genre Stachide. Voy. ce mot.
*STACH1STEM0IV (aTâ^u;, épi ; otï,'^uv, étamine). bot. ph. — Genre de la famille des Euphorbiacées créé récemment par M. Pianchon (London Journ. o{ bot., vol. IV, 1845, p. 471, tab. XV) pour un sous-arbrisseau de la Nouvelle-Hollande, bas et glabre; à feuilles alternes, raides, linéaires, aiguës, ramassées ; à fleurs monoïques , ramassées à l'extrémité des rameaux , les mâles formant une sorte d'épi allongé, rougeâtre , tout couvert d'étamines, dont les anthères sont uniloculaires , les femelles peu nombreuses présentant un ovaire à 2 loges biovulées et 2 styles, rarement à 3 loges et 3 styles. Cette plante a reçu le nom de Slachystemon vermiculare Plane. (D. G.)
STACHITARPHÈTE. Stachylarpheta [ffTO('x«ç, épi; Tap9£io; , serré, dense), bot. fn. — Genre de la famille des Verbénacées, tribu des Verbénées, proposé par Vahl pour des Verveines propres, pour la plupart, aux parties chaudes de l'Amérique. Bien qu'il eût été adopté par plusieurs botanistes,
T. IIÎI.
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M. Endlicheracrunedevoiren faire qu'une simple section des Verbena. Mais nous préférons suivre ici l'exemple de M. Schauer qui a conservé ce genre comme distinct dans sa Revue monographique des Verbénacées {Prodro., XI, p. 561). Le genre Stachytarphète se compose d'herbes et d'arbustes , à tige le plus souvent dicholome et rameaux tétragones ; à fleurs blanches, bleuâtres, rouges ou pourpre-noir, en épi serré, accompagnées de bractées persistantes , le plus souvent paléacées; ces fleurs sont généralement reçues par leur base dans des enfoncements de l'axe qui est charnu; leurs deux étamines supérieures sont dépourvues d'anthère; leur ovaire biloculaire devient un drupe biloculaire, qui se partage en deux. — M. Schauer décrit 43 espèces de ce genre, parmi lesquelles nous prendrons pour exemple le Stacuytarphète changeant, Slachytarpheta mulalilis Vahl. {Verbena mutabilis Jacq.), arbuste rameux de l'Ame' rique équinoxiale, couvert de poils blanchâtres; ses feuilles ovales ou ovales-oblongues, acuminées, à dents de scie mucronées, rugueuses, et portant en-dessus des poils épars qui les rendent rudes au toucher, se rétrécissent à leur base et se prolongent sur leur pétiole. Ses fleurs sont grandes, d'un beau rouge écarlate, qui devient ensuite un joli rose. Cette charmante espèce est cultivée dans nos jardins en serre chaude ou tempérée. On la multiplie par graines qu'on sème au printemps sur couche et sous châssis. (D. G.)
♦STACHYURUS ( <7Tax"s . ép« ; o"P« .
queue), bot. ph. — Genre rangé à la suite de la famille des Pittosporées, formé par MM. Siebold et Zuccarini pour un arbrisseau du Japon à feuilles annuelles, presque en cœur, dentées en scie, sans stipules; à fleurs en grappes simples, multiflores, amenliformes; chaque fleur est accompagnée de 2 bractéoles, et présente : un calice à 4 sépales carénés, dont 2 extérieurs plus petits et coriaces; 4 pétales grands et obovés ; 8 étamines; un ovaire sessile à 4 angles peu marqués , à 4 loges multlovulées , qui devient une baie sèche d'un vert olivâtre, à 4 loges polyspermes. Cette espèce est le S. prœcox Sieb. et Zucc. (D. G.)
STACKHOUSÉES. SlacMouseœ. bot. ph.
— C'est sous ce nom que M. Robert Brown, 3*
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établit le premier la famille dont on a plus tard légèrement altéré le nom pour le rendre plus conforme à la nomenclature généralement adoptée. Voy. stackhocsiacÉEs. (Ad. J.)
*STACKHOUSIACÉES. Stacfc/iousiacece.
BOT. PH. — Petite famille de plantes dicotylédonées polypéiales périgynes, ainsi caractérisée: Calice libre, à tube renflé, à limbe divisé en 5 segments égaux ou inégaux.
Autant de pétales alternes insérés à la gorge du tube, dont les onglets longs, linéaires et dressés, s'unissent en partie en un tube beaucoup plus long que le calice, tandis que ces limbes divergent en étoile. Autant d'étamines alternant avec les pétales et insérés vers la même hauteur , plus courtes que les onglets dont le tube les cache , à filets libres dont deux plus courts, à anthères dressées, introrses, biloculaires , s'ouvrant dans leur longueur. Ovaire sessile , libre , partagé en 3-5 lobes qui correspondent à autant de loges dans chacune desquelles est un seul ovule dressé de la base. Autant de styles soudés en partie ou libres, terminés chacun par un stigmate simple. Fruit composé d'autant de carpelles secs et indéhiscents, rattachés à une colonne centrale dont ils se détachent à la maturité, munis ou dépourvus sur le dos d'ailes longitudinales. Dans chacun une graine à tégument membraneux, à périsperme charnu dans l'axe duquel est un embryon de même longueur, à radicule infère, à cotylédons courts et obtus. Les espèces sont des herbes vivaces ou quelquefois sous - frutescentes à suc aqueux; à feuilles alternes, simples, très entières, accompagnées de très courtes stipules; à fleurs disposées en grappes simples et terminales, chacune munie de trois bractées. Elles habitent toutes la Nouvelle-Hollande.
GENRES
Slackhousia , Sm. — Triplerococcus , Endl. (Ad. J.)
STACKHOUSIE. Stackhousia ( nom d'homme), bot. pu. — Genre de la famille des Slackhousiacées.à laquelle il donne son nom , formé par Smith pour des herbes vivaces et des sous-arbrisseaux, propres aux parties extratropicales de la Nouvelle-Hollande. Les feuilles de ces végétaux sont alternes, entières, oblongues-spathulées ou
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linéaires-lancéolées; leurs fleurs sont accompagnées de trois bractées et forment des épis terminaux; elles ont un calice à tube ventru, à limbe quinquéparti ; une corolle gamopétale, à tube druit, àlimbe quinquéparti, étoile ; 5 étamines, dont 2 plus courtes ; un ovaire à 3-5 lobes indiquant autant de loges utiiovulées , et qui deviennent ensuite autant de coques aptères. Nous citerons pour exemple le Stackhousia pubescens A. Rich., et le S. monogyna Lindl. ( Bot, Reg., tab. 1917). (D. G.)
STADMAIMIMA, Lamk. bot. ph. — Synonyme de Cupania , famille des Sapindacées. (D. G.)
STjEHELIIVE. Slœhelina (nom d'homme).
BOT. PH. — Genre de la famille des Composées, tribu des Cynarées, formé primitivement par Linné, mais circonscrit par De Candolle et Lessing entre des limites plus étroites. Ainsi restreint, il ne renferme plus que de petits arbrisseaux de l'Europe méridionale, sans épines; à feuilles soyeuses, cotonneuses en dessous ; à fleurs purpurines hermaphrodites , en capitules homogames, pluriflores, pourvus d'un involucre cylindracé à écailles imbriquées, serrées. Leur akène est oblong, aréole au sommet, surmonté d'une aigrette de poils unisériés, rameux et plumeux. On trouve assez communément sur les coteaux pierreux de nos départements méridionaux et jusque dans le haut du département de Lot-et Garonne, la Stjedeline douteuse, Stœhelina dubia Lin., à feuilles linéaires. (D. G.)
*ST^LIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Rubiacées-Cofi'éacées , tribu des Spermacocées, formé par M. Chamisso pour des herbes du Brésil, à feuilles linéaires, glabres , les axillaires fasciculées ; à stipules membraneuses, étroites, déchirées ou trilobées; à capitules de fleurs globuleux, axillaires verticillés et terminaux. A chaque fleur succède une capsule membraneuse , biloculaire, bivalve, dont les valves se détachent suivant une ligne déclive, transversale, àpartirdela cloison qui est persistante. Sur les 3 espèces aujourd'hui connues, nous citerons pour exemple le S. tliymoides Cham. (D. G.)
*STAGMARIA. bot. fh. — Genre de la famille des Anacardiacées , créé par Jack pour un arbre de Sumatra à feuilles aller-
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nés, elliptiques-lancéolées, obtuses, luisantes ; à fleurs blanches , nombreuses , exhalant une odeur narcotique ; ces fleurs ont un calice tubuleux , dont le limbe est déchiré irrégulièrement; cinq pétales plus longs que le calice , presque réfléchis ; cinq étamines ; un ovaire stipité, à trois lobes uni-ovulés, qui donne une baie réniforrne, marquée d'un sillon sur un côté et monosperme. L'espèce unique de ce genre est le Stagmaria verniciflua Jack. De son écorce exsude un suc résineux extrêmement acre , qui, appliqué sur la peau , en détermine promptement l'excoriation et y produit des ampoules. Les habitants de Sumatra redoutent beaucoup cet arbre, et ils croient même qu'il y a du danger à s'asseoir ou a s'endormir à son ombre. Son suc résineux , exposé à l'air, se concrète promptement en une matière noire qu'on emploie pour la préparation d'un vernis , et qui se vend même, pour cet objet, à un prix élevé. {D. G.)
*STAGMATOPTERA (<7TaV,aa, goutte; ttlif-ov, aile). INS. — M. Burmeister {Handb. der Entom., t. II, p. 537) désigne ainsi une division du genre Mantis, de l'ordre des Orthoptères, correspondant au genre EpaphrodilaSery. (Bl.)
