RAIES, SÉLACIENS
En prenant ce genre pour type, MM. Muller et Henle ont établi, sous le nom de Squa- TINORAJ.E, une subdivision dans le groupe des Raies ( MUll. et H., Plagiost., 18il ). (E. Ba.)
SQUELETTE (zool.) — On désigne généralement ainsi la charpente osseuse des animaux, qui soutient et protège les parties molles du corps et qui est mue par des
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muscles. Pour les auteurs qui ne tiennent aucun compte ni de la dureté, ni de la situation , ni même de la composition chimique des os , le mot squelette a une acception beaucoup plus large, puisque, sous cette dénomination , sont comprises les parties crétacées des crustacés, les productions cornées des insectes , etc., etc. Enfin , pour quelques zoologistes d'un grand mérite, il n'y aurait de squelette que chez les animaux pourvus de vertèbres osseuses , ou les Osleozoaires; les autres, dont les parties dures du corps appartiennent à la peau, constitueraient non plus un squelette, mais bien le Scléretle des invertébrés. Cette diversité d'opinions entre les auteurs est appuyée par chacun d'eux sur des faits qui ne manquent ni de valeur, ni d'originalité , mais qui tous cependant sont loin de s'accommoder à l'ensemble du règne, en ce qui concerne la définition à donner au mol squelette. Ne pouvant pas assigner à ce mot de la généralité en lui conservant de l'exactitude et de la précision, nous nous bornerons dans cet article à l'exposé de quelques faits généraux concernant les animaux vertébrés, seulement en renvoyant aux mots Articulés, Coquilles, Crustacés, Insectes, Mammifères, Reptiles, Mollusques, Système, etc., pour tout ce qui est relatif aux détails pouvant se rattachera telle ou telle autre théorie (1).
(c) Nous avons représiinté, planche I de l'atlas, en tête des Bimanes, le squelette de l'homme, afin de donner une idée exacte des différentes pièces qui le composent. En voici rénumération succincte : Colonne vertébrale ou rachis; elle est représentée par une tige osseuse, creuse, flexible, située entre 'e crâne et le bassin; elle forme, eu la mesur;int jusqu'au coccyx, la moitié environ de la hauteur totale de l'homme; elle sert de soutien a presque tout l'édifice osseux, de cylindre piotecteur à la moelle et de levier principal au corps. Cette colonne est composée de itombreux os empilés, qu'on appelle vertèbres. Les unes, dési* gnées sous le nom de vraies, sont séparées et mobiles ; le« autres, nomnicps/oB^M, sont soudées entre elles ; les premières sont au nombre de vingt-quatre, dont se^l cervicales ( n. ik-, pi. I, fig. i), douie dorsales (n. ■; à 19), ri cinq lombaires (n. 19 à 24); les secondes sont au nombre de neuf, dcint cinq pour le sacrum et quatre pour le coccyi
Les vraies vertèbres sont séparées les unes des autres pa? une substance fibreuseou ligamenteuse, dite intervertébrale, qui augmente l'étendue de la tige rachidienne. C'est l'aj. faissement de cette substance qui détermine, après de longues marches ou la station prolongée, une diminution de taille de 2 à 5 centimètres. La colonne vertébrale, dans son ensemble, présente quatre courbures: antérieurement elle est convexe dans la légion cervicale, concave dans la région dorsale, convexe dans la région lombaire, et de noiiveaa concave dans la région sacro-roccygleniie. Ces courburei, toutefoii, sont soumises à de nombreuses variétés indivi-
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Le Squelette, ou la charpente osseuse des animaux vertébrés , se compose d'un grand nombre de pièces, toutes assujetties les unes aux autres, au moyen de ligaments ou de
duelles, et paraissent, dans tous les ras, avoir pour effet (rhiigmcnter la résistance de la colonne vertébrale, dans le sens vertical, en lui donnant une grande élasticité. Dans le pixinier âge, les courbures en question n'existent point, et le i-acliis représente une pyramide dont la base est tournée ni haut au lieu d'être tournée en bas, comme chez l'adulte. Enfin, chei le vieillard, la colonne épinière devient le siège d'une courbure antérieure plus ou moins prononcée , qui, à la longue, détermine la soudure de plusieurs vertèbres, et par suite la raideur des mouvements du tronc.
