V. Dictjogène
la circonférence , loujouri concentrique. Deux ou ]ilueieurs cotylédons. Graines
Nous trouvons ici pour la première fois cette classe des Dictyogènes formée de ces monocotylédonéesoù la nervation des feuilles rappelle les dicotylédonées , et M. Lindley signale un autre passage des unes aux autres, dans la disposition et l'accroissement des faisceaux fibro-vasculaires. Pour la division des dicotylédonées , il est revenu au caractère de l'insertion des étamines qu'il rejetait précédemment; mais il rejette les caractères tirés de la corolle qu'il admettait, ramené ainsi à la classification de Bernard de Jussieu, dans le jardin de Trianon. Trois cent trois familles sont distribuées en cinquante-six alliances; les caractères des unes et des autres exposés au long , mais aussi résumés dans une courte diagnose.
On voit que, dans ses publications successives, M. Lindiey a plusieurs fois changé ; c'est ce qu'il avoue et justifie dans sa préface, ce qui est le propre d'un esprit actif, laborieux, ami du progrès, disposé à envisager les objets dans tous leurs rapports qu'il met tour à tour en .saillie. Comme cet esprit est dans toute sa force et comme ces rapports sont bien variés, il est à croire que nous n'avons pas encore son dernier mot.
Nous venons d'anticiper un peu sur les dates, afin de suivre un seul auteur dans la série de ses travaux, dont les plus récents ont pu se sentir de l'influence de plusieurs ouvrages importants d'autres auteurs qui
nues
Gymnogènes.
enlcrniees dans
un ovaire. . .
Exogènes
diclines, hypogvne»
pcrigyues.
cpisynes.
avaient paru dans l'intervalle. Reprenonsles donc dans l'ordre chronologique.
M. de Martius, professeur à Munich, qui, par ses belles et nombreuses publications sur les plantes du Brésil, exploré par lui dans sa plus grande étendue, a fourni à la science tantde matériaux nouveaux, s'en est lui-même habilement servi pour le perfectionnement des familles. Mais c'est dans un opuscule extrêmement court {Conspeclus Regni vegeiabilis secundùm characleres morphologicos prœsetiint carpicos in classes, ordines et familias digesli, 1835) qu'il a résumé ses idées générales sur la classification. Il reconnaît d'abord deux modes de végétation différents (1), l'une qu'il nomme primi-
(t) Cette division est empruntée à M. Nées d'Esenberk , le président de la ctlèbre et antique société des curieux de la nature. Cet liabile botaniste cédait alors à l'entraînement des doctrines despliilosoplies de la nature , qui ont quelque temps exercé une grande inQuence en Allemagne : influence sous laquelle se sont produits plusieurs systèmes botaniques. Si nous n'en avons pas rendu compte, c'est qu'ils sont restés dans le domaine de la spéculation pure, et n'ont pas pénétié dans celui de l'application pratique. D.ms tous les systèmes que nous avons avons exposés, la synthèse l'.ippuic sur l'analyse ; elle remonte des faits particuliers aux généralités. La philosophie de la nature suit une maicbe inverse ; plui confiante dans les forces de l'esprit humain, c'est en lui qu'elle croit pouvoir découvrir les immuables lois qu'elle applique ensuite aux faits matériels; elle généralise ù priori. Nul doute qu'elle n'ait trouvé ainsi d'heuieuses inspi:atiOhs, de belles «t fécondes théories; mais qu'elle puisse de primesaut s'élancer jusqu'au but, soulever d'un seul effort le grand voile qu'il ne nous est donné d'écarter que pli à pli par lef efforts réunis de toutes les intelligences et de tous les temps, c'eiit ce au'il est difficile d'espérer. En botanique, du moino.
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tive, Tautre secondaire. Celle-ci appartient aux Champignons seuls , la première à tout le reste des végétaux. Ellesediviseeile-même en quatre classes : les Ananlhées (ce sont les
les résultats n'ont pas répondu à ces grandes promesses ; ils ont trouvé la multitude incrédule à des vérités ou trop fortes 2>our nous, ou trop faibles en ellrs-mcmes.
