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souffle du N.-O.; sur la droite il souffle du S.-E. et du S.-O. sur l'arrière.
Dès que le baromètre se met à baisser d'une manière progressive, que la mer devient houleuse, que le vent commence à prendre une force anormale, le navire doit réduire ses voiles ou, comme on dit, mellre à la cape. Si le vent souffle N,-E. ou E.-N.-E. et conserve cette direction pendant qu'il augmente d'intensité, on se trouve sur la ligne du centre il faut fuir vent arrière. Lorsque le vent commence à tourner vers le N., le baromètre continuant à baisser, on a pénétré dans le demi-cercle gauche du mouvement tournant, ce qui est le demicercle maniable. Il faut continuer à s'éloigner de la ligne du centre; mais on peut déjà tenir un peu plus compte de la direction vers laquelle on tendait avant l'arrivée de la tempête. On fuit alors grand largue tribord amures; c'est-à-dire que le bâtiment reçoit le vent presque de l'arrière, mais du côté droit pour une personne qui, placée à l'arrière, regarderait à l'avant. Dans cette situation le bâtiment suit la ligne qui l'éloigné le plus directement de la région dangereuse. A mesure que le vent tourne vers le N.-O., on prend de plus en plus l'allure du largue, c'est-à-dire que le navire reçoit le vent de plus en plus obliquement par son côté droit. On touche alors au moment où le baromètre commence à remonter et l'on pénètre dans le demi-cercle postérieur de l'ouragan ; la situation périlleuse est franchie.
La manœuvre est beaucoup plus difficile lorsqu'on est sur le côté droit que sur le côté gauche. L'allure grand largue ou vent arrière porterait le navire droit sur la ligue du centre si le veut souffle d'E. ; .si le vent soufflait du S.-E., elle ferait suivre au navire une route parallèle à celle de l'ouragan, ce qui prolongerait le danger. Il faut alors faire route au plus près, toujours tribord amures, c'est-à-dire qu'il faut orienter le navire de manière qu'il marche le plus près possible dans la direction d'où vient le vent. Il reçoit le vent par son côté droit, mais de l'avant et non de l'arrière. C'est sous cette allure que la direction des lames est la plus défavorable, puisqu'on les reçoit (lar le travers; mais c'est la seule qui éloigne du centre de l'ouragan, surtout si le vent mar*
TEM
chedu S.-E. L'ouragan marchant au sud-est vers le nord-ouest dans la région où nous supposons le navire, le S.-E. règne avec son maximum d'intensité dans le demi cercle dangereux. Si l'on était prévenu à temps, si l'on était assez éloigné du centre et assez près de la ligne qui sera parcourue par ce centre, et si le navire éiait assez fin voilier, il pourrait être avantageux de franchir cette ligne pour passer dans le demi-cercle maniable. Avec les bâtiments à vapeur on est beaucoup plus libre de ses mouvements. On comprend combien une connaissance approfondie des ouragans peut devenir avantageuse dans des tirconstances aussi critiques, et combien il faut de décision et de sangfroid pour appliquer ces connaissances aux conditions particulières du navire, à sa situation par rapport à l'ouragan, au a oisinage plus ou moins rapproché des côtes qu'il faut éviter ou qui peuvent offrir un refuge.
A terre, cette connaissance conduit aussi à prévoir l'arrivée des tempêtes, à déterminer la marche qu'elles sui\ront, et indique les précautions à prendre pour en éviter les funestes effets.
Nous l'avons dit, toute tempête tournante est accompagnée de mouvements particuliers du baromètre. Sur le pourtour extérieur du disque tournant, le baromètre est plus élevé que la moyenne ; il bais.-e graduellement à mesure qu'on s'approche du centre où il est à son minimum Si doue on reçoit par voie télégraphique l'indication des hauteurs simultanées du baromètre sur un certain nombre de points de l'Europe, en inscrivant ces hauteurs à leur place sur une carte muette on juge de la situation atmosphérique au moment des observations. Si l'on voit s'y creuser une sorte de cuvetie dans l'ouest ou dans le nord de l'Europe, on peut affirmer qu'un mouvement tournant existe dans ces parages et qu'il est sur le point d'aborder le continent. Le sens et la quantité dont le baromètre a varié depuis la veille en chaque point, le sens et la quantité dont le thermomètre a pareillement varié depuis la veille, servent à jalonner la route que le centre du mouvement doit parcourir, et par conséquent à indiquer les points menacés. En général le centre du mouvement suit à peu près la ligue des pointsou la baisse du baromètre et la hausse
TEM
du thermomètre, depuis la veille, sont au maximum. Ce sont là, du moins, les faits généraux que les circonstances particulières de temps et de lieu viennent plus ou moiai moiiiOer. (M. D.)
