‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 103 sur 173 · SGR · texte numérisé non relu

SGR

GENRES

• Salpiglossidées. Corolle à segments (^gaux, dont la préfloraison est indupliquée ou à deux lèvres, la bilobée extérieure, piiée sur les sinus. Inflorescence centrifuge.

Tribu 1. — Salpiglossées,

Mêmes caractères.

Duboisia, R. Br. — Anthocercis , Labill. •^ Schwenckia , L. {Chœtochilus , Vabl. — Matheat, Well. ) — Leptogîossis , Benth. — Browalia, L. — BrunfeUia, Sw. (Franciscea, PoM.) — Heteranthia, Nées, Mart. (Vrolichia, Spreng. ) — Salpiglossis , R. Pav. — Schisanthus, R. Pav.

** Antirrhinidées. Corolle bilabiëe , la lèvre bilobée extérieure. Inflorescence uniforme centripète ou composée.

Tribu 2. — Calcéolariées.

Corolle bilobée, à lobes entiers et concaves. Calice à 4 divisions valvaires. Inflorescence composée. Feuilles opposées ou verticillées.

Calceolaria, L. {Jovellana, R. Pav.)

Tribu 3. — Verbascées.

Corolle en roue , à lobes planes disposées en deux lèvres. Étamines déclinées. Inflorescence uniforme. Toutes les feuilles alternes.

Verbascum, L. — lanthe, Griseb. — Celsia, L. {Diiaxia, Raf. — Thapsandra. Griseb.)— Staurophragma, Fisch., Mey.

Tribu 4. — Hémiméridées.

Corolle en roue ou plus rarement tubuleuse , munie de bosses ou d'éperons.

Capsule bivalve. Inflorescence uniforme.

Feuilles, au moins les inférieures, opposées.

Alonsoa, R. Pav. — Schistanthc , Kunz.

— Angelonia, Humb., Bonpl. ( Physidium, Schrad. — Schelveria et Thylacanlha, Nées, Mart. ) — Hemimeris , Thunb. — Diascia, Link., 0\t.— Colpias, E. Mey. — Nemesia, Venl. — Diclis, Benth.

Tribu 5. — Antirrhinées.

Corolle tubuleuse, ordinairement munie de bosses ou d'éperons. Capsule s'ouvrant par des pores. Inflorescence uniforme.

Feuilles, au moins les inférieures, opposée» ou verticillées.

SCR

Linaria, L. {Elatine, Mœncb. — Cytnbalaria, Gray. — Kickxia, Desm.) — Anarrhinum, Desf. (Bhnbuleta, Forsk.) — Antir^ rhinurn, L. {Orontium, Pers.) — Galvesia J. non R. Pav. {Agassizia, Chav.) — Mau randia, On. {Usleria, Cav. non W.) — Z,aphospertnum. Don. — Rhodochilon, Zucc.

Tribu 6. — Chélonées.

Corolle tubuleuse sans bosses ni éperon?. Fruit capsulaire 2-4-valve, plus rarement charnu. Calice à préfloraison imbriquée.

Inflorescence composée.

Phygelius, E. Mey. — Pauloiunia, Sieb., Zucc. — Wightia , Wall. — Diplanlhera , Banks, Sol. — Halleria, L. — Scrophularia, L. — Collinsia, Nuit. — Chelone, L. — Peutslemon , Lher. (Elmigera, Reich. — Damnthera, Raf.) — Chionophila, Benth. — Husselia , Jacq. — Freylinia, Coll. — Teedia , Rud. — Anastrabe , E. Mey. — Ixianthes , Benth. — Leucocarpus, Don. {nemichœna, Benth.)

Tribu 7. — Escobédiées.

Corolle tubuleuse sans bosses ni éperons. Capsule bivalve. Calice très développé à préfloraison valvaire. Inflorescence centripète , à pédoncules munis de deux bractées opposées. Feuilles , au moins les inférieures , opposées.

Escobedia, R. Pav. — Physocalyx, PohI.

— Melasma, Berg. {Nigrina, L. — Lyncea, Cham. — Gastromeria , Don. ) — Alectra , Tlninb. (Grnssosli/les, Cham., Schlecht. — Slarbia, Pet. Th.)

Tribu 8. — Gratiolées.

Corolle tubuleuse ou très rarement en roue , sans bosses ni éperons. Capsule bivalve, très rarement indéhiscente. Calice à préfloraison imbriquée. Inflorescence généralement uniforme.

Leucophyllum, Humb., Bonpl. — Aptcsimum, Burch. (Ohlendorffia , Lehm. — Chilostigma, Hochs.) — Peliostomum , E. Mey.

— Anticharis , Endl. {Meissarhena , R. Br.)

— Doralanlhera, Benth. — Nyclerinia, Don. ( Zaluzianskya , Schmidt) — PolycarenOf Benth. — Phyllopodium, Benth. — Sphenandia, Benlh. — Cliœnosloma, Benth. — Lyperia, Benth. — Sutera, Roth. — Manulea, L. iNcmia, Berg.) — Diplacus, Nutt.— Afi-

SCR

tmdus, L. {Uvedalia, R. Br.— Erylkranlhn, P-i). ) — Eunanus , Benlh. — Metospoma , Benth. — A/azus, Lour. {Hornemannia, W.) ^Dodarlia, L. — Lindenbcrgia , Lehm.

{Brachrjcoris, Schr. — Bovea, Decaisne.) — noiirtchia, Cham., Schl. (Achetaria, Cham., clil, ) — Tetraulacium , Turck. — Ptero- "'igma, Benth. — Stemodia, L. {Adenosma, ii. Br. — Unanuea, R. Pav.) — Movgania, R, Br. — Limnophila , R. Br. (Ambulia, I.am. ) — Conobea , Aubl. ( Sphœrotheca , Cham., Schl. — Leucospo7-a , Nuit. ) — Lafneiitea , Lag. ( Durieua, Mer. ) — Schislophragma, Benth. — Herpestis, Gœrln. {Herpesles, Endl. — Monniera, P. Br. non L. — Pramia, Lam. — Septas, Lour. — Caly triplex et Mecardonia , R. Pav. — Caconapca et Ranaria, Cham. — iJ/eiia, Vand. — Heinzellmannia , Neck. ) — Bacopia , Aubl. — Geochorda, Cham., Schl. — Ildefonsia, Gard.

— Gratiola, L. ( Sophronanlhe , Benth. — Ntbona, Raf.) — Dopatrium, Ham. — Artanema. Don ( Diceros, Pers.) — Curanga, J. (Symphillium, Griff.) — Torenia, L. {Nortenia, Pet. -Th. — Cralerosiigma, Hochst. — DunaJia, R. Br.) — Vandellia, L. {Tillmannia, Reich. non Brongn. — Ilogeton , Endl,

— Friesia, Hassk.) — Lindernia, AU. {Pyxidaria, LindI) — Ilysanthes, Raf. — Bonnaya, Link, Ott. — Peplidiiim, Del. — Micranthemum, Michx. — Hemianthus, Nutt.

*** Rhinanthidées. Corolle bilabiée , la lèvre bilobée jamais extérieure. Inflorescence centripète ou composée.

Tribu 9. — Stibthorpiées.

Feuilles alternes , ou fasciculées avec les fleurs aux nœuds, plus rarement opposées, mais sans être connées. Fleurs solitaires aux aisselles des feuilles ou fasciculées, plus rarement en cymes.

Amphianlhus , Torr. — Hydranthelium , Kth. — Glossosligma , Arn. — Tricholoma, Renth. — Limosella , L. — Sihlhorpia , L. (Disandra, Lf.) — Hornemannia, Benth. non Vahl. — Hemiphragma, Wall. — Capraria, L. {Xuaresia, R. Pav.) — Pegosloma, Schrad.

— Camptoloma, Benth. — Scoparia, L.

i Tribu 10. — Buddleiées.

Feuilles opposées réunies par une crête ou une membrane transversale. Fleurs en cymes, plus rarement solitaires aux aisselles des reuiltes.

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Microcarpœa , R. Br. — liryodes, Benth, — Polypremum, L. — Gomphosligma, Turck, Nuxia, Lam. {Lachnopylis , Hochst. — Psiloxylon, Pet.-Th.) — C/u7(an(/iMs, Burch.— Buddleia, L. {Romana, Vell.)

Tribu 11. — DiGiTALÉES.

Toutes les feuilles alternes. Inflorescenco en grappe.

Isoplexis, Lindl. (Calli. nassa, Webb.).— Digilalis, L. — Erinus , L. — Picrorhiza , Royl. — Synthyris, Benth. — Wulfenia , Jacq. — Calorhabdos, Benth.

Tribu 12. — Véronicées.

Feuilles, au moins les inférieures, opposées. Inflorescence en grappe. Étamines distantes. Anthères à deux loges distinctes ou confluentes.

Pœderota , L. — Veronica , L. ( Hebe , J.

— Aidelus, Spreng, — Leplandra, Nutt. — Callistachya et Euslachya, B.ait.—Diplophyllum , Lehm.) — Aragoa , Kth. — Ownsèa, J. {Dichroma, Cav.)

Tribu 13. — Bdchnérées.

Feuilles, au moins les inférieures, opposées. Inflorescence en grappe. Étamines rapprochées par paires. Anthères réduites à une loge unique.

Buchnera, L. {Piripea, Aubl.) — Striga, Lour. {Campuleia, Pet.-Th. ) — iJ/iamp/tJcarpa , Benth. ( Macrosiphon , Hochst. ) — Cycnium, E. Mey. — Hyobanche , Thunb.