*STAGIVfA (Sta'jnum, étang), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, famille de» Athéricères, tribu des Muscies, division des Aricines, créé par M. Robineau-Desvoidy {Essai sur les Myod. 1830), et qui n'est pas adopté par M. Macquart. Les Slagnia sont Toisines des Potaniies, et s'en distinguent principalement par leur chête seulement villeux. On en connnît deux espèces, trouvées sur les Nénuphars des marais tourbeux de Saint-Sauveur, et qui ont reçu les noms de S. mjmphœarum et potamogeti, Rob-Dev. (E. D.)
*STAGî^ICOLA , Brehm. ois. —Synonyme de Gallinula Briss. ; Hydrogallina Lacép. ; genre fondé sur la Gall. chloropus Linn. (Z. G.)
*STAGMCOLA (stagmim, étang; colo, j'habite), moll. — Genre de Gastéropodes lymnéens, indiqué par M. Leach (Syu.
Brit. Moll., 1820). (G. B.)
*STALACTIS ( araîaxT'ç , concrétion pierreuse), ins. — Genre de Lépidoptères, famille des Diurnes , de la tribu des Papi-
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lionldes, créé par M. Hubner (Caf., 1816), pour des espèces exotiques. (E. D.)
STALACTITES et STALAGMITES (ara- XaÇù, tomber goutte à goutte), min. — On donne le nom de Stalactites à ces concrétions allongées, de forme conique, provenant da l'inflltration d'un liquide incrustant à tra» vers les voûtes des cavités souterraines. C'est ordinairement une eau chargée de matière calcaire, et c'est la présence de l'acide carbonique ou de l'acide sulfhydrique qui lui donne la propriété de dissoudre ce carbonate qui serait insoluble dans de l'eau pure. Aussi les Stalactites sont-elles abondantes dans les pays calcaires; cependant, dans d'autres terrains, on en rencontre qui sont composées de silice, d'hydrate de fer ou de manganèse, de carbonate de cuivre, etc., et qui, probablement, se sont formées de la même manière que les Stalactites communes de carbonate de chaux. Ces cônes sont creux ou pleins intérieurement; leur surface est tantôt lisse et tantôt hérissée de pointes cristallines. Ce sont des formes accidentelles qui résultent du mouvement lent de haut en bas que possédait le liquide qui a déposé leurs particules. Les premières gouttes qui suintent à travers la voûte de la cavité et qui y restent suspendues, éprouvent un commencement d'évaporotion à leur surface ou bien abandonnent une portion du gaz acide qui favorisait la dissolution de leur matière calcaire; par suite, elles déposent une portion des molécules salines, qui formentà leur base un petit anneau ou rudiment de tube; ce rudiment de tube s'accroît et s'allonge par l'intermède de nouvelles gouttes arrivées à la suite des premières , et qui descendent, soit le long de la surface externe, soit à travers la cavité intérieure. Mais cette cavité finit ordinairement par s'obstruer, et alors la Stalactite ne prend plus d'accroissement qu'à l'extérieur, et comme elle en prend davantage à sa base où l'eau commence à déposer, on sent qu'elle doit avoir, en général, une forme conique. Les Stalactites sont quelquefois terminées par des espèces de rondelles cristallines ou des amas fongiformes de petits cristaux; ceci a lieu, lorsque la cavité dans laquelle elles se formentse remplit en partie d'eau et que ces Stalactites en atteignent la surface. Lei^r e^trémitéj plongée dans le \^,
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quîde, devient an centre d'attraction pour les particules de matière minérale qu'il tient en dissolution.
Les gouttes d'eau, qui tombent sur le sol des cavités souterraines, y forment d'autres dépôts, ordinairement mamelonnés, à structure stratiforme et ondulée; ce sont les Stalagmites, dont on retire souvent de beaux échantillons d'albâtre calcaire. Quelquefois, ces derniers dépôts, en prenant de l'accroissement, vont joindre les Stalactites qui pendent aux voûtes, et forment par la suite d'énormes colonnes qui décorent majestueusement l'intérieur des cavernes ou grottes ( Voy. ce mot) souterraines. Il existe en France plusieurs grottes de ce genre qui sont fort remarquables, entr'autres celles d'Auselles et d'Arcy; mais l'une des plus célèbres que l'on connaisse est celle d'Antiparos, dans l'Archipel grec, qui a été visitée et décrite par Tournefort. Ce botaniste, en la voyant, s'imagina que les pierres végétaient à la manière des plantes. De petites Stalactites se produisent journellement dans les galeries de mines, dans l'intérieur des caves ou des vieux souterrains où l'on peut suivre en quelque sorte les progrès de leur formation. (Del.)
STALAGMITE. Stalagmitis. bot. ph.— Genre de la famille des Clusiacées, formé par Murray pour des arbres de l'Inde, à feuilles opposées, presque coriaces, luisantes, entières ; à fleurs axillaires, fasciculées, hermaphrodites ou polygames par avortement.
Ces fleurs ont un calice persistant, à 4-5 sépales presque égaux; 4 ou 5 pétales; des ctamines soudées en 4-5 faisceaux opposés aux pétales, et alternant avec de grosses glandes tronquées ; un ovaire libre , à 3 - 5 loges uni-ovulées , surmonté d'un stigmate presque sessile, pelté, à 4-5 lobes tronqués. Le fruit est une baie globuleuse , à 3-5 loges. (D. G.)
♦STALAGMIUM {stalagmium, pendant d'oreille rond), moll. — Genre de Mollusques Acéphales , de la famille des Cardiacces , indiqué par Conrad {in Morton, Syn. App., 1834). (G. B.)
*STALAGMOSOMA (<j1a>ay,aoç, goutte qui filtre; (7 wfjia, corps). INS. — Genredel'ordredes Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes et tribu des Scarabéides mélitophiles, fondé par Burmeister ( Hanâbnch der Ent. ) •ur les Cetonia albella Pallas, et Cynanchi
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G. P. La première est propre à la Russie méridionale, et la seconde à la Nubie. (C.)
♦STAIVnOPEA (nom d'homme), bot.
PH. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées , formé par M. Hooker pour de très belles espèces de l'Amérique tropicale , épiphytes et à pseudo-bulbes , à feuilles plissées, remarquables par la grandeur et la rare beauté de leurs fleurs. Celles-ci ont leur périanthe très étalé ou réfléchi; le labelle sans éperon , charnu, cornu; la colonne allongée , avec une bordure pétaloïde. Les Stanhopées occupent aujourd'hui, par leur beauté, l'un des premiers rangs dans les collections d'Orchidées vivantes , qui , comme on le sait , ont pris un si grand développement dans quelques parties de l'Europe, depuis un certain nombre d'années. Elles y fleurissent assez facilement. Les deux qu'on y rencontre le plus ordinairement sont le Stanhopea insignis et le S. tigrina. (D. G.)
*STAIVIGRADI. ins. — MM. Amyot et Serville {Insectes hémiptères. Suites à Buffon) désignent ainsi, dans la tribu des Réduviens, de l'ordre des Hémiptères, une de leurs divisions, comprenant un seul groupe, celui ATiydromélrites. Foy. ce mot. (Bl.^
STAIVLEIA (nom d'homme), bot. ph.
— Genre de la famille des Crucifères formé par Nuttall pour des plantes herbacées vivaces, glauques, de l'Amérique septentrionale, à fleurs jaunes en grappes terminales allongées; ces fleurs ont quatre sépales colorés, étalés, unis à la base; quatre pétales à longs onglets connivents en tube à quatre angles; six étamines presque égales ; elles donnent une silique longuement stipitée , bivalve, cylindracée , grêle. Le type du genre est 5. pinnatifida Nutt. (D. G.)
STArslIVmE. MIN. — Synonyme d'Étain pyriteux. Voy. étain, (C. d'O.)
*STAIVOSTHETUS. Megerle. ins. — Synonyme de edplectus, Kirby, Dejean , Aube. ^ (C.)
STAPÉLIE. Stapelia (nom d'homme).
DOT. PH. — Grand genre de la famille des Asclépiadées, de la Penlandrie digynie dan."? le système de Linné. Dans l'état actuel de nos connaissances, il ne renferme pas moins de 90 espèces décrites , toutes du Cap de Bonne-Espérance. Ce sont des plantes charnues, rameuses, dont les rameaux apbyllcs
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présentent généralement quatre angles dentés ; leurs fleurs sont presque toujours grandes et belles, mais fort singulières d'aspect, tachetées et marbrées de brun -rouge foncé, et quelquefois elles exhalent une forte odeur de matières en décomposition avancée. Elles se distinguent par les caractères suivants: Calice quinquéparli; corolle rotacée, quinquéfide, charnue; gynostège le plus souvent saillant; couronne staminale double : l'extérieure à folioles ou divisions entières ou partagées, l'intérieure à petites cornes simples ou bifldes ; anthères simples au sommet; masses polliniques dressées, ventrues, à bordure cartilagineuse, translucide d'un côté; stigmate mutique; follicules presque cylindracés, lisses, dressés; graines aigrettées. Les nombreuses espèces de Stapélies aujourd'hui connues ont été divisées, d'après Haworlh, en 10 sous-genres, dont nous nous bornerons à donner les noms : 1" Slapletonia ; 2° Gonostemon; 3" Podanthes; V Tridenlèa; 5° Tromolriche ; 6° Caruncularia; 1" Orbea; 8° Obesia; 9° Duvalia; 10° Peclinaria. Ce genre a été l'objet de deux travaux importants : celui de Masson {Stapeliœ novœ, Lond. 1796,in-fol.); et celui de Jacquin {Slapeliœ cullœ, Vienne 1806, in-4°). Nous nous contenterons d'en signaler les deux ou trois espèces les plus répandues dans les jardins.