Prenons comme exemple un système qui recommande à rattention le nom illustre de son aut>,:T, M. Oken. Nous le présentons tel qu'il a été exposé dans un petit ouvrage intitulé : Esquisse d'un système d'aiialomie , de physiologie et d'histoire naturelle (ilS2i), quoiqu'il ne soit pas la dernière et la plus complète expression de sa théorie; mois comme il a été écrit par l'auteur lui-même en français, nous n'aurons presque qu'à citer sans craindre d'altérer l'original en le traduisant. Le règne des plantes u'tlant autre chose que le développement individuel des organes de la plante , on connaîtra le vrai système des plantes 'quand on aura exposé le système des organes de la plante individuelle. Elle consiste dans les parties anatomiques (moelle ou parenchyme), dans le pied ou souche, et dans la Qeur avec le fruit. Les parties anatumiques sont les cellules, les veines ou conduits intercetlulaires , les vaisseaux spiraux ou trachées; toutes les autres sont des métamorphoses de ces trois systèmes Quand le tissu cellulaire s'individualise et gagne la prépondérance, il forme la racine; les veines forment de même la tige; les vaisseaux forment les feuilles : ces individualisations des systèmes anatomiques se nomment organes , qui sont ainsi au nombre de trois pour la souche. La fleur, troisième degré de la métamorphose, répète la souche , dont les trois parties sont répétées par trois correspondantes ; la semence, la capsule (pistil), la coiolle; enfin le fruit est la réunion de ces trois parties de la Qeur. La plante tendant au développement complet de tous ses organes peut s'arrêter à chacun de ces degrés, après lequel celui des organes plus élevés ne se montre pas ou se montre incomplètement. Ainsi , dans les Champignons, il s'arrêtera à la moelle qui en constitue tout le tissu , il n'y aura pas de souche ; dans les diclines ou les • pétales, il s'arrêtera à la fleur incomplète, etc., etc. Delà une première division des végétaux en trois grandes masses et en dix classes, répondant à ces dix parties et à leur triple système: i" les Moelliebs (Champignons), qui comprennent les Cettuliers, les feiniers et les Trachiers; 2° les Sou- CHiERS, qui comprennent les Raeiniers (acotylédonées), les 'figitrs (monocotylédonées), et les Feuilliers (apétales); 3* lis Fleukiers, qui comprennent les Semenciers (épigynfs), les C<7pju/i«ri (monopétales), les Corollters (polypétales périgynes.) , et enfin les Fruitiers (polypétales bypogynes).
Apres les classes viennent les ordres déterminés par les granits membres de la plante; on en trouve donc un à moelle, un à souche, un à fleur, un à fruit. Il ne peut y en avoir qu'un dans chaque classe des Moelliers, puisque lis trois autres y manquent entièrement; il n'y en a que deux dans la classe des Raeiniers, quatre dans toutes les autres classes. Chaque ordre comprendra à son tour plusieurs tribus, repétition des organes de chaque classe , trois dans les trois premières classes, où il n'y a que trois organes, six dans la quatrième et dix dans les suivantes, en tout 73 ; enfin, chaque tribu contient dix genres, correspondant chariin à l'un des dix degrés de l'évolution progressive. Par exemple, dans la tribu des Capsuliers-Corolliers, ou lauuUe des 11 o- Siers, le genre qui s'arrête le plus bas dans son développeinent organique, VAIchimilla, sera le Rosier cellulier ; les neuf genres Sanguisorba , Agrimonia , TormentiUa , Rubus , fipirœa , Sorbus , Mespilus , liosa , Prunus , qui paraissent à l'auteur offi n autant de degrés d'une perfeclion pro|re55ive,
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Cryptogames) ; les Loxines, c'est-à-dire plantes à faisceaux vasculaires obliques (de Xoroç, oblique, et k , îvoç, fibre) ou, en d'autres termes, monocotylédonées; les Tympano-
forment les genres scientifiques des Rosiers veinier, trachier, racinier, tigier, feuillier, semencier, capsulier, corollier, fruitier.
