‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 26 sur 147 · SUG · texte numérisé non relu

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courte et ëcailleuse. Tel qu'il est défini pal M. Valenciennes, le genre Vastrès se compose de Poissons à corps plus ou moins arrondi ; dont les trois nageoires impaires sont recouvertes par les écailles ; la dor.sale e^ l'anale, très courtes et rejetées à l'arricr du corps ; dont la bouche a une grande ouverture, bordée par les maxillaires et les intermaxillaires dentés, et par une mâchoire inférieure à très longues branches; dont les dents en râpe couvrent les 2 palatins, les 2 ptérygoïdiens, le vonier , le sphénoïde , l'os lingual, tout le corps de l'hyoïde et une plaque plus ou moins large sur le côté interne de la mâchoire inférieure; dont les ouïes ont 16 rayons à la membrane branchiostége.

Les quatre espèces décrites, Vaslres Cuvieri. Val. {Sudis gigas, Cu\.), V.Mayœ, Val., V. Agassizii, Val. { Sudis pirarucu , Spix ) , et V. arapaima, Val., vivent dans l'Amazone et dans les rivières qui en sont tributaires; ces poissons paraissent atteindre une grande taille, et donnent lieu à des pêches considérables. Frais, ils sont excellents; salés, on en envoie une grande quantité au Para, où ils sont préférés au Poisson salé des côtes de l'Amérique du Nord.

Les peuples de l'Amérique se servent de l'os hyoïde des Vastrès comme d'une râpe pour réduire les fruits eu pulpe, et cette circonstance est cause que beaucoup de voyageurs ont rapporté un grand nombre de ces os comme objet de curiosité. L'élude de ces hyoïdes a fait supposer à M. Valenciennes qu'il pourrait bien exister d'autres espèces de Vastrès.

Les espèces que Cuvier rattachait à son genre Vastrès, sous les noms de Sudis nilolicus et Adansoiiii , doivent être rapportées à un genre très voisin, celui des Hétcrotis {Heterotis, Ehr.). (E.Ba.)

SUEUR. PHYSiOL. — Voy. séciu-tion, t. XI, p. 497.

SLLTKÉiM^. Suffrenia{nom d'homme).

DOT. PH. — Genre de la famille des Lythrariées , formé par Bellardi pour une herbe délicate qui abonde dans les rivières de la haute Italie. Cette plante est le Suffrenia filiformis Bellar. (D. G.)

*SUGEIVÏIA. MYRiAP. — M. Brandt désigne sous ce nom une famille de Tordre des Décapodes , qui n'a pas été adoptée paf

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M. P. Gervais : ce myriapodophile considère Cette dénomination comme étant synonyme àeeeWede Polyzoï^iJe. (Voy. ce mol.) (H. L.) ■*SUI1RIA (nom d'un phycologiste). bot.

en. — ( Phycées ). M. J. Agardii a fondé ce genre ( Alg. Médit., p. 68 ), sur le Fucus viUalus Lin., l'une de-s plus belles Algues du cap de Bonne-Esp(Tance ; il lui attribue les caractères suivants, qui le rapprochent fiingulièrement du getire Gelidium. Fronde cartilagineuse, pourpre, linéaire-ensiforme, parcourue dans son milieu par une côte ou nervure longitudinale, d'où parlent, ainsi que des bords, de nombreux appendices en forme de cils, dans lesquels se développe la fructiGcation. Celle-ci consiste en conceptacles sphériques nichés dans le milieu des cils. Ces conceptacles renferment un glomérule de spores obovales ou pyriformes, lesquelles sont elles-mêmes incluses dans les fllaments articulés qui naissent d'un placenta basilaire et axile. Le glotnérule est ceint en entier par un péricarpe celluleux. On ne connaît point les individus tétrasporophores. Turner a figuré cette magniOque plante à la pi. 64 de son Historia Fucoruin. Elle n'a été encore rencontrée que dans les parages du Cap, dont elle annonce l'atterrissage. (G. M.)

*Sl]ILLIA [Sus, cochon), ins. — Genre de Diptères, de la famille des Aihéricères, créé par M. Robineau-Desvoidy (Essai Sî(r /es Myod., 1830), et correspondant au groupe des Helomyza Fallen {Voy. ce mot) créé antérieurement. (E. D.)