La Stapélie a grandes fleurs , Slapelia grandiflora Mass., appartient au premier sous- genre. Elle croît dans les endroits chauds au cap de Bonne-Espérance. Ses rameaux sont quadrangulaires, plus épais vers le haut, légèrement pubescents ; leurs quatre angles sont taillés en dents écartées , incurvées , terminées par une petite pointe très molle; ses fleurs sont très grandes, larges d'environ 15 centimètres; leur corolle est plane, velue, à cinq divisions lancéolées aiguës , ciliées, relevée de rugosités transversales, pourpre noir en dessus,vert-glauque en dessous. Au même sous-genre appartient la Stapélie hérissée, Slapelia hirsuta Lin., distinguée par ses rameaux dressés, couverts de poils courts et très fins, d'un vert sale, sillonnés-tétragones, marqués sur les angles de dents droites; du bas de ces rameaux partent les pédoncules. Les fleurs sont de même grandeur que dans l'espèce précédente ; leur corolle est divisée en cinq lobes
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ovales ou lancéolés, prolongés en pointe, chargés vers leurs bords de longs poils pourpres; sa couleur est jaunâtre, avec des lignes transversales rouge-brun. On cultive avec les précédentes la Stapélie panachée, Slapelia variegala Lin. , vulgairement connue sous le nom de Fleur-de-Crapaud, qui rentre dans le sous-genre Orbea. Elle a été figurée dans l'atlas de ce Dictionnaire (v^ay. Atlas: Dicotylédones , pi. 14). Ses rameaux sont ascendants, à quatre angles marqués de dents aiguës, étalées; ses fleurs sont portées par des pédoncules réfléchis , qui naissent du bas des rameaux; leur corolle est jaunâtre , toute panachée de rugosités transversales et de taches brun-rouge irrégulières : elles ont environ 5 ou 6 centimètres de largeur.
Les diverses espèces de Stapélies se cultivent en serre , dans une terre forte ; elles redoutent beaucoup l'humidité, aussi doiton les arroser peu pendant l'été et pas du tout pendant l'hiver. On les multiplie facilement de boutures. Ces plantes sont généralement très acres ; cependant il en est exceptionnellement quelques unes , qui , assure-t-on, sont entièrement inoffensives , et que les habitants de l'Amérique australe mangent habituellement. — Voyez l'atlas de ce Dictionnaire , botanique , dvcotylédones. (P. D.) STAPHILÉACÉES. Staphyleaceœ. bot.
PHAN. — Le genre Staphylea, réuni d'abord à une section des Rhamnées, plus tard à la famille des Célastrinées correspondant à cette même section détachée du groupe primitif, a paru enfin présenter des différences assez importantes pour constituer , avec un petit nombre de genres, une famille ellemême distincte , qu'on caractérise ainsi : Calice coloré, 5- parti, à préfloraison imbriquée, tapissé à son fond par un disque libre sur son bord qui se relève de cinq crénelures. Autant de pétales alternes insérés sur ou sous ce disque en dehors, à préfloraison également imbriquée, et caducs.
Cinq étamines libres , insérées comme les pétales et alternant avec eux , égales , à anthères introrses, dont les deux loges s'ouvrent longitudinaleinent. Deux ou trois carpelles soudés entre eus ou dans leur partie inférieure seulement, ou dans toute leur longueur, en un ovaire 2-3-loculairs,
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avec autnnt de styles libres ou finissnnt par le devenir, et dont chacun se lennine par un stigmate simple ; dans chaque loge plusieurs ovules attachés à l'angle interne, horizontaux ou ascendants, anatropes; fruit, charnu ou capsiilaire, dans ce dernier cas membraneux, enflé et s'ouvrant le long de la suture ventrale, contenant dans chaque loge des graines réduites en nombre par avortement et même à l'unité, globuleuses, tronquées vers le hile élargi, à tégument osseux et luisant. Embryon à peine revêtu d'une mince lame de périsperme charnu, droit, à cotylédons épais, planes-con vexes, à radicule très courte tournée vers le hile. Les espèces sont des arbres ou arbrisseaux originaires de l'Europe tempérée et de l'Amérique du Nord, en petite proportion, des Antilles et du Mexique, du Japon et de l'Asie tropicale. Leurs feuilles sont opposées, composées de folioles opposées elles-mêmes en une ou plusieurs paires avec une impaire terminale, munies à la base du pétiole commun de deux stipules caduques; leurs fleurs régulières, disposées en grappes ou panicules axillaires ou terminales.
Turinia, Vent. ( Dalrympelea, Roxb.) — Euscaphis , Sieb. Zucc. — Staphylca, L.
(Staphylodendron, Tourn. — Bumalda, Thunb.). (Ad. J.)
STAPHYLIER. Staphylea ( arayu^ , grappe), bot. ph. — Genre de la famille des Staphyléacées, à laquelle il donne son nom, de la Pentandrie trigynie dans le système de Linné. Il est formé d'arbrisseaux qui croissent, pour la plupart, dans les parties tempérées de l'Amérique septentrionale ; dont les feuilles , généralement opposées, Irifoliolées ou pennées avec impaire , sont pourvues de deux stipules et de stipelles ; dont les fleurs blanches , hermaphrodites , en grappes, présentent un calice coloré, quinquéparti ; cinq pétales à peu près de même longueur que le calice : cinq élamines ; 2-3 carpelles allongés, unis ordinairement par leur base, rarement sur toute leur longueur, et renfermant de nombreux ovules insérés sur deu\ rangs le long de leur ligue ventrale. A ces fleurs succède une capsule renflée-vésiculeuse, à 2-3 lobes qui correspondent chacun à une loge. On cultive fré-
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quemment , dans les jardins et Ic3 parcs, deux espèces de ce genre : le Staphyuek PEJim, Staphylea pinnata Lin., vulgairement nommé Nez -coupé et Patenôtrier. Ce dernier nom lui vient de ce que ses graines, comme celles de l'espèce suivante, onC le test assez dur pour servir à faire des grains de chapelet. C'est un arbrisseau de 4-5 mètres de hauteur, indigène de l'Europe méridionale, à feuilles pennées, formées de 5-7 folioles oblongues- lancéolées, glabres, dentées en scie. Le Stapiiylier tbifolib , Staphylea trifoliata Lin. , est originaire de l'Amérique du Nord. 11 est un peu plus petit que le précédent, duquel il se dislingue par ses feuilles trifolioiées et par ses fleurs plus grandes, en grappes plus allongées. Ces deux jolis arbustes réussissent dans toutes les terres et à toutes les expositions; on les multiplie par rejetons et par graines. (D. G.)
SÏAPHYLIIV. INS. — Voy. staphyunds.
*STAPIIYLIÎV1E!V"S. Slaphilini. ins. — Grande famille de l'ordre des Coléoptères, correspondant à celle des Brachélytres {voy. ce mot) de Latreille, établie par Erichson (Gênera et species Staphylinorum. Berlin, 1840, 954, in-8°, 4 pi.). (C. )
STAPHYLIIVUS. INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Brachélytres {Voy. ce mot) et tribu des Staphyliniens, créé par Linné [Fauna suecica, pag. 839). Dejean {(Catalogue ^ 3* édition, pag. 70 et 71) a désigné sous ce nom la plus grande partie des Philonthus de Leaih et d'Erichson. Ce dernier auteur l'a réservé pour les plus grandes espèces. Les caractères assignés à ce genre sont les suivants : antennes droites; palpes maxillaires filiformes ; languette échancrée à l'extrémité; pieds intermédiaires distants à la base; tarses postérieurs cylindriques. Cent trois espèces rentrent dans ce genre, et elles se trouvent réparties sur tous les points du globe. Nous citerons seulement les espèces suivantes: 5. hirlus , maxillosuSf murinus, erythroplerus, L\n.,erylhrocephalus, oculatus , testaceus , nebulosus , chalcocephalui , F. etc. , etc. La plupart vivent dans les charognes, les excréments, le fumier. Voy. l'atlas de ce Dictionnaire, Insectes Coléoptères, pi. 3. (C.)
STAPHYLODENDRON. BOT. PU. —
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Genre de Tournefoit sur lequel Linné a fait «un genre Slaphylea.
STAPIIVLOPTERIS. bot. foss. — Pres\., dans l'ouvrage de M. de Sternberg , a donné ce nom à un genre de Fougères fossiles , fondé sur une impression des terrains tertiaires d'Armissan près Narbonne, que j'avais décrite sous le nom de Filiciles polybolrya {Hist. vég. foss., I, tab. 137, f. 6), parce quelle me paraissait représenter une grappe de fructification analogue à celle des Osmonda, l'olybotrya, Anémia, etc., mais que l'absence des feuilles stériles ne permettait pas de classer définitivement. Je pense encore que dans des cas aussi douteux un nom général de famille est préférable à l'institution d'un genre spécial. (Ad. Br.)
STAPHYSAIGRE. bot. ph. —Nom vulgaire et spécifique d'une espèce de Dauphiiielle, le Delphinium Slaphysagria, Lin., qui est devenue le type de la 4* section du genre Delphinium. (D. G.)
STARBIA. BOT. PH. (Nom formé par anagramme de Bartsia). — Dupelit- Thouars a créé ce genre ( Gênera nova Madagascar., p. 7) pour une herbe de Madagascar,qui a le port d'un Barlsia, quoique, dit l'auteur, elle en diffère par beaucoup de caractères. M. Endlicher rapporte ce genre avec doute comme synonyme aux Glossoslylis, Cham., famille des Scrophularinées. (D. G.)
STARIKI. OIS.— Nom donné parBonnaterre aux Pingouins.
STARIQLE. Phaleris. ois. — Genre de Il famille des Pingouins, établi par M. Temminck sur VAlea cristatella, Vieill. {Gai. des ois., pi. 297). Voy. pingouin. (Z.G.)