A chacune de ces déterminations on se demande comment et pourquoi. Si le Rosier corol lier (ou vulgairement la Rose) a une fort belle corolle, elle Rosier fruitier (ou le Prunier) un excellent fruit, en quoi le," Rosier tigier (ou Ronce) est-il moins développé dans toutes ses parties que le Rosier feuillier (ou Spiraea), lequel a des feuilles quelquefois fort développées, mais aussi souvent simples et même fort exiguës? En quoi le Sorbier moins que le Néflier? Comment ces divisionsdesMonopétale3,des Polypétales hypo et périgynes.ctc, établies par d'autres auteurs a posteriori, viennent-elles se loger, avec tant de précision, dans les compartiments de ce système à priori , toiles peintes pour d'autres cadres et qui ne s'ajustent à ceux-ci qu'après qu'on les a mutilées pour en égaliser les dimensions? En quoi justifient-elles le nouveau titre sous lequel on les place? Si ces dix noms, répétés dans tous les groupes subordonnés, n'indiquent autre chose qu'autant de degrés d'une organisation de plus en plus parfaite, et non quelque chose de réel en rapport avec eux , de sira. pies numéros d'ordre seraient plus clairs et plus vrais.
En entrant dans les détails , et prenant une à une les définitions de chaque classe, de chaque ordre, de chaque tribu, nous serions frappés de ce même défaut , celui d'autant d'équations dont les deux membres ne sont pas comparables; et, en examinant la base sur laquelle repose tout le sy> tème, on éprouverait le même embarras, on se demanderait comment telle partie répète telle autre : comment , par exemple, le pistil répète la tige, laquelle répète les veines, c'est-à-dire s'est formée par la métamorphose de ces veinei ou méats intercellulaires ou, en d'autres termes, de U< cunes, etc.
Il est vrai que cette base a été élargie dans des publications plus récentes de l'auteur (Attgemeine Nalurgeschiehta fur ail Stdnde. Bolanik., i84i), qui, depuis la première apparition de son systeme(en 1810), l'a remanié plusieurs fou. Maintenant il porte le nombre des organes végétaux à seize étages en trois groupes : le premier, le système moellier; le second, qui est ajouté (le système vaginal ou v»cinariées, dont les trois membres sont l'écorce, le liber et le bois) ; le troisième, qui est triple, puisqu'il se compose de la souche, de la fleur et du fruit, celui-ci présentant quatre degrés de métamorphose (quatre différents organes!), la noix, la drupe, la baie et la pomme. Aux classes précédentes viennent donc se joindre des Corticariées. des Libérariéet, des Lignarièes , des Nucariéei , des Drupariées, des Baccmiéai et des Pomariées , qui se répètent dans chaque division et subdivision (classes, tribus, genres, espèces) où le norflbre 16 est par là substitué au nombre 10. Multiplié ainsi par lui-même, il donne un total de 65,536, auquel l'auteur fixe en conséquence la totalité des espèces végétales sur la terre, connues ou inconnues. Il faudrait donc supprimer beaucoup des premières dans certains cadres où elles débordent. eu découvrir beaucoup de nouvelles pour remplir certain» autres cadres vides , par exemple dans la tribu qui rèponii aux Équisétacées , et où il serait asser difficile, dans l'état actuel de la science, de construire 16 genres de i6 espèces chacun. On voit, au reste, que c'est toujours d'après les mêmes principes systématiques que M. Oken a procédé; et, comme nous ne voulions autre chose qu'indiquer l'esprit général de ces méthodes, nous avons pu nous arrêter à l'un d^ tespreoiiers essais coijjwe plus court et (poins complinuç»
chœtes , c'est-r-dire plantes à cellules poreuses ou gymnospermes (deTuuTravov, tambour, d'où l'on a fait tympan, et de x»'"^^» crin, probablement de la forme des cellules allongées, couvertes d'ouvertures que ferment autant de membranes comme tympaniques); les Orthoines, c'est-à dire plantes à faisceaux vasculaires rectilignes (de opâo;, droit) ou dicotylédonées. Les Ananthées sont partagées en deux sous-classes répondant au deux premières du système de Lindiey; les Loxines en trois sous-classes des gymnanibées, des hypogynes et des épigynes; les Orlhoïnes en cinq sous-classes des achlamy-
an lieu de nous livrer à l'examen du si^stème sous cette dernière forme qu'il regarde comme définitive.
