PROPAGATION
Les reins sont les organes sécréteurs de l'urine.
La sueur a des glandes particulières annexées à la peau, dont les canaux excréteurs contournés en spirale, les versent à la surface de cet organe à fonctions multiples.
Nous verrons beaucoup de sécrétions particulières, outre quelques sécrétions assez générales, qui ont pour instruments des organes, dont les uns font partie des téguments ou de la peau extérieure; dont les autres sont annexés à la peau intérieure, c'est-àdire au canal ou au sac alimentaire, ou bien qui sont incrustés dans leurs parois.
Les organes de sécrétions prennent généralement les matériaux de leurs produits dans le liquide nourricier.
On avait l'idée qu'ils les séparaient de ce fluide d'une manière mécanique, comme le ferait un crible ou un filtre, de là le nom de Sécrétion, du mot latin seccrnere, qui veut dire séparer, donné à la fonction des organes producteurs du lait, de la salive, de la bile, de l'urine, etc., etc.
Mais les Sécrétions ne pourraient être do simples actions mécaniques, qu'autant que l'on démontrerait, dans le fluide nourricier, le simple mélange de tous leurs produits, sans exception, quel que soit leur nombre et leur différence.
A en juger par la composition de ces produits, par leurs propriétés physiques et chimiques, et par les caractères organiques de quelques uns, ils s'écartent tellement, sous c ,? triple rapport, des caractères du liqiii <; nourricier, qui en est la source corn m m m- , qu'on ne peut s'empêcher de les regnn.'er comme le résultat d'actions et de réactions chimiques, qui ont eu lieu dans les organes sécréteurs, ou d'actions vitales encore inexpliquées.
SEC
Les produits, dont les qualités ou les propriétés sont physiques ou chimiques, jouent un rôle de la même nature dans les fonctions de l'économie animale, soit par leur présence (l'air contenu dans les vessies natatoires fermées), soit par leur expulsion (l'urine).
Nous distinguerons avec soin de cette catégorie des produits chimiques des Sécrétions, celle bien diiïérente des produits organiques. Telles sont les cellules de différentes formes qui composent l'épiderme, et l'épithéiium qui tapisse les voies alimentaires et les canaux sécréteurs ou excréteurs; tels sont encore les spermatozoïdes, et, dans quelques cas rares, les étuis compliqués qui les renferment, etquiéclatent.dansdes circonstances prévues, pour la fécondation ; tels sont les ovules que produisent et développent les ovaires; telles sont encore les membranes ou les enveloppes de toute espèce qui complètent l'œuf en l'enveloppant d'une coque admirablement appropriée à son lieu d'incubation (I).
Il y a dans une partie des produits de celte dernière catégorie, une sortede création que nous mettons bien au-dessus d'une simple action chimique, puisqu'elle suppose l'organisation produisant, mystérieusement pour nous, l'organisation.
On pourrait encore classer, dans une dernière catégorie, les sécrétions organiques ou chimiques qui servent à la grande fonction de nutrition , par laquelle les organes de toute espèce qui composent l'économie animale se développent , croissent et se solidifient.
Mais on comprendra que nous ne pouvons faire qu'indiquer ce vaste sujet d'études.
L'histoire des Sécrétions doit comprendre :
1" I.a connaissance des instruments ou (les organes de ces diverses fonctions.
2" Celle du fluide nourricier et de ses ré- Kcrvoirs en rapport avec les organes de Sé- «léiion, desquels ceux-ci reçoivent les matéri.iux (le leurs produits.
3' L'élude de ces produits eux-mêmes, d.iiis leur composition physique, chimique et organique, et dans leurs usages.
4" Enfin la discussion des causes présu-
(i) Voir au mot Ovnlogie la ici», q je j'ii dislingiiéc sous 1
emière partie de am d'Exofénie.
SEC
mées physiques, chimiques ou vitales qu influent sur la nature et la quantité des produits des Sécrétions.
Nous nous restreindrons d'abord, pour ces quatre considérations, aux animaux vertébrés , nous réservant de leur comparer ensuite dans un court appendice, si la plani qui nous est donnée pour cet article le per met, les trois autres Embranchements f'; Règne animal.