*SUISSE. MAM. — Nom spécifique d'une espèce d'Écureuil, de la subdivision des Tamias {Voy. ces mots). (E. D.)

SULA. OIS. — Nom générique latin des Fous, dans la méthode de Linné. (Z. G.)

*SULCULEARIA. moll. — Voy. sulcu-

LEOLAniA. (DuJ.)

*S11LCULE0LARIA. acal. — Genre de Diphyides, établi par de Blainville, d'après les manuscrits et les dessins de Lesueur, pour des espèces douteuses qu'il caractérise par leur corps subcartilagineux, transparent, allongé, cylindroïde, traversé dans loute sa longueur par un sillon fort large, bordé de deux membranes, tronqué aux deux extrémités, avec une ouverture postérieure garnie dans sa circonférence de lobes appendiculaires , et conduisant dsras une

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cavité fort longue et aveugle. Toutefois, M. de Blainville incline à croire que ce genre, très voisin du genre Galéolaire, est établi sur une partie d'animal et non sur un animal entier. Dans ce cas, dit-il, il rentrerait dans le genre Ca\])é de MM. Quoy et Gaymard. Les 3 espèces décrites ont été observées à Nice dans la Méditerranée. M. Lesson (Hist. nat. des Acal.), admet ce genre parmi ses Béroïdes faux , tout en déclarant aussi que ce pourrait bien être une portion détachée de Diphye. (Duj.)

SLLFATES (de Sulfur, soufre), chim. et MIN. — Sels qui résultent de la combinaison de l'acide sulfurique avec les bases. On les divise en sulfates neutres, en sulfates acides , et en sels basiques. On peut aussi les partager en sulfates simples ou à une seule base, et en sulfates doubles dans lesquels lacide est combiné avec deux bases. Dans les sulfates neutres, la quantité d'oxigène de l'acide est à la quantité d'oxigène de la base, comme 3 est à 1. Dans les soussels , il y a 2 , 3 ou 6 fois autant de base que dans les sels neutres; dans les sels acides, qui sont moins nombreux, la proportion d'acide est doublée (bisulfates).

Les sulfates, exposés à l'action de la chaleur, se décomposent, à l'exception des sulfates alcalins, ou à bases de terres alcalines: leur acide se transforme en acide sulfureux et en oxigène; tous sont décomposés par le charbon à une température élevée, et la plupart sont transformés en sulfures. Si on les chauffe avec un mélange de carbonate de soude et de charbon, il y a production d'une certaine quantité de sulfure de sodium; en mettaut alors un fragment de la masse fondue sur une lame d'argent humectée, celle-ci devient noire à l'instant; ou bien, si l'on jette ce fragment datis de l'eau acidulée, on observe un dégagement d'acide sulfliydrique. Tel est le caractère auquel les minéralogistes reconnaissent une substance qu'ils présument être un sulfate. La plupart des sulfates sont plus ou moins solubles dans l'eau; cependant il en est qui sont très peu solubles, comme les sulfates de Stroniiane et de Chaux; et d'autres sont complètement insolul les, comme ceux de Baryte, de Plomb, d'Etain et d'Antimoine. Les sulfates insolubles peuvent être transformés en sulfates solubles, au moyen d<£

earbonate de Potasse ou de Soude: tous les sulTates solubles sont reconnaissables à ce qu'ils donnent à un sel de baryle , lorsqu'ils sont dissous dans l'eau, un précipité blanc de sulfate de baryle, insoluble dans l'eau et dans les acides. Presque tous les sulfates employés dans les arts ou dans la médecine existent dans la nature ; mais quelques uns ne s'y trouvent qu'en très petite quantité. Les plus abondants sont ceux de Chaux, de Baryte et de Strontiane. Les Sulfates naturels forment un ordre minéralogique très important, que l'on peut subdiviser en cinq tribus, d'après les systèmes cristallins, dont ses espèces ont offert des exemples : ces tribus sont celles des Sulfates cubiques, rhomboédiiques, rhombiques, klinorhombiques et klinoédriques.

Tribu L — S. cubiques.

