‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 6 sur 147 · CRYPTOGAMES · texte numérisé non relu

CRYPTOGAMES

SPOREÎVDOIMEIWA. bot. cr. — Genre établi par M. Desmazières , dans la famille des Hyphomycètes, tribu des Mucédinées, pour de petits Champignons qui se développent dans les graisses pourries. Il appartient aux Arthrosporés-Hormiscinés , tribu des Torulacés, dans la classification de M. Léveillé. (M.)

SPORÏDESMIUM. bot. cr. — Genre établi par M. Link dans la famille des Gymnomycètes, tribu des Eiitophytes , pour de petits Champignons qui croissent sur les bois et sur les tiges sèches. Il appartient aux Cli nosporés-Ectoclines , tribu des Coniopsidés, section des Phragmidiés, dans la classification de M. Léveillé. (M.)

SPORISORIUIU. BOT. ca. — Genre créé

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par M. Ehrenberg, dans la famille des Hypomycètes, tribu des Sépédoniés, pour de petits Champignons qui ont été observés sur les ovaires des Sorghum. Il appartient aux ClinosporésEctoclines , tribu des Coniopsidés , section des Ustilaginés, dans la classification de M. Léveillé. (M.)

*SPORLEDERA. bot. ph. — Genre créé par M. Bernbardi {Linnœa, XVI, pag. 41) dans la famille des Sésamées, pour des plantes annuelles du cap de Bonne-Espérance, décrites par E. Meyer comme des Ceralolheca. Il se distingue de ce dernier genre par son calice non persistant; par son ovaire cylindracé, aigu au sommet et non tronqué ni comprimé; par ses graines rugueuses et présentant à leur pourtour deux replis parallèles. Les deux espèces de ce genre sont le S. Triloba, Bernh., et le S. Kraussiana, Bernh. (D. G.)

SPOROBOLUS. bot. ph. — Genre de la famille des Graminées , tribu des Agrostidées, formé par M. Rob. Brown aux dépens des Agroslis. Les espèces qui le forment sont au nombre d'environ 50, et toutes sont exotiques, à l'exception d'une seule Elles sont caractérisées par des épillets uniflores, à deux glumes carénées, inégales; par une glumelle à deux paillettes mutiques , imberbes, plus longues que les glumes; par 2 glumellules; par 2-3 étamines, et par un caryopse libre, dans lequel , par une exception remarquable, le péricarpe se développe en un sac membraneux qui se fend à la maturité, du sommet à la base, pour laisser sortir la graine. C'est même de là qu'a été tiré le nom de Sporobolus. La seule espèce de ce genre qui croisse dans nos climats est le Sporobolus pungens, Kunlh. (Agrostis pungens, Schreb.), plante rampante, glauque, à feuilles distiques, enroulées et raides, qui croit dans les sables du littoral de la Méditerranée. (D. G.)

*SPOROCADL'S. bot. CR.— Genre formé par M. Corda dans la famille des Pyrénomycètes. Il appartient aux Clinosporés -Endoclines , section des Sphéronémés , dans la classification de M. Léveillé. (M.)

*SPOROCII!VÉES. bot. CR.-(Phycées).

Onzième tribu de la famille des Phycoïdées. Voy. ce mot et phycologie. (C. M.)

SPOROCH\US ( (TTrôpo; , semence: oj^vn, poire), bot. cr.— (Phycée8).C'est à M. Agardh

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qu'on doit la création de ce genre auquel il donna pour type le Fucus pedunculalus Huds.; mais il y réunissait plusieurs algues hétérogènes et entre autres, le Fucus acu- Icalus Lin., dont Lamouroux avait déjà fait son genre Desmareslia (voy. ce mol). Voici les caractères essentiels du genre amendé: Fronde filiforme, solide, cylindrique ou comprimée , pennée oudichotome; réceptacles latérauxou terminaux, en massue ou en tête, surmontés d'une houppe de filaments articulés; spores placées près de la base de fibres claviformes qui rayonnent en tout sens de l'axe du réceptacle. On ne connaîtqu'un pelitnombred'espèces. (CM.)

