‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 59 sur 147 · STS · texte numérisé non relu

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beaueoupdepoÏDtg; mais il les signale surtout dans une région distincte de la précédente et située sur les confins de la Bretagne et de la Normandie, entre Domfront, Vire, Avranches et Fougères, où il a vu régner, sur une étendue de plus de 200 lieues carrées, une formation complexe de granités et de roches maclifères qui en est spécialement affectée. Il mentionne particulièrement le gneiss maclifère de Saint-James, département delà Manche, comme stratifié du N.-N. E, au S.-S.-O. (1). Les accidsnts de la classe qui nous occupe, tant en Normandie qu'en Bretagne, s'observent seulement dans les terrainsquiservent de base au terrain silurien, et sont, par conséquent, antérieurs au dépôt de ce dernier.— Samt-James, lat. i8°34 18". long. 3° 39' 34" 0., direction, N. 22" 30' S.

4' Limousin. Les granités du Limousin forment, au milieu des gneiss, des bandes assez irrégulières qui cependant ont uns tendance marquée à se rapprocher de la direction N. 26° E.— S. 26° 0. Le point central de la région où on les observe se trouve à peu près par 46° de latitude et 40' de longitude 0. de Paris. La formation de ces bandes de granité parait être très ancienne. — Limousin, lat. 46°, long. 0° 40' 0., direction N. 28° E.

5° Erzgebirgs. Un examen attentif de la belle carte géologique de la Saxe, publiée par MM. Naumann et Cotta, fait distinguer dans l'Erzgebirge quelques traces de dislocations dont la direction est comprise entre le N.-E. et le N.-N.-E. La limite N.-O. du massif de gneiss de Freiberg en est un exemple. D'après M. Naumann, la ligne de séparation des deux roches entre Nossen et Augustusburg se dirige hora 3 \ par rapport au méridien magnétique. Cette ligne et toutes celles qui s'en rapprochent par leur direction sont promptement interrompues, comme le sont celles que je viens d'indiquer aux environs de Morlaix. Tout annonce qu'elles ont été croisées par la plupart des autres dislocations qui ont affecté les couches de l'Erzgebirge; elles doivent donc remonter à une époque antérieure au plissement et même au dépôt des couches dévoniennes anciennes [tilestone fossilifère) et des

(i) Puillon-Boblaye , Essai sur la configuration et la cont- Htution géologique de la Bretagne. — Mémotret du Muséum thittoirtHatuTiUt. t. XV, p. 49 (ibj^j.

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couches siluriennes, ce qui les rapproche bien naturellement du redressement des couches de Longmynd.

La direction hora 3 f transformée en degrés est N. 50' 37' 30" E., et corrigée de la déclinaison magnétique qui est à Freiberg d'environ 1S° 40' vers l'O., devient N. 33° 57' 30" E. Les directions dont je viens de parler peuvent être rapportées à Freiberg, étant observées dans les points de l'Erzgebirge qui n'en sont pas très éloignés. — Freiberg, lat. 50" 55' 3", long. 11» C 25" E., direclion N. 33° 57' 30" E.

6" Moravie et parties adjacentes de la Bohême et de l'Autriche. D'après la carte géologique de l'Allemagne, dressée par M. de Buch et publiée pur Schropp, et d'après la carte géologique de l'Europe moyenne, publiée par M. de Dcchen, le sol de la partie S.-E. de la Bohême et des parties adjacentes de la Moravie et de l'Autriche est formé principalement de zones alternatives de granité et de gneiss, avec calcaire et autres roches subordonnés, qui se dirigent au N. 30* à 35° E., moyenne N, 32° 30' E. Aucune trace de cette série d'accidents ne se prolonge à travers la bande silurienne des environs de Prague, ce qui indique qu'ils sont dus à des phénomènes d'une date antérieure au dépôt du terrain silurien. Les accidents gtratigraphiques dont il s'agit s'observent particulièrement près des limites communes des trois provinces, dans une contrée dont le centre est peu éloigné de Zlabings. — Zlabings, lat. 48° 59' 54", long. 13° 1' 9" E., direction N. 32» 30' E.

7° Intérieur de la Suède. Les terrains anciens de l'intérieur de la Suède, sur lesquels le terrain silurien repose en stratification discordante, présententbeaucoup d'accidents slratigraphiques d'une origine antérieure aux grès et aux poudingues quartzeux qui constituent la base du terrain silurien. D'après la carte géologique de la Suède , publiée par M. Hisinger, ces accidents forment plusieurs groupes, dont l'un nous a déjà occupés précédemment. Un autre groupe se dessine fortement dans le voisinage de la ligne tirée de Gotheborg à Gèfle, tant par les accidents lopographiQiies que par les contours de certaines masses minérales, et par des masses calcaires lenticulaires qui s'alignent entre elle*.