Toute vertèbre offre pour caractère général : i» un tiou vertébral ou rachidien (n. i, pi. F, fig 2 à 5) pour loger la moelle épinière; 2* une partie renQée plane (n. 2) qu'on nomme corps de la vertèbre ; 3° une apophyse épineuse (11. 3); 4* deux apophyses transverses (n. 4); 5* deux apophyses supérieures (n. 5), et deux inférieures, qui servent à la réunir aux vertèbres voisines : ces apophyses sont très rudimentaiies sur la première et la deuxième vertèbre du cou (fis, 2 et 3); 6» enfin deux échancrures supérieures et deux inférieures, qui concourent à former ce qu'on appelle les Irout de conjugaison. Ceux-ci sont situés sur les côtés de la colonne vertébrale, et servent a livrer passage aux nerf» de la moelle et aux vaisseaux .
Indépendamment de ces caractères généraux des vertèbres,, il existe aussi des caractères distinctifs à l'aide desquels il est 1res facile de reconnaître à quelle région du tronc elles appartiennent. Ainsi les vertèbres cervicales (fig. 2 et 3) se reconnaissent toujours à la présence ilu trou dont est percée la base de leur apophyse transverse; les dorsales à la présence de fosses articulaires ( n. 6, fig. 4 ) creusées sur les parties latérales de leur corps et à la facette articul.iire de chaque apophyse transverse (n. 4); 'es lombaires enfin (fig. 5), à l'absence des caractères que nous venons d'assigner aux vertèbres dorsales et à la prépondérance de leur volume.. On peut aussi reconnaître facilement certaines vertèbres parmi celles d'une même région; la première, par exemple, ou atlas (fig. 2), n'a point de corps bien prononcé; le trou vertébral est beaucoup plus grand que celui de toutes les autres vertèbres, parce que une partie de cet anneau sert à loger l'apophyse odontoide (n.6, fig. 3) de la seconde vertèbre; son apophyse épineuse est très rudimentaire, les transverses sont, au contraire, très volumineuses, et sont creusées, ainsi qu'une partie du corps vertébral, de quatre facettes articulaires, dont les supérieures (n. 7, fig. 2), très larges, reçoivent les condyles de l'occipital, et les inférieures, plus petites, s'articulent avec la seconde vertèbre. L'apophyse bdontoide (n. 6). espèce de pivot cylindrique de 2 centimètres de longueur, • utour duquel tourne la tcle, constitue le caractère distinctif de la seconde vertèbre cervicale ou ans (fig 3). La septième vertèbre cervicale, nommée aussi proéminente, se distingue des autres par le volume très considérable de son opuphyse épineuse. La première vertèbre se reconnaît • une facette complète, existant sur chaque côté du corps, pour l'articulation de la première côte, et à une facette Incomplète, située aussi de chaque côté, et servant à l'ar« liculation de la seconde côte. La onzième et la douzième Vertèbre dorsale présente, de chaque côté, une seule facette articulaire complète, destinée à l'articulation des deui
Quant aux vertèbres dorsales intermédiaires, elles ont toutes deux demi-facettes articulaires de chaque côté, en wrte que Von ne peut le distinguer entre elles que par le
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muscles. Les membres antérieurs ne sont attachés que par des faisceaux musculaires, dans les quadrupèdes sans clavicule; mais dans les quadrupèdes qui en ont une, elle
volume du corps vertébral, qui va en augmentant depuis la première jusqu'à la douzième. Enfin les vertèbres lom-
numbre de cinq, n'ont plus de facettes articuir corps est plus étendu transversalement que
d'avant en arrière, et le volume de chaque vertèbre d'asitant plus épais qu'on se rapproche du sacrum. Quant am vertèbres s.icro-corrygiennes , au nombre de neuf, ellci sont, dans l'âge adulte, réunies en deux os; les cinq piemieres forment le sacrum , ainsi nommé parce que les an« ciens avaient pour coutume d'offrir aux dieux, dans les sacrifices, cette partie de la victime; les quatre autres forment le coccyx, l'un et l'autre sont placés entre les os coxaux (n. 26) sur la ligne médiane, et concourent à former l'excavation du bassin.
Pour terminer la description des parties osseuses qui entrent dans la composition du tronc, il nous reste à parler des côtes et du sternum.