SrOllOCYliE. BOT. cil. — Genre créé par M. Pries dans la famille des Hyphomycètes, tribu des Dématiées, pour des espèces qui croissent sur les troncs abattus. Il appartient aux Trichosporés-Aleurinés, tribu des Périconiés, dans la classification de M. Léveillé. (M.)

SPORODIIVIA. BOT. CR. — Genre formé par M. Link dans sa famille des Hyphomycètes , tribu des Mucédinés , et dont M. Endiicher fait un synonyme du genre Aspergillus , Miche. Il appartient aux Cystdsporés, tribu des Columellés, section des Âscophorés, dans la classification de M. Léveillé. (M.)

*SPOUODOi\. BOT. CR.— Genre créé par M. Corda dans la famille des Hyphomycètes. 11 appartient aux Arlhrosporés-Hormiscinés, tribu des Oidiés , dans la classification de M. Léveillé. (M.)

*SPOROIWEGA. BOT. CR.— Genre formé par M. Corda dans la famille des Pyrénomycètes, lequel appartient aux Thécasporés- Endothèques , tribu des Regmostomés, section des Hystéries , dans la classification de M. Léveillé. (M.)

*SPOROTHECA. bot. cr.— Genre créé par M. Corda dans la famille des Pyréno- Miycètes, tribu des Sphériacés. Il rentre dans les Thécasporés- Endotbèques , tribu des Sphériacés, dans la classification de M. LéveiUé. M. Endiicher le range avec doute , comme sy-nonyme, dans les Dolhidea Pries, à côté desquels se borne à les placer M. Léveillé. (M)

SPOROTRICHÉS. bot. cr. — Tribu de la division des Trichosporés. Voy. mycologie.

SPOROTRIGUtJM bot. cr. — Genre

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établi par M. Link, dans la famille des Hyphomycètes, tribu des Mucédinés , pour de petits Champignons qui se montrent sur divers corps avant que ceux-ci tombent en putréfaction. Dans la classification de M. Léveillé, il appartient aux Trichosporés- Aleurinés, tribu des Sporotrichés. (M.)

SPORULIE. MOLL? FORAM. — Genre proposé par Montfort pour une petite coquille microscopique voisine des Cristellaires et que M. Al. d'Orbigny a placée dans son genre Polystomelle. (Duj.)

*SPORl]S (o-Ttôpo;, spore), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères , famille des Curculionides gonatocères , division des Apostasimérides cryptorhynchides, proposé par Dejean {Catalogue , 3* édit. , 325), et qui ne renferme qu'une espèce, le S. senegahnsis de cet auteur. (C.)

SPRAT, poiss. — Nom vulgaire , emprunté aux Anglais, pour désigner l'Esprot de la Manche {Clupea spratlus, Bl.; Harengula spraiius. Val.). (E. Ba.)

*SPRATELLE. Spratella (diminutif de Sprat). POiss. — Poissons malacoptérygieiis abdominaux, formant un genre de la famille des Clupéoïdes, et caractérisés par l'existencfe de dents à l'intérieur de la bouche, seulement sur les palatins et sur la langue. M. Valenciennes , qui a fondé ce genre, en décrit deux espèces : la Sp. naine {Sp. putnila), des côtes de Normandie , ayant la forme des Harengs ou des Sprats ; et la Sp. FRANGÉE ( Sp. fiinbriata), de la côte malabare. (E. Ba.)