STARRIA. Willd. bot. fh. — Synonyme du genre Liabum, Adans., dans lequel il forme un sous-genre.
STARÎVA. OIS. — Genre démembré, par le prince Ch. Bonaparte, des Perdrix de Brisson,et fondé sur làPerd. cinerea, Briss.
Voy. PERDRIX. (Z. G.)
STARNOENAS. ois. — Genre fondé par le prince G. Bonaparte, dans la famille des Colombidées, sur le CoL Cyanocephala, Linn.
— Voy. PIGEON. (Z. G.) STATICE. Slatice. bot. ph. — Genre
Important de la famille des Plombaginôps , de la pentandrie-penlagynie dans le sys-
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tème de Linné. Les végétaux qui le constituent sont des herbes et des sous-arbrisseaux qui croissent en abondance dans le midi et l'est de l'Europe, dans l'Asie moyenne, très rarement à la Nouvelle- Hollande; dont les feuilles sont, en général, toutes radicales; dont les fleurs forment presque toujours des épis unilatéraux sur les ramifications d'une tige ou hampe nue. Chacune de ces fleurs est accompagnée de deux ou trois bractées ; elle présente: un cilice en entonnoir, à liiiibe quinquédenlé, marqué de cinq plis, et scarieux vers le bord ; une corolle à cinq pétales libres ou rarement soudés dans le bas ; cinq étamines opposées aux pétales et insérées sur leur onglet; un ovaire uniloculaire, uniovulé, surmonté de cinq styles distincts qui portent les papilles sligmatiques sur leur côté interne, à leur extrémité. A ces fleuri succède un utricule membraneux , monosperme, enveloppé par le calice qui finit par s'ouvrir en se déchirant à sa base en manière de coiffe. Linné avait formé son genre Stacice par la réunion des Slalice, Tourn., et Limonium, Tourn. Mais, dans ces derniers temps, on esta peu près revenu à la manière de voir de Tournefort en détachant du groupe linnéen les Armeria, Willd., si distincts au premier abord par leur port et par leur inflirescence en capitule muni d'un involucre et d'une gaîne renversée sur le haut de la hampe.
Les Statices forment l'une des bases principales de la flore de nos côtes; on n'en compte pas moins de 17 ou 18 espèces sur notre portion du littoral de l'Océan, et surtout de la Méditerranée. Là ils croissent généralement dans les sables que l'eau de la mer vient couvrir dans les gros temps, c'est-à-dire dans cette partie des côtes maritimes qui porte dans plusieurs de nos départements méditerranéens le nom de marais salants. T/un des plus remarquables parmi eux est le Statice monopétale, Slatice monopetala, Lin., espèce frute.'^cente , qui croit abondamment dans l'Ile de Sainte-Lucie, près de Narbonne, et qui sert de type à la section Limoniaslrum , Moench. Sa tige ligneuse, épaisse, ordinairement tortue, porte des feuilles lancéolées, engainantes, tuberculeuses à leur surface : ses fleurs sont grandes, solitaires et alternes le long
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des rameaux, de manière à former des sortes d'épis interrompus et feuilles ; elles sont particulièrement remarquables par Tunion de leurs pétales en une corolle monopétale. On cultive quelquefois cette espèce dans les jardins. Toutes nos autres espèces appartiennent à la section des Limonium proprement dits, que caractérisent leurs épis unilatéraux de fleurs pentapétales, et leurs feuilles radicales. La plus commune, qui forme en même temps le type principal de la section et du genre luimême, est le Statice lihonium , Stalice Limonium. Lin., commun au littoral de nos deux mers, remarquable par ses feuilles grandes, glauques, obovales-oblongues, ondulées, obtuses, rétrécies en pétiole à leur base. Sa tige est paniculée dans sa partie supérieure; elle s'élève de trois à quatre décimètres; ses fleurs sont accompagnées d'écailles obovales, imbriquées; elles sont disposées en épis raccourcis et unilatéraux le long des rameaux. Celte espèce est cultivée assez fréquemment comme plante d'ornement. Bien qu'indigène, elle redoute les froids du climat de Paris, et doit être couverte pendant l'hiver. Parmi nos autres espèces indigènes nous citerons comme les plus curieuses : le Slalice echioides , Lin., remarquable par les tubercules que présentent ses feuilles; elle est commune le long de la Méditerranée; le Stalice articu- ?a(a, Lois., de Corse , dont les nombreux rameaux tuberculeux semblent articulés; les Statice ferulacea, Lin. et diffusa, Pourr., de l'Ile Sainle-Lucie, qui ont un port particulier, grâce à leur tige extrêmement rameuse, aphylle dans le bas au moment de la floraison., etc. On cultive communément pour l'ornement des jardins quelques espèces exotiques de ce genre. Tels sont surtout le STATICE siNuÉ, Statice sinuata. Lin., originaire du Levant, dont les feuilles radicales sont lyrées , et dont la tige est ailée; sa floraison dure tout l'été ; le statice klé- GANT, Stalice speciosa , Lin., à jolies fleurs roses, très nombreuses, etc. Ces plantes se multiplient de graines; l'une et l'autre sont d'orangerie. (P. D.)
*STATICÉES. Staticeœ. bot. phan. — Une des deux tribus de la famille des Plumbaginées {Voy. ce mot), à laquelle le genre Statice sert de type, et donne son nom.
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STATIOXS. — Voy. géographie zoolo GiQUE, t. VI, p. 137, et géographie botanique, p. 86.
STATYRE. Slatyra. ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Tracbélides, et tribu des Lagriaires, établi par Lalreiile {Règne animal de Olivier, t. V, p. 52) sur des espèces semblables, au premier coup d'œil, aux Agra, de la famille des Carnassiers. Ici, les antennes sont filiformes, composées d'articles presque cylindriques, et dont le dernier est fort long, allant en pointe; la tête est prolongée en avant, fortement et brusquement rétrécie derrière les yeux; le corselet est longitudinal , ovalaire et tronqué aux extrémités; le sommet des élytres offre une dent ou épine. Dejean (Cat., 3* édit, p. 226), Laporte {Hist. nat. des an. art. t. II), et Guérin {Iconog. du Règ. an.), ont adopté ce genre, qui renferme environ 30 espèces, la plupart américaines, trois seulement, d'après le précédent auteur, se trouveraient à Madagascar. Nous citerons comme types de ce genre, les St. Agroides, Viridipennis , Servillei , Lap. Caraboides , Guérin, elV Arthromacra donacioides,KY.
STAUIVTOIVIE. Stauntonia. bot. ph. — Genre de la famille des Ménispermacées, formé par De Candolle {Syst., I, p. 513) pour des arbustes du Népaul et de la Chine, à tige voluble, s'allongeant beaucoup, à feuilles digitées-peltées, formées de folioles coriaces, et dont les pétioles sont renflés et articulés aux deux extrémités; leurs fleurs blanches et rougeâtres en dehors, odorantes, monoïques, forment des grappes fasciculées ; elles ont un calice à 6 sépales sur deux rangs; 6 pétales en forme de glandes ou nuls; 6 élamines oppositi-pétales , à anthères extrorses ; les fleurs femelles présentent trois carpelles distincts, remarquables parce que les ovules s'attachent sur toute leur paroi interne, et qui deviennent dg grosses baies rouges, comestibles. M. Endlicher divise ce genre en deux sections, que M. Decaisne {Ajxhiv, du Muséum, 1839; pag. 191 et 193, tab. XI, C, et XII, B) regarde comme deux genres bien distincts; savoir: Slaunlonia, DC, à fleurs apétales et ctamines monadelphes; Ilolboellia, Wall., à fleurs pétalées et étamines libres. Une espèce de ce dernier sous-genre ou genre
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est aujourd'hui a-scz ri'p.HKhie âtivs les j.irditis anglais où l'on eu couvre (ies berfcanx et des tonnelles. (D. G.)
S TA 11 II A C A IV THE. Stauracanlhus ((Tfawpé;, croix ; axavQa, épine). BOT. PU. —
(îenrede la famille des Légiimineiises-Papilionacdes, tribu des Lolées, formé par M. Link pour un arbuste du Portugal, aphylle, extrêmement épineux, voisin des Utex, desquels il se distingue par la lèvre supérieure de son calice profondément bifide ; par son étendard ployé, par ses ailes lancéolées, aiguës, par sa carène obtuse; enfin, par son légume poilu, comprimé, polysperme. Cet arbuste porte le nom de S. aphyllus,Lw]i. (D. G.)
*STAUHAI\TIIEr.A. BOT. ph. — Genre de la famille des Gesnéracées, créé par M. Bentham {Scj-ophul. ind., p. 57; pour une plante herbacée, de l'Inde, à grandes feuilles un peu rugueuses; ses fleurs en grappes paniculées sont caractérisées par un calice à 5 plis, dont les sinus se prolongent en 5 dents; par une corolle à tube très court, ample, éperonnée, sub-quinquéfide; par i étamines fertiles, dont les anthères cordifoi mes se tiennent en croix ; son fruit est une pyxide. Cette plante porte le nom de S. grandifoUa, Benth. (D. G.)
*STAURASTRE. Slaurastrum (crTavpo:, croix; Siix-np, étoile), bot. cr. — (Phycées). Genre de la tribu des Desmidiées, créé par Meyen, et qui renferme des espèces de formes si variées qu'il est difficile de circonscrire les I mites de leurs caractères génériques d'une niimière bien tranchée. Les Staurastrcs I)iésentent des corpuscules ( hémisomates) géminés, à deux, trois, quatre, cinq et même quelquefois six lobes rayonnants , mLUiques ou épineux, ou terminés par des cornes rameuses. Leur endochrome est formé de lames vertes rayonnantes. Leur accouplement a lieu par le point de suture des hémisomates, et le sporange qui en résulte est globuleux, glabre ou chargé d'épines simples ou rameuses.