Les côtes.ordinairement au nombre de vingt-quatre, douze de chaque côté, sont des arcs aplatis, osseux dans leur quatre cinquième postérieur, cartilagineux dans leur cinquième antérieur. Elles sont toutes articulée», d'une part, avec les vertèbres dorsales; de l'autre, les sept premières seulement, avec le sternnm. Ces dernières sont nommées côtes vraies, cotes sîeinales ou côtes vertcbro-sternales; tandis que l'on entend par côtes asternales, côtes fausses, ou côtes vertébrales, celles qui ne s'articulent pas d'une manière immédiate avec le sternnm; on nomme aussi côtes flottantes les quatre dernières fausses côtes, parce que leur extrémité antérieure est mobile (voyez fig i, n" i3). Les côtes sont en général tordues sur elles-mêmes, de telle sorte que les deux extrémités ne peuvent reposer en même temps sur un plan horizontal. Elles présentent une extrémité postérieure ou tète, supportée par «n col, à côté duquel est une surface articulaire (n» 9, fig. 6), qui correspond à celle qu'on remarque sur les apophyses transverses des vertèbres dorsales (fig. 4, II. 4); une extrémité antérieure qui se réunit avec son cartilage costal (n. 20, fig. 1); une face externe ou eu-
un bord supérieur curviligne, épais, arrondi, un inlèrieur mince, tranrUint, creusé d'une gouttière ou sillon, qui lecoit et protège les vaisseaux et nerfs intercostaux. Les caractères différentiels des côtes se rapportent surtout à la longueur qui va en augmentant depuis la première jusqu'à la sixième inclusivement , et en diminuant depuis la septième jusqu'à la dernière. La première côte est la moins longue cl proportionnellement la plus large de toutes. Les onzième et douzième d'îles diffèrent des autres par leur tétf pourvue d'une seule facette articulaire aplatie, par l'absence de gouttière, et par l'absence d'un col proprement dit (voy. fig. 7), Le sternum (n. 8. fig. 1). situé entre les côtes (n. 21) et
dans la place qu'il occupe, il s'élève et s'abaisse dans l'art» de la respiration. La longueur est proportionnellement moins considérable chez la femme que chez l'homme. Son bord supérieur on claviculaire offre une ècliancrure (n. ii) qui porte le nom de fourchette du sternum; de chaque rôle est une facette articulaire oblique, pour recevoir l'cxtiè. mité interne de la clavicule; sa partie inférieure ou abdo. minale est formée par l'appendice xiphaidc (n. 12); sa Ion» gueur, sa forme et sa direction présentent une foule de variétés suivant les individus. Enfin, par tes bords latéraux. le sternum s'articule d'iiae manière immédiate avef lesdeitJ
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lient au sternum par un os simple, et, dans plusieurs oiseaux et plusieurs reptiles, par un os double. La plupart des poissons l'ont fortement liée à la tête par une ceinture osseuse; dans les raies, c'est à l'épine qu'elle
clavicules, et par l'entremise des cartilages costaux (n. 20) «vec les qnatorze vraies côtes.
La TÊTE se compose de la re'gion crânienne et de la région faciale; le crâne comprend liuit os chez l'adulte, dont quatre Aont impairs et les quatre autres symétriques ou pafrs. Les premiers sont sur la ligne médiane et d'arrière en avant.
1» Uoccipital; il occupe la partie postérieure et inférieure du crâne, et en forme, pour ainsi dire, la base. Cet os pré- «eiite un de» plus grands trous du squelette, nommé trou uitipital, par où passent la moelle et ses enveloppes. La face interne de l'occipital présente quatre fossettes séparées les unes des autres par une saillie cruciale; les deux supérieures logent les extrémités postérieures des lobes du cerveau ; les deux inférieures, les lobes spliériques du cervelet. L'occipital répond, en bas. à la colonne vertébrale; en avant au spliéno'ide; sur les cotés aux pariétaux et aux temporaux.
2° Le sphénoïde occupe la partie moyenne de la base du crâne ; il est formé d'une partie centrale ou corps, de deux prolongements nommés grandes et petites ailes du sphénoïde, et de deux apophyses nommées ptctygoïdiennes. Cet os a des connexions avec tous les os du crâne, et avec quelques uns de ceux de la face.
3° Velhmoide présente une multitude de trous, pour le passage des Ciels nerveux affectés à l'odorat. Sa face supérieure correspond à la cavité du crâne, l'inférieure aboutit aux fosses nasales, et ses faces latérales concourent à former l'orbite.
4" Le frontal ou eoronal, enfin, situé au-dessus de la face et à la partie antérieure du crâne, présente les bosses frontales, les arcades surcilières , les trous sus-orbitaires et la Voûte orbitaire dans laquelle est logée la glande lacrymale.