SPREKELIA. BOT. ph. — Genre proposé par Heister pour un petit nombre d'espèces d'Amaryllis., dont une, VAmaryllis formosissima Lin. , vulgairement nommé Lys de Saint-Jacques , est l'une des plus belles plantes de nos jardins. La plupart de botanistes n'onf pas adopté le genre Sprékélie; néanmoins M. Morren a essayé dernièrement de le rétablir {Annal, de la Soc. roy. d'agric. et de bolan. de Gand, avril 1846, tab. 60), et il a décrit une nouvelle espèce qui s'y rapporterait. Outre cette nouvelle espèce, que M. Morren a nommée Sprekelia rigens , le genre Sprékélie , s'il était adopté, en comprendrait encore trois autres , savoir : les Sprekelia formosissima , cybister et glauca. (D. G.)

&PBENGÉLIE. Sprengelia. bot. fu.^

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Deux genres ont été successivement dédiés i Sprengel ; l'un par Smiih, en 1794, l'autre par Schulles , en 1809. Ce dernier, qui appartient à la famille des Byttnériacées, ne peut donc être conservé; M. Eiidlicher'le rattache aussi comme synonyme au genre Broiera Cav. Quant au premier, il appartient à la famille des Epacridées, tribu des Epacrées. 11 est formé de petits arbustes rameux, droits; à feuilles alternes, demi-engaînantes à leur base ; dont les fleurs purpurines sont distinguées par leur corolle rotacée, imberbe; par leurs 5 anthères tantôt libres et imberbes, tantôt connées et barbues, leur cloison étant inimarginée par l'absence de glandes hypogynes. Leur ovaire présente cinq loges mulii-ovulées. — On cultive assez communément dans les jardins la Sprengélie incarnate , Sprengelia incarnalaR. Br., joli arbuste d'environ un mètre, à feuilles oblongues, longuement acuminées, qui donne pendant tout l'été de très jolies grappes terminales de fleurs rosées, dont la couleur se conserve fraîche pendant longtemps. (D. G.)

SPRÉO. Spreo. ois. — Genre établi par M. Lesson dans la famille des Merles sur le rwrdMS ^ico/or Gmelin. Foy. merle. (Z. G.) *SPRUCEA (nom d'un botanisteanglais).

BOT. CR. — (Mousses). M. Wilson a proposé ce nom pour remplacer celui de Ilolomitrium par lequel Bridel (Dryol. ïiniv., I, p. 206) désignait un genre de Mousse acrocarpe, appartenant à la tribu des Trichostomées {voy. Mousses). Le bryologiste anglais se fonde sur ce que la coifl^e n'est pas entière comme le pensait Bridel, mais fendue de côté; d'où l'un voit que le dernier nom impliquerait contradiction. Quoi qu'il en ioit, voici comment ce genre est défini dans l'ouvrage de M.Hooker fils intitulé : Cryptog. antarct., p. 16. Capsule égale, droite, dépourvue d'anneau ; péristome simple composé de seize dents fendues en deux jusqu'à ]a base; coifl^e très ample, très glabre et fendue de côté. Les deux espèces connues sont remarquables par leurs feuilles périchétiales qui forment une sorte de gaîne au pédoncule. Elles sont exotiques. (CM.) SPUMARIA. BOT. CR. — Genre de la famille des Gastéromycètes, tribu des OEthalinés de Pries, formé par Persoon pour un Champignon de forme très irrégulière , qui

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♦attache aux Graminées pendant l'été. Dan.q la classification de M. Léveillé,il appartient aux Basidiosporés-Entobasides , tribu des Coniogastres, section des Spumariés. (M.) SPLMARIÉS. BOT. CR. — Section de la division des Basidiosporés. Voy. mycologie. *SP1R1DIA (<77rupi<îiov, petite corbeille). BOT. CR. — (Phycées.) Genre créé par M. Harvey, qui lui a donné pour type le Cei'a' muni filamenlosum Ag. Voici à quels signes on pourra le reconnaître : fronde filamenteuse, rameuse, de couleur rose, composée d'un tube central articulé, recouvert d'une couche de cellules corticales, disposées sans ordre inférieurement , mais rangées symétriquement, par séries transversales, dans le haut de la plante. Toute celleci est, en outre, couverte de ramules nionosiphoniés, c'est-à-dire dont les endochromes sont formés d'une cellule unique. Conceptacles latéraux, gélatineux, involucrés, renfermant de nombreuses spores anguleuses dans un ample périspore ou péricarpe transparent. Ces algues croissent dans les mers tempérées. On en rencontre plusieurs espèces dans la Méditerranée, et entre autres notre S. Berkeleyi, que nous avons fait figurer dans la Flore d'Algérie. Le Ceramiura davalum Ag. , dont M. J. Agardh avait fait à tort un Spyridia, appartient au genre Cenlrocer as Kûlz. (C. M.)

