‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 68 sur 147 · T. MU · texte numérisé non relu

T. MU

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dirigée du S.-O. au N.-E., qui en termina aujourd'hui la masse principale, est le résultat de dislocations plus ou moins fortes, suivies rie dénudations.

On peut prendre pour grand cercle de comparaison du Syi^lème de la Côle-d'Or un grand cercle pa.ssantàDijon (lat. 47' 19 25", long. 2° 41' 50'' E. de Paris) et orienté en ce pointa l'E. 40° N.

Une parallèle menée à ce graml cercle par Prees (lat. 52° 58' N., long. 5" 3'— 0. «ie Paris) se dirige à l'E. 45° 57' N. Construite sur une carte d'Angleterre, elle passe à une très petite distance au nord de Wem et à une distance également très petite au sud d'Aiidelm. Tracée sur la carte de M. Murchison, cette ligne représente très sensiblement l'axe longitudinal du bassin de lias de Prees et du bassin de marne rouge dans lequel il est contenu, et celle de la ligne synclinale de ce double bassin. Elle est parallèle, à deux degrés près, à la ligne antidinale qui se dessine au nord de Prees dans le nouveau grès rouge des Peckforton-Hills; mais elle forme des angles de 15 à 20" avec les lignes anticlinales qui, d'AshIey-Heath et de Goldstone- Common, se dirigent vers les masses trappéennes des Bieidden-Hills. Si ces dernières lignes anticlinales sont de l'âge du Système de la Côte d'Or; leur direction dérive sans doute de celle de dislocations antérieures des roches sous-jacentes. Quant à la ligne synclinale du bassin de Prees et à la ligne antidinale des Peckerton-Hills, leur direction, de même que l'âge des couches qu'elles affectent, conduit à les rapporter au S^stème de la Côte d'Or,

Je remarquerai, en dernier lieu, que la ligne de dir»cclion que nous avons tracée par Prees est très sensiblement parallèle à la direction générale des escarpements oolithiques , depuis les collines des Cotswolds, au nord de Bristol, jusqu'aux collines de Ke»teven, au sud de Grantham. Il me paraît extrêmement probable que ces masses juras» siques déjà soulevées, mais moins tronquées vers le N.-O. qu'elles ne le sont aujourd'hui par l'effet des dénudations qu'elles ont subies à diverses époques, ont formé le rivage de la mer dans laquelle, ou sur les rivages de laquelle se sont déposés les terrains crétacés et même le terrain wealdien du S.-E. de l'Angleterre. Cette côte avait, par consé-

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