Nous mentionnerons ici le système de M. Th. -Louis Reiclipnbach, professeur à Dresde, système ronnu d'abord par une simple énumération de classes, ordres, formations, familles, tribus, genres et sous-genres (Conspeetus regni vegelabilis per gradus naturales evoluH, 1828), et plus tard expliqué dans un traité particulier {Hanclbuck der naturlischen rjlanzensystem, 1837), parce qu'il part d'un point de vue finalogue, la comparaison du règne végétal entier dans la série de toutes les plantes développées à des degrés inégaux, avec on seul végétal passant, dans les phases successives de son développement individuel, par autant de dfgrés parallèles. Ce végétal préexiste dans la graine et dans le bourgton, premier état ou THÉsis ; puis il végète par l'évolution opposée de la racine et de la tige qui se couvre de feuilles , second état ou «NTiTHBSis ; enfin , il fleurit et fructifie, au moyen à'organes femilles (pistil avec calice) et d'rrganei mates (étamines avec corulle) ; et il en résulte le fruit, troisième état ou synthe- 815. qui relie celui-ci au premier en le renouvelant. Il y a donc trois états ou degrés et huit organes ou systèmes d'organes qui leur correspondent. Les plantes comparées entre elles se montrent développées à trois degrés analogues : 1° les Inophytes, qui s'arrêtent à une expansion cellulaire sans trace de la couleur verte; 2" les Stélécophytes , oii le tissu verdit, où l'axe s'ébauche, puis se forme avec ses feuilles, mais où la Heur manque encore ou bien se produit incomplètement ; 3® les awtho-cakpophytes, où la fleur s'est complétée. Chacun de ces trois degrés en comprend plu- «ieurs «econdaires, dans lesquels les huit organes apparais- »ent etse perfectionnent progressivi-ment. de manière a former huit classes .• Inopiivtes. i" Champignons ; 2** Lichens. — StÉlécophytbs. 30 Chtorophyles (Algues , Mousses , Fougères). 40 Cotéophyles ( une partie des Monocotylédonées). 5» Synclamydées ( mélange de Cryptogames. Rhizati- Ihées , Gymnospermes et Apétales). — AurHOCAEropHYTES. CoSynpélalées (Monopétale.s). 7'» Calycanthées (CaliciDores). b» TMIamanthées (Thalamiflores). Toutes les subdivisions, jusqu'aux tribus inclusivement, sont ensuite disposées par trois, sans doute pour représenter la division fondamentale. Les groupes de différents ordres s'y montrent dans des combinaisons souvent inusitées. Parmi tous les systèmes naturels que nous avons exposés, et qui s'accordent , en général, sur un beaucoup plus grand nombre de ces rapports , celui de M. Reichenbarli reste donc à part, quoiqu'on y doive chercher, avec le résultat d'idées un peu trop purement spéculatives, celui de connaissances pratiques très étendues, dont l'auteur a fait preuve d'ailleurs dans plusieurs grandes publications <ur une masse considérable dt végétaux tant n.oiiques qu'indlgonoo.
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dées, des sépalanlhées (ou monorhlamydëes'), des synpétalanihées (ou nionopétalées) subdivisées elles-mêmes d'après l'insertion, de« polypétalées haplocarpces ou syncarpées , c'est-à-dire à carpelles simples ou réunis en un ovaire multiloculaire, ces derniers empruntant aussi aux insertions diverses quelques unes de leurs sous-divisions. Celles qui sont immédiatementsubordonnées aux sousclasses portent le nom de séries, fondées sur d'autres caractères de la fleur et du fruit, et elles comprennent elles-mêmes plusieurs cohortes (répondant aux alliances) toute» caractérisées principalement d'après les diverses modifications du fruit dont l'emploi, ainsi multiplié, a suggéré l'épigraphe du Livre: Par leur fruit vous les connailrez. Quant aux Champignons, ils sont partagés en cinq classes auxquelles l'esprit a peine à attribuer la même valeur qu'à celles de l'autre division du règne végétal , comme il a peine à opposer ce groupe unique à toute la masse des plantes cryptogames et phanérogames.