SPVlilDILM. BOT. PH. — Genre de la famille des Rhamnées créé par M. Fenzl (m Enumer. plant. Hugel., p. 24 , in nota), pour un arbuste de la Nouvelle-Hollande, oii il a été trouvé par Ferdin. Bauer, à DerwentBiver. Ce genre est intermédiaire aux Phylica et Soulangia. 11 a le port du premier, duquel il se distingue par son style allongé et par son disque; il s'éloigne du second par son disque adné au calice et par son ovaire velu au sommet, libre, non recouvert d'une couche charnue. L'espèce unique dont il est formé est le S. eriocephalum Fenzl. (D. G.)

SQUALE ET SQUALES [Squalus). poiss.

— C'est le nom latin d'un grand poisson, dont on ne peut déterminer l'espèce, et qui a été employé par Artedi pour désigner un genre considérable des Chondroptérygiens. Les espèces k' sont tellement multipliées, que l'étude détaillée de leurs particularités a donné lieu à établir un

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grand nombre de genres, et à faire du {lenre linnéen une famille assez grande. L'organisation de ces poissons est la même que celle des Raies. Ainsi ils ont les branchies faites de la même manière. Les Peignes branchiaux sont adhérents par leur bord interne à une languette cartilagineuse, maintenue dans un repli delà peau, de manière à former pour chaque branchie une bourse qui contient deux demi-branchies, Tune est l'axe postérieur de la branchie , avec la lame antérieure de la seconde attachée sur le second repli de la poche bran- 'chiale. C'est là ce qui constitue la différence fondamentale qui existe entre les branchies des Raies et des Squales, et celles des autres poissons. Mais en y réfléchissant bien, on voit que cette différence ne porte pas sur la structure même de l'organe branchial , et qu'en définitive, la branchie d'un Squale ou d'une Raie diffère peu de celle des autres poissons. En rétablissant ainsi la constitution générale de l'organe respiratoire, on conçoit que j'appelle ici l'attention des physiologistes et des naturalistes sur l'importance que quelques savants fort distingués ont cru devoir donner aux branchies des Raies et des Squales , en voulant faire une classe particulière de ces vertébrés. Je ne pense pas qu'il faille séparer ces cartilagineux des autres poissons.

Les Squales ressemblent encore aux Raies par leur canal digestif, par la structure de leur gros intestin , et par la valvule spirale qu'il contient. Mais les Esturgeons, les Chimères et d'autres poissons qui ne sont pas de la famille des Sélaciens, c'est-à-dire de celle qui comprend les Raies et les Squales, ont aussi cette valvule. J'ai fait voir un commencement de cette structure ilans plusieurs autres, et notamment dans

les CniROCENTRES.

