‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 14 sur 147 · CV2H10O7 C78H760I1 C5!OH1U07 C3'.H16011 G30H18O · texte numérisé non relu

CV2H10O7 C78H760I1 C5!OH1U07 C3'.H16011 G30H18O

Préparation. — On écrase des glands; on en fait nne bouillie avec de l'eau et on laisse reposer. De l'amidon se sépare bientôt : on n'a plus alors qu'à faire chauffer légèrement avec un peu de chaux éteinte, qui précipite du tannin et un peu de matière azotée brune. On évapore eni^nite jusqu'à consistance sirupeuse et on laisse cristalliser; les cristaux, traités deux ou trois fois de la sorte, unissent par être absolument purs.

Ils se présentent alors à l'état de prismes rhomboïdaux obliques, durs et croquant sous la dent.

Saveur terreuse, légèrement sucrée, solubilité grande dans l'eau, à peine sensible dans l'alcool absolu, déviation à droite du plande po'arisation, fusion vers 250 degrés, sans trop d'altération, enfln décomposition complète à 300 degrés, tels sont les principaux caractères de la quercite.

La quercite n'est pas susceptible de fermenter; elle ne réduit pas le réactif de Frommherz, même après ébullition avec un acide; elle n'est pas attaquée par les alcalis, même à 100 degrés; elle se combine avec la chaux et surtout avec la baryte. Elle forme des éthers à froid avec les acides sulfurique et nitrique concentrés; à chaud, avec les acides stéarique, benzoïque et tartrique. L'acide azotique l'attaque à l'ébullition sans produire l'acide mucique.

MÉLAMPTHITE C^^W^O^^.

La mélampyrite se trouve dans lelrlelampyrum nemorosum, d'où on l'extrait par épuisement et cristallisations répétées.

Propriétés. — Les cristaux de mélampyrite sont depetis prismes, mais on n'a pas encore déterminé exactement leur forme cristalline. Durs, croquants sous la dent, incolores, inodores, ils préseoteni une saveur légèrement sucrée.

La densité de la mélampyrite est 1,47.

Sa solubilité, assez faible à froid (4 pour 100 à 15 degrés), croît avec la température; aussi l'eau bouillante en dissout-elle beaucoup. L'alcool à 90 degrés aréométriques ne peut dissoudre que 0,07 pour 100 de mélampyrite, à 15 degrés.

La mélampyrite n'a pas de pouvoir rotatoire et reste sans action sur le réactif ds

SUC

Frommherz. Elle entre ea fusion un peu au-dessus de 180 degrés et elle donnealors un liquide incolore, susceptible de cristalliser par le refroidissement. Elle supporte assez bien une température de 250 degrés; mais à 300 degrés, elle ne tarde pas à se détruire en se carbonisant.

Aciion des réactifs. — Les acides dilués n'agissent pas à froid, ni même à lOO degrés, sur la mélampyrite. Concentrés, l'acide nitrique etlacide suifurique s'y combinent à froid: on n'a étudié que le corn posé suifurique; c'est l'acide mélampyrisufurique :

Quant à l'acide azotique, si l'on pousse vivcmeiil la réaction, il finit par transformer toute la mélampyrite en acidemucique.

Les bases puissantes se combinent avec ce principe sucré; on a étudié et analysé les composés suivants, qui résultent de l'union de la mélampyrite,

Avoc la baryte.

Avec le plomb .

Avec le cuivre.

Ct2Hl50l32BaO+ 14Aq

Cl2ni50i3,fiPbO

Ci2Hi50i3,6CuO

Ervthrite, C'2H'S012.

L'érythrite est le produit de la métamorphose que subit un principe particulier contenu dans les lichens dans le i?occella Montagneï, et dans le Protoccocus vulgaris, espèce d'algue.

Les cristaux d'érythrite offrent l'aspect de prismes à base carrée, bien nets et assez durs. Incolore et inodore, l'éry- '.hrile présente une saveur très faiblement sucrée; elle est très solublc dans Tenu et sa dissout en quantité notable même dans l'alcool absolu, pourvu qu'il soit bouillant.

Sa densité est 1,56. — Elle ne dévie pas le plan de polarisation et ne réduit pas Se réactif de Frommherz, même après avoir bouilli avec un acide.

Elle fond à l'iO degrés, résiste à une température de '250 degrés; mais à 300 degrés, elle se décompose et se sublime eu partie; au delà, la destruction est totale.

Action des léactifs. — Les acides stéariques, benzoiques, etc., chauffés entre 200 et 250 degrés avec l'érythtite, dans des tubes fermés à la lampe , donnent des éthers.

SUC

La combinaison se fait à 100 degrés avec l'acide tartrique, à froid avec les acides suifurique et nitrique.

L'action de l'acide nitrique sur l'érythrite donne naissance à de l'acide oxalique et jamais à de l'acide raucique.

L'érythrite se combine avec les bases, principalement avec la chaux. On ne peut la précipiter, ni par l'acétate neutre de plomb, ni par l'acétate tribasique, ni même par l'acétate ammoniacal.

Enfin, l'érythrite n'est pas susceptible de fermenter sous l'influence de la levùie de bière.

L'ensemble des propriétés de l'érythrite a conduit à adopter la formule C'^H'SOi-, qui lui assigne le rôle d'alcool hexatomique.

On a préparé et analysé un certain nombre de ses dérivés; voici les plus importants :

1* L'érythrite distéarique C84H83018

2« — dibenzoique C40h23O16

3* — hexabenzoïque . . . C96H39024

;r — hexanitiique . . ClïHSOS.iiAzQï

5* L'acide érythritétralartrique . . C*4H35056

6* L'érythrite dioisellique C44H2i>022

T — mono-orsellique. . . C28H190l«

Dont la formule équivaut à:

Ac. stéarique.

+ 2G14H604 Ac. benzoïque.

+ ec^Hsc»

Ac. benzoïque.

+ 6(Az03,HO

Ac. azotique.

Érythrile.

L'érythrite di-orselliqueC<<H25022se dédouble sous l'influence des b.iscs ou de l'eau seule en crythrite mono-orsellique et en acide orsellique.

C44H25022 + 2H0 = C16H808 + C28H190t« E.diorsellique. Eau. Ac. orsellique. E.mono-o-s

suc

Indiglucite, Ci^M'OO"^.

Ce corps, fort peu connu, a été extrait par Schunck des sucs végétaux de Vhnlïgo- ' ferra tinctoria. Quelques propriétés iniJiquées par Schunck out conduit à le ranger à la suite de l'érythrile.

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