Tribu 14. — GÉRARDIÉES.

Feuilles, au moins les inférieures, opposées. Inflorescence en grappe. Étamines rap' prochées par paires. Anthères à deux loges souvent mucronées, égales, ou l'une tendan» à avorter.

Hydrotiche, Zucc.—Compylanthus, Roth.

— Rhaphispermum, Benth. — Micrargeria, ]ienl\x,—Leptorhabdos,Sc\na\Kk{Dargcria, Decaisn.) — Seymeria, Pursh. {Afzelia, Gme].)~OtophyUa,'Beat\i. — StiDi'a, Benth, — Macranlhera^ToTT. {Conradia, Nutt. non Mart.)— Esterhazia, Mik. — Gerardia, L.

(Virgularia, R. Pav.) — Dasystnma, Raf.

— Graderia, Benth. — Sopubia, Ham. [Rhaphidophyllum, Hochst.) — ^niai/a, Harv.— Harveya, Hook. — Centranthera, R. Br.

{RazurnoviOt Spreng.)

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Tribu 15. — Edphrasiées.

Inflorescence en grappe. La lèvre bilobée en casque ou concave, dressée.

Caslilleia, Lf. {Euchronia, Nuit.) — Orthocarpus. Nuit. (Triphysaria, Fisch. Mey. — Onchorhyncns , Lehm.) — Cordylanthus, Nuit, {Adenostegia, Benlh. ) — Schwalbea , L. — Siphonoslegia , Benlh. — Synnema , Benlh. — Phleirospermum, Bung.— Lamourouxia, Klh.— Eufragia, Gris. — Trixago, Stev. — Bartsia, L. {Stœhelina , Hall. ) — Odonliles, Hall. — Euphrasia, L. — Cymbaria, L. — Bungea, C.-A. Mey. — Rhinanthus, L. {Alectorolophus, Bieb.) — PediciilariSf L. — Melampyrum, L.

Outre ces genres si nombreux, on en cite encore quelques uns qui, imparfaitement connus, n'ont pu se classer dans les tribus précédentes , savoir : Diceros , Lour. non Pers. — Gomara, R. Pav. — Parentucellia, Viv. — Picria, Lour. — Poarium, Desv. — Sanchezia, R. Pav. — Tala, Blanco.

Nous ne terminerons pas sans rappeler l'inléressanle observation faite rf^emment par M. Decaisne sur plusieurs dcn genres de la dernière tribu, qui, quoique munis de feuilles vertes, vivent en parasites sur les racines d'autres plantes auxquelles leurs propres racines se fixent par des suçoirs en forme de tubercules, il est probable que ce mode de végétation se retrouve dans la plupart des autres genres, et même dans quelques uns des Buchnérées. H se lie à une structure particulière de la tige dépourvue de rayons médullaires , et à la tendance de ces plantes à noircir et à devenir friables dès qu'elles sont déraeinées, et se trahit par l'impossibilité de les cultiver dans les jardins , ainsi que par l'influence nuisible qu'elles exercent sur les végétaux voisins aux dépens desquels elles vivent. (Ad. J.)

*SCIILDA. CRUST. — Mtlnster, dans les BeUrage zur Pelrebaclenkunde , désigne sous te nom un g. de l'ordre des Ispodes. (H. L.)

*SCl]TASTERÎAS {sculum, bouclier).

ÉciuN.— Dénomination employée par M. de niainville pour désigner la quatrième seclion des Astéries comprenant les espèces pentagonalos plus ou moins lobées et articulées à leur circonférence : telles sont les A. tcssellata et A. punclata de Lamarck , ainsi que ieii A. equestris, A. reticulala, A.

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nodosa, A. oUusangula et A. carinifera dii même auteur. M. Agassiz en fait son genre Goniasler; la plupart de ces espèces appartiennent au genre Oreaster de MM. J. Muller et Troschel , les autres sont réparties par ces zoologistes dans leurs genres Astrogonium, Asteropsis et Echinasler. Voy. steL' LÉRmES. (Duj.)

SCUTELLA (dimin. de scutum , bouclier). MOLL. — Genre de Gastéropodes, établi par M. Broderip , en 1834 , pour des coquilles marines ancyliformes , brillantes en dedans, ayant le sommet situé en arrière et enroulé, deux impressions musculaires ovales-oblongues, latérales, et dont l'ouverture est grande et ovale, ordinairement entourés d'un rebord. Ce genre, dont on ne connaît pas l'animal , paraît appartenir à l'ordre des Cyclobranches, et être intermédiaire entre les Patelles et les Ancyles. La coquille, vue en dessus, ressemble d'ailleurs à celle des Navicelles et des Crépidules. Les trois espèces décrites viennent de l'océan Pacifique. (Ddj.)

SCUTELLA. ÉCHiN. — Voy. scutelle.

SCUTELLAIRE. Scutellaria {sculum , bouclier), bot. ph. — Genre de la famille des Labiées, tribu des Scutellarinées , établi par Linné {Gen., n. 734), et dont les principaux caractères sont : Calice campanule, bilabié, fermé après la floraison, se rouvrant à la maturité en se séparant jusqu'à la base en deux valves caduques ; lèvres entières, arrondies; la supérieure munie d'un appendice dorsal accrescent. Corolle à tube claviforme ou ventru , long, ordinairement redressé et géniculé au-dessus de sa base; lèvre supérieure voûtée ou rarement presque plane , recliligne ou courbée , échancrée ou arrondie au sommet, en général bi-auriculée à la base ; lèvre inférieure horizontale ou déclinée, convexe, ordinairement indivisée , échancrée au sommet. Étamines 4, les 2 inférieures plus longues ; filets filiformes ; anthères rapprochées deux à deux , ciliées : celles des étamines inférieures monothèques; celles des 2 supérieures diihèques, cordiformes ou réniformes. Style bifide au sommet, à lèvre supérieure très courte ; la lèvre inférieure stigmatifère. Akènes secs , tuberculeux, glabres ou tomenteux.

Les Scutellaires sont des herbes annuelle! ou vivaces , rarement suGTrutescenteSf à

scu

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feuilles très entières, ou (Jcntdes. on pliiiialiriiles; à fleurs disposées en grappes lerininaies ou rarement axillaires. Ces plantes croissent principalement dans toutes les replions extra-tropicales du globe. On en connaît plus de 40 espèces, parmi lesquelles nous citerons : la Scutellaire commune, Scu- '.dlaria galericulata Linn. ( Cassida id. Mœnch), herbe commune dans les prés marccageus ou tourbeux et autres localités huniidcs; elle est amère ou astringente; autreTois on l'employait comme fébrifuge; — la Scutellaire a grandes fleurs, Scutell. macranlha Fisch., herbe indigène de la Daouric et du nord de la Chine , cultivée comme plante de parterre. (J.)

SCUTELLE. Sculellaisculum, bouclier).

tciiiN. — Genre d'Échinide , établi d'abord par Lamarck pour les espèces du genre Echinus de Linné, à corps aplati, elliptique ou suborbitulaire , un peu convexe en dessus, à bord mince, ayant l'anus sous le bord , dans le disque inférieur ou dans le bord, la bouche centrale, les ambulacres bornés , imitant une fleur à cinq pétales. M. de Blainville en sépara, pour former son ç,enre Ecliinodiscus ou Placentiile, les espèces, dont le corps arrondi, déprimé , subquinquélobé, est un peu conique en dessus, et dont les cinq ambulacres sont rendus divergents par la séparation complète de chaque ligne double de pores. Le genre Scutelle ainsi réduit fait partie de la famille des Paracentrostomes dentés de M. de Blainville, et présente les caractères suivants : <t Le corps , irrégulièrement circulaire, est extrêmement déprimé, à bord presque tranchant, subconvexe en dessus, un peu concave en dessous , couvert d'épines très petites, égales et éparses. Les cinq ambulacres sont bornés, plus ou moins pétaliformes; les deux rangées de pores de chaque branche étant réunies par des sil- 'ons transverses qui les font paraître striées. La bouche est médiane, ronde, pourvue de Jcnts, et vers elle convergent, cinq sillons nsculiformes plus ou moins ramifiés. L'a- 'uis est inférieur, assez éloigné du bord; et l'on voit quatre pures génitaux. » M. Gray a •.'gaiement réduit le genre Scutelle de Lani.inli. M. Dumoulin, au contraire, a plu- ■.ot ii^;iaiidi ce genre en y faisant rentrer quelques Cljpéastres. M. Agassiz, eu l8oG,

limitait à peu près, comme M. de Blainville, le genre Scutelle en le plaçant dans sa famille des Clypéastres avec le genre Echinarachnius de M Gray, qui correspond presque aux Ecliinodiscus de Blainv. Plus lard, cet auteur en sépara encore le genre Lagana ou Laganum , et, en ISil, dans sa Monographie des Scutelles, il partagea ce groupe d'Échinides en treize genres, dont deux entièrement nouveaux (Ihom et MouUnsia) , deux autres (SculelUna et Echinocyamus) comprenant des Cassidules et des Fibulaires de Lamarck, et neuf correspondant à l'ancien genre Scutelle. Enfin , en 1847, dans un travail publié en commun avec M. Desor, les treize genres réduits à douze par la réunion des Amphiope aux Lohophora sont classés dans la famille des Clypéastroïdes avec un nouveau genre Dcndrasler , entre le genre Clyptasler et les genres Fibularia et Lenila qui terminent celle famille, et font le passage à la famille des Cassidulides. Tous ces Oursins, de forme penlagonale, elliptique ou circulaire , plus ou moins aplatie , ont le lest épais , revêtu de petites soies uniformes , portées par de petits tubercules très serrés sur toutes les parties. La bouche est centrale, pentagonalc, et lanus est postérieur, marginal ou inframarginal. La bouche est armée de cinq mâchoires horizontales, pivotant sur deux piliers qui correspondent à deux fossettes de leur face inférieure. Les dents sont simples, taillées en biseau à l'extrémité, et placées de champ dans une rainure médiane de chaque mâchoire. Les ambulacres, qui se voient en forme de larges pétales à la face supérieure , sont en même temps continués en dessous par des sillons rectilignes, ou ramifiés et anastomosés. Au sommet des ambulacres se trouvent cinq plaques génitales, formant un cercle autour du corps madréporiforme avec cinq plaques ocellaires intercalées.