Les organes de reproduction sont sem- /)lables dans les deux grands genres. Les mâles se reconnaissent à des appendices placés au bord interne des ventrales , de chaque côté de l'anus. Ces appendices, généralement moins grands et moins longs que ceux des Raies, sont souvent aussi compliqués, lis me paraissent destinés à retenir la femelle pendant la copulation. Cependant la structure compliquée de ces organes semble indiquer une fonction plus im-

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portante. Les Raies et les Squales ne sont pas les seuls poissons pourvus de ces appendices, signes du sexe mâle. Les Chimères en ont aussi de fort grands et de fort remarquables. Les femelles ont des ovaires situés très haut dans l'abdomen , au-dessus du foie. Un vitellus considérable s'y développe, et finit par s'engager dans une trompe compliquée, qui est quelquefois munie d'un corps glanduleux très développé, sécrétant une matière dure et cornée, devenant la coque très singulière des œufs. Souvent aussi les œufs restent sans coquille, et sont reçus dans des oviductes qui deviennent une sorte d'utérus où le petit finit par prendre tout son développement avant de naître. Qu'il y ait une coque autour des parties essentielles du vitellus et des membranes de l'œuf, ou que l'œuf reste nu, presque tous les Squales sont ovovivipares, comme les Raies. Ces petits Squales grandissent beaucoup dans les oviductes de leur mère avant d'éclore; ils y perdent quelquefois leur première livrée fœtale; enfin, ils y passent par des phases variées avant de naître. On s'est souvent trompé sur l'époque de l'éclosion des petits, et on l'a crue plus prématurée qu'elle ne l'est en réalité. Les petits Squales ne viennent au monde qu'après avoir fait rentrer depuis plusieurs jours leur vésicule ombilicale dans l'abdomen, comme c'est l'ordinaire de tous les ovipares.

Il existe encore une autre ressemblance entre les Raies et les Squales. Elle consiste dans l'appareil sécrétoire de ces mucosités abondantes qui sortent du museau de l'animal par des ouvertures petites et arrondies, formant de petits pores disposés en lignes régulières, variables d'une espèce à l'autre. Ces sécrétions n'ont d'ailleurs rien de commun avec celles que l'on observe dans les Torpilles. Il n'y a aucun Squale connu qui soit doué des vertus électriques. Les Squales, en général, me paraissent différer des Raies par la mobilité de leurg dents. Le plus grand nombre a les dents attachées sur le derme qui recouvre les mâchoires. Il y en a souvent plusieurs rangs. Celle disposition a frappé assez fortement l'esprit d'un observateur pour l'engager à proposer le nom de Dermodontes, afin de désigner la famille des Squales par ua« 2*

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dénomination qui exprimerait un de ses caractères les plus sensibles. Il faut objecter à cette manière de voir que tous les Squales n'ont pas les dents mobiles. Les Roussettes et les genres voisins de celui-ci , que MM. Mûller et Henle ont établi Svec raison, ont les dents implantées sur les mâchoires, à la manière des dents des Raies. On ne peut trouver de dents mobiles dans les Cestraciens, dans les Emissoles; celles des Humaiitices et des Sèches se fixent aussi sur la mâchoire. D'ailleurs, on connaît aussi des poissons osseux qui sont de véritables Dermodontes; je citerai entre autres un petit poisson de la Méditerranée, décrit par Risso sous le nom de Scopèle Balbo , et dont le prince de Canino a formé le genre ODONTosTOME. Ce poissoH 8 dcs rangées de dents de remplacement fort semblables à celles des Squales. Il résulte de ces observations que plusieurs genres de Squales diffèrent essentiellement des Raies par leur mode de dentition, mais que tous les genres ne présentent pas ce remarquable caractère.

Quant à la forme des dents, rien n'est plus variable. On sait qu'elles sont grandes et en triangle isocèle , à bords tantôt dentés, tantôt lisses, dans les différents groupes des Requins; que souvent ces dents ont un talon sur la base; ce talon est double ou simple, tantôt des deux côtés, tantôt d'un seul. M. Agassiz et MM. Mûller et Troschel ont tiré |)arti de ces combinaisons pour créer de nombreuses subdivisions génériques dans les Poissons de cette famille. Les dents des Roussettes sont en petits points coniques et sont implTintées en quinconce sur leurs mâchoires; celles des Emissoles sont en petites mosaïques ou en petits pavés. Ces plaques dentaires deviennent souvent inégales et sont implantées obliquement et comme en spirale sur la mâchoire. On trouve des exemples de cette dentition dans les Cestracions. jL'élude de ces singulières mâchoires a servi à déterminer des dents fort curieuses que l'on trouve en assez grande abondance dans la formation de la craie blanche et que M. Agassiz a nommées.