Les os pairs du crâne sont les pariétaux et les temporaux. Ceux-ci recèlent dans leur épaisseur un appareil compliqué appartenant à l'organe de l'ouie. Vu par la face interne, le temporal présente une éminence pyramidale, percée du trou auditif interne, qui, à cause de sa dureté, porte le nom de rocher.
Quant à la région faciale, elle se divise en deux parties: la première, ou mâchoire supérieure, comprend treize os; la «ecoude, ou mâchoire inférieure, un seul. Des quatorze os qui constituent la face, deux seulement sont impairs ou médians : ce sont le vomer et le maxillaire inférieur. Tous les autres sont doubles et forment six paires, savoir : les maxillaires supérieurs, les os de la pommette, les os palatins, les es propres du nez, les os unguis et les cornets inférieurs.
Les MEMBRES TH0R4C1QUES Se divisent en quatre parties qui sont: l'épaule, le bras, l'avant-bras et la main.
L'épaule se compose de deux os, la clavicule et l'omoplate (■i.i4, Cg >).
La clavicule occupe la partie antérieure et supérieure du Iborax : sa longueur varie dans les différents individus et surtout dans les sexes. Elle est généralement plus longue et moins courbée chez la femme que chez l'homme, plus forte et surtout plus garnie d'aspérités chez les individus qui se livrent à une profession manuelle, pénible et continue.
L'omoplate constitue la partie postérieure de l'épaule; elle est plus volumineuse chez l'homme que chez les animaux. Cet os large, mince, triangulaire, présente deux faces. La postérieure (fig. 8) est divisée en deux régions par l'épine scapulairp (n. 2); la supérieure est la fosse dite sus-épineuse; l'inférieure la fosse sous-éoineuse, L'extrémité libre de l'é-
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s'attache ainsi. Les membres inférieurs ou postérieurs , au contraire, sont fortement attachés au reste du Squelette par le moyea du bassin, excepté chez les poissons, notammedt chez les Abdominaux , où ils sont
pinescapLjaire constitue l'apophyse acromion, et s'articule, avec la clavicule.
L'angle interne de l'omoplate présente une cavité ovalaire (n. 4) destinée à l'articulation du bras avec l'épaule, et surmontée par l'apophyse coracoïde (n. 3).
Le bras est formé d'un seul os nommé humérus (n. i5); il s'articule d'une part avec l'omoplate, de l'autre avec le radius et le cubitus.
De ces deux os de l'avant-bras, le cubitus (n. 16) est un peu plus long que le radius (n. 17).
La main, dernière partie du membre thoracique, se compose de huit os (n. i8j solidement articulés entre eux, et dont la réunion constitue le carpe ou le poignet ; d'une rangée de ruiii os (n. 22) appelés os métacarpiens : leur ensemble constitue la paume de la main; enfin des doigts (n. 23) tous formes de trois os, que l'on appelle phalanges, excepté le pouce qui n'en a que deux.
Les MEMBRES ABDOMINAUX sc dlviscnt, de même que les membres thoraciques, en quatre parties: la banche, la cuisse, la jambe et le pied.
La hanche se compose de l'os coxal (n. 26) le plus volumineux de tous les os larges du squelette, et le plus irrégulier quant à sa forme. 11 présente en avant une cavité appelée cotyloide, la plus profonde de toutes les cavités articulaires, qui reçoit la tète du fémur. Au-dessous et en dedans de la cavité cotyloide se voit le trou sous-pubien (n. 25), d'une forme ovalaire chez l'homme, plus petit et triangulaire chez la femme. L'os coxal s'articule avec le fémur, d'une part; de l'autre avec le sacrum et son semblable, pour constituer le bassin. Cftte grande cavité osseuse, iriégulière, ouverte en haut et en bas, étant différemment disposées dans l'un et dans l'autre sexe, il est facile de savoir auquel des deux appartient le squelette qu'on examine. En effet, chez l'homme, il y a prédominance des dimensions en hauteur, tandis que le contraire a lieu chez la femme. Les fosses iliaques sont chez elle plus larges, plus déjetées en dehors que chez l'homme ; les deux cavités cotyloïdes sont aussi plus écartées, ce qui détermine un plus grand éloignemcnt des fémurs et imprime, à la démarche de la femme, un caractère particulier. Enfin, la symphyse du pubis (n. 29) a plus de hauteur chez l'homme, son cartilage est triangulaire, tandis que chez la femme, l'arcade du pubis est arrondie, plus large et mieux indiquée.