1° Le genre Sculella, réduit par M. Agassiz, a pour caractères : la forme du lest circulaire , et tronqué en arrière; les pétales delà rosette ambulacrairc arrondis et presque fermés ; les sillons de la face inférieiiie sinueux et ramifiés; la bouche circulaire dans le plan même de la face inférieure ; les mâchoires moins hautes que dans les Clypéastres ; lanus très petit, maigiiial oti

scu

infia marginal; et qu;iti(^ pnres génitaui. Ce genre ne coinpreiuJ que des espèces fossiles des terrains tertiaires ; ce sont : les Se. subrolunda Lk., Se. Faujasii Defrance, Se. slriatrda Marcel de Serres , Se. suUelragona Grateloup, Se. Fiogersi que M. Agassiz avait d'abord classés parmi les Lagana , et six autres espèces du mênne auteur.

2" Le genre Araehnoidcs de Klein, adopté par M. Agassiz, ne comprend que la Se. placenta de Lamarck , espèce vivante de l'île d'Amboine et de l'Océan austral. Son test, circulaire et déprimé, est très mince; les pétales ambulacraires sont largement ouverts ; les épines sont portées par des tubercules en séries sur les aires ambulacraires , et épars sur les autres aires. Les sillons delà face inférieure sont droits, non ramifiés ; la bouche est ronde avec des mâchoires très plates; l'anus est supra-marginal, et les pores génitaux sont au nombre de cinq.

3" Le genre Lohophora comprend comme sous-genre les Amphiopc, caractérisés par deux lunules circulaires dans le prolongement des aires ambulacraires postérieures, lesquelles lunules, ou entailles, sont allongées dans les espèces d'un premier sousgenre, et remplacées par une seule lunule dans un troisième sous-genre {Monophora). A ce genre appartiennent les Sculella biphora, Se. bifissa de Lamarck, et leurs diverses variétés considérées comme espèces distinctes sous les noms de L. Iruncala , L. aurila et L. bioculata. Cette dernière, distinguée d'abord par M. Desmoulins , avait ensuite été le type du genre Amphiope , formé d'espèces fossiles du terrain tertiaire, tandis que les Lobophores proprement dites sont des espèces vivantes des côtes d'Afrique et de l'océan Pacifique. Toutes ont une forme subcirculairc aplatie; les pétales «le leur rosette ambulacraire sont fermés, et les sillons de la face inférieure sont onduleux et peu ramifiés. Leur bouche est petite avec des mâchoires plates ; leur anus est inférieur , et elles ont quatre pores génitaux.

4" Le genre Encope comprend les Seutella emarginata et Se. quadrifora (E. telrapora) de Lamarck, et neuf autres espèces, toutes habitant les mers équatoriales ; il est caractérisé par son test subcirculaire iron-

SGU

que en arrière avec six lunules ou entailles, dont cinq correspon«Jant aux ambulacres, ■et une à l'aire interambulacraire impaire; les pétales de la rosette ambulacraire sont fermés, et les sillons de la face inférieure sont très ramifiés; la bouche est ronde avec des mâchoires plates ; l'anus est inférieur , plus rapproché de la bouche que du bord postérieur.

o" Le genre Rolula, qui correspond aus Sculella dentata et Se. àigilala de Lamarck {R. Ilumphii, R. digilala et R. Aug^isli)^ es(icees vivantes de la côte d'Afrique , sa distingue par sa forme circulaire, fortement entaillée et digitée sur son pourtour; les sillons de sa face inférieure sont ramifiés , mais peu onduleux; les pétales de sa rosette ambulacraire sont grands et ouverts; l'anus est situé à la face inférieure, plu» près de la bouche que du bord; et il y a quatre pores génitaux au sommet.

6" Le genre Mcllila, comprenant les Sciitella sexforis et quinqucfora de Lamarck ( M. hexapora , quinquefora et tesludinala Ag.) des mers d'Amérique, avec deux autres espèces également vivantes , est caractérisé par le test subcirculaire très plat, tronqué en arrière, avec les ambulacres fermés et cinq ou six lunules ou perforations dont une située dans l'aire interambulacraire impaire. Les sillons de la face inférieure sont très onduleux; l'anus est très rapproché de la bouche, et les pores génitaux sont au nombre de quatre , tandis qu'il y en a cinq chez les Encopes dont les lunules atteignent le bord et forment des entailles profondes.

7" Le genre Echinarachnius a pour type la Sculella parma de Lamarck , espèce vivante de l'océan Indien, et des localités les plus éloignées; il comprend, en outre, VE. Rumphii qu'on avait d'abord cru identique, cl une troisième espèce vivante de Terre- Neuve, et de plus trois espèces fossiles du terrain tertiaire , dont une, E. porpila de Bordeaux, avait été décrite par M. Desmoulins, sous le nom de Cassidulus porpila et rangée ensuite (1836) dans le genre Sculelle par M. Agassiz. Les caractères génériques sont fournis par le testdiscoidedéprimé, avec les pétales de la rosette ambulacraire ouverts, et les sillons delà face inférieure droite, 1res peu ramifiés. La bouche est petite dans le plan de la face inférieure,

scu

avec des mâchoires hautes et les dents placées horizontalement et de champ; l'anus est très pclit, marginal, et il y a quatre porcs génitaux. Il diffère des Lnganes par sa forme circulaire et par la position marginale de l'anus; et il diffère des Scutclles par ses pétales anibuiacraircs ouverts.

8" Le genre Laganum présente au contraire une forme déprimée pentagonale, subpentagonale ou ovoïde, tronquée en arrière, rostrée en avant. Ses pétales ambulacraires sont allongés; il a quatre ou cinq pores génitaux; sa bouche est petite dans le plan même de la face inférieure, avec des mâchoires fortes qui ont deux ailes assez hautes et des dents placées verticalement à Texirémité; l'anus est inférieur ; certaines espèces ayant seulement quatre pores génitaux sont toutes actuellement vivantes aux Antilles ou dans les mers Australes, telle est la Sculella orbkularis de Lamarck ; d'autres ayant cinq pores génitaux sont éi^.ilement vivantes, telle est la Se. latisaima Lk. , et le Clypeasler Laganum du riiêtne auteur, ou bien elles sont fossiles du terrain tertiaire.

Parmi les autres genres du même groupe des Scutelles sont les genres : 9" Sciitelliua comprenant la Sculella nummularia Defrance, les Cassidulus fibularioides et Hayesianus de M. Desmoulins qui sont fossiles des terrains tertiaires (uoy. scutellina ). 10"/îrt«a, comprenant deux petits Oursins fossiles du terrain tertiaire de Sicile et de Bordeaux; ils sont allongés, renflés, avec des ambulacres divergents et des pores ambulacraires non conjugués. Les aires inlerambulacraires sont profondément entaillées; les sillons de la face inférieure sont droits et ils ont quatre pores génitaux.

W" Moulinsia ayant pour type la Sculella cassidu/ma de Desnroulins, petite espèce de la Martinique, dont le test ovale, à pourtour festonné, est mince et recouvert de tubercules très apparents; avec des ambulacres ouverts à pores non conjugués, et l'anus inférieur.

\2" Echinocyamus composé d'oursins plats circulaires, elliptiques ou presque pentagones classés précédemmentdans lesgenres Fibularia , Sculella, Echinoneus et Spalangtis de divers auteurs. Leur test épais, avec cloisons intérieures , porte des pétales am-

scu

bulacraires, ouverts, fort longs et à porcs non conjugués ; la bouche est ronde; les mâchoires sont hautes; l'anus est inférieur, rapproché de la bouche, et il y a quatre pores génitaux. Tels sont les Fibularia angulosa et tarentinn de Lamarck , l'une de la mer du Nord, l'autre de la Méditerranée; la Fit. auslralis Desmoulins, de la mer du Sud ; la Fib. sculala Desmoul. ou Sculella occilana Defr., et 14 autres espèces fossiles du terrain tertiaire.

1 3" Dendrasler ayant pour type YEchinarachnius excentricus Val., de la Californie, diflérant des Scutelles par son étoile ambulacraire excentrique.

La famille des Clypéastroïdes contient encore avec les Scutelles le genre Clypéaster, comprenant avec 18 espèces vivantes ou fossiles ainsi nommées soit par Lamarck , soit par d'autres auteurs, les Sculella ambigeua et placunaria Lamk., qui sont une même espèce; cette famille, enfin, est complétée par le genre Fibularia Lamk., formé d'espèces vivantes, et par le genre Lenita comprenant deux oursins fossiles du terrain tertiaire, les Cassidulus complanatus Lamk. et Cassidulus faba Defr. (Duj.)