M. Kulzinga changé le nom de ce genre en celui de Phycastruni, dans son Phycoloçia germanica ; mais, quoique le nom de Stauraslrum exprime une forme qui n'est pas la plus habituelle dans ces Desmidiées, le droit de priorité doit lui être acquis. Le plus souvent les hémisumalcs sont a trois
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rayons et rarement à quatre, disposés cii croix. M. Eiirenberg a placé dans les Dcsmidhim les esi)cces à trois lubes non ci.ineuv, à cause du rapport qui existe enire leurs corpuscules et ies articles en série qui composent le Dcsmidium Swartzii Ag. Nous avions d'abord donné le nom de Dinatclln à ce genre. Nous en connaissons environ cinquante espèces qui toutes habitent les eaux douces. Elles forment souvent un enduit miiqueux très fugace, presque impalpable, sur les feuilles des herbes inondées.
Nous pensons que plusieurs corpuscules arrondis, à cornes bifides ou rameuses, que l'on rencontre à l'état Tjssile dans des silex et d'autres substances minérales, et que Ton a pris pour des œufs de Cristatelles, sont, pour la plupart des sporanges de Staurastres. (Bréb.) *STAl]RIDIE (araupoç, croix ; etêoç , forme), polyp. acal. — Nom donné par M. Dujardin à un polype hydraire très voisin des Syncorynes et qui est la phase végétative de la petite méduse nommée Cladonème, et représentée dasis les planches d'Acalèphes de l'Atlas de ce Dictionnaire. La Stauridie se compose d'une lige très mince, diaphane, large d'un tiers de millimètre et revêtue d'une enveloppe cornée, rampant sur les fucus des côtes de la Manche. De cette tige s élèvent des rameaux de même grosseur terminés par des polypes charnus, claviformes , avec quatre bras en croix terminés chacun par une pelote globuleuse. A la base de chaque tète de polype se trouvent quelques bras accessoires plus courts et sans pelote terminale, et c'est entre eux que se développe à une certaine époque le bourgeon qui devient la petite méduse Cladonème, laquelle à son tour produit dans la paroi externe de son esto mac des œufs destinés à donner naissance à de nouvelles Stauridies. Foi/. MÉDUSE. fDuj.) *STAIJRIDIUM (aravp.';, croix; uSoç, forme), infus? alg. — Nom donné par M. Corda à des Algues microscopiques , de la famille des Desmidiacées , et dont il fait des Infusoires à l'exemple de M. Ehrenberg qui de son côté nomme Micrasterias , des espèces très voisines des Slauridium de M. Corda. (Duj.)
STAUROBAR'ÏTE (araupôî , croix ; jSaûwj, pesant), min. — Nom donné par de
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Saussure à rHarnioiome à base de baryte, dont les cristaux Qiïrent des groupements en croii. Voy. harmotome. (Del.)
*STAlJROCARPE. Slaurocarpus (araupo;, croix; xapirôç, fruit). BOT. cr. — (Phycées.) M. Hassal {Brit. Fresh-Wat. Algœ) &(\om\é ce nom au genre Slaurospermum de M. Kutzing. Nous ne savons pas quelle raison a pu porter cet algologiste à changer ce dernier nom qui a acquis la priorité. (Bréb.)
•STAIJROGYIVE.bot. ph. — Genre de la famille des Acanihacées établi par M. Wallich [Plan. as. rar.. Il, pag. 80, tabl. 186) pour une plante herbacée de llnde, à tige charnue; à feuilles opposées, lancéolées, d'un blanc d'argent luisant en dessous; à fleurs bleues violacées, en grappe terminale raccourcie, accompagnées de 3 bractées, et présentant un calice quinquéparti, à divisions arislées-acuniinées , inégales; une corolle tubuleuse, à cinq lobes courts, obtus, un peu inégaux; 4 élamines didynames; un stigmate en entonnoir, à trois lobes subulés , étalés. L'espèce unique du genre est le 5. argetilea^ Wall. (D. G.)
STAUROLITHE (crraupo';, croix ; UBo; , pierre). — Werner et Lamétherie nomment ainsi la Staurotide, et Kirwan, l'Harmotome. (Del.)
*STAUR01VEIS (<7Tawpôç, croix ; v>fcoç, de nacelle), bot. cr. — (Phycées.) Genre de la tribu des Diatomées ou Bacillariées, établi par M. Ehrenberg aux dépens du genre Navicula.Ses caractères sont: Frustules naviculés, lisses, ayant sur les côtés un ombilic linéaire tr.insversal. Effectivement, les frustules, vus sur le côté, présentent une sorte de croix formée par une dépression linéaire, transversale, remplaçant l'ombilic arrondi des Navicula, et coupant à angle droit le milieu de la strie ou nervure médiane. Ce genre renferme à peu près vingt espèces dont une des plus connues est le S. Phœnicenleron Ehrenberg. Elles vivent dans les eaux douces, en Europe et en Amérique. (Bréb.) •STAUROPHALLUS. eot. cr.- Genre de Champignons, de la famille des Gastéromycètes, créé par M. Montagne. M. Léveillé le rapporte à ses Basidiosporés-Ectobasides , tribu des Aséronnés, et, avec doute, à la jection des Lysurés. (M.)
STAUROPHORA (araupoç, croix; «popo;, porteur), acal. — Qenre de Méduses établi
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par M. Brandt dans lu famille des Bérénicides, pour une espèce de l'océan Pacifique septentrional (S<. J\lerlensii) , incomplètement observée par Mertens. Ce genre est caractérisé par l'absence de bouche, et par un grand nombre de bras ou suçoirs? dis« posés en deux séries alternes formant uni croix à la face inférieure de l'ombrelle qu est convexe, et bordés de tentacules nombreux ; elle est large de 8 centimètres, blanc-bleuâtre, un peu diaphane. M. Lesson, d'après M. Brandt, admet ce genre dans sa tribu des Bérénicides. (Duj.)
♦STALROPHRAGMA. bot. pe. —Genre de la famille des Scrophulariacées, tribu des Verbascées , formé par MM. Fischer et Meyer (Ind. 9 Hort. petr., p. 90 ) pour une plante de la Natolie à laquelle ils ont donné le nom de S. Nalolicum. Cette plante a le port d'un Verbascum, avec le calice quinquéparti, la corolle, les étamines et le style d'un Celsia. Sa capsule est cylindrique, indéhiscente, subquadriloculaire, polysperme, à quatre placentaires séparés, marginaux. (D. G.)
*STAUROPTÈRE. Slauroptera (<rravpo'ç, croix; irxtpôv, aile, plume), bot. cr. — (Phycées.) Genre établi par M. Ehrenberg dans la tribu des Diatomées ou Bacillariées, qui se distingue des Navicula par les stries qui sont sur le côté de la carapace, et dont les séries latérales sont interrompues sur une ligne transversale qui coupe à angle droit la ligne médiane longitudinale. Ce genre renferme environ vingt-cinq à trente espèces qui habitent les eaux douces. Plusieurs ont été trouvées à l'état fossile, principalement en Amérique. M. Kûtzing réunit ce genre aux Slauroneis. (Bréb.)
♦STAUROPLS («JTocupo';, croix; ttoSç, pied). INS. — Germar {Bombyx, II, 1813) a créé, sous la dénomination de Stauropus, un genre de Lépidoptères nocturnes de la iribu des Notodontides, correspondant au genre des Harpyia Oschs., et dont le 5. fagi Linné, de l'Allemagne, est le type. (E. D.
*STAUROSOME. Slaurosoma (aTavpoç , croix, ffûjpiof, corps), crcst. — M. Will (i Archiv. ziir Naturgeschichte par ErichsoUf 1844) désigne, sous ce nom, un genre d9 l'ordre des Parasites qu'il figure à la pi. 10, fig. 1 à 9, dans le tome XIX de lonvrage cidessus cité. (U. L.)
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* STAUKOSi'li.liiUl!:. Staurospermtm (ffTauoôç, croix; awt'pfia, semence), bot. cr.
— (Phycées.) Genre créé par M. KQlzing dans la tribu des Conjuguées ou Zygnémées, aux dépens des MougeoHa Ag., et qui a pour caractères : Des filaments simples, articulés, à endochrome allongé en lignes flexueiises; accouplement au point de contact de deux filaments géniculés, donnant lieu à un sporange tétragone ou cruciforme. Dans les Mougeotia, le sporange est ovoïde et placé dans le tube qui joint les deux courb'ures des filaments accouplés. Les Slaurospermes, dont on ne connaît que peu d'espèces, vivent dans les eaux douces. L'espèce la plus remarquable est le S. cœrulescens Kg. (Confewa Engl. Bot,, Lœda capucina Bory). On la trouve en Normandie et dans les Vosges. Elle présente des masses floconneuses, flottantes, d'un noir violacé, devenant bleuâtres par la dessiccation. (Breb.)
*STAUROSPEBMl]M , Thonning. bot.
PH. — Synonyme de Milracarpum, Zucc, famille des Rubiacées-Cofl'éacées.
StAUROTIDE (de «xraupôç, croix), min.
— Synonyme: Schorl cruciforme, Pierre de Croix etCroisette, Staurolithe. — Espèce de l'ordre des Silicates alumineux, cristallisant dans le système rhombique, et remarquable par la tendance que manifestent ses cristaux à se grouper deux à deux en croix ou par entrecroisement et pénétration apparente.