Cette tribu ne se compose que d'espèces hydratées toutes isomorphes, et formant le genre si naturel des Aluns. On connaît maintenant six espèces d'Alun naturel, savoir : l'Alun potassique, l'Alun sodique (ou Natron-alun), l'Alun ammoniacal (Ammonalun), l'Alun de fer (Halotrichiie), l'Alun de manganèse, et l'Alun de magnésie (Pickéringite). Les caractères de ces espèces ont été décrits à l'article Alun. Voy. ce mot.

Tribu II. — S. rhomboédriqces.

Une seule espèce hydratée, V Alunite {Voy. ce mot), cristallise dans le système rhomboédrique proprement dit. Deux autres espèces, VAlunogène et la Coquimbite, ont pour forme fondamentale un di-rhomboèdre, ou dodécaèdre à triangles isocèles , et appartiennent ainsi à la sous-division des substances hexagonales, à formes holoédriques. Ces espèces ont été décrites à leur ordre alphabétique dans ce Dictionnaire.

Tribu III. — S. rhombiques.

Les uns sont hydratés, les autres anhydres. Parmi ces derniers on compte sept espèces : VAnglésite ou Sulfate de Plomb, la Bari/<ine ou Sulfate de Baryte, la Céleslineou Sulfate de Strontiane, la Kar&lénile ou Sulfate anhydre de Chaux, la Thénardite ou Sulfate anhydre de Soude,ri4p/ii/iaiose ou Sulfate potassique, la Mascagnine ou Sulfate ammopique. Ces sulfates sont formés d'un atome

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de base et d'un atome d'acide, comme tous les Sulfates neutres. Les quatre ptomiers nous offrent un bel exemple de substances isomorphes : ils cristallisent , en effet, sous des formes qui sont à très peu près le* mêmes, l'Anglésite en prisme rhombique droit de 103" 38', la Barytine en prisme do 101° 40', la Célestine en prisme de 104° 20', et la Karsténite en prisme de 100" 2V. Deux de ces substances ont déjà été décrites, l'Anglésite au mot Plomb, et la Karsténite au mot Anuydrite {Voy. ces mots). Nous nous bornerons donc à indiquer ici brièvement les caractères principaux des autres espèces.

1, Barytine. Baryte sulfatée. H.; Spath pesant des anciens minéralogistes. Substance blanche ou légèrement jaunâtre, vitreuse, ordinairement transparente, très pesante pour une matière pierreuse (sa densité est de 4,3) ; ayant une dureté comprise entre celles du calcaire et de la fluorine; composée, sur 100 parties, de 66 de Baryte, et 34 d'acide sulfurique; cristallisant en prisme droit de 101" 40', et clivable parallèlement aux faces de ce prisme, et en même temps aux deux sections diagonales. Après le Calcaire , c'est l'espèce la plus féconde en variétés de formes cristallines; les plus ordinaires sont des octaèdres rectangulaires, et des prismes droits à base rhombe ou rectangle, plus ou moins modifiés, et souvent très courts, ce qui donne aux cristaux une apparence de forme aplatie qu'on nomme tabulaire. Ils sont assez communs à Coude et à Royat, en Auvergne. Ces cristaux, quand ils sont minces, se groupent souvent de manière à imiter grossièrement des crêtes de coq. On rencontre aussi la Barytine en masses globuleuses, rayonnées du centre à la circonférence, et constituant ce que l'on appelle la Pierre de Bologne , parce qu'on la trouve au mont Paterno, près de cette ville. On s'est servi de cette variété pour la préparation de la substance phosphorescente , dite Phosphore de Bologne. Pour obtenir ce Phosphore , on calcinait fortement la pierre, avec des matières organiques; on agglutinait ensuite sa poussière à l'aide d'une dissolution gommeuse, et on en faisait des espèces de gâteaux que l'on présentait à la lumière du soleil pendant quelques secondes. Porléi

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ensuite dans l'obscurité, ils luisaient comrije des charbons allumés. F-a Barytine est une substance lie filons qui accompagne les minerais de Plomb, d'Argent et de Mercure. Elle se trouve aussi en veines ou (lelits amas dans les roches granitiques, et dans les grés ou les argiles secondaires, jusque vers les premiers étages des terrains jurassiques.