TEIVIPI.ETOXIE. Tewpleloma. bot. ph.
— Genre de la famille des Légumineuses Papilionncées, tribu des Lotées , formé par M. Rob. Brown (in Ait., IJorl. Kew., éd. 2, vol. IV, p. 269) pour des arbustes de la Nouvelle-Hollande, à feuilles simples, en coin, réiuses et mu renées ; à grandes fleurs solitaires, d'un beau rouge. Sur les deux espèces connues, le Templelonia relusa R. BrowH [Bot. Mag., iab. 2334) est cultivé en serre tempérée comme plante d'ornement.
TEMLIS. BOT. PH. — Sous ce nom , Mo- !ina avait créé ( Chili, pag. 153) un genre pour un arbre toujours vert, du Chili , dont les caractères étaient fort imparfaitement connus, et qu'il avait nommé Temus moschala , à cause de l'odeur prononcée de ses feuilles. M. Cl. Gay {Hisl. fis. y polit, de Cliile, Bot., vol. I, pag. 60) détruit ce genre comme reposant seulement sur une espèce deMyrtemal observée et mal décrite. (D. G.)
*'rE.\AllIDE. Tenaris (de -ctho, tendre, étendre, à cause des divisions de la corolle droites, étendues), bot. ph. — Genre de la famille des Asclépiadées , tribu des Pergu- 'ariées, formé par M. E. Meyer ( Comment, pi. Afr. auslr., p. 198) pour une plante herbacée, à racine tubéreuse, du cap de Bonne- Espérance, qui a reçu le nom de Icnaris rnbslla E. Meyer. (D. G.)
TENDARIDÉE. Tendaridea. bot. en.— (Phycées.) Genre établi parBory Saint-Vinaent dans la tribu des Zygnémées , et dont la véritable orthographe, rétablie par Harvey, doit être Tyndakidék. Voy. ce mot.
*T£!\D11A. POLYP.— Genre deBryozoaires établi, en 1839, par M. Nordmann pour une petite espèce de la mer Noire {T. zoslericola) qui vit fixée en croûte extrêmement mince sur les feuilles de Zostère, et qui la première a offert le caractère de sexes séparés. Ses cellules, longues d'un demi-millimètre , sont- lisses, blanches, de forme ovale- elliptique, avec une ouverture en croissant d'où sort la partie antérieure du polype entourée de huit tentacules. (DiJ.)
TEKDRAC. MAM.— Espèce du genre Ericule. Voy. ce mot. (G. B.)
'JE\KBmO\. Tenebrio {tenebrio, qui fuit la lumière, aime robsrurité). ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, Iribii desTéiiébrioiiiles, créé par Fabricius (Si/N/^Hio Eleutlieiatorum , t. I, p. 4 44) et péiiéraleinent adopté depuis. Dejean (Cat., 3* éd., p. 226) y rapporte 12 espèces. 4 sont originaires d'Kiir()pe,4 d'Amérique, 2 d'Afrique et 2 d'Australie. Telles sont les T. iniiUlor L'\n., obscurus, curvipes ¥., transversalis DuTs., badius, inlerslilialis Say., opatroides Pty. Iiiilépendamment de celles-ci, nous avons tKiuvé à Toutainebleau une espèce qui est intermédiaire enire la première et la secomie, elle a la longueur de VObscurus, mais sa couleur la rapproche du Molitor. Nous lui avons appliqué le nom de ï'. arboi'cus. En eiïet, on ne la rencontre jamais que dans la cavité des vieux arbres. (C.)
TEIVKBRIOMTES. Tenebrioniles. iNs.