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accidents gtratigraphiques, dontle prolongement méridional passe très près des dépôts siluriens horizontaux du Kinneculle et des collines de Bullingen, sont dus, sans aucun doute, à des phénomènes antérieurs à l'existence du terrain silurien. Les lignes suivant Jesquelles ils se dessinent s'éloignent un peu moins du méridien que ne le fait la ligne tirée de Gotheborg à Gède qui, vers le milieu de sa longueur, coupe le méridien sous un angle de 42°. Vers le milieu de l'intervalle compris entre ces deux villes, les lignes slratigraphiquescourentsensiblement au N.38''E.

—Milieu de la dislance de Golheborg à Gèfle, lat. 59» 11' 44", long. 12° 12' 42" E., direction N. 38° E.

8° Nord-Ouest de la Finlande. Dans la partie N.-O. de la Finlande , aux environs d'Uleaborg. la côte S.-E. du golfe de Bothnie se dirige, entre Vasa et Uleaborg , sur une longueur d'environ 300 kilomètres, et avec une régularité remarquable , suivant une ligne qui faix, avec le méridien d'Uleaborg, un angle de 42» ^. La côte du golfe de Bothnie est formée, dans cette partie, de roches primitives dont les accidents stratigraphiques paraissent être parallèles a la côte et se prolonger vers le N. -E. , jusque dans les montagnes de la Laponie russe. Ces accidents siratigraphiques , de même que la côte dont ils ont déterminé la position, sont eux-mêmes très rapprochés du prolongement de ceux que nous venons de signaler en Suède, entre Gotheborg etOèOe. La direction dont nous nous occupons ne paraît pas se continuer à travers la partie silurienne ou dévonienne ancienne de la Laponie ; elle est due, suivant toute apparence, à des phénomènes d'une date antérieure au dépôt du terrain silurien. Je crois donc être fondé à apporter au Système de Longmynd les acciientsstratigraphiques dont je viens de parler. —Uleaborg, lat. 64» 59', long. 23° 9' 36" E.; direction H. 42° ^ E.

9° Sud-Est de la Finlande. D'après l'intéressante notice sur la géologie de la Russie, que M. Strangwaysa communiquée, en 1821, à la Société géologique de Londres (1), les roches schisteuses de toute la partie méridionale delà Finlande , depuis Abo et les

(i) Vr. StrmfytSiyt, j4uotline of the geolon^ of Russia. — TVanracttoRi o/ Un t'ologiemi toeietjr of London, new strie», t.k,p. I.

tiss de Pargas Jusqu'à Viborg , se dirigent , en général, à peu près auN.-E. Les granités des environs de Viborg sont limités, du côté das plaines de Saint-Pétersbourg, par une ligne qui court aussi à peu près au N.-E. M. le capitaine Sobolevski dit, dans son intéressant Mémoire sur le S.-E. de la Finlande (1), que la direction des gneiss des environs d'Imatra, au milieu desquels est creusé le lit de la célèbre cataracte de la Vokça, à quelques lieues au N. de Viborg , est presque de quatre heures , c'est-à-dire presque N. 60" E. par rapport au méridien magnétique. La déclinaison dans cette contrée étant d'environ 8" à l'O. , je me crois fondé à conclure qu'une classe importante des accidents stratigraphiques du S.-E. de la Finlande serait assez bien représentée par une ligne passant à Viborg , et dirigée vers le N. 50° E. Ces accidents stratigraphiques ne se continuant pas dans les couches siluriennes de la côte méridionale du golfe de Finlande, doivent être antérieurs au dépôt du terrain silurien. — Viborg, lat. 60° 42 '40'; long. 26° 25' 50" E.; direction N. 50" E.