2. Célestvie. Strop.tiane sulfatée, H. Cette espèce a les plus grands rapports avec la Barytine; ses cristaux s'offrent sous les mêmes formes, saui quelques légères différences dans la mesure des angles correspondants. Elle est quelquefois blanche et limpide, mais fréquemment elle affecte une couleur d'un bleu céleste, ce qui lui a valu son nom . On la trouve souvent en aiguilles, ou en masses fibreuses , formant des lits de 1 à 2 cenlinrètres d'épaisseur, et composés de petites fibres droites et parallèles. Enfin, elle se présente aussi en masses compactes ou terreuses, de forme tuberculeuse ou ovoïde. Sa position géologique est autre que celle de la Barytine ; elle paraît de formation plus récente, et ne commence guère à se montrer dans la série des terrains que là où finit la Barytine; mais elle se prolonge jusque dans les couches supérieures du sol tertiaire. Son gîte principal est dans les formations gypseuses des terrains de sédiment, où elle s'associe au Soufre et au gypse. C'est de la Sicile que proviennent les plus beaux groupes de cristaux de nos collections (Catholica, près Girgenli;Val de Noto ; Val de Mazzara;. Il en vient aussi d'assez beaux de Cotiilla, près Cadix. On la trouve en petits Cristaux bleus, dans la craie blanche de Meudon , près Paris, et dans les cavités ou fissures des rognons de Silex pyromaque, situés au milieu de la masse crayeuse. Une variété compacte et calcarifère se rencontre en rognons dans les marnes gypseuses de Montmartre. On l'emploie à la préparation des Sels de Strontiane, dans les laboratoires.

3. Thénardite. Sulfate anhydre de Soude. Substance soluble, efflorescente, blanche, que l'on trouve en crdûles cristallines au fond des eaux, aux Salines d'Espartiiie, près Aranjuez en Espagne; elle y est exploitée pour la fabrication du Carbonate de Soude artificiel. Ses cristaui dérivent d'un prisme

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droit rhomboïdal de 125"; elle est composée d'un at. d'acide et dun at. de base.

3. Aphlhalose ou Arcanite. Potasse sulfatée, H., substance blanche, inalicrable à l'air, soluble; cristallisant en prisme droit de 112" 32'; et qui ne se trouve qu'en petite quantité dans les laves du Vésuve.

4. Mascagnine. Ammoniaque sulfatée; substance blanche, soluble, amène, très piquante, isomorphe avec l'espèce précédente, et se trouvant avec elle, en efflorescence, au Vésuve et à l'Etna.

Parmi les Sulfates rhombiques hydratés, on ne connaît que la Brochantite {voy. ce mot) et deux sels isomorphes bien connus dans les laboratoires, mais peu abondants dans la nature: le Sulfate de Magnésie ou l'Epsomite, et le Sulfate de Zinc ou la Gallizinite.

1° Epsomite. Sulfate de Magnésie, vulgairement Sel d'Epsom, Sel de Sediitz. Substance blanche, soluble, d'une saveur amère, se rencontrant dans la nature, en solution dans les eaux minérales, et quelquefois en efQorescences cristallines, en petites masses fibreuses ou aciculaires, à la surface de certains Schistes alumineux, dans les dépôts salifères ou dans les travaux de mine. A la température ordinaire, une dissolution concentrée de ce Sel donne des cristaux à sept atomes d'eau, qui sont des prismes droits, rhombiques, très peu différents d'un prisme droit, carré, l'angle des pans étant de 90"38'. Ces prismes portent à leurs sommets une modification hémiédrique, qui conduit à un sphénoïde ou tétraèdre rhombique.

2° Gallizinile. Sulfate de Zinc, Vitriol blanc. Sel blanc, soluble, d'une saveur styptique, qu'on trouve en efflorescence dans les galeries de mine. Ses dissolutions concentrées cristallisent à la température ordinaire, et ses cristaux sont isomorphes avec ceux de l'espèce précédente.

Tribu IV. — S. KLINORHOMBIQtrES.

Cette tribu ne contient qu'une seule espèce anhydre, la Glaubérile, double Sulfate de Soude et de Chaux dont nous avons déjà parlé, l'oiy. glaubéiute.