— Troisième et dernière tribu de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, établie par Latreille (lièyne anim. de Cuv., t. IV, p. 21) sur ces caractères: Corps muni d'ailes, ordinairement ovale ou oblong , déprimé ou peu élevé, avec le corselet carré ou trapczoïde, de la largeur de l'abdomen à son extrémité postérieure; palpes plus gros à leur extrémité; le dernier article des maxillaires en forme de triangle renversé ou de hache; menton peu étendu en largeur, laissant ù découvert la base des mâchoires : genres Cn/p(iCMS, Opatium, Corlicus, Orlhoeerus, C/iiroxcetix, Toxicum, Boros, Calcar, Upis, Tenebrio, Heterolarsus. Dejean, qui adopte cette tribu (Cat., 3' édit. p. 222), y comprend une partiede la première, et toute la troisième tribu des Slénélytres de Latreille. On doity ajouter, en outre, les genres Iphihinus , liucerus , Upis , Calapieslus, Zophobas, Bariscelis, etc. (C.)
*TEIViERlJS(<ener, tendre), ins. — Genre lie Coléoptères pentamères, section des Malacodermes et tribu des Clairones, créé par Laporle {Revue Enlomolog. de Silbermanv , t. IV, p. 43) et adopté par Spinola qui le comprend dans sa sous-famille des Clériies Cléroïdes. Ce genre est composé de 9 espèces. 6 sont originaires d'Afrique (Sénégal) et 3 d'Asie (Java) : parmi celles-ci figurent les "J'. prœusius , signalicolUs, bimaculalus, piclus L!\\).,variabilisellinealocollisli.]. (C.) IIENGIRA. INS.— Latreille avait établi,
TEN
sous cette dénomination, un genre d'Hyménoptères comprenant les individus mâles d'espèces dont les femelles étaient rangées dans un autre genre désigné sous le nom de Melhoca. Depuis que l'on a reconnu cette erreur, c'est ce dernier nom générique qui a été adopté. Celui de Tengyra a donc dû disparaître.— Le type, l'espèce qui habite notre pays , était décrit, la femelle, sous le nom de Melhoca ichneumonides, et le mâle, sous celui de Tengyra sansilali. (Bl.)
TÉMA TtEnia(Tatvca, bande). HtLW. — Ce nom n'estpasemployé par nos naturalistes avec la signification qu'il avait dans Aristote : il était appliqué par le philosophe grec è une espèce de Poisson à corps comprimé et rubané ; les modernes l'ont donné et le donnent encore à des Vers intestinaux dont le corps très aplati forme, par la succession plus ou moins nombreuse des articulations qui le composent, une sorte de ruban. Toutefois, Linné, Gmelin et beaucoup d'autres naturalistes du dernier siècle, réunissaient dans un même genre, avec les Ténias des auteurs actuels, les Rhynchobolhriens, les Bolhriocéphales, les Scolex et même les Hydatides ou Vers vésiculaires, dont la tête et le cou ne manquent pas d'analogie avec ces mêmes parties chez les Ténias. C'est ainsi que les Tœnia hydatigera, cellulosa, visceralis^ cerebralis, etc., deOrnelin, doivent être retranchés de la liste des vrais Ténias pour être rangés parmi les Cysticerques, et que, parmi lesCestoïdes, le Tœnia nodulosa est devenu le genre Triœnaphorus , le Tœnia solida de Mtlllerun Schistocephalus; le Tœnia lata ou Ténia large de l'homme, un Bolliriocephalus , etc. Le Tœnia soliuni ou Ver solitaire est, au contraire, le type du véritable genre rœnja, dans lequel prennent également place un nombre considérable d'espèces. Toutes sont parasites des animaux Vertébrés et particulièrement des Mammifères ou des Oiseaux ; leur lête est pourvue de quatre suçoirs ou ventouses, et les orifices de leurs organes génitaux se voient sur les parties latérales, et non, comme ceux des Bolhriocéphales, sous la partie médiane postérieure de leurs articulations. Les Vers du genre Ténia, tel qu'on le définit actuellement, varient d'ailleurs par la forme de leur tête qui est plus ou moins proboscidi forme, par la disposition et le ooiribrede leurs cro-