Elle est toujours cristallisée et d'un brun rougeâtre ou grisâtre ; elle est composée de 31 de Silice, de 51 d'Alumine et de 18 d'oxyde de Fer. Sa formule atomique n'est pas encore parfaitement connue, parce qu'on ignore à quel état se trouve le Fer dans la combinaison. Elle est infusible par ellemême au chalumeau, et inattaquable par les acides. Dureté: =7; densité : =3,5. Ses cristaux dérivent d'un prisme droit rhornboïdal de 129° 20', dans lequel la hauteur est au côté de la base comme 4 est à 3. Ce prisme se clive très nettement dans le sens de la petite diagonale de la base.
Les cristaux de Staurotide sont tantôt simples et tantôt maclés. Les formes simples ne sont que le prisme fondamental, sans modification, ou bien légèrement tronqué , soit sur les arêtes longitudinales aiguës , soit sur les angles obtus de la base. Les cristaux maclés résultent du groupement
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régulier de deux cristaux simples prismatiques. Ce groupement cruciforme a toujours lieu de manière que les prismes réunis paraissent se pénétrer mutuellement, et que leurs axes se croisent approximativement sous l'angle de 90° ou sous celui de 120". De là les variétés qu'Hatly a appelées Staurotide croisée rectangulaire et Staurotide croisée obliquangle. En admettant, pour le prisme, les mesures indiquées ci-dessus , l'angle des axes diffère un peu des valeurs limites 90» ou 120°, Si l'on part, au cobtraire, des données un peu difl'érentes auxquelles Haûy s'était arrêté, ces valeurs deviennent exactes, et la cristallisation de la Staurotide réalise ainsi deux lois de groupement des plus simples. De plus, les deux cristaux réunis se joignent par deux plans de jonction de forme hexagonale qui, dans la Staurotide rectangulaire, sont des hexagones réguliers, perpendiculaires entre eux et déterminables par une loi de décroisse ment des plus simples; tandis que, dans la Staurotide obliquangle, les deux hexagonales sont encore perpendiculaires entre eux , mais dissemblables, l'un étant régulier et l'autre irrégulier, et tous deux étant donnés par des lois différentes de décroissement.
On distingue deux variétés de couleur dans la Staurotide: leGrenatile qui est d'un brun rougeâtre, translucide, et rappelle le Grenat par son aspect; on la trouve au Saint-Goihard, dans un Micaschiste; et la Staurotide commune ou Croisetle, qui est opaque et d'un brun grisâtre, et alTecle plus particulièrement la disposition cruciforme. Celle-ci se rencontre disséminée dans des Schistes argileux, principalement en France, dans le département du Finistère, près de Quimper et de Coray, et, en Espagne, à Saint-Jacques de Compostelle en Galice.
(Del.)
*STAUROT¥PUS (crTaupoTWTro;, portant une croix), rept. — Genre de Reptiles da l'ordre des Chéloniens, famille des Elodites, sous-famille des Cryplodères, créé par Wagler {Syst. Amphib., 1830) et adopté par MM. Duméril et Bibron ( Erpétologie générale, II) qui leur assignent pour carac« tères: Tête subquadrangulaire, pyramidale, recouverte en avant d'une seule plaque fort mince; mâchoires plus ou moms crochues; des barbillons sous le meotou ; vingt*
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trois ccailles lombaires ; sternum épais, cruciroriiie, mobile en avant, garni de huit à onze écailles: les axillaires et les inguinales coiiliguës, placées sur les sutures sternocoslales; pattes antérieures à cinq ongles; les postérieures à quatre seulement.
Ce genre , assez voisin de celui des Émydes, ne se compose que de deux espèces: le S. triporcalus Wagler, qui vit au Mexique dans le fleuve Alvaredo, et le S. odoratus Duméril et Bibron (Testudo odorata Lalreille, Daudin ; Kinoslernum odoralum Bonaparte, Gray), qui est originaire de l'Amérique du Nord. Il vit dans les marais, ainsi quedans les courants d'eau bourbeuse, où il se nourrit de petits Poissons, de Vers, de Mollusques, etc., et il exhale, dit-on, une très forte odeurde musc. (E. D.)
STÉAUIIME. CHIM. Voy. GRAISSE.
STÉASCHISTE. géol. — Synonyme de Talcite. Voy. ce mot.
STÉATITE (<jT£'ap, lard), min. —Variété compacte de Talc hydraté, qui est grasse au toucher. C'est le Speclcslein ou la Pierre de lard des Allemands. Voy. talc. (Del.)
STEATODA. arachn. — M. Sundéval {Conspeclus arachnidum ) désigne sous ce nom une nouvelle coupe générique de l'ordre des Aranéides et de la tribu des Araignées. C'est aux dépens du genre des Théridion {voy. ce mot) que celte coupe a été créée; elle renferme 4 ou 5 espèces dont le Stealoda (Theridion), L. punclata Sund., peut être considéré comme type. (H. L.)
*STEATODERUS (uTcaTow, engraisser; (înpâ,cou). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , famille des Serricornes , section des Sternoxes et tribu des Élatérides , attribuée EschschoUz par Dejean {Cat., 3* éd., p. 106), qui y rapporte 5 espèces , dont 1 d'Europe, 3 d'Amérique (2 sont originaires des États-Unis, et 1 est propre au Chili ) , et 1 d'Asie (Java). Le type, \e S. ferrugineus F., se trouve quelquefois aux environs de Paris sur les Saules et les Hêtres. Latreille en a fait un Lxidhis. (C.)
*STEAT0R1\IS. OIS. — Nom générique donné par M. de Humboldt au Guacharo.
Voy. ce mot. (Z. G.)
*STECHMAIVIVIE. Stechmannia. bot.
TH. — Genre de la famille des Composées, iribu des Cynarées, établi par De Candolle
(Prodr., VI, pag. 543) pour un petit sousarbrisseau du Liban, rameux , à plusieurs branches partant de très bas, tomenteuscslaineuses; à feuilles linéaires, entières, roulées en-dessous sur les bords; à capitules terminaux, homogames, pluriflores, munis d'un involucre cylindracé, formé d'écailles imbriquées; la corolle est régulière; les akènes portent une aigrette à plusiem.' rangées de soies linéaires, plumeuses, L'espèce type est le S. StKhelinœ, DC.
MM. Jaubert et Spach en ont récemment décrit une seconde qu'ils ont nommée S. liamosissima. (L. G.)
*STEEIVI1AMMERA. bot. pu. — Genre de la famille des Borraginées ou Aspérifoliées, proposé par M. Reichenbach, adoptd par M. Endiicher {Gênera, n° 3760), rt dont De Candolle {Prodr., X, p. 87) fait un simple synonyme du genre Merlensia , Roth. (D. G.)
*STEFFENSI4. bot. ph. — Le genre proposé sous ce nom par M. Kunth {Linnœa, XllI, p. 609) rentre dans les Artantho, Miquel. (D. G.)
*STEGA1VA (cTTEyavoî, couvert), ins. — Genre de l'ordre des Diptères , famille des Alhéricères, tribu des Muscles et des Prophilides, créé par Meigne (Sysf. Beschr.,\l, 1830) et adopté par M. Macquart^ qui lui assigne pour principaux caractères : palpes larges ; ailes courbées, à nervure margiiinle atteignant le bord avant l'extrémité, etc. On en indique deux espèces (vi.nt^'ra Mcig., et S. /n/poZe>?!a), propres à l'Allemagne. (E.D.)
STEGAMA. BOT. en. — Ce genre proposé par M. Rob. Brown, dans la famille des Polypodiacées, est rapporté par M. Endiicher {Gênera, n° 624) comme synonyme aux Dleclmum, Lin., section Lomaria.
*STEGAIVIA. INS. — Genre de Lépid,.ptères, de la famille des Nocturnes, tribu des Phalénides, créé par M. Guénée et adopté par Duponchel {Catalogue mêlhodique det Lépidoptères d'Europe, 1844) qui leur assigne pour caractères: Antennes des mâles plus ou moins peclinées ; front lisse; palpes grêles et très courts; trompe assez longue; ailes pulvérulentes, les supérieures traversées par deux lignes très espacées, et les inférieures par une seule Ce genre comprend trois espèces d'Europe dont le type est le S. permutaria H. Dup., du midi de le France. (ED.)
*STEGA1V0L0PI1IA (arcyavoç, couverte; Xe^oç, aigrette), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Géomètres, indiqué par M. Stppliens [Calalogue, 1829). (E, D.)
STÉGAXOI'E. OIS. — Voy. steganopus.
STEGAXOPODES. ois. — Famille établie par Illiger dans l'ordre des Palmipèdes et correspondant à celle des Tolipalmes de G. Cuvier. Voy. tolipalmes. (Z. G.)
* STEGAAOPODES [avtyavic, couvert; «oSç, pied). REPT.— Groupe d'Elodites dans l'ordre des Chéloniens, indiqué par M. Wagier (Syst. Amphib., 1830), et qui n'est pas adopté par MM. Dumérii et Bibron. Ce genre est très voisin de celui des Emys.(Foy. ce mot.) (E. D.)
*STEGANOPTYCIIA (<iT£yavôç, couvert; •ftTux/î, pli). INS. — M. Stephens {Catalogue, 1829) nomme ainsi un genre de Lépidoptères Nocturnes de la tribu des Pyralides, et comprenant des espèces étrangères à l'Europe. (E. D.)
*STEGA\OPUS. OIS. — Genre établi par Vieillot aux dépens des Phalaropes sur le Phal. frenalus ^^ ieiW. , Fimbrialus Temm. (Z. G.) *STEGANOTOMA (ffTîyavo;, couvert; TOf/Y), portion), moll. — Genre de Gastéropodes , du groupe des Cyclostomes, établi par M. Troschell (m Wiegm., Arch., 1837). (G. B.) *STEGA1\0TR0PIS. bot. ph. — Genre proposé par Lehmann , et rapporté comme synonyme au genre Centrosema, DG., famille des légumineuses-papilionacées, tribu des Phaséolées. (D. G.)