Parmi les espèces hydratées, la pins connue est le Sulfate de Chaux ordinaire ou le Gypse qui, à raison du rôle iniporiant qu'elle joue dans la nature, a été décrite avec soio

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(Ions un artiHe à part {voy. gypse). Le Gypse est très peu solnble dans l'eau. Les autres espèces sont toutes solubles et ne se rencontrent qu'en efflorescences ou en solution dans la nature; ce sont : VExanthaîose ou la Mirabilile, Sulfate de Soude efflorescent, de couleur blaiicheet d'une saveurainère qu'on nommait aulrpTois Sel admirable et Sel de Gliuiber; la il/e7a»/e'neou la Couperose verte, le V^iiriol vert, d'une couleur bleu-verdâtre et d'une saveur d'encre; c'est un Sulfate de protoxyde de Ker à six atomes d'eau, cristallisant en prisme klinorhnmbique de 82"21', la ba>e étant inclinée sur les pans de 99 23' ; ce sel provient de la décomposition de la pyrite Sperkise; on l'emploie à la préparation de l'Encre et de diverses teintures en noir; la Rhadalose ou le Vitriol rouge, Sulfate de Cobalt isomorphe avec le précédent ; la Dolri/ogène, autre Sel rouge à bases de peroxyde et de protoxyde de Fer ; la Johannile ou le Sulfate d'Urane, d'un vert d'herbs.

Tribu V. — S. klinoédriques.

Espèce unique: La Cyanose ou la Couperose bleue, le Vitriol ou Sulfate de Cuivre, à cinq atomes d'eau, substance bleue, soluble, donnant de l'eau par la calcination avec un résidu blanc; cristallisant en un prisme irrégulier de 12i°, 128» et 109" 15'. Elle provient de la décomposition des Sulfures de Cuivre, et se trouve dans les gttes métallifères de ce métjil.

Tribu VI. — S. adélomorphes.

Cette tribu comprend les espèces dont la cristallisation est encore inconnue. Nous ne citerons, parmi elles, que la W?hstérUe, qui est un Sulfate d'Alumine hydraté. Voy. ce mot.

Indépendamment des Sulfates proprement dits, anhydres ou hydratés, simples ou doubles, il existe encore dans la nature quelques combinaisons de Sulfates avec des Hydrates ou avec d'autres Sels. Tel est, par exemple, leSulfatehydratifère qu'on nomme Linai'ite, substance d'un bleu d'azur, insoluble, d'une densité de 2,4, et qui cristallise en prisme lilinorhombique de 61° et 102" 45'. C'est une combinaison de Sulfate de Plomb et d Hydrate de Cuivre qu'on a trouvée en petitH quantité à Linarès, en Espagne, et à Leadhills, en Ecosse. On connaît aussi quel-

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ques compo.<!és de Sulfates et de Carbonates, comme les Suifo Carbonates de Plomb qui viennent de Leadhills, dans le comté de Lanark en Ecosse, et auxquels on a donné les noms de Calédonite, de Lanarkite et de Leadhillite. Ce sont des substances vitreuses, assez éclatantes, de teintes jaunes, grises ouverdâtres.etqui sont toujourscristallisées, la première dans le système rbombique, les deux autres danslesyslènieklinorhombique.

(Del.)

SULFITES. CH. et min.— Sels provenant de la combinaison de l'acide sulfureux avec les bases. On n'en rencontre aucun dans la nature, si ce n'est peut-être dans le voisinage des volcans où ils ne tardent pas à se transformer en Sulfates. (Del.)