La cuisse est formée par un seul os, le fémur (n. 3o). situé entre le bassin et la jambe. Il présente à son extrémité supérieure une tète soutenue par un col qui se continue avec le corps de l'os, et qui forme avec lui un angle obtus. Audessous du col du fémur se voit une grosse apophyse (n. 3i) nommée grand trochanter; au-dessous et à la partie interne du col, une autre éminence (n. 32) moins volumineuse ap> pelée petit trochanter. L'extrémité inférieure du fémur esl d'un volume considérable; elle se bifurque et forme deuj éminences convexes articulaires qu'on appelle condyles; c'est entre ces deux éminences que se trouve la rotui . (n. 33).
La jambe est formée de deux os, le tibia et le péroné. Le tibia (n. 34) est, après le fémur, le plusvolumineux et le plu« long des os du squelelte; son extrémité supérieure, beaucoup plus grosse que l'inférieure, offre plus d'étendue transversalement que d'avant en arrière. L'extrémité iiiféiieure (n. 35)
liculairc quadrilatère, un 05 <lu pied nommé astragale. Ls .
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libres et simplement suspendus dans les chairs.
Tous les os qui entrent dans la composition du squelette se rapportent à trois divisions principales, la tête, le tronc et les extrémités. La. tête ne manque jamais, il en est de même du tronc qui est composé des vertèbres auxquelles il se joint le plus souvent par les côtes et le sternum. Les vertèbres i|ui soutiennent les côtes se nomment vertèbres dorsales; celles qui sont entre les dorsales et la tèle, vertèbres cervicales; celles qui son t derrière les dorsales, t'er<é6res?om6aùes; celles qui tiennent au bassin ou à l'extrémité postérieure, vertèbres sacrées ou pelviennes; et celles qui forment la queue, vertèbres coccygiennes ou caudales. Il n'y a que quelques mammifères en très petit nombre (les Roussettes) et le genre des Grenouilles qui n'aient point de coccyx. Très peu die Poissons peuvent être considérés comme ayant des vertèbres cervicales. On sent du reste que cbez ceux où il n'y a point de côtes il n'y a point non plus de distinctions à établir au point de vue des régions dorsales, cervicales, lombaires, etc. Les vertèbres caudales, toutefois, se distinguent des vertèbres abdominales par la présence d'apopbyses épineuses descendantes.
Relativement aux côtes, on nomme vraies côtes, celles qui vont des vertèbres au sternum, et fausses cotes celles qui n'atteignent pas celui-ci. On devrait ensuite nommer côtes sternales celles qui ne s'articulent pas avec les vertèbres, exemple le Crocodile, et côtes vertébrales celles qui, comme chez le Caméléon, s'unissent entre elles, en avant du corps, sans rencontrer le sternuoa.
Bbia s'articule aussi avec le péroné et avec la rotule , par fintermédiaire du ligament rotulien.
Le péroné (n. 36J est situé à la partie externe du tibia; il est le plus grêle de tous les os longs ; son extrémité supérieure ou tète piésente une facette articulaire qui s'adapte tur le tibia; son extrémité inférieure constitue la malléole externe, et s'articule avec l'astragale et le tibia.
Le pied se compose de vingt-six os. Le tarse (n. 37), qui correspond au carpe de la main, a un us de moins Les cinq premières i?olonnes (n. 38) forment le métatarse, et les suivantes consiituf nt les orteils composés chacun de trois os, à l'exception du gros orteil qui n'^n a que deux.
Pour terminer la description des pièces qui entrent dans la composition du squelette , il nous reste à parler île Vbyoïde. Cet os ( flg. 10) a une f^.rme paraliolique; il est situé eiitie la base de la langue et le larynx; ses dimenlioiis sont pltu coauiiéraifles cb» riioœifc' ^ae ctaez la
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La tête, qui dans l'origine de la forrvi.itjon seiiible n'être qu'un renflement ruihidien , se divise plus tard en trois parties. Ce sonî le crâne, qui contient le cerveau; la face, qui comprend les fosses nasales , les orbites, la mârhoire supérieure; et enfin la mâchoire inférieure qui est toujours plus ou moinj mobile.
Relativement aux membres thoraciquei et pelviens, ils se divisent, lorsqu'ils sont complets, en quatre parties, qui sont, pour les premiers : l'épaule, le bras, ravantrbras et la main ; et pour les seconds, la hanche, la cuisse, la jambe et le pied. Les Reptiles ophidiens et les Poissons, surtout ceux qui ont des nageoires ventrales, ne présentent pasà beaucoup près les mêmes particularités.