SCUTELLE. BOT. CR. — On nomme ainsi, dans les Lichens, une modification de i'excipulum. Voy. lichkns.

SCUTELLEH.'l {sculum, écusson , à cause du développement de cette partie). INS. — Genre de la tribu des Scutellériens, groupe des Sculellérites, de l'ordre des Hémiptères, établi par Lamarck, adopté par Latreille et tous les entomologistes. Les limites du genre Sculellcra ont considérablement varié. L'auteur du Genêt a Crustaceorum et Inserlorum comprenait sous cette dénomination la plupart des espèces de notre groupe des Scutellérites, toutes celles qui, d'autre part, furent rangées par Kabricius dansson genre fe^yra. Mais, successivement, les Sculellera furent divisées par M. Lapone de Castelnau et surtout par M. Burmeister, puis par M. ?[)inoIa et MM. Amyot et Serville. Ce genre, tel qu'il est adopté généralement aujourd'hui, est réduit aux espèces qui, présentant les caractères généraux du groupe, ont des antennes assez longues, composées de quatre articles ; le deuxième très petit, et le troisième grand ; la tête étroite, etc. Les Sculellères propi ement dite»

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bnllenl par l'éclat de leurs couleurs qui ne le ceilcnt point à celles des plus beaux Buprestes. Ces Hémiptères, peu nombreux en i'S|ieccs, sont répandus seulement dans les !et;ii)iis ch.iudes de l'Afrique et aux Indes oiieiiLales. Ou peut citer, comme les principaux, les Se. signala Fabr., du Sénégal, nobdis Lin., i!>/ocA;erus Fabr., etc., des Indes oiientales. (Bl.)

SCUTELLÉRIEXS. Sculellerii. ins. — Tiibii de Tordre des Hémiptères, section tidu Hétéroplèies , caractérisée par des antciiiies louf;ues , toujours libres, et surtout par un écusson extrêmement grand, qui, dans certains cas , recouvre même les ély- Ires, les ailes et la totalité de labdomen. Les Sculellériens se font remarquer, très généralement aussi, par la largeur et l'épaisseur de leur corps. Certains d'entre eux affectent même une forme globuleuse. Chez ces Hémiptères, les antennes ont le plus ordinairement cinq articles; mais cependant ce nombre est quelquefois seulement de quatre, ou même de trois. Les élytres sont un peu plus longues que les ailes, et nettement divisées en deux parties : l'une basilaire et coriace; l'autre membraneuse, parcourue surtout par des nervures longitudinales, et par quelques nervures transversales constituant ainsi de véritables cellules. Les pattes des Sculellériens sont assez grêles , et leurs tarses sont ordinairement composés de trois articles; chezplusieurs néanmoinsce nombre est moindre.

Ces Hémiptères sont souvent très remarqual)les par l'éclat de leurs couleurs. Les nuances rouges, vertes, les couleurs métalliques , ornent l'écusson et la plus grande lavande partie du corps de ces Insectes. Les Ijeutellériens sont répandus dans toutes les légions du globe ; mais ils sont surtout abondants dans les pays chauds comme l'iiule , l'Afrique , et c'est de ces contrées (jue les voyageurs nous rapportent les espèces aux brillantes couleurs d'or et d'émetaude. Celte tribu est l'une des plus nomliieuscs de l'ordre entier des Hémiptères, elle ne fournit pas dans nos collections moins l'.p, 1,000 à 1,200 espèces. Tous ces Insectes nt essentiellement phytophages ; ils enfoncent leur bec dans le parenchyme des feuilles, dans les liges, et ])rennent ainsi le suc de la plante.

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Les Sculellériens connus de Linné ëta<enl rangés par ce savant dans son grand genre Cimex. Olivier en forma un genre propre sous le nom de Pentatoma, dénominatmi!

nyant pour but d'indiquer un caraclèr < assez général chez ces Insectes, la division des antennes en cinq articles. Plus tard , Lamarck et Lalreille adoptèrent deux genres : les Scutellères, chez qui l'écusson recouvre tout le corps, et les Pentatomes, chei qui l'écusson ne recouvre qu'une portion plus ou moins considérable de l'abdomen. Ce sont ces deux genres qui, pour les entomologistes modernes, sont devenus la base des deux divisions principales de la tribu des Sculellériens, bien que la limite soit très difficile à poser entre les espèces à grand écusson et celles à écusson médiocre. Fabricius désignait les Scutellères de Lamarck sous le nom de Telyra, et la plupart des Pentatomes sous celui de Cimex. Il forme en même temps les genres Halys , Cydnus, Jilia, etc.Danscesderniers temps, le nombre des coupes s'est accru considérablement parmi les Sculellériens. Plusieurs ont été formées par M. Laporte de Casteinau (Essai d'une class. des Hémipt. hcléropl.). Elles ont été augmentées bientôt par M. Hahn [Wanzcnart Insckl)\ M. Burmeislerensuite {Handbiich der Entom.) ajouta encore de nouvelles divisions parmi les Sculellériens, et il admit 30 genres dans celte tribu. M. Spinola ( Essai sur les He'mipl. hcléropl. ) en forma encore plusieurs nouveaux. Enfin MM. Amyol et Serville ( Ins. hémipt.. Suites à Buffon) , qui , partout , établissent presque autant de divisions que d'espèces , n'ont pas moins d(i 144 genres parmi les Sculellériens. Dans notre Histoire des Insectes, nous avons adopté la division des Sculellériens en trois groupes ainsi caractérisés:

Écusscn ne rerouvrant pas tout le coi ps

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Nous rattachons au premier de ces groupes les genres Megymenum, Guér.; Oncomeris Lap.; Tesseratorna, Lap.; Aspongopus, Lap.; Agapophyta, Guér.; Edessa, Fabr.; Phyllocephala, Lap. ; Ilalys, Fabr. ; Dinidor, Lap.; Arvelius, Spin.; Acanthosoma, Lap.; Pen<alorna, Oliv., Latr.; Drnptorrx>hala , Lap.;

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Sciocoris, Fall.; Siirelrus,L&p.', /Eha, Fabr., et loiis ceux établis à leurs dépens.

Les Cydnites comprennent le genre Cydnus , Fabr., et les divisions établies aux dépens par MM. Amyot et Servilie, les genres Cephalocleus,L. Duf., elScaplocoris, Perly.

Les Scutellérites renferment les genres Pachycoris, Burm.; Telyra, Fabr.; Spliirrocoris, Burm.; Scutellera, Lair.; Augocoris, Burm.; Peltophora , Burm.; Cyptocoris , Hurm.; l'odops et OxynoHis, Lap. ; Odnntoscelis, Lap.; Canopus, Fab.; Thyreocoris , Schranck; Chlœnocoris, Burm. , et les divisions secondaires formées aux dépens de ces divers genres. (Bi,.)

SCUTELLÉRITES. SculellerUœ. iss.— Groupe de 4a tribu des Scutellériens , de l'ordre des Hémiptères. Voy. scutellé- IIENS. (Bl.)

*SC€TELLI\A. échin. —Genre établi , en 1841, par M. Agassiz, dans la famille des Clypéaslroïdes pour de petits oursins très plats, circulaires ou elliptiques, ayant les pétales de la rosette ambulacraire convergents mais non fermés, à pores non conjugués ; la bouche ronde avec des mâchoires déprimées; des cloisons rayonnantes dans J'intérieurdu test; l'anus marginal ou supramarginal et quatre pores génitaux. Ce genre oon lient cinq espèces fossiles des terrains tertiaires. La^S'c. nummulaiia deGrignon, -le Blaye, de Noirmoulier et de plusieurs autres localités, avait d'abord été classée par M. de Blainville dans le genre Sculelle , et M. Agassiz, en 1839, en fît un Echinarachnius. La Se. placentula Ag., avait été nommée par M. Defrance Cassidulus dubius, et par M. Desmoulins Cassidulus fibularioides. La Se. complanata Âg. est un Cassidulus deLamk.; la 5c. elliplica est une ScuieUe de M. Desmoulins; enfàn, la Se. Hayesiana est un Cassidulus du même auteur. (DuJ.)

SCLTELLITES. moll. — Dénomination employée autrefois pour des parmophores fossiles. (Duj.)

SCUTIA {scutum, bouclier), bot. pu. — Genre de la famille des Rhamnées, tribu des Frangulées, établi par Commerson (il/se.

ex Brongn. in Annal, se. nal., X, 362). Les principales espèces, Scutia indica Brong. (lUiamnus circumseissus Lin.), Scutia Commersonii Brongn., Sculia ferrea Brongn.

(/i/jamnus/t'rreus Vahl) sont toutes variétés

qui croissent à l'île Bourbon, aux Antillei el dans le Malabar.

SCUTIBRAIVCriES. Seutibranchia. moli.

— Ordre de Mollusques gastéropodes ayaii^ une ou deux branchies pectinées dans un, cavité au-dessus de la tête et sécrétant uii( coquille en cône surbaissé ou en bouclier. Le, Scutibranchessepartagenten deux familles les Calyptraciens qui n'ont qu'une seuKi branchic et qui sont dissymétriques, et les Dicranobranches qui ont deux branchies el qui sont symétriques. Cuvier avait le pre rnier institue cet ordre, mais il y comprenait, parmi les Scutibranches non symétriques, les Ilaliotides et les Stomates qui sont des Pcctinibranches, et parmi les Scutibranches symétriques , la Navicelle qui est une Néritacée, la Calyptrée qui doit réellement appartenir à la section des non symétriques dont elle est même le vrai type, et la Carinaire qui est un Hétéropode. (Duj.)