SULFURES (de sulfur, soufre), min. — Grand genre minéralogique composé d'espèces qui résultent de l'union des métaux avec le Soufre, ce dernier élément jouant dans ces combinaisons le rôle de principe électro-négatif. Toutes ces espèces sont le plus souvent douées de l'éclat métallique; toutçs donnent l'odeur de Soufre par le grillage sur le charbon , soit seules , soit lorsqu'on lès a préalablement mêlées avec de la limaille de Fer ou de Cuivre. Par la fusion avec la Soude, les sulfures donnent une matière qui , projetée dans de l'eau acidulée , dégage de Ihydrogène sulfuré. Ils sont attaquables par l'acide azotique ou par l'eau régale avec dégagement de gaz nitreux, et leur solution précipite toujours abondamment par l'azotate de Baryte. Ils sont presque tous spécifiquement assez lourds , leur densité étant généralement au-dessus de 3,5, et se rapprochant souvent du nombre 8. Quelques uns sont transparents , mais le plus grand nombre est opaque. Leurs formes cristallines se rapportent à l'un des cinq premiers systèmes, et dans les trois premiers , elles se présentent assez fréquemment avec le caractère hémiédrique. On distingue parmi les Sulfures naturels, des Sulfures simples, des mélanges indéfinis de Sulfures isomorphes, et des Sulfures multiples , combinaisons définies de plusieurs Sulfures, dont les uns jouent souvent le rôle de Sulfides ou de Sulfures électro- négatifs, et les autres le rôle de bases ou de Sulfures électro-positifs, ce <;ui a conduit les chimistes à considérer plu-

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«ieurs de ces combinaisons comme des Sul- Toseis. On peut subdiviser le grand genre des Sulfures en 6 tribus, d'après les systèmes cristallins.

Tribu 1, Sdlf. cubiques.

Douze espèces se rapportent au système cubique, savoir : six au système cubique à modiOcations toujours hoioédriques; ce sont les Sulfures d'Argent (^rgryrosp), de Plomb (Galène), de Manganèse {Alabandine), de Cobalt (Koboldine), de Cuivre et Fer {Philippsile); d'Étain, Cuivre et Fer (Smnr.tne). Foy-.pour la description de chacune de ces espèces , les articles concernant les métaux qui leur servent de base. Trois espèces se rapportent au système cubique , avec la modification particulière , qui mène au dodécaèdre pentagonal ; ce sont : la Cobaltine, la Disomose et la Pyrite. Enfin trois autres appartiennent au système tétraédrique : la Blende, la Fahlerz ou Panabase , et la Steinmannite. Voy. ces mots.

Tribu 2. — S. Quadratiques.

Une seule espèce se rapporte à ce système : c'est le Cuivre pyriieux ou Chalkopyrite (voy. cuivre) ; et cette espèce présente habituellement la modification qui mène au sphénoèdre, ou tétraèdre formé de triangles isoscèles égaux.

Tribu 3. — S. rhomboédriques.

Quatre espèces se rapportent au système rhomboédrique proprement dit; ce sont: le Cinnabre, VArgent rouge (Argyrylbrose), la Proustite et la Polybasile (voy. la description de ces espèces aux articles mercure et argent). Cinq autres espèces se rapportent au système dirhomboédrique; leurs formes, constamment hoioédriques, dérivant non plus d'un rhomboèdre simple, mais d'un dirhomboèdre ou dodécaèdre à base hexagonale ; ce sont : la Pyrite magnétique ou Leberkise, la Harliise ou Sulfure de Nickel, le Sulfure de Cuivre Covelline , la Greenockite ou Sulfure de Cadmium , et la Molybdénile ou Sulfure de Molybdène. Les deux derniètes espèces n'ayant pas encore été mentionnées dans ce Dictionnaire, nous indiquerons en peu de mots leurs principaux caractères. La Greenockite (Sulfure de Cadmium) est composée d'un atome de Cadmium et d'un atome de Soufre : en poids, de 77,7 de Cad-

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mium et 22,3 de Soufre. On l'a trouvée en petits cristaux jaune de miel , disséminés dans une amygdaloide de Bishopton, comte de Renfrew en Ecosse. Ces cristaux sont des prismes à six pans, modifiés par de nombreuses troncatures sur les arêtes des bases: ils dérivent d'un dirhomboèdre de 87° 15', et se clivent assez facilement parallèlement aux bases : leur densité est de 4, 9. Us sont transparents, etont un éclat un peu gras ou résineux. Chauffée dans le matras, la Greenockite devient rouge , mais elle reprend sa couleur jaune par le refroidissement. Réduite en poussière, elle se dissout aisément dans l'acide chlorhydrique.