10° Montagnes des Maures et de l'Estérel. Dans le chapitre Vi* de V Explication de la carte géologique de France, j'ai consigné un assez grand nombre de directions observées dans les roches stratifiées anciennes des montagnes des Maures et de l'Estérel qui bordent la Méditerranée entre Toulon et Antibes (2). J'ai représenté ces observations par une rose des directions qui rend manifeste la tendance qu'ont les couches dont il s'agit à se diriger vers le N.-E., ou, plus exactement, vers le N. 44° E. (E. 46° N.). Cette direction s'éloigne beaucoup de la direction moyenne des couches du Système du Wetsmoreland et du Hundsriick, auquel j'avais cru primitivement qu'elle pourrait être rapportée. Nous verrons, en effet, plus loin que la direction du Système du Weslnioreland et du Hundsriick, rapportée au Bingcr- Loch ( sur le Rhin ), est E. 31° \ N. Celte direction, rapportée à Hyères, devient E, 32° 55' 47" N., et rapportée à Saint-Tropez E. 32° 33' 58" N. Ces deux dernières orientalious se rapprochent beaucoup l'une ei

(i) Sobolevski, Coup d' œil sur l'ancienne Finlamle. txt. ^-Annuaire du journal des Minet de Russie, i83g. p. 1 17.

(2) Explication d* la Carte téotogique delà Fniiu*, (. I4 p. 467.

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l'autre de l'E. 32" 7 N., et par conséquent, lorsqu'on les corrpare à la direction E. 46° N. indiquée par la rose des direclious , la dilléreiice est de 13*.

Ce fait est un des premiers qui m'aient porté à soupçonner que les directions de date très ancienne, comprises dans la désignation hora 3-4 dont j'indiquerai plus loin l'origine , ou très voisine d'y rentrer, devraient être divisées en plusieurs groupes.

Cette subdivision n'est pas indiquée sur ; la rose des directions des roches schisteuses j anciennes des Maures et de l'Estérel ; mais ' on peut croire que cela tient à l'imperfeclion ' de quelques unes des observations dont celte rose oflre le tableau. La plupart de ces observations sont exprimées en degrés; cependant quelques unes le sont d'une manière plus générale , telle que N.-E. ou N.-N,-E. Les observations qui sont exprimées de cette manière sont celles qui ont été faites en des points où la direction de la straliGcation ne pouvait être mesurée avec plus de précision. Des recherches plus suivies les Teraient disparaître du tableau , où elles seraient remplacées par des directions cotées en degrés qui ne seraient pas toutes E. 45" N. , ou E. 22° \ N., qui pourraient même s'écarter notablement de l'un ou de l'autre de ces deux points de la boussole. Si ce remplacement avait lieu , il est probable que les directions se presseraient en moins grand nombre dans le voisinage de la direction N.-E. Cette direction appauvrie diviserait alors le faisceau en deux groupes, dont l'un se rapprocherait davantage de la direction E.-O., et l'autre de la direction N.-S.

J'ai cherché à effectuer cette décomposition d'une manière approximative , pour voir quelle serait à peu près la direction du groupe le moins éloignéde la direction N.-S.

Pour y parvenir, j'ai remarqué que la rose des directions en contient 92 , comprises entre l'E. 15° N. et TE. 75" N. inclusivement (1). La moyenne de toutes ces

directions est égale à — =46° 34' 34".

J'ai retranché de ces 92 directions toutes celles qui sont comprises entre E. 15° N. et E. 32" 7 N., puis un certain nombre de celles qui sont plus éloignées de la ligne

(i) Explication delà Carie giolo^iqu* dt Ut Frantt, t. I. ». 469.

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E.-O., de manière que la moyenne de toutes les directions retranchées soit environ E. 32° 7 N. Après le retranchement de ces directions , au nombre de 33 , formant un ' total de 1075°, le tableau n'en renfermerait plus que 59 , formant un total de 3200», et donnant par leur moyenne la direction E. 54° 14' 14" N. , ou N. 35° 45' 46'' E. , direction qui ne diffère pas de 4° de celle du Longmynd transportée à Saint-Tropez.

Cette différence , toute faible qu'elle est, pourrait encore être atténuée. En effet , la division du groupe total des directions voisines du N.-E. en deux faisceaux, dont l'un donne à peu près pour moyenne la direction E. 32° 7 N., est un problème d'analyse indéterminée qui peut être résolu de plusieurs manières. Il est aisé de voir que parmi toutes les divisions que comporte le groupe de directions voisines du N.-E., constitué comme il est sur la rose des directions, j'ai adopté celle qui donnait pour le second faisceau la direction la moins éloignée de la ligne N.-S. Mais si le remplacement du petit groupe de directions rapportées exactement au N.-E. était effectué, ainsi que je l'ai indiqué, il existerait d'autres solutions, et, dans celle que l'on obtiendrait en adoptant la marche suivie ri-dessus, le faisceau septentrional se rapprocherait un peu plus encore de la ligne N.-S. que dans la solution que j'ai obtenue; de sorte que la différence 4°, toute faible qu'elle est, se trouverait encore atténuée.