SCLTIGÈRE. Scutigera {sculiim, bouclier; gero, je porte), myriap. — C'est un genre de l'ordre des Schizotarses , de la famille des Scutigérides, établi par Lamarck, et adopté par tous les myriapodophiles.

Dans cette coupe générique, qui correspond entièrement à celle de Cermalia d'illigcr, la tête est convexe, assez grande; il y a un faible arceau supérieur pour le segment forcipulaire; les arceaux sui)érieurs des autres segments sont en moindre nombre que les segments et que les pieds; ils sont au nombre de huit seulement, inégviux, imbriqués, échancrés à leur bord postérieur, sauf le dernier, et présentent près de cette échancrure un trou stigmaliforme allongé; les arceaux inférieurs sont distincts le,« uns des autres, trapézoïdes; il y en a quinze pcdigères, et un anal portant deux paires de très petits appendices, ou un appendice médian bifurqué; la partie anale et la vulve sont rapprochées à l'extrémité postérieure du corps; les antennes sont fort longues, filiformes, sétacées, composées d'un très grand nombre de petits articles formant trois séries jointes ensemble par deux articulations mobiles; les deux ou trois articles basilaires sont les plus gios ; les \ru\ sont saillants en arrière des antennes, composés ; les palpes sont longs, pédiformes, à article terminal composé ; les forcipulessont I faibles.allongées, pointues, à lèvre inférieur©

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ou bouche pi «sque disjointe sur la ligne médiane, et pourvue en avant de poils épineux; les pieds sont au nombre de quinze paires, inégaux, de plus en plus longs d'avant en arrière; les arliclcs des larscs sont composés d'un nombre considérable de petits articles assez semblables à ceux des antennes, et croissant en nombre d'avant en arrière.

Le genre curieux des Sculigères a élé distingué, en 1801, par Lamarrk; mais nous devons dire ici qu'il liger avait déjà fait connaître cette coupe générique dans la Fauna etrusca de Rûssi, sous le nom de Cermalia. Ses espèces, peu nombreuses alors, avaient été considérées par Pallas comme des Iules, et par d'autres comme des Scolopendres. On disait à tort, à cette époque, que les Scutigères ont deux paires de pattes à chaque anneau; erreur que Leach a reproduite en 1812, et qui tient à la fusion de quelques plaques supérieures entre elles, ou plutôt au grand développement que certaines de ces plaques ont pris aux dépens des autres , et qui les fait recouvrir plusieurs segments. Dans l'espèce ordinaire d'Europe, on voit manifestement que ces scutes ou plaques supérieures appariieiincnt aux premier, deuxième, quatrième, sixième, neuvième, onzième, treiïième et quinzième segments; elles croissent de la première à la quatrième, et décroissent ensuite, mais faiblement, delà cinquième à la septième; la huitième est plus petite queles autres, et n'est pas échanirée en arrière comme elles. Nous ne croyons pas, d'après M. Gervais, que l'on puisse comparer, avec M. Brandt, cette réunion de plusieurs plaques dorsales, chez les Scutigères, avec ce qui a lieu chez les Iules; c'est cette disposition scutiforme des arceaux supérieurs du corps, qui a suggéré à Lamarck la dénomination de Scutigères.

Latreille a voulu rappeler, par le nom de famille (/«éguipèdes) qu'il leur a donné, l'inégalité de leurs pieds , et la décomposition des tarses en une multitude d'articles a fourni à M. Brandt la dénomination de Schizolarsia.

Pallas , qui avait étudié les Scutigères d'après une espèce qui est peut-être l'espèce ordinaire, les rapportait à tort au nicme groupe que les Iules.

L'organisation des Scutigères a été étudiée par M. L. Dufour; maison ne connaît

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pas encore leur mode de développement , ce que leur singulière organisation rendrait pourtant fort désirable. Ce sont des animaux essentiellement nocturnes ou crépusculaires, \ivantdans nos paysauprès des habitations ou dans leur intérieur, et qui préfèrent surtout les endroits où il y a du vieux bois. Us courent avec rapidité sur le sol , ou contre les parois des murs, et sont furt difficiles à rencontrer complets à cause de l'extrême fragilité de leurs longues pattes qui se cassent ordinairement au-dessous de la hanche. On en a recueilli dans ces derniers temps sur presque tous les points du globe : en Afrique, en Asie, dans la Nouvelle-Zélande, et dans les deux Amériques; aussi a-t-on porté à une vingtaine le nombre de leurs espèces. Toutefois, il est à regretter qu'on ne les ait pas décrites d'une manière suffisamment comparative, et leur caractéristique laisse encore beaucoup à délirer.

Comme espèce représentant ce getire remarquable, je ci terai le ScUTlGÈnE COLICOPTRÉE, Scutigère coleoplrala Fab. (vi'p. lui., t. 1, p. 351). Cette espèce est abondamment répandue dans tout le midi et le nord de l'Europe, ainsi que dans le nord de l'Afrique où je l'ai rencontrée aussi fort communément. (H. L.)

*SCU11GÉRIDES. Sculigeridœ. myriap.

— C'est une famille de l'ordre des Schizotarses, établie par Leach, et adopté par tous les myriapodophiles. La famille des Scuiigérides est facile à distinguer. Dans toutes les espèces qui la composent, les segments du corps sont peu nombreux, et il en est de même des pieds. Les segments sont , en outre, remarquables par leur dissimililude en dessus , où ils paraissent n'être qu'au nombre de huit, tandis qu'il y en a quinze en dessous , sans compter ceux des forcipules et de la partie anale, c'est-à-dire autant que de paires de pieds. Les pieds sont longs et inégaux , les postérieurs étant encore plus longs que les autres, et tous ont leurs tarses décomposés en un nombre considérable de petits articles. Les antennes des Scutigères sont également fort grandes, sétacées, composées d'une multitude de petits articles, mais cependant pas uniformes. Les deux premiers articles sont plus forts que les autres , et la partie filiforme est composée de trois séries, jointes entre elles

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j<ir deus arliculalions mobiles. Les yeux de ces animaux présenlent aussi un caractère dislinciif; ils sont sailianls, très nombreux, et réunis comme les yeux composés des Insectes hexapodes. Les trachées s'ouvrent, assure-t-on, dans lés orifices sligmatiformes qui sont placés sur la ligne médio-dorsale, près réchancrure du bord postérieur des fentes. M. Newport, qui a décrit et figuré ces perforations postérieures des fentes dorsales comme étant les stigmates, dans un de ces mémoires des Transacl., Linn., tom. XIV, pi. 33, fig. 37, dit cependant, à la page 351 du même volume , qu'il y a chez les Scutigères neuf paires de stigmates latéraux, ce que l'analogie rend beaucoup phi^ probable.

Celle famille n'est encore représentée que par un seul genre qui est celui de Sculigère. Voy. ce mol. (H. L.)

♦SCIJTIGIÎRITES. MvniAP.— Dans notre Hisloire'des animaux arliculés, nous donnons ce nom à une famille qui est tout à fait identique à celle des Scutigérides. Voy. ce mot. (H. L.)

*SClJTOPTERUS(t>y.vTo;, cuir; ^repaV,

aile). INS. — Genre de Tordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Hydrocanthares et de la iribu des Dyliscites, proposé par EschschoUz, adopté par Dejean {Catalogue, 3^ édition, p. 61) qui y rapporte les trois espèces suivantes : S. coriaceus Ho(T. , puslulatus Ros., et lanio F. Elles forment, pour MM. Erichson et Aube, la première division du genre Colymbeles. Laporte et Brullé d'une part, et Hope de l'autre, ont fait de la troisième espèce le type du genre Mcladema. (C.)

• SCUTUL.\ , Lour. {Flor. Cochinch., 7). BOT. PU. — Syn. de Memecylon, Linn.

SCLITLS. MOLL. — Nom latin donné par Mon tfort au genre Pavois ou Parmophore. Voy. ce mot. (Duj.)

*SCYBALIUM. BOT. PH. — Genre de la famille des Balonophorées , tribu des Hélo- ."iiées, établi par Schotl et Endiicher (Afeief., 3 , t. 2). Herbes de l'Amérique tropicale.

SCYDMyE.XL'S (^xvdVoi'vM, s'irriter), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentanières, famille des Serricornes, section des Malacodermes et tribu des Palpeurs, établi par Latreille [Gênera Cruslaceorum et Inseciorum, t. I, p. 231), généralement adopté

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depuis. Runze et Schaum ont publié l'un et l'autre une monographie sur ce genre. Celle du dernier de ces auteurs est de quarantesept espèces. Trente sont originaires d'Europe, treize d'Amérique, deux d'Asie, et deua d'Afrique. Nous citerons, parmi celles-ci, les suivantes: S. bicolor F., clavipes, brcvicornis Say, Dalmanni, hirticollis, Wellerhalii Ghl., Godarli Lalr., sculellaris, collaris, pusilleus, angulalus, pubicollis, denlicornis, rufus, thoracicus MuU., etc., etc. La plupart se trouvent à terre, sous les pierres, sous les détritus de végétaux ou dans les fourmilières. (G.)

*SCYLLA. CRUST. — Dehaan, dans sa Fauna japonica , désigne sous ce nom un nouveau genre de l'ordre des Décapodes brachyures et de la famille des Portuniens. C'est aux dépens des Portunes {voyez ce mot) que cette nouvelle coupe générique a été établie , et l'espèce, qui peut en être considérée comme le type, est le Scylla serrala Forskahl. {H. L.)