Toutefois, l'omoplate ne manque jamais, tant que l'extrémité thoracique existe. Il n'y a qu'un seul os pour le bras. Il y en a presque toujours deux pour l'avant - bras.
Ceux de la main ne varient que pour le nombre, car on distingue toujours le carpe , le métacarpe et les doigts , même dans les oiseaux et dans les cétacés, où tout semble, à l'extérieur, confondu et réuni. En général, les membres thoraciques ou pelviens subissent de grandes modifications dans la série des vertébrés, surtout si l'on a égard à leur nombre. La plupart d'entre eux ont deux paires de ces appendices; mais un grand nombre de genres de dillerentes classes n'en ont qu'une seule, d'autres n'en ont point du tout. Parmi les Mammifères, les Cétacés sont privés de la paire postérieure, et la paire antérieure ressemble plutôt à une nageoire qu'à un véritable membre thoracique. Les Reptiles présentent toutes les combinaisons possibles; ils peuvent avoir les deux paires à la fois, la paire antérieure ou la postérieure seulement, ou bien manquer enlièremenl de membres. Enfin, les Poissons présentent de fréquentes variations quant au nonibre, à la position et à la forme de leurs membres, mais point quant à leurs fonctions. Les nageoires pectorales sont sous ce rapport les analogues des membres thoraciques, el les ventrales les analogues des membres pelviens. Ce qu'il y a de remarquable encore à signaler ici, c'est que, en comparant ensemble toutes les variations du nombre des membres dans les différentes classes, il est facile de voir que la paire antérieure est
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beaucoup plus cutisianlc que la postérieure. Le genre bipède ou hystérope paraît iiiêtne être le seul quiait des membres abdominaux «ans avoir des membres thoraciques; encore existe-t-il sous la peau quelques rudiments de ceux-ci. On trouve également chez le Dugong que les os pelviens n'ont point entièrement disparu, et que chez les Ophidiens eux-mêmes, chez les Orvets et dans quelquesgroupes voisins des Sauriens, une dissection attentive fait également découvrir les rudiments des membres pelviens. M. Is. Geoffroy Sain t-Hilaire, notre savant collaborateur, a fait remarquer avec justesse que, parmi les vertébrés, on ne trouve jamais, dans l'état normal , de différence entre les appendices d'un côté et ceux de l'autre, comme cela a lieu quelquefois chez les animaux inférieurs, même parmi les articulés, et de plus que la symétrie est un caractère plus constant pour le squelette des vertébrés que pour celui des artii ulés, et à plus forte raison que pour celui des autres invertébrés. Il y a cependant, chez un grand nombre de poissons, un défaut de symétrie dans la portion antérieure de l'axe vertébral: la tête tout entière est modifiée d'une manière si remarquable , que chez tous les pleuronectes, par exemple, les yeux sont placés du même côté. Or, ce défaut de symétrie est d'autant plus extraordinaire que, chez ces mêmes poissons , elle n'affecte que les régions crâniennes. La symétrie est donc en définitive la règle, l'asymétrie l'exception. Maintenant que nous avons passé rapidement sur tous les points de généralités qui ont trait au squelette des animaux vertébrés, il nous reste à indiquer sa composition chimique. Oiif.'inairement , le squelette est de l'albumine condensée. Cette albumine, d'après Carus , desséchée à l'air ou coagulée dans l'eau, à la surface du corps, et sous la forme du squelette cutané , devient de la corne, ou bien, ne faisant que se pétrifier dans l'eau, elle devient une coquille calcaire. La môme albumine, se condensant toujours de plus en plus à l'intérieur comme squelette viscéral, «ievient cartilage. Enfin, se déposant autour du système nerveux, comme névro-squelette, et se pénétrant de la nature phosphorique de la moelle nerveuse, elle devient phosphate calcaire ou os. Quoi qu'il en soit de celte manière de voir, toujours est il que l'os prl-
mitivement est compose , chez !e fo&tus des animaux vertébrés , de parties organiques et de parties inorganiques dans des proportions' très variables qui changent constamment, suivant l'âge et même suivant les diverses régions d'un même squelette. L'analyse des os diffère aussi , suivant les classes et les espèces de vertébrés, comme encore suivant que l'animal auquel ils appartiennent a été nourri de telle ou de telle autre manière. Les tableaux suivants, du reste, feront mieux ressortir tous les détails à cet égard.