M. Meisner, professeur à Bâle, dans uo grand ouvrage précédemment cité {Plantarum gênera, 1836-1843), adopte les premières divisions de De Candolle, et il avait même commencé à suivre purement et simplement la série de ses familles, paraissant ne se proposer qu'un extrait de la partie générique du Prodrome sous une forme plus commode pour l'usage. Mais il ne larda pas à s'en écarter et à grouper, suivant ses idées propres, les familles des plantes vasculaires, les seules dont il a traité, en quarante-sept classes qu'on peut étudier dans le Conspectut diagnoslicus qu'il a mis à la fin de son livre et qui exprime ainsi les idées auxquelles il s'est arrêté.
En tête des ouvrages de botanique systématique modernes, marche celui d'un savant Autrichien, M. Steph. Endlicher {Gênera plantarum secundùm ordincs nalurales disposita, 1836-1840), le plus complet, le mieux au niveau des connaissances actuelles; œuvre considérable qu'on s'étonne d'avoir vu arriver à terme en aussi peu d'années. Les divisions principales répondent à la plupart de celles que nous venons de voir reproduites dans la plupart des systèmes publiés depuis celui de De Candolle; mais elles s'y trouvent sous des noms nouveaux
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et des définitions nouvelles qu'il est bon d'expliquer, et, pour cette explication, nous trouvons un guide sûr, dans un ouvrage élémentaire que l'auteur a publié plus tard roiijointementavecM.Fr.Ung8r(G/MnrfsM5fe der [lûtanik, 1843), dont le quatrième livre traite de la botanique systématique, et, après avoir examiné les catégories des caractères et les divers degrés d'affinités naturelles, en déduit le système général auquel on s'est arrêté. La structure analomiquepeut être la même dans plusieurs plantes où les organes isolés présentent, du reste, les différences les plus variées; mais, dans les plantes où ces organes, surtout ceux de la reproduction, s'accordent, la structure anfllomique s'accorde également: donc les caractères de la fructification indiquent entre ces plantes les affinités les plus rapprochées ; les caractères anatoniiques , les affinités les plus éloignées et les plus générales; d'où il suit qiie ceux-ci doivent être employés pour les premières divisions, ceux-là pour les autres. Le mode d'accroissement et la structure de la lige qui en résulte, fournissent donc les premières coupes. Le végétal peut être composé exclusivement de cellules, et leur tissu alors s'étend en couche, soit continue, soit divisée en filaments diversement entremêlés et partagés, mais ne constituant pas un axe avec ses ramifications régulières. C'est ce qu'on nomme un thallus, et ces végétaux cellulaires peuvent donc être appelés aussi thallophytes ou pantachoh-yées, à cause de ce développement qui a lieu dans tous les sens. Mais, si le tissu vasculaire vient à se développer concurremment avec le cellulaire, même dans quelques cas où il n'est qu'ébauché sous forme de cellules allongées, ces éléments se combinent pour former un axe, une tige, et ces végétaux vascw/aires peuvent être aussi nommés cormophytes. Le dévelopnement des tiges peut se faire de trois maïiières différentes. Les faisceaux fibro-vasculaires peuvent, en restanttoujoursles mêmes, s'accroître seulement parleur extrémité supérieure et déterminer ainsi un simple allongement de la tige sans épaississement; c'est ce que M. Hugo Mohl avait fait connaître dans les acotylédonées vasculaires et niit;immeni dans les Fougères, en proposant le nom d'acrogènes pour ces tiges. Tous ces végétaux à végétation termiuale seront, pour
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M. Endlicher, des acrobryc's. Dans une autre classe de tiges, celle des monocotylédonées, les faisceaux ne se continuent pas indéfinimentàleur sommet, mais il s'en forme sans cesse de nouveaux qui, de la périphérie, se dirigent vers le centre pour croiser ensuite et recouvrir les plus anciens. Ces végétaux, à végétation périphérique, sont dits amphi' bryés. Enfin, dans une troisième classe, celle des dicotylédonées, ces deux modes d'accroissement se trouvent combinés : une partie de chaque faisceau , celle qui répond à l'étui médullaire, s'allonge continuellement par l'extrémité supérieure; uneautre, celle qui répond aux couches concentriques ligneuses, se termine en se distribuant à la périphérie. Les végétaux dont la tige, par cette végétation terminale et périphérique, augmentent à la fois en épaisseur et en longueur, peuvent être dits acramphibryés. On peut les diviser en gymnospermes et angiospermes, et ces derniers , suivant que les pétales manquent, se soudent entre eux ou restent indépendants, en monochlamydées, gamopétales et dialypétales. M. Endlicher nomme régions les deux groupes de sa première division, d'après la composition anatomique; sections, ses divisions secondaires d'après le mode de végétation; cohortes, les troisièmes, caractérisées d'après les organes de la fructification ; classes, les quatrièmes, au nombre de soixante et une, qui répondent aux alliances de M. Lindiey, et comprennent chacune un certain nombre de familles, en tout deux cent soixante-dixsept: ces classes et ces familles distinguées principalement par ces mêmes caractères de fructification.