SCYLLARE. Scyllarus. cnusT. — Ce genre, qui appartient à l'ordre des Décapodes macroures, à la famille desScyllariens, a été établi par Fabricius aux dépens des Cancer de Linné et de Herbst. Six espèces composent ce genre , dont deux habitent la Méditerranée , et une autre la côte de Pondichéry , de l'Ile de France et la mer des Antilles. Parmi elles, je citerai, comme pouvant servir de type, le Scillare ours, Scyllarus ardus Fabr. , Edw. ( Hist nat. des Crust., t. II, p. 282, n° 1). Cette espèce est très abondamment répandue dans la Méditerranée ; je l'ai prise aussi sur les côtes de l'Algérie, particulièrement dans les rades deBone, d'Alger et d'Oran. (H. L.)

SCYLLARIEIVS. Scyllarii. crtusT. — C'est une tribu de l'ordre des Décapodes macroures , établie par M. Milne Edwards, et rangée par ce savant dans la famille des Macroures cuirassés. Chez ces Crustacés, la carapace est très large et peu élevée; son bord antérieur est à peu près droit, et présente un prolongement horizontal qui s'avance entre la base des antennes externes, et recouvre l'insertion de celles de la première paire. Les yeux sont logés dans des orbiiesbien formées, et assez éloignées delà ligne médiane. Les antennes s'insèrent sur la même ligne au-dessous des yeux ; celles

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de la première paire sont grêles, et ne pré- ÊCtitent rien de remarquable; leur premier article est presque cylindrique, et beaucoup plus gros que les deux suivants ; enfin, elles f.e terminent par deux filets multi-arliculés très courts. Les antennes externes sont foliacées, et extrêmement larges; la pièce que porte le tubercule auditif est confondue avec i'cpistome , et est suivie de quatre articles , dont le deuxième et le quatrième sont lamelleux et extrêmement grands. Le cadre buccal est petit, et les pattes-mâchoires sont médiocres et pédiformes. Le plastron steriial est très large, et composé d'une seule pièce. Les pattes des quatre premières paires sont terminées par un tarse styliforme; il en est de même pour les pattes postérieures chez les mâles; mais chez la femelle, ces dernières se terminent par une petite paire incomplète. L'abdomen est très large, et se termine par une grande nageoire en éventail composée de la manière ordinaire, mais dont les feuillets sont mous et flexibles dans les trois quarts postérieurs de leur longueur. Le premier anneau abdominal manque d'appendices; mais les quatre segments suivant» portent chacun une paire de fausses pattes, dont la forme \arie suivant les sexes. Chez le mâle , celles de la première paire sont grandes , et portent deux larges lames foliacées; mais les suivantes n'en portent qu'une seule, dont la grandeur diminue rapidement, au point d'être rudimentaire au cinquième anneau.

Chez la femelle, tous ces appendices sont beaucoup plus développés, et servent à suspendre les œufs. Les branchies sont composées de Olamenls disposés en brosse, et sont rangées par faisceaux , entre lesquels s'élèvent de grandes lames flabelliformes appartenant aux pattes thoraciqucs. On compte vingt et une branchies de chaque côté du corps , savoir : deux au-dessus des pattesîiiâchoires de la seconde paire; trois auilpssiis des pattes-mâchoires externes; trois nu-dessus des pattes antérieures ; quatre au-dessus de chacune des trois pattes suivantes ; et une au-dessus de la patte postérieure. Voy. ces mots.

Cette tribu a été divisée en trois genres , désignés sous les noms de Scyllarus, Ibacus fit Themis. (H. L )

SCYLLAr%OIDËA. crust. - Dehaan .

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dans sa Faune du Japon , désigne sotis ce nom une famille de l'ordre des Décapodes macroures , qui correspond entièrement à celle des Scyllariens de M. Milne Edvsards.

Voy. SCYLLARIENS. (H. L )

SCYLLÉE. Scyllœa. moll. — Genre de Mollusques gastéropodes nudibranches établi par Linné pour la Scyllœa pelagica dont il avait méconnu la vraie structure. Le genre Scyllée plus exactement décrit parForskahl, a été l'objet d'un travail très important do Cuvier, d'après lequel Lamarck et M. de Blainville le caractérisent ainsi: le corps est rampant, gélatineux, oblong, très com> primé sur les côtés, pourvu d'un pied droit et ventral, canaliculé en dessous pour embrasser les fucus sur lesquels il se fixe. Le dos élevé et convexe porte quatre ailes membraneuses ou crêtes disposées par paires sur la face interne ou supérieure, desquelles sont éparses les houppes branchiales. La tête, peu saillante, porte deux grands tentacules auriformes, comprimés, ondulés et rétrécis vers leur base, dilatés en haut, et laissant sortir une petite pointe de leur fente interne; la bouche en fente, entre deux lèvres longitudinales, est armée d'une paire de dents semi-lunaires. Les organes génitaux aboutissent à une ouverture antérieure du côté droit, et l'anus est au milieu du même côté. L'espèce type (S. pelagica) qui se trouve sur le Fucus nalans ou Sargassum dans les différentes mers, avait été décrite sous le nom de Se. ghomsodensis par Forskahl qui l'avait vu dans la mer Rouge et qui, d'après la description de Linné, la croyait différente. Plus récemment, MM. Quoy et Gaimard ont trouvé une deuxième espèce {Se. fulva) dont les branchies, au lieu d'occuper toute la face interne des crêtes membraneuses, se trouvent seulement à rextrémité. Le genre Scyllée fut placé d'abord par Lamarck dans la famille des Gastéropodes -Tritoniens qui ont les branchies extérieures dorsales, et ne respirent que l'eau. Cuvier en formant une famille des Nudibranches qui correspond à peu près aux Tritoniens, y a placé également les Scyllées entre les Tethys, les Tritonies et les Glaucus. (Duj.)

SCYIiLIODLS. poiss. foss. — Genre de l'ordre des Placoides, famille des Squalide» à dents lisses, él^Mi par M. Agassiz {Recher-

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ches sur les Poissons fossiles) qui n'y reii Terme qu'une espèce, le Scyll. anliquus. Elle provient de la craie de Kent.

SCYLLILM. poiss. — Voy. roussette.

SCYMMUS (çxu'avoç, petit animal ou plutôt petit d'un animal), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères subtétramères, famille des Aphidiphages, tribu des Coccjnellides, établi par Kugellan {Nenestes Magazin Ileransg V, Schneider, 1794, p. 54o), adopté par Mulsant {Histoire naturelle des Coléuptères de France, Sécuripalpes , 1846, p. 219), qui en a fait connaître, pour notre pays, dixhuit espèces. Nous nommerons seulement les suivantes: S. frontalis ¥.,abietis Pk.,4-/Mnulalus l\\.,biverrucatus F., nigrinusKu^., fascialus, pygmœus Four., armatus, marginalis Rossi, etc., etc. Ce sont de très petits Insectes, très vifs, à corps hémisphérique, velu, à tête grande et transverse. On les trouve sur différentes espèces d'arbres. (C.)

SCYMNL'S. POiss. — Voy. leicue.

SCYPIl.'EA, C.B. Presl (Symb. , I, 7, t. 14). BOT. PII. — Syn. de Marila , Twartz.

*SCYriIAIVTHUS , Don (m Sweet FI.

gard., t. 238). bot. ph. — Syn. de Gratnmatocarpus, Presl.

SCYPHIA (çxu'cpo;, scyphus, coupe), polyp. — Genre d'Épongés ou Spongiaires établi par Oken pour des espèces vivantes {Spongia fistularis, Sp. aculeata, Sp. iubulosa Lin.), cylindriques, creuses, plus ou moins évasées à l'extrémité ou en forme de coupe et dont le tissu est entièrement réticulé. M. Goldfuss a rapporté à ce genre de nombreuses espèces fossiles du terrain jurassique et de la craie qu'on avait autrefois confondues sous le nom d'Alcyonites. Plusieurs de ces espèces présentent des oscules ronds ou oblongs , régulièrement disposés et qui leur donnent l'apparence d'un crible ou d'un panier à claire-voie; d'autres ont leur tissu même disposé en mailles rectangulaires avec une certaine régularité.

*SCYPHIDIA (çxu'tfo;, coupe; ISta, forme). INFUS. — Genre établi par M. Dujardin dans la famille des Vorticelliens pour de petits Infusoires fixes, sessiles, en forme de coupe fctrécie à la base et très contractiles, dont le tégument est réticulé. L'espèce type observée 6ur lies débris de plantes aquatiques conservcc'S avec de l'eau de marais , est longue de 46 millièmes de millimètre. Les Vorlicilla

T. XII

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ringeus et pyriformis de Muller , paraïssi-iil devoir être rapportées à ce genre. (Duj.)

*SCYPI1IDE. Scyphis (çxvc^oç, coupe).

ACAL. — Genre de Méduses proposé par M. Lesson pour deux espèces de sa tribu dea Marsupiales faisant partie de son groupe des Méduses non proboscidées. L'ombrelle est évasée, conique, en demi-sphère, tronquéa à ses bords qui sont lisses. Le sac stomacal est ample, simple, formé par une tunique interne. L'une de ces espèces [Se. mucilagi~ J205a) décrite d'abord comme une Méduse par Chamisso et Eysenhardt qui l'avaient trouvée dans l'océan Pacifique, a été classée par Eschschoitz dans le genre Equorée; elle est hyaline, hémisphérique, sans bras, elle présente 24 plis sous l'ombrelle vers le bord, et 24 cirrhes alternant avec ces plis et dépassant les bords de l'ombrelle.