De même que dans les Raies, il n'y a que des rudiments de maxillaires et d'intermaxillaires; l'arcade ptérygo-palatine ou les postmandibulaires portent les -dents. Cela est facile à retrouver sur le squelette.

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La dentition des Squales est plus variée que celle des Raies. D'ailleurs ils diffèrent de celles-ci par la forme extérieure de leur corps. Ils se reconnaissent à leur corps arrondi, terminé par une grosse queue conique et charnue. Leurs pectorales sont petites, si on les compare à celles des Raies. Les ventrales sont auprès de l'anus et assez loin des pectorales; la queue est terminée par une caudale dont le lobe supérieur est ordinairement plus grand que l'inférieur. Il y a souvent une ou deux dorsales et une anale sous la base de la queue. On voit donc que la forme générale des Squales se rapproche davantage decelle desautres Poissons que celle des Raies., Cette similitude augmente encore par la position des fentes branchiales au-devant des pectorales et sur les côtés du cou. Il résulte de cette position des branchies que la présence des évents constants dans lesRaies n'est pas aussi urgente dans les Squales. Nous voyons plusieurs genres de ces animaux dépourvus d'évents. Les yeux sont aussi latéraux. La ceinture humérale est suspendue dans les chairs et n'est point articulée avec le crâne ou la colonne vertébrale. Souvent les nageoiresdorsalescachentdans l'épaisseur de leur derme un aiguillon osseux plus ou moins gros. C'est un caractère qui rappelle encore celui des Chimères. En combinant les formes desdents, la présenceou l'absencedes évents, le nombre des nageoires dorsales, armées ou non d'un aiguillon, on arrive à former dans les Squales un certain nombre de genres tels que M. Cuvier les a établis. Mais on peut encore, à l'exemple de M. Mûller, subdiviser les genres de Cuvier en plusieurs autres. Ceux-ci deviennent alors des tribus fort naturelles. L'énumération de ces dilTérenis noms deviendrait une liste trop longue et lout-à-f.iit inutile. Il faut renvoyer le lecteur, soit à VHisloire des Cartilagineux du célèbre physiologiste de Berlin, soit aux différen;s noms déjà traités dans ce Dictionnaire.

(Vai.knciennes.) * SQU ALI. poiss. — Nom donné par M^]- ]er [Vergleich. Anat. der Myxin.l. 183i) à un groupe de Plagiostomcs qui compreu 1 les Squales de G. Cuvier et répond, par conséquent, à la famille desSquaIidés.(Foy. ce mot/.

*SQIIALIDES, POiss. — Risso {Hht.

pat. de l'Europe mérid. 1826, t. 111.) a établi

SQU

ions ce notri, dans Tordre des Chondroptf^rigiens, une famille qui répond absolument ail grand genre Squalus de G. Cuvier pf à la famille des SquaUdés de Ch. Bonaparte, (l'oi/. Sqoale et Squalidés).

SQUALIDÉS. Squalidœ, poiss. — Famille établie par Ch. Bonaparte dans la sous-classe des Cartilagineux (Chondropté ■ rigiens de G. Cuv.), ordre des Plagiostomes, pour les espèces de cet ordre dont les ouvertures branchiales, au lieu d'être placées audessous du corps comme chez les Raies, sont siluées sur les côtés du cou. Cette famille, dans laquelle Ch. Bonaparte a fait entrer tous les éléments du grand genre Squalus de G. Cuvier, comprenait en premier lieu (Saggio d'una dislribut. melh. degli antmali verlebrali, 1832), le genre Scyllium, subdivisé en Sctjllium et Priti'irius; le genre Squalus, composé des sous-genres i4?op!a.9, Carcharias, Rhimodon, Somniosus, Lamna clGaleus; le genre Notidamus, subdivisé en Hexanchusel Heptranchias , eties genres Musfelus, Selache, Cestracion, Spinax, Centrina, Scymnus, Sphyrna et Squatina.