Un aperçu diagnostique en tête du livre résume ces caractères essentiels. Mais ensuite viennent des descriptions aussi complètes que possible et s'étendant à tous les organes de tous ces groupes d'ordre différent jusqu'aux genres inclusivement. La distinction géographique et les propriétés de chaque famille y sont indiquées à sa suite, sommairement dans cet ouvrage, avec beaucoup plus de détails dans un autre {Enchiridion botanicum exhibens classes et ordines plantarum, 1841) , du reste abrégé par la suppression des caractères des genres dont il énumère seulement les noms à leurs places respectives
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SYSTEME D'ENDLICHER.
VÉGÉTAUX! THALLOPHYTES [PROTOPHYTES (Algues et Lichens). Jhystérophytes (Champignons).
•CORMOPHYTES
ACROBRYES Cryptogames à vaisseaux lébauche's. Annphytes (He'patiqucs el
Mousses).
parfaits. . froiop/iytej (Cryptogames vasculaires].
Phane'rogames Hyslérophyles (Cycadée»
et BhizaulhéesJ.
AMPHIBRYÉS (MoDocotyle'done's).
ACRAMFHiBRYÉs ( Dicotylédones). . . .
Nous avons dit précédemment que l'école botanique du Jardin de Paris resta disposée suivant la méthode de Tournefort jusqu'en 1774; qu'à celte époque, où ses agrandisse ments exigeaient une plantation nouvelle A.-L. de Jussieu y introduisit les familles naturelles distribuées suivant une méthode premier essai de celle qu'il publia quinze ans plus tard. Le nombre des végétaux cul tivés continuant à s'augmenter, on sentit la nécessité d'une nouvelle extension, et Des fontaines, qui présida à cette opération conserva, sans presque y rien changer, la méthode de Jussieu, comme en fait foi son Calalogus planlarum horli Parisiensis, 1 829. Enfln, en 1843, les progrès continuels de la collection des plantes vivantes et l'agrandissement des terrains du Muséum d'histoire naturelle déterminèrent un nouvel accrois-
Gyninospermes ( Conifères).
Monochlamydds ( apélales ).
Gamopétales ( monopctales1.
Din/ype7«;ei(polype'tales) .
sementqui doubla presqiie l'école, et M. Adolphe Brongniart, successeur de Desfontaines, sentant le besoin d'en mettre l'ordre d'accord avec l'état actuel de la science et avec les ouvrages les plus complets et les plus modernes, distribua les végétaux suivant une classification qui lui est propre et qu'il a fait connaître dans un petit opuscule intitulé : Énuméralion des genres de plantes cultivées au Muséum d'histoh'e naturelle de Paris, suivant l'ordre établi dans l'école de botanique en 1843. Les familles et les genres s'y trouvent seulement indiqués par leurs noms à la place qu'ils occupent; mais il a tracé les caractères des divisions principales jusqu'à celles des classes ou groupes naturels de familles; celles-ci, au nombre do 296, distribuées dans 68 classes. Voici le tableau de cette classiCcation :