Si les deux faisceaux dans lesquels on peut ainsi diviser les directions des roches stratifiées anciennes des Maures et de l'Estérel correspondent à des phénomènes de dates différentes, il est évident que le plus moderne est celui qui se rapproche le plus de la ligne E.-O., car on observe particulièrement des directions de ce groupe aux environs d'tlyères et dans la presqu'île de Giens, où les roches schisteuses, quarlzeuses et calcaires, paraissent appartenir au terrain silurien et au terrain dévonien ancien {lileslone). Les directions, plus rapprochées de la ligne N.-S. , s'observent au contraire plus particulièrement dans les micaschistes et les gneiss du reste du massif des Maures, ce qui semble indiquer qu'elles sont dues à des phénomènes plus anciecs. Tout conduit ainsi à les rai)procber de cellei

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du Longmynd et des autres localités que nous venons de parcourir. On peut rapporter ces directions à Saint-Tropez, comme à un point suffisamment centrai, relativement à ceux où elles ont été observées. On a ainsi , pour représenter les directions qui nous occupent dans les nioiiiii^nes des Maures et de l'Esterel, — Saint-Tropes , lat. 43» m' 27", long 4° 18' 29 ' E., diteclion N. 35" 45' 46" E.

Il s'agit maintenant de prendre correctement la moyenne générale de ces 10 directions moyennes pariielles , en ayant égard aux positions géograpliiques respectives des points auxquels elles se rapportent.

Pour cela nous exécuterons l'opération indiquée dans le commencement de cette note. Nous choisirons un point sur la direction présumée du grand cercle de comparaison qui doit représenter le Système de Longmynd, et auquel tous les petits arcs qui représentent les directions locales sont considérés comme étant approximativement parallèles ; nous y transporterons toutes les directions, et nous en prendrons la moyenne.

Les dix contrées dans lesquelles nous venons de suivre des lignes slratigraphiques que je crois pouvoir rapporter au Système du Longmynd, sont réparties dans diverses

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parties de l'Europe situées les unes à l'O , les autres à l'E., quelques unes beaucoup au N. et les dernières au S des contrées rhénanes, qui peuvent être considérées comme le centre des parties de I Europe les mieux explorées par les géologues, et dont le lUnger-Loch, sur le Ilhin, est à peu près le point central.

Je suppose que le grand cercle de comparaison dont il s'agit passe au Uinqer-Loch, et je prends ce point pour centre de réduction.

Pour transporter au Dinger-Loch la direction N. 2->" E. observée à Church-Sirellon par 520 35' de igt. N. et 5° 10' 20" de long. 0. , je détermine , au moyen du tableau de la page 189 , la dillérence des angles alternes internes que forme , avec les méridiens du Dinger Loch etdeCburch Slretton, l'arc du grand cerche qui réunit ces deux points : la dillérence est de 8» 2l' 18". J'en conclus que, transportée au Binger-Loch, la direction N. 25" E., observée a Church-Streiion, deviendra N. 25» + 8" 2l' 18" — e E., celant l'excès sphérique d'un triangle sphérique rectangle dont je m'occuperai ultérieurement.

Exécutant la même opération pour chacun des 10 points dont les directions doivent être transportées au Binger-Loch , je forme le tableau suivant, et je fais l'addition.

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Linu

tio

Krei

Zlul

Jlilie

Ulei.

V,bu

Sam

rch-Sirellon N. 25o t'

liiix N. 21 »

il-Jiimes N. 22 30

lie' S N. 33 57 30

>'"gs N. 3-2 .-0 »

?ii de lu distance de Gotheboi-gàGèlle. N. 38 » >

borg N. 42 30 >

-Tiopei. .

En réduisant complètement la somme des données consignées dans ce tableau, elle devient 312" 51'4- ^ ± '> et en divisant cette somme par 10, nombre des directions partielles, on a pour la direction moyenne du Système de Longmynd^ rapportée au

Binger-Loch N. 3i" 17' 60" -f- — — .

Dans cette expression il ne reste plus d'interminé que 2 + c La quantité t , que j'ai fait entrer dans le tableau , est , comme je

T. XUl.

l'ai indiqué ci-dessus p. 183, V excès sphérique d'un triangle rectangle qui a pour hypothénuse la plus courte distance du pomt central de réduction {Dinger-Loch ) au point d'observation auquel elle se rapporte, et pour l'un des angles aigus , l'angle formé par la direction transportée au Binger-Locb avec la plus courte dislance. Il est aisé de voir que, suivant la position respective du point central de réduction et du point d'observalion et suivant la direction qui a été

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