Quelques années plus tard {Icon. délia Fauna Ital., 1841, t. III) Ch. Bonaparte prenait ce dernier genre pour type d'une 8ous-famille particulière, qu'il nommait Sqnali>nni, et à laquelle il donnait pour caractères un corps déprimé dans toute son étendue, large; des ouvertures branchiales plus inférieures que latérales; des yeux situés moins sur les côtés qu'en dessus de la tête; une bouche terminale; une tête a«sez distincte du tronc et point de membrane clignotante. Il proposait de réunir les autres genres dans une seconde sous-famille, celli' des Squalini, facile à distinguer de la première en ce que toutes les espèces qui en fout partie ont les ouvertures branchiales placées tout à fait sur les côtés du cou; les yeux également latéraux ; le corps arrondi ou comprimé; la tête déclive peu distincte du tronc, et la bouche située au-dessous de la tête.

La plupart des Ichthyologistes ne trouvant pas dans ces caractères une valeur suffisante pour rétablissement de sous-familles, se sont bornés à accepter la famille des S(|ualidés telle qu'elle avait été primitivement proposée. (Z. G.) * S<^UAL[N1, Poiss. — Sous-faniille créée

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par Ch. Bonaparte dans la famille de» Squalirlrs. {Voy. ce mot).

*SQUALïUS. {Squalus). vom.— Genre de'Cyprinoïdes (Bonap., Faun. Ital., 1841). SQUALODOV. Squa'odon {squalus^.

Squale; o^cu;, dent). MAMM. — Un des genres les plus curieux de Cétacés que l'on ait encore signalés dans les terrains tertiaires#de l'Europe est, sans contredit, celui auquel feu Grateloup, de Bordeaux, a donné c^ nom et £^u sujet duquel J. Muller, Van Beneden et différents autres naturalistes ont publié depuis lors des remarques importantes. Je m'en suis moi-même occupé dans plusieurs occasions (i), pour discuter ses arfiiiités, en rectifier la synonymie et signaler quelques-uns des gisements où l'on en a trouvé des désirs.

La pièce type du genre Squalodon est uo fragment assez considérable de la mâchoire supérieure, encore pourvuedequelquesdents.

Elle a été trouvée dans les grès miocènes de Léognan (Gironde), qui ont fourni depuis lors, à MM. Pedroni et Delfortrie, plusieurs autres parties importantes, provenant dn même animal. Trompé par la forme singulière des"(Jents, Grateloup avait cru reconnaître dans le fossile soumis à son observaiioii, un Reptile voisin des Iguanodons, et c'est en l'attribuant au groupe de ces animaux qu'il en a parlé en 1840 dans son mémoire; mais M. Van Beneden a bient^' signalé la ressemblance de la pièce osseu( qui portait ces dents avec la partie correspondante du crâne des Dauphins, et je rappelai de mon côté la similitude presque complète des dents du Squalodon avec celles du fossile autrefois figuré parScilla (2). dont M. Aqassiz venait de faire un genre n part, sous le nom de Phocodon; ces remarques ont été reproduites par de Blainville dans le fascicule de son Ostéographie qui est consacré aux Phoques.

Diverses erreurs, maintenant rectifiées, ont été Commises au sujet du Squalodon, mais lasynony mie de ce genre conservera dans la science le souvenir des difficultés que rencontre l'anatomiste lorsqu'il veut, à Vaiâ» de fragments osseux ou de quelques dents, reconstruire des animaux qui diffèrent de

(1 ) Zool. et paléonlol. françaises. - Zoo!, et laléontol. générales.

\ï) De corjionbu$ rnarinis lapidescentibus, i74i7,

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