L'autre espèce, large de 10 à H centimètres, à ombrelle presque plane avec des tentacules marginaux courts et assez épais, a été décrite par MM. Quoy et Gaimard sous le nom d'jEquorea punclata et classée par Eschschoitz dans le genre ^gina. (Duj.)

SCYPIIIPHORA (çxvyoç, coupe; cpôpoç, qui porte), bot. ph. — Genre delà famille des Rubiacées-Cofféacées , tribu des Spermacocées, établi parGaertner fils(n[,91, 1. 196). L'espèce type , ScypJiiphora hydrophilacea , est un arbrisseau qui croît dans les régions maritimes des Moluques.

.*SCYPIIIST01\IA (çxu'yo,-, coupe ; çTo'^a, bouche). POLYP., acal. — Genre proposé par M. Sars pour une forme de Polypier hydraire qui est la deuxième phase dudéveloppement de la Médusa aurita dont le même auteur avait observé aussi une troisième phase, le Strobila, avant d'avoir constaté les phénoraènessinguliersde ces transformations successives. Voy. MÉDUSE, POLYPES Ct STROBILA. (Duj.)

SCY'PHIUS (çxutpo;, coupe), aracun. — Ce genre , qui a été établi par M. Koch , appartient à l'ordre des Acarides et à la tribu des Trombidiens. Mais cet auteur, dans le Synopsis qu'i\ a publié sur les Trombidiens, range cette coupe générique dans sa famille des Cwpopides. Ce genre renferme une duazaine d'espèces, et, parmi elles, je citerai, comme le représentant, le Scyphius diversi^ color Koch {Deutschl. Arach. Crust. and Myriap., fasc. 17. pi. 22. ) (H. L.) 2»'

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*SCYPnOCRlMTES. éciiin. — Genre d'Enerinites voisin des Mélocrinites, établi par M. Zenker pour une espèce fossile du terrain de transition de Bohême. Le bassin est formé de pièces pentagoiiales avec quaire rangées de pièces costales et intercostales presque hexagonales. La tige est cylindrique, formée d'articles presque égaux. (Dcj.)

SCYPHOFILÏX, Dup.-Th. {Gen. Madaganc, n. 2 ). bot. cr. — Syn. de Davallia , Smiih.

*SCYPHOGYIVE , Brongn. (ad Duperr., t. 5i). Bor. PU. — Syn. de Omphalocaryon, Klolsrh.

*SCVPH0PH0U11S (çxv>o.:, vase; toôpo,-, qui porte), ins.— G. de l'ordre des Coléoptères létramères, de la famille des Curculioniiles gonatocères etde la division desRhynchophorides, créé par Schœnherr Gênera el spec'ws CurcuUonidum, synonymia, t. IV, p. 855; VIII, 2) et composé des trois espèces suivantes : S. inlerslUialis St. , annpunclalus Chv., el anthracinus Schr. La première se trouve à Saint-Domingue , la deuxième au Brésil, et la troisième dans le Venezuela; mais toutes les trois sont aussi propres au Mexique. (G.)

SCYPHULUS. BOT. en. — Foy. coubeille.

SCYRTES, Latreille. ins. — Voy. suites, Illiger, Erichson. (G.)

SCYTALE {cxMzdU, nom donné par Nicnndre à une espèce de Serpent), rept. — Latreille a créé sous la dénomination de Scylale un genre d'Ophidiens de la famille des vrais Serpents, tribu des Serpents venimeux de G. Cuvier , et ce groupe, adopté par la plupart des zoologistes, a reçu de Merrem le nom à'Echis, Les Scytales ont le corps robuste, allongé, cylindrique; leur queue est courte, épaisse, et également cylindrique; cette dernière et le dos présentent des écailles carénées ; le ventre est garni de plaques transversales entières; les plaques sous-caudales sont simples ; l'anus est transversal cl simple; il n'y a pas de grelots sonores à la queue; la tête grosse, obiuse, el renflée postérieurement, est couverte de petites écailles carénées, ovales, et semblables à celles du corps ; quelques piaques se font remarquer à la commissure des lèvres, vers les narines, à l'extrémité du museau, et à la région inférieure de la tête; les dents sont aiguës; la mâchoire

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supérieure porte des crochets à venin semblables à (eux des Crotales ; il n'y a pas tia fossettes derrière les narines. Les Scytales se rapprochent beaucoup des Vipères et des Crotales, dont ils ne diffèrent que parce qu'ils n'ont pas de grelots à la queue, ni do fossettes derrière les narines; d'un autre côté , les bandes sous caudales sont d'une seule pièce comme les bandes sous-abdominales, et ce caractère, qui toutefois ne se retrouve pas dans toutes les espèces, tendrait à rapprocher les Scytales des Boas. Les espèces que l'on admet actuellement dans ce genre sont :

Le ScYTALE ziG-ZAG , Scyloie binotalus Daudin; IIorrata pau Russel ; Boa horrata Shaw ; Pseudoboa carinala Schneider.

Long d'un pied et demi ; d'une couleur brun-foncé, et présentant de chaque côté du dos une ligne longitudinale en zig-zag jaunâtre bordée de noire; le milieu du dos offre une rangée longitudinale de petites taches jaunâtres également bordées de noir; le dessous du corps est d'un blanc jaunâtre, avec quelques points obscurs de chaque côté des plaques. On compte cent cinquante bandes sous le ventre, et vingt-cinq sous la queue. Ce Serpent, que Russel a fait connaître, habite la côte de Coromandel,où on le regarde comme très dangereux.

Le ScvTALE DES PïRAMiDEs, Sojlale Pyramidum Isidore Geoffroy-Saint Hilaire {Exp. d'Égypl., [)\.Ym,fi^A, Rept). De la taille de la précédente espèce; le dessus du corps est brun , avec de petites bandes irrégulières blanchâtres, habituellement au nombre de trente six à quarante ; le dessous du corps est blanc-sale, et ofl're quelques bandes sous-abdominales et sous-caudales formées de petits points noirs. Il y a ordinairement de cent soixante-dix-huit à cent quatrevingt-trois bandes abdominales, et de trentedeux à trente-huit bandes caudales. M. Isidore Geoffroy-Saint Hilaire a donné quelques détails sur ce Scytale, el nous transcrivons ici ce qu'il en dit dans le Dictionnaire classique {t. XV, 1829) : « Ce Serpent est commun aux environs des Pyramides; le peuple de cette partie de l'Egypte connaît bien le danger de sa morsure, et le redoute beaucoup. On le trouve aussi assez souvent dans les lieux bas des habitations du Caire, el on le voit quelquefois même parvenir

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lusqiie dans les étages supérieurs , et se fourrer dans les lils qu'il y rencontre. C'est le plus habituellement au sujet de cette espèce que l'on a recours aux Psylies, qui, en imitant le sifflement des Serpents, tantôt celui plus sonore du tnàle, tantôt celui plus étoulTé de la femelle , savent très bien faire sortir les Scytales des réduits obscurs oii ils se tiennent cachés. Un fait assez curieux, c'est que les Psylies, ordinairement payés en raison du nombre de Serpents, dont ils ont réussi à délivrer une maison, ont le plus souvent soin dy en introduire eux-mêmes avant de procéder à leurs recherches. »

Le ScvTALE KRAiT, Scylalo krait Daudin, Pseudoboa krait Schneider , est une troisième espèce décrite par John Williams {Recherches asiatiques), et que l'on n'admet qu'avec doute. Ce Serpent a deux pieds et demi de longueur ; sa couleur est d'un brun efl"acé sur le dos et blanchâtre en dessous; il présente deux cent huit plaques abdominales entières et quarante-six sous la queue. Ses deux crochets répandent un venin très subtil et mortel. Il se rencontre dans les Indes orientales.

Une espèce de Rouleau [Voy. ce mot) porte le nom de Scylaîe. (E. Desmarest.)

SCYTALIA, Gijerln. (I, 179, t. 42).

BOT. PH. — Syn. àe Neplielium, Linn.

SCYTALÏS , E. Mey. ( Comment, plant.

Afr. auslr. , 144 ). bot. ph. — Syn. de Vigna . Savi.

*SCYTALOPlJS,Gould. ois.— Synon. de Malacorhijnchus , Menetr., genre de la famille des Troglodytes. (Z. G.) *SCYTASTER(îx3to;, cuir; àçT/,',, étoile).

KCHiN, — Genre d'Astériiies établi par MM. MOller etTroschel pour des espèces comprises en partie dans le genre Linckia de M. Nardo et de M. Agassiz, et dans les genres Nardoa., Fromia, Melrodira et Linckia de M. Gray. Elles ont quatre à six mains, plus ordinairement cinq bras allongés dont la longueur, à partir du centre, égale trois à quatre et jusqu'à huit fois le demi-diamètre du disque, et qui sont revêtues de plaques granuleuses formant deux rangées aux bords , et entre lesquelles sont des pores tentaculaires isolés. Les tentacules du sillon ambulacraire sont sur deux rangs seulement; les pédicellaires manquent; l'anus est subcentral. L'espèce

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type (S. variolalus) est VAsterias vari»!aia de Lamarck, dont la largeur totale est de' 135 millimètres, et qui se trouve à VWs] Maurice. Les piquants du sillon ambulacraire) forment plusieurs rangées. Une deuxième espèce, A. milleporella, moitié plus petite el orangé foncé, à l'état frais, se trouve dans la mer Rouge. Elle a les bras plus aplatis et le, piquants du sillon ambulacraire forment seulement deux rangées. MM. Muiler et Tioschel rapportent encore à ce genre six ou huit autres espèces, plus ou moins distinctes, des mers intertropicales. (Duj.)