Lail/o!ybdéni7e(le WasserbleidesAll.)est un bisulfure de Molybdène, composé de 60 parties de Molybdène et de 40 de Soufre. C'est une substance métalloïde d'un gris de plomb, assez semblable , par ses caractères extérieurs, au Graphite, et se présentant, comme celui ci , en petites lames hexagonales , ou en rognons disséminés dans les roches de cristallisation. Elle tache le papier en gris métallique, et forme des traits verdâtres sur la porcelaine. Infusible au chalumeau , elle donne, par le grillage, de l'Acide sulfureux, et laisse une matière blanche, qui est de l'Acide molybdique; attaquée par l'Acide azotique, elle donne immédiatementun précipité insoluble, formé de la même matière blanche. Elle est assez commune dans les granités et les micaschistes des Alpes et des Pyrénées , où sa gangue est ordinairement un Quarz gras.

Tribu 4. S. RBOMBIQUES.

Cette tribu comprend un certain nombre de Sulfures simples, à bases de Fer, de Cuivre , de Bismuth , d'Antimoine et d'Arsenic ; ce sont les espèces Sperkise, Mispickel, Chalkosine, Bismuthine, Stibine et Orpiment, toutes décrites aux articles des métauxqui leurserventde base. Elle comprend, en outre , plusieurs Sulfures multiples : la Psathurose , double Sulfure d'Antimoine et d'Argent , dont la description se trouve au mot Argent; la Bournonite, triple Sulfure d'Antimoine, de Plomb et de Cuivre, en cristaux d'un gris de Plomb, qui dérivent d'un prisme rhomboïdal de 96° 31'; le Nadeletz, triple Sulfure de Cuivre, de Bismuth et de Plomb , en longues aiguilles engagées

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dans du Quarz ; la Sternbergite , Sulfure double de Fer et d'Argent, en petits prismes bruns de 119° 30': la Zinkénite , Sulfure double d'Antimoine et de Plomb, en aiguilles d'un gris d'Acier, dérivant d'un prisme de 120" 39'. Toutes ces substances sont fort rares, et ne se rencontrent que comme matières accidentelles des filons.

Tribu 5. — S, Klinorhombiqdes.

A cette tribu appartiennent le Réalgar, ou Sulfure rouge d'Arsenic; la Miargyrite , double Sulfure d'Antimoine et d'Argent ; et la Piagionite, Sulfure double d'Antimoine et de Plomb. Voy. ces mots.

Tribu 6. — S. Adélomorphes.

Sous ce titre , nous réunissons un certain nombre de Sulfures, dont les formes cristallines sont encore indéterminées : tels que la Berlhiérite ou Haidingérite, Sulfure double d'Antimoine et de Fer, d'un gris métalloïde, qu'on a trouvé en filons dans le Gneiss, près de Chazelles en Auvergne; la Boulan gérite , Sulfure de Plomb et d'Antimoine , desMolières, département du Gard; laKilbrickénite, autre Sulfure d'Antimoine et de Plomb, présentant d'autres rapports atomiques que les précédents, et qu'on a trouvée dans une mine de Plomb du comté de Clark en Angleterre; la Kobellile , triple Sulfure de Plomb, de Bismuth et de Fer, de la mine de Hvena en Suède. (Del.)

SULFUREUX et SULFURIQUE. CHiu.

Voy. ACIDES.

SULGAIV. MAM. — Voy. lagomys.

SULIIV. MOLL. — Nom donné par Adanson à la coquille que Linné nommait Palella porcellana, et qui est devenue le type du genre Crépidule. (G. B.)

*SULIPA. BOT.PH. — Blancoa formé, sous ce nom (Flora de Filip., p. 497), un genre qui paraît appartenir à la famille des Rubiacées-Cinchonacées, et dont l'espèce unique a été nommée par lui Sulipa pseudopsidium. (D. G.)

*SUL1TRA, Mœnch. bot. ph. — Synonyme de Lessertia DG. Famille desLégumineuses- Papilionacées. (D. G.)

*SULLIVAÎMTIE. SuHiuaniîa (nom d'homme). BOT. PH. — Genre de la famille desSaxifragacées, formé par MM. Torrey et A. Gray (in Silim. Journ., XLII, p. 22) pour une

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