*STEGASMA. bot. CR.— Genre de Champignons, de la famille des Gastéromycctes, formé par M. Corda. M. Léveillé le range dans ses Basidiosporés-Ectobasides, tribu des Coniogastres, section des Physarés. (M.)
STEGASPIS (ffTtVu, couvrir ; âaTr';, bouclier). INS. — Genre de la famille des Membracides,de l'ordre des Hémiptères homoptères, établi par Germar (/îeutte entomologique de Silbennann , t. 111 ) sur des espèces dont le prothorax foliacé offre un prolongement au dessus de la tête, etc. Nous citerons les 5. frondida (Cicada frondilia Lin.), de la Guiane; 5. squamigera {Cicada squamigera Lin.), etc. (Bl.}
*STEGASTES ((jrtyaffTÎs, couvert), poiss.
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— Genre de Squammipennes, du groupe des Chétodontes (Jenyns, Voy. Beagl. Fish.,lV 1840). ■ (G. B.)
STEGÎA. BOT. PH. et cr. — Deux genres ont été successivement établis sous ce nom, l'un par Pries pour des Champignons de la famille des Pyrénomycètes , ou de la division des Thécaspores-Endoihèques , tribu des Stégillés, selon la dassIGcalion de M. Léveillé, synonyme de SiegUla, Rchb. ; l'autre par Mœnch , dans la famille des Malvacées, tribu des Malvées, qui ne forme qu'une section des Lavatera. (D. G.)
*SrEGILLA. BOT. CR. — Genre formé par M. Reichenbach pour de petits Champignons épiphytes, de la famille des Pyrénomycètes, tribu des Phacidiacés de Pries, ou de la division des Thécasporés-Endo- Ihèques, tribu des Stégillés, d'après la classification de M. Léveillé. (M.)
STÉGILLÉS. BOT. CR. — Tribu de la division des Théca^porés. Voy. mycologie, t. VIII, p. 489.
*SrEG\OGRAMMA. bot. cr. —Genre formé par M. Blume, dans la famille des Pougères-Polypodiacées , pour une Fougère de Java, à rhizome rampant, à frondes pennées, portant des sores linéaires, sans indusies, placés sur le dos des veines. Cette plante avait été décrite d'abord, et figurée par le même auteur sous le nom de Gymnogramme stegnogramme. (M.)
*STEGrVOSPERMA. BOT. ph. (anyvo'ç, couvert; a-r/puoi, graine). — Genre de la famille des Phytolaccacées, créé par M. Bentham (Bola. of the voy a. of the Sulphur, pag. 17, lab. 12) pour un arbuste très rameux, glabre et glauque, de la côte occidentale de l'Amérique. Ce genre a de l'affinité avec les Limeuvi, mais il en est très distinct. Le S. halimifoUa , Benth., son espèce unique, a des fleurs en grappes simples, terminales; 5 sépales; 5 pétales plus courts que le calice, orbiculaires, entiers; 10 litamines soudées en un petit anneau à leur base; un ovaire sessile, presque globuleux, unilociilaire, qui devient une capsule pentagonale, à 5 graines, ou moins, enveloppées chacune par un arille blanc. (D. G.)
*STEGOBOLE. Stegobolus {crtyoç, couvercle; 6c(W<u, je jette), bot. cr. — (Lichens.) Nous avons établi ce genre de la tribu des Endocarpées {Lond. Journ. ofBot. Jan , p, 4
1845) sur un Lichen recueilli aux Philippines par M. Cuning. 11 est voisin du Thelotroma {voy. ce mol) dont il se dislingue aisément parla présence d'un opercule (Epiphragma) caduc. Ce genre est comparable, d'un côté, à VEuslegia; de l'autre, au Lichenopsis, appartenant tous deux à la classe des Champignons. (G. M.)
*STEGOCARPES. Stegocarpi ( aréyo^ , opercule ; xapTto?, fruit) . bot. cr . — (Mousses). M. Charles Mûlier nomme ainsi {Synops.
Musc, p. 37) les Mousses qui composent la troisième classe de la famille dont il publie en ce moment un Synopsis. Cette classe, la plus nombreuse, comprend toutes les espèces dont la capsule s'ouvre par un opercule caduc à la maturité des spores. Elle se subdivise en acrocarpes et en pleurocarpes. Voy. ces mots et mousses. (C. M.)
*STÉGOCÉPHALE.S«e30cep/iaiMs(<7T£)'oç, toit; xvfal-^, tête), crdst. — M. Kroyer [in Tijdsckrift voor Nalurlijka Geschiednis, 1 842) désigne , sous ce nom , un petit genre de Crustacés qu'il place dans l'ordre des Amphipodes. (H. L.j
*STEGO!VOSPORIl]M. bot. cr.— Genre de Champignons, de la famille des Gymnomycètes, formé par M. Corda. Dans la classification de M. Léveillé, il se rapporte à la division des Clinosporés-Ectociines, tribu des Sarcopsidés , section des Mélanconiés. (M.)
STEGONOTUS. bot. ph. — Genre établi par Cassini dans la famille des Composées, tribu des Cynarées, sous-tribu des Arclolidées, et rapporté par Lessing, De Candolle et Endiicher comme synonyme aux Arcloiis.
*STEGOPTERUS(aT£Vû), couvrir; t^tepôv, aile). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères penlamères, famille des Lamellicornes et tribu des Scarabéides mélilophiles, établi par Burmeister {Hand buch der Enlomology) sur quatre espèces de l'Afrique méridionale, savoir: S, tomenlosusDeg., suluralisG. P., septus Sch, etobesusBurm . (G.)
STEGOSIA. BOT. PH. — Synonyme de
Rotlboellia, famille des Graminées.
•STEGOSTOME. Stegostoma {<jzcyoq, toit;
cTÔfAa, bouche), poiss. — Getirede la famille
des Sélaciens, du groupe des Squales (MUll.
und H. in Wtegm. Arch., 1, 1837). (G. B.)
i *STEI1\HEILIA. (dédié à Steinheil) . bot.
•^ ra. — Genre créé par M. Decaisae ^Ann.
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des se. nat., 2* sér., IX, p. 339), dans la famille des Asciépiadées, pour une herbe vivace, d'Arabie, à feuilles incanes veinées avec élégance, remarquable par sa corolle campanulée, à 5 lobes aigus, dressés, poi"tant à sa gorge cinq écailles qui ferment incomplètement le tube; ses anthères sont terminées par une membrane oblongue, appliquée sur le stigmate, et elles portent deux cornes noires et cartilagineuses. Cette plante est le S. radians, Dne, décrit primitivement comme un Asclepias, par Forskael. (D. G.) ♦STEIRA («jTîTpa, carène), iks.— Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, fartiille des Mélasomes et tribu des Eurychorides, créé par Weslwood et adopté par Hope {CoîeopterisCs Manual,Ul, p. 121). Ce genre a pour type la S. cos«a«aSw., espèce originaire de l'Afrique australe. (C.)
*STEIRA («jTs-po;, raide). moll. — Genre de Ptéropodes, du groupe des Hyales, établi par M. Eschschollz (in Oken's, Jsis, 1825). (G. B.) ♦STEIRACTIS. BOT. ph. — Genre formé par De Candolle {Prodr., V, p. 345) dans la famille des Composées , tribu des Astéroïdces , pour le Solidago aiborèscens , Forst. , grand arbrisseau de la Nouvelle- Zélande, à feuilles ovales -orbiculaires, glabres; dont les capitules paniculés, multiflores, rayonnes, sont entourés d'un involucre cyliiidracé, imbriqué, à écailles plurisériées, linéaires, et ont leur réceptacle nu; ses akènes sont cylindracés, pileux, et portent une aigrette de poils frangés. Cette espèce unique a été nommée par De Candolle S. arborescens. (D. G.)
STEIRASTOMA («xTîtpa, carène; crroVa, bouche). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, fondé par Serville {Annales de la Société enlomologiqne do Fiance, t. IV, p. 24) et adopté par Dejean {Catalogue, 3* édition, p. 362). Ce genre renferme sept espèces de l'Amérique méridionale. On doit considérer, comme types, les S. depressa Lin. brevis Scbr. {depressa Dej.) et manuelala Gr. Leur tête est large, tronquée, munie de larges mandibules tranchantes et relevées inférieurement; les tarses antérieurs des mâles sont larges et gar« Dis de crins très touffus. {fi
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•STEIRODISCUS {aTt'poi, stérile; Stoxoç, disque) bot. pu. — Genre formé par Lessing, dans la Tamille des Composées, tribu des Sénécionidées, pour le Cineraria capillacea, Thunb. , plante annuelle du cap d'à Bonne-Espérance, qui a reçu dès lors le nom de S- capillaceus, Less. Plus récemment, De Candolle a décrit une seconde espèce de ce genre, le 5. linearilobus, DC. Ces plantes ont des fleurs jaunes en capitules solitaires, dont l'involucre est ventru, polyphylle, dont le rayon est formé d'environ 5 fleurs roulées en dehors et femelles, tandis que les fleurs du disque sont liibuleuses et mâles. (D. G.)
STEIRODON (<jT£rpa, carène; lio~j<;, dent). INS. — Genre de la tribu des Locustiens, de l'ordre des Orthoptères, établi par M. Serville [Revue mélh. de l'ord. des Orlh.) sur des espèces de très grande taille, et cependant très peu différentes des Phanéroptères. Les Steirodons se distinguent de ces derniers par le prothorax, offrant un sillon transversal , et de chaque côté une carène plus ou moins denticulée. Le type est le S. citrifolium {Gryllus citrifolius, Mn.) de la Guyane. (Bl.)