SCYTHALE. REPT. — Voy. scytai.e.

SCYTUROPS. Scythrops ( çxi;9outiJ; , triste). OIS. — Genre de l'ordre des Grimpeurs et de la famille des Cuculidées, caractérisé par un bec plus long que la tête, robuste, convexe, comprimé latéralement, entier, crochu à sa pointe, à mandibule supérieure sillonnée sur ses côtés; des narines arrondies, bordées d'une membrane, situées latéralement et à la base du bec; orbites nues; tarses glabres , annelés , courts et forts; ailes médiocres, à penne bâtarde courte; queue composée de dix rectrices.

Ce genre, fondé par Latham, a pour unique représentant le ScYinnors GuéranDj Scythrops Novœ-Hollandiœ Lath. (Vieillot, Galeriedes Oiseaux, pi. 39), dont le plumage est d'un gris cendré, varié au dos et aux ailes, de taches oblongues noires, et, en dessous, de raies transversales blanches.

Cet Oiseau, auquel les naturels de la Nouvelle-Hollande ont imposé le nom de Goe-ze-e-gaug, a l'habitude, lorsqu'il vole ou qu'il est au repos, d'étendre souvent sa queue en éventail et de faire entendre alors un cri fort, aigu, désagréable, et qui a des rapports avec celui que jette le Coq quand il aperçoit un Oiseau de proie. Il ne se montre que le malin et le soir, queiquefois par petites troupes de sept ou huit individus, le plussouvent par paires. Son apparition etses cris sont, pour les habitants de la Nouvelle- Hollande, un indice certain de vent ou d'orage. Son naturel est sauvage et son caractère méchant; aussi ne peut-on parvenir à l'élever; il refuse toute nourriture et pince rudement lorsqu'on l'approche. Ses aliment! favoris sont les graines de certains arbres que les Anglais appellent IIcd-Gnud et Peperemui. On prétend qu'il se reproduit dans

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la Nouvelle-Galles méridionale. Il arrive à Piii i Jacksott vers le mois d'octobre, et en ri'iiart en janvier. (Z. G.)

SCYTHROPUS (;xu9pu7roç, triste), ins.— nente de l'ordre des Coléoptères tétramères, fie I.i famille des Curculionides gonatocères el (ic la division des Brachydérides, créé par Sthœnherr {Dispositio methodica, p. 140.

Gênera etspecies CurcuUonidum, synonymia, t. Il, p. lo3; VI, p. 301). Ce genre n'a qu'un seul représentant, le S. muûela Hst. On le rencontre dans diverses parties de l'Kurope, principalement l'Autriche , l'Allemagne et la Russie méridionale. (C.)

SCYTODE. 6cy<odes(çxvTo;,cuir) ARACUN. ■i— C'est un g. de l'ordre des Aranéides, de la tribu des Araignées, établi par Latreilie et adopté par tous les aptérologistes. Dans ce genre remarquable, les yeux sont au nombre de six, rapprochés et disposés par paires; les deux antérieurs sur une ligne transverse, les deux latéraux de chaque côté, écarté des antérieurs, et placés sur une ligne longitudinale inclinée, de sorte, qu'en la prolongeant, elle forme un angle dont la pointe est en avant. La lèvre trianguliforme, plushautequelarge, bombée et élargie à sa base. Mâchoires étroites, allongées, très inclinées sur la lèvre, cylindroïdes, élargies ou courbées à leur base. Pattes flnes, allongées; la première et la quatrième paires presque égales et plus allongées que les autres ; la troisième la plus courte.

Les Aranéides qui représentent cette coupe générique errent lentement, tendent des fils lâches qui se croisent en tous sens et sur plusieurs plans différents.

Les espèces qui composent ce genre, sont peu nombreuses et sont propres à l'Europe, a l'Afrique et à l'Amérique. Comme représentant celte coupe générique, je citerai le ScvTODE THORAciQUE , Ssytodcs thoracica Lair., Guér. {Crust. et Ins., t. I, p. 98, pi. 8, fig.i).

Cette espèce, dont on ne connaît pas encore le mâle, se trouve à Paris et dans les environs, particulièrement dans les armoires, les bibliothèques. Elle est commune aussi dans le midi de la France, particulièrement aux environs de Marseille etde Toulon. Enfin je ferai encore observer que, pendant mon séjour en Algérie, j'ai rencontré très abondamment cette Aranéide pendant

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l'hiver et, en grande partie, au printemps, dans les environs d'Alger où elle se lient cachée sous les pierres légèrement humides. (H. L.)

♦SCYTOIV U^^roi, peau), ins.— Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, section des Sternoxes e* tribu des Élatérides, établi par Laporte {Revue enlomologique de Silberniann , t. III, p. 171) sur une espèce de la Nouvelle-Guinée la S. bicolor de l'auteur. (C.)

SCYTONEMA (çxvToç, cuir; vv^j^ct, filament). BOT. CR.— (Phycées). Genre créé par Agardh et qui a été subdivisé depuis de manièreà ce que les caractères proposés par cet auteur peuvent être considérés comme ceux d'un groupe dont le genre Scylonema serait seulement le type. Voici les caractères que M. Ktilzing établit pour ce genre, dans son Phycologia generalis : Filaments entourés d'une double gnîne ou enveloppe ferme, coriace, rameuse; rameaux formés par la sortie du filament interne et le prolongement de la gaîne ; sporanges formés par le renflement des articles. Les Scytonèmes sont des Algues, ordinairement de couleur brune, qui croissent en touffes ou plaques feutrées sur les rochers et la terre humide. Le S. myochrous Ag., qui est une des espèces les plus répandues, couvre quelquefois des espaces assez étendus sur les rochers qui avoisinent les cascades. On croirait voir alors un morceau de drap brun appliqué sur le roc humide.

La ramification de ces Algues est très remarquable. Un point de la gaîne ou enveloppe externe du filament commence par se tuméfier, puis finit par crever; par cette ouverture, le tube interne faisant hernie, ne tarde pas à sortir et à se développer, en donnant lieu à deux rameaux géminés nécessairement à leur base. On connaît environ vingt espèces de ce genre. (Bréb.)

*SCYT0IVI':MÉES. Scytonemeœ. bot. en.

— (Phycées). Groupe d'Algues filamenteuses de nature assez coriace et le plus souvent de couleur brune, qui croissent sur les rochers et la terre humide. Les genres scyionema, Ag. ; Symphyosiphon, Kg.; Sirosiplinn, Kg., et Pclalonema, Berkel. , composent ce groupe. M. Kûtzing y réunit son genre Diilosiphon, nommé antérieurement Inoconia par M'"" Libert, et qui peut être n'appar^

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tientpas aux Algues. Son ^cnveArlhiouphon, Kg., est synonyme du genre Petalonema , Berkel., remarquable par sa gaine gélatineuse, épaisse et ondulée. (Bréb.) SCYTOPTERIS, Presl. {Plerid., 200 ,

t. 8). DOT. CR. — Voy. NIPUOBOLUS.

*SCYTOTHALÏA (çx^-o;, cuir; 0«)o;, rcuille,. BOT. en.— (Phycées), Dans son travail sur les Algues continues, M. Greville a fondé ce genre {Syn. Gen. Alg., p. 34) sur le Fucus dorycarpus {V. Turn. Hist. Fuc. t. 143). Nous avons pensé que son genre Sirococcus n'en différait pas sufOsamment et, en conséquence, nous avons réuni ces deux genres sous le premier de ces noms {Voyage au Pole-Sud. Cryptogames, p. 85, t. 4), en en modiflant, comme il suit, les caractères: Fronde coriace, linéaire, plane, pour ainsi dire dépourvue de nervure, dichotome, pinnatiDde, à pinnules alternes, simples, obtuses ou une seconde fois pennées. Vésicules (Aérocystes) nulles, axillaires et sphériques. Réceptacles simples, rarement en grappe, courts, axillaires ou marginaux, ( ylindracés-loruleux ou lancéolés. Spores très grandes, accompagnées de paraphyses .'impies et moniliformes. Les deux ou trois espèces de ce genre habitent les mers australes. L'une d'elles, que nous avons fait figurer {loco cilalo) sons le nom de S. Jacquinolii, a été recueillie par l'amiral Dumont- Durville, flottant près des côtes du nouveau continent Louis-Philippe. (G. M.)

*SCVTOTHAi\II\US(çic3Toç, cuir; Say.vJç, buisson), bot. cr. — (Phycées). Dans ses Algues de la Nouvelle-Zélande, M. Hooker fils a, de concert avec M. Ilarvey, fondé ce genre qui appartient à la tribu des Chordariées. Il le définit ainsi : Fronde fruliculcuse, comprimée ou cylindrique, très rameuse, cartilagineuse et coriace, composée de filaments longitudinaux, épais, flexueux, colorés, mêlés et anastomosés dans l'axe de la filante, d'où ils gagnent successivement la périphérie en devenant horizontaux, moniliformes et dichotomes. Ces derniers, c'cstà dire les filaments rayonnants, ne sont pas libres, comme dans le Mesoglœa ou le Chordaria, mais sont adhérents et reliés par un épiderme, comme dans le Gigarlina, ce qui nous avait fait penser, après un premier examen, que ce ne pouvait ètreuneChordariée. On observe des spores (?) oblongnes, termi-

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