•STEIROGLOSSA ((T«îpoç, stérile; y>ù(T(Ta, langue), bot. ph. — Genre créé par De Candolle (Prodr., VI, p. 38), dans la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, pour des plantes herbacées de la Nouvelle-Hollande, à feuilles pinnatipartites; leurs capitules multiflores, hélérogames, ont les fleurs du rayon bleues, ligulées, stériles, d'où est venu le nom du genre, tandis que celles du disque sont hermaphrodites et tubuleuses. Les akènes produites par celles-ci sont en pyramide renversée, glabre, à aigrette nulle ou courte. (D. G.)
*STEIROLÉPIDES. hept. —Groupe de Sauriens de la division des Stellions {Voy. ce mot) et dont le genre principal est celui des Sleirolepis, d'après M. Filzinger {Sysl. ^ept., 1843). (E. D.)
*STEIROLEPIS {ortTpoi, carène; hn(i, écaille), rept. — Genre de Sauriens formé par M. Fitzinger {Syxt. Rept., 1843) aux dépens des Stellions, et qui n'est pas adopté par MM. Duméril et Bibron {Erpétologie générale, IV, 1837, dans les Suites à Bu/^fon, de Roret). (E. D.)
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•STEIRONEMA (axe-poç, stérile; vtÇfjLa, fllet). BOT. PH. — Rafinesque avait formé sous ce nom un genre de la famille des Primulacées, dans lequel rentraient les Lysimachia ciliata, L. hybrida, L. nummularia, etc., et qu'il caractérisait par un calice et une corolle 4-6-partis, surtout par 4-6 éiamines égales, alternant avec autant de filets stériles; mais ces caractères sont ou inconstants ou insuTAsants, et, par suite, ce genre ne forme qu'un synonyme des iysimachia, secA\on Lysimastrum, Duby. (D. G.)
* STEIROIMOTUS (aTtrpa, carène; v^zoq, dos). REPT.— M. Fitzinger {Syst. Rept., 1843) indique, sous cette dénomination, un genre de Sauriens créé aux dépens des Stellions et que MM. Duméril et Bibron {Suites à Buffon, de Roret : Erpétologie générale , IV, 1837) n'adoptent pas. (E. D.)
*STEIROPHIS ((jTsrpo., carène; 5<ptç, serpent), rept. — L'un des nombreux genres formés par M. Fitzinger {Syst. /îept.,1843) aux dépens du grand genre Codleuvre. Voy. ce mot. (E. D.)
* STELECHOSPERMUM {<jrùt~ X0'„ tronc, tige ; ij-nipixo., graine ; à cause de la graine pédiculée). bot. ph. — Genre formé par M. B\ume {FI. Javœ,Dipler oc. pag. 7), \)our le Vateria flexuosa, Lour., grand arbre de la Cochinchine, à bois rouge, dur et pesant; à feuilles alternes , lancéolées, glabres; à petites fleurs blanches, en grappes; ses principaux caractères sont: un calicequinquéOde, persistant; 5 pétales connivents; des étamines nombreuses, dont les anthères sont presque arrondies; un style surmonté de 3 stigmates réfléchis; une capsule uniloculaire, à trois lobes et 3 valves, renfermant une graine pédiculée et munie d'un arille. L'espèce unique est le S- flexuosum, Bl. La place de ce genre est incertaine ; M. Blume pense qu'il rentre dans la tribu des Calophyllées, famille des Clusiacéeg. M. Endiicher le met parmi les genres incertains, à la suite de cette famille, en exprimant le doute que ce soit là sa place. (D. G.
STELIDE. Slelis. ins. — Genre de la tribu des Apiens. groupe des Philérémiles, de l'ordre des Hyménoptères, indiqué par Panzer {Fauna german.) et adopté par tous les entomologistes. LesStélides se reconnaissent surtout à des palpes maxillaires de deux articles, à un écusson mutique, à des tarse»
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dont le premier article est fort grand , à un abdomen court, un peu aminci vers le bout, etc. On connaît un petit nombre d'espèces de ce genre. Le type est le S. alerrima Panz., qui n'est pas rare dans notre pays. Ces Insectes ont beaucoup de l'aspect extérieur des Mégachiles, etc'est surtout dans les nids d'espèies de ce groupe qu'ils déposer: i leurs œufs. Voy. MiiLurÈuES et komadidis. (Bl.)
STÉLIDE. Slelis. bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, sous-ordre dos .Malaxidées, formé par Schwartz pour àe^ plantes épiphytes de l'Amérique tropicale , décrites antérieurement comme des Epidcndrum par Linné et Jucquin, et qui ont le port des PleuroUialUs. Les folioles externes de leur périanthe sont conniventes en globe, les intérieures restant très petites, et le Jabelle est semblable aux premières et de même longueur : leur colonne est très courte; leur anthère uniloculaire renferme deux masses polliuiques céracées, ovales. (D. G.) . *STELIDOTA (crr4).yj, colonne; rd^o;, propre). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptèies pentamères, famille des Clavicornes, et irihu des Nitidulaires, fomlé par Erichson (Zeilschrift fur die Entomologie von Gem., t. IV, 1843, p. 300). Ce genre renferme 7 espèces; 5 sont propres à l'Amérique et 2 à l'Afrique (Madagascar) ; parmi ces espèces sont les S. geminala, Say, Slrigosa, Sch., didyma et orphana, Kl. Elles ont pour caractères : (iillons antennalres fléchissant à l'entour des yeux; mandibules bidentées au sommet; palpes labiaux renflés; tarses dilatés. (C).
STELIS. BOT. PH. — Voy. stélide.
STELLA {Stella, étoile), moll. —Klein proposa ce nom générique, sans le faire jdopter, pour une espèce de Turbo dont la spire est garnie de cinq ou six côtes rayonnantes , aboutissant à autant de tubercules saillants ( Klein , Tent. Melh.
Oslr.). (G. B.)
♦STELLA (Stella, étoile), échin. ~ Nom générique sous lequel Link a décrit plusieurs espèces des grands genres Asterias et Ophiura (Link. De Stel. mar., 1733). (G. B.)
STELLAIRE, Slellaria (de Stella étoile). BOT. PH. — Genre important de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsinées, de la décandrie-trigynie dans le système de Linné.
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Les plantes qui le forment sont des heibel disséminées sur unegrande portion de la surface de la terre, fréquemment diffuses, quelquefois grimpantes , lisses ou rarement scabres;leurs feuilles, opposées, sont pétiolées ou sessiles; leurs fleurs, disposées en cyme» diversement modifiées, sont presque toujours pentamères et présentent les caractères suivants : Calice quadri-quinquéparti, à segments herbacés; corolle à quatre-cinq pétales bifides ou bipartis; huit dix étaniines, rarement moins, toutes fertiles; ovaire sessile, uniloculaire à l'état adulte, surmonté de trois styles filiformes, stigmatifères sur leur côté interne et à leur extrémité. Le fruit, qui succède à ces fleurs, est une capsule globuleuse, ovoïde ou oblongue, qui s'ouvre à la maturité en un nombre de valves double de celui des styles. — Le genre Stellaire est divisé par M. Fenzl, dans !e Gênera de M. Endiicher, ïf 5240, en quatre sous-genres dont voici les noms: Schizotechium Fenz\, Euslellaria ¥ enz\ , Leucoslemma Benih,, Adenonema Bunge. Le premier, le troisième et le quatrième de ces sous-genres ne comprennent que des espèces exotiques; c'est donc uniquement au deuxième qu'appartiennent nos espèces indigènes au nombre de six, d'après la Flore de France de MM. Grenier et Godron. Parmi celles-ci, nous prendrons pour exemples : 1" la STEi-LAinu DES BOIS, Slellaria nemorum Linn., jolie espèce qui croît dans les bois, dans les lieux frais des Vosges, des Alpes, des Pyrénées, du Languedoc et de l'Auvergne, facilement reconnaissable à ses feuilles inférieures qui sont cordiformes, pétiolées, tandis que les supérieures sont lancéolées et presque sessiles. 2° La Stellaire holostée , Slellaria holoslea Linn., ainsi nonimrc par antiphrase, « car, dit Rabelais, herbe n'est en nature » plus frjigile et plus tendre. » Elle est eitrêmement abondante dans les haies et les bois qu'elle orne de ses g. jiides fleurs blanches, dans les mois d'avril et de mai. Sa tige, grêle et allonger, est marquée d'angles aigus, très cassante. Ses feuilles sont sessiles et connées, linéaires-lancéolées, raides, scabres sur les bords et sur la côte médiane; ses fleurs sont portées sur de larges pédoncules grêles, et leurs pétales, fendus jusque vers le milieu de leur longueur, sont une ou deux fois plus longs que le calice. L'una
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ries plantes ief.pliis vulgaires de nos contrées est la Stkli.aiue moyenne, Slellaria média Vill. {Alsine média Linn.), très connue sous les noms vulgaires de Morgeïine. Mouron blanc, Mouron des petits Oiseaux. Elle abonde dans les cours et le long des murs, des chemins, des ruisseaux et des fosses, dans les lieux cultivés, etc., où on la trouve en fleur pendant presque toute l'année. (P D.)
*STELLAUIA. ÉCHiN. — Genre d'Aslérides proposé, en 1834, par M. Nardo, et ayant pour type VAsterias aranciaca. Ce genre est rentré plus tard dans le genre Asterias de M. Agassiz, et plus récemment dans le genre Astropecten , de MM. Muller et Troschel. Foy. ASTÉnuî. (Duj.)
STEIXARIA. OIS. — Voy. STELf.ERiA.
STELLARIA. bot. ph. — Vorj. stel-